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CPI/ Côte d’Ivoire: le 11e refus de libérer Gbagbo divise les juges de la CPI

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Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont, pour la onzième fois, refusé la liberté conditionnelle demandée par Laurent Gbagbo. Cette nouvelle décision n’a pas été prise à l’unanimité: le président de la Chambre qui s’est déclaré en faveur de sa libération. gbagbo

Les juges Olga Herrera Carbuccia et Geoffrey Henderson estiment que l’ancien président ivoirien pourrait profiter d’une éventuelle libération pour prendre la fuite, grâce notamment à son « réseau » de supporters, et parce qu’il risque, devant la Cour, la prison à vie. Pour le président de la Chambre, Cuno Tarfusser, tout milite au contraire pour une mise en libération, sous condition, de l’ancien chef d’Etat.

Depuis le début du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, en janvier 2016, les noms de témoins protégés ont été révélés sur les réseaux sociaux. Cinq d’entre eux avaient néanmoins été divulgués par inadvertance par la Cour elle-même. L’un de ces témoins était un ancien officier, devenu ambassadeur, tandis qu’un autre était parlementaire. Plus qu’une protection sécuritaire, la Cour leur avait donc offert une sécurité politique en acceptant qu’ils déposent sous pseudonyme. Au cours des derniers mois néanmoins, les juges ont, à plusieurs reprises, refusé des demandes de protection visiblement abusives.

Mais l’activisme des partisans de Gbagbo autour du procès n’a pas pour autant cessé. Les juges leur reprochent aussi de financer et d’organiser des manifestations en faveur de leur mentor, dont la dernière à La Haye remonte à la reprise du procès le 6 février. Ils évoquent aussi la pétition en faveur de l’accusé, dont les organisateurs, l’écrivain ivoirien Bernard Dadié, et le Premier ministre togolais Joseph Koffigoh, revendiquent 26 millions de signatures. Enfin, si pour les deux juges, il n’existe « pas de preuves spécifiques » que Gbagbo aurait l’intention de fuir, la gravité des charges portées contre lui « impliquent que M. Gbagbo passera le reste de sa vie en prison » en cas de condamnation. Il pourrait donc décider de fuir pour éviter un tel scénario.

Pas de verdict avant 2022

Le président Tarfusser trouve la formule de ses collègues « étonnante » sur le fond et « radicale » sur la forme et rappelle que jusqu’ici, Laurent Gbagbo est présumé innocent. Les textes de la Cour, comme c’est aussi le cas dans de nombreux pays, rappelle-t-il, indiquent qu’un accusé doit être jugé dans « un délai raisonnable », sans qu’il ne soit réellement défini. Aux juges donc de décider du « raisonnable ». Et pour le président Tarfusser, cette limite « a été atteinte ». Laurent Gbagbo a déjà passé plus de cinq ans en détention, écrit-il. Pointant les défaillances du procureur, il rappelle que l’ancien président a passé 925 jours en prison avant d’être formellement mis en accusation. A l’époque, l’accusation avait été invitée à revoir sa copie, et avait dû relancer son enquête, jugée bien trop faible.
Le juge Tarfusser, qui au cours des audiences semble toujours courir après le temps, ajoute en outre que le procureur bouclera au plus tôt mi-2019 la présentation de tous ses témoins à la Cour. Ce sera ensuite aux avocats des deux accusés de faire valoir leur thèse, avant que le verdict ne soit prononcé. Pour Cuno Tarfusser, une trop grande flexibilité pourrait « ouvrir la porte à des abus auxquels nous ne voudrions pas voir associer » la Cour. Il ajoute que l’âge de l’accusé, 71 ans, et sa santé justifient aussi une mise en libération. Sous la plume du juge Tarfusser, on ressent les tensions au sein de la Chambre.

