Le cas de mauvaise gestion à la présidence sous Michel Kafando est on ne peut plus gênant pour l'ancien président
S’il y a une personne qui doit craindre pour la suite avec la remise du rapport de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat au président Roch Marc Christian Kaboré, c’est bien le président Michel Kafando dont la présidence a été épinglée dans ce rapport. Le contrôleur d’Etat Marius Ibriga parlera même de gestion « aux antipodes des normes de transparence». Jusque-là, l’ancien président avait été relativement épargné lorsque les dérives de la Transition étaient dénoncées par ses détracteurs.
Le cas de mauvaise gestion à la présidence sous Michel Kafando est on ne peut plus gênant pour l’ancien président
Comme son ancien Premier ministre Yacouba Zida parti au Canada, c’est après son départ pour le Burundi comme représentant du secrétaire général des Nations-Unies que le plus dur va commencer pour Michel Kafando. L’ancien président risque à un moment donné d’être gêné aux entournures dans sa difficile mission burundaise. Dire qu’il y a quelques jours, le président Kafando était reçu à Kosyam pour disait-il, prendre des conseils auprès du président Faso. Et c’est au même président Kaboré qu’a été remis plus tard ce rapport embarrassant pour le président Kafando.
La disparition du Dr Valère Somé, connu pour son franc-parler, constitue une grande perte pour le Burkina
C’est nos confrères de Faso.net et de Radio Watt FM qui ont donné la primeur de l’info : Valère Somé, théoricien ou idéologue de la Révolution d’août 1960 est mort. «Valère Somé de la Convergence pour la démocratie sociale est décédé ce mardi 30 mai 2017. Ce dernier était hospitalisé en France pour des soins», ont rapporté nos confrères.
La disparition du Dr Valère Somé, connu pour son franc-parler, constitue une grande perte pour le Burkina
Auteur du Discours d’Orientation Politique (DOP) prononcé un certain 2 octobre 1983 par Thomas Sankara, président du Conseil National de la Révolution, Docteur Valère Somé dont l’on pleure aujourd’hui la disparition, était très proche du président Sankara. L’on a beaucoup parlé de Valère Somé ces dernières années à la faveur de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.
Partisan de la réconciliation nationale après les évènements d’octobre 2014, Docteur ne voyait cependant pas d’un bon œil l’entrée au gouvernement Thiéba des sankaristes.
Pour contribuer à la sensibilisation des citoyens sur la cruciale question de l’assainissement, l’artiste-musicien burkinabè Sana Bob vient de mettre sur le marché un nouveau titre, un single ‘’Tond Burkindi’’ et clip, conçus dans le cadre de la campagne Fasotoilettes. Sana Bob était face à la presse le 26 mai à Ouaga pour en parler.
Sana Bob entouré de son manager Kosta Thegawendé (à droite) et du responsable du projet Fasotoilettes Cheick Sanou
Présenter son nouveau titre ‘’Tond Burkindi’’ et son clip et répondre aux préoccupations des journalistes. C’était l’objectif principal du point de presse animé vendredi dernier à Ouagadougou par Sana Bob, entouré de son manager, KostaThegawendé et du responsable du projet Fasotoilettes Cheick Sanou.
Une autre étape de l’engagement de l’artiste
L’engagement de Sana Bob touche aussi des domaines cruciaux comme l’assainissement. En plus l’artiste est bien connu et apprécié des Burkinabè. C’est pourquoi, il s’est agi de trouver un artiste pour supporter l’initiative Fasotoilettes, le choix a vite été porté sur Sana Bob comme ambassadeur de cette campagne, explique aux journalistes le responsable des opérations de IRC Burkina Hilaire Dongodaba.
«On ne peut mendier l’aide de l’occident pour manger et encore mendier l’aide pour les toilettes», soutient justement Sana Bob qui est ainsi engagé dans un noble combat, celui de la dignité des Burkinabè par les Burkinabè.
L’artiste qui a beaucoup voyagé à l’étranger, assure que notre pays est vraiment en retard sur question de l’accès à l’assainissement et appelle à un engagement de tous pour changer la donne.
100 000 latrines d’ici fin 2017
Le responsable des opérations d’IRC Burkina Hilaire Dongodaba (micro), expliquant aux journalistes le choix de Sana Bob comme ambassadeur de la campagne Fasotoilettes
L’objectif justement de Fasotoilettes, c’est les citoyens à jouer leur partition sur la question qui ne devrait plus être une affaire de gouvernement ou de leaders mais simplement une affaire citoyenne. «Tout le monde connaît des personnes ou des parents qui n’ont pas accès à des toilettes et devrait faire quelque chose à leur endroit. Chacun est leader quelque part, quelle que soit la position et devrait sentir concerné», plaide Firmin Dongodaba. Et Cheick Sanou d’appeler aussi à un changement de comportements par rapport à la question.
