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Situation nationale : Ce que les responsables du CFOP et de la CODER se sont dit

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L'opposition s'achemine vers une plate-forme commune

Une délégation de la CODER, conduite par son Président, Maître Gilbert  Noël OUEDRAOGO, a rencontré à sa demande, le Chef de file de l’opposition au siège du CFOPce Lundi 03 Avril 2017. Le Chef de file de l’Opposition était accompagné de plusieurs  responsables de partis politiques membres du cadre de concertation du CFOP.

Les responsables du CFOP et de la CODER à l’issue de leur rencontre de ce 3 avril 2017

Lors de la séance de travail qui a réuni les deux délégations, la délégation de la CODER a présenté au CFOP  la coalition, et fait le bilan à mi parcours de ses démarches auprès des autorités étatiques, politiques, coutumières et religieuses ainsi que les missions diplomatiques, la société civile  et les partenaires sociaux. Les prises de contact se poursuivent avec les victimes des violences et vont bientôt s’achever avec la production d’un mémorandum qui sera soumis aux plus hautes autorités de notre pays.

La délégation de la CODER a indiqué qu’à ce  stade, elle  souhaitait l’implication  de l’ensemble de l’Opposition politique dans la recherche des voies et moyens pour la réalisation de la réconciliation nationale.

Le Chef de file de l’Opposition, Monsieur Zéphirin DIABRE, a salué la démarche de  la CODER et l’a remerciée pour la courtoisie et la marque d’estime à l’endroit du CFOP auquel,du reste,certains des leurs sont affiliés.Il a indiqué que la question de la réconciliation nationale est une préoccupation majeure pour l’ensemble du peuple burkinabè. De ce fait, il accède à la demande de la CODER et s’engage,  non seulement  à s’impliquer davantage, mais aussi à faire en sorte que  toute l’Opposition politique se saisisse de la question et en fasse une préoccupation de tout premier ordre. Il s’est réjouit qu’un  consensus soit  établi, que la réconciliation passe par la Vérité et la Justice, étant entendu que cette justice doit être la même pour tous.

Les deux parties tiennent  à rassurer le peuple burkinabè que la réconciliation qu’elles prônent n’est nullement un arrangement entre acteurs de la classe politique en vue de satisfaire des intérêts personnels, mais plutôt une démarche sincère, collective et inclusive dont le véritable maitre d’œuvre sera le peuple burkinabè lui même, étant entendu que c’est de son intérêt qu’il s’agit.

Elles  ont convenu de travailler ensemble, afin de créer les conditions favorables à une véritable réconciliation nationale, seule gage pour un devenir meilleur de notre nation.Dans ce sens, une commission sera mise en place pour la production du mémorandum qui sera bientôt présenté aux Burkinabè.

Ouagadougou, le 03 avril 2017

Le Chef de file de l’Opposition politique, M. Zéphirin DIABRE ;

Le Président de la CODER, Me Gilbert Noël OUEDRAOGO

Compte-rendu de la réunion du CFOP du 4 avril 2017

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A une rencontre de l'opposition politique

Le cadre de concertation du Chef de file de l’Opposition politique a tenu une réunion ordinaire le mardi 04 avril 2017 à 18 heures, à Ouagadougou. Présidée par le Chef de file de l’Opposition, M. Zéphirin DIABRE, cette réunion avait pour ordre du jour :

-La situation sociopolitique nationale ;

-La vie du cadre ;

– Des points de divers.

Au titre de la situation nationale, le Chef de file de l’Opposition  a rendu compte à l’assemblée, qu’il a reçuune délégation de la CODER, conduite par son Président, Maître Gilbert  Noël OUEDRAOGO, le Lundi 03 Avril 2017, et ce en compagnie d’autres   responsables de partis politiques membres du cadre de concertation du CFOP.

La  délégation de la CODERest venue pour présenter   la coalition, et faire le bilan à mi parcours de ses démarches auprès des autorités étatiques, politiques, coutumières et religieuses ainsi que les missions diplomatiques, la société civile  et les partenaires sociaux. De ce qu’elle a expliqué, les prises de contact se poursuivent avec les victimes des violences et vont bientôt s’achever avec la production d’un mémorandum qui sera soumis aux plus hautes autorités de notre pays.

La délégation de la CODER est venue aussi pour indiquer, qu’à ce  stade, elle  souhaitait l’implication  de l’ensemble de l’Opposition politique dans la recherche des voies et moyens pour la réalisation de la réconciliation nationale.

