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Affaire putsch manqué: les suites de l’accident de l’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo

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L’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo, incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), dans le cadre du dossier sur le putsch du 16 septembre 2015, a des soucis de santé. Il a été soigné puis a réintégré sa cellule. justice

L’information a été donnée par l’activiste Naïm Touré, le 11 décembre 2016 à sur son compte Facebook.

Selon lui, l’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo, soldat de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), aurait été évacué à l’hôpital Blaise Compaoré après s’être blessé en faisant du sport.  » Le drame est qu’aucune prise en charge ne serait prévue pour les détenus de la MACA qui se soigneraient en fait à leurs propres frais. Du coup, la vie du soldat Rambo, selon certaines indiscrétions serait menacée, car n’ayant pas actuellement les moyens de se prendre en charge », avance-t-il.

Suite à cette publication, Naïm Touré a été interpellé par la gendarmerie, sur instruction de la Justice militaire pour dit- on « violation claire du secret de l’instruction » et « diffusion de fausses informations », en ce sens que :  » les malades à la MACA sont pris en charge par la MACA » .

Situation en Gambie : La Cédéao met en garde Jammeh

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La CEDEAO pourrait recourir à la force pour faire partir Yahya Jammeh, selon le président de la commission de l'organisation, Marcel de Souza

A la Cédéao, la crise politique en Gambie, où le président sortant Yahya Jammeh refuse de se soumettre au résultat des urnes, inquiète au plus haut point. Selon nos confrères de RFI, le président Jammeh doit recevoir  ce mardi une délégation de l’organisation régionale conduite par sa présidente Ellen Johnson Sirleaf.

La CEDEAO pourrait recourir à la force pour faire partir Yahya Jammeh, selon le président de la commission de l'organisation, Marcel de Souza
La CEDEAO pourrait recourir à la force pour faire partir Yahya Jammeh, selon le président de la commission de l’organisation, Marcel de Souza

Ces émissaires viendront  à Banjul pour tenter de convaincre Yahya Jammey d’accepter les résultats de la présidentielle et de laisser Adama Barrow prendre les rênes du pays. Si la médiation échoue, la Cédéao pourrait recourir à une intervention militaire pour déloger Jammeh du palais présidentiel. C’est ce qu’a confié le président de la commission de la CEDEAO, Marcel de Souza, dans une interview accordée à nos confrères de RFI. Mais, jusque-là l’on ignore l’attitude que va  adopter  le président Jammeh face aux membres de la délégation de la CEDEAO. En revanche, il a indiqué dimanche dernier qu’il allait saisir la Cour constitutionnelle pour contester la victoire de Adama Barrow, lui qui réclamait plus tôt une nouvelle présidentielle, affirmant qu’il ne reconnaissait plus sa défaite.

Burkina Demain

Monde : Quelle ONU avec António Guterres ?

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António Guterres aura fort à faire au secrétariat général de l'ONU

Le nouveau secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), António Guterres prendra officiellement fonctions le 1er janvier 2017. En attendant l’ancien Premier ministre portugais prête serment ce lundi 12 décembre 2016 devant les représentants des 193 Etats membres de l’ONU.

António Guterres aura fort à faire au secrétariat général de l'ONU
António Guterres aura fort à faire au secrétariat général de l’ONU

C’est une étape importante du processus de prise de service du nouveau secrétaire l’Organisation des Nations-Unies (ONU) qui se jouera ce 12 décembre 2016 à New York. En effet, António Guterres prête serment ce lundi même devant les représentants des 193 Etats membres des Nations unies. Cela en prélude à sa prise de fonction officielle prévue pour le 1er janvier 2017.
Comme à l’entame de tous les changements à la tête des organisations de ce genre, c’est-à-dire devant œuvrer pour la paix dans le monde, les attentes vis-à-vis de l’ancien Premier ministre portugais restent immenses. Il a réussi à passer à travers les mailles du complexe processus de recrutement jamais organisé à l’ONU. Réussira-t-il aussi à relever cet immense défi de la préservation de la paix mondiale, avec notamment l’interminable guerre de Syrie ?
Réussira-t-il à maîtriser les rivalités au sein des puissances onusiennes-Etats-unies et Russie- qui paralysent souvent l’action de l’organisation ? Les réformes du conseil de sécurité verront-elles enfin le jour sous son mandat ? Bref, l’on attend de voir un nouveau visage de l’ONU avec António Guterres. Il est certainement très tôt d’avoir toutes les réponses à ces préoccupations, mais c’est déjà le moment pour lui de décliner clairement sa nouvelle vision de l’Organisation des Nations-Unies.

