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France –Afrique : Macron veut d’abord s’afficher en protecteur

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C'est en chef des armées françaises qu'Emmanuel Macron se rendra au Mali pour sa toute première visite de président en Afrique
Si l’agenda du nouveau président français  Emmanuel Macron est respecté, c’est au Mali qu’il se rendra à la fin de cette semaine. Officiellement, Macron viendra pour sa toute première visite en Afrique encourager les soldats français de l’opération Barkhane.
C’est en chef des armées françaises qu’Emmanuel Macron se rendra au Mali pour sa toute première visite de président en Afrique
En optant pour son tout premier déplacement sur le continent pour un camp militaire, Emmanuel affiche son ambition de se poser en protecteur des Africains face aux menaces terroristes. Une posture qui avait fait la grandeur de son prédécesseur, François Hollande. Au point que le président malien Ibrahim Boubacar Kéita considère Hollande comme le seul président français qui ait eu de rapports sincères avec l’Afrique. En choisissant de marcher sur les pas de François, «le père politique », Emmanuel peut ainsi s’assurer du soutien des chefs d’Etat et des populations dont l’une des préoccupations majeures reste la sécurité avec la multiplication des attentats. Surtout que les armées nationales semblent impuissantes. D’où toute l’importance de l’opération Barkhane.
L’opération Barkhane, faut-il le rappeler, est une opération menée au Sahel par l’armée française qui vise à lutter contre les groupes armés djihadistes salafistes dans toute la région du Sahel. Lancée le 1er août 2014, elle prend la suite des opérations Serval et Epervier.
Elle s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de forces prépositionnées dans la région, en partenariat avec les États de la zone. Elle mobilise quelques milliers de soldats contre plusieurs centaines de djihadistes.
Ses hommes ont joué un rôle clé dans le succès de l’opération Panga, opérationmilitaire conjointe transfrontalière ayant impliqué aussi les forces armées du Mali du Burkina. Une opération qui s’est déroulée du 27 mars au 10 avril 2017 à la frontière malo-burkinabè.
Mathias Lompo
Burkina Demain

Luttes sociopolitiques au Burkina : L’entrée en scène d’un autre front

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Les membres du MBDHP et des autres organisations concernées vont réclamer la fin de l'impunité dans le pays
Après l’opposition le 29 avril et les syndicats le 1er, ce sera le tour les 19 et 20 mai pour les organisations de la société civile dont le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) de dénoncer la lenteur dans le traitement des dossiers des crimes de sang et économiques sous le pouvoir actuel. Pour ce faire, les acteurs de la manif ont jeté leur dévolu, comme l’opposition politique, sur l’emblématique Maison du Peuple pour crier leur ras-le-bol, eux qui, depuis l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, n’ont cessé d’appeler à une diligence dans le traitement des grands dossiers judiciaires.
Les membres du MBDHP et des autres organisations concernées vont réclamer la fin de l’impunité dans le pays
Putsh du 16 septembre 2015, Dabo Boukary, Norbert Zongo et compagnons d’infortune, Thomas Sankara, Elèves de Garango, Flavien Nébié, etc. Ces dossiers emblématiques de crimes de sang méritent, selon les organisations de la société civile dont le MBDHP, un meilleur traitement au niveau de la justice. A leurs yeux, ce qui se passe depuis l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, n’est rien d’autre que de l’impunité. Comme au temps du régime Compaoré, comme sous la Transition, ils n’ont cessé depuis l’avènement du président Roch Marc Christian Kaboré de dénoncer cette situation, de la railler même. « Sous le règne actuel du MPP, le sinistre et épais voile de l’impunité continue», indiquait il y a quelques mois le président du MBDHP, Chrysogone Zougmoré. N’ayant pas jusque-là obtenu satisfaction, ils vont passer à la vitesse supérieure les 19 et 20 mai prochains avec des « journées de dénonciation de l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques». « Nous organisons ces manifestations parce que nous nous rendons compte que l’impunité persiste toujours dans notre pays aussi bien pour les auteurs de crimes économiques que les auteurs de crimes de sang. Alors que l’une des raisons qui ont prévalu à une insurrection populaire, c’est justement pour que l’impunité puisse prendre fin », soutient Ali Sanou, secrétaire général du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) et co-animateur de la conférence de presse.
Compter aussi avec les syndicats
Ayant opté pour la tenue de leur manifestation à la Maison du Peuple, l’un des défis des manifestants  sera la mobilisation. Pourront-ils aussi remplir les lieux comme l’ont fait les politiques de l’opposition lors de leur meeting du 1er avril. Une chose semble sure, les organisateurs pourront compter sur le soutien de certains syndicats comme la Confédération générale du travail dont le secrétaire général Bassolma Bazié indiquait ceci sur les réseaux sociaux :
«Nous avons un devoir primordial : celui de défendre les libertés, la dignité, l’intégrité et une justice équitable. C’est du reste cela qui a justifié la détermination et les sacrifices des 30 et 31 octobre 2014 ; mais aussi de la résistance victorieuse de septembre 2015 conformément aux valeurs défendues par nos devanciers. Ce devoir primordial se veut permanent au nom de l’engagement pris sur les cercueils des martyrs : « plus rien ne sera comme avant » ! L’assumer dans la solidarité pour un progrès social véritable, c’est rendre service à mon pays !  Dans ce sens et pour une Unité d’Action victorieuse contre l’impunité et le saccage programmé des libertés, rendez-vous aux activités des organisations de la société civile les 19 et 20 mai 2017 à la Maison du Peuple»
Si la participation des syndicats est certaine, reste à savoir si des politiques, notamment des responsables ou membres feront le déplacement de la Maison du peuple.
Olivier Koffi Sewa
Burkina Demain

