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Banfora : Une utile et chargée ID Day 2024

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La deuxième journée de la cinquième édition de la Journée de l'identité a tenu toutes ses promesses

L’Office national d’identification (ONI), a organisé les 18, 19 et 20 septembre 2024 à Banfora, en collaboration avec ses partenaires, la cinquième édition de la Journée de l’identité avec une série d’activités tenues dont des communications, en présence des autorités régionales, des responsables de l’ONI et des populations.

Les membres du présidium de l’ID Day 2024 à Banfora. L’on reconnaît le Gouverneur des Cascades au milieu. A sa droite, le Directeur général de l’Office national d’identification

C’est le Président de l’Assemblée législative de Transition (ALT) Ousmane Bougouma qui était le parrain de la deuxième journée de la cinquième édition des Journées de l’Identité ‘’ID DAY’’ tenue les 18, 19 et 20 septembre 2024 à Banfora sous le thème principal «Modernisation des systèmes d’identification: État des lieux, défis et perspectives».

Présidant l’ID Day, le Gouverneur des Cascades, Badabouè Florent Bazié, a souligné l’importance de l’évènement

Organisé par l’Office national d’identification et ses partenaires, l’évènement a enregistré la participation des autorités régionales dont le gouverneur Badabouè Florent Bazié qui l’a présidé.

Dans son allocution devant la population vivement mobilisée, le Gouverneur des Cascades a souligné l’importance de cette célébration dans le contexte actuel au Burkina Faso.

«Eviter le vase clos dans les systèmes d’identification»

Arzouma Daouda Parfait Louré, DG de l’ONI, donnant des explications à la presse

Aussi, pour le directeur général de l’ONI, Arzouma Daouda Parfait Louré, l’identification constitue un enjeu majeur face au défi actuel de protection des personnes et de leurs biens.

«Nous avons plusieurs systèmes d’identification au Burkina Faso qui, pour la plupart, évoluent en vase clos. Donc, il faut qu’une tribune soit trouvée pour que ces systèmes d’identification puissent se parler et voir ensemble comment moderniser le secteur de l’identification», a -t-il expliqué.

«Créer un système unique de bases de données»

La DG Haoua Dama/Ouattara situant les enjeux de l’interopérabilité

«L’enjeu majeur de la problématique, c’est de vraiment disposer d’un système d’identification unique qui puisse être sécurisé et qui puisse créer la confiance numérique auprès des citoyens parce que des systèmes disparates peuvent porter à la confusion et créer aussi une réticence auprès des citoyens. N’oubliez pas qu’il y a la conduite du changement qu’on doit prendre en compte dans le cadre du schéma de la modernisation de ces systèmes d’identification. Donc, il est important de fédérer les actions pour pouvoir créer un système unique ou interopérabiliser ces différents systèmes pour permettre aux citoyens de faire face à un système unique même si derrière nous, nous savons qu’il y a plusieurs bases de données», a soutenu la directrice générale de la Transition digitale au niveau du Ministère en charge de la Transition digitale, Haoua Dama/Ouattara.

 Opportunités et risques de l’interopérabilité

Plusieurs activités ont eu lieu durant cette 5e Journée de l’identité à Banfora. 8 communications ont été développées afin de nourrir la réflexion autour de la problématique. Les thèmes débattus ont permis par les acteurs ont permis de sensibiliser davantage l’opinion publique sur le rôle prépondérant que joue l’identité dans la vie de la personne physique, la jouissance de ses droits civiques, politiques et son accès aux services essentiels.

Bref, des échanges constructifs qui ont permis aux uns et aux autres de savoir les tenants et aboutissants des opportunités et risques de l’interopérabilité des systèmes d’identification.

Soumaïla Soma, Banfora

Burkina Demain

ONU : Un nouveau Pacte pour mieux répondre aux aspirations des peuples

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Des dirigeants mondiaux à la plénière de la 79ème Assemblée Générale de l'ONU ce dimanche 22 septembre 2024 à New York

Vieille de presque 80 ans, l’Organisation des Nations Unies (ONU) veut mieux répondre aux préoccupations du monde actuel et celles des générations futures. Pour ce faire, l’ONU s’est dotée d’un nouvel instrument juridique à la hauteur de ses nouvelles ambitions : le Pacte pour l’Avenir, adopté par consensus ce dimanche 22 septembre 2024 à New York à la faveur de la 79e Assemblée générale de l’organisation mondiale.

La présidence des travaux de cette 79e AG de l’ONU est assurée par l’ancien Premier ministre camerounais Philémon Yang (au milieu). A sa droite, l’on reconnaît le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres

Ces dernières années, c’était l’un des chevaux de bataille du secrétaire général réélu de l’ONU, Antonio Guterres. A savoir doter l’organisation mondiale d’un instrument juridique à même de la permettre de faire plus efficacement face aux défis actuels du monde et de ceux des générations futures. C’est à présent chose faite depuis ce dimanche 22 septembre 2024 où un nouveau texte, plus robuste, moderne et plus ambitieux a été adopté par consensus par les dirigeants mondiaux à l’occasion de la 79e Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.

