Accueil Blog Page 50

Burkina – Chine : Le PM de Tambela à Pékin

0
Le Premier ministre burkinabè est arrivé à Pékin dans la soirée du 03 septembre 2024

Arrivé à Pékin dans la soirée du 03 septembre 2024 dans le cadre du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), le Premier ministre burkinabè Dr Apollinaire Joachimson KYELEM de TAMBELA et sa délégation, ont été reçus ce 04 septembre par M. Wang Huning, membre du Comité central du Parti Communiste Chinois (PCC). Communiqué.

Le Premier ministre burkinabè est arrivé à Pékin dans la soirée du 03 septembre 2024

 «Coopération Burkina Faso-République Populaire de Chine : la délégation burkinabè au FOCAC échange avec des responsables du Parti Communiste Chinois

Arrivé à Pékin dans la soirée du 03 septembre 2024 dans le cadre du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), le Premier ministre burkinabè Dr Apollinaire Joachimson KYELEM de TAMBELA et sa délégation, ont été reçus ce 04 septembre par M. Wang Huning, membre du Comité central du Parti Communiste Chinois (PCC).

A l’occasion de cette audience, le Chef du Gouvernement a remercié les autorités chinoises pour les efforts déployés pour l’accueil et le séjour de la délégation burkinabè à Pékin.

Il a aussi expliqué la situation nationale marquée par la récente attaque terroriste de Barsalogho, qui a amené le Président du Faso à ne pas faire le déplacement dans la capitale chinoise.

Sur le plan de la coopération bilatérale, le Premier ministre a dit sa satisfaction de voir que cette coopération est au beau fixe à travers des projets déjà réalisés ou en cours de réalisation comme le plus grand hôpital du Burkina Faso actuellement en construction dans les Hauts-Bassins.

En perspective, le Premier ministre a émis le vœu de voir la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et la République Populaire de Chine se renforcer dans des secteurs tels que le transport aérien, et la prise en compte du Burkina Faso dans le projet chinois dénommé  »Les routes de la soie », un projet qui consiste à relier la Chine à l’Europe et à l’Afrique via une ceinture économique terrestre et une route maritime.

Tout en saluant l’élan de développement amorcé par la Chine avec des résultats tangibles en quelques décennies, Dr Apollinaire Joachimson KYELEM de TAMBELA a laissé entendre que le modèle chinois est inspirant pour le Burkina Faso pour relever ses défis de développement.

Quant à monsieur Wang Huning, membre du Parti communiste chinois, il a aussi salué l’excellence des relations que son pays entretient avec le Burkina Faso, tout en indiquant que cela est à mettre à l’actif des deux parties, résolument engrangées pour un partenariat gagnant-gagnant.

Il a transmis les salutations du Président Xi Jinping au Président du Faso et au peuple burkinabè, tout en saluant la convergence de vues des deux pays sur certains sujets d’ordre international.

Les deux parties se sont quittées, avec l’engagement d’œuvrer pour davantage dynamiser l’axe Ouagadougou-Pékin, pour une coopération basée sur l’intérêt des peuples burkinabè et chinois. »

Changement climatique : L’appel d’Abidjan à une action urgente et à des financements innovants

0

La douzième Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique (CCDA-XII) s’est tenu du 30 août au 2 septembre 2024 à Abidjan et a réuni une coalition diversifiée de parties prenantes clés pour se pencher sur les défis urgents posés par le changement climatique à travers le continent. Communiqué de Presse.

«Communiqué de Presse

Abidjan accueille la douzième Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique : Un appel à une action urgente et à des financements innovants

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 30 août 2024 – La douzième Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique (CCDA-XII) a débuté aujourd’hui à Abidjan et réunit une coalition diversifiée de parties prenantes clés pour se pencher sur les défis urgents posés par le changement climatique à travers le continent.

La conférence qui se déroule du 30 août au 2 septembre 2024 et accueillie par le Gouvernement de Côte d’Ivoire, est organisée par les partenaires de ClimDev-Afrique – la Commission de l’Union africaine, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la Banque africaine de développement (BAD) – en collaboration avec l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA) et d’autres institutions régionales, et organisée.

Cette douzième édition de CCDA qui se tient en marge de la réunion spéciale de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE), vise à unir les dirigeants, les décideurs politiques, les experts et les défenseurs pour explorer des voies innovantes, partager les meilleures pratiques et forger des partenariats stratégiques qui accéléreront la transition de l’Afrique vers un faible niveau de consommation – un avenir sobre en carbone et résilient au climat.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre de l’environnement de Côte d’Ivoire, S.E.M. Jacques Assahoré Konan, a souligné l’ampleur de la crise climatique, déclarant : « La lutte contre le changement climatique est le plus grand défi auquel l’humanité ait été confrontée au cours du siècle dernier ». Il a souligné l’impact disproportionné sur l’Afrique, qui contribuent à moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais qui supporte le poids des conséquences liées au climat. « L’adaptation à ces effets néfastes est une préoccupation majeure pour l’Afrique, et garantir un financement adéquat est essentiel. Le thème de cette conférence, « Financer l’adaptation climatique et la résilience en Afrique », et les experts rassemblés ici offrent une lueur d’espoir pour le continent », a-t-il conclu.