Agents du trésor : la grève reprend pour une semaine à partir du 22 mai

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Les conférenciers du SATB ce 17 mai à Ouagadougou
Après  une grève de deux semaines qui s’achève ce vendredi 19 mai 2017, le Syndicat national des agents du trésor du Burkina (SATB) a  annoncé ce 17 mai au cours d’un point de presse de nouvelles actions si le gouvernement continue de faire la sourde oreille à ses revendications.
Les conférenciers du SATB ce 17 mai à Ouagadougou
Après plusieurs actions de grève, les résultats sont loin de satisfaire les membres  du Syndicat national des agents du trésor du Burkina (SATB). Pour en parler les responsables étaient face à la presse ce mercredi 17 mai, pour situer l’opinion sur les négociations en cours avec le gouvernement. Pour le SG du SATB  Séini Koanda, les choses  n’avancent pas au rythme qu’ils auraient souhaité. 11 points sur 19 attendent toujours d’être examinés. Quant aux 8 points déjà examinés, les réponses ne sont pas tout à fait à la hauteur des attentes du syndicat.
Les négociations butent essentiellement sur points majeurs : le statut autonome, le régime indemnitaire, le relèvement du taux applicable à la motivation des agents et la relecture de la loi sur les primes de rendement et la dotation en quantité et en qualité des services en personnel.
Faire capituler le gouvernement
Quatre points font blocage. Et selon le SATB, le gouvernement dit ne pas vouloir transiger sur ces points particuliers. Il s’agit notamment des revendications sur le statut autonome, le régime indemnitaire accompagnant le statut autonome, le relèvement du taux applicable à leur motivation et la relecture de la loi sur les primes de rendement et la dotation en quantité et en qualité des services en personnel.
Pour lever ces obstacles et obtenir ainsi la satisfaction de sa plateforme revendicative, les militants du  SATB entendent repartir à la grève dès le lundi prochain. Ils observeront un sit-in du lundi 22 au lundi 29 mai de 7 heures à 15 heures sur toute l’étendue du territoire et dans les ambassades et consulats. Si à l’issue de ce sit-in, il n’y a toujours pas de satisfaction, ils décréteront encore un autre  arrêt de travail du 30 mai au 16 juin 2017. A entendre les responsables du syndicat qui bénéficie du soutien de la CGT-B, tant le gouvernement ne capitulera pas devant les revendications des agents grévistes du trésor, il n’y aura pas un retour à la normale dans les services du trésor.
Olivier Koffi Sewa
Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 17 mai 2017

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,  le mercredi 17 mai 2017, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA,  Premier ministre, Chef du gouvernement.

