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Centrale de Zagtouli : Paul Kaba Thiéba visitera le chantier ce mardi

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Les officiels dont le Premier ministre Paul Kaba Thièba lors du lancement des travaux de construction de la centrale solaire de Zagtouli le 16 juin 2016

Le Premier ministre Paul KabaThiéba visitera ce mardi, avec le ministre de l’énergie le Pr Alfa Oumar Dissa,la centrale solaire de Zagtouli en construction. Le chef du gouvernement revient ainsi sur ses pas puisque c’est lui qui avait présidé, il y a dix mois, le lancement des travaux de cette centrale solaire d’une capacité de 33 mégawatts crête (MWc).

Les officiels dont le Premier ministre Paul Kaba Thièba lors du lancement des travaux de construction de la centrale solaire de Zagtouli le 16 juin 2016
Les officiels dont le Premier ministre Paul Kaba Thièba lors du lancement des travaux de construction de la centrale solaire de Zagtouli le 16 juin 2016

La présente visite sera l’occasion pour le Premier ministre Thiéba et sa suite de prendre le pouls de l’avancement des travaux de la centrale de Zagtouli, officiellement lancés le 16 juin 2016. Les travaux sont assurés par un groupement d’entreprises franco-allemand rassemblant Cegelec et Solar World.

Dans le déploiement sur le terrain, le projet devrait couvrir selon les prévisions, une superficie de 55 hectares, soit  129 600 panneaux qui seront posés, d’une puissance unitaire de 260w.

D’un coût de  47,5 millions d’euros financé par l’Union européenne et l’Agence française de développement, Zagtouli est emblématique pour le Burkina Faso qui a fait l’option claire de la promotion des énergies renouvellement pour répondre aux besoins énergétiques des populations. A l’heure actuelle, l’on estime à 6,4% la part des énergies renouvelables dans la production énergétique nationale. Le potentiel reste donc énorme. Avec un fort ensoleillement évalué à 5,5 kWh/m2.Jr pendant 3 000 à 3 500 heures par an en moyenne.

Le délai de 14 mois sera-t-il tenu ?

Zagtouli est aussi emblématique pour les partenaires du Burkina qui participent au financement. Il y a deux semaines, c’est le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone qui visitait le  chantier. Mais, la question que tout le monde se pose, c’est de savoir si le délai de 14 mois sera tenu, vu que le pays fait face à des besoins pressants et reste en grande partie dépendant des importations. Zagtouli ne règlera pas de facto la dépendance énergétique mais contribuera à la solution.  A la visite de M. Bartolone, l’on faisait état de 40% de taux d’exécution. En principe, l’on devrait plus ou moins être situé sur le sujet à l’issue de la présente visite du chef de gouvernement.

Grégoire B. Bazié

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Bobo : Opération ville propre en marche !

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Le maire Bourahima Sanou donnant dans cette grande opération de salubrité publique à Sya

Le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, accompagné de certains maires d’arrondissements, ainsi que la brigade verte, les agents des Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO), de concert, se sont rassemblés au secteur 3 Komougou pour donner coup d’accélérateur à la vaste opération de salubrité en cours et destinée à redonner à la ville de Sya son éclat d’antan. C’était le samedi 1 avril 2017 dernier.

Les artères de Bobo prises d'assaut par les femmes de la brigade verte
Les artères de Bobo prises d’assaut par les femmes de la brigade verte

Lancée depuis le 30 juillet 2016 dans toute la ville de Sya, l’opération ville propre initiée par le maire de la commune de Bobo-Dioulasso Bourahima Sanou dès les premiers instants de son élection, poursuit toujours son chemin et n’est qu’une continuité selon le bourgmestre de la commune. Cette fois-ci, selon le maire Bourahima Sanou, elle se fera à tour de rôle c’est-à-dire par arrondissement pour permettre le nettoyage complet et efficace de toute la ville. En ce samedi 01 avril 2017, le choix s’est porté sur l’arrondissement n°1.

Le lancement des travaux a lieu au secteur 3,  dénommé komougou. C’est avec pioches, balais, brouettes et pelles à la main que la population, les femmes de la brigade verte ainsi que les autorités communales se sont mobilisés massivement pour curer les caniveaux, nettoyer les coins et recoins de la ville afin que Sya retrouve son éclat d’antan.

A en croire le maire de Bobo, cette action n’est pas politique mais une action sociale qui vise tout simplement le bien-être de la population et partant de là le développement de la commune. « L’esprit de cette action, c’est de dire à la population que ce ne sont pas des actions qui visent à sortir devant les caméras, ce n’est pas ce que nous recherchons. Notre objectif lorsque nous sortions ainsi, c’est d’essayer de sensibiliser la population de sorte à ce qu’elle sache qu’elle est l’actrice première de la propreté. Et aujourd’hui, nous sommes juste sortis pour faire un rappel», a-t-il expliqué.

La propreté, une affaire de chaque Bobolais

Le maire Bourahima Sanou donnant dans cette grande opération de salubrité publique à Sya
Le maire Bourahima Sanou donnant lui-même l’exemple dans cette vaste opération de salubrité publique à Sya

Pour  Bourahima Sanou, la question de l’assainissement, de la propreté est une affaire de chaque Bobolais.  « Si chaque citoyen nettoyait sa chambre, son salon, sa cour, et curait les caniveaux devant sa cour,  je pense que l’on ne va plus parler des questions d’insalubrité dans la ville. C’est à nous-mêmes de rendre notre cadre de vie propre ».

Quant au maire de l’arrondissement n°1, Ousamane Coulibaly, il invite la population à participer activement à ces actions de nettoyage pour améliorer le cadre de vie. « L’objectif de ces actions c’est de créer un effet d’entrainement de sorte à ce que la population continue ces mêmes gestes chaque jour, c’est-à-dire nettoyer sa devanture chaque jour.  Et avec cela, on pense que Bobo va devenir un Label», a-t-il soutenu.