Burkina Demain

11 décembre à Kaya : la parade civilo-militaire a tenu ses promesses

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Le défilé militaire, l'un des grands moments de la grande parade

Kaya, chef-lieu de la région du Centre-nord a abrité la célébration du 56ème anniversaire de l’accession à l’indépendance du Burkina Faso. Les temps forts de ce 11 décembre étaient le défilé civile et la parade militaire motorisés, montés et aériens. En plus de cela, il y a eu la remise du flambeau à la région Sud-ouest, Gaoua qui va accueillir les festivités du 11 décembre 2017.

Le défilé militaire, l'un des grands moments de la grande parade
Le défilé militaire, l’un des grands moments de la grande parade

Ce dimanche 11 décembre, le Burkina Faso a commémoré sous le thème « Démocratie, défis sécuritaires et progrès économique et social » le 56ème anniversaire de son accession à l’indépendance. A l’occasion, près de 6000 hommes et femmes de toutes les couches sociales ont livré des défilés. Ces personnes sont composées de 4000 civiles et de 2000 militaires, selon le président du comité national de l’organisation des festivités du 11 décembre, Simon Compaoré.
En plus des défilés à pied, nos vaillants soldats ont offert un spectacle fort apprécié, sous le regard admiratif du président du Faso, du chef de file de l’opposition burkinabè Zéphirin Diabré et une population mobilisée pour suivre l’évènement. Le défilé « trois pas bloqués » du 25ème régiment commando parachutistes figure parmi les spectacles les plus applaudis de ce défilé.

Les couleurs nationales fièrement portées
Les couleurs nationales fièrement portées

A la fin de la parade, le chef de l’Etat s’est dit très satisfait des différentes prestations et a félicité tous les défilants et l’ensemble du comité d’organisation pour leur sérieux et leur détermination conjugués dans la réussite des défilés.
Roch Marc Kaboré a également remercié la population du centre-nord pour leur accueil et leur solidarité tout au long des séjours des uns et des autres dans la ville de Kaya tout en souhaitant à l’ensemble des burkinabè d’ici et d’ailleurs, bonne fête de l’indépendance.
Par ailleurs, plusieurs autres activités ont ponctué la célébration de ce 11 décembre à Kaya. Il s’agit de la remise du flambeau à la région du sud-ouest qui abritera la prochaine fête de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays. En effet, la célébration des festivités du 11 décembre 2017 aura lieu dans la cité du Bafoudji, précisément à Gaoua.
Mathias Lompo
Joachim Batao

Burkina Demain

Gambie : Qui arrêtera Yahya Jammeh ?

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Bien que déclaré battu à la présidentielle du 1er décembre, Yahya Jammeh est déterminé à rester au pouvoir

Ce samedi 10 décembre, un avion transportant la présidente en exercice de la CEDEAO Ellen Johnson Sirleaf aurait été dérouté après plusieurs tentatives infructueuses de se poser à l’aéroport international de Banjul. Le président gambien sortant ‘’battu’’ Yahya Jammeh l’a dit vendredi dernier : il ne reconnaît plus sa défaite face à l’opposant Adama Barrow. Il est à la présidence gambienne et attend y rester jusqu’à l’organisation de nouvelles élections. Dakar, Addis Abeba, Paris Washington ont beau protester, Yahya Jammeh n’entend pas céder son fauteuil.

Bien que déclaré battu à la présidentielle du 1er décembre, Yahya Jammeh est déterminé à rester au pouvoir
Bien que déclaré battu à la présidentielle du 1er décembre, Yahya Jammeh est déterminé à rester au pouvoir

