Suite à l’attaque d’Inatès qui a fait 71 morts dans les rangs de l’armée nigérienne, le pouvoir de Niamey a, par le biais du président Mahamadou Issoufou, décrété ce jeudi un deuil national de trois jours.
L’annonce était attendue. Et le pouvoir nigérien n’a pas dérogé à la règle. Il s’agit du deuil national de trois jours décrété ce jeudi par le président Mahamadou Issoufou, suite à l’attaque terroriste meurtrière perpétrée mardi dernier à Inatès et qui a coûté la vie à 71 éléments de l’armée nigérienne. La décision a été prise à l’issue de la séance extraordinaire du conseil national de la sécurité tenue ce jeudi même à la présidence.
La Banque africaine de développement s’est associée à deux partenaires majeurs du développement pour présenter, ce mardi à la Conférence sur le climat (COP25) à Madrid, une application numérique destinée à aider les pays africains à mettre en œuvre, de façon simultanée, les grandes initiatives internationales. C’est la teneur du présent communiqué de presse.
«Communiqué de presse
COP25 : la Banque africaine de développement présente un guide numérique pour aider les pays africains à mettre en œuvre les programmes internationaux.
Madrid (Espagne), le 12 décembre 2019 – La Banque africaine de développement s’est associée à deux partenaires majeurs du développement pour présenter, ce mardi à la Conférence sur le climat (COP25) à Madrid, une application numérique destinée à aider les pays africains à mettre en œuvre, de façon simultanée, les grandes initiatives internationales.
Le « Guide de planification intégrée en Afrique » a ainsi été rendu public par la Banque en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Agence de développement de l’Union africaine-NEPAD (AUDA-NEPAD).
Cette application numérique permettra d’intégrer notamment le contenu des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) et de l’Accord de Paris de 2015 (COP21) sur les changements climatiques dans les plans de développement nationaux des pays d’Afrique. Le guide numérique intégrera également les contributions déterminées au niveau national (CDN), le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe et le New Deal pour l’engagement dans les États fragiles. Conçu à partir d’instructions étape par étape, il offrira aux planificateurs africains une nouvelle génération de modèles de plans stratégiques et opérationnels de développement national intégrant ces initiatives internationales.
Le représentant-résident du PNUD au Togo, Aliou Dia, a salué ce guide comme un « complément bienvenu, qui aidera les gouvernements du continent à accélérer la réalisation des ODD durant la décennie de mise en œuvre. Il appuiera également la mise en œuvre de la promesse sur le climat du PNUD, qui aide les pays à réviser et à améliorer les CDN pour les présenter d’ici l’an prochain et à les prendre en compte dans leurs nouveaux plans de développement nationaux. »
Selon Anthony Nyong, directeur chargé de la lutte contre le changement climatique et de la croissance verte à la Banque africaine de développement, « de bons outils de planification nous permettent de rationaliser notre travail. Une meilleure planification facilite l’allocation efficace des ressources et une réalisation efficace des programmes ». La Banque s’engage « à travailler avec les pays membres régionaux pour intégrer les programmes internationaux dans les plans de développement nationaux dans le but ultime de mettre fin à la pauvreté, de créer des emplois pour les jeunes et de protéger la planète », a-t-il affirmé à Madrid.
Estherine Fotabong, directrice de l’innovation et de la planification des programmes à l’Agence de développement de l’Union africaine, a abondé dans ce sens : « le guide soutient notre vision de mettre à profit les connaissances pour faire advenir l’Afrique que nous voulons. Il y contribuera en favorisant le développement du continent grâce à une planification, une coordination et une mise en œuvre efficaces et intégrées des objectifs de l’Agenda 2063 avec les États membres, les communautés économiques régionales et les institutions panafricaines, cela en tirant parti des partenariats et de la coopération technique. »
Le « Guide de planification intégrée en Afrique » sera disponible sous forme d’application numérique et aussi en manuel. L’application numérique permettra aux planificateurs africains de rechercher des outils et de les mettre en application pour concevoir une nouvelle génération de plans nationaux de développement. Il comprendra des pages interactives permettant aux planificateurs de mettre directement en application les outils sur la plateforme en ligne et d’obtenir des données, dont un modèle de résultats ou un cadre théorique de modèles de changement.
