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Yisso Bationo: «Les terroristes n’hypothéqueront pas l’avenir du pays»

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«Les terroristes viennent de franchir un nouveau palier  sur l’échelle de la cruauté.  Ils s’attaquent de plus en plus aux cibles molles, vulnérables et sans défense. A  Arbinda et Toéni, ils ont ainsi froidement ôté la vie à de pauvres et innocents enfants et femmes.  Ils tentent ainsi de minimiser les pertes qu’ils enregistrent sur le plan tactique et militaire. Mais en tuant ainsi sans discernement, les terroristes se font eux-mêmes hara-kiri à peu de frais», note l’enseignant chercheur Jérémie Yisso Bationo dans son analyse de la situation sécuritaire du pays.  Pour plus de détails, lisez plutôt !

«Burkina Faso : Les terroristes n’hypothéqueront pas l’avenir du pays
Les terroristes viennent de franchir un nouveau palier  sur l’échelle de la cruauté.  Ils s’attaquent de plus en plus aux cibles molles, vulnérables et sans défense. A  Arbinda et Toéni, ils ont ainsi froidement ôté la vie à de pauvres et innocents enfants et femmes.  Ils tentent ainsi de minimiser les pertes qu’ils enregistrent sur le plan tactique et militaire. Mais en tuant ainsi sans discernement, les terroristes se font eux-mêmes hara-kiri à peu de frais.  Ils courent inexorablement à leur perte.  Ce nouveau mode opératoire se soldera par un cuisant échec.  Les FDS doivent mieux intégrer cette variable dans  leur stratégie de lutte anti-terroriste. Du côté des populations, la nécessité s’impose de mieux observer les consignes de sécurité et de renforcer la collaboration avec les FDS.
Que faut-il avoir à la place du cœur pour tuer froidement des enfants et femmes sans défense ?  Sans foi ni loi, les terroristes ne s’embarrassent pas de ce genre de questions morales. Harcelés de toutes part par les FDS, subissant des pertes de plus en plus lourdes, ils tentent  par ces attaques crapuleuses contre des cibles civiles de  démontrer que leur capacité de nuisance demeure intacte.
 Pour semer la terreur, les terroristes ont 2 possibilités : s’attaquer à une cible « dure » ou  à une cible dite « molle ». Une cible dure est constituée par tous les lieux ou personnes dont l’atteinte serait symbolique ou provoquerait un très grand nombre de victimes.
En s’attaquant à l’état-major général des armées et à l’ambassade de France le 02 mars 2018 en plein cœur de Ouagadougou, les terroristes s’en étaient pris à des cibles dures dans la mesure où ces cibles font l’objet d’une protection renforcée. Les cibles « molles » peuvent être des gares, des écoles,  des lieux de culte, des supermarchés et plus généralement tout lieu ouvert au public. Ces cibles sont dénommées ainsi, car leur niveau de protection ne peut leur permettre de résister à une attaque terroriste.
La stratégie de l’enfumage
En ne revendiquant pas systématiquement  les attaques et en s’en prenant  à la fois aux cibles dures et aux cibles molles, les terroristes déroulent toute une stratégie d’enfumage. Leur seul objectif est et restera de semer la mort et le chaos. L’attaque de Toéni en début d’année,  donne un aperçu de ce que les terroristes entendent faire en 2020 après avoir durement éprouvé les Burkinabè en 2019 avec  tant de victimes. Les acteurs du renseignement burkinabè s’accordent à reconnaître que  la figure du « loup solitaire » est  rarement de mise dans le passage à l’acte terroriste au Burkina Faso.
La plupart des attaques se font dans le cadre de réseaux organisés à plus ou moins grande échelle. Les terroristes bénéficient le plus souvent d’un appui au moins logistique. Si l’apprentissage religieux des personnes radicalisées est souvent solitaire et autodidacte dans un premier temps, la découverte des idéologies terroristes s’effectue toujours au contact de pairs. Le basculement se fait le plus souvent au contact de « personnes-clés » à l’influence forte, dont le rôle est double : outre qu’elles encouragent moralement le passage à l’acte, elles offrent également des ressources à cette fin.
Les services de renseignement indiquent dans le même sens qu’un individu sur le point de passer à l’acte est fréquemment « aiguillonné » par un mentor, une personne de son environnement qui exerce une influence sur lui et le pousse à agir. Il s’agit le plus souvent d’un individu charismatique au sein de la mouvance radicale. Il peut cependant également s’agir de membres de l’entourage proche, et en particulier de la famille élargie. Sur ce point, le nombre de fratries impliquées dans des actions ou des projets terroristes est significatif au Burkina Faso.
Tuer le mal dans l’œuf
La dimension religieuse de la radicalité terroriste la rend particulièrement difficile à combattre. Les services de sécurité ont ainsi affaire à des individus particulièrement dangereux parce que fortement idéologisés. Tandis que la radicalité de type politique vise à la réalisation d’un projet politique déterminé, et ouvre de ce fait la voie à de possibles négociations, la démarche terroriste est maximaliste. Fondée sur un discours messianique et apocalyptique, elle tend à l’avènement d’une utopie. En d’autres termes, les terroristes attendent la fin du monde, la conquête de la terre et le salut de leurs âmes.
La temporalité de leur projet dépasse d’ailleurs le cadre de la vie des protagonistes. Beaucoup d’entre eux reconnaissent en effet qu’ils n’assisteront pas à la réalisation de la cause pour laquelle ils se sont engagés. Cette dimension du terrorisme explique en partie que ses partisans soient prêts à tuer à grande échelle, parfois de manière aveugle, et jusqu’à mourir eux-mêmes au terme d’un passage à l’acte isolé.
Si les terroristes ont bien souvent des cibles de prédilection, choisies sur des bases communautaires, confessionnelles ou symboliques, tout civil, perçu comme un « mécréant », est considéré comme une cible légitime. Les attaques sont ainsi susceptibles de se produire en tout lieu du territoire national et notamment contre des lieux à forte fréquentation (centres commerciaux, transports publics, sites touristiques), des lieux de divertissement (salles de concert, restaurants, cinémas) et des bâtiments publics (services publics, édifices religieux, locaux associatifs ou politiques, écoles et universités). La menace visant les transports collectifs de personnes doit  particulièrement être considérée avec la plus grande attention.
Face à un tel scénario, le Burkina Faso doit  totalement redessiner  ses schémas organisationnels en matière de sécurité intérieure. C’est à ce niveau que les volontaires pour la défense de la patrie ont un grand rôle à jouer. Il faut accélérer le processus de leur déploiement. Le temps presse. Il faut également reconquérir les différents  territoires délaissés afin qu’ils ne continuent pas à être des sanctuaires de terroristes.
Au delà de tout, par dessus leurs ambitions politiques personnelles et égoïstes,  tous les acteurs politiques doivent accepter d’agir à l’unisson. Il ne s’agit plus de politique politicienne, mais de la sécurité de tous les Burkinabè. Chaque Burkinabè doit savoir raison garder et répondre honorablement à l’appel de la patrie!
Jérémie Yisso BATIONO
Enseignant chercheur»