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger
  1. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Le Conseil a adopté un rapport relatif à la location de bâtiments au profit de l’Administration publique.
Il a marqué son accord pour la location de trois (03) bâtiments à usage de bureaux, au profit des départements en charge des affaires étrangères, de la femme et de l’urbanisme, pour un coût de cinquante-sept millions trois cent vingt-huit mille (57 328 000) FCFA.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2017.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert N° 2016-060F/MAAH/SG/DMP du 23/12/2016 pour l’acquisition d’engrais chimiques au profit du ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques.
Le conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Lot 1 : TROPIC AGRO CHEM pour l’acquisition d’engrais chimiques au profit des Directions régionales de l’Est, du Centre-Est, du Centre-Sud, du Centre-Nord, du Sahel et du Nord pour un montant minimum de cinq cent quatre-vingt-sept millions deux cent soixante-dix-huit mille (587 278 000) FCFA TTC et pour un montant maximum d’un milliard quarante-quatre millions neuf cent quatre-vingt-quatre mille quatre cent soixante-treize (1 044 984 473) FCFA TTC après une augmentation de 15% de l’offre maximale initiale avec un délai d’exécution de trente (30) jours par ordre de commande ;
Lot 2 : TROPIC AGRO CHEM pour l’acquisition d’engrais chimiques au profit des Directions régionales de la Boucle du Mouhoun, du Sud-Ouest, des Hauts-Bassins et des Cascades pour un montant minimum de huit cent cinquante-neuf millions deux cent soixante-douze mille cinq cent (859 272 500) FCFA TTC et pour un montant maximum d’un milliard cinq cent quatre-vingt-cinq millions trois cent soixante-deux mille cinq cent quatre-vingt-dix (1 585 362 590) FCFA TTC après une augmentation de 15% de l’offre maximale initiale avec un délai d’exécution de trente (30) jours par ordre de commande ;
Lot 3 : EGF Sarl pour l’acquisition d’engrais chimiques au profit des Directions régionales du Centre-Ouest, du Plateau-Central, du Centre et de la Direction générale des productions végétales (DGPV) pour un montant minimum de six cent trente-cinq millions quatre cent mille (635 400 000) FCFA TTC et pour un montant maximum d’un milliard soixante-quatorze millions deux cent vingt-deux mille trois cent soixante (1 074 222 360) FCFA TTC après une augmentation de 15% de l’offre maximale initiale avec un délai d’exécution de trente (30) jours par ordre de commande.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2017.
  1. COMMUNICATION ORALE
II.1. Le ministre de l’Energie a fait au Conseil une communication relative à la situation d’exécution des projets dans le secteur de l’énergie à la date du 15 mai 2017 dans le cadre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).
Il ressort entre autres les réalisations suivantes :
-La construction de la centrale hybride photovoltaïque/diesel de 60 kilowatts à Bilgo (Pabré) à hauteur de 2 224 779 183 F CFA ;
-La construction de la centrale solaire photovoltaïque communautaire de Ziga d’une puissance de 1,1 mégawatts à hauteur de 1 152 000 000 F CFA ;
-L’électrification de 199 localités, d’un coût de plus de 30 milliards de FCFA ;
-L’électrification par système solaire photovoltaïque des infrastructures scolaires, sanitaires et socio-communautaires en milieu rural ;
-La construction des lignes Kongoussi-Djibo, Kaya-Dori, et la ligne de 90 Kilovolts de l’interconnexion électrique entre Ouagadougou et Ouahigouya.
A ces réalisations s’ajoutent les travaux en cours d’exécution dont l’extension du poste de Zagtouli et la centrale solaire de ladite localité, la construction de la centrale thermique de Fada N’Gourma, l’interconnexion entre Bolgatanga au Ghana et Ouagadougou, l’électrification rurale de 285 localités dans le cadre de différents programmes.
Les projets en phase de démarrage sont surtout centrés sur le renforcement de la capacité énergétique par la construction de centrales thermiques et solaires.
Le Conseil a donné des instructions aux ministres concernés afin de conduire efficacement ces programmes à terme, en vue de résorber le déficit énergétique au Burkina Faso.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
  1. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE
-Monsieur Seydou DAO, Mle 208 166 B, Economiste, 1er grade, 4eme échelon, est nommé Economiste de l’Unité de coordination et de formulation du second Compact du Burkina Faso ;
-Monsieur Abdoulaye SEDOGO, Mle 58 461 M, Inspecteur du Trésor, 1er classe, 6ème échelon, est nommé Expert en développement du secteur privé de l’Unité de coordination du second Compact du Burkina Faso ;
– Madame Isabelle Marie Florence TIENDREBEOGO/TAPSOBA, Mle 00 925, communicateur d’entreprise, catégorie 1, 12ème échelon, est nommée Spécialiste en communication et relations publiques de l’Unité de coordination du second Compact du Burkina Faso ;
-Madame Alice Marie Alfredine BOUGMA/KABORE, Mle 026 959 H, Administrateur des affaires sociales, 2ème classe, 11ème échelon, est nommée spécialiste en intégration du genre et inclusion sociale de l’unité de coordination du second Compact du Burkina Faso.
  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION
-Monsieur Toukoumnogo Léonard GUIRA, Mle 17 315 L, Administrateur civil, 2ème classe, 11ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
-Monsieur Kalifara SERE, Mle 18 180 U, Administrateur civil, 2ème classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
-Monsieur Naba OUEDRAOGO, Mle 018 185 U, Administrateur civil, 2ème classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
-Monsieur Boukaré LINKONE, Mle 23 556 B, Administrateur civil, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Conseiller technique.
Sont nommées préfets, les personnes ci-après :
Région de la Boucle du Mouhoun
-Madame Odile NASSA, Mle 229 918 H, Secrétaire Administratif, est nommée Préfet du département de Poura, Province des Balé ;
-Monsieur André KANGUIMBEGA, Mle 74 391 U, Secrétaire Administratif, est nommé Préfet du département de Barani, Province de la Kossi ;
-Monsieur Emmanuel YOUGBARE, Mle 220 648 X, Secrétaire administratif, est nommé, Préfet du département de Djibasso, Province de la Kossi ;
-Monsieur Frédéric OUEDRAOGO, Mle 260 021 L, Administrateur civil, est nommé Préfet du département de Tougan, Province du Sourou.
Région des cascades
-Monsieur Lacinan OUEDRAOGO, Mle 260 019 F, Administrateur civil, est nommé Préfet du département de Niangoloko, Province de la Comoé.
Région du Centre
-Monsieur Batio BAZONGO, Mle 200 287 N, Administrateur civil, est nommé, Préfet du département de Koubri, Province du Kadiogo ;