Les membres du cadre de concertation ont  salué la démarche de  la CODER. Ils ont convenu que la  question de la réconciliation nationale étant  une préoccupation majeure pour l’ensemble du peuple burkinabè, ils marquent leur accord pour que le Chef de file de l’Opposition s’y implique davantage, et sont disposés tous ensemble à se saisir de cette question de  sorte à ce qu’elle devienne une préoccupation  de toute  l’Opposition politique.

Ils ont approuvé l’idée d’un mémorandum, qui va situer de manière très claire la vision commune de l’Opposition sur cette question. Pour ce faire, ils ont demandé au CFOP, en liaison avec la CODER, de veiller à mettre rapidement sur pied la commission qui doit s’en charger.

En examinant cette question,  ils ont tenu à préciser, et ce à l’attention des  militants et sympathisants de  l’opposition, et  de tout le peuple burkinabé, que la démarche de l’Opposition sera guidée exclusivement par le souci des intérêts de notre peuple, et singulièrement ceux des familles de  nos compatriotes victimes des crimes de tout genre qui rendent aujourd’hui cette réconciliation nécessaire. Dans cet esprit, ils réaffirment leur adhésion à l’idée que la réconciliation ne saurait se faire contre la Vérité et la Justice, étant entendu que cette justice doit être la même pour tous.

En s’impliquant dans cette question de la Réconciliation, l’opposition veillera fermement à ce  que celle-ci ne serve pas de prétexte pour un « deal » entre politiciens, ni  qu’elle soit utilisée pour la défense d’intérêts particuliers. En outre, le fait de s’impliquer dans la question de la réconciliation, et de ce fait d’avoir à y travailler avec  nos autorités actuelles, ne signifie nullement que l’Opposition politique cesse sa fonction  républicaine d’opposition, avec  tout ce que cela implique.

Toujours concernant la situation nationale, les représentants de l’Opposition à la Commission constitutionnelle ont fait le point des tournées d’échanges dans les treize régions du pays et en Europe (France, Belgique, Italie). Il ressort que ces échanges se sont déroulés dans la courtoisie et dans un esprit de dialogue. C’est le lieu pour l’Opposition politique de féliciter l’ensemble des forces vives de la nation pour l’important rôle qu’ils jouent dans le passage à la Vème République.

L’Opposition politique a aussi été informée qu’une  motion de défiance soutenue par le MPP, a été déposée contre le maire de l’arrondissement 3 de Ouagadougou, qui se trouve être un maire issu de l’opposition. Pour l’Opposition, cette motion de défiance n’est ni plus ni moins qu’une tentative de déstabilisation sans fondement, fomenté par leparti au pouvoir, qui ne digère toujours pas que 5 des 12 arrondissements de la capitale soit gérés par l’Opposition. L’Opposition apporte son soutien  total et ferme  au Maire, Madame Raïnatou OUEDRAOGO née SAVADOGO. A ce propos, elle remercie les populations de l’arrondissement 3 pour le soutien actif qu’elle apporte déjà au Maire, et demande aux militants et sympathisants de l’Opposition de  rester en alerte, dans l’attente des mots d’ordre que le CFOP viendrait à lancer.

Au titre de la vie du cadre de concertation, les partis d’opposition ont échangé sur l’organisation du meeting populaire du 29 avril  prochain. Dores et déjà, l’Opposition politique appelle ses militants et sympathisants et tous les démocrates de notre pays, à se mobiliser pour faire de ce meeting un succès éclatant.

En outre, le Chef de file de l’Opposition a fait le point d’une visite qu’il a rendue à la Société des Editeurs de Presse privée(SEP), le 30 mars 2017 au Centre national de presse Norbert ZONGO. A travers cette rencontre, le CFOP a pu comprendre les difficultés auxquelles sont confrontés les organes de presse privés, dont certains n’arrivent plus à paraitre. L’Opposition s’engage à porter cette préoccupation de la presse aux autorités du pays.