Fasotoilettes est, faut-il le rappeler, une campagne de solidarité citoyenne pour l’accès aux toilettes des populations vivant dans les zones rurales et périurbaines. Parrainée par l’épouse du président du Faso, elle vise l’objectif de 100 000 latrines construites d’ici la fin de l’année 2017. C’est une initiative d’IRC, en collaboration avec le ministère de l’eau et de l’assainissement, Eau Vive Internationale, WaterAid et la Fondation KIMI.
Les dernières semaines de ce mois ont été éprouvantes pour la nation. Les 18 et 19 mai, le village de Tialgo, dans la commune de Tenado, a connu des affrontements entre groupes d’auto-défense Koglweogo et habitants. Ces affrontements ont fait officiellement six morts. Dans la même période, un affrontement pour une affaire de succession à la chefferie traditionnelle a eu lieu dans la commune de Bittou. Le dernier acte de cette série d’actes inciviques a été la violence qu’a subie l’artiste Adja Divine, rouée de coups et déshabillée par une foule en colère à la suite d’une rumeur sur un vol de bébés le 22 mai. À travers ces actes, ce sont les valeurs républicaines de tolérance et de vivre-ensemble qui sont touchées.
Éprouvé par ces actes, le Balai citoyen exprime sa solidarité aux victimes et sa reconnaissance à tous les acteurs qui se sont mobilisés pour faire cesser les affrontements à Tialgo et Bittou, et pour extirper l’artiste menacée par la vindicte populaire. Il salue les acteurs de la sécurité qui ont su trouver la bonne stratégie pour intervenir sans envenimer la situation.
Face à ces actes, le Balai citoyen pointe la responsabilité du gouvernement qui ne semble pas avoir pris la mesure de l’état de l’incivisme galopant et n’avoir pas su anticiper en dépit de l’existence de signes annonciateurs. La posture molle et attentiste des gouvernants a contribué à aggraver les comportements d’atteinte aux valeurs républicaines. L’État a fauté en ne garantissant pas la sécurité aux citoyens. Le Balai citoyen tient à rappeler qu’il est de la responsabilité de l’État d’assurer la sécurité des citoyens.
Fidèle au respect des principes de la démocratie et des droits humains, le Balai citoyen reprouve ces tendances à se rendre justice, condamne l’usage de la violence et affirme la nécessité de promouvoir la fermeté dans les questions sécuritaires. Il demande aux autorités de sortir des déclarations de bonnes intentions et des soutiens ponctuels, et trouver une réponse urgente à ce mal qui gangrène notre pays. L’État doit travailler à faire cesser cette tendance insidieuse des citoyens à vouloir se substituer aux forces de l’ordre. C’est ainsi que le mouvement appelle le gouvernement à utiliser la rigueur des lois en matière de répression de l’incivisme pour rendre justice aux victimes et sonner le glas de ces comportements barbares dont le développement est de nature à porter un coup à la cohésion sociale.
Le Balai citoyen exprime son souhait de voir des enquêtes diligentées et que les auteurs de ces comportements aux antipodes du vivre-ensemble soient identifiés et sanctionnés. Il appelle le gouvernement à assumer avec autorité ses responsabilités de protection du citoyen. Aussi, appelle-t-il les citoyens à faire preuve de retenue et de discernement dans leur comportement.
Le Balai citoyen rappelle ainsi qu’il n’est pas de la responsabilité du citoyen de se substituer aux services compétents en matière de justice et de sécurité. Il invite les responsables des institutions républicaines et les populations, à la culture de confiance et du respect mutuel, seul gage d’une société apaisée dans laquelle règnent sécurité, respect de la dignité humaine, respect des droits humains.
L'ex-leader estudiantin André Tibiri aura droit à des hommages mérités à la Maison du peuple
Décédé mercredi dernier à Tunis, André Tibiri, figure emblématique du mouvement estudiantin à la fin des années 90, sera inhumé ce lundi 29 mai 2017 sur le coup de 10 h au cimetière de Gounghin, selon un communiqué de l’Organisation démocratique de jeunesse (ODJ) dont il était le président.
