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Loi PPP : «L’opposition continuera de dénoncer le gré à gré dans la passation des marchés»

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Dans ce compte-rendu de réunions, le chef de file de l’opposition politique réexplique le sens de la désapprobation des parlementaires de l’opposition au projet de loi portant  allègement des conditions d’exécution du programme de projets partenariat public-privé, voté le 3 juillet dernier par la majorité parlementaire.

Le CFOP Zéphirin assure qu’il n’est pas contre le principe de partenariat public privé

Compte-rendu de la réunion du Cadre de Concertation du CFOP, tenue les 07 et 11 juillet 2017 à Ouagadougou

Les partis politiques membres du Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition ont tenu une rencontre régulière le vendredi  07 juillet 2017, rencontre qui s’est poursuivie le mardi 11 juillet 2017,  au siège du CFOP. Présidée par M. Zéphirin Diabré, Chef de file de l’Opposition, cette rencontre avait les points suivants inscrits à son ordre du jour :

  • situation nationale ;
  • vie du cadre ;
  • divers

Au titre de la vie nationale

L’actualité nationale a été marquée par le vote, le lundi 03 juillet,  de la loi portant  allègement des conditions d’exécution du programme de projets partenariat public-privé.

Lors du vote de cette loi, et conformément aux directives du  CFOP, les députés de l’Opposition se sont vaillamment opposés à ce que les Burkinabè comprennent chaque jour qui passe, comme une légalisation éhontée du pillage des  ressources de notre pays par le MPP, sous le fallacieux prétexte de promouvoir le développement.  Les députés de l’Opposition ont quitté la salle de l’hémicycle pour éviter de se faire complices de la forfaiture du parti au pouvoir. L’Opposition politique leur adresse toutes ses félicitations, et ses encouragements. Elle les exhorte à garder cet esprit de vigilance sur tout ce qui touche à la gestion du bien public et à la bonne gouvernance, et à continuer à se faire les gardiens intraitables  des  acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre  2014.

L’Opposition politique redit ici que, contrairement à la propagande mensongère du MPP, elle n’a jamais été contre le PPP. Comme le sait tout le monde, le PPP est un mode  libéral de financement des grands projets publics, en associant  le secteur privé et ses ressources.

Ce que l’Opposition dénonce, et continuera de dénoncer,  c’est le gré à gré comme méthode de passation des marchés du PPP. Le monde fourmille d’exemples de PPP, mais la passation des marchés se fait par appel à  la concurrence, toute chose qui permet de choisir le projet qui est à la fois meilleur sur le plan technique et le moins cher sur le plan financier.

Ces marchés  se chiffrent à des milliers  de milliards. Ils engageront notre pays pendant des décennies. Ils ne sont pas tous urgents. Mais le plus grave, c’est que, avec cette loi qui autorise le gré à gré, nos dirigeants  auront tout le loisir de distribuer ces marchés publics à leurs amis  et camarades politiques du monde des affaires.

L’Opposition fait d’ailleurs observer aux Burkinabè que  cette loi qui vient d’être votée par le parlement n’est pas une nouvelle loi, mais en fait la modification de la loi Blaise Compaoré sur les PPP, votée le 23 mai  2013,  en vigueur depuis, mais qui n’a même pas été expérimentée.

En parlant  d’allègement des procédures de l’ancienne loi,  le MPP veut dire qu’il a trouvé que la loi Blaise Compaoré était   trop contraignante. En effet celle-ci, en son article 16, disposait très clairement que «  La sélection du partenaire privé est effectué par appel à la concurrence à l’échelon  national ou international en fonction de la complexité ou de l’envergure financière du projet. Le partenaire privé est sélectionné à l’issue d’un appel d’offres ouvert en une étape précédé d’une procédure de pré-qualification,ou d’un appel d’offres ouvert en deux étapes, précédé d’une procédure de pré-qualification.»En quoi une telle disposition est elle contraignante ? En quoi empêche-t-ellele MPP de travailler vite ? En quoi empêche-t-elle les partenaires honnêtes du Burkina de venir investir chez nous ?