Le Chef de file de l’Opposition a également fait cas d’une visite que lui a rendue une délégation du Collectif « Justice pour Tous »(CJT), le 03 avril dernier. Ce collectif, qui réunit des anciens parlementaires de tous bords politiques de la législature de 2012- 2014, œuvre pour leur réhabilitation, après les préjudices subis sur le plan moral, physique, financier et politique. Il a demandé au Chef de file de l’Opposition un soutien dans le cadre de la lutte qu’il mène. Le CFOP salue l’initiative du collectif qui s’inscrit dans un cadre républicain et est marquée par un esprit de dialogue. Il promet d’intercéder auprès de qui de droit, pour que le cri de cœur du CJT soit entendu et que ses doléances soient traitées avec diligence, conformément aux règles de l’Etat de droit.

Après l’examen de quelques points de divers, la réunion a pris fin à 20 heures, dans une ambiance cordiale.

Ouagadougou, le 05 avril 2017

Le service de communication du Chef de file de l’Opposition

Houndé Gold Operation S.A : Communiqué

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Ceci est un communiqué de Houndé Gold Operation S.A relatif au recrutement d’agents. Lisez plutôt.MINING

Afin d’améliorer la gestion des dossiers de demandes d’emploi, la société minière Houndé Gold Operation S.A informe les populations et usagers de sa société que les dépôts de dossiers de demandes d’emploi se feront, à compter du 1er avril 2017,à travers un système électronique. Nous demandons aux candidats de déposer les candidatures uniquement par voie internet sur l’adresse hgorecruitment@edv-ops.com. Les dossiers déjà déposés ont déjà été enregistrés donc merci de ne pas les renvoyer.

Pour toute autre information, appeler au 74 65 40 21.
Merci pour votre compréhension.

La Direction des ressources Humaines

Création d’une caisse de dépôts et de consignations avec l’aide française

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Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba et les directeurs généraux de l’Agence française de développement (ADF) et de la Caisse des dépôts de France, Rémy Rioux et Pierre-René Lemas ont animé conjointement, le mardi 4 avril 2017 à Ouagadougou, un point de presse sur la création d’une Caisse de dépôts et de consignations (CDC) au Burkina Faso.kaba

Selon le premier ministre, Paul Kaba Thiéba, la création de la Caisse de dépôts et de consignations CDC se justifie par l’insuffisance de financement des investissements structurants, le manque de structures financières de confiance sur le marché national et la nécessité de sécuriser et de rentabiliser des fonds de retraite et d‘épargne. La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est l’alternative la plus crédible et la plus sérieuse pour apporter des solutions efficaces aux investissements massifs, a avancé le chef du gouvernement.
A l’entendre, la CDC va mobiliser l’épargne domestique pour répondre aux besoins de financement, à long terme, des infrastructures dans les secteurs de l’énergie, de la santé, de l’éducation, des transports, de l’économie numérique… «Au départ, nous allons sélectionner les projets les plus structurants pour l’économie nationale au lieu de disperser les ressources», a dit Paul Kaba Thiéba qui a fait savoir qu’il y a des investissements à financer dans tous les secteurs.

Le directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux, a annoncé le lancement d’un fonds commun d’investissements dans les projets d’infrastructures, estimé à plus de 400 milliards de FCFA. Pierre-René Lemas, lui, compte apporter des conseils stratégiques, financiers et organisationnels de la Caisse des dépôts de la France , vieille de plus de deux siècles. Il s’est engagé à mettre en œuvre une coopération bilatérale avec la CDC. De ses explications, la Caisse des dépôts est un outil de développement qui protège l’épargne, transforme l’argent pour financer le long terme et garantir la confiance.

Joachim Batao
Burkina Demain

Attaque de Yimdi:10 à 20 ans de prison ferme requis contre les présumés auteurs

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Le commissaire du gouvernement, Alioune Zanré, a prononcé, ce mardi 4 avril 2017 à Ouagadougou, ses réquisitoires contre les 21 accusés de l’affaire de l’attaque de la poudrière de Yimdi. Il a requis 20 ans de prison ferme contre le sergent-chef Aly Sanou, présumé cerveau de l’attaque et le sergent Ollo Stanislas Sylvère Poda pour le complot militaire.BARRE

Il a ensuite requis 15 ans de prison contre le sergent Abdoul Nafion Nébié, les caporaux Desmond Toé, Hamidou Drabo, le soldat de 2e classe Seydou Soulama, les soldats de 1re classe Abou Ouattara et Ollé bienvenue Kam et 10 ans d’emprisonnement ferme contre les soldats de 2e classe Aboubakren Ould Hamed, Handi Yonli et Youssouf Traoré, le sergent Salif Couldiaty, les soldats de 1re classe Djimaldine Napon, Hamado Zongo et Boureima Zouré.