L’ex-leader estudiantin André Tibiri aura droit à des hommages mérités à la Maison du peuple
L’arrivée en provenance de Tunis de la dépouille de André Tibiri, président de l’Organisation démocratique de jeunesse (ODJ) est prévue pour ce lundi 29 mai à 00 h 05 mn. La dépouille sera ensuite transférée à la Maison du peuple pour une veillée de 2 h à 6 h. Les témoignages et projection sur la vie de l’illustre disparu interviendront entre 03 h et 03 h. La levée du corps est prévue pour 8h, toujours à la maison du peuple, suivie de l’absoute à l’église Jean XXIII. Enfin l’enterrement est prévu pour 10 h au cimetière de Gounghin.
André Tibiri dont on pleure aujourd’hui la disparition, a été le premier responsable de l’ANEB puis de l’UGEB. Il officiait récemment à l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST).
Contre les terroristes, les forces de sécurité et de défense doivent toujours veiller au grain
Une attaque terroriste a été perpétrée dans la nuit du 27 mai à Djibo, dans le Sahel Burkina. Selon le correspondant de la Radio Burkina dans la zone, des terroristes sont arrivés en moto dans la cour d’un policier à la retraite, Djibril Tamboura, pour ne pas le nommer. Puis, les évènements se sont dramatiquement enchaînés.
Contre les terroristes, les forces de sécurité et de défense doivent toujours veiller au grain
«Quand ils sont arrivés, Djibril Tamboura était allé en prière. Et dès qu’il est revenu, les 4 terroristes l’ont abattu à bout portant, blessant au passage sa femme qui a été transportée à l’hôpital». La deuxième personne tuée au cours de l’attaque serait un présumé assaillant, dont l’identité n’avait pas encore été établie.
Par ailleurs, le correspondant de la Radio nationale a évoqué des tirs qui ont été entendus dans la cour de l’iman de Djibo. Heureusement, là l’on ne déplore aucun blessé, encore moins de morts.
Les faits se seraient passés entre 21 et 22 h dans la nuit du 27 mai 2017.
Le maire de Ouaga, Armand Béouindé, en visiteur de stands
La Foire internationale agro-sylvo-pastorale de Komsilga (FIKOM) a fermé ses portes ce samedi 27 mai 2017. La cérémonie de clôture de cette foire, qui est à sa 4e édition a connu la présence du maire de la ville de Ouagadougou Armand Bewendé.
Le maire de Ouaga, Armand Béouindé, en visiteur de stands
C’est le village de Kienfangué, situé dans la commune rurale de Komsilga, abritant le site de la foire, qui a servi de lieu de de clôture. En effet, les activités de cette édition ont débuté le 23 mai pour s’achever ce 27 mai 2017.
Cette 4e édition a connu la participation de 100 exposants venus des 13 régions du Burkina Faso et a enregistré plus de 5.000 visiteurs. Selon Jean Victor Ouédraogo, président du comité d’organisation, les 5 jours consacrés à cette foire ont été très bénéfiques. Il en veut pour preuve des relations d’affaires nouées avec des partenaires, des commandes de produits agricoles passées par des acheteurs sans oublier les formations données en faveur des agriculteurs.
Faible appropriation par les institutions
Le maire de la capitale Béouindé (micro), à sa gauche, le promoteur Victor Ouédraogo
Pour le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Béouindé, « si cette foire n’existait pas, il fallait la créer ». Car, pense-t-il, c’est grâce à l’activité de ces localités environnantes que la ville de Ouagadougou est constamment fournis en produits pastoraux. Selon lui, cette foire est un « évènement majeur dans la région du centre ». C’est l’édition de la maturité conclu-t-il.
Ces propos du maire semblent contrastés quelque peu avec les déclarations du Président du comité d’organisation en ce qui concerne l’engagement des institutions œuvrant dans le domaine agricole. Il a qualifié de « faible appropriation » par les principales institutions d’appui au monde rural cet « important rendez-vous ».
L’honorable Allassane Sankandé, trouve que cette foire est « une très belle initiative qui doit être soutenue par le politique ». Pour lui, le politique ne peut pas tout faire et c’est pourquoi il faut de telle initiative afin que le politique apporte son soutien pour le bonheur de tous.
Remise de prix aux acteurs
Cette cérémonie de clôture a été également marquée par la remise de prix aux acteurs du monde rural qui se sont illustrés positivement par leur production. Des charrettes, des brouettes, des engrais, des enveloppes sont entre autres, les prix remis aux heureux gagnants.