Des actions de contrôles seront entreprises afin de permettre le  déroulement de cette mission, selon le maire de la commune. Il s’agit de la création d’une direction qui va s’occuper uniquement de ces questions. Et son rôle sera de travailler à coordonner ce qui existe, notamment la brigade verte, les THIMO. Ces THIMO seront organisés en équipe de sensibilisation quotidienne  auprès de la population pour que dans les mois à venir, cette dernière puisse intégrer dans ses habitudes les actions de nettoyage dans leur environnement.

Agatha Boni/ Bobo

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Scolasticat Saint Camille insensible au cri du cœur des petits commerçants

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Pour accéder à une de ces boutiques , il faut débourser 2 640 000 F CFA.

Scolasticat Saint Camille conduit les travaux de finition des boutiques ceinturant son enceinte. Près de huit mois après l’engagement de certains responsables de ladite mission catholique de revoir les coûts de location des magasins à la baisse pour permettre aux petits commerçants installés aux abords de la chapelle catholique d’en profiter, une équipe de la rédaction s’est rendue sur le terrain, au cours de la deuxième quinzaine du mois de mars 2017.

Pour accéder à une de ces boutiques , il faut débourser 2 640 000 F CFA.
Pour accéder à une de ces boutiques , il faut débourser 2 640 000 F CFA.

Les commerçants installés aux abords de la chapelle Scolasticat Saint Camille sont unanimes. Il n’y a plus rien à attendre des autorités de la chapelle. « Il n’y a plus d’appel à lancer. Actuellement, les gens ont déjà loué toutes les boutiques. Certains sont en possession de leurs clés. Quand les grands commerçants voient les boutiques de ce genre, ils se ruent sur elles. Il y en a même qui viennent pour se plaindre, qu’ils en n’ont pas eu », avance Souleymane Ouédraogo, vendeur de chaussures, qui note qu’il y a des personnes qui sont près à débourser 4 000 000 de FCFA pour occuper une boutique. « Il y a des gens qui sont installés ici qui n’ont même pas 100 000 F CFA pour vendre. Où vont-ils avoir 2 640 000 FCFA pour louer une boutique ? Ce sont des boutiques pour riches, pas pour les pauvres », renchérit Moussa Yaogo, vendeur de sacs chinois.

Cet kiosque et toutes autres installations à hauteur  devraient être démolis par les commerçants.
Cet kiosque et toutes autres installations à hauteur devraient être démolis par les commerçants.

Les commerçants assis devant leurs étales de chaussures, de maillots, d’habits, de bouteilles de gaz, de pièces détachées, de bananes, de tubercules, de fruits et légumes mettent en cause les coûts élevés des magasins. Le loyer coûte encore 55 000 F CFA par mois et il faut payer une caution de 2 640 000 F CFA. Ces coûts rappellent ceux que des responsables de la mission avaient décidé de revoir à la baisse pour permettre à certains commerçants installés devant la chapelle, depuis 15 ou 20 ans, de se caser.

Une caution de 2 640 000 F CFA pour une boutique

« Les 55 000 F CFA sont acceptables, on aurait pu se mettre à deux pour louer une boutique, mais le problème, c’est qu’on demande de payer quatre ans de caution, 2 640 000 F CFA », note M. Ouédraogo qui signale que la mission leur a donné la fin du mois de mars pour vider les lieux.

Souleymane Ouédraogo, vendeur  de chaussures, a laissé entendre que le nombre de commerçants installés dans les environs de la chapelle tourne autour de  100
Souleymane Ouédraogo, vendeur de chaussures, a laissé entendre que le nombre de commerçants installés dans les environs de la chapelle tourne autour de 100

L’économe de Scolasticat Saint Camille, le frère Paul Kaboré, confirme ledit délai, mais il souligne qu’il s’agit plutôt d’un système de contrat à bail et non de caution. Et de dire : «Tout varie en fonction des personnes », car, explique-t-il, « des demandeurs en ont payé moins que d’autres ». « Les coûts étaient exorbitants et on a négocié. Après plusieurs rencontres, on a convenu du montant de 55 000 F CFA le mois », avance t-il, en précisant que ces prix concernent uniquement les boutiques au rez-de-chaussée. Quant aux autres, situées au R+1, il relève que rien n’a été établi de façon définitive. De ses explications, l’église poursuit les négociations avec les commerçants qui proposent, entre autres, 10 000 F CFA, 15 000 FCFA et 20 000 F CFA. Pas vrai, rétorquent les commerçants qui indiquent n’avoir plus eu de discussions avec les responsables de la chapelle, depuis le mois d’août. « Franchement, on n’a pas eu de leurs nouvelles récemment. On a lutté, ça n’a pas marché », argue Souleymane Ouédraogo qui souhaite bonne chance aux heureux locataires. « Dans la vie, si tu n’a pas les moyens, tu ne peux pas compter sur quelqu’un », regrette-t-il. Toutefois, il reconnait que quelques-uns d’entre eux, pas nombreux, ont pu louer des magasins. « Nous autres qui avons construit des boutiques devant la devanture de la chapelle, sommes obligés de déguerpir », lance un commerçant désabusé, ayant requis l’anonymat, qui confie être installé depuis plus d’une décennie. Tout comme lui, tous ceux qui ont des installations à hauteur doivent fermer boutique pour ne pas faire de l’ombre aux nouveaux locataires.

Du déguerpissement des petits commerçants
« Nous sommes encore là, mais nous ne savons pas ce que nous allons devenir », marmonne Moussa Yaogo qui souligne que des commerçants dont les installations ne culminent pas des mètres sont autorisés à rester sur place.

Expliquant que l’œuvre de miséricorde est guidée par le charisme, le frère Paul Kaboré affirme que l’esprit de construction des boutiques est de régulariser la situation des commerçants installés anarchiquement. D’ailleurs, révèle-t-il, la question des réductions des coûts du loyer a toujours été au cœur des négociations et la mission catholique a rencontré les commerçants à maintes reprises pour recueillir leurs avis et suggestions.

