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Présidence du Faso: le commandant de Barkhane chez Roch Kaboré

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE a reçu en audience, le mardi 20 décembre 2016, le commandant de la Force Barkhane, le Général de division François-Xavier de WOILLEMONT, accompagné de l’Ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de CABANES et du chef d’état-major général des Armées du Burkina Faso, le Général Pingrénoma ZAGRE.bark

A leur sortie d’audience, le Général de WOILLEMONT a déclaré qu’il est venu manifester la solidarité de Barkhane à poursuivre inlassablement la lutte auprès des Forces armées burkinabè contre les groupes terroristes et trouver les meilleures réponses face à ces agressions contre les pays du G5 Sahel.

L’Ambassadeur de France lui a promis de rendre compte à sa hiérarchie, afin d’étudier les moyens de coopération qui peuvent être mis en œuvre.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Attaque de Nassoumbou : Hommages et inhumation des 12 héros nationaux

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Moments de recueillements sur les dépouilles des 12 soldats

Ils sont tombés le 16 décembre dernier les armes à la main à Nassoumbou lors de l’attaque d’une quarantaine d’éléments terroristes venus du Mali. Eux ce sont les douze soldats burkinabè inhumés ce 20 décembre 2016 au cimetière municipal de Gounghin après des hommages bien mérités.

Moments de recueillements sur les dépouilles des 12 soldats
Moments de recueillements sur les dépouilles des 12 soldats

Les douze soldats de l’armée burkinabè tués le 16 décembre dernier lors de Nassoumbou reposent désormais au cimetière municipal de Gounghin où ils ont été inhumés. Cela après des hommages eux rendus par les autorités sécuritaires dont le ministre d’Etat en charge de la sécurité intérieur, Simon Compaoré.

Les 12 héros nationaux tombés les armes à la main ont été décorés à titre posthume
Les 12 héros nationaux tombés les armes à la main ont été décorés à titre posthume

L’on notait également la présence du président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo ; le chef d’état-major général des armées, le Général Zagré, de plusieurs membres du gouvernement, du parlement et de l’opposition. Du côté de l’opposition l’on notait notamment la présence de Saran Sérémé qui a été absente du pays pendant plusieurs mois pour raison de maladie. Elle a salué la mémoire des 12 valeureux soldats de la République.

Les 12 soldats assassinés ont eu droit des hommages populaires
Les 12 soldats assassinés ont eu droit aux hommages populaires

Naturellement, ils étaient très nombreux les éléments des forces de défense et de sécurité à accompagner le cortège jusqu’à destination finale. Les parents et amis des 12 héros nationaux tombés sous les balles assassines de ces terroristes venus du Mali ; les Ouagalais et le peuple burkinabè n’ont pas été en reste. Que ce soit dans ou hors du cortège funèbre, au Camp Sangoulé Lamizana ou encore au cimetière municipal, chacun a eu une pensée pour les 12 soldats.
Pour le ministre Simon Compaoré, la mort de ces 12 héros ne sera pas vaine.

 

Liste des 12 héros nationaux défunts 

1. Maréchal des logis Bazié Babou Séverin : 7 ans et 9 jours de service. Il laisse derriere lui une veuve et deux enfants de 5 ans et de 3 mois

2. Caporal Napon Yacine : 7 ans et 1 mois de service celibataire et un enfant

3. Soldat de première classe Gouem Innocent : 4 ans et et 1 mois celibataire sans enfants

4. Soldat de première classe Sanou Urbain : 4 ans et 16 jours de service et laisse derrière lui un orphelin

5. Soldat de première classe Toro Daouda : 4 ans et 1 mois de service, célibataire sans enfant

6. Soldat de première classe Ouedraogo Hado : 12 ans 16 jours de service et laisse derrière lui 3 enfants.

7. Soldat de deuxième classe Kovolbo Abdoul Aziz : 4 ans et 1 mois célibataire et père de deux enfants

8. Soldat de deuxième classe Kaboré Tibo Issaka : 4 ans et 1 mois de service, célibataire sans enfant

9. Soldat de deuxieme classe Yonli Hadi Prosper : 4 ans et 1 mois de service ; célibataire sans enfant

10. Soldat de Deuxième classe Ouédraogo Gilles : 4 ans et 1 mois de service ; célibataire et père d’un enfant

11. Soldat de deuxième classe Tamboura Amadou : 4 ans et 1 mois de service ; célibataire sans enfant

12. Soldat de deuxième classe Badolo Bassirou : deux ans 1 mois de service ; célibataire sans enfant

 

