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VIH/SIDA en milieu professionnel : 2,3% de prévalence dans 6 régions

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Le présidium de la session, au milieu, Suzanne Sidibé, chef d’antenne SP/CNLS-IST

Le Secrétariat permanent/Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST), en collaboration avec l’Association Burkinabé de Solidarité (ABS), a organisé ce mardi 21 mars à Bobo,  une journée de concertation régionale entre la société civile et le secteur privé dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA. L’accent a été mis sur le monde du travail qui enregistre de forts taux de prévalence du virus.

Le présidium de la session, au milieu, Suzanne Sidibé, chef d’antenne SP/CNLS-IST
Le présidium de la session, au milieu, Suzanne Sidibé, chef d’antenne SP/CNLS-IST

Contribuer à réduire considérablement l’infection en milieu professionnel, tel est l’intérêt premier de la journée de concertation organisé par le SP/CNLS-IST en partenariat avec l’Association Burkinabé de Solidarité.  Depuis plus de trente ans, le Burkina Faso en partenariat avec des structures multi-sectorielles mènent des actions de lutte afin d’évincer complètement ce fléaux qui mine nos sociétés. Des résultats positifs ont été engrangés, mais malgré ces efforts, le fléau continue toujours de cotoyer les hommes et les femmes. Et de nos jours le secteur privé reste le seul endroit ou l’Etat n’a toujours pas de données statistiques mais qui enregistre en réalité un fort taux de prévalence de la maladie.

Des disparités régionales

Des participants à la session de sensibilisation
Des participants à la session de sensibilisation

La situation est due en grande partie  à un manque d’interventions coordonnées et planifiées sur la durée. « Le milieu de travail dresse actuellement beaucoup d’acteurs, nous avons les PMI, les PME,  mais lorsque vous regarder le profil de ces travailleurs, ils sont le plus souvent mobiles….. Nous avons beaucoup de disparités régionales en matière de prévalence du VIH et liées au groupes spécifiques et aujourd’hui la tendance de la prévalence se concentre sur les groupes, vous prenez les travailleuses de sexe, les détenus, la prévalence est très élevée. Et il y a des interactions entre ces groupes à haut risque d’infection …. Donc cette inter-relation augmente la vulnérabilité des acteurs du monde de travail »  a expliqué Suzanne Sidibé chef d’antenne SP/CNLS-IST.

Un paquet minimum d’activités

Pour réussir cette mission les participants devront dégager des pistes et des actions fortes qui serviront de feuille de route au SP/CNLS dans l’optique d’avancer dans cette lutte. « Nous voulons que les gens réfléchissent un peu sur les acquis dont nous allons faire l’état des lieux, et que chacun puisse nous proposer  par rapport au profil de son entreprise un paquet minimum d’activités qui va permettre aux acteurs communautaires de faire le plaidoyer et de contractualiser ces interventions avec l’administration du secteur privé » a-t-elle souhaité.

Quant au responsable de l’ABS, il n’a pas manqué de saluer l’initiative car elle va sans doute contribuer a engrangé des résultats encore plus probants. Selon les statistiques 35 millions de personnes dans le monde sont touchées par ce virus, 27 millions de personnes en Afrique et 13 millions de personnes sont sous ARV.

Dorcas Murielle Ouédraogo/Bobo

Burkina Demain

 

Bobo : des panneaux pour faciliter la collecte des taxes routières

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Ces panneaux offerts aideront la police dans la collecte des taxes routières

Le collectif des syndicats nationaux des transporteurs routiers du Burkina Faso a procédé à une remise de panneaux de signalisation au profit de la police municipale. Objectif, faciliter la collecte des taxes de recouvrement routiers. C’était le mardi 22 mars 2017 à Bobo-Dioulasso.

Ces panneaux offerts aideront la police dans la collecte des taxes routières
Ces panneaux offerts aideront la police dans la collecte des taxes routières

D’un coût global d’environ quatre cent mille francs CFA, les panneaux de signalisation offerts par le collectif des syndicats nationaux des transporteurs routiers du Burkina faciliteront la collecte des taxes de recouvrement routier et aussi renforceront la qualité de travail des agents de la police municipale. L’absence de ces outils de travail a pendant longtemps empiété sur la qualité de service de la police municipale.  Désormais le calvaire prend fin avec l’arrivée de ces matériels car le besoin se faisait fortement ressentir.