Pacte de l’Avenir pour agir

Pour le SG des Nations Unies, Antonio Guterres, le temps est plus que jamais venu de passer à l’action

L’adoption de ce  »Pacte pour l’Avenir », c’est ainsi qu’il est intitulé, est saluée par la plupart des intervenants à la tribune onusienne de cette 79e AG, à commencer par le secrétaire général Guterres qui a immédiatement appelé à l’action les dirigeants du monde pour que les 56 Actions et 2 Annexes  préconisées dans le dispositif juridique non contraignant ne restent pas lettres mortes.

«Nous avons ouvert la porte, il nous incombe désormais à toutes et à tous de la franchir, car il ne s’agit pas seulement de s’entendre, mais aussi d’agir. Et aujourd’hui je vous mets au défi de passer à l’action», a-t- il indiqué.  Cette propension affichée du SG de l’ONU à agir semble partagée par plusieurs intervenants. Qu’ils soient représentants de grands ou petits ensembles territoriaux, cela au regard de l’espoir d’un monde meilleur que porte le Pacte, dans un contexte de crises multidimensionnelles.

Engagement réaffirmé de l’Arménie pour le multilatéralisme

le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a dit que son pays était encore prêt pour jouer sa partition comme par le passé

«Nous avions besoin de changer de paradigme car nos actes n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes. L’ONU n’a souvent pas été à la hauteur des aspirations des peuples», a ainsi soutenu le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan, soulignant la nécessité de l’engagement de tous les Etats de l’ONU, indépendamment de leur taille.

Comme par le passé, son pays, l’Arménie, aux confins de l’Europe et de l’Asie, avec ses 29 800 km2 et 1,3 million d’habitants, est encore prête, à jouer sa partition pour un monde plus humain. Il a évoqué notamment les milliers de juifs et d’Afghans accueillis par Erevan, suite à l’Holocauste et la guerre en Afghanistan.

«La mise en œuvre  du Pacte pour éviter la politique de deux poids, deux mesures»

le prince héritier et Premier ministre koweïtien Ahmad al-Abdallah al-Sabah a salué aussi l’adoption du Pacte pour l’Avenir

Même disponibilité à aller de l’avant dans la coopération multilatérale chez le prince héritier et Premier ministre koweïtien Ahmad al-Abdallah al-Sabah. Et de rassurer que l’engagement agissant et continu de son pays dans la coopération internationale avait déjà profité à 105 pays de la Planète, saluant l’avènement du Pacte de l’Avenir dont l’application devrait permettre d’en faire davantage. Pour le chef du gouvernement koweïtien, c’est par la mise en œuvre effective de tel Pacte que l’on peut arriver à faire en sorte que certaines parties du monde ne connaissent la politique de deux poids, deux mesures avec ses conséquences désastreuses. Il faisait allusion au conflit meurtrier en cours dans la bande de Gaza au Moyen-Orient où plus de 41 000 personnes ont déjà péri dans des massacres, faute d’assistance internationale adéquate.

Tons divergents chez des représentants de grands ensembles territoriaux

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a exprimé l’engagement des 27 pays de l’UE à jouer leur rôle dans la mise en œuvre du Pacte pour l’Avenir

Aussi, pour Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, Etat insulaire des Caraïbes en Amérique du Nord, c’est même un devoir moral pour les dirigeants actuels du monde de s’engager pour la réalisation des objectifs du présent Pacte.

Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, a souligné la nécessité pour les dirigeants d’assumer aussi leur devoir devant l’Histoire comme les devanciers

Mais, cette vision presque unanime chez les dirigeants ou représentants de ces ‘’petits Etats’’ a semblé quelque peu écornée chez des représentants de grands ensembles territoriaux. Ainsi, alors que Charles Michel, président du Conseil européen, a salué l’adoption du Pacte, exprimant l’empressement de l’Union européenne à participer activement à sa mise en œuvre ; Sergueï Verchinine, vice-ministre russe des Affaires étrangères a trouvé à redire.

Le chef de la délégation de la Fédération de Russie à cette 79e AG de l’ONU, Sergueï Verchinine, a trouvé à redire sur ce Pacte pour l’Avenir

«Cela ne peut pas être considéré comme du multilatéralisme, personne n’est content de ce texte», a-t- il tempéré à la tribune onusienne après l’adoption du texte. Preuve que toutes les préoccupations soulevées par le haut diplomate russe n’ont pas été prises en compte. Mais, heureusement, le chef de la délégation de la Fédération de Russie s’est gardé de jeter le bébé onusien avec l’eau du bain. Ce qui a donc permis l’adoption par consensus du Pacte.

