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Tahirou Barry candidat à la présidentielle de 2020

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Tahirou Barry (milieu) sera le candidat du MCR à la présidentielle de 2020

A l’occasion d’une conférence de presse organisée par le Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR), ce samedi 13 avril 2019 dans la ville de Ouagadougou, Tahirou Barry a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2020.

Tahirou Barry (milieu) sera le candidat du MCR à la présidentielle de 2020

Le 27 janvier 2019 passé, rappelle  l’honorable Tahirou Barry, le MCR et plusieurs mouvements associatifs et politiques ont bien voulu m’inviter à me porter candidat pour l’élection présidentielle de 2020. J’ai beaucoup réfléchi sur la portée de mon engagement. J’ai profondément médité sur la situation actuelle et le devenir de notre mère patrie. Et au fond de sa solitude et dans la profondeur de la nuit, il s’est posé d’innombrables questions. Mais Tahirou Barry n’a pas eu peur du moment où il s’est qu’il a « toujours été face à des équations à traiter », puisqu’il s’est qu’une élection présidentielle est une redoutable épreuve de vérité et de sacrifices.

Trois grands maux handicapent l’avenir commun

Cette candidature pour le candidat choisi du MCR, sera placée sous le signe d’un grand combat contre trois grands maux qui handicapent l’avenir commun. Ces trois grands maux ne sont rien d’autre que le combat contre le terrorisme et l’érosion profonde de la cohésion sociale, la paupérisation accélérée des vaillantes populations et particulièrement les femmes et enfin le combat contre le chômage endémique qui tue à petit feu les jeunes des villes et compagnes du Burkina Faso. Cependant monsieur Barry ne veut qu’une seule chose : transcender à travers sa candidature, les considérations partisanes pour être portée par une coalition encore plus forte et crédible de partis et mouvements associatifs soucieux du devenir radieux de la patrie. Et c’est à travers un pragmatisme politique, que le MCR veut proposer quelque chose au peuple burkinabè : c’une autre façon de faire la politique.

Tahirou Barry demande pardon à Laurent Bado

Autre point qui a attiré l’attention des uns et des autres dans cette conférence, c’est la demande de pardon public du candidat Barry à son enseignant et père, le Pr Kilachou Laurent Bado, père fondateur du Parti pour la renaissance nationale (PAREN). Mais la question de savoir si faire alliance avec le PAREN sera possible. Sa réponse à cette question a été : «Rien n’est exclu en politique».

Pour réussir, le MCR dit ne pas avoir besoin d’un bâton magique. Ils veulent suivre l’exemple des Egyptiens qui, dans le dénouement depuis 4500 ans, ont construit les pyramides colossales d’Egypte, une construction qui figure parmi les sept merveilles du monde et est symbole de toutes les techniques architecturales. Pour ce faire, Tahirou et ses partisans n’ont que la conviction, la foi et la volonté pour conquérir le pouvoir d’Etat.

Nicolas Bazié

Burkina Demain           

Notre-Dame de Paris : L’Incendie maîtrisé et les dégâts énormes

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La cathédrale de Notre-Dame de Paris a été ravagée par un gigantesque incendie ce lundi. L’essentiel de la toiture et de la charpente du monument sont partis en fumée, ainsi que la flèche qui s’est effondrée. Le feu serait parti des combles pour gagner la charpente, sur plus de 100 mètres de poutres en bois…

Les flammes ont ravagé la toiture de la cathédrale Notre Dame de Paris

On en sait un peu plus ce mardi 16 avril 2019 sur l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris hier et détruit en partie l’un des joyaux des monuments parisiens. L’incendie se serait déclaré dans les combles de la cathédrale Notre-Dame, vers 18h50, depuis un échafaudage du chantier en cours sur le toit de l’édifice. C’est en tout cas cette piste, accidentelle, qui « retient l’attention des enquêteurs en l’état des investigations » ce matin, selon une source proche du dossier. Le feu s’est ensuite propagé à tout le toit de Notre-Dame de Paris, sur plus de 100 mètres de charpente. La flèche de Notre-Dame s’est effondrée peu avant 20h. Le feu a ensuite gagné une des tours du monument et ce n’est qu’à 23 heures environ, après de fortes craintes, que les pompiers ont indiqué que la structure du bâtiment était hors de danger.

L’incendie de Notre-Dame de Paris n’a été maîtrisé qu’à 3h30 du matin, après des heures de lutte de 400 pompiers et 18 lances contre les flammes. Un pompier a été grièvement blessé dans l’incendie de Notre-Dame de Paris selon Reuters et les dégâts, s’ils sont toujours en cours d’évaluation, pourraient avoir endommagé la façade et l’intérieur du monument. La couronne d’épines et la tunique de Saint-Louis ont pu être sauvées. Suivez les dernières infos sur l’incendie de Notre-Dame de Paris dans notre direct.