Présidentielle 2020 : La campagne d’inscription sur les listes lancée à Bruxelles

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Avec son passeport ordinaire, S. E. Mme Jacqueline Marie Zaba/Nikiéma s’est faite enrôlée sur la liste électorale à Bruxelles

L’opération d’inscription sur les listes électorales et de délivrance des cartes d’électeurs aux Burkinabè de la diaspora a officiellement débuté le 04 janvier 2020. Ce lundi 06 janvier, l’ambassadeur du Burkina Faso à Bruxelles, Son Excellence Madame (S.E. Mme) Jacqueline Marie Zaba/Nikiéma était parmi les premiers à obtenir sa carte d’électrice, lançant ainsi une campagne qui s’étendra jusqu’au 26 janvier prochain dans sa juridiction.

Avec son passeport ordinaire, S. E. Mme Jacqueline Marie Zaba/Nikiéma s’est faite enrôlée sur la liste électorale à Bruxelles

La présidentielle de novembre 2020 approche à grands pas. En Belgique, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a déployé ses équipes techniques et son matériel d’enrôlement pour ratisser le maximum d’électeurs relevant de la juridiction de l’Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles.

Dans cette mission diplomatique qui couvre cinq pays (Belgique, Luxembourg, Grande-Bretagne, Irlande et Pays-Bas), la campagne de délivrance des cartes d’électeurs lancée officiellement le 4 janvier à Bruxelles a pris véritablement son envol ce lundi 06 novembre. L’ambassadeur Jacqueline Marie Zaba/Nikièma a accouru pour être parmi les premiers, à se faire délivrer sa carte de votation.

Opération en cours jusqu’au 26 janvier

Cette opération qui court jusqu’au 26 janvier prochain permettra d’enrôler et de délivrer instantanément des cartes d’électeurs biométriques à plus d’un millier de burkinabè de 18 ans révolus figurant sur la liste des personnes déjà immatriculées au service consulaire de l’ambassade.