En  changeant cette  loi pour introduire le gré à gré, le MPP, qui a participé à l’insurrection qui a renversé  le régime de Blaise Compaoré, a délibérément choisi de piétiner les acquis de cette insurrection. Mais les Burkinabè peuvent se rassurer que l’Opposition continuera de mener le combat contre la grave dérive à laquelle nous assistons. Elle leur demande de rester mobilisés et à l’écoute des prochains mots d’ordre du CFOP.

Au titre de la vie du Cadre

Au regard des développements évoqués plus haut, de l’aggravation de la mal gouvernance, et de la persistance des problèmes de vie courante qui assaillent les populations du Burkina, les  partis politiques ont échangé sur  les stratégies et  actions futures du CFOP.

La rencontre a pris fin à 20h dans une ambiance de grande cordialité.

Ouagadougou, le 11 juillet 2017

Le Service de communication du Chef de file de l’Opposition politique

Hôpital Yalgado : 9 cartons de médicaments volés saisis par la police

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A l’hôpital Yalgado, la police a saisi le 10 juillet dernier neuf cartons de produits pharmaceutiques que huit individus en véhicules tentaient de faire sortir frauduleusement de l’établissement public, confronté ces dernières années à toutes sortes d’incivisme.

9 cartons de produits pharmaceutiques.  C’est la prise de la police nationale de l’hôpital ce lundi 10 juillet. Ces cartons ont été saisis des mains de 8 individus en véhicule qui tentaient de les soustraire frauduleusement  de l’établissement public.

Pour la direction générale de Yalgado, cette action de la police concourt à la lutte contre toutes les pratiques malsaines dans son établissement.

«Le CHU-Yalgado est confronté depuis belle lurette à l’insécurité sous toutes ses formes: agressions des soignants, bagarres entre accompagnants, vols dans des salles d’hospitalisation,  des produits pharmaceutiques, bref la liste est non exhaustive. Les actions de sensibilisation entreprises depuis des années n’y ont rien pu ; bien au contraire, le mal semblait s’aggraver avec l’incivisme de ces temps-ci. Pour prendre le taureau par les cornes, il a été fait appel à la Police nationale», rappelle le service de communication de l’hôpital Yalgado Ouédraogo.

Burkina Demain

 

Afrique de l’ouest : Un atlas des paysages pour mieux protéger l’environnement

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Le présidium l'ouverture du lancement de l'atlas Afrique de l'Ouest

Le comité permanent inter-Etat de lutte contre la sècheresse dans le sahel (CILSS) en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers (USAID et USGS) a procédé au lancement officiel de l’atlas sur les paysages de l’Afrique de l’ouest, intitulé « Les paysages de l’Afrique de l’ouest : Une fenêtre sur un monde en pleine évolution », ce mardi, 11 juillet 2017 à Ouagadougou dans la capitale burkinabè.

Le présidium l’ouverture du lancement de l’atlas Afrique de l’Ouest

Le but est non seulement « d’inciter à l’action et à la mobilisation pour la protection des ressources naturelles de l’Afrique de l’ouest et du Sahel, mais aussi à la mobilisation des systèmes de production pour créer les richesses et l’emploi », a déclaré Dr. Djimé Adoum, Secrétaire exécutif du CILSS. Pour cela, un atelier de trois (03) jours a été initié par le comité d’organisation. Il a pour objectif d’informer les décideurs ouest-africains et les partenaires techniques et financiers sur les outils/produits de surveillance environnementale développés par le CILSS/CRA pour l’aide à la décision, a-t-il ajouté.

Ce document  met en évidence les tendances évolutives de l’occupation des terres de 1975 à 2013 pour chaque pays et pour l’ensemble de la sous-région, à travers une cartographie multi-temporelle, selon Mme Compaoré Fanta/Kafando, directrice générale de la préservation de l’environnement et représentant le ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, d’ailleurs président de la cérémonie. Selon elle, la région ouest-africaine notamment la zone sahélienne a connu dans les années 70-80 des poches de sècheresse, aggravées par des perturbations climatiques importantes caractérisées par de fortes pluies et des inondations. Celles-ci ont eu des incidents de masses sur les productions agricoles, forestières et pastorales, contribuant ainsi au maintien d’une bonne partie de la population sous le seuil de la pauvreté.