Mathias Lompo
Burkina Demain

RD Congo : Étienne Tshisekedi appelle à la résistance populaire

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Étienne Tshisekedi très déterminé à mener la lutte contre la prolongation du pouvoir Kabila

Face à Joseph Kabila qui a décidé de se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat constitutionnel ce 19 décembre, l’opposant historique Étienne Tshisekedi a appelé dans une vidéo sur Youtube le peuple congolais à la résistance.

 Étienne Tshisekedi très déterminé à mener la lutte contre la prolongation du pouvoir Kabila
Étienne Tshisekedi très déterminé à mener la lutte contre la prolongation du pouvoir Kabila

Pour Étienne Tshisekedi, le maintien au pouvoir de Joseph Kabila après la date du 19 décembre 2016 est illégal et illégitime. En conséquence, il a appelé le peuple congolais à la résistance.
C’est dans ce contexte marqué également par la formation d’un nouveau gouvernement que reprennent en principe ce mercredi les pourparlers entre pouvoir et opposition en vue de la conclusion d’un accord consensuel devant conduire à une transition apaisée.

Burkina Demain

RD Congo : Kabila reste en poste et un gouvernement de 60 membres formé

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Joseph Kabila reste en fonctions après le 19 décembre

En République démocratique du Congo, Joseph Kabila reste président après le 19 décembre, date de la fin, en temps normal, de son deuxième mandat. En effet, ce lundi peu de temps avant minuit, il a été annoncé à la télévision nationale la formation d’un nouveau gouvernement, preuve que le président sortant entend bien rester en fonctions.

Joseph Kabila reste en fonctions après le 19 décembre
Resté en fonctions après le 19 décembre, Joseph Kabila entend exercer la plénitude du pouvoir jusqu’à la prochaine présidentielle

Avec l’expiration ce 19 décembre du mandat constitutionnel du Joseph Kabila sans élection présidentielle, c’est une nouvelle période d’incertitude qui s’ouvre en République démocratique du Congo. En attendant l’aboutissement du dialogue politique avec l’opposition qui reprend ce mercredi sous la médiation de l’église catholique, Joseph Kabila entend continuer d’accomplir pleinement ses charges de chef de l’Etat.

Samy Badibanga, chef du nouveau gouvernement

Alors que son second mandat prenait fin à minuit ce lundi, le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, a en effet annoncé la formation d’un nouveau gouvernement. Ce gouvernement d’ouverture de 60 membres est dirigé par Samy Badibanga, transfuge de l’UDPS. La formation du nouveau gouvernement est le résultat de l’accord de partage du pouvoir conclu en octobre dernier entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition conduite par M. Badibanga.
Cet accord, faut-il le rappeler, n’était pas du goût de la coalition du Rassemblement formée autour de Étienne Tshisekedi qui l’avait dénoncé en son temps. D’où la nouvelle médiation sous l’égide des évêques catholiques pour tenter d’aboutir un nouvel accord plus représentatif et inclusif.

La difficile mission des évêques médiateurs

Mais, avec la nouvelle donne, les choses deviennent plus compliquées pour les médiateurs. D’un côté il y a le camp présidentiel qui détient toujours le pouvoir et entend le conserver jusqu’à une nouvelle présidentielle. De l’autre, il y a les farouches opposants au président dont Étienne Tshisekedi qui dénient toute légitimité à Joseph Kabila pour rester au pouvoir après le 19 décembre 2016.
Comment feront-ils pour réconcilier les deux camps ? C’est là tout le défi que doivent relever les évêques congolais dans la situation actuelle. Sans doute que les conseils et prières du Pape François qui les a reçus au Vatican leur seront d’une grande utilité dans cette mission de bons offices ardue qu’ils ont engagée en vue d’une transition politique apaisée en RD Congo.