Alors qu’une disposition tendait à dire qu’il fallait préalablement être inscrit sur la liste consulaire de l’Ambassade, le commissaire de la CENI qui conduit la mission à Bruxelles, M. Tasséré Savadogo a précisé que ceux qui ne sont pas encore inscrits sur la liste consulaire peuvent encore venir sur place pour s’inscrire sur ladite liste et se faire délivrer immédiatement leurs cartes d’électeurs par l’équipe technique et la Commission électorale indépendante d’ambassade (CEIAM), le démembrement de la CENI à Bruxelles.

Tous les moyens techniques au niveau de la CENI

La loi n’autorisant que le vote dans les consulats et ambassades du Burkina Faso, il a été arrêté que cette opération d’enrôlement et de délivrance des cartes d’électeurs se déroulera uniquement au sein de l’Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles. Objectivement, cela limite les possibilités de certaines personnes, surtout pour une juridiction aussi vaste que celle de l’ambassade du Burkina Faso à Bruxelles qui couvre des pays comme l’Irlande, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, le Royaume des Pays-Bas, le Grand-Duché du Luxembourg et le Royaume de Belgique.

« Nous avons au niveau de la CENI, techniquement tous les moyens pour nous déployer partout où il y a une concentration de Burkinabè, mais nous sommes encadrés par la loi qui ne nous autorise pas, pour l’instant, à nous déployer hors des lieux prévus pour installer les bureaux de vote, c’est-à-dire nos ambassades et nos consulats généraux», a fait observer le commissaire Savadogo.

La fierté des Burkinabè venus s’inscrire

Des Burkinabè venus s’inscrire exprimaient leur fierté et leur satisfaction de pouvoir désormais compter comme des électeurs à part entière.

Cette campagne de délivrance des cartes d’électeurs concomitante à l’enrôlement des électeurs a été engagée après l’installation des différents démembrements de la CENI dans les consulats généraux et ambassades du Burkina Faso à l’extérieur. A Bruxelles, la Commission électorale indépendante d’ambassade (CEIAM), installée, dimanche 12 novembre 2019, est à pied d’œuvre pour mener au mieux cette première tâche d’envergure avant les grandes joutes.

L’opération d’enrôlement des Burkinabè de l’extérieur a été simultanément lancée dans vingt-deux pays à travers le monde qui abritent des ambassades et/ou des consulats généraux du Burkina Faso. La liste des électeurs de la diaspora et celle actualisée des burkinabè de l’intérieur -dont l’enrôlement se déroulera du 03 février au 31 mars- permettront de constituer le fichier électoral qui servira à l’élection présidentielle prévue en novembre 2020.

Une première pour les Burkinabè de la diaspora

Cette élection sera la première à laquelle prendront part les burkinabè vivant à l’extérieur des frontières nationales. Longtemps annoncé, le vote des burkinabè de l’extérieur a été jusque-là un serpent de mer avant d’être concrétisé par le régime du président Roch Marc Christian Kaboré, qui, durant sa campagne victorieuse de 2015, en a fait un point d’honneur de son action politique.

Peuvent être inscrits sur la liste électorale et bénéficier d’une carte biométrique de votation tout burkinabè âgé de 18 ans révolus le jour du vote et disposant d’une Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ou d’un passeport ordinaire en cours de validité. Pour la diaspora, il faut, en outre être immatriculé au servie consulaire.

A Bruxelles, les burkinabè sont attendus dans la salle de réunion de l’Ambassade tous les jours jusqu’au 26 novembre, sise au 16, Place Guy d’Arezzo, 1180 à Uccle.

Romaric Ollo HIEN

Ambassade, Mission permanente du Burkina Faso à Bruxelles

Côte d’Ivoire : Le colonel Wattao a cassé son galon

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Le colonel Major Wattao s'en est allé à 53 ans

La nouvelle est tombée ce lundi matin en provenance de New York où il avait été transféré pour des soins. Il s’agit du décès du colonel Issiaka Ouattara, alias Wattao, ancien chef rebelle et commandant de zone.

Le colonel Major Wattao s’en est allé à 53 ans

Le colonel Issiaka Ouattara, alias Wattao, ancien chef rebelle et commandant de zone n’est plus. En effet, l’emblématique et populaire soldat de la rébellion ivoirienne de 2002  est décédé dimanche à New York des suites d’une maladie, selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP). Il a cassé ainsi à 53 ans son galon, pour paraphraser une expression bien connue.

Ancien chef de guerre des Forces nouvelles, un groupe de rebelles ivoiriens, M. Ouattara a été un des acteurs importants de la crise politico-militaire en Côte d’Ivoire, de 2002 à 2011, lui qui a été promu le 18 décembre dernier, colonel-major de l’armée ivoirienne.