Nul doute que les avocats de l’ancien président tenteront, forts de cette « opinion dissidente », une nouvelle fois d’obtenir la libération de Laurent Gbagbo. Mais pour que cela soit possible, il faut qu’un Etat accepte de l’accueillir, garantisse qu’il ne prendrait pas la fuite et soit assez proche de la Cour pour permettre à Laurent Gbagbo de rejoindre chaque matin d’audience le box des accusés.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: rfi

Grève du SYNAFI : le mot d’ordre suspendu hier 14 mars 2017

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Le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) a organisé une conférence de presse, ce 14 mars 2017. A l’occasion, le secrétaire général de ce syndicat, Mohamed Savadogo a annoncé la suspension du mouvement d’humeur, ce jour, après un mois et dix jours.SYNAFI

« Au regard des conséquences engendrées par notre lutte, le SYNAFI tient à présenter ses excuses officielles aux victimes collatérales en particulier et en général au peuple burkinabè pour les désagréments causés », a indiqué le SG du SYNAFI.
Pour lui, la reprise du travail s’explique par l’instauration d’un dialogue avec l’administration, sous la direction d’un groupe de doyen.  »
Même si à l’heure actuelle il n’y a aucun acquis concret, l’administration a pris l’engagement de trouver des solutions idoines à nos préoccupations et nous voudrions prendre l’opinion publique à témoin», a-t-il dit.
Cela dit, Mohamed Savadogo a demandé à ses camarades de fournir plus d’effort et d’abnégation au travail pour traiter tous les dossiers en souffrance sur leurs tables pour rattraper le retard dans le traitement de certains dossiers.

Le délégué chargé de la mobilisation et de la communication, Souleymane Oumtana, a précisé que le délai de règlement est de 45 jours pour les avances de démarrage et de 90 jours pour ce qui concerne l’administration au regard de la réglementation. « Pendant le mouvement, les agents ont pris le soin de mettre en place un service minimum pour traiter les urgences. En plus, avant le déclenchement du mot d’ordre, les militants avaient tous été invités à traiter tous les dossiers en leur possession. Il faut surtout retenir que les factures en souffrance ne datent pas de cette année, alors qu’en principe, le gestionnaire avait jusqu’au 31 janvier 2017 pour les payer », a-t-il avancé.

A noter que la plateforme minimale du SYNAFI porte, entre autres, sur la rationalisation de la dépense publique, la crainte d’une généralisation des marchés de gré à gré dans le cadre de la réforme des marché publics, la politisation de certains postes de responsabilité.

Joachim Batao
Burkina Demain

Commerce intérieur: une concertation pour examiner les prix des produits de grande consommation

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La neuvième session du cadre de concertation tripartite (administration publique, secteur privé, société civile), chargé de statuer depuis 2011 sur les prix des produits de grande consommation a démarré, ce 14 mars 2017 Ouagadougou. Objectif, examiner l’envolée des prix des produits de grande consommation au Burkina Fasocommerce

« Nous allons nous pencher sur les prix, les poids et la quantité des produits de grande consommation. Nous avons constaté qu’il a eu un peu d’inflation au niveau de certaines denrées »», a dit le ministre du Commerce Stéphane Sanou qui parlé entre autres, du riz, des céréales locales, des huiles alimentaires, du sucre, de la farine de froment, du pain, du lait et des produits de laiterie, du savon, du ciment, des fers à bétons, des tôles, des hydrocarbures, des articles scolaires

Puis, il a avancé qu’il s’impose d’examiner les prix d’un certain nombre de produits vitaux, afin de soulager la souffrance des populations.
Cela dit, il a annoncé des contrôles sur tout le territoire national et les fautifs seront punis conformément aux textes en vigueur

A entendre le président de la Ligue des consommateurs du Burkina, Pascal Zaïda, cette réunion va permettre d’arrêter de manière concertée, les prix des produits de grande consommation au Burkina Faso. « Nous avons besoin au sortir de cette rencontre, d’avoir des prix abordables et des produits de qualité pour les consommateurs », a – t-il souhaité.

Ce cadre de concertation a pour mission de proposer les prix pour les produits de grande consommation et faire des recommandations sur l’organisation, la production et la consommation.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Municipales partielles : dépôt des logos à partir du 17 mars prochain

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Dans ce communiqué ci-après, la CENI invite les partis politiques à déposer leurs logos du 17 au 22 mars 2017.CENI

Dans la perspective de l’impression des bulletins de vote, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a l’honneur d’inviter les responsables des partis, formations politiques et regroupements d’indépendants prenant part aux élections municipales partielles et complémentaires du 28 mai 2017 à bien vouloir déposer leurs logos en cinq (05) exemplaires, en couleur.
La réception des documents a lieu au siège de la CENI à Ouagadougou, du 17 au 22 mars. 2017.

Pour le Président et par Délégation,
La Secrétaire Générale
Pegdébamba Esther SOME/KIEMA
Administrateur civil

Le solaire : Attention aux arnaqueurs et vendeurs d’illusions !