Le message est clair. Yahya Jammeh n’entend pas se plier aux exigences de la communauté internationale de céder son fauteuil à Adama Barrow. Sans y croire réellement, celui-ci a tenu ce samedi une réunion au cours de laquelle il s’est voulu ferme, appelant le président sortant à respecter les résultats. Mais, comment faire pour contraindre Yahya Jammeh, qui doit toujours avoir le soutien d’une partie de son armée, à céder pacifiquement le pouvoir ? En clair, qui arrêtera Jammeh dans sa volonté affichée de rester aux affaires ? La réponse à la question n’est pas évidente. Des fortes pressions de la communauté internationale pourraient amener le président Jammeh à se braquer, s’il ne l’est déjà. Engager une force militaire pour l’obliger à rendre le pouvoir pourrait se révéler coûteuse en moyen financier et humain. Le rassurer et le promettre des garanties n’ont également pas grandes chances d’aboutir dans le contexte actuel de défiance. On avait promis à Charles Taylor la tranquillité après son départ du pouvoir mais il a finalement atterri à la Haye et y est toujours.

Burkina Demain

«Vider tous les dossiers pendants est devenue une exigence de crédibilité»

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Le président Roch Marc Christian Kaboré lors de son adresse à la Nation

Ceci est le message solennel adressé ce samedi à la Nation depuis Kaya par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à l’occasion de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance du Burkina.

Le président Roch Marc Christian Kaboré lors de son adresse à la Nation
Le président Roch Marc Christian Kaboré lors de son adresse à la Nation

«Peuple du Burkina Faso
Demain 11 décembre 2016, nous commémorerons le 56ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.
En cette heureuse circonstance, je tiens à rendre hommage à notre vaillant Peuple, à tous les combattants de la liberté ainsi qu’à tous mes devanciers à la tête de l’Etat pour les acquis engrangés dans la quête commune de l’unité nationale, de la paix et de la prospérité.

Je salue la mémoire des disparus, des martyrs et des héros nationaux, tombés sur le champ d’honneur pour défendre la patrie, ainsi que celle de la barbarie du terrorisme aveugle.

Au moment où la Nation s’est donnée rendez-vous à Kaya, dans la région du Centre Nord, pour la fête de l’Indépendance, mes pensées vont aux actrices et acteurs du monde rural, ces paysannes et paysans infatigables qui font notre fierté, pour le travail abattu durant la campagne agricole et dont les récoltes annoncées sont prometteuses.

Vaillant Peuple du Burkina Faso

C’est sous le thème : « Démocratie, Défis sécuritaires et Progrès économique et social » que se tient le 56ème anniversaire de l’indépendance de notre pays.
La pertinence de ce thème, dans le contexte international et national qui est le nôtre se passe de commentaires.
Mais vous me permettrez néanmoins de faire quelques remarques.

Tout en nous félicitant des acquis démocratiques de notre Peuple, au sortir des élections présidentielle, législatives et municipales des 29 novembre 2015 et 22 mai 2016, nous devons nous convaincre que la démocratie n’est nulle part acquise une fois pour toute. Elle est toujours perfectible et nous interpelle sur la nécessité de développer la culture démocratique, dans le respect de la loi et des opinions plurielles qui traversent notre société.
C’est le lieu pour moi de dénoncer et de condamner les violences inutiles perpétrées çà et là, la défiance vis-à-vis de la loi, ainsi que le manque de tolérance. Toutes ces pratiques sont aux antipodes des exigences de la démocratie et seront désormais combattues comme telles, et leurs auteurs punis conformément à la rigueur de la loi.

Il est également à déplorer le fait que nombre de nos compatriotes ne reconnaissent que des droits dont ils doivent jouir et n’entendent pas se plier aux devoirs qui sont les leurs dans le cadre de l’Etat de droit.
Ces comportements attentatoires à la loi et aux règlements ainsi qu’aux droits et libertés des autres annihilent nos efforts de consolidation de la paix et de la démocratie, afin de prendre à bras le corps les tâches de développement économique, social et culturel de notre pays.

Je réaffirme ici ma disponibilité et celle du Gouvernement au dialogue et à la concertation avec tous les partenaires sociaux, sans démagogie, sans excès ni faiblesse et dans le respect mutuel. Je les invite à s’inscrire dans cette dynamique pour préserver la paix qui reste un de nos biens les plus précieux.

Tout le reste viendra, si les fils et filles du Burkina Faso se remettent au travail et que tous les acteurs acceptent qu’il est possible et préférable de préserver la cohésion sociale envers et contre tout.