De plus, le procureur a requis une peine d’emprisonnement ferme de trois ans pour les faits de désertion à l’étranger en temps de paix contre le caporal Issaka Ouédraogo, les sergents-chefs Roger Koussoubé, Laoko Mohamed Zerbo et l’adjudant Kossé Ouékouri.

Puis, il a requis trois de prison ferme pour les faits de complicité de vol aggravé contre le soldat de 1re classe Salfo Kosporé. Quant à Sabkou Yago, seul civil de l’affaire, il a requis une condamnation ferme de deux ans pour recel de malfaiteurs.
Après les plaidoiries, le tribunal va délibérer sur le sort de l’ensemble des 21 accusés et le verdict pourrait tomber ce mercredi 5 avril.

Burkina Demain

Afrique du Sud : la COSATU appelle Jacob Zuma à démissionner

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La puissante confédération syndicale, Cosatu a appelé le chef de l’Etat sud-africain Jacob Zuma, à démissionner, ce mardi matin 4 avril 2017. Elle explique qu’elle n’a plus confiance en lui après le remaniement ministériel controversé de la semaine dernière, qui n’en finit pas de faire des vaguesJacob-Zuma-in-Germany.

Après le parti communiste, l’allié historique de l’ANC prend ses distances. « Nous n’avons plus confiance en ses capacités de leadership », a indiqué le secrétaire général de la confédération syndicale de la Cosatu, Bheki Ntshalintshali, estimant que le remaniement avait été conduit sur des questions de « loyauté politique » et non de « mérite ».

Le patron du syndicat a déclaré que le moment était venu pour Jacob Zuma de « démissionner » après le remaniement de la semaine dernière. Celui-ci a notamment entraîné le départ du ministre des Finances, Pravin Gordhan qui avait beaucoup fait pour la lutte contre la corruption dans le pays.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, Jacob Zuma a nommé dix ministres et autant de vice-ministres, pour la plupart considérés comme ses proches, à l’image du nouveau titulaire du portefeuille des Finances, Malusi Gigaba.

Aujourd’hui, non seulement l’opposition appelle à la démission du chef de l’Etat, mais aussi ses propres alliés. C’est du jamais vu et la question est : que va faire l’ANC, son parti, qui est plus que jamais divisé ?

Burkina Demain

Avant-projet de Constitution de la Vè République : les Burkinabè du Benelux débordent de propositions

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L’ambassadeur du Burkina à Bruxelles, Mme Jacqueline Zaba et le professeur Luc Marius Ibriga , chef de la délégation de la Commission constitutionnelle (tous deux au milieu) lors de la rencontre à Bruxelles avec la diaspora burkinabè résidant dans le Benelux

La diaspora burkinabè du Benelux (Belgique-Luxembourg-Pays-Bas) s’est mobilisée dimanche 02 avril 2017 à l’ambassade du Burkina Faso à Bruxelles pour discuter avec une délégation de la Commission constitutionnelle de l’avant-projet de Constitution qui doit fonder la Vè République.

L’ambassadeur du Burkina à Bruxelles, Mme Jacqueline Zaba  et le professeur Luc Marius Ibriga , chef de la délégation de la Commission constitutionnelle (tous deux au milieu) lors de la rencontre à Bruxelles avec la diaspora burkinabè résidant dans le Benelux
L’ambassadeur du Burkina à Bruxelles, Mme Jacqueline Zaba et le professeur Luc Marius Ibriga , chef de la délégation de la Commission constitutionnelle (tous deux au milieu) lors de la rencontre à Bruxelles avec la diaspora burkinabè résidant dans le Benelux

Bruxelles, la capitale belge et de l’Union européenne était l’ultime étape de la tournée européenne de la délégation de la Commission constitutionnelle. Après Milan et Paris,  l’équipe forte de cinq personnes, conduite par le professeur Luc Marius Ibriga, rapporteur général de la Commission est venue rencontrée les Burkinabè vivant dans les trois monarchies constitutionnelles d’Europe de l’ouest.

Pour l’ambassadeur du Burkina à Bruxelles, Mme Jacqueline Zaba la forte mobilisation de nos compatriotes montre l’attachement qu’ils ont à l’égard de la patrie. «La délégation de la Commission constitutionnelle est venue vous consulter, recueillir vos commentaires, vos avis et critiques sur la nouvelle Constitution en élaboration. Je vous exhorte à participer activement à cette séance», a indiqué Mme Zaba avant le début des échanges.

