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Police nationale: Unapol menace de déployer de grands moyens pour la satisfaction de ses revendications

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L’Union police nationale (Unapol) a tenu une conférence de presse, ce 20 mars 2017 à Ouagadougou. Le syndicat est revenu sur sa plateforme revendicative et les services payés à l’Etat.Unapol1

Le secrétaire général du syndicat, le Commissaire Senou Wakilou a indiqué que le conflit engendré par le service payé porte sur trois points. Il a parlé de problèmes de transparence dans la gestion, de répartition des fonds et de textes régissant le service payé datant de 1979.

« Il s’agit des textes portant fixation des montants des rétributions alloués aux prestations de services effectuées par les fonctionnaires de police au profit des particuliers. (…) Comment croire qu’une institution, garante des lois comme la police nationale puisse fournir des services à des compagnies minières en dehors de tout contrat formel ? (…) La quasi-totalité des maigres fonds collectés par les agents est utilisé pour une très grande partie pour le fonctionnement du service. (…) Le décret en son article 12 précise que 30% de ce montant seront reversés à la caisse des œuvres sociales de la police », a relevé le commissaire Wakilou qui, du coup, pointe du doigt a dénoncé des manœuvres frauduleuses et égoïstes de la hiérarchie policière.
Ainsi, l’Unapol souhaite la relecture immédiate du décret portant sur le service payé, la responsabilisation de personnes qui bénéficient de la confiance de la troupe.

Au sujet de la plateforme revendicative, il a rappelé qu’elle porte sur cinq points, axés sur les questions financières, infrastructurelles et sociales, qui ont été remises en cause par une commission constituée que de policiers opposés à sa mise en œuvre.

Pour l’Unapol, les conclusions des travaux de ladite commission, est «un rapport vague, versant dans le dilatoire et teinté d’une ferme volonté d’empêcher l’Unapol de parvenir à tout succès. »

«Nous n’avons pas le droit de grève, mais depuis quelque temps, ça bouillonne beaucoup dans les casernes. Et cela n’est pas intéressant. Mais il faudrait que les gens sachent que nous disposons davantage de moyens pour faire aboutir nos revendications», a averti le commissaire Wakilou.

Anderson Koné
Burkina Demain

Attaques terroristes:  »des tirs de harcèlement » à Nassoumbou

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Un détachement de l’armée burkinabè à Nassoumbou (Sahel) a subi , le 20 mars 2017 des tirs de harcèlement, entrainant un blessé léger dans les rangs de l’armée. burkina-faso_2

 »Ce lundi 20 mars 2017 aux environs de 11h10mn, le détachement militaire de Nassoumbou, localité située à 45km au Nord de Djibo, a essuyé des tirs de harcèlement provenant d’individus non encore identifiés. Ces tirs qui sont tombés dans les environs du camp, ont légèrement blessé un soldat du détachement », indique un communiqué de l’Armée burkinabè.

Nassoumbou est la localité où l’armée burkinabè a perdu le plus de soldats dans cette guerre contre le terrorisme. 12 militaires avaient en effet perdu la vie en décembre 2016 lors d’une attaque.

Par ailleurs, dans la nuit du 19 au 20 mars toujours, un gendarme burkinabè a été blessé lors d’une embuscade Petega, à 25 km de Djibo. Le blessé a été évacué à Ouagadougou.

Burkina Demain

Génocide rwandais : Kagamé a enfin le pardon de l’église catholique

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Ce pardon du pape François va probablement ouvrir une nouvelle page dans les rapports entre le Rwanda et le Vatican

Le président rwandais, Paul Kagamé, voulait depuis longtemps que l’église catholique reconnaisse sa responsabilité dans le génocide que son pays a connu en 1994. Et il s’est rendu ce lundi 20 mars  2017 au Vatican pour recevoir officiellement  ce pardon tant attendu de l’église catholique depuis son accession au pouvoir en 2000.

Ce pardon du pape François va probablement ouvrir une nouvelle page dans les rapports entre le Rwanda et le Vatican
Ce pardon du pape François va probablement ouvrir une nouvelle page dans les rapports entre le Rwanda et le Vatican

    

Au cours d’une rencontre ce lundi au Vatican avec le président Paul Kagamé du Rwanda, le pape François a demandé «pardon pour les péchés et les manquements de l’Eglise et de ses membres, parmi lesquels des prêtres, des religieux et des religieuses qui ont cédé à la haine, et qui ont trahi leur mission évangélique », lors du génocide rwandais de 1994.