Contact médias :
Banque africaine de développement, Gershwin Wanneburg, e-mail : g.wanneburg@afdb.org
Le moment tant attendu est enfin arrivé ce mercredi. En effet, ce 11 décembre 2019 qui marque la célébration de la fête nationale de l’indépendance a eu lieu comme annoncé, à Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-Est, ville de la princesse Yennega. Curieux de suivre la parade des militaires, des paramilitaires et des civils, ce sont des centaines de milliers de personnes qui ont inondé l’aire du défilé dans la cité de Zoungrantenga.
Ce jeudi 11 décembre 2019 était un jour pas comme les autres, dans la cité de Naaba Gingimpolé. Sur la voie principale qui traverse la ville, la circulation se ralentissait et disparaissait dans un espace libre plein que de personnes et d’engins de toutes marques. Le défilé de la femme moaga, dioula, peulh, bissa et yaana a marqué le début de la cérémonie. Telle est une autre manière de valoriser la culture burkinabè. Après le défilé des civils ainsi que celui des ministères, des institutions et des entreprises, sous la fanfare de l’armée de terre, c’est la parade militaire qui a mis officiellement fin à la cérémonie.
L’armée de terre, la garde présidentielle, l’école militaire du royaume du Maroc, l’école militaire Georges Namoano de Pô, les anciens combattants, la police nationale, les majorettes de la commune de Ouagadougou de par leur passage devant les autorités, sous les fanfares de l’escadron de musique de la gendarmerie, ont provoqué un standing ovation de tous les côtés.
Par ailleurs, vue que le Burkina Faso est dans une guerre contre le terrorisme, tout s’est passé dans la sobriété comme prévu. Pour chaque intervenant c’est une réussite qu’il faut saluer. « Tout s’est bien passé et nous sommes contents », a dit Nonkani Issouf. « C’était propre », a ajouté Aïcha Balima.
Pour le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, le présent se nourri de l’histoire. Il faut donc s’attraper la main dans la main pour faire face au terrorisme. « Nous devons garder le courage parce que nous sommes certains que nous allons gagner le combat contre le terrorisme », a conclu Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso, président du conseil des ministres, chef suprême des armées. L’autre moment fort de la cérémonie est aussi l’élévation de l’académie royale militaire du royaume du Maroc, à la distinction de commandeur de l’ordre de l’étalon.
Pour rappel, le 59ème anniversaire de la fête nationale de l’indépendance est célébré en même temps que la commémoration des 100 ans d’existence du Burkina Faso. D’où le thème : « Cent ans de la création du Burkina Faso : devoir de mémoire et engagement patriotique en vue de la consolidation de l’Etat-nation. » Rendez-vous est donc pris en 2020 dans la région des Cascades, pour le 60ème anniversaire.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s'adressant à la Nation à l'occasion du 11 décembre
Dans son message à la Nation ce mardi à l’occasion de la célébration du 11 décembre, fête nationale, le président du Faso a eu une pensée pour les déplacés internes dont le nombre a atteint aujourd’hui un million deux cent mille. Le président Kaboré a en effet exprimé l’engagement de son gouvernement à créer les conditions du retour «des déplacés internes dans leurs localités respectives, dans la sécurité et la dignité». Voici l’intégralité du message du Président du Faso à la Nation.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’adressant à la Nation à l’occasion du 11 décembre
«MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE,
PRESIDENT DU FASO A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU 59ème ANNIVERSAIRE DE L’INDEPENDANCE DU BURKINA FASO ET DU CENTENAIRE DE LA CRÉATION DE LA HAUTE VOLTA ACTUEL BURKINA FASO.
Tenkodogo, 10 décembre 2019.
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes
Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur
Amis et partenaires du Burkina Faso
La commémoration du 59ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale revêt une importance particulière en cette année du centenaire de la création de la Haute-Volta, actuel Burkina Faso.
L’occasion me parait opportune à saisir pour revisiter les temps forts de notre histoire collective depuis les luttes héroïques des communautés voltaïques dans la résistance contre la colonisation à nos jours. Ce devoir de mémoire, à travers un survol historique nécessaire, nous permet d’en tirer toutes les leçons en vue de consolider le socle de notre vivre-ensemble et de notre avenir commun.
C’est pourquoi, cette commémoration participe à l’œuvre de construction de notre mémoire collective. C’est à mes yeux, un temps de méditation sur le parcours glorieux de notre peuple dont la bravoure et la solidarité dans l’épreuve doivent constituer le repère pour notre communauté de destin.