Source : L’Essentiel

Ehab Amin : «L’Egypte va renforcer sa coopération énergétique avec le Burkina»

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La coopération énergétique entre le Burkina Faso et la République d’Egypte va prendre une dimension plus importante dans les années à venir. Ehab Ismail Amin, vice-président pour les affaires techniques à l’Autorité égyptienne des énergies nouvelles et renouvelables, se veut rassurant. Lui qui a participé du 4 au 6 avril 2019 à Ouagadougou, à la troisième Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA). Que pense-t-il de la SEERA ? Quelle est la situation des énergies renouvelables en Egypte ?  Quels les objectifs de la participation du pays des Pharaons à cette SEERA 2019 ?

Ce sont  là les questions auxquelles répond le vice-président pour les affaires techniques à l’Autorité égyptienne des énergies nouvelles et renouvelables, abordant au passage la présidence Al-Sissi de l’Union africaine qui accorde de l’importance aux questions d’énergies. Entretien exclusif.

Ehab Ismail Amin, vice-président pour les affaires techniques à l’Autorité égyptienne des énergies nouvelles et renouvelables, a représenté son pays à la SEERA 2019

Burkina Demain : Comment appréciez-vous cette Semaine des Energies et Energies Renouvelables d’Afrique à laquelle vous participez ?

Ehab Ismail Amin : C’est une très importante conférence. Je voudrais féliciter le gouvernement burkinabè d’avoir organisé cette troisième Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA). Le gouvernement est vraiment intéressé par l’énergie renouvelable parce que les énergies renouvelables aujourd’hui permettent de faire toujours de l’énergie durable pour notre nouvelle génération et pour le futur puisque c’est de cela qu’il est question. L’énergie renouvelable est de  plus en plus moins chère que l’énergie conventionnelle ; elle favorise la sécurité énergétique, l’accès à l’énergie dans plusieurs  régions et aide beaucoup de  gens.  L’énergie renouvelable produit de l’électricité, permet aux gens de cuisiner, etc. L’énergie renouvelable est importante pour le continent africain en général et le Burkina Faso en particulier.

Quelle est la situation des énergies renouvelables en Egypte ?

Nous sommes actuellement à 10% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Nous avons une longue stratégie pour atteindre 42% d’ici 2035. C’est un ambitieux objectif. Comme je le disais tantôt, l’énergie renouvelable est devenue abordable et nous devons faire sa promotion. Mais, nous avons besoin de renforcer nos lignes de transmissions pour absorber toute cette énergie renouvelable qui va être produite. Il est important pour les pays africains de chercher à s’interconnecter entre eux à travers les lignes de transmissions. Le Burkina Faso est peut-être bien loti en solaire et un autre pays peut être doté d’un potentiel éolien. On peut avoir une intégration des systèmes électriques pendant la journée et la nuit. C’est une possibilité et c’est très facile de commencer avec cela.

Quels sont les objectifs de l’Egypte en venant à cette Semaine africaine des énergies et énergies renouvelables ?

Nous sommes ici pour savoir ce qui est réellement  fait au Burkina Faso. Nous sommes aussi là pour partager notre expertise parce que l’Egypte est engagée dans des projets d’énergies renouvelables (solaire, éolien). Alors, nous sommes venus partager notre expertise, montrer ce qui est réellement fait en Egypte, renforcer nos capacités et voir comment notre expertise peut profiter aux travailleurs ou ingénieurs burkinabè.

Voudriez-vous ajouter un mot ?

L’Egypte assure actuellement la présidence de l’Union africaine. L’Egypte est tout à fait heureuse et disponible à apporter son soutien technique aux dirigeants, au gouvernement du Burkina pour tout ce que vous êtes prêts à engager. Nous envisageons la visite du ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, au Caire pour renforcer notre coopération énergétique en général et commencer notre coopération dans le secteur spécifique des énergies renouvelables.

Propos recueillis par Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Accès à l’eau potable : On en parle à l’Assemblée nationale

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Le Réseau des parlementaires pour l’eau potable, hygiène et assainissement (REPHA-BF), a tenu un atelier ce vendredi 12 avril 2019 à Ouagadougou. Objectif, réfléchir sur les systèmes tarifaires en lien avec les investissements réalisés.

Les membres du Réseau des parlementaires pour l’eau potable, hygiène et assainissement  REPHA-BF étaient en conclave ce vendredi matin au sein de l’hémicycle pour traiter de  la question des systèmes tarifaires au Burkina Faso.