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes

Au plan sécuritaire national et sous régional, la vigilance de chaque instant est de mise. J’ai déjà indiqué, à l’occasion des évènements tragiques du 16 janvier 2016 au Cappuccino et au Splendid hôtel et que nous devons vivre désormais en ayant à l’esprit que la menace terroriste est une réalité contre laquelle nous devons continuer à nous battre.

C’est pourquoi, j’invite les populations à coopérer étroitement avec les Forces de défense et de sécurité. Cette nécessaire collaboration est la condition du succès pour relever le défi de la sécurité partout et pour tous.

Permettez-moi de saisir à nouveau cette opportunité pour saluer nos Forces de défense et de sécurité qui assurent avec beaucoup de détermination, d’abnégation et de satisfaction la lutte pour la défense de l’intégrité du territoire, la protection des institutions républicaines et la lutte contre le terrorisme.
Je voudrais les inviter à redoubler de vigilance pour nous permettre de maintenir le pays dans la sérénité.

Toute paix est oublieuse, a-t-on coutume de dire, mais toutes les attaques terroristes sur le sol national et le long de nos frontières sont illustratives de la nécessité de ne pas relâcher la vigilance dans tous les points de contrôle ainsi que dans nos villes et campagnes.

C’est le lieu pour moi de saluer l’excellence de la coopération en matière de sécurité avec les Etats voisins. Nous devons renforcer cette coopération, mutualiser nos moyens et coordonner nos renseignements, dans l’intérêt supérieur de nos populations et pour continuer à bénéficier de la stabilité et de la paix dans la sous-région Ouest africaine.

Peuple du Burkina Faso
Chères concitoyennes
Chers concitoyens

Comme vous le savez, il y a deux jours que les lampions se sont éteints à Paris, sur les travaux de la Conférence des partenaires du Burkina Faso pour le financement du PNDES 2016-2020.
Ce fut un franc succès qui ouvre de réelles et prometteuses opportunités de gagner le combat de l’emploi pour les jeunes, l’autonomisation des femmes et la croissance économique au bénéfice de tous.

S’agissant de l’emploi des jeunes, les efforts déjà accomplis seront renforcés et consolidés par de nouvelles perspectives leur permettant de bénéficier de l’appui financier des institutions bancaires et de crédits pour le financement de leurs projets.

De même des réformes structurelles seront opérées au niveau de l’enseignement pour privilégier l’enseignement technique et professionnel ainsi que la formation scientifique afin de répondre aux besoins du marché du travail et contribuer efficacement au développement du Burkina Faso.

Alors que nos partenaires font confiance à la capacité de notre Peuple à faire face à l’adversité pour réaliser une croissance durable, il faut que chaque Burkinabè se sente interpellé pour apporter sa pierre à la construction nationale.
Nous devons porter au plus haut les valeurs qui font la dignité des Burkinabè, à savoir, le travail, l’intégrité et l’amour de la Patrie.
Ce sont ces valeurs cardinales qui doivent guider nos faits et gestes quotidiens, pour faire de chacune et de chacun de nous, des dignes filles et fils de la Nation, porteurs du changement et comptables de notre réussite collective.

Il nous faut donc atteindre et dépasser nos objectifs de recouvrement, mobiliser effectivement les promesses de ressources de nos partenaires, améliorer notre capacité d’absorption des ressources et la qualité de la défense publique, produire et consommer burkinabè, combattre la corruption et toutes nos attitudes contraires au développement harmonieux de notre pays.
C’est le lieu pour moi de réitérer ma gratitude à la communauté des amis et partenaires techniques et financiers du Burkina Faso pour leur engagement au profit du financement du PNDES et du développement intégral de notre pays.

Chers compatriotes

Le Burkina Faso est un pays de défis. Chaque jour, nous devons nous battre, chacun à son poste de travail, pour mériter de la Nation et offrir constamment à nos populations des raisons d’espérer à l’amélioration de leurs conditions.

Il apparait impérieux de nous comporter de façon à consolider l’unité nationale.
Dans un pays comme le nôtre, le sentiment d’appartenir tous à une seule et même Nation est essentiel pour la cohésion sociale.

Notre vigilance doit être permanente pour éviter tout propos, geste ou acte qui pourrait mettre à mal cette chance que nous avons.