Motifs d’espoir côté africain

Le président Julius Maada Bio de la Sierra Leone à la tribune de la 79e Assemblée Générale de l’ONU ce 22 septembre 2024

Côté africain, l’intervention de Ntsokoane Samuel Matekane, Premier ministre du Lesotho n’est pas passée inaperçue. Le Chef du gouvernement de ce Royaume de l’Afrique australe a tenu à féliciter la Namibie et l’Allemagne pour leur bonne conduite des négociations qui a abouti à l’adoption du Pacte pour l’Avenir.

Autre intervention africaine remarquable ce 22 septembre à la tribune des Nations Unies, celle du président Julius Maada Bio de la Sierra Leone. Celui- là même qui présidait il y a un mois la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la paix internationale et surtout celui qui milite encore ardemment en faveur d’une digne représentation de l’Afrique dans les instances onusiennes. Pour le président Maada Bio, l’adoption de ce texte actualisé ouvre certainement une fenêtre d’opportunités pour le continent qui à la création de l’ONU en 1945 ne disposait vraiment pas encore de territoires indépendants. La plupart à cette époque n’étaient que des colonies. Et les réformes qu’implique le Pacte pour l’Avenir, devrait permettre à l’Afrique de prendre toute sa place dans le système international. Pour le cas par exemple de la recomposition des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, le continent table sur 4 représentants, soit deux permanents et deux non permanents.  Là aussi, si les choses avancent comme souhaité, l’on devrait revoir au front l’incontournable Maada Bio, en sa qualité notamment de coordonnateur du Comité des dix chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine en charge la réforme dudit Conseil de sécurité des Nations Unies, connu sous le nom de C-10. Pour toutes ces raisons, ajoutée à la bonne tenue de la présidence camerounaise en ce début de la 79e AG de l’ONU, l’on peut dire qu’il y a des motifs d’espoir pour l’Afrique avec la naissance de ce Pacte pour l’Avenir de l’ONU. Pour la suite, ce sera surtout une question d’organisation, de stratégie pour en tirer réellement parti.

Martin Philippe

Burkina Demain

Egalité Homme-Femme : New York en renfort pour relancer Pékin

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Un panel de haut niveau ce 21 septembre 2024 à New York a permis de revenir sur les acquis et les défis de la mise en oeuvre de la Déclaration de Beijing (Pékin) septembre 1995 portant égalité des genres dans le monde
Un panel de haut niveau ce 21 septembre 2024 à New York a permis de revenir sur les acquis et les défis de la mise en oeuvre de la Déclaration de Beijing (Pékin) septembre 1995 portant égalité des genres dans le monde

Près de trente ans après sa tenue et au moment où s’ouvre ce dimanche 22 septembre à New York l’historique Sommet de l’Avenir sous l’égide des Nations-Unies ; la Conférence de Beijing (Pékin) de septembre 1995, notamment ses fort engagements en faveur de l’égalité des sexes résonnent encore dans les esprits. En effet, beaucoup d’intervenants, à l’image de la Reine Mathilde de la Belgique, réunis à une session parallèle de ce 21 septembre consacrée à la problématique, s’y sont légitimement référer, tant la Déclaration de Beijing était porteuse d’espoir pour l’égalité Homme-Femme.

La Conférence de Beijing de septembre 1995 avait accouché d’une Déclaration qui contenait une série d’engagements de la Communauté internationale en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes et des filles dans le monde

«Nous, gouvernements participant à la quatrième Conférence mondiale sur les femmes ; réunis à Beijing en septembre 1995, année du cinquantième anniversaire de la fondation de l’Organisation des Nations Unies ; résolus à faire progresser les objectifs d’égalité, de développement et de paix pour toutes les femmes dans le monde entier, dans l’intérêt de l’humanité tout entière, (…) ; prenant note de la voix de toutes les femmes dans le monde entier et tenant compte de la diversité des femmes, de leurs rôles et de leurs conditions de vie, rendant hommage aux femmes qui ont ouvert la voie, et inspirés par l’espérance incarnée dans les jeunes du monde entier ; nous réaffirmons notre engagement de  réaliser l’égalité des droits et la dignité intrinsèque des hommes et des femmes et atteindre les autres objectifs et adhérer aux principes consacrés dans la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme et les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, en particulier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes… ».

Ce sont là, entre autres, des engagements contenus dans la Déclaration dite de Beijing qui a sanctionné la conférence mondiale tenue du 4 au 15 septembre 1995 à Pékin pour donner un coup d’accélérateur aux engagements de la communauté internationale en faveur de la réalisation de l’égalité Homme –Femme. Organisée sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, cette Conférence notait quelques progrès mais soulignait surtout de nombreux défis à relever pour parvenir à cette égalité Homme-Femme.