  1. Ibriga, chef de la délégation et rapporteur général de la Commission constitutionnelle a indiqué que l’avant-projet de Constitution qui doit fonder une nouvelle République a été élaboré de façon inclusive et consensuelle par une commission constitutionnelle de 92 membres. «Le décret mettant en place la Commission constitution dit que l’avant-projet de Constitution doit être présenté dans les différentes régions du Burkina pour recueillir les amendements des forces vives. Il précise aussi qu’il doit être présenté aux Burkinabè vivant hors du pays pour recueillir les critiques de la diaspora», a-t-il expliqué.

Le chef de la délégation a également indiqué que le Burkina Faso au lieu de privilégier une écriture élitiste de sa Constitution à travers laquelle quelques experts auraient pu proposer un texte qui serait adopté par un vote référendaire a opté d’élaborer sa Constitution de façon inclusive, participative et consensuelle. C’est justement l’esprit inclusif et participatif qui guide ces tournées de la Commission aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, a-t-il indiqué.

Dans une présentation détaillée de l’avant-projet de Constitution, la magistrate Fatimata Sanou, membre de la délégation a indiqué que le souci des commissaires dans l’élaboration du texte a été la consolidation de l’Etat de droit, l’équilibre des pouvoirs, l’affirmation de l’indépendance de la justice, une meilleure organisation de la redevabilité dans la gestion de la chose publique, la stabilité des institutions et la transparence du jeu politique.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les Burkinabè établis dans le Benelux n’ont pas marchandé leur participation à ces assises sur l’élaboration de la nouvelle Constitution qui va fonder la Vè République.

Les Burkinabè résidant dans les trois pays du Benelux se sont massivement mobilisés et ont activement pris part aux débats sur la nouvelle Constitution en écriture
Les Burkinabè résidant dans les trois pays du Benelux se sont massivement mobilisés et ont activement pris part aux débats sur la nouvelle Constitution en écriture

Déchoir les anciens chefs d’Etat de leurs titres

Au regard des événements récents que le Burkina Faso a connus, certains burkinabè du Benelux ont proposé de renforcer la disposition constitutionnelle qui interdit au chef de l’Etat de ne pas se prévaloir d’une autre nationalité. Pour eux, il faut créer une disposition dans la nouvelle Constitution qui prévoit de déchoir la nationalité burkinabè à tout chef d’Etat qui se serait rendu coupable de crimes au Burkina et qui s’exilerait dans un autre pays dans lequel il prendrait la nationalité. «Si un président commet des crimes au Burkina Faso et fuit dans un autre pays pour prendre une nationalité étrangère, on doit lui déchoir de son titre d’ancien chef d’Etat et lui retirer les avantages liés», a notamment proposé un participant en allusion à la récente nationalité ivoirienne acquise par Blaise Compaoré après son départ du pouvoir à la suite de l’insurrection populaire qui l’a contraint à l’exil depuis fin octobre 2014. D’autres compatriotes ont proposé le renforcement des dispositions relatives à l’atteinte à la Constitution comme par exemple les coups d’Etat. Pour eux, les auteurs de tels actes attentatoires à la Loi fondamentale doivent écopés de la sanction suprême.

Quant aux critiques émises par certains burkinabè sur le caractère «prétendument» budgétivore des tournées de la Commission constitutionnelle, des participants ont estimé que ni le temps ni l’argent ne devrait être comptés «parce que c’est cette Constitution qui va régir nos vies et il faut prendre le temps qu’il faut et y mettre tous les moyens nécessaires afin qu’elle soit connue de tous».