Pour alimenter les populations en eau potable, dit le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Kassoum Traoré, il faut des investissements énormes. Pourtant qui parle d’investissement, parle forcement de remboursement de ces investissements-là. Mais pour y arriver, continue Monsieur Traoré, il faudrait trouver un système de tarification qui tienne compte des conditions de vie des populations et aussi la rentabilité et la solvabilité de l’organisation, qui assure cette desserte.

Mais, dans ce domaine, force est de savoir qu’il y a plusieurs systèmes qui sied. Et pour venir à bout à ce problème, c’est une réflexion qui doit être menée. Donc, dans cette lancée, affirme le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, il y a plusieurs options. Pour lui, soit on le fait au coup réel ou le faire en tenant compte de l’équité ou encore le faire avec un tarif qui porte sur des périodes de consommation.

Le représentant du directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), Adama Sawadogo, lui, a souhaité que les informations qui vont sortir à la fin de cet atelier, servent à l’amélioration continue des activités et de la satisfaction de la population du Burkina Faso en matière d’eau potable et d’assainissement.

L’eau c’est la vie dit-on, et l’accès à ce liquide est selon le coordonnateur du REPHA-BF, Alidou Sanfo, un droit reconnu par la Constitution burkinabè. Nonobstant les efforts que l’ONEA mène pour assurer la continuité en eau potable, il rencontre d’innombrables difficultés dans la satisfaction des populations en matière de fourniture d’eau propre. Au Burkina Faso, révèle Alidou Sanfo, l’alimentation en eau potable des centres semi-urbains et ruraux, est à un niveau très bas. Ce qui impacte le développement socio-économique de notre pays. C’est d’ailleurs pour ce faire que le réseau des parlementaires a pris l’initiative de passer en revue la législation en matière de tarification d’eau au Burkina, en vue de faire le lien entre les prix en vigueur et les investissements déjà réalisés.

Nicolas Bazié                                                                              

Burkina Demain

Opération «Otapuanu» : Le satisfecit de la haute hiérarchie militaire confirmé

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En visite de soutien aux hommes sur le terrain le 21 mars dernier à Fada, le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff Sy s’était voulu rassurant sur l’issue de l’opération «Otapuanu». Ce vendredi 12 avril, cet optimisme du ministre Sy a été confirmé par le chef d’Etat-major général des Armées, Moïse Miningou  à Radio Omega.

Selon le chef d’Etat-major général des Armées burkinabè, Moïse Miningou qui s’est exprimé sur Radio Omega ce 12 avril, l’opération Otapuanu menée dans l’est du pays a été un succès. Et de dresser ce bilan satisfaisant, excluant toute exécution sommaire : «Plus d’une centaine de personnes interpellées ; 7 militaires burkinabè décédés et 9 blessés ; Plus d’une centaine d’écoles ont rouvertes. L’objectif principal de restaurer l’autorité de L’Etat dans l’Est du pays a été atteint».

Cette sortie du Gal Miningou vient confirmer les propos du ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff Sy qui s’était voulu rassurant sur l’issue de l’opération «Otapuanu» lors de sa visite médiatisée du 21 mars au 34e Régiment interarmes (RIA) de Fada N’Gourma, siège de l’opération «Otapuanu».

«L’objectif est de rétablir l’autorité de l’Etat, de faire prévaloir les symboles de l’Etat et de rouvrir toutes les écoles fermées pour fait d’insécurité (…) Aujourd’hui, les forces du mal et leurs représentants sont dans le désarroi. Cela signifie que le travail en cours porte ses fruits. Mais nous ne pouvons pas en dire plus pour le moment», avait indiqué à cette occasion le ministre Sy.

Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 12 avril 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 12 avril 2019, en séance ordinaire, de 10 H 30 mn à 16 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

– un décret portant modification du décret n°2018-1161/PRES/PM/MSECU/MDNAC/MJDHPC/MATD/MINEFID/MEEVCC portant création, composition, attributions et fonctionnement d’une commission d’élaboration de la Politique de défense et de sécurité nationale.

L’adoption de ce décret permet l’élaboration de la Politique de défense et de sécurité nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un rapport relatif à six (06) décrets d’application de la loi n°104-2015/CNT du 23 décembre 2015 portant statut du personnel du cadre paramilitaire des douanes.

Il s’agit :

– du décret portant organisation et attributions des corps du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;

du décret portant composition, attributions et fonctionnement des organes de l’administration des douanes ;

du décret portant modalités de promotion en grade du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;

du décret portant règlement de discipline générale du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;

du décret portant code de déontologie du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;

du décret portant modalités et critères d’évaluation et d’avancement du personnel du cadre paramilitaire des douanes.

L’adoption de ces décrets permet l’application effective des dispositions de la loi n°104-2015/CNT du 23 décembre 2015 portant statut du personnel du cadre paramilitaire des douanes.