Pour ce qui est des perspectives, au lieu de chaque année, la foire va dorénavant se tenir tous les deux ans. Les organisateurs disent souhaiter la création d’un institut de formation en agriculture, l’octroi de bourses aux jeunes excellant dans l’agro-pastorale etc.
Les rideaux sont tombés le 27 mai dernier sur la sixième édition du Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (SEMICA). A la clôture, le promoteur Innocent Belemtougri a appelé, de ses vœux, l’avènement d’un SEMICA «encore plus relevé et rénové».
Photo de famille à la clôture
Après trois jours de travaux, de rencontres et d’échanges sur le thème de partenariats public-privé, la sixième édition du Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (SEMICA) s’est achevée le 27 mai dernier à la salle des Banquets de Ouaga 2000.
«A tous les participants à ce SEMICA, à tous ceux qui y ont vu comme moi une bonne opportunité de rencontre et d’échanges dont l’objectif de contribuer à l’essor des secteurs de l’énergie et des mines au Burkina Faso et dans la sous-région, à tous ceux qui ont marqué par leur présence, leur intérêt et leur soutien à ce salon, je voudrais à la suite du promoteur et du comité d’organisation, exprimer mes remerciements», a indiqué le parrain Philippe Ouédraogo.
SEMICA nouveau en marche
le parrain de SEMICA 2017 Philippe Ouédraogo (micro), à sa gauche, le promoteur Innocent Belemtougri
«Plus qu’un évènement, le SEMICA se veut un rendez-vous annuel pour l’ensemble du monde économique panafricain. Il nous importe donc à toutes et à tous d’œuvrer dans les mois à venir à ce que cet objectif soit une réalité palpable pour nos entreprises, nos pays et pour le continent africain. Le SEMICA se veut être le lieu où les Africains se vendent au mieux aux investisseurs internationaux. Et cela, nous pouvons le faire grâce à l’appui et l’accompagnement de vous tous, en particulier les ministères de tutelle», a plaidé le promoteur Innocent Belemtougri.
Le SEMICA NOUVEAU sera accompagné par un Think Tank International chargé de mener la réflexion stratégique et imaginer le futur du SEMICA.
Sollicité pour présider le directoire du SEMICA NOUVEAU, le parrain Ouédraogo a exprimé sa disponibilité à y apporter sa contribution.
«Je voudrais confirmer au promoteur ma disponibilité à faire partie de l’équipe appelée à réfléchir et à avancer des propositions pour un SEMICA NOUVEAU, au sujet duquel le promoteur lui-même a esquissé des orientations».
Ces orientations, précise-t-il, comprennent notamment :
-l’intégration du SEMICA dans le nouveau projet de la SAMAO, avec les institutions de l’Etat burkinabè qui ont pour vocation la promotion de l’énergie et des mines ;
-la participation effective au projet des autres Etats de la sous-région ouest-africaine et de l’Afrique ;
– l’inclusion au projet de cibles particulières que peuvent constituer les entreprises, sociétés et institutions de financement susceptibles d’être des partenaires pour la promotion de ces secteurs dans les Etats africains.
Distinctions SEMICA 2017
les lauréats de SEMICA 2017
Des structures des secteurs de l’énergie, des mines et des carrières ont été distinguées au cours de la présente édition du SEMICA 2017. Il s’agit :
-SONABEL dans le secteur de l’énergie ;
-Africarrière dans le secteur des carrières ;
IAMGOLD Essakane Sa dans le secteur des mines ;
-Ecole des mines de Fada, lauréat du prix Aboubacar Sidiku
-SEMAFO, meilleure compagnie RSE (Responsabilité sociale des entreprises).
Du beau monde dans les rues de Ouaga ce matin pour cette marche de protestation contre l'injustice
A Ouagadougou, les artistes musiciennes et leurs sympathisant(e)s ont battu en cette matinée du samedi 27 mai, le macadam pour manifester leur solidarité à Adja Divine, violemment agressée par une foule le 23 mai dernier sans raison valable pour une affaire de vol d’enfants. Occasion pour ce beau monde pour exprimer son opposition à l’insécurité routière dans le pays.
Du beau monde dans les rues de Ouaga ce matin pour cette marche de protestation contre l’injustice
La marche de soutien à l’artiste Adja Divine a lieu e Ouaga 2000. Les marcheurs sont partis du côté de Palace Hôtel à Ouaga 2000 pour se retrouver au lieu où l’artiste-musicienne a échappé le 23 mai dernier à la vindicte populaire, c’est-à-dire au niveau de la station Petrofa. Cette manifestation de rue a été l’occasion pour les participants de dénoncer cette violence injustifiable perpétrée sur la personne de Adja Divine et de réclamer plus sécurité routière dans le pays. Avec en toile de fond le laisser-faire des policiers qui ont abandonné la pauvre Adja Divine entre les mains d’une foule déchaînée qui était manifestement le point de commettre l’irréparable. Il fallu l’intervention d’autres éléments de la police pour éviter l’irréparable. Naturellement, les marcheuses et marcheurs réclament aussi justice pour que de telle barbarie ne se reproduise plus dans le pays.