A cet effet d’ailleurs, certains ont proposé des rencontres dans les quartiers pour expliquer le texte et recueillir les avis des uns et des autres, d’autres ont recommandé la traduction de cet avant-projet constitutionnel dans les langues nationales. Avec son franc-parler habituel, le professeur Ibriga a dit avoir entendu des critiques selon lesquelles les tournées de la Commission constitutionnelle sont budgétivores. «Nous-mêmes sommes les premiers à savoir que le pays a besoin de ressources pour faire face aux défis sécuritaires qui se posent aujourd’hui», a-t-il indiqué. Mais, a-t-il précisé, ces tournées sont financièrement supportées par des organisations non gouvernementales notamment la britannique WaterAid et l’allemande, la Fondation Hanns Seidel. «J’ai le sentiment que c’est un texte qui a été écrit par les insurgés quoique moi-même j’en fais partie. Mais j’ai l’impression que l’on veut dépouiller le chef de l’Etat de ses pouvoirs pour les confier à des gens qui ne sont pas élus»; a fait observer un compatriote. Réponse du professeur Ibriga. «Il faut protéger le chef de l’Etat contre lui-même. Tout pouvoir qui n’a pas de contre-pouvoir tend à abuser. C’est pourquoi il faut faire en sorte que le président ne soit pas un homme omnipotent comme on l’a vu de par le passé. Il faut faire en sorte d’arrêter les dérives du pouvoir en encadrant au maximum les prérogatives des différents responsables à la tête de l’Etat», a-t-il souligné.

Homosexualité

La question de la promotion de la culture burkinabè et de la protection de l’environnement afin de permettre au Burkina Faso -un pays enclavé- de mieux développer et profiter de son secteur touristique devrait être affirmée dans la nouvelle Constitution, a opiné un autre compatriote.

Les participants ont aussi exprimé des points de vue divergents sur la question de l’homosexualité. Chacun arguant sa position en s’appuyant sur les avancées juridiques et sociétales de son pays d’accueil. Pour un compatriote vivant aux Pays-Bas, il faut profiter de l’écriture de cette nouvelle Constitution pour faire évoluer les positions sur la question au Burkina Faso. Pour d’autres, il faut être suffisamment précis dans l’usage des termes pour lever toute équivoque. Ceux-ci ont prôné son interdiction claire et nette dans une disposition constitutionnelle. A ce sujet, le rapporteur général de la Commission constitutionnelle a rappelé que les commissaires qui viennent de divers horizons ont longuement débattu de cette question et ont finalement opté de ne pas l’aborder dans la Constitution.

«Aucun maire ne doit marier des personnes de même sexe au Burkina Faso», a précisé M. Ibriga.

Comment faire pour constitutionnaliser les sanctions à infliger à certains praticiens de la santé qui, par leur indélicatesse ou des comportements anti-professionnels et anti-déontologiques causent la mort de patients. «Il y a des morts inutiles dans nos formations sanitaires. L’incompétence de certains médecins, leur manque de conscience professionnelle et les erreurs médicales sont souvent la cause de certaines morts. Mais on dit +Dieu a donné, Dieu a repris+ alors que ce sont certains agents de santé qui ont mal fait leur travail. Ces gens-là il faut que la Constitution prévoit des sanctions contre eux», a tonné un compatriote qui semble avoir été touché par la perte d’un proche qu’il attribue aux mauvais comportements des agents de santé. Pour Mme Sanou, magistrate de formation, la loi prévoit déjà des sanctions en pareils cas. «Seulement, souvent les parents des victimes eux-mêmes, soit par peur ou par pression sociale ne veulent pas ester en justice ou quand ils arrivent à le faire, ils reviennent souvent demander le retrait de la plainte soit disant qu’on leur a demandé pardon. Donc point besoin de constitutionnaliser des sanctions déjà prévues. Ce qu’il faut faire, c’est de sensibiliser les gens afin qu’ils portent plainte et qu’ils aillent jusqu’au bout», a-t-elle indiqué. La plupart des participants affirment que c’est une question délicate à traiter car, souvent la solidarité de corps rend le citoyen, usager des services de santé vulnérables au cas où il porterait plainte.

Des compatriotes ont aussi proposé qu’il soit autorisé dans la Constitution une révision périodique des accords et traités conclus par les dirigeants de sorte à éviter que des générations entières soient pieds et poings liés à des engagements manifestement injustes ou déséquilibrés pris par leurs devanciers.

Le débat sur le type de régime politique : régime parlementaire ou présidentiel, semi-parlementaire ou semi-présidentiel a aussi été houleux. Chacun ayant sa préférence. Mais pour le professeur Ibriga, c’est pour justement prévenir l’instabilité institutionnelle que le système semi-présidentiel encore appelé semi-parlementaire a été proposé.

Les Burkinabè du Benelux, débordant de propositions et d’idées pour l’amélioration de ce texte constitutionnel ont promis de se réunir à nouveau pour mettre en commun leurs propositions et les transmettre à la Commission constitutionnelle.