‘’Des obstacles demeurent mais des motifs d’encouragement’’

Pendant la session parallèle, beaucoup d’oratrices, à l’image de la Reine Mathilde de Belgique, ont relevé des obstacles qui empêchent encore l’égalité des genres

29 ans après et au moment où la même Organisation des Nations unies organise ces 22 et 23 septembre 2024 à son siège à New York, le Sommet de l’Avenir, il était impossible de ne pas jeter un coup d’œil sur le rétroviseur pour se faire une idée sur le chemin parcouru depuis Beijing et se projeter dans l’avenir à partir de New York.

« En 2024, nous continuons de faire face à des obstacles systémiques dans de nombreux aspects de la vie. Les opportunités économiques, la représentation aux niveaux décisionnels, l’éducation et l’accès aux soins de santé des femmes et des filles restent des questions cruciales. Pire, nous assistons à une réaction inquiétante contre l’égalité des genres», relève la Reine Mathilde de Belgique ce 21 septembre à New York au cours de la session parallèle consacrée à l’égalité des genres.

Et la Reine Mathilde d’alerter : «Si rien n’est fait pour inverser la tendance, plus de 340 millions de femmes et de filles devraient vivre dans une pauvreté extrême d’ici 2030».

Mais, heureusement, à l’entendre, l’espoir n’est pas encore perdu. Elle a notamment fait référence au Plan d’accélération de l’égalité des genres du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, qui place les droits des femmes au centre des efforts de l’ONU en matière de paix, de développement et de droits humains.

Ce Plan de l’ONU est ambitieux certes, mais, la Reine Mathilde est loin d’être naïve. Elle est consciente du fait que le succès de cette initiative onusienne à venir dépendra de la collaboration des États membres, de l’engagement des acteurs de la société civile et des parties prenantes de tous les secteurs. «Nous devons tirer le meilleur parti de cette fenêtre d’opportunité pour réaffirmer et nous mobiliser autour de ces objectifs», a-t-elle exhorté,  soulignant l’importance de l’action collective dans ce combat.

Des exemples encourageants en Côte d’Ivoire, au Bangladesh

A entendre la reine de Belgique, des femmes dans le monde sont déjà engagées et montrent quotidiennement la voie à suivre pour les autres. Elle a fait cas de ce qu’elle a vu et entendu lors de ses récentes visites de terrain en Côte d’Ivoire, au Bangladesh, au Vietnam. Dans ces pays en développement, la Reine Mathilde a pu constater par elle-même le rôle transformateur que jouent les femmes dans la construction de sociétés durables et inclusives. «Dans les plantations de cacao de Côte d’Ivoire, par exemple, les femmes sont en première ligne dans la gestion des finances et du marketing de leurs entreprises de chocolat, démontrant ainsi comment l’autonomisation des femmes peut entraîner des bénéfices à l’échelle de la communauté. Nous devons les soutenir», assure-t-elle.

Prise en compte des droits des femmes dans la Pacte de l’Avenir

La présente session parallèle de haut niveau a réuni des représentants de plus de 40 pays et organisations internationales. Elle a surtout donné lieu à une déclaration de 20 pays soulignant l’importance des droits des femmes et des filles et de la nécessité de prendre en compte ces droits de l’autre moitié du ciel dans la mise en œuvre du Pacte pour l’avenir qui sera adopté à l’issue du Sommet de l’Avenir.

Cette prise en compte nécessitera évidemment un accroissement accru du financement de la promotion de l’égalité des sexes et axé plus spécifiquement sur les femmes. «Il faut des actions urgentes pour empêcher des millions de femmes de tomber dans l’extrême pauvreté d’ici 2030», a souligné pour sa part Nadine Gasman, présidente de l’Institut national des femmes du Mexique. Mme Gasman a sasi l’occasion pour souligner l’engagement de son pays à placer les personnes, en particulier les plus vulnérables, au centre de son paradigme de développement ; convaincue que le changement espéré viendra de politiques axées sur les personnes, conduisant au bien-être, à l’inclusion et au développement durable.

En cela, la Déclaration de New York, plutôt le Pacte de l’Avenir devrait venir en renfort à la Déclaration de Beijing (Pékin) et permettre à la Communauté Internationale sous l’égide des Nations Unies de tendre, au-delà de l’égalité Homme-Femme, davantage vers l’atteinte de ses objectifs globaux de développement durable. En ce sens que l’égalité des genres n’est pas une question isolée, mais un pilier de la réalisation de tous les objectifs de développement à l’échelle mondiale. En effet, qu’il s’agisse de croissance économique, de résilience climatique ou de stabilité sociale, la pleine participation des femmes est non seulement essentielle, mais aussi et surtout indispensable tout comme celle des hommes.

Martin Philippe

Burkina Demain

Inondations, sécheresses et incendies : L’appel du Partenariat mondial de l’eau

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La planète se porte mal. Au cours des huit derniers mois, les dommages économiques mondiaux causés par les inondations pourraient déjà dépasser les 100 milliards de dollars américains. Parallèlement aux inondations, d’autres régions sont confrontées à de graves sécheresses et à des incendies de forêt. L’Amérique latine, en particulier le Brésil et l’Argentine, a été frappée par une double crise de sécheresse et d’incendies, les feux de forêt faisant rage en Amazonie et la sécheresse affectant la production agricole. Face à ces multiples catastrophes, le Partenariat mondial de l’eau appelle à une action urgente en matière de Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE).