Nos différences aux plans politique, culturel, religieux ou autres sont autant de sources de complémentarités et de richesses qui doivent nous permettre de construire la nation de nos ambitions partagées.
Peuple du Burkina Faso
La fête de l’Indépendance de notre pays intervient à un moment où nous sommes interpellés sur tous les fronts, au plan national, sous- régional, africain et mondial pour apporter notre contribution à la sécurité et à la satisfaction des aspirations de nos populations.
Le Gouvernement mettra tout en œuvre pour être à la hauteur de ses responsabilités, en recherchant les solutions appropriées aux préoccupations des Burkinabè.

Je tiens à saluer ici l’action de l’Assemblée nationale par le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale ainsi que toutes les Institutions de Contrôle, dont les activités concourent à renforcer la nécessaire culture de la redevabilité dans la gestion des affaires publiques.

C’est le lieu de rappeler notre engagement en faveur de la vérité, de la justice et de la réconciliation pour bâtir une nation forte, unie et prospère.
La nécessité de vider tous les dossiers pendants est devenue une exigence de crédibilité au regard des attentes du peuple burkinabè en matière de vérité et de justice.
Les procès annoncés par la justice militaire pour se tenir avant la fin de cette année augurent, nous l’espérons, du dénouement rapide de tous les autres dossiers en cours d’instruction et qui préoccupent l’opinion.
Vider convenablement ces dossiers serait le point de départ d’une vraie réconciliation attendue par toute la communauté nationale.

Je tiens ici à saluer les Burkinabè de l’extérieur et les invite à s’engager pleinement dans l’œuvre de construction nationale.
Je veillerai personnellement à ce que le Gouvernement les associe à tous les efforts de développement du pays.

La fête nationale du 11 décembre me donne l’occasion de saluer tous les travailleurs des secteurs publics et privés, les autorités coutumiers et religieuses, les élèves et étudiants, tous les Burkinabè ainsi que les membres des communautés étrangères vivant dans notre pays.
Je n’ai aucun doute que tous nos efforts seront couronnés de succès.

Bonne et heureuse fête nationale
Je vous remercie»

11 décembre à Kaya : 93 récipiendaires décorés

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Le Grand Chancelier des ordres burkinabè, André Rock Compaoré, , au cours de la cérémonie de décoration

Ils sont 93 récipiendaires qui ont été décorés ce samedi 10 décembre 2016 dans le cadre de la célébration de la fête nationale de l’indépendance. Cette cérémonie s’est déroulée à la place de la nation de Kaya sous la présidence de la gouverneure de la région du centre-nord, Nandy Somé.

Le Grand Chancelier des ordres burkinabè, André Rock Compaoré, , au cours de la cérémonie de décoration
Le Grand Chancelier des ordres burkinabè, André Rock Compaoré, , au cours de la cérémonie de décoration

C’est à la place de la nation de Kaya, bien embellie pour les festivités du 56e anniversaire de l’indépendance qu’a eu lieu la cérémonie de décoration de 93 récipiendaires. Dès 8h30 le dispositif de sonorisation et la fanfare de la garde nationale étaient déjà en place.
L’arrivée du grand chancelier de l’ordre burkinabè André Rock Compaoré et du Gouverneur de la région du centre-nord Nandy Somé marquera le début effectif de la cérémonie. Les deux personnalités, après avoir salué le drapeau national ont passé en revue les troupes avant de rejoindre le banc des officiels.

16 médailles dans l’ordre national

Cinq catégories de médailles ont été décernées aux récipiendaires du jour. Il s’agit de 16 médailles dans l’ordre national, 33 médailles de l’ordre du mérite burkinabè, 1 médaille de l’ordre du mérite de la jeunesse et des sports, 6 médailles de l’ordre de mérite du développement durable et 37 médailles d’honneurs des collectivités locales.
C’est par un groupe de cinq dans la catégorie de l’ordre national que les décorations ont débuté. Et la formule consacrée était ‘’ monsieur ou madame…, au nom du président du Faso, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés nous vous faisons … . Madame Germaine Kafando, est celle à qui l’honneur est revenu de bénéficier de la première distinction des mains du grand chancelier avant que celui-ci ne cède sa place à la gouverneure pour poursuivre la suite de la décoration.
Notons que ces décorations sont destinées à récompenser des personnes qui se sont distinguées par leur dévouement, leur valeur professionnelle, la durée et la qualité de leur service rendus à la nation.
Réactions de récipiendaires