«L’irréparable s’est produit. L’un des piliers du 19 septembre 2002 s’est effondré. Je dis bien un des piliers. Je pense à ses enfants et toute sa grande famille», lui a rendu hommage dans un tweet, un de ses compagnons de lutte dans la rébellion, Guillaume Soro, promettant d’y revenir en large.

Philippe Martin

Burkina Demain

Libye : Des militaires turcs déjà sur place

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Après l’aval de son parlement jeudi dernier, Ankara perd de temps dans la mise en œuvre de son périlleux projet de déploiement de troupes en Libye. Le président turc, himself, a confirmé ce dimanche la présence sur place en terre libyenne d’éléments de l’armée turque.

«La mission de nos soldats là-bas est la coordination (…) Nos soldats sont en train d’être déployés progressivement », a indiqué le président turc sur la chaîne CNN Turk au cours d’une interview.

Alors que les inquiétudes à propos de cette intervention turque en Libye ne cesse de se multiplier, au regard des nombreux risques.

Vendredi dernier, c’est le président de la commission de l’Union africaine qui Moussa Faki Mahamat, s’en inquiétait.

Burkina Demain

Ouaga : Un pickpocket pris la main dans la poche

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La scène surréaliste s’est déroulée, à quelques jours du 31 décembre 2019, dans une gare routière au quartier Bilbalogo, dans l’arrondissement 1 de Ouagadougou, où un voleur à la tire, un pickpocket, s’est fait prendre la main dans la poche. La suite fut compliquée pour le pickpocket, même s’il a échappé à la vindicte populaire.

Alors qu’il était en pleine opération, sa main dans la poche d’un passager, un voleur à la tire, un pickpocket a été pris en flagrant délit. Il a tenté son coup au moment de l’appel nominatif des passagers à leur départ.

Cela donnant souvent lieu à des bousculades, chacun passager ayant la tête rivé vers celui qui appelle ;  le voleur s’est glissé parmi eux et a introduit par derrière sa main dans la poche du passager situé juste devant lui. Mais, c’était sans compter avec la violence du passager et des autres.

Pris la main dans le sac, pardon, dans la poche, il a été entraîné hors de la gare sous les regards des badauds. Là il a été attaché au pied d’un arbre et appel a été fait à la police qui dépêchera des éléments qui sont venus embarquer le pickpocket.

«Tous les jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire», dit-on. Ce voleur qui a échappé à la vindicte populaire l’a appris à ses dépens.

Christian Tas

Burkina Demain

Affaire Soro : Lettre ouverte d’Adama Bayala à ADO

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Le journaliste-écrivain burkinabè, Adama Bayala invite ADO à revoir sa copie par rapport au cas Soro et de ses soutiens

Ceci est une lettre ouverte du journaliste-écrivain burkinabè, Adama Bayala, au président ivoirien Alassane Ouattara (ADO) par rapport à la situation de Guillaume Soro et de ses soutiens, en proie à une injustice. Lisez plutôt !

Le journaliste-écrivain burkinabè, Adama Bayala invite ADO à revoir sa copie par rapport au cas Soro et de ses soutiens

«Monsieur le  président,

Je ne sais pas trop comment, mais mon âme a surpris mon corps attablé, en train de vous écrire.  J’ai alors convoqué mon esprit pour réprimer  cette volonté, mais en vain,  tellement l’idée de vous parler la main  sur le cœur et le cœur sur les lèvres l’emportait sur toute autre considération.

Monsieur le président, je  voudrais vous prier de pardonner mon impertinence, mon insolence  et mon audace, eu égard au ton, au canal et à la manière.

Je le dis d’autant plus que citoyen burkinabè, vivant au Burkina Faso, vous pourriez aussi être offusqué que je me mêle des affaires ivoiro-ivoiriennes.

Si j’en suis arrivé là, c’est  principalement pour trois  raisons :

-Je me définis désormais comme un citoyen du monde ; une citoyenneté acquise de haute lutte, au prix de mes capacités intellectuelles et de mon aptitude à m’inviter dans n’importe quel salon du monde, avec mes  œuvres littéraires.

-Je suis un panafricaniste jusqu’au bout des ongles qui, soixante ans après les indépendances, ne croit plus en l’avenir des micro-Etats qui n’ont de cesse d’exposer leurs tares.  Je crois en une Afrique unie et solidaire. Je dois dire que je suis né à Divo, dans le Sud-Ouest de votre pays que j’ai dû quitter seulement pour la première fois de ma vie après mon admission au baccalauréat. Il me plait d’ailleurs de noter que mes parents y vivent encore. Tout ce qui arrive à ce pays en bien ou en mal me concerne.