-Monsieur Daniel SAWADOGO, Mle 260 016 U, Administrateur civil, est nommé Préfet du département de Saaba, Province du Kadiogo.
Région du Centre-Est
-Monsieur Adolphe Bruno YAMEOGO, Mle 28 172 L, Secrétaire administratif, est nommé, Préfet du département de Kando, Province du Kouritenga.
Région du Centre-Sud
-Madame Victorine KANTORO, Mle 28 162 A, Secrétaire administratif, est nommée, Préfet du département de Kayao, Province du Bazèga.
Région des Hauts-Bassins
– Monsieur Moussa OUATTARA, Mle 260 524 S, Secrétaire Administratif, est nommé du département de Morololaba, Province du Kénédougou ;
-Monsieur Kongna Zoumana TRAORE, Mle 212 134 F, Secrétaire administratif, est nommé, Préfet du département de Karangasso- Sambla, Province du Houet.
Région du Nord
-Monsieur Pabéoiundé OUEDRAOGO, Mle 23 602 J, Administrateur civil, est nommé, Préfet du département de Arbolé, Province du Passoré ;
-Monsieur Abdoulaye Amadou DICKO, Mle 117 036 J, Administrateur civil, est nommé, Préfet du département de Samba, Province du Passoré.
Région du Sud-Ouest
-Monsieur Harouna KOMBASSERE, Mle 260 036 X, Administrateur civil, est nommé, Préfet du département de Diébougou, Province de la Bougouriba .
  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, ET DU DEVELOPPEMENT
-Madame Fanta SOMBIE, Mle 22 001 66 D, Ingénieur informaticien, 2ème catégorie, Position 3, 1er échelon, est nommée, Directrice générale des services informatiques ;
-Monsieur Boureima TIROUDA, Mle 111 102 V, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Agent comptable à l’Institut d’éducation et de formation professionnelle.
  1. MINISTERE DE LA SANTE
-Monsieur Daouda AKABI, Mle 59 631 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.
  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES
-Monsieur Aimé Roger Dénis KABORET, Mle 26 942 A, Ingénieur du développement rural, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Directeur général de la Société nationale de Gestion des stocks de sécurité alimentaire (SONAGESS) ;
-Monsieur Sanna Pierre KABORE, Mle 33 782 U, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Nord ;
-Madame Bibata SERME, Mle 245 348 U, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Plateau-Central ;
-Monsieur Julien OUEDRAOGO, Mle 91 385 G, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Sud-Ouest.
  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE
-Madame Lâmou Emma Chantal KI, Mle 111 048 N, Attachée de direction, 1ère classe, 1er échelon, est nommée Directrice de Cabinet ;
-Monsieur Bourahima NABI, Mle 212 594 V, Conseiller des affaires économique, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
-Monsieur Bruno KORGO, Mle 231 924 H, Enseignant-chercheur, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des énergies renouvelables ;
-Monsieur Jean Baptiste KY, Mle 510 287 Z, Ingénieur électromécanicien/Energéticien, 8ème Catégorie, 5ème échelon, est nommé Directeur général des énergies conventionnelles ;
-Monsieur Ousmane COULIBALY, Mle 241 847 C, Maître-assistant, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de l’efficacité énergétique ;
-Monsieur Jean Bedel GOUBA, Mle 79 37 P, Ingénieur électromécanicien, 4ème classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de l’énergie électrique conventionnelle ;
-Monsieur Mohamadi BILA, Mle 88 065 R, Economiste planificateur, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des hydrocarbures ;
– Monsieur Amadou Aristide OUEDRAOGO, Mle 273 429 B, Conseiller en études et analyses en communication, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse ministérielle ;
-Monsieur Seydou TRAORE, Mle 220 689 S, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;
-Madame T. Félicité TRAORE, Mle 247 161 V, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice des ressources humaines ;
-Monsieur Yacouba Nabonswindé Herman NACAMBO, Mle 130 484 P, Magistrat, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;
-Monsieur Bakary LINGANI, Mle 225 602 P, Ingénieur énergéticien, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la maîtrise de l’énergie ;
– Monsieur Kibsa Issaka NONG-NOGO, Mle 225 600 A, Ingénieur énergéticien, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’énergie solaire.
  1. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES
-Monsieur Lamourdia THIOMBIANO, Mle 24 063, Administrateur civil, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
-Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Attaché des affaires économiques, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Secrétaire général ;
-Monsieur Moïse OUEDRAOGO, Mle 47 688 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
– Monsieur Sylvain SOME, Mle 508 760 S, Expert en exploration et en valorisation des ressources minérales, 2ème classe, 14ème échelon, est nommé Directeur général des mines et de la géologie ;
-Monsieur Abdoulaye SAMBARE, Mle 207 636 N, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des carrières ;
-Monsieur Souleymane SOULAMA, Mle 59 647 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;
-Madame Christine OUEDRAOGO, Mle 212 440 R, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice des ressources humaines ;
-Monsieur Ousseni DERRA, Mle 111 123 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;
– Madame Sétou COMPAORE, Mle 130 357 R, Magistrat, catégorie P, 1er grade, 1er échelon, est nommée Directrice des affaires juridiques et du contentieux.
  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION
-Monsieur Mamadou Lamine TRAORE, Mle 238 008 U, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
-Monsieur Soumaïla Kimbilo OUEDRAOGO, Mle 96 930 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPRZ).
  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS, ET DU TOURISME
-Monsieur Jean Claude DIOMA, Mle 26 615 C, Conseiller des affaires culturelles, est nommé Chargé de missions ;
-Monsieur Prosper TIENDREBEOGO, Mle 26 784 D, Administrateur civil, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
-Madame Assata HIEN/KIENOU, Mle 34 898 W, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 3ème échelon est nommée Inspecteur technique des services.
  1. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS
-Monsieur Nicolas PARE, Mle 28 190 U, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Responsable du Programme sport ;
-Monsieur Vouhoun TAMINI, Mle 204 604 P, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Responsable du Programme des activités de loisirs ;
-Monsieur Wendemmi Sylvain OUEDRAOGO, Mle 208 071 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Responsable du Programme pilotage et soutien aux activités.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Hôpital Yalgado : Orange fait un don de matériel de 120 000 000 F CFA