C’est ce qu’a indiqué un communiqué du Saint-Siège qui a par ailleurs ajouté que lors de la rencontre le souverain pontife a exprimé sa solidarité avec les victimes et ceux qui continuent à souffrir des conséquences du drame qui a fait près d’un million de morts.

Ce pardon de l’église catholique aurait pu intervenir en 2015  et personne n’aurait crié  au scandale dans le monde catholique, puisque c’était l’année de la miséricorde décrétée par le pape François lui-même.

En tout état de cause, ce pardon, un acte courageux de l’église qui assume son passé, fera sûrement du bien aux Rwandais, à commencer par son président qui en avait fait une affaire personnelle dans les rapports avec le Vatican.

Burkina Demain

Jim Yong Kim : Accélérer la transformation économique de l’Afrique

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Le président Jim Yong Kim est pour l’accélération de la transformation économique de l’Afrique

Les ministres des finances du G20 se sont réunis en Allemagne la semaine dernière pour trouver ensemble des solutions aux principaux défis auxquels l’économie mondiale est confrontée. Ils ont en particulier évoqué le changement climatique, les flux migratoires et les situations d’urgence humanitaire, notamment la famine qui frappe ou menace des pays d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient.

Le président Jim Yong Kim est pour l’accélération de la transformation économique de l’Afrique
Le président Jim Yong Kim est pour l’accélération de la transformation économique de l’Afrique

Je suis sorti de cette réunion conforté par la volonté commune de s’attaquer à des problèmes cruciaux. J’ai pour ma part indiqué les efforts menés par le Groupe de la Banque mondiale pour mobiliser une enveloppe d’au moins 1,6 milliard de dollars au profit des pays touchés par la famine, avec l’objectif d’orienter les fonds vers les populations les plus vulnérables.

Cette réunion du G20 présidée par l’Allemagne, a surtout donné la priorité à la croissance et au développement de l’Afrique subsaharienne. Outre la famine qui sévit sur une partie du continent, l’Afrique doit être notre principale préoccupation pour de nombreuses raisons.

La fin du super cycle des matières premières a frappé de plein fouet la région. En 2016, les pays exportateurs ont dû ajuster leur politique économique pour faire face à la faiblesse des cours mondiaux. Le PIB régional par habitant s’est donc contracté de 1,1 % en 2016, et la croissance de l’Afrique subsaharienne a ralenti à 1,5 %, son plus bas niveau depuis plus de deux décennies. Les flux de capitaux en direction de l’Afrique, notamment les investissements directs étrangers, ont aussi diminué tandis que la croissance globale des investissements était quasiment nulle en 2015, contre une moyenne de 5 % sur la période 2010-2015.

Mais l’Afrique affiche une résilience économique remarquable : 41 % de sa population vit dans des pays qui enregistrent des taux de croissance supérieurs à 5,5 %. Même si la région continuera de s’adapter à la baisse des prix des matières premières en 2017, elle devrait connaître une légère reprise, avec une croissance projetée à 2,9 % et qui se consoliderait à 3,5 % en 2018. La communauté internationale doit contribuer à créer les conditions propices à une croissance plus soutenue et un développement plus durable.

Doubler le soutien de l’IDA à la région

Au mois de décembre dernier, une soixantaine de pays développés et en développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’Association internationale de développement (IDA), notre fonds pour les pays les plus pauvres. Près de 60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne au cours des trois prochaines années, ce qui permettra de doubler le soutien apporté par l’IDA à cette région.

Cette aide de l’IDA permettra aux pays africains d’avoir accès à des ressources importantes par le biais de mécanismes de financement spéciaux, pour appuyer des programmes régionaux et d’aide aux réfugiés. Le continent devrait notamment bénéficier d’une initiative pour atténuer les risques et mobiliser les investissements privés, en particulier dans les pays politiquement et économiquement fragiles.