Comme ici à Ouagadougou le 1er septembre 2009, beaucoup de localités dans le monde ont été confrontées à de graves inondations ou d’autres catastrophes au cours des 8 derniers mois de l’année 2024

«Le Partenariat mondial de l’eau appelle à une action urgente en matière de gestion intégrée des ressources en eau face aux graves inondations, sécheresses et incendies qui sévissent dans le monde entier

Le Partenariat mondial pour l’eau (Global Water Partnership, GWP) exprime sa profonde inquiétude face à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde, exacerbés par le changement climatique et l’inadéquation des systèmes de gestion de l’eau. Les récentes inondations en Europe ont provoqué le déplacement de milliers de personnes, tandis que l’Amérique du Nord, le Canada et les États-Unis ont connu des précipitations record, entraînant des inondations dévastatrices. Dans le même temps, l’Asie du Sud-Est, notamment les Philippines et l’Indonésie, a été confrontée à de graves inondations qui ont paralysé les infrastructures et touché des millions de personnes. Au cours des huit derniers mois, les dommages économiques mondiaux causés par ces seules inondations pourraient, selon une estimation, avoir déjà dépassé les 100 milliards de dollars américains.

Parallèlement aux inondations, d’autres régions sont confrontées à de graves sécheresses et à des incendies de forêt, ce qui pèse encore plus sur les ressources et complique les efforts de reprise après sinistre. L’Amérique latine, en particulier le Brésil et l’Argentine, a été frappée par une double crise de sécheresse et d’incendies, les feux de forêt faisant rage en Amazonie et la sécheresse affectant la production agricole. Au Brésil, la sécheresse dans les régions méridionales a décimé les cultures, contribuant à d’énormes dégâts. L’Argentine est confrontée à des défis similaires, avec des incendies et des sécheresses continuels qui affectent gravement son secteur agricole et causent des pertes préjudiciables.

L’Afrique est également touchée par des catastrophes simultanées, des pays comme le Kenya et l’Éthiopie souffrant de sécheresses prolongées qui menacent la sécurité alimentaire de millions de personnes. Ces sécheresses, associées à des inondations dans d’autres régions, mettent en évidence les effets dévastateurs du changement climatique. En Amérique du Nord, la saison des incendies de forêt au Canada, exacerbée par les conditions sèches et les vagues de chaleur, a contraint des milliers de personnes à quitter leur foyer. De même, les incendies de forêt aux États-Unis ont causé des milliards de dollars de dégâts.

Le GWP souligne que si le changement climatique est un facteur déterminant de ces catastrophes, l’inefficacité des pratiques de gestion de l’eau et des terres aggrave considérablement le problème. Qu’il s’agisse de systèmes de drainage médiocres ou d’une gestion inadéquate des forêts, la mauvaise gestion humaine aggrave l’impact de ces catastrophes, ce qui montre clairement que la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) est essentielle pour renforcer la résilience et garantir la sécurité de l’eau.

La GIRE offre une approche holistique de la gestion des ressources en eau, équilibrant les besoins sociaux, économiques et environnementaux tout en garantissant une répartition équitable de l’eau, une préparation aux catastrophes et des stratégies de récupération. Sans cette approche intégrée, les communautés continueront à être confrontées à des inondations, des sécheresses et des incendies récurrents aux conséquences dévastatrices.

Le GWP souligne également l’importance d’une prise de décision fondée sur les données pour gérer ces crises liées à l’eau. Les analyses de données avancées, la surveillance en temps réel et la modélisation prédictive doivent être utilisées pour anticiper et atténuer les effets des inondations, des sécheresses et des incendies. En outre, la démocratisation de l’engagement des parties prenantes et l’implication des masses dans ces processus de gestion sont essentielles pour garantir la durabilité et l’efficacité des stratégies relatives aux ressources en eau.

Le GWP exhorte les gouvernements, les entreprises et les communautés à donner la priorité à la GIRE et à prendre des mesures immédiates pour faire face aux catastrophes liées à l’eau. La collaboration entre les secteurs, la planification fondée sur des données et les investissements dans des infrastructures durables sont des étapes essentielles pour renforcer la résilience et garantir la sécurité de l’eau pour tous. Le changement climatique accélérant la fréquence et l’intensité des inondations et des incendies, il est temps de prendre des mesures unifiées à l’échelle mondiale.

Seule une gestion globale de l’eau et des terres, combinée à l’implication active de toutes les parties prenantes, peut garantir un avenir où les communautés seront protégées des impacts de ces deux crises. Il est temps d’agir.