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Remise du don au représentant des heureux bénéficiaires par les responsables de Orange
Le Centre de dialyse de l’hôpital Yalgado de Ouagadougou a bénéficié de don de matériel d’une valeur de 120 millions de f/cfa. Le geste est de la fondation de l’opérateur de téléphonie mobile Orange. La cérémonie de remise s’est déroulée le 16 mai 2017. Cela en présence du Président directeur général(PDG) du groupe Orange, Stéphane Richard et du Président du conseil d’administration (PCA) de l’hôpital Yalgado Eric Tougma.
Remise du don au représentant des heureux bénéficiaires par les responsables de Orange
Ce don de matériel est composé de cinq postes de générateurs complets dont le coût s’élève à 120 millions de nos francs, et s’inscrit dans le cadre du lancement des activités de la fondation. Cet acte, explique le PDG d’Orange Stéphane Richard, vise apporter une amélioration dans la prise en charge des malades de l’hémodialyse de l’hôpital Yalgado. C’est un lot de matériel qui contribuera à soulager, nul doute les malades du centre de dialyse d’autant plus que c’est l’unique centre du pays, a-t-il ajouté.
Améliorer la prise en charge des malades
« Nous sommes entrés au Burkina par la porte de l’industrie, nous sommes maintenant à la porte du cœur » a affirmé Stéphane Richard, pour traduire cette action sociale qui marque le lancement des activités de la fondation Orange.
Désormais les patients du centre de dialyse pourraient voir réduit le délai de leur soin grâce aux matériels offerts. En effet,  selon le docteur Gérard Coulibaly, ces cinq postes vont renforcer la capacité du centre de dialyse et améliorera la prise en charge des patients. Il a affirmé que « Les patients sont dialysés tous les 5 ou 6 jours, mais avec l’acquisition de ce matériel cela va être ramené à 4 jours ».
Le Président du conseil d’administration (PCA) de l’hôpital Yalgado, Eric Tougma renchérit en disant que « ce matériel va permettre de raccourcir le nombre de jours de la dialyse pour les 300 patients du centre». Et d’expliquer que, par an, environs 500 personnes sont diagnostiquées de maladies rénales alors qu’à peine 10% ont accès au service d’hémodialyse pour cause d’insuffisance de matériel.
Le PCA tout en remerciant Orange pour le geste a aussi émis le vœu que cette nouvelle fondation vienne appuyer l’hôpital dans d’autres domaines de la santé.
Il s’agit de la 16e fondation du groupe Orange dans le monde. Celle de Ouagadougou sera doté d’un budget de 400 millions de francs cfa pour cette première année.
« C’est comme un rêve »
Les patients, eux étaient visiblement plus heureux que tous. Dramane Paré, le  représentant des malades a dit ne pas avoir de mots pour traduire leur reconnaissance à l’endroit d’Orange. C’est même « comme un rêve » s’exclame-t-il avec émotion.
«Dès que nous avons appris qu’Orange va nous amener des générateurs nous étions vraiment contents » confie-t-il. Et de terminer qu’il arrive que certains malades soient abandonnés par leurs parents en raison des conditions difficiles d’accès aux soins.
Joachim Batao
Burkina Demain