Depuis la nuit des temps, les Burkinabè ont toujours su cultiver des valeurs de tolérance, de justice, de droiture morale, de travail et de cohésion sociale.
En outre, ils ont su rejeter l’exploitation, la domination et l’oppression, d’où qu’elles viennent, comme en témoignent les grandes révoltes contre l’oppression coloniale avant même la création de la colonie de Haute-Volta, pour l’affirmation de la dignité humaine.
Aussi, de la création de la colonie de Haute-Volta le 1er mars 1919, sa dislocation en 1932, sa reconstitution en 1947, l’indépendance du pays en 1960, à son changement d’appellation en 1984 jusqu’à nos jours, les Voltaïques, puis les Burkinabè ont-ils su forger progressivement, dans la douleur, la sueur et le sang, les fondements d’une communauté de destin, d’une Nation digne, fière et respectée, plurielle et unie.
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes
Le 59ème anniversaire de notre indépendance a été placé à juste titre sous le thème : « Cent ans de la création du Burkina Faso : devoir de mémoire et engagement patriotique en vue de la consolidation de l’Etat-nation».
L’Etat burkinabè, dont le Faso est la forme républicaine, est une réalité vivante et agissante dans le concert des nations.
Autant l’Etat doit son existence à son territoire, aux hommes qui en relèvent et aux institutions de leur gouvernance, autant la Nation burkinabè renvoie, quant à elle, à ce lien sentimental, à cette volonté de vivre ensemble et d’être liés par une communauté de destin.
Actuellement, les soldats des vaillantes unités de nos Forces de Défense et de Sécurité assurent, au péril de leurs vies, l’intégrité territoriale de l’Etat, et veillent à la protection de nos concitoyens, contre les attaques terroristes et l’extrémisme violent qui nous sont imposés.
Je ne doute pas de notre victoire sur les forces du mal car, aujourd’hui comme hier, la culture de la défaite ne fait pas partie des valeurs sociétales de notre peuple.
Chers compatriotes
Pour consolider l’Etat-Nation, il nous faut relever deux défis.
Le premier, c’est de restaurer l’autorité de l’Etat central, garant de l’unité et de l’indivisibilité de la Nation, tout en menant à bien le processus de décentralisation, afin de garantir l’épanouissement des communautés vivant dans nos collectivités. Pour ce faire, tous les Burkinabè doivent s’assumer et assumer leurs responsabilités individuelles et collectives de citoyens exemplaires, et la justice doit jouer sa partition avec efficacité, pour garantir l’égalité de tous les Burkinabè devant la loi.
Le second, celui de bannir à jamais la stigmatisation de l’autre. Nous devons combattre avec la dernière énergie toute forme de repli identitaire et de discrimination, fondée sur le genre, l’ethnie, la religion ou la région.
Ces dérives dommageables à la cohésion sociale sont de nature à compromettre notre quête permanente d’unité nationale.
Nous devons, sans désemparer, poursuivre la construction du dialogue social, du dialogue interreligieux, intergénérationnel, ainsi que le dialogue des cultures, indispensables à la pérennisation d’une culture de la paix.
Devant la recrudescence des attaques des groupes armés terroristes qui tentent de mettre à mal notre vivre-ensemble, j’invite les communautés burkinabè à ne rien céder aux forces du mal qui font tout pour détruire
notre Nation.
Chers Compatriotes
Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur
Amis et partenaires du Burkina Faso
Au regard de l’importance des défis à relever au plan sécuritaire, je renouvelle mon appel à une trêve sociale et à une union sacrée de tous les fils et filles autour des Forces de Défense et de Sécurité pour vaincre le terrorisme et poursuivre les actions de développement économique et social du Burkina Faso.
Comme l’ont montré les conclusions du dialogue politique que j’ai initié du 15 au 22 juillet 2019, nous devons avoir pour objectif essentiel de contribuer au renforcement de la paix, et de favoriser la réconciliation nationale ainsi que la tenue d’élections démocratiques transparentes et apaisées en 2020.
J’exhorte donc tous les Burkinabè, à agir dans le sens de la promotion d’un Burkina uni et indivisible en vue de la consolidation de l’Etat-Nation.
J’invite les organisations de la société civile et les travailleurs, l’ensemble des partis politiques, les responsables coutumiers, religieux et administratifs, à contribuer davantage à la construction d’une citoyenneté responsable et d’une conscience patriotique.