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Le solaire n'est pas toujours la solution à toutes les situations

Ce début de la période de pointe, caractérisée généralement  par des délestages, est propice aux arnaqueurs, à ces vendeurs de panneaux solaires photovoltaïques qui promettent ciel et terre à leurs clients, leur faisant croire  qu’avec seulement 75 000 F CFA, le problème de l’électricité  est réglé pour de bon.

Le solaire n'est pas toujours la solution à toutes les situations
Le solaire n’est pas toujours la solution à toutes les situations

Face à ces gens, nous disons aux honnêtes citoyens de faire attention. Car si l’énergie solaire peut être la solution, forte est de reconnaître qu’elle n’est pas toujours l’alpha et l’oméga de toute situation. Il suffit d’emprunter certaines artères de Ouaga, la nuit tombée, pour s’en convaincre.  Ces rues sont mal éclairées, pour ne pas dire sombres, alors qu’elles ont été dotées de matériels d’éclairage solaire. De toute évidence, toutes les conditions techniques n’ont pas été respectées dans l’exécution de ces projets.

C’est peut-être encore le lieu de rappeler aux citoyens la difficulté de définir avec exactitude, par avance la quantité d’électricité que produira un panneau solaire acquis sur le marché, surtout dans un contexte de non-contrôle de la qualité de matériels importés. La production électrique de ce panneau sera en  fonction d’un certain nombre de paramètres : lieu d’implantation, sa position, la température. La puissance d’un panneau solaire est exprimée en watt-crête.

Les malheureuses expériences d’éclairage de la voirie

Dans les conditions requises, c’est-à-dire standard, un panneau de 1kWc produira une puissance de 1kW, l’énergie produite étant  de 1kWh par heure. Pour autant, il n’y a pas obligatoirement de lien entre watt-crête, watt et watt-heure ! Car, l’énergie produite dans des conditions réelles est le plus souvent inférieure à celle produite dans des situations standard. Il est absolument nécessaire de réunir les conditions optimales pour tendre vers un haut rendement.  Dans le jargon des énergéticiens, l’on parle d’efficacité énergétique qui est vraiment essentielle lorsqu’il est question d’énergie solaire.

Quand ces préoccupations de bon paramétrage ou d’efficacité énergétique ne sont pas réellement prises en compte dans l’exécution de projets d’électrification, les résultats sont rarement au rendez-vous.  Et c’est comme si les fonds  qui ont servi pour ces projets avaient été jetés par les fenêtres.  A l’ambassade de la République de Chine Taiwan l’on ne dira pas le contraire. Cette ambassade avait dû interrompre ses initiatives d’électrification des rues dont elle ne voyait pas les résultats, pour se reconcentrer les projets de muni- centrales solaires où il y avait plus ou moins du sérieux. D’importantes institutions de la République du Faso comme la Présidence du Faso, la Primature, le ministère de l’énergie ou de l’environnement en sont dotées.

Tirer les bonnes leçons des échecs passés

L’ambassade la République de Taiwan vient de reprendre ses initiatives en faveur de l’éclairage de la voirie avec un don de près 66 millions de francs accordé à la mairie centrale de la ville en vue de l’électrification de certaines artères comme Charles De Gaulle. Il faut espérer que de bonnes leçons ont tirés des échecs passés.

Au-delà des institutions comme la mairie, ils sont certainement nombreux les Burkinabè qui ont fait une mauvaise expérience du solaire et certains s’en sont même détournés. Cela parce que tout simplement ils n’avaient pas la bonne information.

C’est pour toutes ces raisons, qu’il est toujours recommandé en cas de besoin d’installation de dispositifs solaires, de faire appel aux services de spécialistes ou de maisons qualifiées. Dans un pays comme le nôtre où l’on estime à 5% ceux qui ont recours à l’énergie solaire, le travail de sensibilisation des populations reste encore immense. La culture du solaire ne se donne pas. Elle s’acquiert. Et c’est là tout le travail qui est attendu de  l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), créée l’année dernière par le ministère de l’énergie.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Référendum de la Ve République : Le Conseil constitutionnel à pied d’œuvre

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Photo de famille des officiels et participants à l'atelier de renforcement des capacités

Le processus d’élaboration de la  Constitution de la Ve République en cours au Burkina Faso va sans doute se terminer par une consultation du peuple. Le Conseil constitutionnel à qui reviendra la gestion de ce référendum, semble conscient de l’importance de l’échéance et veut se donner les moyens d’être à la hauteur des enjeux. L’institution que dirige Kassoum Kambou tient depuis ce mardi à Bobo-Dioulasso un atelier de renforcement des capacités.