-J’ai des amis et frères qui croupissent, je mesure les mots, injustement, dans les cachots du désespoir. Le plus célèbre d’entre eux est l’honorable Mamadou Kanigui SORO,  garçon courage, homme de foi et de conviction qui a inspiré et guidé mes pas  dans le grand mouvement syndical que fut  la FECSI à Divo, à travers ses conseils et ses orientations. Je me rappelle encore cette  nuit d’avril 1999 où il m’avait invité dans sa chambre à  l’université de Cocody   pour un entretien qui avait duré jusqu’au cœur de la nuit, alors que j’étais là dans le cadre d’une convention syndicale.

 

Monsieur le président,

J’avoue et je le concède, peut-être naïvement, j’attendais beaucoup  de votre adresse à la Nation, en date du 31 décembre dernier. Je croyais que vous jouerez la carte de l’apaisement, en célébrant le pardon et l’amour. Ce d’autant plus qu’à  la veille,  à l’occasion de la célébration par anticipation de la Saint Sylvestre,   vous aviez entendu    l’archevêque métropolitain d’Abidjan, Jean-Pierre  Kutwa,   dans son homélie vous conjurer, au nom de Dieu, à élargir les récents prisonniers politiques.

Je croyais, monsieur le président, que vous saisirez la balle au bond, en retoquant votre discours. Que nenni ! Que nous aviez-vous servi ?  Vingt-cinq minutes durant, vous vous êtes attelé à faire un discours bilan des grandes réalisations. Vous aviez botté  en touche, en accordant que seulement quatre minutes aux récents rebondissements politiques, marqués par le retour manqué de Guillaume Kigbafori SORO, l’émission d’un mandat d’arrêt international contre lui et l’arrestation de ses compagnons de lutte.

Pendant ce temps, j’ai pu noter que vous preniez plaisir à citer nommément votre dauphin putatif, Amadou Gon Coulibaly, comme pour le mettre sur orbite. La fin des haricots, vous ignorez avec faconde le nom de SORO et KONAN  BEDIE, qui pourtant vous ont servi encore que Gon COULIBALY  d’ascenseurs vivant et vibrant pour accéder au pouvoir.

Monsieur le  président,

Vous n’êtes pas juste.

Je peux comprendre que vous aimez certains de vos enfants   que d’autres. De là à accuser ces   derniers de tous les noms d’oiseaux, en les vouant aux gémonies. Je tombe des nues.

J’aurai voulu dire  que  tout le monde pouvait le faire, sauf vous. Si vous saviez combien nous tous vous estimions !  Si vous saviez combien nous, étrangers, avions souffert à cause de vous en Côte d’Ivoire ! Si vous saviez  combien nous rêvions de vous voir gravir les plus hautes marches de la magistrature suprême, avec l’espoir que  notre misère prendrait fin ! Et avec nous, ceux qui vous ont côtoyé de près et de loin.

Je ne parlerai pas des sacrifices consentis pour vous par Guillaume SORO. C’est de notoriété publique. Mais n’oubliez surtout pas qu’en 2004 qu’une certaine  soldatesque  a voulu récupérer la rébellion pour son propre compte, il a fallu lui, Soro, pour se dresser, en votre nom, avec le viatique de ses lieutenants, contre l’imposture. Vous connaissez la suite, une saignée de   sang de Korhogo à Bouakké.

N’oubliez pas que le Président Laurent Gbagbo avait été aux petits soins de Guillaume Kigbafori SORO. Il lui donnait tout,  argent et   pouvoir, afin de le corrompre et l’ankyloser à jamais.  La preuve, vous l’accusez aujourd’hui de détournement et de blanchiment de fonds dont vous-même   auriez été bénéficiaire, à en croire ses conseils, en   2008. Si ça se trouve, croyez-vous que Laurent Gbagbo ne serait pas au fait. Il misait   tout pour se payer  la tête de Guillaume SORO. Malgré tout, il était resté inflexible et droit dans ses bottes.

Je n’oublie pas que Soro et sa bande sont allés jusqu’à renier une partie de leur humanité, notamment leur conviction idéologico-politique. Hommes de Gauche, ils ont combattu ceux des leurs, invertébrés fossoyeurs de la démocratie, au service des thèses ivoiritaires, en basculant dans les eaux fangeuses de l’idéologie libérale que vous incarnez en Eburnie.