J’insiste, tout particulièrement, sur le respect dû aux autorités religieuses, traditionnelles et aux anciens.
En cette année du centenaire de la création de notre pays, et pour permettre aux générations présentes et à venir de mieux connaitre tous les pans de notre histoire commune, j’ai décidé de commettre un groupe de travail pour l’écriture de l’histoire générale de la Haute-Volta au Burkina Faso.
Il aura également pour mission de me faire des propositions consensuelles pour l’édification d’un Panthéon de tous les bâtisseurs de notre Nation, afin que la dignité de leur vie soit immortalisée pour la postériorité.
Chers compatriotes
Pour marquer cette journée historique, la ville de Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-Est, est le point de convergence de l’ensemble des Burkinabè.
Je salue la détermination des forces vives des provinces du Boulgou, du Koulpelgo et du Kouritenga qui, dans un contexte sécuritaire difficile, œuvrent au quotidien, avec assurance et confiance, à la transformation qualitative du Burkina Faso.
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes
Pour bâtir ensemble un Burkina Faso prospère, nous devons nous départir de nos intérêts égoïstes et nous engager dans la réalisation des aspirations du peuple burkinabè.
La détermination du peuple burkinabè à défendre sa liberté et son territoire est connue de tous et notre histoire, celle que nous revisitons aujourd’hui, nous l’enseigne.
L’indépendance et la liberté n’ont pas de prix.
La détermination de nos Forces de Défense et de Sécurité à défendre la Nation jusqu’au sacrifice suprême, nous interpelle tous collectivement et individuellement.
C’est le lieu pour moi, appréciant au plus haut point la résilience de nos populations et l’héroïsme de nos Forces de Défense et de Sécurité face aux terroristes qui tentent de semer le chaos dans notre pays, de rendre un hommage mérité aux Forces de Défense et de Sécurité et à toutes les victimes civiles du terrorisme.
Au nom de la Nation entière, j’exprime ma solidarité avec les familles des victimes et j’adresse tous mes vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Les efforts se poursuivent au plan bilatéral et multilatéral, notamment au sein du G5 Sahel dont j’assure actuellement la présidence, pour améliorer l’efficacité de la réponse à apporter aux actions des groupes armés terroristes au Sahel et pour le développement de nos pays.
En ce jour anniversaire de notre indépendance chèrement acquise, j’ai une pensée pour nos frères Burkinabè qui, du fait du terrorisme, sont aujourd’hui loin de leurs terres d’habitation.
Je voudrais rassurer tous les déplacés internes de l’engagement déterminé du Gouvernement à créer les conditions de leur retour dans leurs localités respectives, dans la sécurité et la dignité.
De même, je tiens à saluer les Burkinabè de la diaspora, pour leur contribution au développement national, et leurs soutiens divers aux Forces de Défense et de Sécurité et aux déplacés. Le Gouvernement poursuivra les efforts pour leur pleine implication dans le développement économique et social du pays.
C’est dans un contexte particulièrement difficile que le Peuple burkinabè se bat et que le Gouvernement s’efforce de tenir ses engagements et de poursuivre la mise en œuvre du Plan National du Développement Economique et Social.
Je tiens à féliciter toutes les initiatives en cours dans tous les chantiers de développement à travers le pays, destinés à améliorer les conditions de vie de nos populations, et à renforcer les infrastructures structurantes du pays.
Chers compatriotes
La Nation de démocratie, de paix et de prospérité que nous-nous attelons à édifier au quotidien, commande la contribution de tous, sans exception.
Fort de cette interpellation individuelle et collective, je souhaite une bonne fête de l’indépendance à toutes et à tous.
Lanation burkinabè a, à travers une cérémonie de décoration, traduit ses reconnaissances dans la matinée de ce 10 décembre 2019, à 120 personnes de la région qui se sont distinguées. Venus nombreux à la place de la nation de la ville de Tenkodogo, ils ont reçu leurs récompenses des mains des différentes autorités qui ont pris part à la cérémonie.
Sur les 120 récipiendaires ,28 personnes sont faites ordre de l’étalon, 52 ordres du mérite, 22 médailles d’honneur des collectivités territoriales et 18 reçoivent la médaille de l’ordre spécifique.