– un décret modificatif du décret n°2017-0049/PRES/PM/MINEFID du 1er février 2017 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et délégation de service public.

L’adoption de ce décret modificatif permet de se conformer aux dispositions de la loi n°039-2016/AN du 2 décembre 2016 portant réglementation générale de la commande publique.

Il permet désormais la publication des avis d’appel à concurrence et des résultats des travaux des commissions d’attribution des marchés dans les journaux d’informations générales habilités à recevoir les annonces légales.

Ce décret modificatif autorise également la mise en place de commission ad’hoc d’attribution des marchés en vue de pallier à d’éventuels  dysfonctionnements de la tenue des sessions des commissions d’attribution des marchés publics.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– un décret portant organisation des emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs et réglementation des fonctions d’enseignant à temps plein et d’ingénieur de recherche.

L’adoption de ce décret vise une meilleure gouvernance administrative et pédagogique des institutions d’enseignement et de recherche et permet d’insuffler une nouvelle dynamique à l’enseignement supérieur public.

– un décret portant changement de dénomination de l’Université Ouaga I Professeur Joseph KI-ZERBO.

L’adoption de ce décret consacre la nouvelle appellation de l’Université Ouaga I Professeur Joseph KI-ZERBO qui devient désormais Université Joseph KI-ZERBO.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– un rapport relatif à quatre (04) décrets d’application de la loi n°026-2017/AN du 15 mai 2017 portant contrôle de la gestion des pesticides au Burkina Faso.

Il s’agit :

du décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité national de gestion des pesticides ;

du décret portant modalités de contrôle des pesticides au Burkina Faso ;

du décret portant conditions générales de délivrance d’agrément de pesticides ;

du décret portant contrôle des procédures de destruction des pesticides obsolètes au Burkina Faso.

L’adoption de ces décrets permet un meilleur contrôle de la gestion des pesticides dans notre pays.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– un décret portant création d’un emploi de chercheur au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

L’adoption de ce décret permet la création d’un emploi de chargé de recherche au CNRST.

I.2.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– un rapport relatif au bilan de l’organisation des examens professionnels et concours de la Fonction publique, au titre de l’année 2018.

Au titre de la session de 2018, pour les concours professionnels, au total 3 095 postes ont été pourvus sur 4 038 postes à pourvoir.

Pour les concours directs, il a été autorisé l’ouverture de 100 concours pour 6 326 postes pourvus sur 6 668postes prévus.

Pour les recrutements sur mesures nouvelles spéciales au profit de onze (11) départements ministériels, 52 concours ont été organisés pour              2 641 postes pourvus sur 2 733 postes à pourvoir.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la liquidation des dépenses restées en instance et l’amélioration de l’organisation des examens professionnels et concours de la Fonction publique.

– un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutements sur examens professionnels et concours, au titre de l’année 2019.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement au titre de l’année 2019, de 3 232 agents au titre des concours professionnels et de 5 892 au titre des concours directs.

Pour le recrutement sur mesures nouvelles au titre de l’année 2019, 5 535 postes sont à pourvoir pour les mesures nouvelles spéciales et 1 124 pour les mesures nouvelles ordinaires.

II.COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil le bilan de la visite d’amitié et de travail de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso en République de Turquie du 9 au 11 avril 2019.

Durant son séjour, marqué par les étapes d’Istanbul et d’Ankara, le Président du Faso a eu des entretiens avec son homologue Recep Tayyip ERDOGAN et le Président de la grande Assemblée nationale de Turquie.

Il a par ailleurs accordé une audience au Président du Conseil d’Affaires Turquie-Burkina Faso et présidé le Forum d’affaires Turquie-Burkina Faso. Il a également mis à profit son séjour pour rencontrer la communauté burkinabè vivant en Turquie.

La visite d’amitié et de travail du Président du Faso a été aussi marquée par des signatures d’accords et de conventions dans les domaines des investissements, de la défense et de l’audiovisuel.

La 2ème Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la Turquie se tiendra en juillet 2019 à Ouagadougou.

II.2. Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à l’élection du Burkina Faso à la présidence du Comité technique spécialisé sur le Développement social, le travail et l’emploi (CTS-DSTE) de la Commission de l’Union africaine (UA), pour un mandat de deux (02) ans.

Il a également informé le Conseil de l’organisation courant mai 2019, d’une opération de contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires en activité.

II.3. Le ministre des Mines et des carrières a fait au Conseil le point de la mise en œuvre des recommandations de la Commission d’enquête parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières au Burkina Faso.

La Commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale a formulé 55 recommandations, suite à l’enquête menée en 2016 sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières au Burkina Faso. Il ressort du rapport du comité de suivi de ces recommandations qu’à la date du 30 novembre 2018, 30 ont été mises en œuvre, soit un taux de 61%, 14 en cours de mise en œuvre et 5 recommandations non encore mises en œuvre.