«Nous sommes toujours preneurs de vos idées pour enrichir ce texte qui va régir notre vie en commun. Mais nous souhaitons quand même rendre le texte au président du Faso qui aura huit jours pour apporter ses amendements avant de nous le renvoyer pour adoption en plénière. Vos derniers amendements et avis sont donc attendus avant fin avril parce que nous pensons qu’il faut au plus tard début mai remettre le document final au chef de l’Etat», a-t-il conclu.

Après l’Afrique et l’Europe, la Commission constitutionnelle doit maintenant mettre le cap sur l’Amérique, dernière étape des consultations prévues à l’extérieur sur cette Loi fondamentale en gestation depuis le 29 septembre 2016.

Romaric Ollo HIEN

Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles

Incidents au Stade du 4 Aout : tout sur les sanctions écopées par le RCK

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Le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a statué, ce lundi 3 avril 2017, sur les incidents qui ont émaillé la fin du match Rail club du Kadiogo et USM d’Alger, qui a eu lieu, le 18 mars dernier au Stade du 4 Aout. usma

Le RCK doit payer une amende de 15 millions de francs CFA, répartie comme suit : 2,5 millions pour les jets de projectiles, 2,5 millions pour le comportement de l’entraineur et des membres de l’encadrement technique du RCK et 10 millions de francs CFA pour le comportement des supporteurs. Et le club doit s’en acquitter dans les 60 jours suivant la notification de la décision .

De plus le RCK va disputer son prochain match de coupe CAF contre le club tunisien CS SFaxien à huis clos au Stade du 4 Août. Sans compter que son coach Kamou Malo est suspendu pour huit matchs dont quatre avec sursis.
Les membres du RCK peuvent attaquer la décision devant le Jury d’Appel de la CAF. Ils disposent de trois jours pour manifester leur intention.

En fait, à la fin du match RC K & USMA d’Alger, l’entraineur du RCK, Kamou Malo, avait traité les arbitres de « corrompus » et avait couru en direction des officiels. La suite, on la connait, dégradation de la situation, avec l’envahissement du terrain par des supporteurs qui s’en sont pris aux arbitres et aux joueurs de l’USMA.

Burkina Demain

Politique: l’opposition annonce un meeting populaire pour le 29 avril

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L’Opposition politique organise un meeting populaire, le Samedi 29 Avril 2017 à 15h à la Maison du peuple de Ouagadougou. A l’ordre du jour, la situation nationale.
ZEP

Selon le communiqué du Chef de file de l’opposition politique (CFOP), ce meeting s’inscrit dans le cadre des actions de mobilisation, de sensibilisation, d’interpellation et de protestation que l’Opposition engage ainsi conformément à son rôle républicain, face à la dégradation de la situation de notre pays, résultat de l’incapacité du MPP et de ses alliés à régler les problèmes des Burkinabè .
L’Opposition dévoilera le contenu de sa nouvelle plateforme de combat démocratique à cette occasion.

L’Opposition politique invite donc ses militants et sympathisants et tous les citoyens du Burkina Faso, à se mobiliser dans la discipline, pour faire de cette première activité de mobilisation populaire un succès éclatant, et à rester mobilisés et déterminés pour tous les autres mots d’ordre qu’elle viendrait à lancer .

Burkina Demain

Attaque de Yimdi: plusieurs armes retrouvées au domicile du sergent-chef Sanou

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Au sixième jour du procès qui se déroule au Tribunal militaire, ce 4 avril 2017 à Ouagadougou, des pièces à conviction ont été présentées. Il s’agit, entre autres, d’armes à feu, retrouvées au domicile du sergent-chef Ali Sanou. BARRE

Parmi ces armes, neuf fusils kalachnikovs crosse en bois, un fusil kalachnikov PKMS, quatre fusils AKMS, un pistolet lance grenade, 41 chargeurs garnis 30 cartouches chacun, 12 obus de HK 40 mm, 1297 cartouches, 2 bandes de PKMS, 8 housses de chargeur.

Le sergent-chef Ali Sanou a reconnu les faits, en signalant que c’est lui-même qui a indiqué la planque aux enquêteurs.

Au total 21 inculpés ont été entendus (entre mardi et samedi) dont un civil.
Le procès va reprendre ce mardi matin avec les réquisitions, puis des plaidoiries.
Les inculpés sont poursuivis pour, entre autres, faits de complot militaire, désertion à l’étranger en temps de paix, détention et port illégal d’armes et de minutions de guerre.

Burkina Demain