« En vertu des pouvoirs qui me sont conférés je vous fais…… », c’est sous ce refrain que les 120 personnes ont été décorées, ce matin à Tenkodogo, à l’occasion de la célébration du 11 décembre 2019. « Je suis très contente, ça me fait vraiment honneur », a déclaré la restauratrice Georgette Thiombiano qui pense d’ailleurs que si elle a été médaillée de l’étalon, c’est parce qu’elle a peut-être beaucoup travaillé, comme par exemple faire des camps vacances cuisines à l’endroit des filles de la ville de Fada N’Gourma. Comme si on venait d’annoncer que les Etalons du Burkina ont battu les Eléphants de la Côte d’Ivoire en finale, c’est avec cris de joie que les connaissances de madame Georgette Thiombiano l’ont félicité pour la distinction.
Médaille frapper a la poitrine, le conseillé d’agriculture Lamoussa Jules Sidbeogo, après plusieurs année d’attente est enfin fait chevalier de l’ordre du mérite. Pour ce récipiendaire, c’est à cause du travail rendu à la nation qu’il été décoré. En effet, selon lui, il a passé 36 ans a œuvrer pour la nation. Et d’ajouter que malgré qu’il soit proche de la retraite, il compte doubler d’effort car, le mérite est une invite à plus d’ardeur dans le travail. Il a laissé d’ailleurs entendre que souvent si l’on n’est pas d’un certain bord politique, il est difficile d’avoir une décoration même s’il le mérite.
Est-ce une façon de dire que la décoration est politisée ? Si pour certains c’est leur première fois qu’on reconnaisse la qualité de leurs services, pour le vieux Sidbeogo c’est le contraire. « Cela fait maintenant ma quatrième proposition et ça toujours été rejetée à un certain niveau », a-t-il conclu, se félicitant de l’avoir eu en fin.
Ce sera assurément une touche particulière à la célébration de la fête du 11 décembre à Houndé, chef-lieu du Tuy. En effet, Contenaire City, jardin restaurant s’apprête à ouvrir officiellement ses portes ce jour historique. Situé en dehors de la ville, vous y trouverez le calme et la quiétude. Vous y trouverez en plus des jus local et naturel, la sucrerie et la bière fraîche.
Au menu on aura du riz-soumbala au poulet grillé, de l’attiéké-poisson et bien d’autres plats locaux. Centenaire City est situé à Lokiéhoun au secteur 4 après l’école Lokiéhoun sur la route de Tangoni /Yéhoun. Pour plus de renseignement appeler : 01 74 51 52.
Tenkodogo, une ville située à 182 km de la capitale burkinabè, bat son plein depuis maintenant trois jours, à l’occasion de la célébration du 59ème anniversaire de la fête nationale de l’indépendance.
De la place de la foire aux bordures des voies en passant par le marché, ce sont des milliers de personnes qui font des va et vient de tous les côtés. Si certains sont là pour des achats, d’autres par contre viennent toucher du doigt l’ambiance qui est sur le terrain. Ce 9 décembre 2019, 2 jours avant la date proprement dite de la fête, que du monde ; ce qui prouve que l’esprit festif se fait sentir dans les différentes rues de la cité.
La cité de Zoungrantenga est prise d’assaut par des gens venus d’horizons divers pour commémorer le 11 décembre 2019. Selon Sini Zarata, vendeuse de bissap, « tout est au rendez-vous, donc la fête est belle. Il reste maintenant à implorer la grâce de Dieu pour que cette fête finisse comme prévue ». Elle a profité inviter tout le monde à sortir massivement pour le 11 décembre 2019. Elisé Koudougou, un habitant de la ville de Tenkodogo, lui, a avoué que c’est la première fois qu’il y ait un tel engouement dans la ville. Il se dit donc fier de la célébration de la fête nationale dans toute sa forme. Concernant les infrastructures réalisées dans les différents secteurs, monsieur Koudougou croit à un acte salutaire de la part de l’Etat. Par ailleurs, vue les attaques terroristes à ne pas finir qui font couler le sang des innocents, ces dernières années au Burkina Faso, commémorer cet évènement dans la sobriété est très sage, si on en croit certains Tenkodogolais.