Philippe Martin
Burkina Demain

Législatives ivoiriennes : Le camp présidentiel déjà en tête avec 110 élus

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Le président Alassane Ouattara pourrait se retrouver avec une majorité confortable à l'issue de ces législatives du 18 décembre 2016

La Commission électorale indépendante (CEI) a commencé à livrer les résultats des élections législatives du 18 décembre 2016. Sur 167 élus, le camp du président Alassane Ouattara, le Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) totalise déjà 110 élus.

Le président Alassane Ouattara pourrait se retrouver avec une majorité confortable à l'issue de ces législatives du 18 décembre 2016
Le président Alassane Ouattara pourrait se retrouver avec une majorité confortable à l’issue de ces législatives du 18 décembre 2016

Pour les législatives du 18 décembre dont les résultats ont commencé à tomber, l’opposant Affi N’Guessan du Front populaire ivoirien (FPI), avait appelé ses compatriotes à  « rétablir l’équilibre politique » à l’Assemblée nationale. Mais, à ce stade de la proclamation des résultats du scrutin, les choses semblent mal engagées pour lui. En effet, avec déjà 110 députés RHDP sur un total de 167 élus, le président Alassane Ouattara pourrait bien se retrouver à l’issue de la proclamation avec une majorité confortable au Parlement. Sur les 110 élus, l’on compte évidemment des leaders politiques du Nord du pays à l’image de Amadou Gon Coulibaly, Guillaume Soro, Hamed Bakayogo qui se sont fait élire dans leur fief à des scores à la soviétique (au moins 98% des suffrages pour chacun d’entre eux).

En plus du camp présidentiel, les candidats indépendants constituent une autre menace à une éventuelle majorité FPI à la future Assemblée nationale ivoirienne. L’on fait état déjà d’une cinquantaine d’indépendants élus. C’est notamment le cas de Yasmina Ouégnin qui a réussi finalement à se défaire de Affoussy Bamba, actuel ministre de la communication, dans la commune de Cocody.
Pour rappel, pour ces législatives du 18 décembre, quelques 6,2 millions d’Ivoiriens inscrits devaient choisir les 255 représentants du peuple parmi 1 337 candidats.

Burkina Demain

Affaire écoutes téléphoniques Bassolé-Soro : ‘’Les choses se compliquent pour l’accusation’’

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Photo d'illustration de l'affaire des écoutes téléphoniques Djibril Bassolé -Guillaume Soro

L’analyse ci-après de Lassina Ko est relative à l’affaire des écoutes téléphoniques Djibril Bassolé-Guillaume Soro qui vient de connaître un nouveau développement avec le rapport de l’expert Allemand qui ne n’arrange pas, dit-il, « les choses pour l’accusation ».

Photo d'illustration de l'affaire des écoutes téléphoniques Djibril Bassolé -Guillaume Soro
Photo d’illustration de l’affaire des écoutes téléphoniques Djibril Bassolé -Guillaume Soro

«Affaire écoutes téléphoniques Bassolé /Soro : le rapport de l’expert Allemand est loin d’arranger les choses pour l’accusation.
Est-il nécessaire que l’on fasse un récit de présentation du dossier du Général de brigade Djibrill Bassolé arrêté pour son implication présumée dans le coup d’Etat du 15 septembre 2015. Laquelle arrestation a été faite sur la base de présumées écoutes téléphoniques ? Assurément non !