Anderson Koné
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Mort de Guei Robert: Lida Kouassi Moïse fait des révélations

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L’ancien ministre de la Défense, Lida Kouassi Moïse, a comparu au Tribunal militaire d’Abidjan, dans le cadre du procès de l’assassinat du Général Robert Guéï, tombé le19 septembre 2002, en tant que témoin. Voici l’intégralité de son propos liminaire. « Le Juge Dembélé Tahirou : Vous jurez de parler sans crainte, sans haine, de dire la vérité, rien que la vérité sur les faits.lida

Lida Kouassi Moïse : Je le jure.
Le Juge Dembélé Tahirou : Monsieur Lida que pouvez-vous nous dire des évènements du 18 au 19 septembre 2002 ?

Lida Kouassi Moïse: Monsieur le président, j’attends des questions précises parce que je ne peux pas faire un narratif, ça risque d’être long…
Le Juge Dembélé Tahirou : Faites votre témoignage d’abord avant qu’on ne vous pose des questions.

Lida Kouassi Moïse: La nuit du 18 au 19 septembre 2002, ma résidence a été attaquée à la A52, à la roquette, à la kalach, ma famille a été prise en otage, ma maison a été mise à sac et moi-même, j’ai eu la chance de survivre parce que ceux qui avaient investi ma résidence avec armes et bagages n’ont pas pu me découvrir là où j’étais caché. Ils sont arrivés à ma résidence à peu près à 3 h 20 du matin et ils en sont partis à 7 h moins 10 par là en amenant en otage mon épouse et deux éléments dont Séka Achi Gilbert mon photographe au ministère de la Défense. A la suite de cela, un détachement des éléments gendarmerie qui étaient en faction à la résidence du Président de la République (Laurent Gbagbo) est venu me chercher. Ils ne m’ont pas trouvé, ils sont partis avec mes enfants. Et lorsque mon fils leur a dit que son papa avait probablement été tué, Ils sont revenus vers 7 h 50 ou 8 h moins 5 par là. A la suite de leur interpellation, je suis sorti de ma cachette, je me suis montré. Ils ont demandé de leur remettre mon arme et de monter dans le véhicule blindé qui était garé devant ma résidence en présence des employés de nuit de l’Institut de géographie tropicale et ils m’ont amené à la résidence du Président de la République, me disant qu’ils avaient déjà mis mes enfants en lieu sûr.

’’J’ai tenté de joindre le Chef d’Etat-Major, que je n’ai pas eu’’
Je suis donc arrivé à la résidence du Président de la République et j’ai immédiatement demandé si la radio fonctionnait, on m’a répondu ‘’non’’. Et si la télévision fonctionnait on m’a répondu ‘’non’’. J’ai demandé à ce qu’on m’ouvre un bureau pour que je puisse m’installer. On m’a ouvert les bureaux de Madame la Première dame, Simone Ehivet Gbagbo. Je m’y suis installé et j’ai commencé à donner les premiers appels. J’ai tenté de joindre le Chef d’Etat-Major, que je n’ai pas eu mais j’ai eu certains Commandants d’unités. Lorsque j’ai donné ces premiers coups de fil, à ma grande surprise, la chancellerie de France m’a appelé, l’Ambassadeur Renaud Vignal m’a appelé. Il m’a demandé ce qu’il s’était passé, il m’a demandé les nouvelles de mon épouse et il m’a dit ‘’bon courage’’. Quelques minutes après son appel, il m’a appelé vers 8 heures, le Commissaire Ouattara du CRS 1 de Williamsville me joint pour me dire qu’il venait de recueillir mon épouse que les assaillants avaient amenée en captivité, dans sa caserne, et que les épouses des policiers se sont occupées d’elle afin qu’elle soit correctement habillée. J’ai donc appelé le Capitaine Abéhi Jean Noël à qui j’ai demandé d’aller la chercher. Il est arrivé avec mon épouse à la résidence du Président et peu après le Capitaine Séka Yapo (Séka Séka) est arrivé avec le Général Touvoly (Touvoly Bi Zogbo) qui, lui aussi, venait d’échapper de justesse aux commandos cruels qui avaient attaqué sa résidence. Ces faits se situent entre 9h 10. Après cela j’ai reçu un coup de fil d’un élément de la BAE (Brigade anti-émeutes), c’est comme cela qu’il s’est présenté, il me parlait tantôt en ’’dida’’ tantôt en français, me disant qu’il venait de découvrir le corps sans vie du ministre d’Etat Boga Doudou dans la cour de ses voisins et que le Commissaire Kouka, Commandant de la BAE, était en train de remplir les formalités d’usage pour enlever le corps. Je lui demandé de me donner son numéro. J’ai donc appelé le Commissaire Kouka pour me confirmer le décès du ministre de l’Intérieur.

Après cela j’ai eu un appel de Madame Dagmar Nill de l’ambassade d’Allemagne. L’Ambassadeur d’Allemagne venait de partir, il avait fini sa mission. Le nouvel Ambassadeur était arrivé, il n’avait pas encore présenté ses lettres de créances, donc il n’avait pas l’exéquatur. C’est la Chargée des Affaires culturelles Madame Dagmar Nill qui m’a appelé pour m’informer que Monsieur Ouattara et ses amis avaient sauté la clôture mitoyenne et qu’ils se trouvaient à la résidence de Ambassadeur d’Allemagne et qu’elle me demandait de bien vouloir y dépêcher des éléments de sécurité parce qu’eux n’avaient que deux gardiens avec deux matraques, et qu’ils avaient besoin d’une sécurité. A sa demande, elle m’a passé Monsieur Ouattara lui-même qui m’a donc dit qu’il était à cette ambassade. Il a déploré la situation qui arrivait au pays et s’est alarmé sur l’assassinat du ministre Boga Doudou.

Donc à leur demande à eux deux, j’ai dépêché le Capitaine Séka Anselme sur les lieux pour d’abord se rendre compte de ce qu’il se passait ainsi que sécuriser la zone avec ses hommes. Il y est allé.