Afin d’accélérer la mise en œuvre des recommandations en cours et celles non mises en œuvre, le ministre a informé le Conseil de la création de sous-comités composés de représentants des départements ministériels impliqués dans la mise en œuvre desdites recommandations.

II.4. Le ministre des Sports et des loisirs a informé le Conseil de l’organisation de la première édition de la « Coupe des Ambassades » en football dont le lancement est prévu pour le 1er mai 2019 à Ouagadougou. Cette activité vise à créer un cadre d’expression de la pratique du sport pour tous à travers la mise en compétition des différentes représentations diplomatiques au Burkina Faso.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Wend Gomdé Abel SAWADOGO, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (Agetib), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Eric BASSOLE, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (Agetib), pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Situation soudano-tchadienne : Deby dans le viseur après Béchir ?

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Les présidents Omar El-Bechir et Idriss Deby Itno sont arrivé au pouvoir presqu'à à la même période (1989 et 1990)... la chute de l'un entraînera celle de l'autre ?

Depuis le début de la contestation populaire au Soudan, commencée il y a de cela près de quatre mois, il y a un pays qui suit très attentivement le déroulement des faits. Ce pays, c’est le Tchad d’Idriss Deby Itno, qui partage avec le Soudan près de 1080 km de frontière et qui a plusieurs liens séculaires sur le plan culturel, social et linguistique. Le président Tchadien Idriss Deby était le dernier chef d’Etat à avoir rendu visite au président à l’ex président El-Bechir, le 4 avril dernier à Khartoum, soit 6 jours avant sa destitution par l’armée. C’est dans ce contexte que s’ouvre ce samedi à N’Djamena un sommet extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

Les présidents Omar El-Bechir et Idriss Deby Itno sont arrivé au pouvoir presqu’à à la même période (1989 et 1990)… la chute de l’un entraînera celle de l’autre ?

Cette proximité entre le Soudan et le Tchad d’une part et entre le président déchu soudanais Omar El-Béchir et le président tchadien Idriss Deby Itno fait que certains observateurs n’écartent pas le phénomène de contagion.

Arrivé au pouvoir il y a 29 ans en lançant une offensive à partir du Darfour au Soudan, le président Deby et son homologue soudanais ont eu des relations très tendu à un moment donné avant d’observer une période de désescalade à partir de 2009.

Béchir en 1989 et Deby en 1990

Tout comme Omar El-Béchir arrivé au pouvoir lors d’un coup d’état militaire en 1989, Deby a pris le pouvoir en décembre 1990, en renversant Hussein Habré par une offensive lancée à l’Est du Tchad, frontalier avec le Darfour soudanais.

Le président Idriss Deby a été le dernier président en exercice à avoir rencontré El-Béchir avant sa destitution. C’était le 4 avril dernier. Mais, selon les informations recueillies par des témoins sur place, les deux chefs d’états n’ont évoqué au cours de cette visite que la question sécuritaire à leur frontière commune.

D’après un haut cadre de la Direction des services de sécurité de l’Etat (DGSSIE), (Ndlr, la garde prétorienne chargée de la sécurité présidentielle) : « nous observons de près ce qui se passe à Khartoum, cela pourrait avoir des répercussions immédiates même au sein de la DGSSIE), confie cette source qui requière l’anonymat.

Le Tchad craint une recrudescence des conflits à la frontière

Le Tchad partage plus de 1000 km de frontière avec le Soudan. A cause de la porosité de cette frontière source de plusieurs trafics notamment des armes et la contrebande des produits alimentaires, le Tchad et le Soudan ont mis en place une unité chargée de la surveillance de la frontière depuis 2010.

Cette force mixte Tchad-Soudan est forte de près de 3000 hommes à part égale entre les deux pays. Avec le départ de Omar El-Béchir, plusieurs observateurs craignent que cette force ne puisse pas jouer son rôle à cause d’un afflux des milices Djandjawids (Ndlr, milices armé par El-Béchir et responsables des crimes de guerre au Darfour) vers l’Etat du Darfour, frontalier du Tchad. Le départ de leur mentor ne sera certes pas sans conséquence sur ces milliers des milices qu’entretenait l’ex président soudanais. Selon les analystes, à défaut d’avoir des financements par les services de renseignement soudanais, ces milices pourraient regagner les maquis pour pouvoir survivre.

Selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères du Tchad, Béchir Issa Hamidi, sur Tweeter assure qu’il : « suivait avec attention la situation au Soudan… » Et avant d’ajouter : « Nous souhaitons que la volonté du peuple soudanais connaisse un dénouement pacifique… ».