Une vue des récipiendaires
Une vue des récipiendaires du centre-nord

Loro Malo, médaillé d’honneur des collectivités territoriales « C’est pour moi une condamnation… »
« Pour moi c’est la reconnaissance de toute la nation, la reconnaissance du peuple burkinabè à ma modeste personne pour ma contribution au développement des collectivités locales et partant de tout le Burkina. Pour moi c’est une marque d’encouragement à aller de l’avant. Et au delà de cette médaille c’est pour moi une condamnation car désormais je n’ai plus le droit de faire moins que ce que j’ai fais. Et je m’évertuerai à mériter la reconnaissance du peuple burkinabè ».
Boubié Badolo, chevalier de l’ordre du mérite burkinabè « c’est une joie de recevoir cette distinction »
C’est la joie pour moi d’être distingué par cette médaille. L’effort fourni sur le terrain de chacun à travers sa qualité et son dévouement. Pour avoir travaillé plus de 20 ans, c’est une joie de recevoir cette distinction qui m’est accordée et me donne de redoubler d’effort ».

Joachim Batao
Mathias Lompo
Burkina Demain

Gambie: Yahya Jammeh ne reconnait plus sa défaite

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Bien que déclaré battu à la présidentielle du 1er décembre, Yahya Jammeh est déterminé à rester au pouvoir

Le président gambien sortant Yahya Jammeh a annoncé, vendredi soir 9 décembre 2016,qu’il ne reconnaissait pas les résultats de l’élection du 1er décembre, une semaine après avoir reconnu sa défaite face à l’opposant Adama Barrow, dans une déclaration téléviséejameh
L’allocution de Yahya Jammeh a été diffusée à la télévision et la radio nationale vendredi soir 9 décembre. Son argument, l’élection a été truquée, notamment par la commission électorale. Voilà ce que dit celui qui a dirigé le pays durant 22 ans : « Autant j’ai accepté les résultats, car j’ai cru que la commission était indépendante et honnête, désormais je rejette les résultats en totalité. Laissez-moi répéter : je n’accepterai pas les résultats ».
Yahya Jammeh s’appuie sur un communiqué de la commission électorale, communiqué diffusé mardi matin dans lequel il est indiqué qu’il y a eu des erreurs dans la compilation des résultats, mais que ces erreurs ne changent rien aux résultats définitifs. L’écart entre Adama Barrow et Yahya Jammeh qui était de 60 000 voix est revu à la baisse et passe à 20 000 voix.
Yahya Jammeh vise directement le président de la commission Alieu Momar Njie, il l’accuse d’avoir truqué la compilation des résultats. L’ex-président ne souhaite visiblement pas un nouveau recomptage des voix (les candidats ont jusqu’au 12 décembre pour déposer leurs recours) puisqu’il a appelé à de nouvelles élections présidées « par des gens craignant Dieu ».
Ce revirement de Yahya Jammeh, cette allocution, a été diffusé quelques heures après la première déclaration d’Adama Barrow à la Nation, le président élu a appelé la réconciliation et au respect des droits de l’homme.
Après cette annonce télévisée de Yahya Jammeh, Adama Barrow a tweeté, affirmant que « l’annonce du président Jammeh ternit notre démocratie. Le peuple gambien a pris sa décision ». Il a déclaré que la coalition de l’ opposition se réunira ce jour et fera une conférence presse après cette rencontre.
Anderson Koné
Burkina Demain

Ahmadiyya inaugure une nouvelle mosquée à Baniagara

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Les fidèles musulmans ahmadis de Baniagara, dans la Commune de Soubakaniédougou, étaient en liesse, ce vendredi 02 décembre 2016. Pour cause, sous l’égide du Président national de l’Ahmadiyya, Mahmood Nasir Saqib, ils inauguraient leur mosquée flambant neuve.

le Président de la Communauté islamique ahmadiyya du Burkina Faso, Mahmood Nasir Saqib
le Président de la Communauté islamique ahmadiyya du Burkina Faso, Mahmood Nasir Saqib