Actions à entreprendre

Photo de famille des officiels

De son avis, « l’atlas sur les paysages de l’ouest » revêt une importance capitale dans le sens où il nous montre l’état de dégradation qui est en train de s’opérer sur notre territoire ainsi que l’ensemble des « pays du sud » et en même temps, il montre l’urgence de la réaction par rapport à l’état de dégradation qui est en train de s’observer. De plus, c’est un document scientifique qui prouve, document à l’appui, l’état de dégradation. Ce qui nous interpelle sur les actions à entreprendre. Il s’agit déjà d’exploiter le document qui a été proposé pour pouvoir ensemble, avec l’ensemble des acteurs identifier les actions à prendre.

Pour l’ambassadeur des Etats-unis au Burkina, David K. Young, accepter financer une telle étude par son pays est « vraiment un grand honneur » pour son pays. Et cet honneur est d’autant plus grand qu’il est accompagné par les autorités burkinabè ainsi celles des autres pays membres de cette institution qui est en train d’utiliser les données disponibles à travers leurs satellites depuis les années 70 pour faire les études depuis cette période dans l’utilisation des terres. Selon lui, cet atlas va permettre à tous les scientifiques présents à cet atelier d’étudier l’impact de la population humaine sur les territoires « qui nous nourrissent ». Et notre but est d’utiliser ces données-là pour trouver des solutions pratiques pour mieux protéger l’environnement et les ressources vitales de la terre.

Plusieurs actes ont ponctué cette cérémonie. Il s’agit entre autres des remises symboliques d’atlas à trois pays que sont la Côte d’ivoire, le Ghana et le Burkina Faso ; des visites guidées ainsi que des travaux en atelier, etc. L’évènement est prévu pour prendre fin le 13 juillet 2017.

Mathias Lompo

Burkina Demain

16 militaires américains ont péri dans un crash d’avion

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Aucun des 16 militaires à bord de l'appareil n'a survécu au drame
De sources médiatiques, un avion de la marine américaine a disparu lundi dans l’État du Mississippi, avec à son bord 16 militaires. Tous les 16 militaires ont péri dans le crash qui s’en est suivi
Aucun des 16 militaires à bord de l’appareil n’a survécu au drame

L’accident n’aura laissé aucun survivant. Lundi, seize personnes sont décédées dans le crash d’un avion militaire de la marine dans l’État américain du Mississippi, dans le sud du pays, ont annoncé plusieurs médias américains selon les propos d’un responsable local. Le corps des Marines a confirmé qu’un « accident » avait eu lieu dans la soirée qui impliquait un appareil de type KC-130, sans pour autant fournir davantage de précisions.

Toutes les victimes étaient à bord de l’appareil de la marine américaine et il n’y a aucun survivant, a déclaré Fred Randle, en charge des gestions de crise dans le comté de Leflore, à la chaîne de télévision CNN. L’accident a eu lieu vers 16 heures locales (21 heures GMT), et les pompiers ont dû intervenir pour éteindre l’incendie, indique pour sa part le journal local Clarion-Ledger.

L’avion s’est écrasé dans un champ de soja, selon le journal, qui publie des photos montrant un épais panache de fumée s’élevant d’un champ et des équipes de secours. Le gouverneur du Mississippi, Phil Bryant, a appelé sur sa page Facebook à prier pour les victimes, tout en saluant « nos hommes et nos femmes en uniforme (qui) risquent leurs vies tous les jours pour assurer notre liberté ».

Burkina Demain

Source : Le Point

Mali : une dizaine de militaires portés disparus suite à une attaque djihadiste

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Les forces armées maliennes sont en train de rechercher activement leurs collègues portés disparus

Au Mali, une dizaine de militaires sont portés disparus depuis dimanche 9 juillet dernier, suite à une attaque djihadiste dans la zone de Ménaka, au nord-est du pays, vers la frontière nigérienne. D’autres sources non officielles font état même d’une trentaine (29) de soldats qui manqueraient  à l’appel.