Monsieur le président,

Vous n’êtes pas juste,

Je peux vous assurer que SORO est fidèle et franc. Avec lui, tous ceux qui ont fait le pari de le suivre. J’ai envie de dire qu’ils n’ont pas eu tort, car eux aussi sont justes et vertueux. Ils ont tellement sacrifié pour vous, leurs  rêves de gosse et leurs ambitions.

Je connais un qui serait devenu à l’heure où je vous parle professeur d’Université si son penchant irrépressible pour la justice  n’avait pas pris le dessus, dans le contexte  burlesque de l’insémination et la promotion de l’ivoirité.  Je me rappelle, comme si c’était hier ; en classe de seconde A, le professeur de Français lui avait flanqué à la suite la note de  7,  lui reprochant de reprendre les corrections des devoirs, en se fondant sur les annales. Avec l’encouragement de ses camarades de classe, il s’était expliqué avec ledit professeur. A compter de ces instants, il  avait empilé des notes supérieurs à 15 en Français, jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il excelle dans tout ce qu’il fait. J’en veux pour preuve que c’est lui qui pilote le plus grand et le plus structuré des partis politiques proches de Guillaume SORO.             Lui, c’est Mamadou Kanigui SORO.

Monsieur le  président,

vous n’êtes pas juste, car je n’arrive pas à comprendre le musèlement de ces pauvres qui vous ont pourtant tout donné. Je n’arrive pas à comprendre votre préférence  pour ceux qui, mus par des intérêts égoïstes, fricotaient avec l’ancien régime. Il est de notoriété publique que nombre d’entre eux ont empoché des sommes mirifiques, en contractant des marchés sulfureux.  Affaire Probo koala.

Je peux vous dire que vos enfants souffrent en ce moment, pas seulement pour les nuits de peine endurées, mais aussi et surtout parce que c’est leur papa qui leur en inflige. Je suis déboussolé. Je ne pense pas qu’il en soit autrement pour l’ancien président du Faso, un de vos grands visiteurs du soir, qui ne vous comprend  visiblement plus. Derrière lui, de nombreux chefs d’Etat en exercice. Ils ont d’ailleurs appelé SORO pour s’enquérir de son état d’esprit.

Je puis vous dire que la mauvaise passe que traversent vos enfants  est une offense  à notre Dieu qui est l’émanation de la justice. « Celui qui sème l’iniquité moissonne l’iniquité, et la verge de sa fureur disparait », nous apprend-on dans Proverbe 22 : 8   Votre fils Soro le sait si bien ; vous vous souviendrez que dans sa première réaction, il a invoqué Dieu.

Monsieur le  président,

Prenez garde et évertuez-vous en permanence à cultiver la justice, le pardon et la tolérance.  Je crains fort que vous vouliez porter le combat de trop. Vous risquez de le perdre et vous le perdrez si vous vous braquez. Ceux qui disent que  Soro peut rentrer à Abidjan  s’il ne se reproche rien ont tort et vous le savez très bien. Si non, que reproche-t-on à Kanigui Soro et autres ?

Pour mémoire, je voudrais vous rappeler quelques faits historiques. Au moyen-âge, vers 1200, Soumangourou Kanté a rassemblé tous les chefs du mandé  pour combattre   les royaumes esclavagistes. De victoire en victoire, il s’est retrouvé à la tête d’une fédération d’Etat sur laquelle il imprima un pouvoir dictatorial et autocratique.

Je ne dis pas que vous  avez un parcours similaire. Ce que je sais,  vous avez remporté d’importantes victoires, celles contre l’exclusion, les présidentielles de 2010 et de 2015, la lutte contre la pauvreté etc. Pas parce que vous êtes  le plus fort,  mais parce que vous étiez du côté de la vérité.   Je sais    aussi que Soumangourou Kanté a livré une bataille de trop, celle de Kirina, en 1235, contre Soundjata Keita.

Au soir de l’époque moderne, le fondateur de l’empire  toucouleur, le vieux El Hadj Oumar Tall a trouvé la mort dans des circonstances troubles, en 1865, alors qu’il voulait infliger une correction à ses coreligionnaires peulhs du Macina pour ne lui avoir pas prêté mains fortes alors qu’il était en prise avec l’armée coloniale française.

Plus récemment, le président Compaoré, alors qu’il s’offrait à lui une retraite dorée, s’était autorisé un nième combat de trop. La suite, vous la connaissez mieux que nous.