Pour sa part, la Secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Hanan Morsy, a souligné le déficit critique du financement climatique. « Malgré l’engagement de 2009 de 100 milliards de dollars par an, seule une fraction des 1 300 milliards de dollars estimés nécessaires pour soutenir la résilience climatique mondiale a été mobilisée. Le déclin du financement climatique mondial pour l’adaptation, plutôt que le doublement attendu d’ici 2025, constitue une menace sérieuse pour les Objectifs de développement durable (ODD) et les investissements existants en matière de résilience », a-t-elle noté.

Hanan Morsy a appelé à des solutions de financement innovantes qui n’exacerbent pas le fardeau de la dette de l’Afrique, en tirant profit de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour canaliser les investissements vers les efforts d’adaptation. Elle a également souligné l’importance de développer de solides Partenariats public-privé (PPP) et d’impliquer les parties prenantes à tous les niveaux pour intensifier les investissements en matière d’adaptation.

Quant à la  Commissaire à l’agriculture, au développement rural, à l’économie bleue et à l’environnement durable (ARBE),de la Commission de l’Union africaine, Mme Josefa Correia Sacko, a souligné les immenses besoins financiers pour les engagements climatiques de l’Afrique, affirmant que: « Les pays africains auront besoin d’environ 3 000 milliards de dollars pour mettre pleinement en œuvre leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN) d’ici 2030. Toutefois, garantir un financement adéquat pour l’action climatique reste un défi important. C’est pourquoi nous sommes réunis ici aujourd’hui – pour délibérer sur les actions et stratégies clés et pour consolider la position de l’Afrique au moment où nous évaluons les résultats de la COP 28 et traçons la voie à suivre pour la COP 29 en novembre 2024 à Bakou (Azerbaïdjan).

Elle a par ailleurs souligné la nécessité d’avoir une approche unie pour ce qui est du continent, déclarant : « Je nous exhorte tous à parler d’une seule voix alors que nous nous préparons pour la COP 29. Notre objectif doit être de mobiliser des financements climatiques à grande échelle pour l’Afrique, en mettant clairement l’accent sur l’obtention de subventions plutôt que de prêts ou de dettes. Nous devons donner la priorité au financement de projets à fort impact et garantir que les marchés du carbone jouent en notre faveur ».

Le Directeur du changement climatique et de la croissance verte, à la Banque africaine de développement, M. Antony Nyong, a, quant à lui souligné la nécessité d’une reconnaissance et d’une compensation pour les contributions significatives de l’Afrique aux efforts mondiaux d’atténuation. « Notre priorité doit être de favoriser un développement résilient au changement climatique tout en équilibrant l’adaptation avec des investissements tenant compte du climat. Cependant, cela ne peut être réalisé qu’avec un financement adéquat, un transfert de technologie et un renforcement des capacités, conformément au principe de responsabilités communes mais différenciées », a-t-il déclaré.

Le douzième Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique se concentrera sur des thèmes critiques tels que le financement climatique, la croissance verte, la justice climatique et la coopération régionale. La conférence constitue une plate-forme essentielle permettant aux dirigeants, décideurs politiques et experts africains de collaborer sur des stratégies qui guideront le continent vers un avenir durable et résilient.

À mesure que la CCDA-XII se déroule, elle devrait catalyser des actions et des engagements audacieux qui non seulement répondront aux défis climatiques immédiats de l’Afrique, mais garantiront également un avenir prospère et durable pour les générations à venir.

-FIN-

Pour de plus amples informations, veuillez contacter M. Tahirou Gouro, Chargé de communication au BSR-AO/CEA. Vous pouvez le joindre par e-mail à gouro2@un.org.

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

Publié par :

La Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org  »

Inondations du 1er : Il y a 15 ans, quand Ouaga avait ses pieds sous les eaux !  

0
La terrible catastrophe du 1er septembre 2009

1er septembre 2009- 1er septembre 2024. Cela fait déjà quinze ans que les habitants de Ouagadougou et des localités environnantes se réveillaient les pieds dans les eaux, suite à des pluies diluviennes sans précédent ayant fait une neuvaine de morts et des dégâts matériels énormes.

Avant que la crise sécuritaire de ces huit dernières années ne s’en mêle avec ses centaines de morts et ses nombreuses Personnes déplacées internes (PDI) ; les inondations du 1er septembre 2009 étaient restées et restent encore l’une des pires catastrophes que le Burkina Faso ait connues.

15 ans après, ce 1er septembre 2024, avec les fortes pluies de ce mois d’août, beaucoup s’en souviendront comme si c’était hier tant le choc de la catastrophe avait été terrible.

En 10 heures de pluie diluvienne, près de 300 mm de quantité d’eau était exceptionnellement tombée, submergeant littéralement les rues de la capitale des localités environnantes, dévastant habitats, ponts, écoles, bâtiments administratifs, institutions sociales et économiques.

La terrible catastrophe du 1er septembre 2009 reste encore dans la mémoire de beaucoup de Ouagalais

Bilan pour la seule ville de Ouagadougou : 9 morts, plus de 150 000 sinistrés ; 250 maisons hors d’usage. A l’époque, les besoins du pays pour faire face au désastre avaient été estimés à quelques 70 milliards de francs CFA.