Mais jusque-là la nature de ces écoutes reste question à débat dans le dossier. A ce titre le juge d’instruction a saisi un expert Allemand pour expertiser les bandes sonores en question. Ce dernier a rendu son rapport le 14 décembre dernier. Il nous revient que le rapport de l’expert allemand Kunzel au sujet de l’authentification de ces bandes sonores prises comme des écoutes conclut qu’au plan acoustique les éléments sonores n’ont pas forcement été truqués, selon les méthodes d’analyse auxquelles il a fait recours. Ce dernier, aurait demandé à ce que l’on lui indique les points qui sont des trucages ou des montages afin qu’il puisse se prononcer. Le juge d’instruction a alors accordé 10 jours aux parties pour d’éventuelles contestations ou amendements.
Sans doute que les avocats de la défense s’attelleront à éclaircir ses points dans les 10 jours que le juge d’instruction leur a imparti pour exercer le droit de recours. Et ce, grâce à l’expertise, que ces derniers avaient menés auprès de l’expert français Norbert Pheulpin qui avait produit son rapport avec les détails concernant un certain nombre d’aspects qui lui avaient permis de conclure que les éléments sonores sont un grossier montage. D’ailleurs je crois que les conclusions de ce rapport pourront être aussi utilisées pour faciliter l’hypothèse d’une contre-expertise ou d’analyses complémentaires.
Mais avant tout, il faut noter qu’une mention très importante a été faite par l’expert Allemand dans son rapport. En effet, il ressort que l’élément sonore que le juge d’instruction militaire a transmis à l’expert Allemand a une fréquence qui ne correspond pas au standard téléphonique international pour mobiles GSM. En clair, selon ce que l’on attend l’expert précise que la gamme de fréquence de cet élément sonore correspond plutôt à la fréquence d’une transmission via internet. En outre il dit ignorer tout, des conditions dans lesquelles l’enregistrement a été effectué. En effet, l’expert déclare qu’il ignore si l’élément sonore est le résultat de l’interception d’un appel téléphonique ou le travail d’un esprit malin dans un studio. Une situation qui réconforte les avocats de la défense dans leur position ; eux qui ont toujours clamé l’illégalité et les origines douteuses de cet élément sonore présenté comme écoute téléphonique. On peut donc comprendre que, le rapport de l’expert Allemand prouve techniquement que l’enregistrement que le juge d’instruction militaire lui a envoyé n’est pas l’original d’une interception téléphonique classique et que sa bande fréquence indique que la copie (détenue sous scellé par le juge depuis plus d’une année) provient d’internet.
Dès lors les grandes interrogations relatives à l’origine et à la légalité de ces écoutes se posent aujourd’hui avec plus d’acuité : Qui est l’auteur de cet élément sonore pris comme enregistrement d’une écoute téléphonique ? Et qui effectivement comme l’indique l’expert, a été publié sur le net via les réseaux sociaux, et les médias depuis le 12 novembre 2015.
Ainsi, même si l’on se cache derrière l’hypothèse selon laquelle, techniquement, il n’est pas impossible que l’enregistrement en question provienne initialement d’une véritable conversation téléphonique. Cependant, du fait que l’expert n’a pu conclure quant à sa nature exacte, le seul moyen de résolution du conflit sur ces éléments sonores à l’étape actuelle reste la voix juridique à mon sens. Dès lors des interrogations s’offre à nous : Quelle est la fiabilité d’un enregistrement dont l’unique source connue est le net et dont l’on ignore la présence d’un original ? Peut-il être utilisé comme élément de preuve dans un procès surtout quand l’on sait qu’avec les nouvelles techniques de communication, toutes les manipulations sont possibles ?
Il nous revient dans le même temps, de sources proches du dossier, que l’expert a abandonné la comparaison de voix. On pourrait en déduire que le tribunal militaire ne voulait plus ramener Soro Guillaume dans le dossier à travers ce procédé d’authentification. En tout cas, des mêmes sources, la défense du Général Bassolé affirme que leur client n’a pas été sollicité pour un prélèvement de voix et n’a jamais refuser de coopérer avec la justice contrairement à ce qui avait été propagé dans la presse. Au vue, de tous ces éléments d’information, on constate que le rapport de l’expert Allemand est loin d’arranger les choses pour l’accusation. D’autant plus que le rapport de l’expert Allemand saisi par l’accusation elle-même n’est pas diffèrent de celui de l’expert saisi par la défense.
Pheulpin de la défense dit ceci de la bande : Celle-ci ne peut être présentée comme étant l’enregistrement intègre d’une interception téléphonique classique.
Kûnzel de l’accusation dit : L’enregistrement en question va de 100 Hz à 3700 Hz surpassant donc nettement le standard téléphonique international pour mobiles GSM (250 Hz à 3200 Hz).
Par deux procédés différents, les deux experts démontrent que les éléments sonores en question ne sont pas des écoutes téléphoniques authentiques en affirmant preuves techniques à l’appui qu’il ne s’agit pas du résultat d’une interception téléphonique classique.
L’on sachant, que l’enregistrement détenu par le juge n’est pas l’original et n’est pas également le résultat de l’interception d’une écoute téléphonique normale. En plus, aucune clarification n’a pu été obtenue quant à l’origine de cet enregistrement. Il est donc clair qu’il y a doute sur l’élément fondamental justifiant la rétention du Général de brigade Djibrill Bassolé. Dans ces conditions, le doute profitant à l’accusé et à sa défense, le Général doit être mis en liberté.
Par rapport au débat qui a fait rage dans les medias au sujet des communiqués de l’accusation et la défense de monsieur Bassolé, il serait préférable à notre avis de publier purement et simplement le rapport de l’expert Allemand. Car, vous conviendrez avec moi qu’il n’y a pas de secret à cacher dans cette affaire d’écoute, d’autant plus que l’enregistrement lui-même a été pris en public et continu d’exister sur le net alors qu’il était censé être détenu sous scellé donc secrètement par le juge d’instruction. D’ailleurs qu’on ne me parle surtout pas de secret d’instruction car il y a bien longtemps que ce secret, s’il y avait, a été violé par Théophile Kouamouo en mettant ces fameux enregistrements sur la place publique.
Je termine en partageant avec vous cette pensée de Montesquieu « une injustice faite à un seul est une menace faite à tous»».
Lassina KO
66 08 28 28
lassinakowelfare@gmail.com