Parlant d’un « 11 décembre inégalable et inégalé », nombres sont ces habitants de la cité de Zougrantenga qui croient à cette déclaration. En effet, à voir l’axe Tenkodogo-Cinkansé jonché de commerçants de produits de tout genre, à compter les entreprises comme orange-Burkina, ONATEL, Telecel, etc. qui font de la promotion de leurs produits, on imagine l’esprit festif qui anime la ville. En plus, dans les maquis, la musique perce les tympans, la boisson coule à flot. Et c’est ceux qui savent faire les jeux de reins qui sont sur les pistes de dance. Ce qui conclut que les jeunes de la région voient la sobriété sur un autre angle.
Le président de la commission de l'UEMOA, , se prêtant aux questions de la presse. A sa gauche, le ministre de l'économie, des finances et du budget, Lassané Kaboré
Une rencontre entre une délégation conduite par le ministre de l’économie, des finances et du développement et une délégation conduite par le président de la commission de l’UEMOA a eu lieu ce 9 décembre 2019 à Ouagadougou. Au menu de leurs échanges, la revue annuelle des reformes politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Burkina Faso.
Le président de la commission de l’UEMOA,Abdallah Boureima , se prêtant aux questions de la presse. A sa gauche, le ministre de l’économie, des finances et du développement, Lassané Kaboré
Dans la capitale burkinabé, en présence du Premier ministre Dabiré qu’une rencontre de haut niveau entre le Burkina Faso et l’UEMOA s’est tenue dans la matinée de ce 09 décembre 2019 en présence des hommes des médias.
Pour Abdallah Boureima, président de la commission de l’UEMOA ; la 5ème édition qui a démarré depuis 2013, s’inscrit dans le cadre des festivités du 25eme anniversaire de l’Union et aussi à quelques jours de la date d’échéance du pacte de convergence de stabilité, de croissance et de solidarité fixé au 31 décembre 2019.
Un taux très élevé de 84% pour le Burkina
Les conclusions de l’évaluation et le mémorandum ont été transmis au Premier ministre Christophe Dabiré
Les conclusions que nous enregistrons au niveau des 8 Etats sont importantes en 2019 parce qu’elles vont certainement conditionner des décisions qui seront prises par les autorités à la fin de cette année, dit-il en ajoutant que cette 5ème édition s’est déroulée au Burkina du 16 au 18 octobre 2019 ; et a porté sur les 113 textes communautaires repartis au niveau de la gouvernance et de la convergence macroéconomique, le marché commun et les politiques sectorielles.
«Le Burkina Faso a enregistré un taux très élevé de 84% de transposition et d’application des textes tenant toujours le pelletons au niveau des 8 Etats de l’union en termes de transposition et d’application des textes » a-t-il indiqué. Selon le président de la commission de l’UEMOA ; le Burkina applique également les textes les plus importants de l’Union dans les 3 domaines que sont la fiscalité, le marché commun et les politiques sectorielles.
De préciser qu’ils ont également évalué les projets d’investissement que la commission de l’UEMOA réalise dans les Etats touchant des secteurs réels tels l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique) et des secteurs sociaux (éducation ; la santé). Qu’ ils ont noté des progressions au niveau de ces investissements fort important pour la vie au quotidien de nos concitoyens.
Compétitivité et l’attractivité de l’UEMOA
Lassané Kaboré (micro), ministre de l’économie, des finances et du développement
« En application des dispositions de l’acte additionnel n°05/2013/CCEG/UEMOA du 24 octobre 2013 et de la décision du conseil des ministres du 19/12/2013, portant modalités de mise en œuvre de cette revue ; les Etats membres de l’UEMOA sont assujetties depuis 2014, à une évaluation à travers une revue annuelle des reformes politiques ; programmes et projets communautaires sous la direction de la commission de l’UEMOA » , a indiqué Lassané Kaboré, ministre de l’économie, des finances et du développement. Et de poursuivre en précisant que cette revue constitue un dispositif institutionnel de suivi favorisant l’harmonisation des législations nationales, la coordination des politiques sectorielles nationales et la bonne exécution des politiques, programmes et projets communautaires. Elle permet d’améliorer significativement la compétitivité et l’attractivité de l’union et, partant, le potentiel de croissance économique nécessaire à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté ; a-t-il conclu.
A l’issue de la rencontre, les responsables des 2 délégations, le président de la commission de l’UEMOA et le ministre de l’économie et du développement, sont allés présenter leurs conclusions de l’évaluation au Premier ministre Dabiré et lui transmettre le mémorandum.