L’une des priorités consiste en effet à aider les pays africains à investir, en partenariat avec le secteur privé, dans des infrastructures qui font aujourd’hui cruellement défaut. Les besoins du continent en la matière sont estimés à 93 milliards de dollars par an, soit environ 15 % de son PIB. L’Afrique investit à l’heure actuelle 45 milliards de dollars dans les infrastructures, dont plus de la moitié est financée par le secteur public. On voit donc que le manque de financements est immense, alors que l’on sait que les investissements dans l’infrastructure ont un impact considérable sur la croissance à long terme.

Combler le grave déficit de financements

Par ailleurs, le monde développé dispose de milliers de milliards de dollars de capitaux qu’il cherche à faire fructifier. Les pays en développement offrent d’immenses opportunités d’investissement pour le secteur privé, notamment dans le secteur des infrastructures, qui joue un rôle capital pour l’emploi et la croissance. Nous nous efforcerons de combler le grave déficit de financements dans ce secteur en travaillant main dans la main avec les pouvoirs publics et en utilisant nos ressources pour atténuer les risques et attirer plus d’investissements privés.

Le 20 mars, j’entame une visite en Tanzanie et au Rwanda afin de mieux comprendre les succès de ces deux pays et de tirer des leçons de leurs innovations. J’espère que ce voyage nous donnera l’occasion de trouver des moyens de renforcer la coordination avec le secteur privé, dans le cadre des efforts que nous menons pour aider nos pays clients à améliorer le climat des affaires et à mobiliser de nouvelles ressources.

Des réformes de 3e et 4e générations 

En ces temps incertains, le Groupe de la Banque mondiale va intensifier son appui aux pays d’Afrique subsaharienne afin de les aider à réformer et diversifier leur économie pour renouer avec la croissance. Les dirigeants vont lancer des réformes de troisième et de quatrième générations qui conduiront à une transformation structurelle de l’Afrique. Ils sont conscients que ces réformes seront difficiles, mais qu’ils devront les mettre en œuvre sans plus attendre et en agissant parallèlement sur de nombreux fronts.

Ce sentiment d’urgence animera l’ensemble des activités du Groupe de la Banque mondiale en Afrique au cours des trois prochaines années. Ensemble, nous pouvons aider les pays africains à accélérer leur transformation économique et à répondre aux attentes des populations au service desquelles nous travaillons.

 

Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale

JME 2017 : Vers un autre hommage à feu Arba Diallo

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Des prix Hama Arba Diallo sont décernés à Boromo à l'occasion de la JME 2017

A l’instar des autres pays, le Burkina Faso se prépare à commémorer la 26e  Journée mondiale de l’eau (JME). Du 20 au 26 mars 2017, diverses activités marqueront la commémoration patronnée par Niouga Ambroise Ouédraogo, ministre de l’eau et de l’assainissement.

Diverses activités sont au programme de la commémoration de la Journée mondiale de l'eau au Burkina
Diverses activités sont au programme de la commémoration de la Journée mondiale de l’eau au Burkina

«Eaux usées : quelles stratégies pour leur valorisation ? ».  C’est sous ce thème que sera commémorée au Burkina Faso la Journée mondiale de l’eau. Cette 26e commémoration de la JME est patronnée par le ministre de l’eau et de l’assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo. Des activités sont programmées du 20 au 26 mars 2017 dans le cadre de cette commémoration nationale. Une cérémonie officielle aura lieu le 22 mars à Ouagadougou, notamment sur le site de la station de traitement de boues de vidange de l’ONEA à Zagtouli. L’apothéose interviendra le 26 mars avec une course dans la capitale. Les choses prendront des allures de réjouissances populaires d’autant plus que la commémoration va probablement coïncider avec la fin des problèmes d’eau à Ouagadougou, à  en croire les responsables de l’Office national de l’eau et de l’assainissement.

Prix Hama Arba Diallo

Des prix Hama Arba Diallo sont décernés à Boromo à l'occasion de la JME 2017
Des prix Hama Arba Diallo sont décernés à Boromo à l’occasion de la JME 2017

D’autres activités sont également prévues avant le 22 mars, Jour-J de la commémoration. Il est ainsi prévu le 20 mars un  panel sur le rôle des communes dans la gestion des eaux usées et excrétas à Boromo suivi d’une projection de film sur les réalisations du Feu Hama Arba Diallo. Le 21 mars, toujours à Boromo, il y aura une course cycliste dénommée  «Mouiller le maill’Eau » avec les établissements secondaires de la ville de Boromo. Cette course sera suivie d’une cérémonie de remise de prix «Feu Hama Arba Diallo».