 

Je voudrais donc vous rappeler que  avez bien de choses en commun avec ses anciens dirigeants ouest-africains. Je pense à l’âge ; ils étaient âgés et vous aussi. Je pense aussi  à la durée au pouvoir ;   votre ombre plane sur le palais présidentiel depuis 1990, date de votre nomination à la primature.

Monsieur le président,

L’histoire ne ment pas. Elle   nous renseigne autant qu’elle nous enseigne et nous apprend à éviter les erreurs du passé. Gardez-vous des laudateurs zélés qui vivent du clairon de la discorde et de la zizanie.

Gardez   permanemment à l’esprit  qu’une grande formation politique comme le RHDP, c’est   une multiplicité de tendances.  Chez nous, on l’a vécu avec le CDP, incarné, entre autres, par  les tendances de Roch Kaboré, Simon Compaoré, Salif Diallo et François Compaoré. C’est ce qui a assuré la longévité de ce parti au pouvoir.

Vous auriez gagné à accepter que la tendance de Guillaume Soro cohabite au sein du RHDP avec   celles de Gon Coulibaly, Kobenan Kouassi Adjounani, Albert Mabri Toikeusse, Hamed Bakayoko,   Amadou Soumahoro, Daniel Kablan Duncun et autres. Vous n’auriez pas du assister, sans broncher, à épuration  des proches de Guillaume Soro  de la liste des candidats aux récentes élections législatives, à la tête des   institutions et autres  entreprises d’Etat.

A la suite de monseigneur Kutwa, je voudrais vous conjurer  de ramer dans la  volonté de notre père céleste. Votre héritage en dépend. Voyez-vous, Félix Houphouët Boigny a dirigé ce pays, permettez-moi de dire,  plus de 35 ans. Il n’a pas su préparer son héritage qui a fait long feu, moins de trois ans avec Aimé Henri Konan Bédié. Que pensez-vous qu’il adviendra du votre ?

 

A présent, je voudrais, vous inviter à décrocher votre téléphone pour appeler votre fils, Soro, pour ensemble jouer des notes de  rémission, d’amour, de réconciliation et d’harmonie.

Vous gagneriez à tout faire pour  évacuer au plus vite ces malentendus qui, au fur et à mesure qu’ils continuent d’être exposés, continuent de desservir votre cause.

Avant tout, libérerez-vous, j’ai envie de dire de l’emprise de quelques-uns de vos  proches et surtout libérez ceux  qu’il convient d’appeler les derniers prisonniers politiques de votre  fin de règne.

 

Pour finir, je voudrais vous inviter à méditer cette parole qui nous vient des Saintes écritures : «  Ne dépouille pas le pauvre, parce qu’il est pauvre et  n’opprime pas le malheureux à ta porte ; car l’Eternel défendra leur cause, et il ôtera la vie à ceux qui les auront dépouillés », Proverbe 22 : 22 & 23.

 

Adama BAYALA

Journaliste –écrivain»

ARSE : Mariam Nikièma au rapport à la Primature

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Le Premier ministre Christophe Dabiré (à droite) recevant le rapport d'activités 2018 de l'ARSE des mains de la présidente Mariam Gui Nikièma

Mariam Nikièma, présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), a remis ce 31 décembre 2019 au Premier ministre Christophe Dabiré, le rapport d’activités 2018 de son institution.

Le Premier ministre Christophe Dabiré (à droite) recevant le rapport d’activités 2018 de l’ARSE des mains de la présidente Mariam Gui Nikièma

La présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), Mariam Gui Nikièma et ses collaborateurs ont été reçus en audience par le Premier ministre Christophe  Dabiré. Au menu de cette audience, la remise officielle du rapport d’activités 2018 de l’ARSE.

A sa sortie d’audience, la présidente Nikièma, s’est prêté aux questions des journalistes. Les échanges avec le Premier ministre ont porté sur l’état du secteur de l’électricité et l’évolution du secteur, a-t-elle indiqué. Ainsi, en 2018,  le pourcentage au niveau des activités de production et de vente d’électricité se situe à 8%. L’autre point abordé lors de l’entretien, a concerné sur les activités de transport et de distribution de l’électricité.

Environ 48 000 abonnés raccordés en 2018

La présidente de l’ARSE et ses collaborateurs pendant l’audience à la Primature

Au niveau de la production, elle a fait savoir qu’en 2018 il n’y a pas eu de construction de centrales de production d’électricité solaire ou thermique. Par contre, au niveau du transport, il y a eu la naissance de la ligne d’électricité reliant Bolgatenga à Ouagadougou.

Par ailleurs, dit-elle, du côté de la distribution, les activités sont faibles parce qu’il avait été prévu un raccordement de plusieurs abonnés, mais la SONABEL et les coopératives d’électricité ont pu raccorder environ 48 000 abonnés.