Le présidium de la conférence de presse. Au milieu, le président de l'UNIR/PS, Bénéwendé Stanislas Sankara
Fidèle à son habitude, l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) par la voix de son président, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, s’est prononcée ce lundi 9 décembre, sur le débat suscité par l’annonce du sommet de Pau du 16 décembre prochain dit de clarification convoqué par le président français Emmanuel Macron. C’était au cours d’une conférence au siège du parti aux 1200 Logements.
Le présidium de la conférence de presse. Au milieu, le président de l’UNIR/PS, Bénéwendé Stanislas Sankara
«La France est aussi victime du terrorisme comme le Burkina Faso. Elle a connu en 1996, un septembre rouge, puis tout récemment, les attaques de Charly Hebdo et celles du 14 juillet 2016 (…) Alors ne déplaçons pas le débat pour faire le jeu des terroristes qui se recrutent malheureusement aussi parmi nos propres frères ».
Propos du président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) sur le débat relatif au prochain sommet de clarification à Pau en France entre le président français Emmanuel Macron et ses homologues des pays du G5 Sahel par rapport à la présence militaire française dans la région.
«Le langage de vérité pour l’UNIR/PS, serait le respect mutuel de la souveraineté de nos Etats et leurs peuples dans leurs choix et options et en fonction de leurs propres intérêts.
C’est aussi le lieu maintenant d’évaluer nos accords de coopération ; d’en dresser un bilan critique et de les renégocier s’il y a lieu en fonction des intérêts spécifiques de l’heure de nos peuples respectifs », a ajouté Me Sankara, préconisant que «nous prenions nous-mêmes notre destin».
«L’UNIR/PS invite le peuple burkinabè à la clairvoyance et à une véritable union pour défendre la mère patrie et à se mobiliser conséquemment derrière son président Monsieur Roch Marc Christian Kaboré afin de le soutenir dans sa lutte pour un Burkina Faso plus digne, libre et prospère», a-t-il conclu.
Le staff de l’artiste slameur San Cheick Hamed Traoré connu sous le nom Lacartouch, a convié les hommes de média dans la soirée de ce samedi 7 décembre 2019 à Ouagadougou, pour présenter le tout nouvel album de l’artiste, baptisé ‘’L’appel à la nation’’. Dans cet album de sept titres, Lacartouch prodigue des conseils aux Burkinabè en général et à la jeunesse en particulier. Toujours dans cet album, il rend hommage aux FDS pour leur courage et leur dévouement dans la sécurisation des biens et des personnes sur les fronts.
Le présidium de la conférence de presse
Ce 7 décembre 2019 au siège social de L’ISPP sis au quartier Kouritenga de Ouagadougou, c’était en présence de ses parents, amis, tontons, tentes, camarades d’université que l’artiste Slameur a dédicacé son premier album. Sorti au mois de septembre passé (l’album), c’est une cartouche pleine de balles qui sont dressées à l’endroit des mélomanes. Ces balles sont des mots forts que San Cheick Hamed Traoré utilise pour dénoncer les violences conjugales, l’incivisme, les grosses précoces, l’insécurité et rend faut-il le rappeler, un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS).
Pour que son message arrive à bon port, Lacartouche dit avoir besoin du soutien des uns et des autres. « J’ai besoin de tout un chacun afin que mon message aille loin », a-t-il dit ajoutant que par exemple l’élaboration de l’album n’a pas été du gâteau comme on aime le dire. « Il y a eu des difficultés au début mais avec l’accompagnement de certains, la bénédiction des parents et le soutien moral des amis et des camarades, tout s’est bien passé », a fait savoir l’artiste, en déclarant que si l’on veut atteindre un objectif et qu’il se donne les moyens, il l’atteindra certainement. Mais pourquoi avoir choisi le slam ? A cette question, Lacartouche a sermonné en ses termes : « Slamer, c’est faire ressortir ce que l’on ressent au fond de son cœur ».
La question de savoir si cet étudiant en Master 1 de droit des affaires fera carrière dans la musique, il a avoué que là où le tout puissant le conduira, c’est là-bas il ira car pour lui, tout est question de destinée. Pour se procurer du CD, il faudra verser une somme de 3000 F CFA. Rappelons que la dédicace est accompagnée d’un concert. Un concert à travers lequel Lacartouch puisque c’est de lui qu’il s’agit, compte envoyer ses fans dans un univers parallèle.