Photo de famille des officiels et participants à l'atelier de renforcement des capacités
Photo de famille des officiels et participants à l’atelier de renforcement des capacités

« Le rôle du Conseil constitutionnel dans le cadre d’une consultation référendaire », c’est sous ce signe qu’est placé l’atelier de consolidation des capacités des membres du  Conseil Constitutionnel organisé en partenariat avec la Fondation Hanns Seidel.

«Cest au conseil constitutionnel que la constitution confie le rôle de gérer les consultations référendaires entre autres. (…) En prévision de la nouvelle constitution pour le massage éventuel à une nouvelle république c’est bon que déjà, même si nous n’avons pas la date exacte, que les membres soient prêts pour gérer ce que la constitution leur reconnait comme fonction, comme devoir à cet effet. C’est dans ce sens que nous avons voulu dès à présent outiller les membres du conseil constitutionnel afin qu’ils soient prêts à gérer les consultations référendaires»,  a expliqué le président du Conseil Constitutionnel Kassoum Kambou, à l’ouverture de l’atelier.

Mutualiser les connaissances

Le présidium à l'ouverture de la session de formation de 4 jours
Le présidium à l’ouverture de la session de formation de 4 jours

Pour le représentant de la Fondation Hanns Seidel de l’Afrique de l’Ouest aussi, Pascal Thiombiano, la présente formation était  indispensable pour permettre aux acteurs de  mutualiser leurs connaissances en matière de référendum. Au cours des travaux, les communicateurs feront des exposés sur les différents aspects liés au thème. Les communications seront suivies d’échanges entre participants.  Les membres du Conseil constitutionnel devraient au terme de la présente session de formation de quatre jours, maitriser les méthodes de contrôle des opérations référendaire, maitriser les principes du contentieux relatif à la consultation référendaire et enfin connaître les principes et les différentes parties d’une décision de justice.

Faut-il le rappeler, le Conseil constitutionnel est une juridiction importante pour l’ancrage de la démocratie et l’approfondissement de l’Etat de droit au Burkina Faso,  au regard notamment  des missions que lui confère la Constitution, notamment  en ses articles 152 et 156.  Ses missions les plus importantes étant  le contrôle de la constitutionnalité des normes, le contrôle de la régularité des élections présidentielles, législatives et des opérations référendaires.

Dorcas Murielle Ouédraogo/Bobo

Burkina Demain

Lutte contre le terrorisme : Les FDS doivent faciliter aussi le travail des journalistes !

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Photo de famille des acteurs de cette du CSC avec les médias écrits et en ligne

Nous vous l’annoncions, dans le souci d’éviter que les médias ne deviennent des outils d’amplification des actes terroristes, le Conseil supérieur de la communication a eu une rencontre d’échanges ce lundi 13 mars 2013 avec les représentants de la presse écrite et en ligne. Cette rencontre, qui intervient après celle tenue avec les représentants des médias audiovisuels, a accouché d’un communiqué final, assorti de recommandations et  dont voici la teneur.

La présidente du CSC Nathalie Somé (au milieu) a présidé les échanges
La présidente du CSC Nathalie Somé (au milieu) a présidé les échanges

«Communiqué final de la rencontre d’échanges entre le CSC et les entreprises de presse écrite et en ligne

Le treize du troisième mois de l’an 2017 à partir de 15 heures, il a été tenu dans la salle de conférences du Conseil supérieur de la communication, une rencontre d’échanges entre les responsables des entreprises de presse écrite et en ligne et l’Instance de régulation de la communication au Burkina Faso, autour de la problématique du traitement de l’information. En effet, dans ce contexte social marqué par le terrorisme et les incursions de groupes armés sur notre territoire, l’information traitée par les médias en général devrait plus contribuer à la consolidation de la paix sociale.

Les discussions ont été conduites par Mme la Présidente du Conseil supérieur de la communication et ont connu la participation de conseillers et cadres du CSC, de responsables de médias et de représentants de médias.

L’objectif de la rencontre a donc été de s’accorder sur la manière de collecter et de  traiter l’information en considérant que le plus grand danger en pareil cas, est psychologique. Il a été constaté que la presse se fait parfois le relai implicite des terroristes, par certaines publications. Informer le public sans faire l’apologie du terrorisme, voilà toute l’équation.

