Côte d’Ivoire : Le colonel Wattao a cassé son galon
La nouvelle est tombée ce lundi matin en provenance de New York où il avait été transféré pour des soins. Il s’agit du décès du colonel Issiaka Ouattara, alias Wattao, ancien chef rebelle et commandant de zone.

Le colonel Issiaka Ouattara, alias Wattao, ancien chef rebelle et commandant de zone n’est plus. En effet, l’emblématique et populaire soldat de la rébellion ivoirienne de 2002 est décédé dimanche à New York des suites d’une maladie, selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP). Il a cassé ainsi à 53 ans son galon, pour paraphraser une expression bien connue.
Ancien chef de guerre des Forces nouvelles, un groupe de rebelles ivoiriens, M. Ouattara a été un des acteurs importants de la crise politico-militaire en Côte d’Ivoire, de 2002 à 2011, lui qui a été promu le 18 décembre dernier, colonel-major de l’armée ivoirienne.
«L’irréparable s’est produit. L’un des piliers du 19 septembre 2002 s’est effondré. Je dis bien un des piliers. Je pense à ses enfants et toute sa grande famille», lui a rendu hommage dans un tweet, un de ses compagnons de lutte dans la rébellion, Guillaume Soro, promettant d’y revenir en large.
Philippe Martin
Burkina Demain
Libye : Des militaires turcs déjà sur place
Après l’aval de son parlement jeudi dernier, Ankara perd de temps dans la mise en œuvre de son périlleux projet de déploiement de troupes en Libye. Le président turc, himself, a confirmé ce dimanche la présence sur place en terre libyenne d’éléments de l’armée turque.
«La mission de nos soldats là-bas est la coordination (…) Nos soldats sont en train d’être déployés progressivement », a indiqué le président turc sur la chaîne CNN Turk au cours d’une interview.
Alors que les inquiétudes à propos de cette intervention turque en Libye ne cesse de se multiplier, au regard des nombreux risques.
Vendredi dernier, c’est le président de la commission de l’Union africaine qui Moussa Faki Mahamat, s’en inquiétait.
Burkina Demain
Ouaga : Un pickpocket pris la main dans la poche
La scène surréaliste s’est déroulée, à quelques jours du 31 décembre 2019, dans une gare routière au quartier Bilbalogo, dans l’arrondissement 1 de Ouagadougou, où un voleur à la tire, un pickpocket, s’est fait prendre la main dans la poche. La suite fut compliquée pour le pickpocket, même s’il a échappé à la vindicte populaire.
Alors qu’il était en pleine opération, sa main dans la poche d’un passager, un voleur à la tire, un pickpocket a été pris en flagrant délit. Il a tenté son coup au moment de l’appel nominatif des passagers à leur départ.
Cela donnant souvent lieu à des bousculades, chacun passager ayant la tête rivé vers celui qui appelle ; le voleur s’est glissé parmi eux et a introduit par derrière sa main dans la poche du passager situé juste devant lui. Mais, c’était sans compter avec la violence du passager et des autres.
Pris la main dans le sac, pardon, dans la poche, il a été entraîné hors de la gare sous les regards des badauds. Là il a été attaché au pied d’un arbre et appel a été fait à la police qui dépêchera des éléments qui sont venus embarquer le pickpocket.
«Tous les jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire», dit-on. Ce voleur qui a échappé à la vindicte populaire l’a appris à ses dépens.
Christian Tas
Burkina Demain
Affaire Soro : Lettre ouverte d’Adama Bayala à ADO

Ceci est une lettre ouverte du journaliste-écrivain burkinabè, Adama Bayala, au président ivoirien Alassane Ouattara (ADO) par rapport à la situation de Guillaume Soro et de ses soutiens, en proie à une injustice. Lisez plutôt !

«Monsieur le président,
Je ne sais pas trop comment, mais mon âme a surpris mon corps attablé, en train de vous écrire. J’ai alors convoqué mon esprit pour réprimer cette volonté, mais en vain, tellement l’idée de vous parler la main sur le cœur et le cœur sur les lèvres l’emportait sur toute autre considération.