 Christian Tas

Burkina Demain

Contenu local : Des défis et opportunités dans le secteur de l’énergie

0
Les membres du présidium à l'ouverture de la table ronde ce jeudi 29 août 2024 à Ouagadougou : le SG du CBE Kévin Zossi Sanou (au milieu), le Pr Bruno Korgo, modérateur (à gauche) et Zéphirin Zongo, secrétaire technique du contenu local et de la promotion des investissements (à droite).

Le Burkina Faso est aujourd’hui confronté à la nécessité de développer une énergie durable accessible à tous tout en stimulant le contenu local et en minimisant les risques qui peuvent en découler. C’est dans ce contexte que le Conseil Burkinabè de l’Energie (CBE) à organisé ce jeudi 29 août 2024 à Ouagadougou une table ronde sur le contenu local dans le domaine de l’énergie dont l’ouverture a été présidée par le secrétaire général du CBE Kévin Zossi Sanou. Cette table ronde avait pour thème : «Défis et opportunités du contenu local pour l’émergence du secteur privé national dans le domaine de l’énergie».

Officiels et participants posant pour la postérité à l’issue de l’ouverture de la table ronde sur la promotion du contenu local dans le secteur de l’énergie

Alidou Koutou, directeur général de l’énergie appuyé par son directeur Bakary Lingani ; Zépherin Zongo, secrétaire technique du contenu local et de la promotion des investissements ; Jean Bedel Gouba, coordinateur du Projet d’électrification et de développement des connexions à l’électricité (PEDECEL) ; Saliou Tall, conseiller technique du directeur général de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER). Ce sont là les principaux animateurs de la table ronde modérée ce jeudi 29 août 2024 à Ouagadougou par le Professeur Bruno Korgo, Maître de conférences en physique.

«Défis et opportunités du contenu local pour les acteurs privés nationaux»

Kévin Zossi Sanou, secrétaire général du CBE, prononçant le discours d’ouverture du président du CBE Baba Ahmed Coulibaly

Organisée par le Conseil Burkinabè de l’Energie (CBE) à travers sa commission spécialisée chargée du contenu local, cette table a mobilisé de nombreux acteurs autour du thème : «Défis et opportunités du contenu local pour l’émergence du secteur privé national dans le domaine de l’énergie».

L’initiative de la présente table ronde vise à contribuer à travers ces échanges à l’émergence du développement économique local dans le secteur de l’énergie. Ouvrant les travaux au nom du président du CBE, le Secrétaire général Kévin Zossi Sanou a insisté sur le fait que la promotion du contenu local était une nécessité pour favoriser le développement pérenne du secteur de l’énergie et la création d’emplois pour les jeunes. Et d’exhorter les acteurs à se donner les voies et moyens y compris, la concertation, le dialogue constructif pour réussir à la satisfaction de tous cette question de la promotion du contenu local dans le secteur de l’énergie. Mais, c’est quoi au juste le contenu local ?

Comprendre le contenu local

Le secrétaire technique Zéphirin Zongo a explicité le concept de contenu local dans le secteur de l’énergie

Pour le secrétaire technique Zéphirin Zongo, le concept renvoie à la préférence de l’utilisation des compétences et ressources nationales dans la chaîne de production des biens et services dans le secteur de l’énergie, par rapport notamment à des compétences et ressources venant d’ailleurs.

Ainsi un certain quota est réservé par exemple aux opérateurs nationaux dans le cadre des attributions des marchés publics pour la réalisation d’infrastructures, de biens et services énergétiques. Que ce soit à la Société nationale d’électricité, SONABEL ; à l’Agence Burkinabè d’électrification rurale.

Le DG de l’énergie Dr Alidou Koutou a aussi insisté la qualité des services et biens délivrés par les nationaux dans le cadre du contenu local

Mais, à écouter le ST Zongo, l’observation des mécanismes du contenu ne fait nullement abstraction de la qualité des ouvrages, biens et services délivrés par les acteurs nationaux dans le cadre des obligations contractantes. «Le contenu local commence, se fait et se termine par la qualité», a-t- il soutenu à ce sujet, tant cela pose parfois des préoccupations.

Beaucoup de défis à relever par les acteurs privés nationaux

Jean Bedel Goubal, coordinateur du PEDECEL, a insisté la professionnalisation des acteurs privés burkinabè pour éviter certaines difficultés

Il se pose en effet actuellement plusieurs défis aux acteurs privés nationaux du secteur de l’énergie, ce qui ne leur permet pas de répondre convenablement aux exigences et objectifs de la promotion du contenu local. Il y a des problèmes de compétences techniques, de management de projet au niveau de plusieurs acteurs.  Il existe aussi des défis de financement pour les secteur public et privé, ainsi que les difficultés à absorber des financements.