 

Le comité de pilotage du Partenariat mondial de l’eau

Pablo Bereciartua, Président

Nchedi Sophia Maphokga-Moripe, vice-présidente

Yamileth Astorga Espeleta

Ndey Sireng J Bakurin

Paulette Bynoe

Angel Cárdenas Sosa

Christopher A. Ilagan

Roula Majdalani

Atem S. Ramsundersingh

Adrian Sym

Carolina Tornesi MacKinnon

Jorge Werneck Lima

Jing Xu ”

SAMAO 2024 : Le point des prépa. à jour-J moins 9

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Forte participation des hommes et femmes de médias à la conférence de presse animée ce mardi par le Comité d'organisation de la SAMAO 2024

Le président du Comité d’organisation de la sixième édition de la Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest -SAMAO-, sous la houlette de son président, Doulaye Sanou, a animé ce mardi 17 septembre 2024 à Ouagadougou, une conférence de presse. Objectif : donner, aux journalistes mobilisés en grand nombre, des informations sur les tenants et les aboutissants de cette 6e SAMAO placé sous le haut patronage du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Les membres du présidium de ce rendez vous avec les journalistes

«Les minéraux critiques : Quelles stratégies de développement pour les pays Africains ?». C’est le thème principal de la sixième édition de la Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest- SAMAO- qui se tiendra du 26 au 28 septembre 2024 au Centre international de conférences de Ouaga 2000 sous le haut patronage du Chef de l’Etat Burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Pour parler de cet évènement majeur du secteur minier et donner des informations sur ses préparatifs, le Comité d’organisation présidé par Doulaye Sanou, a animé ce mardi matin une conférence de presse qui a mobilisé du monde.

«Thème  de la SAMAO 2024 évocateur»

Doulaye Sanou, président du Comité d’organisation de la SAMAO 2024, a souligné la pertinence du thème de la présente édition

Pour le Burkina Faso et la Région ouest africaine, le thème même de cette Semaine «Les minéraux critiques : Quelles stratégies de développement pour les pays Africains ?» est évocateur, a indiqué le président du Comité d’organisation Doulaye Sanou.

Et le secrétaire général du Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières sait de quoi il parle. «Au Burkina Faso, des recherches ont révélé des traces de lithium, de cobalt, de nickel, de vanadium, d’uranium, de Zinc et de cuivre. Si la présence de ces minerais en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier peut être vue comme une opportunité, leur exploitation doit être soutenue par des politiques volontaristes de la part des gouvernants afin de créer davantage de valeur ajoutée et susciter des retombées économiques locales et régionales. C’est dans ce sens que le thème central de l’édition de 2024 de la SAMAO qui est : « Les minéraux critiques : Quelles stratégies de développement pour les pays Africains ? » est évocateur»

Plus de 2000 participants attendus à cette 6e SAMAO

La SAMAO constitue aujourd’hui un important outil de soutien au développement du secteur minier Burkinabè et de la région. En effet, devenu au fil des éditions un évènement d’envergure internationale. En se positionnant comme un rendez-vous de référence mondiale, la SAMAO ne cesse d’attirer du monde à chaque édition.

Pour cette édition 2024 de la SAMAO, c’est plus de 2000 participants qui sont attendus. Il s’agit notamment d’experts, d’investisseurs et de chercheurs du secteur minier, ainsi que de visiteurs d’horizons divers qui feront ainsi le déplacement de la Salle internationale de conférence de Ouaga 2000 à cette occasion.

Et à écouter les premiers responsables du Comité d’organisation, de bonnes choses attendent tout ce beau monde.

Plusieurs activités au menu

Au menu des plusieurs activités de cette SAMAO 2024 figurent six sous-thèmes qui seront développés sous forme de conférences et/ou de panels par des experts nationaux et étrangers. Ces sous-thèmes  s’articuleront autour des thématiques principales suivantes : stratégie de recherche et de valorisation des minéraux critiques ; minéraux critiques et transition énergétique : quelles opportunités d’industrialisation en Afrique ; matériaux locaux de construction : Conceptions architecturales, économie d’énergie et mitigation de l’impact climatique ; vers une règlementation spécifique pour les minéraux critiques ; place de l’artisanat minier dans l’exploitation des minéraux critiques ; prospectiviste et recherche scientifique sur les matériaux critiques au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest.

En outre, il est prévu des rencontres B2B, des expositions et des visites sur un site minier et un site touristique ou de carrière. Par ailleurs, des activités pré-SAMAO se dérouleront du 24 au 25 septembre 2024. Il s’agit principalement d’un atelier régionale formation sur les enjeux de la transformation et la valeur ajoutée aux minéraux de développement, lien entre matériaux bas carbone, contenu local et développement.

Rachel Bazié

Burkina Demain

Banfora : Des enseignants à l’école de la réforme des curricula

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Les officiels posant avec les enseignants et les encadreurs formateurs

Les 10, 11, 12 et 13 septembre dernier, les enseignants de la commune de Banfora, chef-lieu des Cascades, se sont massivement réunis dans divers sites de formation pour des séances de travail, dans le cadre de la conférence pédagogique annuelle. Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la formation continue sur la réforme curriculaire amorcée par le système éducatif burkinabè en vue de l’adaptation au contexte actuel.