Selon le secrétaire général du syndicat des transporteurs Diarra Issouf ce geste se justifie par les carences en matériels notés au niveau de la police, empêchant ainsi  à la commune d’exécuter la quête des taxes de recouvrement.

«Nous avons constaté que le recouvrement des taxes faisait défaut au niveau de la commune et dans ce cadre, nous avons rencontré le maire qui a accepté de nous appuyer, et voilà le souhait s’est concrétisé » a-t-il affirmé. Ces panneaux viennent à point nommé car ils permettront de renseigner les transporteurs qui pourront ainsi s’acquitter de leurs taxes de stationnement.(…..) Et si ces transporteurs  comprenaient le bien- fondé de ces taxes qui entrent uniquement dans le cadre du développement de nos routes, de nos hôpitaux et de la commune entière, ils s’acquitteraient convenablement de leur devoir», a souligné l’Adjudant de la police municipale, Abdoul Aziz Fayama,  chargé de la discipline et de l’organisation des services.

A cela s’ajoute le problème de certains transporteurs étrangers qui refusent de payer les taxes et avec le développement de l’incivisme cela rend encore le travail plus complexe. « Néanmoins des séances de sensibilisation sont faites à l’endroit de ces derniers et à la longue ils seront obligés de payer leurs taxes car à défaut de cela, ils seront sévèrement sanctionnés » a indiqué l’Ardjudant de la police municipale.

Dorcas Murielle Ouédraogo/Bobo

Burkina Demain

Député Bienvenue A. Bakyono : «la conscience de nos responsabilités a concouru au succès de notre congrès»

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Bakyono est secrétaire adjoint chargé de l’environnement et du développement durable dans le nouveau bureau exécutif national du MPP

Bienvenue Ambroise Bakyono est membre du nouveau Bureau exécutif national du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) issu du deuxième congrès ordinaire du parti.  Il y occupe notamment le poste de secrétaire adjoint chargé de l’environnement et du développement  durable. Dans cet entretien exclusif,  l’Honorable Bakyono que l’on ne présente plus, revient  sur le déroulement de ce 2e congrès ordinaire du MPP et se prononce sur d’autres questions d’intérêt national.

Bakyono est secrétaire adjoint chargé de l’environnement et du développement durable dans le nouveau bureau exécutif national du MPP
Bakyono est secrétaire adjoint chargé de l’environnement et du développement durable dans le nouveau bureau exécutif national du MPP

Burkina Demain : Vous faites partie de ceux à qui des responsabilités ont été confiées à l’issue du 2e congrès ordinaire du MPP, puisque vous avez été désigné secrétaire adjoint chargé de l’environnement et du développement  durable. Comment appréhendez-vous cette nouvelle responsabilité ?

Bienvenue Ambroise BAKYONO : C’est avec joie et humilité que je reçois cette nouvelle responsabilité au sein du BEN (ndlr ;  Bureau Exécutif National) du MPP. En rappel, j’étais le secrétaire adjoint chargé de l’énergie et des TICs du bureau précédent. Je suis simplement heureux de la confiance renouvelée à ce niveau stratégique  de mon parti.

Que comptez-vous faire pour assumer pleinement la mission ?

Dans la structuration de notre BEN, nos secrétariats sont dits secrétariats techniques. Cela veut dire que le parti attend de notre secrétariat  une contribution technique, voire innovante dans la politique sectorielle de ce pan important de notre économie.Au risque de me répéter, je vais me consacrer un peu plus à ce domaine, être une force de propositionstout en contribuant à la mise en œuvre  réussie  de nos options politiques actuelles.

Revenons sur ce 2e congrès du MPP que d’aucuns annonçaient explosif. Dans quelle ambiance s’est-il déroulé ?

C’est en toute sérénité que s’est déroulé le congrès comme vous avez dû le vivre, un congrès qui fera date dans l’histoire de notre parti et de notre pays. Ce fut le congrès d’un parti où le débat est ouvert, franc et direct, parfois explosif mais toujours constructif. Je profite de cette occasion pour saluer l’esprit militant de mes camarades et féliciter tous ceux qui ont été responsabilisés par le parti en premier chef le camarade Salifou Diallo, nouveau Président du parti.

Qu’est-ce qui a concouru pour que les choses se passent aussi bien ?

C’est la conscience collective de nos grandes responsabilités devant l’histoire et les Hommes. Nous sommes désormais un parti au pouvoir et nous savons que le peuple burkinabè attend beaucoup de nous.