Cette 26e JME sera donc une autre occasion de rendre un autre vibrant hommage à feu Arba Diallo. Déjà en mars 2015, Eau-Vive Internationale et ses partenaires, à savoir IRC, WaterAid, Global Water Partnership, avaient profité de la commémoration de la 23e Journée internationale de l’eau, pour  rendre un vibrant à l’ancien maire de Dori, Arba Hama Diallo. L’illustre disparu de son vivant a été, faut-il le rappeler,  un grand artisan des progrès réalisés par sa commune dans le domaine de l’accès à l’eau et à l’assainissement. Ainsi, sous sa conduite, Dori a atteint en l’espace de cinq ans (2006- 2011) un taux de couverture d’eau potable de 100% et un taux de plus de 60% en milieu rural.

Martin Philippe

Burkina Demain

Terrorisme en Afrique de l’Ouest: des attaques en préparation à Abidjan et à Dakar

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Mokhtar (Moktar) Belmokhtar know as Khaled abu al-Abbas speaking at an undisclosed location. Islamists are holding 41 foreigners hostage, including seven Americans, after an attack on a gas field in eastern Algeria, a spokesman for the militants told two Mauritanian news websites. AFP PHOTO / HO / ANI ==RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HO / ANI" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS == / AFP / ANI / -

Les Etats-Unis ont fait tomber une note d’alerte à leurs ressortissants qui vivent à Dakar et à Abidjan, a appris la radio sénégalaise RFM.

Mokhtar (Moktar) Belmokhtar know as Khaled abu al-Abbas speaking at an undisclosed location. Islamists are holding 41 foreigners hostage, including seven Americans, after an attack on a gas field in eastern Algeria, a spokesman for the militants told two Mauritanian news websites. AFP PHOTO / HO / ANI ==RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HO / ANI" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS == / AFP / ANI / -
Mokhtar Belmokhtar, l’un des plus redoutables chefs de mouvements terroristes en Afrique de l’Ouest

Selon la radio sénégalaise RFM qui cite une note du bureau du Pnud à Dakar, « les Etats-Unis ont fait tomber une note d’alerte à leurs ressortissants qui vivent à Dakar et à Abidjan : Eviter les lieux touristiques et publics. Les américains auraient en leur possession des écoutes mentionnant des attaques terroristes dans les capitales du Sénégal et de la Côte (…) »

Ils auraient en leur possession des écoutes et autres communications mentionnant des attaques terroristes en préparation dans ces deux capitales.

La même source avait prévenu le 20 janvier 2016, la même menace terroriste dans les deux capitales. Le 13 mars 2016, la ville balnéaire de Grand Bassam en Côte d’Ivoire était l’objet d’attaque terroriste faisant 19 morts et de nombreux blessés.
Burkina Demain

Affaire Sankara: un député français demande la levée du secret-défense

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Un député PS, Pouria Amirshahi, représentant les Français de l’étranger, a adressé une lettre à François Hollande pour qu’il ouvre les archives françaises sur Sankara. Thomas-Sankara

Pour lui « rien ne dit aujourd’hui que la France est directement impliquée, mais quoi qu’il en soit, il faut jeter un œil sincère sur l’histoire. »
La France s’honorerait à aider la justice burkinabè trente ans après la mort du capitaine Thomas Sankara, a confié le deputé Pouria Amirshahi

Il demande donc l’ouverture des archives de la diplomatie française et la levée du secret-défense. En principe, les documents rangés sous cette étiquette restent secrets pendant 50 ans, mais le député français espère obtenir une dérogation de la part de François Hollande.

En rappel les avocats de Thomas Sankara notent que des noms français ont également circulé dans cette affaire. Ainsi en octobre dernier, le juge d’instruction avait demandé à Paris de lui fournir un certain nombre d’éléments.

Anderson Koné
Burkina Demain

Diplomatie parlementaire: Salifou Diallo en Suisse

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A la tête d’une délégation parlementaire, le Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a effectué une visite officielle de travail et d’amitié en terre suisse du 14 au 18 mars 2017. suisse

Le 15 mars dernier à Berne dans la capitale de la Suisse, le Chef du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, a été reçu en audience par la Présidente de la Confédération helvétique, madame Doris Leuthard. Les députés burkinabè ont aussi mis à profit leur séjour pour toucher du doigt les opportunités dans des secteurs technologique, sanitaire et social dans les cantons suisses. La visite de travail des députés a permis d’activer les leviers de la coopération parlementaire entre le Burkina Faso et la Suisse.