Sommet extraordinaire de la SEN-SAD

Un sommet extraordinaire des Chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de la Communauté des Etats sahélo-sahariens s’ouvre ce 13 avril 2019 à Ndjamena, dans la capitale tchadienne. Selon un diplomate tchadien contacté par Jeune Afrique, les Chefs d’Etats évoqueront sans nul doute, la crise libyenne et la situation récente au Soudan, deux pays frontaliers du Tchad… »

Sur les réseaux sociaux, les internautes tchadiens ne cachent pas leurs sympathies avec les contestataires soudanais. Plusieurs d’entre eux ont repris sur leurs profils et statuts, l’icône des manifestants au Soudan. La photo d’une jeune étudiante soudanaise est devenue le symbole de la contestation contre le régime d’El-Béchir et très vite virale sur les réseaux sociaux.

Aussi, plusieurs internautes tchadiens prédisent que prochainement c’est le tour de Deby, qui règne au Tchad près de 29 ans sans partage. Sur une autre photo, très viral sur les réseaux sociaux, nous voyons la lettre S (Soudan) et la lettre T (Tchad) se suivent, tout comme les chiffres 1989 (Arrivé au pouvoir de El-Béchir) et 1990 (Arrivé au pouvoir de Deby). En tout cas, les analystes sont anonymes pour dire que c’est une phase 2 du printemps arabe qui s’ouvre, et les dirigeants de l’Afrique centrale seront les plus sensibles aux mouvements populaires.

Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain    

Grève au MINEFID : Le MPP dénonce une opération d’asphyxie économique

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L’interminable grève des agents du ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) a figuré en bonne place dans la conférence de presse animée ce 11 avril par les responsables du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP),  sur la situation nationale.

Simon Compaoré, président par intérim du MPP (au milieu), n’a pas été tendre les financiers grévistes

Pour le président par intérim du MPP, Simon Compaoré, cette grève des financiers qui n’en finit pas, n’est ni moins, ni plus qu’une «opération de sabotage et d’asphyxie de l’économie nationale».

Et d’indexer «un groupe de travailleurs plus portés sur leurs intérêts personnels que sur le sort des Burkinabè», responsable de la situation.  «Comment sous des prétextes aussi fallacieux que farfelus, qui ne résistent pas à l’analyse, peut-on empêcher des citoyens, des patriotes d’accomplir leur devoir civique ?», s’est-il indigné.

«La grève insidieuse à laquelle se livrent des travailleurs de ce ministère appelle une fermeté des pouvoirs publics et une explication de texte sur les tenants et les aboutissants du dossier du fonds commun qui, apparemment, n’a pas révélé tous ses secrets, a dit le président par intérim qui qualifie la situation de «pathétique» et «inacceptable», a conclu Simon Compaoré en guise d’avertissement sans annoncer des mesures concrètes de reprise en main de la situation.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

SEERA 2019 : Satisfecit et Cri de cœur du président de la Coalition CNPDER

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Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF, à la clôture de la SEERA 2019

La troisième édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afriques (SEERA) 2019 a fermé ses portes le 6 avril 2019 à Ouagadougou. L’objectif de cette édition était de réfléchir à des politiques et innovations pour une transition énergétiques réussie. Dans cette  interview à nous accorder à la clôture de cette SEERA 2019, Charles Didace Konseibo, président de la Coalition des organisations de la société civile (OSC) pour la promotion des énergies renouvelables, l’accès à l’énergie durable et l’efficacité énergétique au Burkina Faso (CNPDER- BF) tire le bilan, aborde les actions du gouvernement et les  efforts déployés par la société civile, notamment la CNPDER-BF dans le sens de la sensibilisation des populations et du plaidoyer pour des énergies renouvelables de qualité dans le pays. Entretien exclusif !

Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF, à la clôture de la SEERA 2019

Burkina Demain : Nous venons d’assister à la clôture de la troisième Semaine des Energies et Energies Renouvelables d’Afrique. Quelle est votre appréciation globale de cet évènement ?

Charles Didace Konseibo : Nous sommes très contents de cette semaine-là qui a marqué une différence avec les éditions passées. Cette édition s’est bien passée.

La Coalition nationale des OSC a pris part activement à cette semaine des énergies renouvelables. Nous avons tenu un stand. Nous avons eu un Side Event. Nous avons fait une salle comble de participants pour exprimer un peu notre point de vue par rapport aux énergies renouvelables dans notre pays.

Ces derniers temps, le gouvernement est engagé en faveur des énergies renouvelables. En tant qu’OSC intervenant dans le domaine, comment appréciez-vous cet engagement ?