’’J’ai reçu un coup de fil anonyme m’informant qu’on aurait découvert le corps sans vie du Général Robert Guéï aux environs de la PISAM, côté Corniche’’
Après, aux environs de 12 heures 20, l’Ambassadeur Renaud Vignal est venu me voir. Mais avant qu’il ne vienne me voir, j’ai eu un appel du Secrétaire général de l’archevêché d’Abidjan ; il m’a dit qu’il m’appelait de la part de Monseigneur Bernard Cardinal Agré pour m’informer qu’il y avait des éléments militaires qui voulaient forcer l’entrée de la cathédrale (Cathédrale St-Paul du Plateau), pour y chercher le Général Guéï. Et il me disait que le Général Guéï n’était pas à la cathédrale. J’’ai cru donc à la parole de cet homme religieux et j’ai appelé le Général Kassaraté (Edouard Tiapé Kassaraté), Colonel à l’époque, qui était sous ma tutelle Commandant militaire du Palais. Je lui ai demandé de se rendre à la cathédrale pour constater et identifier les militaires qui y étaient et leur demander d’évacuer les lieux parce qu’il s’agit d’un lieu de cultes. Après cela, le président Bédié (Aimé Henri Konan Bédié) m’a appelé à son tour pour me donner sa position ; il se trouvait dans une ambassade. Je lui ai demandé s’il estimait que je devais sécuriser d’avantage cette ambassade, il m’a dit que ce n’était pas la peine. En tout cas, il a été très digne dans sa conversation avec moi. Après cela, le ministre de la Justice et des droits de l’Homme de l’époque, le ministre Tagro Désiré est venu me rejoindre à la résidence, il est arrivé vers 10 heures 5. C’est après son arrivée, le corps du ministre Boga Doudou a été amené à ma demande par le Commissaire Pierre Tapé Séry. J’ai reçu le corps. Les soldats qui étaient à la résidence à la vue du corps avec le ministre Tagro, étaient en pleures. J’ai moi-même été saisi d’émotions, mais je me suis ressaisi, parce que j’avais vérifié auparavant que le Premier ministre (Pascal Affi N’Guessan) n’était pas à Abidjan. Donc, je me trouvais être la seule autorité de haut rang qui pouvait prendre les choses en main, il n’était pas question que je me laisse envahir par l’émotion. J’ai crié sur les soldats, je leur demandé de cesser de pleurer et que le ministre d’Etat a été tué, c’est un acte de guerre. Et s’ils ne sont pas capables de faire la guerre, qu’ils dégagent de ma vue ; je ne veux pas voir des femmelettes en train de pleurer.

A la suite de cela, l’Ambassadeur Renaud Vignal est donc venu me voir à la résidence autour de 12 heures 20 comme je le disais tantôt. Alors que je pensais qu’il était venu pour que nous puissions parler de la situation générale, bien que je lui ai dit que la situation n’était pas compromise et que les Unités combattantes d’Abidjan s’apprêtait à riposter, lui sa préoccupation c’était la sécurité de Monsieur Ouattara. On dit que Monsieur Ouattara l’avait appelé et lui avait dit que je lui avais envoyé un escadron de la mort. C’est la première fois que j’entendais ce terme là ici à Abidjan. Bien entendu dans mon cursus d’étudiant j’avais déjà, en m’informant sur l’origine de Pinochet, entendu parler des escadrons de la mort mais en Afrique c’était la première fois que j’entendais cela.

Donc l’Ambassadeur était très préoccupé par la sécurité de Monsieur Ouattara. Je lui ai dit que, pour moi, c’était la situation du pays qui était préoccupante et que s’agissant d’un individu, il pouvait repasser pour qu’on en parle une fois que la situation serait rétablie. Il est donc reparti. A partir de ce moment, j’ai reçu un coup de fil anonyme m’informant qu’on aurait découvert le corps sans vie du Général Robert Guéï aux environs de la PISAM, côté Corniche. Comme il y avait quelques journalistes qui étaient dehors, je suis sorti pour les informer. Il y avait Paul Dokui et Tapé Koulou ainsi que d’autres journalistes tant locaux qu’étrangers. A la suite de l’information que je leur ai donnée, ils se sont déportés sur les lieux. Et c’est eux qui sont venus me confirmer que le Général Guéï avait trouvé la mort à cet endroit.

’’L’Ambassadeur Renaud Vignal de France s’est encore précipité dans la résidence, cette fois-ci, avec des menaces’’
Nous étions pratiquement vers 11 heures quand j’ai commencé à préparer un message à la Nation parce qu’il fallait rassurer les populations et donner les informations sur les victimes de la journée. J’ai donc préparé un message radiotélévisé qui a été enregistré par les journalistes vers 11 heures, c’est pour cela d’ailleurs qu’ils étaient là. Je crois que ce message a été diffusé vers 11heures 30, midi.

Dès que ce message a été diffusé, dès que les images de la dépouille mortelle du Général Guéï ont été données à la télévision, l’Ambassadeur Renaud Vignal de France s’est encore précipité dans la résidence, cette fois-ci, avec des menaces, de la part disait-il du Président Jacques Chirac qui me tenait personnellement responsable de la sécurité de Monsieur Ouattara. Cette discussion a été très houleuse parce que je ne comprenait pas pourquoi, il faisait une fixation sur la situation d’une seule personne alors que c’était la situation du pays qui était en cause.
Mais je dois préciser qu’après la diffusion du message radiotélévisé, évidemment toutes les Forces de défense et de sécurité dans toutes leurs composantes, police, gendarmerie, armée, ce sont engagées sur le terrain pour la riposte et donc commencer à mettre en déroute les assaillants d’Abidjan, ayant pris conscience que l’Etat ne s’était pas effondré et que l’Etat avait un visage. C’est ainsi que vers 13 h-13h30, le Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, dont je n’avais plus de nouvelles depuis la veille, m’a appelé depuis Yamoussoukro me disant que les évènements l’avaient surpris dans cette ville et qu’il voulait revenir sur Abidjan. Il me demandait si l’autoroute était sécurisée et si je pouvais lui envoyer une escorte pour qu’il revienne sur Abidjan. En ce moment là je ne pouvais pas lui demander de revenir sur Abidjan par l’autoroute parce que les assaillants qui étaient mis en déroute à Abidjan, retournaient à leur base par la même autoroute ; ils pouvaient le croiser. Je lui demandé de se déporter dans une ville annexe comme Oumé où je pouvais lui dépêcher le seul hélicoptère civil qui nous restait pour le prendre. Je lui ai dis de se rendre à Oumé mais dans l’enceinte de la cour de la brigade de gendarmerie pour que l’hélicoptère puisse atterrir en toute sécurité ; c’est ce qu’il a fait. J’ai demandé au Commandant des Forces aériennes Séka Yapo, Colonel à l’époque.