Monsieur le président, je voudrais vous prier de pardonner mon impertinence, mon insolence et mon audace, eu égard au ton, au canal et à la manière.
Je le dis d’autant plus que citoyen burkinabè, vivant au Burkina Faso, vous pourriez aussi être offusqué que je me mêle des affaires ivoiro-ivoiriennes.
Si j’en suis arrivé là, c’est principalement pour trois raisons :
-Je me définis désormais comme un citoyen du monde ; une citoyenneté acquise de haute lutte, au prix de mes capacités intellectuelles et de mon aptitude à m’inviter dans n’importe quel salon du monde, avec mes œuvres littéraires.
-Je suis un panafricaniste jusqu’au bout des ongles qui, soixante ans après les indépendances, ne croit plus en l’avenir des micro-Etats qui n’ont de cesse d’exposer leurs tares. Je crois en une Afrique unie et solidaire. Je dois dire que je suis né à Divo, dans le Sud-Ouest de votre pays que j’ai dû quitter seulement pour la première fois de ma vie après mon admission au baccalauréat. Il me plait d’ailleurs de noter que mes parents y vivent encore. Tout ce qui arrive à ce pays en bien ou en mal me concerne.
-J’ai des amis et frères qui croupissent, je mesure les mots, injustement, dans les cachots du désespoir. Le plus célèbre d’entre eux est l’honorable Mamadou Kanigui SORO, garçon courage, homme de foi et de conviction qui a inspiré et guidé mes pas dans le grand mouvement syndical que fut la FECSI à Divo, à travers ses conseils et ses orientations. Je me rappelle encore cette nuit d’avril 1999 où il m’avait invité dans sa chambre à l’université de Cocody pour un entretien qui avait duré jusqu’au cœur de la nuit, alors que j’étais là dans le cadre d’une convention syndicale.
Monsieur le président,
J’avoue et je le concède, peut-être naïvement, j’attendais beaucoup de votre adresse à la Nation, en date du 31 décembre dernier. Je croyais que vous jouerez la carte de l’apaisement, en célébrant le pardon et l’amour. Ce d’autant plus qu’à la veille, à l’occasion de la célébration par anticipation de la Saint Sylvestre, vous aviez entendu l’archevêque métropolitain d’Abidjan, Jean-Pierre Kutwa, dans son homélie vous conjurer, au nom de Dieu, à élargir les récents prisonniers politiques.
Je croyais, monsieur le président, que vous saisirez la balle au bond, en retoquant votre discours. Que nenni ! Que nous aviez-vous servi ? Vingt-cinq minutes durant, vous vous êtes attelé à faire un discours bilan des grandes réalisations. Vous aviez botté en touche, en accordant que seulement quatre minutes aux récents rebondissements politiques, marqués par le retour manqué de Guillaume Kigbafori SORO, l’émission d’un mandat d’arrêt international contre lui et l’arrestation de ses compagnons de lutte.
Pendant ce temps, j’ai pu noter que vous preniez plaisir à citer nommément votre dauphin putatif, Amadou Gon Coulibaly, comme pour le mettre sur orbite. La fin des haricots, vous ignorez avec faconde le nom de SORO et KONAN BEDIE, qui pourtant vous ont servi encore que Gon COULIBALY d’ascenseurs vivant et vibrant pour accéder au pouvoir.
Monsieur le président,
Vous n’êtes pas juste.
Je peux comprendre que vous aimez certains de vos enfants que d’autres. De là à accuser ces derniers de tous les noms d’oiseaux, en les vouant aux gémonies. Je tombe des nues.
J’aurai voulu dire que tout le monde pouvait le faire, sauf vous. Si vous saviez combien nous tous vous estimions ! Si vous saviez combien nous, étrangers, avions souffert à cause de vous en Côte d’Ivoire ! Si vous saviez combien nous rêvions de vous voir gravir les plus hautes marches de la magistrature suprême, avec l’espoir que notre misère prendrait fin ! Et avec nous, ceux qui vous ont côtoyé de près et de loin.