Vous qui êtes de l’intérieur du parti, avez-vous par moment eu ce sentiment de rivalités, comme on le disait, entre les premiers responsables du MPP ?

Pas du tout.

Donc, pour vous, tout ce qu’on a pu dire sur les divergences de vue entre Roch, Salif et Simon n’est que pure invention ?

Je vous répète qu’au MPP le débat est ouvert, franc et direct. Chacun exprime librement et  de façon contradictoire ses opinions et les décisions sont prises après qu’on ait écouté tout le monde. Il est reconnu de tous, que le Président du Faso SEM. Roch Marc Christian quoi que Président de tous les Burkinabè est le leader naturel de notre parti le MPP. Ceux qui s’attendent à une implosion du MPP peuvent toujours attendre longtemps.

Comment avez-vous vécu les affaires de millions ou de tablettes dans lesquelles le Parlement a été impliqué ces derniers ?

Pouvons-nous vraiment parler d’affaires ? C’est une incompréhension que nous avons assumé. En ce qui concerne les tablettes, il a été clairement établi qu’aucun député n’a reçu des tablettes d’un opérateur privé. Le circuit du don est connu de tous. Force est de reconnaître que, bien queles députés Burkinabè ne roulent pas sur l’or, je ne pense pas qu’on puisse corrompre un député burkinabè avec un don de cinq cent mille francs ! Cependant face à l’émoi et à la réprobation suscité par ce don nous avons retourné purement et simplement les tablettes à qui de droit.

Pour ce qui est de l’argent, je puis vous dire qu’à l’Assemblée nationale, nous avons un souci de transparence et cela a guidé le Président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo, que je salue au passage pour son courage politique, à faire l’annonce publique de la mise à disposition de cette somme aux députés. Cela dit en passant, c’est une pratique ancienne dans bon nombre de pays de tradition démocratique, qui contribue à aider le député dans son rôle d’acteur social. Le député est l’objet de nombreuses sollicitations aussi diverses que continues qui dépassent largement ses capacités financières ! Que faire ? Objectivement, il faut revoir le statut du député burkinabè et cela sans passion et sans tabou dans la cadre global de la volonté de transparence dans la gestion des fonds publics. Je suis prêt au débat sur cette question.

Justement, qu’est-ce qui pourrait être envisagé comme solution sur la question ?

Mais, regrettez-vous quand même ces situations qui ont quelque peu nui à l’image de l’institution parlementaire et partant, du parlementaire ?

Oui, bien sûr ; il y a eu globalement une mauvaise communication autour de ces sujets. En tout état de cause, c’est à l’Assemblée nationale de se faire comprendre, et cela nous devons l’assumer. Nous y travaillons et pour preuve vous avez vu bon nombre de députés aller en séance de redevabilité. Pour ma part, je me suis acquitté de ce devoir à deux reprises déjà en moins d’un an de mandat.

Pouvez-vous nous préciser votre idée sur le statut du Député ?

Il est difficile d’ouvrir un débat aussi important au détour d’une interview sans être sûr de l’épuiser au risque de ne pas être bien compris. Cependant il faut dire qu’un député burkinabè ne peut pas vivre uniquement de ses émoluments ; Or, à l’exception de certaines professions, la loi lui interdit d’exercer une autre activité pour éviter les conflits d’intérêt ou du trafic d’influence. Que faire ?

Vous êtes député MPP du Sanguié où votre parti est en concurrence avec d’autres formations comme la NAFA ou le CDP. Comment se porte votre parti dans la zone ?

C’est un abus de langage de parler de député du Sanguié, même au niveau protocolaire cette erreur est de mise. Il n’y a pas de député d’une province, tout député est un élu national.  Ceci étant dit, je suis député élu dans la circonscription électorale que constitue la province du Sanguié, et dans leSanguié mon parti a gagné un siège de député sur deux (2). Par contre, mon parti contrôle sept (7) communes sur dix (10) dont le chef-lieu de province qu’est Réo. Nous sommes donc statistiquement de nos jours, la première force politique dans le Sanguié.

Quelle appréciation faites-vous de la cohabitation au sein des exécutifs communaux de la province, surtout au moment où des conseils municipaux ont été dissouts pour difficultés de fonctionnements ?

J’en ai une bonne appréciation, je pense que c’est une bonne chose. Cela est signe de vivacité démocratique et une obligation de prise en compte d’opinions plurielles sur les questions de développement. Je souhaite que nos exécutifs locaux adoptent la démarche consensuelle comme mode principal d’action.