Les forces armées maliennes sont en train de rechercher activement leurs collègues portés disparus

Depuis dimanche 9 juillet 2017, les Forces armées maliennes, appuyées par des militaires français, sont à la recherche d’une dizaine des leurs portés disparus dans la zone de Ménaka (vers la frontière nigérienne), suite à une attaque djihadiste qui a fait également des blessés. A en croire d’autres sources non officielles, le nombre des soldats disparus seront même plus élevé. Un journal local a même avancé le chiffre de 29 militaires qui manqueraient à l’appel. Pour l’heure, pas encore  de trace, ni de nouvelle d’eux.

Décidément, l’armée malienne ne sait plus à quel saint se vouer avec ces attaques djihadistes. Dans la nuit de samedi à dimanche, c’est la même armée malienne qui affirmait avoir repoussé un assaut de djihadistes à Benena, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Entrepreneuriat féminin : la Banque mondiale annonce un dispositif de plus d’un milliard de dollars

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Avec ce nouveau dispositif de financement de la Banque mondiale, les femmes pourraient avoir plus facilement accès aux financements

C’est un des points positifs du dernier sommet du G20 tenu les 7 et 8 juillet 2017 à Hambourg en Allemagne. Il s’agit de l’annonce par la Banque mondial d’un nouveau dispositif de financement pour mobiliser plus d’un milliard de dollars en faveur des femmes entrepreneurs.  «Cet incroyable dispositif aura un impact énorme sur le développement économique des femmes dans le monde », s’est félicité le président américain, Donald Trump. Pendant que le président du groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, parle de «démarginalisation économique des femmes »  Plus de détails dans le communiqué ci-après.

Avec ce nouveau dispositif de financement de la Banque mondiale, les femmes pourraient avoir plus facilement accès aux financements

HAMBOURG (Allemagne), 8 juillet 2017—Le Groupe de la Banque mondiale annonce ce jour, à l’occasion du sommet des dirigeants du G20, la création d’un nouveau dispositif de financement visant à mobiliser plus d’un milliard de dollars pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin et aider à accroître l’accès des femmes des pays en développement aux financements, marchés et réseaux dont elles ont besoin pour assurer le démarrage et la prospérité de leurs entreprises.

Pays initiateur de l’idée de ce dispositif, les États-Unis en seront un membre fondateur aux côtés d’autres pays donateurs.

« Cet incroyable dispositif aura un impact énorme sur le développement économique des femmes dans le monde », déclare le Président des États-Unis Donald Trump. «Il contribuera à créer davantage de possibilités et à stimuler la croissance économique, notamment en aidant à lever les obstacles uniques auxquels sont confrontées les femmes entrepreneurs. Je suis fier de la contribution des États-Unis à conduire les efforts qui sous-tendent cette initiative sans précédent ».

Parvenir à la croissance inclusive

«La démarginalisation économique des femmes est un facteur déterminant pour parvenir à la croissance inclusive nécessaire pour mettre fin à l’extrême pauvreté. C’est bien la raison pour laquelle cela continue d’être une priorité pour nous », affirme le Président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim.« Ce nouveau dispositif présente une occasion unique de mettre les secteurs public et privé à contribution pour ouvrir de nouveaux horizons aux entrepreneuses et aux entreprises appartenant à des femmes dans les pays en développement du monde entier ».

« Chacun y gagne lorsque les femmes disposent des ressources dont elles ont besoin pour participer pleinement à nos économies et sociétés », souligne le Premier ministre canadien Justin Trudeau. « Notre gouvernement est déterminé à aider les femmes à obtenir les outils qu’il leur faut pour assurer leur succès d’entrepreneuses et de dirigeantes. Cet important investissement aidera les femmes des pays en développement à créer des emplois, bâtir des économies qui fonctionnent pour tous et qui aient une chance réelle et juste de réussir ».

«le G20 n’est pas seulement un sommet de deux jours»

« Je constate avec satisfaction que cette initiative en faveur des femmes apporte une réelle valeur ajoutée. Je remercie sincèrement tous ceux qui y ont œuvré, parmi lesquels le Président de la Banque mondiale Jim Yong Kim et Ivanka Trump. L’exemple de cette initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs est la preuve que le G20 n’est pas simplement un sommet de deux jours, mais un véritable processus », indique la Chancelière allemande Angela Merkel. « Enfin, il ne fait pas l’ombre d’un doute dans mon esprit que sous la direction de Jim Kim, les investissements consentis seront réellement productifs et source de valeur ajoutée ».