L’Ambassadeur Renaud Vignal m’ayant fait des menaces, après les échanges avec le Premier ministre, j’ai demandé vers 15 h et 15h 20, au Capitaine Séka Anselme de replier sur la résidence, donc de quitter l’ambassade d’Allemagne. Et comme on ne s’entendait pas bien au téléphone, j’ai demandé au Capitaine Katé Gnatoa d’aller le chercher avec ses hommes pour le ramener à la résidence. Ils sont revenus vers 15h 30, 15h 45.

A 16 h, j’ai reçu le premier coup de fil du Président de la République (Laurent Gbagbo) qui se trouvait à Rome, en Italie.
Il m’a informé qu’il était à l’aéroport et qu’il s’apprêtait à revenir sur Abidjan. Je l’en ai dissuadé. En ce moment, je n’étais plus seul dans le bureau. J’étais, comme je l’ai signifié, avec Tagro Désiré mais entretemps, le ministre d’Etat Bohoun Bouabré était arrivé. « Je lui dis Monsieur le Président si vous quittez Rome à 16 h maintenant, vous serez probablement à Abidjan vers 22 h-23h, personne ne pourra assurer la sécurité de votre atterrissage. Je vous demande un délai supplémentaire, retournez à votre hôtel, s’il vous plait. Nous allons nettoyer la périphérie de l’aéroport, tenir la piste d’atterrissage avant que vous ne veniez». C’est ce qu’il a accepté.

J’ai demandé aux gendarmes commandos de Koumassi de se joindre à nos Commandants des Forces aériennes pour ratisser et nettoyer le périmètre de l’aéroport. Avant d’en finir avec la journée du jeudi 19 septembre, je dois préciser que dans mon adresse j’avais annoncé un couvre-feu et pour sa mise en œuvre, j’avais réussi finalement à retrouver le Chef d’Etat-Major et le Général Touvoly ainsi que les autres Commandants des Unités que j’avais fait venir à la résidence pour les informer que, avec l’appui du ministre Désiré Tagro, j’avais décidé de prendre un décret pour instaurer un couvre-feu sur ordre du Président de la République. Je les ai fait venir pour leur dire de prendre les modalités de mise en œuvre de ce couvre-feu avec toutes les Forces et ils sont partis.

’’J’ai fait le tour de quelques casernes pour sensibiliser les Forces et leur dire qu’il s’agissait d’une guerre’’
Le Premier ministre ayant été ramené sur Abidjan aux environs de 17h, nous avons tenu un Conseil de gouvernement restreint sous sa direction. J’ai fait le bilan de la journée et il fallait informer le Premier ministre et les autres membres du gouvernement sur ce qu’il s’était passé à Abidjan. On n’a pas pu avoir tout le monde mais la plupart des ministres sont venus à ce Conseil restreint.
Le lendemain vendredi 20 septembre, vers 8h, le Colonel Séka Yapo, Commandant des Forces aériennes m’a appelé pour dire que le ratissage de la périphérie de l’aéroport était terminé et que les Forces tenaient les pistes d’atterrissage, que je pouvais donc demander au Président de la République de rentrer en Côte d’Ivoire. C’est ce que j’ai fait en informant le Président que tout était fin prêt pour son arrivée.

Entre 11 h et 15 h, j’ai fait le tour de quelques casernes d’Abidjan, notamment l’Ecole de gendarmerie, police, Agban et Akouédo pour sensibiliser les Forces et leur dire qu’il s’agissait d’une guerre et qu’il fallait qu’ils s’apprêtent pour faire la guerre parce que le pays était attaqué. Et qu’il ne suffisait pas seulement de défendre Abidjan, il fallait avoir conscience qu’il s’agissait d’une guerre qui venait de commencer.

Quand j’ai terminé ce tour, je suis retourné à la résidence pour déjeuner. Ensuite je suis parti à l’aéroport où nous avons accueilli le Président dans des conditions relativement sécurisées et nous l’avons amené sans incident à sa résidence où immédiatement le Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, le ministre Bohoun Bouabré et moi-même, nous lui avons fait le débriefing des évènements et le bilan d’après.»

Burkina Demain

Accès à l’énergie au Burkina : Des villages de Manga se mettent au solaire

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Les officiels au lancement des centrales solaires

Les habitants des villages de Kaibo nord V2 et de Dissomey dans la province du Zoundwéogo dont Manga est le chef-lieu,  ont désormais accès à l’électricité. Ces villages viennent en effet d’être dotés de centrales solairesphotovoltaïques, grâce à la coopération entre le Ministère de l’énergie (ME) et le Service international d’appui au développement (SIAD). Les cérémonies d’inauguration desdites centrales se sont déroulées le 31 mars 2017.

La population est sortie massivement pour l'occasion
La population est sortie massivement pour l’occasion

Le 31 mars dernier, c’était visiblement la joie chez la population de Kaibo nord V2 situé dans la commune de Bindé et celle de Dissomey, dans la commune de Guiba. La raison, les ménages ont désormais accès à l’énergie. Une énergie qui va changer les habitudes, certainement.