C’est sur invitation de son homologue de la Chambre basse du Parlement suisse, Jurg Stahl, que le Président, Salifou Diallo, a effectué la visite de travail en compagnie des députés Rose Marie Compaoré/ Konditamdé, Maxime Koné et Boukary Barry. Admis dans la tribune diplomatique du Palais du Parlement suisse, le 15 mars 2017, le Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a eu droit aux salutations officielles des deux chambres parlementaires, le Conseil des Etats, d’une part, et le Conseil national, d’autre part.
Du haut de son siège, le Président du Conseil des Etats, monsieur Ivo Bischofberger, a annoncé : «j’ai le plaisir de saluer la présence, à la tribune, de monsieur Salifou Diallo, Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso. (…) La visite du Président Salifou Diallo est un honneur pour le Parlement suisse et reflète l’excellente qualité des relations entre nos deux pays. La visite a pour but d’échanger des informations et des bonnes pratiques parlementaires». D’une chambre parlementaire à l’autre, à la tribune du Conseil national, le Chef du Parlement burkinabè a vu également sa présence saluée par son homologue, Jurg Stahl, Président du Conseil national : «Nous souhaitons à monsieur le Président Salifou Diallo et à sa délégation la plus cordiale bienvenue au Parlement ainsi qu’un séjour fructueux et agréable dans notre pays».

La délégation burkinabè a eu des rencontres de travail avec des équipes conduites par les Présidents des deux chambres du Parlement suisse. Les échanges ont porté sur la dynamique de renforcement de la coopération parlementaire et l’appui à la mise en œuvre du Plan stratégique de l’Assemblée nationale du Burkina Faso.

Par ailleurs, dans le Palais fédéral Ouest, le Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a eu une audience officielle avec madame Doris Leuthard, Présidente de la Confédération helvétique. Les deux personnalités ont évoqué, au cours de leurs échanges, des sujets d’intérêt majeur tels l’appui du gouvernement suisse aux politiques de formation professionnelle et d’emploi de la jeunesse burkinabè, la pertinence du plan stratégique de l’Assemblée nationale 2016-2020 du Burkina Faso, mais aussi la volonté de la Suisse de soutenir notre pays dans la lutte contre le terrorisme.

Le séjour en Suisse des parlementaires burkinabè s’est poursuivi, le jeudi 16 mars, dans les cantons, avec des visites à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). A l’Ecole polytechnique, les députés ont découvert les potentialités du système d’enseignement suisse avec des perspectives de collaboration dans la formation professionnelle des jeunes. Dans les locaux du Centre hospitalier universitaire vaudois, le Président Salifou Diallo a dit toute sa gratitude à l’endroit des partenaires suisses pour les dons de matériels à l’hôpital Sanou-Sourou en juillet 2016 et en janvier 2017. Au cours d’un entretien avec les responsables du CHUV, il a présenté les difficultés rencontrées dans le système sanitaire au Burkina. Les partenaires du CHUV ont pris la résolution d’apporter leur soutien en organisant une visite de travail et d’amitié au Burkina, d’une équipe de professionnels de santé, mais également de poursuivre les dons en matériels aux centres hospitaliers burkinabè.

La visite de travail des parlementaires burkinabè a été aussi marquée par la cérémonie d’hommage, dans la commune de Lens, des victimes Jean-Noël Rey et Georgie Lamon de l’attaque survenue à Ouagadougou en janvier 2016. Au cours d’une cérémonie émouvante, Salifou Diallo, en compagnie d’une délégation de députés burkinabè, a exprimé, une fois de plus la compassion des Burkinabè et a salué la mémoire des deux illustres victimes du Canton de Valais en Suisse.

Oumarou Mogmenga
Directeur général
des médias de l’Assemblée nationale

Non –respect des prix des produits : Le ministère du commerce n’exclut pas des sanctions

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Le SG Sibiri Sanou se veut ferme sur l'application des prix fixés

La récente décision du gouvernement de plafonner les prix des produits de grande consommation a du mal à s’appliquer sur le terrain. Face à la situation, le secrétaire général du ministère du commerce, Sibiri Sanou appelle au strict respect de la mesure.