Saliou Tall, conseiller technique du directeur général de l’ABER, a évoqué le dispositif mis en place en termes de contenu local en matière d’électrification rurale

Saliou Tall, conseiller technique du directeur général de l’Agence Burkinabè de l’électrification rurale, confirme : « nous avons eu l’expérience tant à la fois dans le domaine de l’électrification rurale et dans le secteur de l’énergie de façon globale, des financements mobilisés qui n’ont pas pu être absorbés et qui ont été partiellement ou intégralement perdu». Et ce n’est pas tout car, il se pose également des problèmes d’organisation des acteurs privés qui ont souvent du mal à se mettre ensemble pour postuler pour de grands marchés qu’ils ne peuvent pas obtenir individuellement.

Par ailleurs, du côté de l’Etat aussi, l’accompagnement n’est pas toujours à la hauteur des attentes des acteurs privés nationaux. Certains attendent que l’Etat travaille à favoriser l’émergence de champions nationaux et à les aider à aller à la conquête de marchés à l’extérieur, comme cela se fait ailleurs.

La part des entreprises nationales va être renforcée

Le Pr Bruno Korgo a assuré avec maestria la modération de la table ronde qui aura tenu toutes ses promesses

Cela dit, tout n’est pas noir sur le tableau de la promotion du contenu local dans le secteur de l’énergie. Des textes ont été adoptés dans ce sens et la volonté politique existe. Il y a eu aussi des acquis, des solutions endogènes que les acteurs eux-mêmes trouvent. Ces solutions ont permis de préserver des infrastructures sur le terrain. De plus avec l’ajustement et l’adoption de certaines dispositions, des projets ont déjà intégré cela.

Le SG du CBE Kévin Zossi Sanou s’est félicité des résultats de la table ronde et a exhorté tous les acteurs du secteur de l’énergie du Burkina à se mobiliser avec le Conseil Burkinabè de l’Energie pour relever les défis pour une meilleure promotion de contenu local au Burkina Faso

Ainsi, dans le cadre de la stratégie nationale d’électrification rurale par exemple, un plan intégré de production, distribution, transport 2022-2040 a été mis en place.  A l’issue de la finalisation de ce plan il y a un volume de travail qui a été identifié notamment les travaux de transport de l’électricité, de construction de centrales thermiques, des travaux d’électrification rurale et des travaux d’extension de réseau. De ce fait, il a été fortement recommandé d’impliquer les entreprises nationales dans la réalisation de ces travaux pour valoriser justement dans le contenu local.  Il y a également le renforcement des réseaux de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso qui nécessitera beaucoup de travaux de la part des experts nationaux.

Rachel Bazié

Burkina Demain

Banfora: Des professeurs d’école à l’assaut du CSAPé session de 2024

0
Le DREPPNF procédant à l'ouverture des enveloppes contenant les épreuves d'examen

Des Professeurs d’école ont vivement répondu présents le mercredi 28 août dernier, à l’appel et installation des candidats dans les différentes salles de composition pour la participation à l’examen professionnel du Certificat supérieur d’aptitude pédagogique ( CSAPé ) session de 2024.

Le DREPPNF procédant à l’ouverture des enveloppes contenant les épreuves d’examen

Selon l’Inspecteur Yahiya Ouandaogo, responsable de l’organisaton et de l’administration des épreuves, on enregistrait un total de 207 sur 211 candidats régulièrement inscrits.

Ils ont été répartis en 5 groupes dans le jury unique au sein de l’école primaire publique Centre B de Banfora, chef-lieu des Cascades.

En outre, Yacouba Traoré, accompagné de Mamadou Héma, respectivement Directeur régional et provincial de l’Education préscolaire, primaire et non formelle, se sont rendus sur les lieux.

Ainsi, l’objectif de leur visite était de superviser le déroulement de l’examen et aussi encourager les candidats pour de meilleurs résultats.

De surcroît, ils leur ont prodigué des conseils quant au respect des instructions de l’examen pour la préservation d’une bonne carrière.

Alors, à partir de 7 h 25mn, c’est dans la salle III que le Directeur régional a procédé à l’ouverture de la première enveloppe contenant les épreuves en présence des surveillants et aussi de l’agent de sécurité.

Après vérification des épreuves, c’est le coup d’envoi de la composition pour une durée de quatre heures maximales.

A l’instar des sessions précédentes, l’épreuve théorique de cette année a essentiellement porté sur la Pédagogie générale – Psychopédagogie – Administration et Gestion, et la didactique des disciplines.

Par ailleurs, à l’issue des résultats définitifs d’admission à cet examen professionnel, les candidats seront titulaires du CSAPé.

Ce qui les permettra d’être reclassés à la catégorie A échelle 3 de la Fonction publique burkinabè.

 

Soumaïla Soma, Banfora

Burkina Demain

ZLECAf : La CEA soutient le Burkina dans le commerce des services

0

La section des Institutions de Marché de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies a initié mercredi 28 août à Ouagadougou, un atelier de trois jours de sensibilisation et de formation sur la promotion du commerce des services et le renforcement des chaînes de valeurs liées aux services financiers au Burkina Faso.  Communiqué.

«Communiqué de Presse 

ZLECAf : La CEA prête main forte au Burkina Faso en soutien à la promotion du commerce des services

Ouagadougou, 29 août 2024 (CEA) – La section des Institutions de Marché de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies a initié mercredi 28 août à Ouagadougou, un atelier de trois jours de sensibilisation et de formation sur la promotion du commerce des services et le renforcement des chaînes de valeurs liées aux services financiers au Burkina Faso. 