Améliorer les conditions de vie

Les officiels au lancement des centrales solaires
Les officiels au lancement des centrales solaires

Souleymane Konaté, représentant du ministre de l’énergie, parrain de la cérémonie,à laisser entendre que ce programme d’électrification vise à apporter de l’énergie électrique, incontournable pour le développement des villages. Et d’ajouter que ces « centrales de production d’électricité amélioreront les conditions de vie des populations et plus particulièrement des femmes, souvent défavorisées en milieu rural ».

A peine fonctionnelles, les centrales solaires ont du mal à satisfaire tout le monde, avec déjà la demande dépasse l’offre. Naturellement, les doléances d’augmentation de la capacité de production des centrales ont fusé de toutes partes. Le maire de Bindé Firmen Conombo et celui de Guiba, Barré Compaoré ont tous deux plaidé pour que la capacité des centrales soit augmentée.

« Nos filles n’iront plus à Ouagadougou pour aller vendre de l’eau glacée » 

Il est vrai que l’arrivée de l’électricité suscite de l’engouement, mais l’abonnement au service n’est pas gratuit. La gestion des installations dans chaque localité est confiée à un comité du village. C’est pourquoi, conseille le représentant du ministre de l’énergie aux populations, de payer leurs factures pour pérenniser le service, celad’autant plus que le prix du kwh a été étudié afin de permettre une bonne gestion des centrales.

Pour le chef du village de Dissomey, cette centrale évitera l’exode de leurs enfants vers les villes. «Avec l’installation de cette centrale solaire, nos filles n’iront plus à Ouagadougou pour aller vendre de l’eau glacée», estime-t-il.

7 centrales solaires de 7,4 kwc

L'une des centrales solaires inaugurées
L’une des centrales solaires inaugurées

Le représentant du Service international d’appui au développement (SIAD), Olivier Bossa, a demandé aux différentes populations de bien entretenir les installations.

Ce sont au total sept  centrales solaires de 7,4 kwc qui ont été réalisées dans la province du Zoundwéogo et ont coûté 500 millions de F CFA. Elles ont été financées à 72% par l’Union Européenne à travers le SIAD et le ministère de l’énergie.

Ce réseau électrique permettra d’alimenter 258 abonnés. A terme 5 000 bénéficiaires directs et 20 000  indirects seront connectés au réseau.

Joachim Batao

Burkina Demain

Sahel: Simon Compaoré dévoile les actions engagées pour réaffirmer l’autorité de l’Etat

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Le gouvernement a rencontré les acteurs de l’Education (Syndicats, Associations des parents d’élèves, Associations des promoteurs privés), le vendredi 31 mars 2017 à Ouagadougou . Objectif, échanger sur les mesures sécuritaires prises face aux menaces terroristes dans la Région du Sahel.sahel

Cette rencontre a été présidée par le Ministre d’Etat, Ministre de la Sécurité, Simon Compaoré qui avait à ses côtés, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo et le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean Martin Coulibaly. Ils étaient assistés par le directeur général de la Police nationale, et le Chef d’Etat major de la Gendarmerie nationale.
Ces échanges ont permis au gouvernement de rassurer les acteurs et de porter à leur connaissance les actions engagées pour réaffirmer l’autorité de l’Etat. Il s’agit entre autres :
1. de la prise des mesures sécuritaires appropriées pour rétablir un climat favorable au bon déroulement des activités socio-économiques et éducatives ;
2. de la mise en place d’un dispositif de prise en charge psychosociale des agents affectés par la situation ;
3. de la mise en place de formations à l’éducation en situation d’urgence et de conflit, en faveur des enseignants, des encadreurs et des responsables des structures éducatives ;
4. de l’adoption d’une stratégie d’implication effective des communautés concernées ;
5. de l’envoi de missions sur le terrain en vue de dialoguer avec les communautés et les différents acteurs de l’éducation.
Le gouvernement exhorte les agents de l’Etat et notamment les acteurs de l’éducation à ne pas céder à la psychose et à la désinformation. Il les invite par ailleurs, à un sursaut patriotique pour garantir le service public et le droit à l’éducation de tous les enfants burkinabè.

DCPM/ MENA

Attaque de Yimdi: le présumé cerveau déballe tout

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Le présumé cerveau de l’attaque de la poudrière de Yimdi, le sergent-chef Ali Sanou, a comparu, le 1 er avril 2017 à Ouagadougou, dans le cadre du procès. Accusé de désertion à l’étranger en temps de paix, de complot militaire, de détention illégale d’armes à feu et de munitions, d’association de malfaiteurs, d’atteinte à la sûreté de l’Etat, il assume et dédouane ses présumés complices.
BARRE
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Né le 18 juillet 1976 , le sergent-chef Sanou a été enrôlé dans l’armée en 1997. A la question de savoir: «Reconnaissez-vous les faits de complot militaire qui vous sont reprochés ?» , il a répondu: « affirmatif, monsieur le président ». Et d’expliquer que l’idée de l’attaque lui est venue en tête après avoir obtenu des informations faisant état de ce que l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, fomentait un projet pour attenter à la vie des généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, détenus à la MACA.

«Il me fallait tout faire pour empêcher ce dessein suicidaire de s’accomplir», a déclaré le sergent-chef Sanou. Il a précisé qu’il n’a pas tenu de réunion en Côte d’Ivoire, jusqu’à son retour au Burkina Faso. A l’en croire, il était seul à porter le projet et à réfléchir à la stratégie. Sa foi, dans le domaine militaire, quand un chef à une mission à accomplir avec ses subalternes, il ne leur dévoile la mission qu’une fois sur les lieux de l’opération.