Cette question pour terminer : que pensez-vous de la question de l’évacuation sanitaire du Gal Djibrill Bassolé ?

Il faut respecter la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice. Il faut faire confiance en notre justice et l’aider à vider rapidement le lourd passif de dossiers pendants devant elle tout en améliorant ses performances en termes de célérité. Le peuple burkinabè doit aller de l’avant.

Entretien réalisé par Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Grève du SNAID: le syndicat dénonce un détournement de plus 75 millions et plus de 600 milliards de F CFA de manque à gagner

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Le Syndicat des agents des impôts et des domaines (SNAID) a organisé une conférence de presse, ce mardi 21 mars 2017 à Ouagadougou, pour dénoncer les agissements des responsables du ministère de l’économie et des finances .
impots

«Après la suspension de son mot d’ordre, en décembre 2016, le SNAID a été reçu par le Premier ministre M. Paul Kaba Thiéba et une commission technique a été mise en place pour faire des propositions de solutions à la plateforme minimale d’action du syndicat. Par la suite, des négociations aux fins d’examiner les propositions de solution, qui ont été entamées, le 28 février 2017, ont tourné court puisque le gouvernement fait du dilatoire et veut même remettre en cause les acquis des travailleurs», a laissé entendre le secrétaire général du SNAID, Nongo Grégoire Traoré.

Pour lui, la grève des 120 h de grève est le résultat du manque de volonté du gouvernement à trouver une réponse véritable aux préoccupations des travailleurs..
Il a expliqué que le manque de ressources financières invoqué à longueur de journée par le gouvernement est un discours politique qui cache à peine l’absence de volonté du gouvernement à s’attaquer aux problèmes des travailleurs et du peuple burkinabè.

Nongo Grégoire Traoré donne des d’exemples de manque à gagner dans le recouvrement des recettes pour le budget national, en l’occurrence des restes à recouvrer de l’ordre de 600 milliards de F CFA, des exonérations fiscales contraires aux dispositions accordées à plusieurs entreprises, des centaines de milliards perdus du fait de la fraude fiscale avec une complicité du ministère et le pillage de l’or, de la non-imposition des contribuables des marchés et yaars dans les grandes villes, particulièrement Ouagadougou, entre autres.

Par ailleurs, le syndicat a révélé des malversations financières dans le ministère, avec le cas récent de la disparation d’un agent de recouvrement à la Direction des moyennes entreprises du Centre II qui serait parti avec une somme de plus de 75 millions de F CFA.

« Cet agent n’avait pas été nommé caissier. Il n’avait à peine que deux ans de service », a déclaré Nongo Grégoire Traoré qui a demandé aux supérieurs hiérarchiques de l’ agent de rendre compte .

Joachim Batao
Burkina Demain

Plus d’une tonne de riz avarié saisie à Fada-N’Gourma

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La Direction régionale du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de l’Est a annoncé, le 21 mars 2017 à Fada N’Gourma, avoir saisi 1,6 tonnes de riz d’origine indienne, impropre à la consommation et bien d’autres produits alimentaires prohibés, nous a appris l’AIB. riz

«Dans une boutique, les agents de contrôle ont saisi 4 sacs de riz indien de 25% de brisure périmés depuis le mois de février 2017. Les agents de contrôle ont remonté à partir de la boutique ; au regard de la facture d’achat jusqu’au marché pour mettre la main sur une quantité importante d’une tonne 600 soit 66 sacs de riz », a indiqué le directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Moumini Doulkom qui a parlé aussi de la saisie d’huile périmée, de biscuits, de pâtes alimentaires, d’eau de javel et du vinaigre.

Selon lui, cette saisie a été possible grâce à la vigilance des agents de contrôle, en inspection à Fada-N’Gourma.

M. Doulkoum a appelé la population à la vigilance pour barrer la route aux faussaires et autres commerçants sans scrupule: «Nous invitons les populations à être très vigilantes et à dénoncer toute tentative de détention de ces produits prohibés. Déjà, il faut le souligner qu’on enregistre déjà des plaintes de citoyens ce qui nous permet de saisir des produits dans des boutiques. Nous saluons et encourageons cette démarche de ces consommateurs ».