Vraiment, nous avons constaté que le gouvernement fait beaucoup d’efforts. Nous avons vraiment apprécié. Et à notre Side Event hier nous avons apprécié cet engagement du gouvernement à faire des énergies renouvelables un vrai tremplin  pour le développement des énergies au Burkina Faso.  Malheureusement, en tant qu’OSC,  nous ne voyons pas encore la répercussion au niveau des masses populaires. Il y a des lois,  tout est pris le gouvernement travaille. Mais, au niveau des populations à la base, pour le moment on ne ressent pas cet effet-là, cet effet coordonné qui devrait permettre de sortir définitivement de cet assujettissement  au manque d’énergie. Il reste encore beaucoup à faire. Dans un premier temps, cela passe par la sensibilisation parce que les populations ne connaissent pas encore les énergies renouvelables. Pour ce faire, il faut des prestataires de proximité, des techniciens de niveau intermédiaire qui puissent faire des installations de qualité au profit des populations.  Sinon, on risque de ternir l’image des énergies renouvelables et à la longue, cela ne va pas porter fruit. Il y a quelque donc quelque chose à faire dans ce sens. Ce qui implique une formation professionnelle adaptée et appropriée aux populations. Ensuite, il faut vraiment que le gouvernement permette qu’il y  ait une règlementation. Il ne faut pas qu’il y ait un peu de fourre-tout au Burkina au niveau des énergies renouvelables. Il faut que les équipements qui rentrent soient certifiés, que les prestataires soient certifiés. Ainsi, on pourra assainir un peu le milieu des énergies renouvelables au Burkina Faso. A l’occasion de cette SEERA,  en tout cas, nous lançons encore un appel vibrant au gouvernement. Nous les encourageons, nous apprécions vraiment ce qu’ils font mais nous voulons ressentir cet  impact-là au niveau des  populations.

Parlons-nous brièvement de votre Coalition, son action  sur le terrain, son organisation…

La CNPDER-BF est un regroupement de 19 OSC qui travaillent dans le domaine des énergies renouvelables. C’est un groupe qui a ressenti le besoin de se mettre ensemble pour être en fait le porte-parole des plus pauvres vers les gouvernants. Très souvent les gouvernants voient macro. Les lois qu’ils votent, c’est très grand. Les populations à la base, ne connaissent pas ces lois-là.  Quand on les met en œuvre, ils ne les ressentent pas. Vous avez des moments on va installer un lampadaire solaire dans un village et puis les villageois ne sont pas au courant, c’est arrivé comme cela. Il faut bien leur expliquer, il faut bien  sensibiliser ces populations-là.  Et nous, nous voulons être cette courroie de transmission. Toutes ces 19 OSC membres sont d’accord pour faire cette transmission.

Vous avez dans notre Coalition des organisations internationales telles l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV) qui nous apporte un appui inestimable. C’est d’ailleurs avec le financement  d’un de ses projets dénommé Programme Voix pour le changement (V4CP) que nous avons participé à cette SEERA 2019. Ce programme accompagne quatre (4) OSC qui sont dans le domaine des énergies renouvelables, ce qui permet de donner une certaine dynamique à notre coalition. En plus dans la CNPDER-BF, il y a un  groupe d’experts qui regroupe des représentants de sept (7) OSC dont le rôle est de réfléchir aux stratégies d’approches, de plaidoyer, et de mise en œuvre des projets de la  Coalition.

Quelles sont vos actions futures ?

Pour le futur, nous envisageons beaucoup d’actions. Il faut dire que notre plaidoyer est collaboratif. Nous pouvons sortir à travers des conférences de presse pour exprimer notre vision, nous élaborons des Policy Brief, des notes de position que nous rendons publiques pour faire connaitre à la population notre position sur le développement des énergies renouvelables. Nous allons continuer dans ce sens, pour approcher dans un premier temps le gouvernement, le Premier ministère, le MINEFID, l’ANEREE, la direction générale des énergies pour qu’on alloue plus d’argent à ce secteur. Nous voulons aussi que le Ministère de l’enseignement, de la Jeunesse puissent faire la promotion des métiers des énergies renouvelables, d’où la formation professionnelle. Nous savons que le plaidoyer, c’est durable dans le temps, nous espérons rendre forte la coalition pour qu’elle puisse perdurer dans le temps pour que les énergies renouvelables  puissent rayonner au Burkina Faso.

Au regard de ce qui est fait, le Burkina Faso n’est-il pas un bon élève dans la transition vers les énergies vertes en Afrique ?