Autre question du juge, comment avez-vous procédé pour amener les autres camarades ex-RSP à revenir de la Côte d’Ivoire avec vous et à la même date ? Le sergent Ali Sanou déclare: «Un sergent-chef doit disposer de moyens pour convaincre sa troupe. J’ai donc utilisé la psychologie du renseignement pour détecter le point faible de chacun d’eux ensuite, je m’en suis servis pour les convaincre». Il a relevé que certains avaient laissé une femme et des enfants, d’autres, une femme enceinte ou encore des familles dans des difficultés.

De ses explications, ils ont quitté la Côte d’Ivoire, le 18 janvier 2016 pour le Burkina Faso. Puis, il les a contactés au matin du jour de l’attaque, en les invitant un à un autour d’une bière. Là, il a promis à chacun de le rappeler la nuit sans en préciser la raison.

« C’est ainsi que je leur ai demandé la nuit de me rejoindre à Boulmiougou. Nous avons ensuite progressé, transportant certains dans mon véhicule, jusqu’au pont où j’ai constitué deux équipes avec une mission claire : «neutraliser les sentinelles sans coup de feu et sans attenter à leur vie», a-t-il affirmé, en avançant qu’ils ont fini par ligoter les gardes pour . investir le magasin. C’est alors qu’un coup de feu est parti d’un garde qui a observé une présence étrangère; les autres, y compris ceux qui se reposaient dans les bâtiments ont tous fui, abandonnant la soute de Yimdi.

Selon le sergent-chef Sanou, ses amis et lui n’ont pas trouvé les armes qu’ils recherchaient, à savoir les roquettes et les RPG7 et ils ont replié emportant les kalachnikovs des fuyards.

Quant à la désertion, Ali Sanou a parlé de contrainte des suites de menaces de mort dont il faisait l’objet de la part de soldats proches de l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida, depuis juillet 2015. Ils n’avaient d’autre choix que de fuir, avec la dissolution de son corps du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Autre soldat entendu, le sergent Ollo Stanislas Poda, chef de l’une des équipes formées par Ali Sanou. De sa bouche, on a appris:  » Yacouba Isaac Zida m’a invité chez lui et m’a proposé 60 millions , une villa et une formation en Israël pour que j’aille convaincre des camarades à adhérer à un projet d’élimination du général Gilbert Diendéré et le Colonel-major Boureima Kéré »
Il a poursuivi que son refus conduira ce dernier à mettre ses mercenaires à ses trousses. De plus, il a révélé que Isaac Zida a « donné 25 millions de F CFA à Delwendé pour empoisonner la cuisine ». Il prend à témoin le collège des sages, Michel Kafando, l’ancien président Jean Baptiste Ouédraogo, les généraux Zagré et Diendéré. « On n’est pas contre la transition, c’est Zida qui nous mettait en conflit avec la population », a -t-il déclaré.

Revenant à l’attaque, le sergent Poda a laissé entendre que son rôle était de neutraliser les sentinelles, sans coup de feu. « La mission proprement dite, c’est moi et Gounabou Albert (en fuite) qui l’avons faite. Je n’avais pas d’arme. Ce que j’ai appris, ça dépasse arme et il y a des missions que je peux faire sans arme … la sentinelle était sur le lit, il avait ses écouteurs et il manipulait son téléphone, son arme était déposée à côté ». Et 5 à 6 armes auraient été emportées lors de l’attaque.

Joachim Batao
Burkina Demain

Afrique du Sud : Zuma a repris la main mais le plus dur commence pour lui

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Le président Jacob Zuma a mis le holà mais il se doit se préparer à affronter une redoutable motion de défiance

Après sa mise à l’écart humiliante lors des obsèques de Ahmed Kathrada, le président sud-africain Jacob Zuma devait réagir d’une manière ou d’une autre. Et il l’a fait en excluant du nouveau gouvernement les ministres «non-acquis», notamment l’ex-ministre de finances Pravin Gordhan, détesté dans la garde rapprochée du président et apprécié de l’aile réformiste de l’ANC. Du coup, le chef de l’Etat fait désormais face à une levée de boucliers, aussi bien dans sa famille politique que dans l’opposition. Et l’on s’acheminerait ainsi vers une motion de défiance sans précédent au Parlement.

Le président Jacob Zuma a mis le holà mais il se doit se préparer à affronter une redoutable motion de défiance
Le président Jacob Zuma a mis le holà mais il doit se préparer à affronter une redoutable motion de défiance

Les réformistes de l’ANC n’approuvent pas la nouvelle configuration gouvernementale impulsée par Jacob Zuma et ne cachent pas leur colère et certains appellent même  à un sursaut pour sauver leur mouvement. Plusieurs fois empêché dans ses élans de «corruption ou népotistes», comme dirait ses détracteurs, le chef de l’Etat sud-africain a cru bon prendre ses responsabilités sur ce coup-ci, en mettant à la touche tous les ministres qui constitueraient des obstacles à son mode de gouvernance. Il a voulu ainsi en finir avec ces ‘’non acquis’’, à l’image de Pravin Gordhan qui se faisait ovationner aux obsèques de Ahmed Kathrada alors que Jacob Zuma y était déclaré persona non grata.

Depuis longtemps déjà, Gordhan ne rentrait plus dans la moule du régime et était devenu dans le même temps très populaire dans l’opinion et auprès des institutions financières internationales. Pour éviter de s’attirer la colère populaire et de provoquer l’effondrement des cours sur les marchés boursiers, le président Zuma a dû plusieurs fois renoncer au limogeage du puissant ministre des finances. Mais, après sa récente mise à l’écart humiliante lors des obsèques de Ahmed Kathrada, le chef de l’Etat a fini par prendre sa décision de se séparer de son ‘’encombrant’’ ministre, advienne que pourra.