Tous les participants ont été unanimes sur l’impérieuse nécessité de prendre des engagements allant dans le sens de l’amélioration du traitement de l’information en cette période sensible, et des initiatives ont déjà été prises par certains médias et par certaines associations professionnelles.

Dans ce sens, tous les acteurs sont invités à s’impliquer franchement et de façon responsable dans la recherche du vrai et de l’utile.

En vue d’y parvenir, les participants ont convenu de ce qui suit :

-Appeler l’attention des membres du gouvernement sur la nécessité d’entreprendre une nouvelle forme de communication ;

-Inviter les forces de sécurité et de défense à communiquer beaucoup plus autour des questions sécuritaires pour éviter la psychose au sein de la population ; le CSC a été invité à aller à la rencontre des FDS pour mener le plaidoyer ;

-Poursuivre la campagne d’éducation aux médias pour sensibiliser le public sur la production et la consommation de l’information ;

-Rendre disponible un guide pratique du journaliste par le CSC en attendant l’ élaboration d’une charte de traitement en temps de crise par les associations professionnelles de journalistes ;

-Donner plus de moyens à la Direction de l’Observation des médias pour recenser les manquements aux règles déontologiques et les communiquer aux médias de façon hebdomadaire ;

-Eviter de relayer les informations liées aux communautés pour ne pas stigmatiser certaines populations ;

-Créer une rubrique sur le site d’information du gouvernement dans laquelle les médias et le public peuvent vérifier les rumeurs ;

-Demander aux FDS d’assouplir leurs méthodes de travail pour éviter d’entraver le travail des journalistes sur le terrain ;

-Initier des actions de formation au profit des journalistes et animateurs afin de tendre progressivement vers la spécialisation des acteurs ;

-Interpeller fréquemment les médias, notamment par l’institution d’un cadre périodique de concertation et s’interroger sur leurs bilans ».

                                                                            Fait à Ouagadougou le 13 mars 2017

                                                                           Les participants

                                                                         Burkina Demain

 

Festival Balan-Kan : Promouvoir le balafon et la musique traditionnelle

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Les initiateurs du festival ont fait le point des préparatifs

Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou, abritera, du 27 au 30 avril 2017, la première édition du festival Balan-Kan. Initié par l’association culture et lutte contre la pauvreté chez les jeunes ACLPJ, le festival est un nouveau concept qui vise à promouvoir la musique traditionnelle. Les initiateurs ont animé le samedi dernier à Bobo-Dioulasso, un point de presse sur les préparatifs de l’événement.

Les initiateurs du festival ont fait le point des préparatifs
Les initiateurs du festival ont fait le point des préparatifs

 » balafon et cohésion sociale ». C’est sous ce thème que se déroulera du 27 au 30 avril 2017 à Orodara la première édition du festival Balan-Kan. Promouvoir le balafon et la musique traditionnelle afin d’aider les jeunes talents à développer leur art et à éveiller leurs sens de créativité, tel est l’objectif global de la naissance du festival initié par l’association Culture et Lutte contre la Pauvreté  (ACLPJ) chez les jeunes. Il faut dire que la culture est comme la colonne vertébrale de la musique burkinabè et donc un levier important de développement. Elle est assez variée dans cette partie Ouest du Burkina et elle regorge d’énormes potentialités lui confèrant ainsi un caractère de multifonction.

16 troupes traditionnelles

La présente édition de Balan-Kan concerne que la région des Hauts-Bassins et à l’heure actuelle 16 (seize) troupes traditionnelles ont pu été enregistrés dans les 6(six) communes de la province du Kénédougou.  Du point de vue pratique, les compétiteurs auront droit au préalable à une formation et un encadrement. Ensuite  il sera proposé aux groupes artistiques en compétition des œuvres traditionnelles notamment Burkinabè à savoir une œuvre imposée, une autre au choix et une composition personnelle en lien avec le thème de l’édition.  Les troupes qui sont inscrites seront reparties en groupe de quatre et la meilleure troupe de chaque groupe ira immédiatement en finale. A côté de cela, il y aura une rue marchande où seront vendus des instruments de musique traditionnelle et bien d’autres articles. Avec un coût global de 7,5 millions, le budget est loin d’être bouclé et l’association en a profité pour faire appel aux bonnes volontés qui voudraient bien les soutenir. L’association invite tout le monde par ailleurs à participer massivement à cette première édition du festival Balan-Kan afin de contribuer à la promotion du Balafon.