Selon le Premier ministre japonais Shinzo Abe,« La participation active des femmes au sein d’une société est l’un des axes de l’abenomics.La démarginalisation des femmes et leur rôle directeur contribueront à la diversification et à la redynamisation des organisations et des sociétés.« Ce dispositif incarne cette conviction au sein des pays en développement ; il est porteur de l’avènement d’une société dans laquelle la femme est promise au succès ».

Premier dispositif de promotion de l’entrepreneuriat féminin administré par la Banque mondiale à une telle échelle, l’initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi) s’emploiera à mobiliser plus d’un milliard de dollars de financements pour améliorer l’accès au capital, apporter une assistance technique et investir dans des projets et programmes de soutien aux femmes et aux PME féminines dans les pays clients du Groupe de la Banque mondiale. Le dispositif vise à faire jouer l’effet de levier des financements des donateurs – d’un montant actuel de plus de 325 millions de dollars – pour débloquer plus d’un milliard de dollars auprès des institutions financières internationales et des banques commerciales, en faisant appel à des intermédiaires financiers, des fonds et d’autres acteurs du marché.

L’initiative bénéficie du soutien des donateurs

Les États-Unis et l’Allemagne ont invité le Groupe de la Banque mondiale à mettre ce dispositif sur pied en raison de sa longue expérience, de ses réalisations et de son important programme dans les domaines de l’apprentissage et de l’innovation. L’initiative bénéficiant d’un soutien solide des donateurs, notamment l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Australie, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, le Danemark, les Émirats arabes unis, les États-Unis, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, le Groupe de la Banque mondiale a pu le concevoir et le soumettre à l’approbation de son Conseil d’administration au cours de l’actuelle présidence allemande du G20.

« La rapidité avec laquelle la communauté internationale s’est mobilisée en faveur de cette nouvelle initiative est tout à fait remarquable ; le résultat obtenu a dépassé nos objectifs de près de 100 millions de dollars », se félicite M. Kim. « C’est non seulement la preuve qu’il est important d’accroître la démarginalisation économique des femmes mais aussi le signe que nous disposons de plus de ressources pour aider les femmes à démarrer des entreprises et les faire prospérer. Nous remercions le Président Donald Trump, la Chancelière Angela Merkel et Ivanka Trump d’être d’ardents défenseurs de ce dispositif de financement et de la cause des femmes entrepreneurs en général ».

Bâti sur les succès des programmes de la Banque mondiale

Le dispositif de financement We-Fi s’appuie sur les succès passés et actuels des programmes du Groupe de la Banque mondiale et s’efforce d’élargir les perspectives, en soutenant les entreprises féminines très en amont pour favoriser leur croissance et en débloquant l’accès aux capitaux et aux services d’assurance. Dans le même temps, le dispositif de financement entend étayer des interventions complémentaires du secteur public qui confortent l’environnement des affaires et élargissent les débouchés commerciaux pour les femmes chefs d’entreprise.

Le présent dispositif se distingue des initiatives actuelles en ce qu’il représente une plateforme permettant de mettre en cohérence des réformes nationales et des investissements privés, de s’appuyer sur ce qui marche pour appliquer les leçons de l’expérience en matière de démarrage et de promotion d’entreprises détenues ou dirigées par des femmes, de rassembler des données clés auprès des secteurs public et privé sur les femmes entrepreneurs et leurs entreprises et de soutenir l’innovation et l’apprentissage pour obtenir des résultats sur une grande échelle.

Nombreux obstacles des femmes entrepreneurs

Les femmes entrepreneurs se heurtent à de nombreux obstacles pour financer, acquérir et faire prospérer une activité : accès limité au capital et à la technologie, absence de réseaux et manque d’accès à l’information, freins juridiques et politiques à la détention et à la création d’entreprises.