UNAPOL adresse ses vives félicitations aux deux policiers qui ont fait preuve de vigilance et de témérité professionnelle. Leur promptitude et leur sang froid ont permis à dame DIESSONGO d’échapper au pire face à une meute la suspectant de vol d’enfant. Les deux Assistants de Police ont dû risquer leur intégrité physique pour contenir la horde jusqu’à l’arrivée de leurs collègues de l’UNITÉ d’INTERVENTION POLYVALENTE (UIP/PN) dont nous saluons la vélocité d’intervention.
UNAPOL condamne avec fermeté l’acte d’incivisme de la horde et s’indigne que dans une république des individus empêchent la Police de faire son travail et décident de lyncher un individu, fut-il un scélérat et quel que soit le crime dont il est suspecté.
UNAPOL encourage « ADJA DIVINE » à surmonter cette dure épreuve et témoigne toute sa sympathie à elle et à toutes les femmes du monde pour cette atteinte grave à la dignité féminine.
UNAPOL salue l’initiative de ADJA DIVINE de porter plainte et s’attachera à ce que toutes les responsabilités soient situées dans cette affaire où elle entend se prévaloir de sa propre turpitude. Dans ce dossier qui intéresse particulièrement UNAPOL, le syndicat se constituera partie civile.
Revenant sur les faits, des interrogations méritent d’être formulées:
1) Pourquoi dame DIESSONGO prétend-elle avoir évité la Police du fait que son assurance est périmée depuis le 5 mai alors que ledit document est valable jusqu’au 15 juin et que la visite technique ne sera échue que le 27 octobre ?
2) Pourquoi dame DIESSONGO feint-elle d’ignorer la présence de l’agent qui s’est interposé entre elle et ses agresseurs et persiste à répéter qu’elle a été abandonnée par l’agent qui est pourtant bien visible sur les images de la scène, diffusées sur les réseaux sociaux ?
3) Peut-on dénier à la Police le droit de poursuivre des suspects dans ce climat où règne le phénomène du terrorisme ?
4) Pourquoi certains médias dont le « lefaso.net » s’obstinent-ils à faire croire que c’est la Gendarmerie qui a porté secours à la dame alors qu’il s’agit de l’UIP de Police Nationale arrivée en renfort ?
5) Pourquoi cette campagne de diabolisation contre la Police Nationale aux allures d’un acharnement savamment orchestré alors que sans la présence de ce corps, la dame serait passée de vis à trépas ?
6) Pourquoi des membres du gouvernement ont fusé chez dame DIESSONGO pourtant convaincue de refus d’obtempéré, lorsqu’on sait que de valeureux citoyens ont subi de graves meurtrissures allant même jusqu’à la mort sans bénéficier d’autant d’égards ?
7) Où puise-t-elle cette énergie pour envahir la presse audiovisuelle alors qu’une personne normale au regard du degré de l’infortune devrait encore être sous le choc ?
UNAPOL, fidèle à son objectif de défendre les intérêts matériels et moraux de la Police et des policiers décide de ce qui suit :
– porter plainte contre Adjaratou DIESSONGO alias ADJA DIVINE pour refus d’obtempérer, diffamation, tentative de troubles à l’ordre publique ;
– Convoquer l’ensemble des délégués UNAPOL des 13 régions et des 45 provinces le mercredi 31 mai 2017 à l’École Nationale de Police à 8h00 en vue de l’organisation d’une manifestation inédite pour le respect de la Police et des principes de la république sur toute l’étendue du territoire burkinabé.
UNAPOL invite les populations à se soumettre aux contrôles de police et à bannir la corruption. L’objectif de ces contrôles étant la protection des biens et des personnes.
UNAPOL encourage les policiers à persévérer dans leurs missions quotidiennes et à demeurer vigilants car de leur professionnalisme dépend la sécurité de la nation.
UNAPOL ne tolérera aucune atteinte à l’image ou à l’honneur du policier ou de l’institution policière.
LE SECRÉTARIAT À LA COMMUNICATION ET AUX RELATIONS EXTÉRIEURES.