Berlin : carnage sur un marché de Noël, 12 morts

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Un poids lourd a foncé sur la foule dans le centre de la capitale allemande, lundi soir, faisant 12 morts et une cinquantaine de blessés. Le conducteur a été arrêté. La piste d’un attentat est privilégiée.berlin

Des touristes feraient partie des victimes. Le drame a eu lieu en début de soirée près de la célèbre avenue Kurfürstendamm et de l’église du Souvenir-de-l’Empereur-Guillaume, une des principales attractions de la ville. D’abord annoncé en fuite par la police, le conducteur présumé a rapidement été interpellé tandis qu’un passager du véhicule a, lui, été retrouvé mort. Aucune information officielle n’a été communiquée sur les deux hommes. Quant au poids lourd, un imposant modèle Scania de couleur noire, il est immatriculé en Pologne.

Sans être formellement confirmée, la piste d’un attentat a très vite été privilégiée par les autorités. L’enquête a ainsi été confiée au procureur fédéral de Karlsruhe, Peter Franck, compétent dans les affaires de terrorisme, alors que le scénario du camion-bélier apparaît similaire à celui de l’attaque terroriste qui a visé la ville de Nice le 14 juillet dernier, faisant 86 morts et en blessant plus de 400 autres. Un poids lourd conduit par Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait foncé dans la foule réunie pour assister au feu d’artifice sur la promenade des Anglais. Le conducteur avait été tué par la police et l’organisation Etat islamique avait revendiqué le carnage.

Dans la nuit de lundi, le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a déclaré sur la ZDF qu’il y avait «beaucoup de raisons» de penser qu’il s’agit d’un attentat, tout en se montrant prudent. «Je ne veux pas encore pour le moment prononcer le mot attentat même si beaucoup de raisons le laissent penser», a-t-il ajouté sur l’antenne de la chaîne publique.

Dans la soirée, la chaîne d’info en continu allemande N24 a affirmé avoir pu joindre le patron de l’entreprise polonaise de transports, Ariel Zurawski, à qui appartient le camion. Selon lui, c’est son propre cousin, qu’il aurait eu au téléphone vers midi, qui conduisait le véhicule, mais il a affirmé à des médias polonais qu’il ne s’agissait pas de l’homme qui a pris la fuite avant d’être arrêté. Il a également assuré «ne pas pouvoir imaginer [son] cousin commettre un attentat», supposant que son «camion a été détourné». Le déchargement de la cargaison à Berlin n’a en tout cas jamais eu lieu et l’épouse du conducteur a, elle, confié ne plus avoir réussi à joindre son mari après 16 heures.

Anderson Koné
Burkina Demain

Attaque de Nassoumbou: le SNAID suspend son mot d’ordre de grève

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snaid

L ‘objectif de cette évolution: « témoigner de la solidarité et de la compassion des travailleurs des impôts au peuple burkinabè suite aux attaques terroristes du 16 décembre 2016 ayant coûté la vie à une dizaine d’éléments des FDS ».

En rappel, le syndicat revendique une amélioration des libertés démocratiques et syndicales et une bonne gouvernance administrative et fiscale, la suppression de certains impôts, la réduction des taux de certaines taxes contre l’augmentation des taux d’autres impôts, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale notamment dans le secteur minier, des téléphonies et dans bien d’autres domaines.