Cette formation se tient dans le cadre de la deuxième phase du projet d’assistance technique de la CEA en soutien à la promotion du commerce des services en Afrique et au renforcement des chaînes de valeurs des services financiers. Il sera notamment question de renforcer les capacités institutionnelles nationales au Burkina Faso pour mieux mesurer la valeur ajoutée des chaînes de valeur des services régionaux ; évaluer l’impact du développement du secteur des services sur le commerce international ; et faciliter le développement de cadres de politique publique pour la croissance durable du sous-secteur des services financiers.

Intervenant dans le cadre du soutien de la CEA à la promotion du commerce des services et l’intégration du secteur des services africain dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, ce projet vise à libérer et stimuler le potentiel du commerce des services financiers à travers le continent, avec un accent particulier sur la mise en œuvre efficace de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il s’appuie sur le succès d’un projet pilote conjointement mis en œuvre par la CEA et la CNUCED en Ethiopie, Gambie, Kenya, Mali, Nigéria et Togo (2018-2022).

Initié à la suite d’un séminaire de formation des formateurs organisé du 6 au 10 mai 2024 à Nairobi, Kenya au bénéfice des responsables burkinabés et burundais, ce projet se concentre, dans sa phase actuelle, sur le renforcement des chaînes de valeur des services financiers dans les deux pays conformément aux demandes d’assistance techniques de leurs gouvernements respectifs.

A terme, le projet vise à soutenir les efforts des pays africains pour saisir les opportunités présentées par la ZLECAf pour le renforcement de leur participation au commerce des biens et des services et à l’intégration de leurs secteurs des services dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, conformément à l’engagement de la CEA en faveur de la facilitation de la transformation structurelle des économies africaines et du renforcement de la compétitivité du continent sur le marché mondial.

La phase ultime du projet consistera en la préparation et la validation du plan d’action national burkinabé ainsi que l’organisation d’une réunion multipartite internationale pour le partage d’expériences entre les pays. Ce projet bénéficie d’un appui financier de l’Agence danoise de développement international (DANIDA).

-FIN-

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique. 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

Publié par :

La Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org»

Relever les défis de la dette dans les entreprises publiques

0

Dans le cadre d’un effort concerté visant à relever les défis croissants de la dette des entreprises publiques en Afrique, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a organisé un atelier de haut niveau du 21 au 23 août 2024, à Pretoria. L’évènement a réuni des décideurs financiers, des experts du secteur et des organisations internationales afin de partager les meilleures pratiques et de développer des solutions stratégiques pour une gestion efficace de la dette des entreprises publiques à travers le continent. Communiqué CEA.

«Communiqué de Presse

Relever les défis de la dette dans les entreprises publiques

Addis-Abeba, le 26 août 2024 (CEA) – Dans le cadre d’un effort concerté visant à relever les défis croissants de la dette des entreprises publiques en Afrique, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a organisé un atelier de haut niveau du 21 au 23 août 2024, à Pretoria. L’évènement a réuni des décideurs financiers, des experts du secteur et des organisations internationales afin de partager les meilleures pratiques et de développer des solutions stratégiques pour une gestion efficace de la dette des entreprises publiques à travers le continent.

L’atelier a réuni des responsables des ministères des finances du Cameroun, de l’Éthiopie, du Ghana, du Nigéria, de l’Afrique du Sud et de la Zambie, ainsi que des représentants du PNUD, du Forum et du réseau africains sur la dette et le développement et de grandes entités publiques. L’accent était mis sur la nécessité de renforcer les cadres de gouvernance, d’améliorer le contrôle financier et de rechercher des options de privatisation.

Les participants ont discuté du rôle essentiel des entreprises publiques dans la conduite du développement national, reconnaissant que si ces entités ont le potentiel de stimuler la croissance économique et de remédier aux déficiences du marché, elles présentent également des risques importants pour les finances publiques. L’atelier a souligné que les entreprises publiques mal gérées peuvent entraîner de lourdes charges financières et potentiellement déstabiliser les budgets nationaux et contribuer à la détérioration des notations de crédit souverain.

« Dans de nombreux pays africains, les entreprises publiques jouent un rôle socio-économique vital. Cet atelier arrive à un moment critique pour le développement de l’Afrique, où les finances des entreprises publiques et gouvernementales sont sous pression au milieu des multiples crises et chocs », a déclaré la Directrice de la Division de la macroéconomie, des finances et de la Gouvernance (MFGD), à la CEA, Zuzana Schwidrowski, lors de son discours d’ouverture.

Mme Schwidrowski a noté que « les services publics essentiels ont tendance à se détériorer parallèlement aux difficultés financières des entreprises publiques, entraînant ainsi une prestation de services et une croissance à la dérive ». C’est pourquoi la CEA a organisé cet atelier de renforcement des capacités « afin de développer des solutions et des options pratiques pour l’Afrique », a-t-elle ajouté.