Le dispositif We-Fi s’emploiera à démanteler les obstacles à l’accès au crédit et à offrir des services complémentaires, comme des activités de renforcement des capacités, un accompagnement en matière de réseautage et de mentorat ou encore des opportunités pour évoluer sur les marchés intérieurs et internationaux, tout en s’attachant à améliorer l’environnement des affaires pour les PME détenues ou dirigées par des femmes dans les chaînes d’approvisionnement des pays en développement.

L’accès aux services financiers constitue l’un des principaux obstacles à l’entrepreneuriat féminin. Près de 70 % des PME détenues par des femmes dans les pays en développement sont exclues par les établissements financiers ou ne sont pas en mesure de recevoir des services financiers assortis de conditions adéquates pour satisfaire leurs besoins.

Pour de plus amples informations sur le dispositif We-Fi, visitez le site :

http://www.worldbank.org/en/programs/women-entrepreneurs

Contacts :

À Hambourd : Edgar Buckley, 44-7465-200-505,  ebuckley@worldbank.org

À Washington :David Theis, (202) 458-8626, dtheis@worldbankgroup.org

 

Soumane Touré se prononcera jeudi sur la situation nationale

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Soumane Touré, président du Parti de l’indépendance du travail et de la justice

L’actualité politique burkinabè de ces derniers jours reste dominée par l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi modificative de la Haute cour de justice et surtout celle relative à l’allègement des procédures de passation des marchés dans le cadre des projets Partenariat public-privé (PPP) qui a donné lieu à des passes d’armes entre le pouvoir et l’opposition. Sur ces questions, l’on n’a pas entendu Soumane Touré, président du Parti de l’indépendance du travail et de la justice (PITJ). Mais, l’homme, à en croire des sources bien introduites, s’apprête à animer une conférence de presse pour donner sa lecture de la situation nationale.

Soumane Touré, président du Parti de l’indépendance du travail et de la justice

Si tout se passe comme prévu, Soumane Touré, président du Parti de l’indépendance du travail et de la justice (PITJ) sera face à la presse le 14 juillet prochain. Ce sera l’occasion pour lui de se prononcer sur  la situation nationale qui reste encore dominée par l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi modificative de la Haute cour de justice et surtout celle relative à l’allègement des procédures de passation des marchés dans le cadre des projets Partenariat public-privé (PPP). On le sait, Soumane Touré, n’a pas sa langue dans sa poche, il ne devrait pas comme à son habitude, faire dans la dentelle.

A sa précédente conférence de presse, celle du jeudi 30 mars 2017, le président du PITJ  avait appelé le président Roch Marc Christian Kaboré à « se faire un coup d’Etat à lui-même » comme l’avait fait en son temps, dit-il, le général Sangoulé Lamizana en février 1974. Pour lui, le pays est une dans une impasse institutionnelle et qu’il fallait passer par là.

Christian Tas

Burkina Demain

Fonds d’autonomisation des jeunes et des femmes : Des pratiques mafieuses relevées à Jean Pierre Guingané

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De l'engouement pour ce programme d'autonomisation économique des jeunes et des femmes ; mais attention aux fraudeurs !

La semaine dernière, il y avait de réelle effervescence dans les lieux de dépôts des dossiers des candidats au programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes. Il a fallu même prolonger le délai de deux jours au vu de l’engouement. A Ouagadougou, ce sont le Musée national, l’INJEPS, Maison de la culture Jean Pierre Guingané qui ont retenus pour la réception des dossiers. Seulement dans certains endroits, il a été observé certaines pratiques mafieuses qui pourraient, si elles ne sont pas enrayées à temps,nuire au principe cardinal du programme,à savoir l’égalité des chances des jeunes et  femmes devant les opportunités publiques.

De l’engouement pour ce programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes ; mais attention aux fraudeurs !

Ainsi, à certains lieux de dépôts, comme à  Jean Guingané, il y avait un double système en place. «Les dossiers de ceux qui promettaient 10% de leur prêt étaient rangés à part et répertoriés dans un fichier spécial. Mais, pour les autres, les dossiers étaient reçus sans précautions particulières. Ce qui semblait indiquer que les premiers seront favorisés dans le traitement», nous confie un témoin oculaire. «J’ai également été témoin de cela», confirme une autre source.