Dorcas Murielle Ouédraogo/Bobo

Burkina Demain

Niger: l’opposant Hama Amadou condamné à un an de prison ferme

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Le principal opposant nigérien, Hama Amadou, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2016, a été condamné, ce lundi 13 mars 2017, à un an de prison ferme par la Cour d’appel de Niamey pour son implication dans un trafic international de bébés.hama

Vivant en France depuis près d’un an, Hama Amadou n’a donc pas assisté à son procès. Il était poursuivi pour « complicité », avant que ce chef d’accusation ne soit requalifié en « recel d’enfant », selon la décision du juge.

Écroué durant quatre mois à son retour d’exil le 14 novembre 2015, Hama Amadou avait été évacué d’urgence pour raisons de santé le 16 mars 2016 en France, où il avait été soigné à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, quelques jours avant le second tour de la présidentielle remportée par le président sortant Mahamadou Issoufou.
« Il y a des voies de recours et nous allons les exercer », a assuré Me Boubacar Mossi, un des avocats de Hama Amadou.
Dans la matinée, à l’ouverture du procès qui n’aura duré qu’une journée, les avocats avaient suspendu leur participation, arguant que les procédures de convocation de Hama Amadou n’avaient pas été respectées. Les prévenus, eux, n’ont pas répondu aux questions.

Une vingtaine de personnes sont accusées d’avoir participé à ce trafic de bébés, conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin.

Parmi les personnes mises en cause figurent également l’ancien ministre de l’agriculture Abdou Labo (condamné lui aussi à un an de prison ferme), des banquiers, des hommes d’affaires, un officier de l’armée, ainsi que leurs épouses… Plusieurs d’entre eux ont écopé de 5 ans de prison.

Les accusés étaient notamment poursuivis pour « supposition d’enfants », un délit consistant à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui ne l’a pas mis au monde.

Toutes les personnes ont été emprisonnées et accusées d’avoir participé à un trafic de bébés qui auraient été conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin. Les personnes poursuivies avaient ensuite été remises en liberté conditionnelle.

Burkina Demain

Coopération bilatérale: le ministre ivoirien des Transports consulte Paul Kaba Thiéba

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Le premier ministre Paul Kaba Thiéba a reçu en audience, le 13 mars 2017 Ouagadougou, le ministre ivoirien en charge des Transports Amadou Koné. Il s’est agi de parler du renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

«Nous avons commencé à travailler ce matin avec le ministre des Transports du Burkina (Souleymane Soulama) et il était donc important pour nous de venir rendre une visite de courtoisie au Premier ministre», a affirmé le ministre ivoirien.
Selon lui, les échanges ont porté sur la réhabilitation du chemin de fer Ouaga-Abidjan , son prolongement, le transport aérien et maritime, la fluidité routière sur le corridor Abidjan-Ouagadougou à travers le projet de construction de l’autoroute.

Le ministre ivoirien a relevé que le renforcement de la coopération va entrainer la réduction des coûts d’exploitation transport aérien, entre Air Côte d’Ivoire et Air Burkina.
Par ailleurs, il a indiqué avoir rassuré le premier ministre que des dispositions sont prises par le gouvernement ivoirien en vue de sécuriser le port d’Abidjan.
Kossodo: un trafic de parcelles Polesgo inquiétant
Que se passe-t-il dans le quartier Polesgo de Kossodo ? Des propriétaires terriens continuent de vendre des parcelles comme dans les zones non loties, en violation flagrante de la décision du chef de ladite localité interdisant les spéculations foncières.

Selon une source concordante, un des spéculateurs serait le fils d’un chef de ladite localité. « Approchée, cette autorité a dit qu’elle n’était pas au courant ; que son rejeton agirait à son insu », note-t-elle.

Le comble, les terrains de la zone ont été parcellisés, bornés, depuis 2013, mais il n’y a pas eu d’opérations de recensement et d’attribution.
La vente des parcelles en ce moment aurait pour conséquences de grossir le nombre d’occupants et rendre difficile les futures opérations de recensement et de distribution.

C’est pourquoi, nous en appelons à la responsabilité du chef du village, de l’autorité communale et du ministre en charge de l’Administration territoriale pour veiller au grain et éviter du coup que la situation ne débouche sur un puzzle ingérable.

Anderson Koné
Burkina Demain