D’énormes problèmes en milieu rural

«Nous avons abordé aussi le règlement des litiges. Et en zone rurale, il y a d’énormes problèmes », a également  laissé entendre la présidente de l’autorité de régulation du secteur de l’énergie. En effet, les coopératives d’électricité en milieu rural n’arrivent pas à satisfaire la demande des abonnés, a-t-elle expliqué, ajoutant que c’est ce qui crée parfois les mésententes entre eux.

A analyser les propos de Mariam Nikièma, les activités de l’année 2018 étaient peu satisfaisantes tant du côté production que du transport et de la distribution de l’électricité.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Vœux de nouvel an 2020  du Président de l’Assemblée nationale

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Le président de l'Assemblée nationale, Bala Alassane Sakandé

«Les vœux que l’on souhaite les uns aux autres en chaque début d’année, quand ils ne sont pas impersonnels, portent toujours les marques de nos grandes douleurs. 2019 a été, pour la nation toute entière, une année très éprouvante car nombre de nos compatriotes, civils comme militaires, ont encore perdu la vie du fait des groupes armés terroristes.

Le président de l’Assemblée nationale, Bala Alassane Sakandé

2019 a vu nombre de nos compatriotes abandonner leurs villages, leurs champs, leurs bétails et leurs commerces, pour se réfugier dans d’autres contrées, pour les mêmes raisons. Je renouvelle aux familles éplorées ou affectées toute ma compassion et ma solidarité.

Mais, comme je l’ai dit lors de la cérémonie de clôture de la deuxième session ordinaire de 2019 de l’Assemblée nationale, nous devons savoir que ce sont les années de grandes douleurs qui nous rendent plus méritants quand les années de bonheur arrivent. Puissent les épreuves que nous avons traversées, dans la douleur mais dans la dignité, renforcer notre foi commune en notre victoire définitive sur le terrorisme.

Pour cela, nous devons nous montrer à la hauteur de nos espérances en transcendant nos différences de toutes natures afin de réaliser la nécessaire union sacrée autour de nos Forces de défense et de sécurité et leur témoigner tout notre soutien, toute notre reconnaissance et tout notre respect. Grâce à notre détermination, Dieu et les mânes de nos ancêtres le voulant, 2020 inaugurera une nouvelle ère de sécurité, de prospérité et de cohésion sociale.

Bonne et heureuse année 2020 à toutes et à tous!

Dieu bénisse le Burkina Faso!»

2020 : Les vœux du PM  Christophe Dabiré

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Le Premier ministre Christophe Dabiré

Ceci est le message du Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré à l’occasion du nouvel an 2020.

Le Premier ministre Christophe Dabiré

«Après une année 2019 difficile, marquée notamment par des attaques terroristes qui ont fait malheureusement de nombreuses victimes, 2020 s’annonce avec beaucoup d’espoir. L’espoir d’engranger plus de victoires dans la lutte contre le terrorisme et de poursuivre l’œuvre de construction nationale avec plus de sérénité.

A l’orée de la nouvelle année, mes pensées sont tournées vers nos forces de défense et de sécurité, engagées en ce moment sur le théâtre des opérations de la lutte contre le terrorisme. Je pense également aux parents des victimes, aux blessés et à toutes ces personnes déplacées ou durement éprouvées en 2019.

Pour 2020, je souhaite à tous les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur, ainsi qu’aux amis de notre pays, mes vœux de paix, de sécurité, de santé, de prospérité.

Bonne et heureuse année 2020»

Houndé : Les vœux du député maire à la population

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Le député-maire de Houndé, Dissan Boureima Gnoumou

Ceci est un message du député-maire de Houndé,  Dissan Boureima Gnoumou, à la populations de sa commune à l’occasion du nouvel an.

Le député-maire de Houndé, Dissan Boureima Gnoumou

«Chère population de la commune de Houndé,

Chers collègues conseillers,

Chers collaborateurs de l’administration municipale,

Au seuil de la nouvelle année 2020 je vous présente mes vœux de santé, de prospérité et de bonheur.

Vous avez été nombreux à vous tenir à nos côtés durant l’année écoulée, je voudrais vous témoigner ma profonde reconnaissance et remerciement.

Une fois de plus, je vous formule mes vœux de santé, de longévité, de paix, de pardon, de tolérance et de sécurité dans notre chère patrie, le Burkina Faso.

Bonne et heureuse année 2020 !

Dissan Boureima Gnoumou

Député maire de la commune de Houndé»