Côte d’Ivoire : l’heure est à l’accalmie et aux virements bancaires, à la satisfaction des mutins

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L'évolution de la situation en faveur de la normalisation satisfait aussi bien les mutins et que les autorités
Après une chaude journée de lundi marquée par des mutineries dans de nombreuses villes dont Bouaké, l’épicentre ; le calme est de retour en Côte d’Ivoire où la vie a repris bon an mal an ce mardi. Cela à la faveur du début d’application de l’accord conclu avec les mutins, en clair le paiement du restant des primes promises, en raison de 7 millions CFA pour chaque soldat.
L’évolution de la situation en faveur de la normalisation satisfait aussi bien les mutins et que les autorités
Après quatre jours de mutineries, notamment à Bouaké, les mutins ont apparemment obtenu gain de cause. Les restants des primes de 12 millions par soldat c’est-à-dire les 7 millions chacun sont, vraisemblablement, en train de leur être transférés. Du coup, les mutins ont  levé leur mouvement d’humeur. Eux,  qui, hier, étaient encore dubitatifs, voire contestateurs à l’annonce faite par le ministre de la défense Alain-Richard Donwahi sur l’accord trouvé. Et les Ivoiriens peuvent de nouveau sortir de chez eux et vaquer à leurs occupations.
Dans les rangs des mutins ivoiriens, c’est certainement la grande satisfaction, même s’ils semblent se la jouer modeste, certains allant jusqu’à exprimer des regrets par rapport à ce qui s’est passé. Des représentants de mutins de Bouaké l’avaient d’ailleurs clamé haut et fort. «Ils ne voulaient pas faire un coup d’état contre le pouvoir d’Alassane Ouattara. Mais, ce qu’ils voulaient, c’est le restant de l’argent qui leur a été promis». Maintenant qu’ils ont commencé à le percevoir, il n’y avait plus de raison de déserter les casernes. Les autorités ivoiriennes s’en félicitent déjà. Pourvu seulement que cela dure ! En rappel, les mutineries de ces quatre derniers jours ont fait au total trois morts et neuf blessés.
Mathias Lompo
Burkina Demain

Tarif extérieur commun CEDEAO et APE avec l’UE : Les experts en discutent à Ouaga

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La présente réunion ad-hoc a réuni des experts ouest-africains et de l'Union européenne
A l’initiative de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), l’une des cinq commissions régionales du Conseil économique et social de l’Organisation des nations unies (ECOSOC) ; Ouagadougou abrite depuis ce mardi une réunion ad-hoc du groupe des experts sur le thème  «Impacts de la mise en œuvre du Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO et des Accord de partenariat économique (APE) de l’Union européenne sur la dynamique du processus d’intégration et de transformation structurelle des économies de l’Afrique de l’Ouest».
L’ouverture de la réunion a été présidée par la secrétaire d’Etat Pauline Zouré (micro), à sa droite, le directeur du Bureau CEA pour l’Afrique de l’Ouest Dimitri Sanga
Selon  la secrétaire d’Etat burkinabè chargée de l’Aménagement du territoire Pauline Zouré, l’objectif principal de la présente réunion d’experts de haut niveau de la sous-région, est de partager les expériences et les réflexions sur les implications effectives et potentielles de la mise en œuvre du Tarif extérieur commun de la CEDEAO et des Accords de partenariat économiques avec l’Union européenne. Les débats au cours de la présente réunion de deux jours seront menés autour d’un rapport d’étude élaboré par le Bureau de  la Commission économique pour l’Afrique (CEA) basé à Niamey, au Niger.
Ils sont nombreux les experts qui prennent part à la rencontre
Il s’agit, à travers la présente initiative, explique le directeur du Bureau Dimitri Sanga, de «contribuer à un dialogue basé sur des faits et des données probantes», la CEA étant depuis années déjà dans cette tradition de générer des produits de connaissance pour éclairer les décisions des Etats membres sur des préoccupations du moment. De ce fait, à l’entendre, la pertinence de la présente rencontre ne se pose pas. Entré en vigueur depuis le 1er janvier 2015, le TEC-CEDEAO entend toujours d’être appliqué par six Etat membres de l’organisation régionale : Cap vert, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria et Sierra Leone.
 En outre, les APE avec l’UE doivent être encore signés par deux Etat de la CEDEAO avant d’être soumis au Parlement européen pour approbation. Sans oublier la nécessité d’un large consensus sous- régional sur  les réformes tarifaires prévues dans les marchés d’importation de la région. Pour toutes ces raisons, la présente réunion est un  véritable tremplin pour les experts.
Martin Philippe
Burkina Demain

Burkina : «Contribuer à relever le défi sécuritaire »

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La chronique du gouvernement ci-après est relative à la dixième édition des Journées portes ouvertes sur la justice et les droits humains.