Dire que le Burkina Faso  n’est pas un bon élève, serait un peu trop. Disons que nous n’avons pas suffisamment des moyens pour aller trop vite comme les gens le veulent. Mais, qu’au niveau des lois, des stratégies et des politiques qui sont votées, l’Afrique essaye d’aller vers cette transition énergétique. La thématique de cette SEERA est une transition énergétique réussie au niveau du Burkina. Nous saluons l’engagement des différents gouvernements au niveau de la CEDEAO, il y a des bonnes politiques qui sont prises, mais c’est la traduction lente de ces politiques au niveau national qui pose problème. Nous aujourd’hui, ce qu’on voudrait, c’est  de permettre d’accélérer la mise en œuvre  de ces politiques  convenues aussi bien au niveau régional que national. Le Burkina envisage de produire près de 300 MGW en 2020, ce qui permettra d’accroitre l’offre de l’électricité. En tant qu’OSC, nous ne revendiquons pas pour revendiquer, mais nous demandons au gouvernement d’accélérer le rythme pour permettre à la majorité de la population d’avoir accès à l’électricité, à l’énergie propre dans le pays. C’est cela notre préoccupation principale.

Interview réalisée par Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain

Projet TFTC : Le PNE Burkina sensibilise les femmes de Koankin

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Sylviane Yameogo, chargée de communication au PNE en pleine explication avec image en mains

Le Partenariat national de l’eau (PNE) du Burkina Faso a organisé une séance de sensibilisation au profit d’une cinquantaine de femmes du village de Koankin, dans la commune rurale de Saponé, ce 9 avril 2019. L’activité a porté sur le thème de l’hygiène et de l’assainissement et s’inscrit dans le cadre du projet ‘’TonFuturTonClimat’’ (TFTC).

Sylviane Yameogo, chargée de communication au PNE en pleine explication avec image en mains

Il était un peu plus de 10 heures, lorsque l’équipe du PNE, conduite par la chargée de communication Sylviane Yaméogo, arrive à Koankin. Les femmes, elles, elles étaient déjà installées. Pas de temps à perdre, nous avons déjà accusé un retard d’une demi-heure. Très rapidement, les salutations d’usage sont faites, place à l’activité.

C’est le duo, Félicité Chabi Vodounhessi, chargée de projet au Partenariat  régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO) et Sylviane Yaméogo, chargée de communication au PNE qui ont échangé avec les femmes. En effet, Sylviane était chargée de traduire en Mooré les propos de Félicité.

D’entrée de jeu, ce sont les préoccupations et attentes de la cinquantaine de femmes venue assister à cette sensibilisation sur l’hygiène et l’assainissement qui ont été recueillies. Ensuite, vient la question de Félicité qui nous fait entrer dans le vif du sujet à savoir: « quelles sont les maladies pour lesquelles vous allez très souvent à l’hôpital ?», leurs demande-t-elle.

Après la traduction de la question en Mooré par Sylviane, telle dans une salle de classe, on voit les doigts levés. Les réponses sont alors données à tour de rôle.

Manque d’hygiène et d’assainissement

Pour félicité, la plupart des maux cités sont liés au manque d’hygiène et d’assainissement.  Pour illustrer ses propos, elle disposa les femmes en groupe de 5 et leurs distribua des images sur des papiers format A4.  La consigne était que chaque groupe après concertation désigne un membre qui viendra interpréter ou commenter les images. Toutes les images avaient bien sur un lien avec l’hygiène et l’assainissement.

A l’issue de cet exercice, les femmes ont pu noter les causes et conséquences du manque d’hygiène. Elles ont aussi appris les bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement.

De nombreuses maladies, telles la diarrhée, les maux de ventre etc. sont le résultat de « notre négligence en matière d’hygiène », dit la communicatrice.  C’est pourquoi, elle a invité les femmes à adopter des attitudes de rigueur dans la propriété. « Si vous prenez soin de votre environnement de vie, vous éviterez beaucoup de maladies »,  a conseillé Félicité Chabi aux femmes.

Installation d’un forage

Un autre élément des échanges avec les femmes a porté sur l’installation d’un forage dans le village.

En effet, Dans le cadre du projet, ‘’TonFuturTonClimat’’, il est prévu la réalisation d’un forage dans le village de Koankin. Les femmes ont voulu savoir l’usage de ce forage. « Ce forage est destiné à l’agriculture » a déclaré Félicité.

Toutefois, dit-elle, au regard des difficultés liées à l’approvisionnement en eau dans le village, il serait possible que ce forage serve de source d’approvisionnement en eau pour la population de Koankin.

C’est sur une note de satisfaction que l’équipe de PNE et les femmes de Koankin se sont séparées. Rendez-vous a été pris pour une autre séance de sensibilisation dans les mois à venir.

Notons que le projet ‘’TonFuturTonClimat’’ est financé par le gouvernement Québécois.  Il est mis en œuvre au Burkina Faso par le GWP-AO en collaboration avec le PNE Burkina Faso.

 

Joachim Batao

Burkina Demain