Burkina Demain

Assemblée nationale: le Président de l’assemblée française Au Burkina Faso

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Le Président de l’Assemblée nationale de la France, Claude Bartolone effectue une visite d’amitié et de travail de 48 h, à compter de ce mercredi 22 mars 2017 au Burkina Faso, a annoncé le parlement burkinabè. bart

Claude Bartolone arrive ce matin à l’aéroport international de Ouagadougou.
Cette visite du président du parlement français intervient au moment où le Président de l’Assemblée nationale burkinabè, Salif Diallo achève une visite de travail à Berne, en Suisse.

Après le Burkina Faso, M. Bartolone se rendra au Bénin pour une visite de 72h.

Anderson Koné
Burkina Demain

Mogbanté Dam, secrétaire exécutif du GWP/AO : «Il y a des raisons de s’inquiéter des eaux usées»

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Pour le secrétaire exécutif du GWP/AO, le thème de la présente journée mondiale vient à point nommé

 

La communauté internationale célèbre ce mercredi 22 mars 2017 la Journée mondiale de l’eau (JME) sous le thème «Eaux usées». Dans cet entretien Mogbanté Dam, secrétaire exécutif du Partenariat mondial de l’eau Afrique de l’Ouest (GWP/AO) décrypte la problématique, ses enjeux pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. Interview exclusive.

Pour le secrétaire exécutif du GWP/AO, le thème de la présente journée mondiale vient à point nommé
Pour le secrétaire exécutif du GWP/AO, le thème de la présente journée mondiale de l’eau vient à point nommé

Burkina Demain : Que pensez-vous du thème de la Journée mondiale de l’eau, à savoir «Eaux usées» ?

Mogbanté Dam : Pour moi, ce thème vient à point nommé parce-que depuis le temps que certains dénoncent le fait que l’assainissement est le parent pauvre des politiques publiques de développement des infrastructures, le bilan des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à la fin de 2015 montre que peu de choses a changé pour en faire une priorité.

En rappel le rapport bilan du PN-AEPA (ndlr : Plan national d’approvisionnement en eau potable et assainissement) au Burkina indique un taux d’accès à l’assainissement en milieu urbain en 2015 de 34,2% bien inférieur à la cible OMD 2015 qui était de 57%. Quand on sait que la gestion des Eaux usées est injustement considérée comme moins prioritaire alors qu’elle devrait être systématiquement associée à la distribution d’eau potable il y a des raisons de s’inquiéter. Et pourtant il s’agit là du principal allé aux dispositifs de santé dans nos pays.

En outre la Gestion des Eaux usées et sa réutilisation participent de l’optimisation de l’utilisation de la ressource, de la contribution à la sécurité alimentaire, notamment à travers l’agriculture urbaine et semi urbaine, et à la protection des écosystèmes des milieux qui sont supposés accueillir les eaux une fois utilisées.

Quel est l’intérêt de ce thème par rapport aux ODD qui ont remplacé les OMD ?

Ce thème vient à notre avis interpeller tous les acteurs à une réflexion et à la prise d’engagement pour la mise en œuvre de l’ODD6, à savoir  « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau » mais aussi l’ODD 2 «Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable »  ainsi que les ODD 1 et 3 notamment.

Comment va se passer cette journée mondiale de l’eau à votre niveau ?

Au GWP, il s’agit de toute façon d’un thème récurrent dans le cadre de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau. Un appel est lancé aux différents partenaires à davantage replacer l’eau au centre du développement, et notamment à développer les initiatives dans le cadre intégré d’un nexus « Eau, Alimentation, Energie et Ecosystèmes» pour mieux valoriser les ressources.

Au niveau des différents pays, un accompagnement/participation est prévu dans les manifestations officielles. Par ailleurs, nous lançons ce 22 mars, le  nouveau site Web du GWP avec 14 éditions! Chacune des 13 des régions GWP (13) a ainsi son site web, en plus du site mondial (www.gwp.org).

Quelles perspectives sur la question de la gestion des eaux usées ?

Les perspectives comportent le travail de consolidation de la dimension de la gestion des Eaux Usées comme axe important dans la mise en œuvre des ODD en valorisant le lien que cela crée par sa contribution à la réalisation de plusieurs Objectifs :

–        Les Eaux Usées devront davantage être considérées comme une ressource et pas des déchets,

–        Les initiatives Nexus « Eau, Alimentation, Energie et Ecosystèmes » devront valoriser cette ressource au moins dans les contextes dans lesquels la production des Eaux usée est significative (villes)

–        Et le programme de gestion intégrée de l’eau en milieu urbain porté par le GWP devra tirer profit des débats et échanges sur le thème de l’année.