Les membres du présidium à l’ouverture des travaux de la conférence pédagogique, de gauche à droite, : Kamissa Soulama Soma CCEB Banfora I et 1re vice-présidente de la Délégation spéciale de Banfora ;Yacouba Traoré, DREPPNF-Cascades et Mamadou Héma, DPEPPNF-Comoé

«Les curricula et leurs outils d’accompagnement», tel était le thème de la conférence pédagogique annuelle qui a réuni les 10, 11, 12 et 13 septembre 2024 à Banfora, des enseignants du primaire de la Région des Cascades. Conférence pédagogique au cours de laquelle ces enseignants et leurs encadreurs ont échangé suite à des exposés théoriques et des exercices pratiques.

Des travaux en plénière et en atelier

Après la cérémonie d’ouverture solennellement présidée par Yakouba Barro, Président de la Délégation Spéciale de Banfora ; les travaux se sont ensuite déroulés en plénière et  ateliers, avec une vive participation des enseignants aussi bien du public que du privé. Ainsi, ces quatre jours durant, les conférenciers ont pris avec abnégation le taureau par les cornes   afin de mieux s’outiller en cette rentrée scolaire qui s’annonce pour quelques jours.

L’inspecteur Emmanuel Karama, formateur dans le site de l’école Chauvigny  »B », a explicité le terme curricula

Selon l’inspecteur Emmanuel Karama, formateur dans le site de l’école Chauvigny  »B », «les curricula sont un ensemble de contenus d’apprentissage et des outils qui les accompagnent à travers un programme bien cohérent. Les contenus des curricula sont structurés autour de quatre champs disciplinaires. Ce qui veut dire que l’ensemble des disciplines sont reparties en quatre grands groupes qui sont : langue et communication; mathématiques, sciences et technologie ; sciences humaines et sociales ; EPS, arts, culture et production».

Sentiments de satisfaction générale

Kamissa Soulama Soma (extrême gauche), cheffe de la circonscription d’éducation de base de Banfora I représentant le PDS, livrant le discours de clôture de la conférence

Dans son discours de cérémonie de clôture de la présente conférence, Kamissa Soulama/ Soma, cheffe de Circonscription d’éducation de base de Banfora I, représentant le Président de la délégation spéciale, a apprécié les conclusions des travaux et les résultats des évaluations présentés par les rapporteurs. Aussi, elle a adressé ses remerciements à tous les acteurs pour leur disponibilité et leur dévouement et les a invités à réinvestir les acquis de cette conférence dans leurs classes respectives. Mais, ce qui ne se fera pas évidemment sans difficultés. Toutefois, elle s’est dit rassurée et optimiste quant à leur sens élevé du devoir. Enfin, pour leur part, Yacouba Traoré et Mamadou Héma, respectivement directeur régional et provincial de l’éducation de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, se sont réjouis de l’exécution de l’ensemble des travaux menés dans les différents sites de formation.

Le directeur régional Yacouba Traoré a exprimé sa satisfaction pour le bon déroulement et les résultats de la conférence

«C’est vraiment un motif de satisfaction. Satisfaction en ce sens que dans toutes les 20 CEB de la région, il n’y a pas eu un incident particulier entravant la bonne marche des travaux. En plus, je tenais vraiment à remercier tous les acteurs, les enseignants en premier lieu et ensuite les encadreurs, les formateurs. Certains se sont sacrifiés; ils sont allés dans les confins de la région pour accompagner les enseignants à faire dérouler cette session de formation. Je leur tire mon chapeau et leur en suis reconnaissant. Donc, grand merci à eux ! Et qu’au cours de cette nouvelle année scolaire qui démarre, je leur demande encore plus d’engagement afin qu’on puisse relever des défis plus grands », a indiqué en effet le Directeur régional Traoré.

Recommandations soumises et doléances à reverser à la hiérarchie

Karim Ouattara, participant de la conférence, a fait cas de recommandations formulées

«Durant ces quatre jours, vu la pertinence du thème, les participants à savoir les enseignants ont suivi avec attention, intérêt les différents exposés malgré leurs conditions de travail difficiles. Les formateurs étaient également à la hauteur et les débats étaient bien animés en ateliers comme en plénière. Les enseignants sont désormais nantis de connaissances sur les nouveaux curricula au CE et s’engagent à les réinvestir au profit de nos apprenants, futurs bâtisseurs de demain. Je souligne au passage que quelques recommandations qui nous tenaient à cœur ont été soumises à qui de droit pour une réussite des Futures conférences des enseignants du primaire », a confié de son côté Karim Ouattara, participant à la conférence.