La vigilance doit donc être de mise à tous les niveaux pour éviter le «mouta-mouta» dans l’exécution de ce programme d’autonomisation des jeunes et des femmes qui devrait, de l’avis des initiateurs, être «une réponse forte à la question du chômage des femmes et des jeunes»

Burkina Demain

Législatives sénégalaises du 30 juillet : Khalifa Sall bat campagne en prison

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Même sans leur champion; les partisans du maire emprisonné, s'activent sur le terrain

C’est parti depuis ce dimanche 9 juillet pour la campagne des législatives sénégalaises du 30 juillet 2017. Même si ses partisans sont en campagne,  le maire de Dakar, Khalifa Sall, n’y participe pas, emprisonné pour détournements de fonds publics.

En attendant son éventuelle libération, c’est depuis sa cellule que Khalifa Sall est obligé de battre campagne

Il n’est pas exclu que d’ici la fin de cette campagne électorale des législatives sénégalaises du 30  juillet, le maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné pour détournement de fonds publics,  soit libéré, ne serait-ce que sous caution. Puisque la Cour suprême va se prononcer sur son cas avant la fin de la campagne qui a débuté ce dimanche. La décision de la haute juridiction est attendue pour le 20 juillet prochain. En attendant, l’homme est obligé de battre campagne depuis sa cellule de prison. Sur le terrain, les partisans restent aussi actifs et pensent que cette détention pour des raisons politiques, serve même, disent-ils, la cause de leur champion.

Accusé d’avoir détourné 2,7 millions d’euros des caisses de la mairie de Dakar, Khalifa Sall a été incarcéré depuis mars. Malgré les nombreux appels pour sa libération, la justice sénégalaise ne lâche pas encore prise.

Mathias Lompo                               

Burkina Demain

Même sans leur champion; les partisans du maire emprisonné, s’activent sur le terrain

Ouagadougou –Yamoussoukro : Des avancées sur plusieurs dossiers avec la visite d’Amadou Gon Coulibaly

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Cette première visite d'Amadou Gon Coulibaly au Burkina aura fructueux à plusieurs titres
Comme annoncé, la visite du Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly à Ouagadougou ce 7 juillet, n’a duré que le temps d’une journée. Mais, elle a permis grâce aux échanges fructueux avec la partie burkinabè d’avancer sur les préparatifs du 9e sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) et sur d’autres dossiers importants comme les transports, l’énergie, la sécurité.
Cette première visite d’Amadou Gon Coulibaly au Burkina aura été fructueuse à plusieurs titres

La visite éclair mais chargée du Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly à Ouagadougou ce 7 juillet aura servi à quelque chose dans le renforcement des relations bilatérales entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Des avancées ont été enregistrées sur plusieurs questions dont le prochain sommet, le neuvième, du sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC).

Et dans d’autres secteurs de la coopération ivoiro-burkinabè comme les transports, la sécurité ou encore l’énergie où Yamoussoukro envisage déjà d’augmenter de 90  MW son offre d’électricité au Burkina, dans le cadre de l’interconnexion reliant les deux pays voisins.

Les questions fâcheuses n’ont pas été abordées

«Cette réunion était utile avant la réunion des gouvernements le 17 juillet et le sommet des chefs d’Etat le 18 juillet. En effet, nous avons pu identifier quelques points sur lesquels il y avait un travail complémentaire à faire pour nous accorder afin de les soumettre aux présidents. Cette séance de travail a vraiment été fructueux », s’est félicité le chef du gouvernement ivoirien.

Le premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba a lui aussi qualifié les échanges avec son ivoirien de fructueux mais assure que la question de l’extradition de l’ancien président Blaise Compaoré, en exile à Abidjan depuis sa chute du pouvoir en fin octobre 2014, n’a pas figuré au menu de leurs discussions. Cela dans un souci, explique-t-il, du respect du principe de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire. « Les questions que nous avons évoquées sont celles qui touchent au développement, à l’intégration économique, à la culture, etc. », a-t-il soutenu.

Christian Tas

Burkina Demain