Le SG Sibiri Sanou se veut ferme sur l'application des prix fixés
Le SG Sibiri Sanou se veut ferme sur l’application des prix fixés

 

Sibiri Sanou qui était l’invité du journal de 20 h de la TNB ce samedi, a rappelé les sanctions qu’encourent les commerçants contrevenants, sans plus de précisions sur la nature des sanctions encourues. Il a par ailleurs abordé les difficultés liées aux insuffisances des effectifs pour assurer le contrôle de la mise en œuvre des nouveaux prix. Mais, gageons quand même que ses rappels suffiront à ramener les commerçants véreux sur le droit chemin.

Burkina Demain

 

8 Mars : l’UNAFEHB pour une meilleure prise en compte des femmes ‘’handicapées’’

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Photo de famille des acteurs de la journée de réflexionn

L’Union Nationale des Associations de Femmes Handicapées du Burkina (UNAFEHB) a organisé le vendredi 17 mars 2017 une journée de réflexion sur le thème national du 8 mars 2017. L’activité s’est déroulée ici à Ouagadougou et a réuni plusieurs associations venues des différentes provinces du Burkina pour échanger sur le sujet.

Le présidium de la rencontre d'échanges
Le présidium de la rencontre d’échanges

Les femmes du Burkina vivant avec un handicap se sont retrouvées le vendredi dernier à la maison des retraités Antoine Nanga. Il s’est agi au cours de cette rencontre de réfléchir sur la condition de la femme ‘’handicapée’’ au Burkina Faso autour d’un exposé sur le thème « la valeur morale de la personne humaine : la responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociales des femmes ».

Le 8 Mars est « une journée où il faut prendre le temps de réfléchir »

Photo de famille des acteurs de la journée de réflexionn
Photo de famille des acteurs de la journée de réflexion

Selon la présidente de l’UNAFEHB, Evelyne Winkoun Hien « nous avons organisé cette journée de réflexion afin de permettre à nos membres qui sont dans les provinces de mieux appréhender le concept de la journée de la femme».

A ce propos, elle a souligné que la journée du 8 mars ne doit pas être une journée aux allures festives. Mais plutôt « une journée où il faut prendre le temps de réfléchir pour voir qu’est ce qu’on peut faire pour améliorer les conditions de vie de la femme de façon globale »

Elle a par la suite expliqué que les femmes vivant avec un handicap se sentent très souvent exclues. Elles sont très peu visibles dans les milieux associatifs car insuffisamment pris en compte par les hommes.

La responsabilité des acteurs sociaux

Forte participation des membres de l'UNAFEHB à la journée de réflexion
Forte participation des membres de l’UNAFEHB à la journée de réflexion

Aussi, la présidente a laissé entendre que le thème de la commémoration de la journée internationale de la femme choisi par le gouvernement fait appel à une valeur morale et à la lutte contre l’exclusion sociale. Ce qui renvoie à une réflexion sur la part de responsabilité des femmes vivant avec un handicap dans la communauté et celle de la communauté vis-à-vis de ces dernières afin de traduire dans les faits la question de l’inclusion et de l’égalité des chances.

Martin Sanou, du ministère de la femme et représentant de la marraine a qualifié la journée de belle initiative de réflexion portant sur l’inclusion de la femme handicapée.  Pour lui, les personnes vivant avec un handicap sont une chaine importante de la société. Elles ont bien leur place dans la communauté et mènent des activités qui ont besoin d’être connues dira t-il. C’est pourquoi, le ministère de la femme, de la solidarité et de la famille lutte contre les actions de discriminations et mène des sensibilisations afin que les femmes handicapées soient prises en compte dans tous les secteurs de la vie socio-économique a t-il mentionné.

Notons que l’UNAFEHB regroupe 37 associations et 22 points focaux et est  composée de femmes handicapées auditives, visuelles, mentales, physiques et de femmes albinos. Elle a pour mission entre autre de défendre les droits humains des femmes handicapées par le plaidoyer ; promouvoir la dignité et l’égalité des chances pour les femmes handicapées dans une société inclusive.

Joachim Batao

Burkina Demain