Je ne parlerai pas des sacrifices consentis pour vous par Guillaume SORO. C’est de notoriété publique. Mais n’oubliez surtout pas qu’en 2004 qu’une certaine soldatesque a voulu récupérer la rébellion pour son propre compte, il a fallu lui, Soro, pour se dresser, en votre nom, avec le viatique de ses lieutenants, contre l’imposture. Vous connaissez la suite, une saignée de sang de Korhogo à Bouakké.
N’oubliez pas que le Président Laurent Gbagbo avait été aux petits soins de Guillaume Kigbafori SORO. Il lui donnait tout, argent et pouvoir, afin de le corrompre et l’ankyloser à jamais. La preuve, vous l’accusez aujourd’hui de détournement et de blanchiment de fonds dont vous-même auriez été bénéficiaire, à en croire ses conseils, en 2008. Si ça se trouve, croyez-vous que Laurent Gbagbo ne serait pas au fait. Il misait tout pour se payer la tête de Guillaume SORO. Malgré tout, il était resté inflexible et droit dans ses bottes.
Je n’oublie pas que Soro et sa bande sont allés jusqu’à renier une partie de leur humanité, notamment leur conviction idéologico-politique. Hommes de Gauche, ils ont combattu ceux des leurs, invertébrés fossoyeurs de la démocratie, au service des thèses ivoiritaires, en basculant dans les eaux fangeuses de l’idéologie libérale que vous incarnez en Eburnie.
Monsieur le président,
Vous n’êtes pas juste,
Je peux vous assurer que SORO est fidèle et franc. Avec lui, tous ceux qui ont fait le pari de le suivre. J’ai envie de dire qu’ils n’ont pas eu tort, car eux aussi sont justes et vertueux. Ils ont tellement sacrifié pour vous, leurs rêves de gosse et leurs ambitions.
Je connais un qui serait devenu à l’heure où je vous parle professeur d’Université si son penchant irrépressible pour la justice n’avait pas pris le dessus, dans le contexte burlesque de l’insémination et la promotion de l’ivoirité. Je me rappelle, comme si c’était hier ; en classe de seconde A, le professeur de Français lui avait flanqué à la suite la note de 7, lui reprochant de reprendre les corrections des devoirs, en se fondant sur les annales. Avec l’encouragement de ses camarades de classe, il s’était expliqué avec ledit professeur. A compter de ces instants, il avait empilé des notes supérieurs à 15 en Français, jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il excelle dans tout ce qu’il fait. J’en veux pour preuve que c’est lui qui pilote le plus grand et le plus structuré des partis politiques proches de Guillaume SORO. Lui, c’est Mamadou Kanigui SORO.
Monsieur le président,
vous n’êtes pas juste, car je n’arrive pas à comprendre le musèlement de ces pauvres qui vous ont pourtant tout donné. Je n’arrive pas à comprendre votre préférence pour ceux qui, mus par des intérêts égoïstes, fricotaient avec l’ancien régime. Il est de notoriété publique que nombre d’entre eux ont empoché des sommes mirifiques, en contractant des marchés sulfureux. Affaire Probo koala.
Je peux vous dire que vos enfants souffrent en ce moment, pas seulement pour les nuits de peine endurées, mais aussi et surtout parce que c’est leur papa qui leur en inflige. Je suis déboussolé. Je ne pense pas qu’il en soit autrement pour l’ancien président du Faso, un de vos grands visiteurs du soir, qui ne vous comprend visiblement plus. Derrière lui, de nombreux chefs d’Etat en exercice. Ils ont d’ailleurs appelé SORO pour s’enquérir de son état d’esprit.
Je puis vous dire que la mauvaise passe que traversent vos enfants est une offense à notre Dieu qui est l’émanation de la justice. « Celui qui sème l’iniquité moissonne l’iniquité, et la verge de sa fureur disparait », nous apprend-on dans Proverbe 22 : 8 Votre fils Soro le sait si bien ; vous vous souviendrez que dans sa première réaction, il a invoqué Dieu.
Monsieur le président,
Prenez garde et évertuez-vous en permanence à cultiver la justice, le pardon et la tolérance. Je crains fort que vous vouliez porter le combat de trop. Vous risquez de le perdre et vous le perdrez si vous vous braquez. Ceux qui disent que Soro peut rentrer à Abidjan s’il ne se reproche rien ont tort et vous le savez très bien. Si non, que reproche-t-on à Kanigui Soro et autres ?