Les discussions ont également souligné l’importance de pratiquer une gouvernance d’entreprise, de gérer les risques et d’exercer un contrôle interne en tant que moteurs de la réforme. Les participants ont partagé des approches réussies en matière de gestion de la dette des entreprises publiques et ont identifié les principaux obstacles, notamment les défis liés à l’exécution des mandats et les liens complexes entre les notations de crédit souverain et celles des entreprises publiques.

Lee Everts, La Cheffe de la Section d’analyse macroéconomique de la MFGD, a souligné la nécessité d’avoir une approche multidimensionnelle pour faire face à l’augmentation de la dette des entreprises publiques. « La restructuration financière, l’amélioration de la gouvernance et des opérations, et dans certains cas, la privatisation ou la vente d’actifs, sont des étapes essentielles pour atténuer les risques posés par la dette des entreprises publiques », a-t-elle déclaré.

L’atelier, organisé par la Division de la macroéconomie, des finances et de la Gouvernance de la CEA en collaboration avec son Bureau sous-régional pour l’Afrique australe, fait partie d’une série plus large d’initiatives de renforcement des capacités visant à renforcer la gestion de la dette publique à travers le continent. La CEA reste déterminée à aider les pays africains à mettre en œuvre des solutions innovantes et robustes aux défis persistants posés par la dette des entreprises publiques et les obligations gouvernementales associées.

-FIN- 

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.  

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

Publié par :

La Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org»

Dividende démographique : Les capacités des députés burkinabé renforcées

0
Plus d'une trentaine des députés de la Transition ont participé au dialogue politique sur la Budgétisation sensible au dividende démographique

En principe, la Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD) n’a plus de secret pour la trentaine des membres de l’Assemblée législative de Transition (ALT) du Burkina qui ont participé les 26 et 27 août 2024 à Ouagadougou à un atelier de renforcement des capacités y relatif. Organisé par le Bureau sous- régional Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) en partenariat avec le Ministère de l’économie et des finances, ce dialogue politique a permis d’outiller ces députés de l’ALT sur la problématique et de les préparer à l’examen du projet de loi de finances 2025.

Les membres du présidium à l’ouverture du dialogue politique avec les députés ce lundi à Ouagadougou

Prononçant le discours d’ouverture du ministre burkinabè de l’économie et des finances, ce lundi 26 août 2024 à Ouagadougou, du dialogue politique avec les députés de l’Assemblée législative de Transition ALT sur la Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD) au Burkina Faso, la conseillère technique Mariam Zerbo/Hien s’en est félicité et a relevé les objectifs poursuivis.

La conseillère technique Mariam Zerbo/Hien a présidé l’ouverture du présent dialogue politique au nom du ministre des finances

«L’atelier qui nous réunit ce matin s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route nationale et vise à renforcer la capacité des députés sur le processus de capture du dividende démographique au Burkina Faso à travers l’approche de budgétisation sensible au dividende démographique. Il vise également à préparer les Honorables députés pour une meilleure participation à l’examen du projet de loi de finances et l’institutionnalisation de la BSDD dans le processus budgétaire au Burkina Faso».

Evoquant les enjeux de la BSDD pour le Burkina Faso, Mme Zerbo relève : « L’ambition de capitaliser sur la population pour assurer une croissance soutenue et inclusive nécessite d’adapter notre instrument de financement des politiques publiques qu’est le budget national».

«La mise en œuvre de la feuille de route a permis, entre autres, le renforcement de capacités des acteurs responsables de l’exécution budgétaire pour la prise en compte des résultats de la BSDD dans l’exécution du budget 2024 et dans le processus d’élaboration du budget 2025 et la transformation des budgets de 2021, 2022 et 2023 en budget fonctionnel afin d’informer l’évaluation et l’élaboration d’un budget sensible au dividende démographique», a-t-elle rappelé.

«La BSDD pour une meilleure allocation des crédits budgétaires»

Amadou Diouf, représentant de la directrice du Bureau sous régional de l’Afrique de l’Ouest de la commission économique des nations unies pour l’Afrique

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route BSDD, le Burkina Faso, à l’instar d’autres pays de la région, bénéficie du soutien technique et financier de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) à travers son Bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest.  «Pour appuyer les pays de l’Afrique de l’Ouest, dont le Burkina Faso à mettre en œuvre sa feuille de route, la CEA a mis en place un programme régional de Budgétisation Sensible au Dividende démographique (BSDD) en collaboration avec les autres partenaires de développement, notamment UNFPA et le Consortium Régional pour la recherche en Economie Générationnelle (CREG) afin d’intégrer les dimensions du dividende démographique dans les politiques, programmes et budgets nationaux», a indiqué à ce sujet Amadou Diouf, représentant de Ngone Diop, Directrice du Bureau Sous- régional de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest.

Et de rappeler les principaux objectifs de la BSDD: «L’approche de la BSDD vise une meilleure allocation des crédits budgétaires dans le but de tirer profit du changement de la structure par âge de la population c’est-à-dire d’avoir plus de personnes indépendantes économiquement. Elle permet d’analyser la sensibilité budgétaire des dépenses, d’orienter les allocations des ressources financières et favoriser l’efficacité de la dépense publique».