Burkina Demain

Fasofoot: l’entraineur de l’EFO limogé

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Le coach de l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO), Xavier Minoungou a été limogé, le jeudi dernier, pour insuffisance de résultats, nous a appris l’Aib, qui table sur des sources proches du club.efpo
Après 4 journées les Stellistes se retrouvaient à la 14e place avec le même nombre de points que l’équipe classée dernière, l’AS SONABEL.

Après sa défaite face à l’USO à la 4e journée, Xavier Minoungou avait menacé de démissionner, mais les dirigeants de la reine des stades ne lui ont pas laissé le temps de partir. Ils l’ont limogé le jeudi qui a suivi.

Après ce limogeage, l’EFO est allée réaliser une belle performance à Koudougou en battant le Bouloumpoukou sport (BPS) par 2 buts à 0 et a quitté la 14eplace pour la 11e.

Xavier Minoungou en provenance de la Guinée, avait signé cette année un contrat de 10 mois avec l’EFO.

Burkina Demain

RD Congo : forte surveillance militaire après la suspension des pourparlers

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Après la suspension des pourparlers pour sortir de la crise politique en République démocratique du Congo, Kinshasa était dans l’expectative dimanche, sous forte surveillance policière et militaire. police

En milieu de matinée, les barrages routiers nocturnes avaient été levés mais les forces de l’ordre étaient déployées en nombre dans certains bastions d’opposition ou quartiers chauds de cette mégapole de 10 millions d’habitants.

« On attend de voir ce qui va se passer. Eux (les politiciens), ils sont bien, mais c’est nous, le petit peuple qui souffre », a déclaré Alphonse, contremaître dans une société de nettoyage, renvoyant dos-à-dos pouvoir et opposition.

Les gens ont afflué normalement vers les églises dans ce pays qui compte environ 80 % de chrétiens et où la religion occupe une place importante.
La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection de M. Kabila en novembre 2011 lors d’un scrutin marqué par des fraudes massives. Aucune élection au scrutin direct n’a eu lieu depuis lors et la présidentielle qui devait se tenir cette année n’a pas été organisée.

Âgé de 45 ans, M. Kabila a accédé au pouvoir par succession héréditaire après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, en 2001, avant d’être élu en 2006 lors des premières élections libres organisées dans le pays depuis son indépendance de la Belgique en 1960. La Constitution lui interdit aujourd’hui de se représenter.

Samedi soir, les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont annoncé la suspension des négociations qui se tenaient sous leur égide pour tenter de trouver un accord ouvrant la voie à une transition politique jusqu’à l’élection d’un successeur à M. Kabila, qui entend entretemps se maintenir au pouvoir.

Ces discussions de la dernière chance n’ont enregistré aucun progrès sur les points qui divisent le plus les deux délégations en présence : d’un côté la majorité et une frange minoritaire de l’opposition qui se sont entendues en octobre sur un partage du pouvoir, de l’autre une coalition rassemblée autour de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, qui rejette cet accord et exige la tenue de la présidentielle en 2017 et l’assurance que M. Kabila ne cherchera pas à briguer un nouveau mandat.

Appelés à Rome pour une visite au pape François prévue de longue date, les évêques ont quitté Kinshasa samedi soir et annoncé une reprise des négociations le mercredi prochain.
Le Rassemblement d’opposition constitué autour de M. Tshisekedi avait menacé de jeter la population dans les rues dès le 19 décembre en cas d’échec des négociations pour forcer M. Kabila à quitter le pouvoir.

Elle n’a cependant lancé aucun mot d’ordre public en ce sens après la suspension des discussions, alors que la communauté internationale, Occidentaux en tête, appelle avec insistance les deux parties à s’abstenir de mettre de l’huile sur le feu.

« Les gens attendent les conclusions de la Cenco ou que Tshisekedi parle », dit à l’AFP un responsable associatif dans un quartier populaire alors que des tracts circulent en ville rappelant que le mandat de M. Kabila « est fini » mardi et exhortant à reprendre Kinshasa « rue par rue, quartier par quartier (…) jusqu’à ce qu’on reprenne toute la RDC ».

Mathias Lompo
Burkina Demain