Pour mémoire, je voudrais vous rappeler quelques faits historiques. Au moyen-âge, vers 1200, Soumangourou Kanté a rassemblé tous les chefs du mandé pour combattre les royaumes esclavagistes. De victoire en victoire, il s’est retrouvé à la tête d’une fédération d’Etat sur laquelle il imprima un pouvoir dictatorial et autocratique.
Je ne dis pas que vous avez un parcours similaire. Ce que je sais, vous avez remporté d’importantes victoires, celles contre l’exclusion, les présidentielles de 2010 et de 2015, la lutte contre la pauvreté etc. Pas parce que vous êtes le plus fort, mais parce que vous étiez du côté de la vérité. Je sais aussi que Soumangourou Kanté a livré une bataille de trop, celle de Kirina, en 1235, contre Soundjata Keita.
Au soir de l’époque moderne, le fondateur de l’empire toucouleur, le vieux El Hadj Oumar Tall a trouvé la mort dans des circonstances troubles, en 1865, alors qu’il voulait infliger une correction à ses coreligionnaires peulhs du Macina pour ne lui avoir pas prêté mains fortes alors qu’il était en prise avec l’armée coloniale française.
Plus récemment, le président Compaoré, alors qu’il s’offrait à lui une retraite dorée, s’était autorisé un nième combat de trop. La suite, vous la connaissez mieux que nous.
Je voudrais donc vous rappeler que avez bien de choses en commun avec ses anciens dirigeants ouest-africains. Je pense à l’âge ; ils étaient âgés et vous aussi. Je pense aussi à la durée au pouvoir ; votre ombre plane sur le palais présidentiel depuis 1990, date de votre nomination à la primature.
Monsieur le président,
L’histoire ne ment pas. Elle nous renseigne autant qu’elle nous enseigne et nous apprend à éviter les erreurs du passé. Gardez-vous des laudateurs zélés qui vivent du clairon de la discorde et de la zizanie.
Gardez permanemment à l’esprit qu’une grande formation politique comme le RHDP, c’est une multiplicité de tendances. Chez nous, on l’a vécu avec le CDP, incarné, entre autres, par les tendances de Roch Kaboré, Simon Compaoré, Salif Diallo et François Compaoré. C’est ce qui a assuré la longévité de ce parti au pouvoir.
Vous auriez gagné à accepter que la tendance de Guillaume Soro cohabite au sein du RHDP avec celles de Gon Coulibaly, Kobenan Kouassi Adjounani, Albert Mabri Toikeusse, Hamed Bakayoko, Amadou Soumahoro, Daniel Kablan Duncun et autres. Vous n’auriez pas du assister, sans broncher, à épuration des proches de Guillaume Soro de la liste des candidats aux récentes élections législatives, à la tête des institutions et autres entreprises d’Etat.
A la suite de monseigneur Kutwa, je voudrais vous conjurer de ramer dans la volonté de notre père céleste. Votre héritage en dépend. Voyez-vous, Félix Houphouët Boigny a dirigé ce pays, permettez-moi de dire, plus de 35 ans. Il n’a pas su préparer son héritage qui a fait long feu, moins de trois ans avec Aimé Henri Konan Bédié. Que pensez-vous qu’il adviendra du votre ?
A présent, je voudrais, vous inviter à décrocher votre téléphone pour appeler votre fils, Soro, pour ensemble jouer des notes de rémission, d’amour, de réconciliation et d’harmonie.
Vous gagneriez à tout faire pour évacuer au plus vite ces malentendus qui, au fur et à mesure qu’ils continuent d’être exposés, continuent de desservir votre cause.
Avant tout, libérerez-vous, j’ai envie de dire de l’emprise de quelques-uns de vos proches et surtout libérez ceux qu’il convient d’appeler les derniers prisonniers politiques de votre fin de règne.