«Thème émergent, nouvelle approche à s’approprier»

Marie Angèle Tiendrébéogo/Kalenzaga, présidente la commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire de l’ALT

Se félicitant de la présente initiative, la présidente de la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire de l’Assemblée législative de Transition (ALT) Marie Angèle Tiendrebeogo/Kalenzaga a dit que c’était un «thème émergent». D’où toute la pertinence, a-t-elle dit, pour les députés de l’ALT de faire en sorte qu’ils s’approprient cette nouvelle approche dans leur façon de traiter la question.

«Une thématique particulièrement importante pour le Burkina Faso au regard du rythme de croissance de sa population», a-t-elle souligné, exprimant l’engagement des parlementaires à jouer pleinement leur rôle dans la mise en œuvre des objectifs inscrits dans la feuille route nationale sur la Budgétisation sensible au dividende démographique.

Population jeune en forte croissance et à prédominance féminine

A l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso connaît une croissance rapide de sa population avec un taux de croissance de 2,94% et un indice synthétique de fécondité de 5,4 enfants par femme dépassant la moyenne régionale estimée à 4,5 en 2022 selon le RGPH de 2019 (INSD, 2022). En effet, l’effectif de la population est passé de 14 017 262 habitants en 2006 à 20 505 155 habitants en 2019 et pourrait atteindre 31 462 225 habitants en 2035 (RGPH, 2019).

La population active (15-64 ans) représente 51,3% de la population totale tandis que le rapport de dépendance démographique est estimé à 95% en 2019 (INSD, 2022).

Cette population est aussi caractérisée par son extrême jeunesse et une prédominance féminine. En effet, un Burkinabè sur deux a au plus 16,1 ans, l’âge moyen est de 21,7 ans et les femmes représentent 51,7% de la population. Toutefois, cette structure démographique présente d’importants enjeux sur les efforts de développement et pose surtout d’énormes défis en matière de satisfaction des besoins des populations (besoins de santé, d’éducation, d’emploi, de logement, de transport, etc.).

Un séminaire gouvernemental en vue

Au regard de ces caractéristiques, se présente cette opportunité de capitaliser sur cette population burkinabè pour assurer une croissance économique afin d’assurer le bien-être de tous à travers des investissements stratégiques et massifs dans le capital humain. C’est pourquoi, les parties prenantes sont résolument engagées dans les actions visant la réalisation optimale de la feuille de route BSDD Burkina Faso.

Ainsi, après le présent dialogue politique avec les députés et les conseillers techniques, la suite du processus prévoit, entre autres, un séminaire avec les membres du gouvernement pour renforcer aussi leurs capacités sur la Budgétisation sensible au dividende démographique au Burkina Faso.

Martin Philippe

Burkina Demain

Dividende démographique  : Renforcement des capacités des députés 

0
Les membres du présidium à l'ouverture du dialogue politique avec les députés ce lundi à Ouagadougou

Ouagadougou abrite depuis ce lundi 26 août 2024 un atelier de renforcement des capacités des députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) du Burkina Faso sur la Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD).

Des participants à l’ouverture des travaux dudit dialogue politique sur la Budgétisation sensible dividende démographique au Burkina Faso

Ce dialogue politique de deux jours avec les députés s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route nationale BSDD élaborée à l’issue de la mission conjointe effectuée par une équipe du Bureau sous régional Afrique de l’Ouest de la Commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA /BSR- AO) et du Consortium régional pour la recherche en économie générationnelle (CREG).

La conseillère technique Mariam Zerbo/Hien a présidé l’ouverture du présent dialogue politique au nom du ministre des finances

C’est la conseillère technique du ministre de l’économie et des finances Mariam Zerbo/Hien qui a présidé l’ouverture dudit forum en présence de Amadou Diouf, représentant de la directrice du bureau sous régional de l’Afrique de l’ouest de la CEA.

Renforcer les capacités des députés sur la BSDD

Marie Angèle Tiendrébéogo/Kalenzaga, présidente la commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire de l’ALT

Ce dialogue politique a pour objectif de renforcer la capacité des députés sur le processus de capture du dividende démographique au Burkina Faso à travers l’approche de budgétisation sensible au dividende démographique. Il vise également à préparer les députés pour une meilleure participation à l’examen du projet de loi de finances et l’institutionnalisation de la budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD) dans le processus budgétaire au Burkina Faso.

«Lorsqu’on sait que la dividende démographique, c’est réellement une force pour notre pays qui a beaucoup d’habitants et il fallait que nous puissions voir comment intégrer les besoins réels de cette population. C’est notamment mettre l’accent sur la population d’une part et également sur les besoins spécifiques, en termes de santé, d’éducation, de création d’emplois pour cette population. C’est pour pouvoir prendre en compte tous ces schémas pour un développement harmonieux du Burkina Faso, parce que la budgétisation sensible favorise l’efficacité de la dépense publique», a indiqué la présidente la commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire de l’ALT Marie Angèle Tiendrébéogo/Kalenzaga.

Le rôle important des parlementaires dans la BSDD

Amadou Diouf, représentant de la directrice du Bureau sous régional de l’Afrique de l’Ouest de la commission économique des nations unies pour l’Afrique, soulignant le rôle important des parlementaires sur la BSDD

Pour sa part Amadou Diouf, représentant de la directrice du bureau sous régional de l’Afrique de l’ouest de la commission économique des nations unies pour l’Afrique, a souligné le rôle important des parlementaires dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale.