Propos recueillis par Martin Philippe

Burkina Demain

Affaire évacuation de Djibrill Bassolé : Le Général rompt le silence

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Djibrill Bassolé assure qu'il fera face à ses responsabilités

Sur la controverse qui n’a cessé depuis plusieurs jours de grossir au sujet de l’évacuation de Djibrill Bassolé pour lui permettre de bénéficier de soins appropriés, l’on n’avait pas encore entendu l’intéressé lui-même. Et bien, c’est à présent chose faite. Dans un post sur sa page officielle Facebook, le Général Bassolé demande à la justice militaire de lui permettre de se soigner, assurant qu’il n’en profitera pas pour se soustraire à la justice.

Djibrill Bassolé assure qu'il fera face à ses responsabilités
Djibrill Bassolé assure qu’il fera face à ses responsabilités

« Chers Amis, je voulais vous remercier pour tous vos messages de soutien. Je demande à la justice militaire de me permettre de me soigner. Je précise à tous ceux qui craignent que j’en profite pour me soustraire à la justice que je n’ai pas pour habitude de me défiler», a indiqué Djibrill Bassolé dans son post.

Et d’ajouter : «Je suis le premier à vouloir que la vérité soit établie. Je ferai face à mes responsabilités et, à tous ceux qui se cachent derrière la justice militaire, je leur demande d’en faire autant ».

Burkina Demain

Incarcéré à la MACA : Sam l’Africain sera jugé le 31 mars prochain

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Accusé d’avoir tenu des propos xénophobes en direction du président Ouattara, lors d’un meeting organisé le 11 mars dernier, Sam l’Africain a été mis aux arrêts. Il est incarcéré à Maison d’arrêts et de correction d’Abidjan (MACA), depuis le vendredi 17 mars dernier. sam

Mohamed Sam Jichi dit Sam l’Africain devra répondre des actes dont on lui reproche, devant les juges, le 31 mars, prochain au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Il a été arrêté le 17 mars et placé immédiatement sous mandat de dépôt. Il restera en détention à la MACA, jusqu’au 31 mars prochain, jour de son procès.

Selon son avocat, Me Modeste Abie, il serait accusé d’incitation à la haine tribale, à la xénophobie et à la révolte des militaires. Les autorités ivoiriennes reprochent à l’ancien proche de l’ex-chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, d’avoir tenu ces propos, lors d’un meeting organisé à Yopougon.

« Si je suis libanais alors Alassane [Ouattara] est burkinabè. Parce qu’Alassane et moi on, a le même statut : il est ivoirien, je suis ivoirien. Il a une partie ivoirienne, j’ai une partie ivoirienne. Mais, lui, sa femme n’est pas ivoirienne. Moi, au moins, ma femme est ivoirienne », avait déclaré Sam l’Africain lors d’un de ses meetings.

Devant le procureur, après son interpellation le vendredi 17 mars, dernier, le candidat malheureux aux législatives à Yopougon, a nié les faits qui lui sont reprochés. Pour son avocat, Me Modeste Abie, les propos tenus par son client ne méritent pas l’inculpation.

Burkina Demain

Ministère de l’économie: les agents des impôts en grève de cinq jours

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Le Syndicat des agents des impôts et des domaines (SNAID) entame, une grève de 120 h (5 jours), à compter de ce lundi 20 mars 2017, pour revendiquer la satisfaction de sa plateforme revendicative. impôts

De l’avis des responsables syndicaux du SNAID, cette grève est la reconduite de celle qui avait été suspendue en décembre dernier, car le gouvernement n’a pas satisfait leurs attentes.

Le SNAID revendique, entre autres, une amélioration des libertés démocratiques et syndicales et une bonne gouvernance administrative et fiscale.
Il propose la suppression de certains impôts, la réduction des taux de certaines taxes (TVA sur les produits de grande consommation, IUTS) contre l’augmentation des taux d’autres impôts, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale notamment dans les secteurs des mines, des téléphonies, des banques-assurance.

A noter que le 19 décembre 2016, les agents des impôts avaient prévu d’aller en grève pour 120 heures, mais ce mouvement avait été suspendu le 18 décembre suite à l’attaque terroriste de Nassoumbou qui a coûté la vie à 12 soldats burkinabè.

Jocahim Batao
Burkina Demain