«Journée portes ouvertes sur la Justice et les droits humains

Contribuer à relever le défi sécuritaire au Burkina Faso

Le Ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique organise du 18 au 20 mai 2017, dans la région du Sud-Ouest, la 10e édition des journées portes ouvertes sur la justice et les droits humains. Placée sous le parrainage de monsieur Kassoum Kambou, président du Conseil constitutionnel, cette 10ème édition dont les activités officielles se dérouleront à Gaoua, chef-lieu de ladite région, mais aussi à Diébougou, a pour thème« Justice et défi sécuritaire : quelle contribution pour une société de paix et de développement ?». Elle sera marquée par plusieurs manifestations dans ces deux villes, notamment des expositions, des consultations juridiques gratuites, des cross populaires, des panels sur le thème, des jeux et des émissions radiophoniques.

De l’intérêt du thème des JPO 2017

Le choix du thème répond à la nécessité pour la justice de mener la réflexion autour de sa contribution à la recherche de solutions au défi sécuritaire. Toute chose qui lui permettra d’être en phase avec la préoccupation majeure du moment. Déjà, le développement de ce thème devrait mettre en exergue le rôle de la justice dans la sécurisation des populations et la lutte contre la criminalité et le terrorisme.

En effet, la question sécuritaire est très préoccupante, et avec les différents actes terroristes enregistrés dans notre pays ces derniers mois, le gouvernement a dû prendre un certain nombre de mesures pour faire face à la situation, notamment à travers l’adoption de textes juridiques.

A ce titre, l’on peut citer l’adoption en janvier 2017 de la loi instituant un pôle judiciaire spécialisé dans la répression des actes de terrorisme. Cette loi crée un pôle judiciaire spécialisé au sein du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II, en vue de centraliser et de coordonner la répression des actes de terrorisme et le financement du terrorisme au Burkina Faso. On note également l’adoption de la loi instituantaux TGI de Ouaga I et Bobo-Dioulasso, des pôles judiciaires spécialisés dans la répression des infractions financières et de la criminalité organisée. Cette autre loi vise à donner plus d’efficacité aux juridictions dans le traitement des infractions à caractère économique et financier et de la criminalité organisée.

Par ailleurs, la menace permanente des actes terroristes et la nécessité de recourir à des experts pour le recueil et le traitement des éléments de preuve sur les scènes de crime ont mis à jour le besoin de spécialisation de notre système judiciaire pour traiter efficacement les affaires criminelles et de terrorisme.

Ainsi, dans la perspective de renforcer l’arsenal judiciaire à cette fin, le gouvernement a transmis courant avril 2017, deux projets de loi à l’Assemblée nationale.

Le premier, qui porte organisation, fonctionnement et procédure applicable devant la Chambre criminelle, vise à améliorer le fonctionnement de la Chambre criminelle afin de la rendre plus efficace et plus efficiente. Il permettra en outre, de réduire le nombre élevé de dossiers criminels en attente de jugement tout en préservant les droits et libertés individuelles.

Le second projet de loi, qui modifie l’Ordonnance 68-7 du 21 février 1968 portant institution d’un code de procédure pénale, permet d’introduire des nouvelles techniques d’enquêtes, un réaménagement des régimes de la garde à vue et des perquisitions pour une plus grande efficacité dans la conduite de la lutte contre les crimes économiques et financiers, le terrorisme, la criminalité organisée et le grand banditisme.

Des efforts du gouvernement pour promouvoir la justice

Depuis la recrudescence des attaques terroristes dans la région du Sahel, le gouvernement met tout en œuvre pour permettre le fonctionnement de l’institution judiciaire, à l’instar des autres services publics dans cette partie du territoire ; toute chose qui se comprend aisément, quand on sait que la Constitution consacre le pouvoir judiciaire comme le garant des libertés individuelles et collectives, de la protection des droits des citoyens vivant sur le territoire national.

Du reste, la quête d’une justice pour tous, respectueuse des droits humains, demeure  une priorité de premier ordre pour le gouvernement, même si de nombreux défis restent encore à relever ; des défis au nombre desquels, l’accessibilité à la justice.

En effet, du diagnostic établi à l’occasion des états généraux de la justice tenus du 24 au 28 mars 2015, il ressort que la justice demeure inaccessible à une bonne partie des Burkinabè.

C’est tenant compte de cette préoccupation que la Politique nationale de justice (2010-2019) confortée par le Pacte national pour le renouveau de la justice adopté à l’issue des états généraux propose « qu’une place importante soit consacrée à la sensibilisation en vue de lever les barrières psychologiques qui constituent un obstacle majeur à l’accès à la justice ».