«Il y a un acteur clé dans ce processus : c’est l’Assemblée législative de Transition qui a un rôle législatif. C’est pourquoi nous avons décidé de les impliquer d’abord en renforçant leurs capacités sur cet outil et ensuite en développant ce plaidoyer pour qu’a l’occasion du processus d’adoption du budget qu’il puisse être au-devant pour pouvoir défendre des allocations budgétaires plus importantes pour le renforcement du capital humain. Parce que qui dit dividende démographique dit d’abord investissement dans des piliers du capital humain ; que ce soit en matière d’éducation, de santé, dans les activités de renforcement de la gouvernance».

A l’issue de ce dialogue politique, les capacités des députés devraient donc être renforcées sur la BSDD afin de s’assurer que l’examen du projet de la loi de finances 2025 du Burkina Faso soit sensible au dividende démographique

 

Rachel Bazié

Burkina Demain

Education environnementale : La DREPPNF-C «plante utile» à Komsilga

0
60 arbres fructueux ont été ce jour-là, mis en terre

La Direction régionale de l’Education préscolaire, primaire et non formelle du Centre (DREPPNF-C) a initié le 24 août dernier, une activité de reforestation dans l’enceinte de l’école primaire publique de Dayoubsi, dans la commune de Komsilga.

60 arbres fructueux ont été ce jour-là, mis en terre à Komsilga

Pour l’opération de reboisement de la DREPPNF-C ce 24 août 2024 à Komsilga, sous le parrainage de la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce(BSIC) ; ce sont au total 260 plants qui ont été mis en terre dont une soixantaine de pieds d’arbres fruitiers.

«Celui qui a planté un arbre n’aurait pas vécu inutile », soutiennent les écologistes.  C’est aussi pour coller à ce précepte digne d’intérêt, que la DREPPNF-C a organisé une activité de reboisement dans la partie déserte d’une l’école primaire, celle de Dayoubsi, située dans la commune de Komsilga, à quelques encablures de Ouagadougou. En effet, pour ne pas rester en marge de l’acte salutaire, parents d’élèves et enseignants de l’école de Dayoubsi, personnel de la DREPPNF, notabilités coutumières et responsables administratifs, ont très tôt le matin du 24 aout, effectué le déplacement de Komsilga, notamment sur le site du reboisement.

Des responsables des deux structures au lancement de la campagne de reboisement

Dans cette école dont le choix n’est pas un fait du hasard (bien clôturée et déserte), une soixantaine d’arbres fructueux dont des résiniers, des jujubiers, des karités, des colatiers et des dattiers sauvages ont été mis en terre, sous l’assistance technique des agents des eaux et forêts. Prévus pour être mis en terre, 200 pieds d’arbres ont été répartis dans les autres écoles de la circonscription éducative de base de Komsilga. C’est une fierté et un privilège pour Antarest Batiana, Président de la Délégation spéciale (PDS) de Komsilga qui a participé activement à l’opération verte. «Je suis très comblé de joie de voir que ma commune a été choisie pour cette opération et je remercie les porteurs du projet. Nous veillerons bien à l’entretien de ces plants », a rassuré le PDS.

Ki Cheicka, représentant de la BSIC, marraine de l’activité, a félicité l’initiative de la Directrice régionale de l’Education du Centre, qui vise à reverdir le couvert végétal. Pour Chiecka Ki, la nature vit avec nous et nous devons vivre avec elle.  C’est pourquoi, il a invité hommes et femmes à vivre utile, en plantant au moins chacun un arbre. «Lorsque nous avons été sollicités pour accompagner le projet de Madame, la Directrice régionale, nous n’avons pas hésité à donner notre accord, l’initiative étant noble», a souligné le Directeur Commercial par intérim de la BSIC. Embouchant la même trompette, Aissata Traoré, Secrétaire générale de la région du Centre, représentant le gouverneur de cette région, a salué la concrétisation du projet de Adiarata Sawadogo, Directrice régionale de l’éducation du Centre. La représentante de Abdoulaye Bassinga dit beaucoup encourager ce genre d’initiative, qui selon elle, répond à la politique gouvernementale dans la lutte contre la déforestation. C’est alors qu’elle a invité chaque école à avoir un bosquet et à l’entretenir. «Une chose est de planter, une autre est d’entretenir », a-t-elle conseillé.

Une photo de famille pour immortaliser l’initiative

Pour la première responsable de la DREPPNF-C, Adiarata Sawadogo, cette activité réalisée par sa direction doit aussi servir d’exemple pour les enfants qui doivent emboiter les pas de leurs encadreurs. C’est pourquoi, elle a ému le vœu de voir au moins chaque enfant planter un arbre. L’occasion faisant le larron, Adiarata Sawadogo a poussé un cri de cœur auprès de ses partenaires de la BSIC, à qui elle demande de l’aider à réhabiliter le forage de l’école de Dayoubsi en panne depuis belle lurette.  Une séance de photo de famille pour immortaliser l’évènement et un rafraîchissement offert aux invités, ont mis fin à l’activité.  

Correspondance particulière de Jessica Ouagré