Pour finir, je voudrais vous inviter à méditer cette parole qui nous vient des Saintes écritures : « Ne dépouille pas le pauvre, parce qu’il est pauvre et n’opprime pas le malheureux à ta porte ; car l’Eternel défendra leur cause, et il ôtera la vie à ceux qui les auront dépouillés », Proverbe 22 : 22 & 23.
Adama BAYALA
Journaliste –écrivain»
ARSE : Mariam Nikièma au rapport à la Primature

Mariam Nikièma, présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), a remis ce 31 décembre 2019 au Premier ministre Christophe Dabiré, le rapport d’activités 2018 de son institution.

La présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), Mariam Gui Nikièma et ses collaborateurs ont été reçus en audience par le Premier ministre Christophe Dabiré. Au menu de cette audience, la remise officielle du rapport d’activités 2018 de l’ARSE.
A sa sortie d’audience, la présidente Nikièma, s’est prêté aux questions des journalistes. Les échanges avec le Premier ministre ont porté sur l’état du secteur de l’électricité et l’évolution du secteur, a-t-elle indiqué. Ainsi, en 2018, le pourcentage au niveau des activités de production et de vente d’électricité se situe à 8%. L’autre point abordé lors de l’entretien, a concerné sur les activités de transport et de distribution de l’électricité.
Environ 48 000 abonnés raccordés en 2018

Au niveau de la production, elle a fait savoir qu’en 2018 il n’y a pas eu de construction de centrales de production d’électricité solaire ou thermique. Par contre, au niveau du transport, il y a eu la naissance de la ligne d’électricité reliant Bolgatenga à Ouagadougou.
Par ailleurs, dit-elle, du côté de la distribution, les activités sont faibles parce qu’il avait été prévu un raccordement de plusieurs abonnés, mais la SONABEL et les coopératives d’électricité ont pu raccorder environ 48 000 abonnés.
D’énormes problèmes en milieu rural
«Nous avons abordé aussi le règlement des litiges. Et en zone rurale, il y a d’énormes problèmes », a également laissé entendre la présidente de l’autorité de régulation du secteur de l’énergie. En effet, les coopératives d’électricité en milieu rural n’arrivent pas à satisfaire la demande des abonnés, a-t-elle expliqué, ajoutant que c’est ce qui crée parfois les mésententes entre eux.
A analyser les propos de Mariam Nikièma, les activités de l’année 2018 étaient peu satisfaisantes tant du côté production que du transport et de la distribution de l’électricité.
Nicolas Bazié
Burkina Demain
Vœux de nouvel an 2020 du Président de l’Assemblée nationale
«Les vœux que l’on souhaite les uns aux autres en chaque début d’année, quand ils ne sont pas impersonnels, portent toujours les marques de nos grandes douleurs. 2019 a été, pour la nation toute entière, une année très éprouvante car nombre de nos compatriotes, civils comme militaires, ont encore perdu la vie du fait des groupes armés terroristes.

2019 a vu nombre de nos compatriotes abandonner leurs villages, leurs champs, leurs bétails et leurs commerces, pour se réfugier dans d’autres contrées, pour les mêmes raisons. Je renouvelle aux familles éplorées ou affectées toute ma compassion et ma solidarité.
Mais, comme je l’ai dit lors de la cérémonie de clôture de la deuxième session ordinaire de 2019 de l’Assemblée nationale, nous devons savoir que ce sont les années de grandes douleurs qui nous rendent plus méritants quand les années de bonheur arrivent. Puissent les épreuves que nous avons traversées, dans la douleur mais dans la dignité, renforcer notre foi commune en notre victoire définitive sur le terrorisme.
Pour cela, nous devons nous montrer à la hauteur de nos espérances en transcendant nos différences de toutes natures afin de réaliser la nécessaire union sacrée autour de nos Forces de défense et de sécurité et leur témoigner tout notre soutien, toute notre reconnaissance et tout notre respect. Grâce à notre détermination, Dieu et les mânes de nos ancêtres le voulant, 2020 inaugurera une nouvelle ère de sécurité, de prospérité et de cohésion sociale.
Bonne et heureuse année 2020 à toutes et à tous!
Dieu bénisse le Burkina Faso!»







