Par ailleurs,  le Plan national de développement économique et social (PNDES) préconise, dans le cadre de la promotion de la gouvernance politique et administrative, que l’accent soit mis sur l’amélioration de l’accès à la justice à tous les citoyens.

A cet effet, des efforts ont déjà été consentis par le Gouvernement, comme l’inauguration en novembre 2016 du TGI de Koupéla, portant le nombre de TGI à 25 sur l’ensemble du territoire national, l’ouverture en mars 2017 de la troisième Cour d’appel du pays à Fada N’Gourma et l’opérationnalisation du Fonds d’assistance judiciaire, qui contribue à lever les barrières de l’accessibilité financière de la Justice aux couches les plus démunies de la population. L’ouverture des TGI de Pô et de Ouaga II, ainsi que la construction de TGI à Boulsa et à Solenzo font partie des projets du ministère en charge de la justice.

En sus de ces actions, qui participent de l’accessibilité à la justice, la tenue des journées portes ouvertes sur la justice et les droits humains, constitue des moments forts au cours desquels les justiciables échangent de façon directe avec les acteurs de la justice. Et pour la présente édition, elles offrent également l’occasion de sensibiliser les populations pour les inciter à collaborer dans la prévention et la lutte contre le terrorisme et la criminalité.

En rappel, les journées portes ouvertes sur la justice et les droits humains, sont organisées chaque année depuis 2006dans les juridictions du Burkina Faso. Elles ont pour objectif premier de rapprocher davantage la justice des justiciables en vue de mieux la comprendre et d’en comprendre le fonctionnement.

Ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique

Ouaga : Renversement spectaculaire d’un camion de céréale

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Le camion s'est renversé avec ses marchandises

Jusqu’à minuit moins ce lundi 15 mai, des badauds continuaient à faire des images sur ce qui a été sans doute l’un des accidents les plus spectaculaires accidents du jour. Un camion de céréale qui se renverse avec ses marchandises en plein carrefour sur l’une des artères les plus fréquentées de Ougadougou.

Le camion s’est renversé avec ses marchandises

Les faits se passent à l’arrondissement 5 à quelques encablures de l’échangeur de Ouaga 2000, plus précisément au niveau du carrefour de la Zone d’activités diverses (ZAD), à côté de la SONABEL ZAD. Le camion de céréales qui a raté son virage s’est littéralement étalé, déversant les sacs de maïs qu’il transportait sur la chaussée.

La circulation risque d’être difficile à cet endroit ce mardi si le camion n’est pas dégagé. Selon des témoins, les policiers sont venus faire les constats et sont repartis. L’accident a été certes spectaculaire mais l’on ne déplore, fort heureusement,  aucune  perte en vie humaine.  Apparemment, les occupants ont choisi de passer la nuit sur les sacs de céréale, histoire certainement de tenir à distance d’éventuels voleurs.

Burkina Demain

Côte d’Ivoire : Les mutineries ont repris de plus belle

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La fièvre des mutineries s'est emparée de toute la Côte d'Ivoire

La hiérarchie militaire ivoirienne a cru bon ce dimanche en envoyant des troupes à Bouaké  pour restaurer l’ordre face à l’entêtement des mutins de cette ville. Alors que les choses semblaient aller dans le bon sens pour elle, tout a basculé ce lundi avec une résurgence tous azimuts de foyers de mutineries à travers tout le pays.

La fièvre des mutineries s’est emparée de toute la Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, on parlait dimanche  de mutinerie au singulier, notamment celle de Bouaké qu’il fallait vite résorber  avec l’envoi de troupes loyalistes pour tenter de restaurer l’ordre et la stabilité dans cette seconde ville du pays. Aujourd’hui, c’est de mutineries au pluriel qu’il est question. Des soldats dans de nombreuses villes du pays à commencer par Abidjan ont renoué ce mardi avec les mutineries. En plus de la capitale économique et de Bouaké, il y aussi les villes comme Man, Daloa, Korhogo.

Dans ces différentes villes, les mutins réclament désormais comme leurs collègues de Bouaké la veille, le paiement de l’intégralité des primes promises par les autorités ivoiriennes lors des premières mutineries. Pour ces mutins, plus question de faire machine arrière, quelle que soit la situation économique. Autant dire que les vieux démons sont de retour au bord de la Lagune Ebrié. Et bien malin qui saura prédire la fin de ces mutineries à répétition.

Les autorités se retrouvent de facto devant un dilemme : satisfaire les mutins et se préparer à répondre également aux autres revendications sociales qui ne tarderont pas ; ou tenir tête en ne cédant sur aucune de leurs revendications et courir le risque d’une paralysie totale du pays. Mais, l’autre option possible mais qu’il faudra absolument éviter, c’est le recours à la force pour les contraindre à rentrer dans les rangs. La violence, on sait toujours où ça commence mais on sait jamais à l’avance où elle s’arrêtera, la violence appelant la violence.

Mathias Lompo

Burkina Demain