« Je suis très ému. Seul Dieu sait à quel point nous sommes joyeux. Je suis tellement soulagé au point que j’estime qu’au jour d’aujourd’hui, je peux tranquillement mourir ». Voici les sentiments qui animaient lePrésident de la Communauté islamique ahmadiyya de Baniagara, TamonSoulama, lors de l’inauguration de leur mosquée. Une joie que le Donateur partage avec fierté. En effet, selon le Président de la Communauté islamique ahmadiyya du Burkina Faso, Mahmood Nasir Saqib,cette mosquée vient porter à 7 le nombre de mosquées que sa Communauté a construites et inaugurées à travers le pays au titre de l’année 2016. « Il y a deux mosquées qui sont en finition dont les inaugurations seront reportées en 2017 » a-t-il confié. De l’Avis de Mahmood Nasir Saqib, au-delà des activités humanitaires, la construction de la mosquée de Baniagara, ainsi que les autres constitue une contribution de la Communauté islamique ahmadiyya à l’édifice de développement du Faso. Et de lancer un défi, « faites le tour des mosquées animées par la communauté islamique ahmadiyya. En dépit des invectives dont nous sommes victimes de la part des adeptes de certaines communautés, vous n’y trouverez aucun message de haine, encore moins d’injures contre qui que ce soit ».C’est vous dire, poursuit le Président de la Communauté islamique ahmadiyya du Burkina Faso, Mahmood Nasir Saqib, que les mosquées de notre Communauté ont pour objectif la promotion et la consolidation de la paix au Burkina Faso et dans le monde.hamlml3-2 Pour nous ahmadis, explique monsieur Saqib, Allah a envoyé le Saint Prophète Muhammad comme un guide pour l’humanité. C’est-à-dire comme une grâce et une miséricorde pour tous les organismes vivants. Comment donc peut-on être un adepte d’un tel Prophète, et être hostile, haineux, et violent envers des créatures? Mais hélas, s’indigne MahmoodSaqib, que c’est dommage de voir des gens se réclamer de ce noble prophète, et s’illustrer dans la négation des droits d’autrui alors qu’il leur est demandé d’être bienfaisants envers toutes les créatures. A l’instar du Prophète Muhammad, tout musulman doit s’évertuer au mieuxpour avoir de la miséricorde envers tous les êtres vivants sans distinction aucune. Dans son sermon inaugural de la mosquée de Baniagara, Mahmood Nasir Saqib, a signifié qu’un musulman sincère dans sa foi, accepte l’authenticité de tous les prophètes et les livres révélés. Il respecte les lieux de cultes des gens d’autres religions. « Cette mosquée doit être une source de paix et de bénédiction pour tous les habitants de Baniagara et environnants.hama Venez y observer régulièrement vos prières et faites en sorte que la mosquée œuvre à l’établissement de la paix » a-t-il conclu. Le préfet, représentant le Haut-Commissaire de la Comoé, le premier vice Maire, et le Chef de Kanton de Soubakaniédougou, ont tous salué la construction du joyau et ont souhaité que la mosquée soit un facteur de cohésion sociale et non de discorde. Pour le reste, ils se disent déjà être rassurés par le ton du discours du Président de la Communauté islamique ahmadiyya du Burkina Faso, Mahmood Nasir Saqib. Un discours qu’ils jugent pacificateur et rassembleur.

Ibrahima TRAORE
Collaborateur

Ghana : Nana Akufo-Addo est élu président avec 53, 85%

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Le nouveau président élu du Ghana Nana Akufo-Addo peut savourer sa victoire

Nana Akufo-Addo (72 ans) est élu président de la République du Ghana. Selon la présidente de la Commission électorale, Charlotte Osei, le parti de Nana Akufo-Addo (NPP) a obtenu 5.716.026 voix soit 53,85%. Le président John Dramani Mahama a obtenu 4 713 277 voix, soit 44,40% des suffrages exprimés.

Le nouveau président élu du Ghana Nana Akufo-Addo peut savourer sa victoire
Le nouveau président élu du Ghana Nana Akufo-Addo peut savourer sa victoire

Quelques minutes avant l’annonce officielle des résultats, le président John Dramani Mahama, qui était en lice pour un second mandat avait appelé son adversaire pour le féliciter pour sa victoire, avait annoncé le porte-parole de son parti.
«Oui, il a concédé sa défaite », a déclaré George Lawson à l’AFP.
C’est donc une énième alternance sans heurts qui vient de se passer. C’était la troisième que Nana Akufo-Addo se présentait à une présidentielle. Et cette fois, les clés de la présidence lui reviennent.
Burkina Demain