Après tout, c’est Jacob Zuma le président élu. S’il semble ainsi avoir repris la main. Pourtant, la suite ne s’annonce pas aisée pour le chef de l’Etat qui est sur la sellette.  Le plus dur commence visiblement  pour lui. Surtout avec la perspective d’une nouvelle motion de défiance au Parlement. Si le président Zuma n’arrive pas à recoller à temps les morceaux avec l’aile réformiste de l’ANC, il court un gros risque de se retrouver  en minorité au Parlement. Et ce sera le coup parfait pour le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA) et le parti radical de Julius Malema, les Combattants pour la Liberté Economique, qui a tenté à plusieurs reprises sans succès d’éjecter Zuma du fauteuil présidentiel. A chaque fois, les parlementaires de l’ANC ont toujours su faire bloc derrière le chef de l’Etat. Mais, cette fois, les choses ne semblent pas être gagnées d’avance pour le président Zuma.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Recouvrement des recettes à Bobo : Le SYNATRA vers une grève de 72 heures à partir du 12 avril

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Les responsables de SYNATRA-Houet projettent d'aller en grève

Les responsables du Syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales du Burkina Faso (SYNATRA-CTB)/ section Houet ont animé, ce 31 mars à Bobo, un point de presse afin de mettre en exergue la situation que vit la commune de Bobo-Dioulasso et ses travailleurs. Il s’agit entre autre de la répartition  inégale du taux des taxes de recouvrement entre la commune de Bobo, la direction des impôts et la  direction du trésor et de la comptabilité publique.  

Les responsables de SYNATRA-Houet projettent d'aller en grève
Les responsables de SYNATRA-Houet projettent d’aller en grève

Depuis quelques années les agents de la commune vivent une situation assez difficile dans l’exercice de leurs fonctions. Il s’agit de la crise qui oppose la commune de Bobo-Dioulasso à la direction générale des impôts (DGI) et la direction générale du trésor  et de la comptabilité publique (DGRTCP). Selon le Syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales du Burkina Faso/ section Houet, cette situation se traduit d’abord par le fait que la commune débourse le montant de 167.380.000 chaque année pour le recouvrement de ses recettes, mais en retour elle ne perçoit que 19,13% tandis que la direction générale des impôts reçoit 47,19% et la direction générale du trésor et de la comptabilité publique 33,68%. Le syndicat trouve cela anormale et très paradoxale. En ce qui concerne la direction générale des impôts, « un avant-projet de convention est parvenu à la commune et lors d’une rencontre tenue le 26 janvier 2017 entre le maire de la commune, le directeur régional des impôts/ Hauts-Bassins, la directrice des moyennes entreprises et le directeur du guichet unique du foncier, il a été convenu le début des travaux pour l’élaboration dudit projet.

Régies de recettes auprès des arrondissements

La première rencontre a eu lieu le 30 janvier au cours de laquelle les représentants des services des impôts ont exigé une correspondance officielle ainsi que la révision à la hausse de leur prime de 2016 avant toute négociation » explique le secrétaire général du SYNATRA-CTB Lamine Passoulé. Outre cela, le secrétaire général du syndicat dévoile également la discorde qui existe aussi avec la direction générale du trésor. Cette discorde est liée au faite que le trésorier régional qui assure la fonction de receveur municipal de la commune de Bobo refuse l’application de l’arrêté conjoint N°2014-008/ MEF/MATD du 12 février 2014 portant création de régies de recettes auprès des arrondissements de la commune. «  Monsieur le receveur municipal décide de manière délibérée de violer les dispositions de l’arrêté ci-dessus indiqué en confiant à certaines recettes censées être recouvrées par les régies d’arrondissements à certains agents de la trésorerie régionale » affirme le secrétaire général du SYNATRA. Le syndicat qualifie « ses actes de système impérialiste, d’attitude dilatoire, discriminatoire et illégale qui va à l’encontre des intérêts communaux mais qui lui permet de protéger certains intérêts égoïstes et indécents mais sur lesquels lumière sera faite tôt ou tard».

Grève sur toute l’étendue du territoire communal

Enfin, dans l’optique d’optimiser la mobilisation des recettes pour accompagner le développement local, la commune a recruté 36 agents de recouvrement qu’elle a mis à la disposition de la DRI et la DGTCP. Cependant après quelques années d’activités, ces structures c’est-à-dire la DGI et la DGRCP  ont retourné la majorité de ces agents dans l’administration communale.

Face à ces multiples situations «chaotiques», le syndicat interpelle le ministre de l’administration territoriale et celui de l’économie et des finances à travers le gouverneur,  à s’impliquer personnellement afin que le rapport de travail institué par l’Etat entre la commune de Bobo-Dioulasso et les services financiers déconcentrés de l’Etat puissent être clairement défini et partagé entre les acteurs concernés et qui concourent à l’atteinte d’un même objectif qui est l’amélioration du cadre de vie de la population. Une grève de 72 heures sera observée à partir du mercredi 12 avril 2017 sur toute l’étendue du territoire communal.

Agatha Boni /Bobo

Burkina Demain

Municipales complémentaires: ouverture de la campagne le samedi 13 mai

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Le Conseil des ministres en date du 31 mars 2017 a adopté un décret portant ouverture de la campagne, en vue des élections municipales partielles du 28 mai 2017.campagne

L’adoption de ce décret permet de fixer la période légale de la campagne électorale du samedi 13 mai à zéro (00) heure au vendredi 26 mai 2017 à vingt-quatre (24) heures dans les zones concernées par les élections.

Le Projet de loi porte modification de la loi n° 055-2004/AN portant Code général des collectivités territoriales.

A la faveur des élections municipales antérieures, certaines collectivités territoriales ont rencontré des difficultés dans la mise en place et/ou le fonctionnement, entrainant ainsi la dissolution de leurs organes exécutifs.

Sont concernées, entre autres, par ces élections les localités de Barani dans la Kossi, Kougny dans le Nayala, Zabré et Zoagan dans le Boulgou, Andemtenga dans le Kouritenga, Ziga et Dablo dans le Sanmatenga, Saponé dans le Bazèga, Kantchari dans la Tapoa, Madjoari dans la Kompienga, Karangasso-Vigué et Dandé dans le Houet, l’Arrondissement 4 de Ouagadougou, Kindi dans le Boulkiemdé et Seytenga dans le Séno.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

Burkina Demain