Concernant les doléances évoquées, le Directeur régional entend les examiner et tenter d’apporter des éléments de réponse. Cependant, celles au-delà de leurs forces seront reversées à la hiérarchie pour plus de solutions idoines.

Levée de fonds en faveur des FDS et VDP

Photo de famille de l’ensemble des acteurs de cette conférence pédagogique annuelle des enseignants des Cascades qui aura tenu toutes ses promesses

Par ailleurs, malgré les multiples difficultés, l’ensemble des acteurs, des encadreurs formateurs, des partenaires et autorités en charge de l’éducation dans les Cascades ont mis les petits plats dans les grands pour la réussite de cette session de formation. Et au regard du contexte sécuritaire qui affecte le pays depuis plus d’une dizaine d’années, ceux-ci ne sont pas restés indifférents face à la contribution pour l’effort de guerre déjà entrepris par les diverses couches sociales du Burkina Faso. Encore une fois de plus, ils ont laissé parler leur cœur en étant favorables aux doléances du Directeur régional et ont initié une levée de fonds pour le soutien des FDS et VDP dans la lutte pour la stabilité de la patrie.

Soumaïla Soma, Banfora

Burkina Demain

Education au Burkina : Les cours d’appui dans des établissement privés en question

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Par cette réflexion un citoyen s’interroge et dénonce le système des cours d’appui dans certains établissements. «ces cours d’appui ont impact très négatif sur les notes et le niveau  des élèves qui ne suivent pas ces cours car ce sont les mêmes professeurs qui organisent ces cours d’appui dans ces établissements. Beaucoup d’exercices de ces cours reviennent au devoir pénalisant ainsi ceux qui ne suivent pas leurs cours d’appui» et ce n’est pas tout…

«Plan d’éducation de certains établissements privés du Burkina? Cupidité ou recherche effrénée d’argent ou simplement incapacité d’assurer normalement la dispense des cours.

Cela dit beaucoup de parents d’élèves comme moi ont constaté l’émergence des cours d’appui sur certaines matières dans de nombreux privés et que les parents payent entre 15.000 et 20.000 francs par mois et par matière.

Certains diront qu’on n’est pas obligé d’inscrire nos enfants et je suis aussi d’accord. Malheureusement, ces cours d’appui ont impact très négatif sur les notes et le niveau des élèves qui ne suivent pas ces cours car ce sont les mêmes professeurs qui organisent ces cours d’appui dans ces établissements. Beaucoup d’exercices de ces cours reviennent au devoir pénalisant ainsi ceux qui ne suivent pas leurs cours d’appui. Revenant aux coûts J’aurais compris qu’ils soient fixés en tenant compte du coût horaire national et officiel, mais malheureusement ce n’est pas le cas.

A mon humble avis, le Ministère de l’éducation nationale devrait interdire ces pratiques qui n’est’un moyen de spolier davantage les parents d’élèves qui payent déjà cher dans ces établissements privés.

Je demande au Bureau national de faire arrêter ces pratiques dans les établissements.

Un parent peut demander l’appui d’un professeur afin qu’il encadre son enfant à domicile, mais c’est l’établissement qui favoriser une telle pratiques au sein des établissements, je pense qu’il faut l’arrêter pendant qu’il est encore.

Il y a des établissements qui organisent des cours de rattrapage au profit de leurs élèves et cela permet d’achever le programme mais pas de cette manière. Le Burkina a besoin de tous pour l’éducation de ses enfants.

Guiatin Hamidou Jonas

Tel 70 29 64 96

E-mail :jonasguiatin@yahoo.fr  »

 Santé et paix au Burkina : L’AFAB en action au SIAO

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Au lancement de la cinquième opération don de sang de l'AFAB ce 7 septembre 2024 au SIAO

Toujours en soutien à la santé et la paix dans le pays, l’Association des femmes albinos du Burkina Faso (AFAB) a mené ce samedi matin à Ouagadougou sa cinquième opération de don de sang en présence de sa présidente Maimouna Déné et de la marraine de ladite opération Malika la Slamazone.

Le dispositif du Centre national de transfusion sanguine en pour l’opération de l’AFAB

Ils étaient encore nombreux les membres et sympathisants de l’AFAB à se rendre dans la matinée de ce samedi 7 septembre 2024 dans l’enceinte du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) où se déroulait la cinquième opération de don de sang de cette Association des femmes albinos du Burkina Faso.

«Encore faire œuvre utile pour la Nation»

La présidente de l’AFAB Maimouna Déné a décliné les objectifs de la présente opération de don de sang
La président de l’Association des femmes albinos du Burkina, en position de donner l’exemple à suivre pour les membres

« A n’importe quel moment, toute personne peut-être dans un besoin de sang. C’est pourquoi d’ailleurs nous saisissons de cette occasion pour lancer un appel à toutes les personnes en situation de handicap, à tous les Burkinabè, chacun selon ses possibilités, à contribuer de sa manière pour la construction de notre pays, de notre Nation.  En tout cas de notre côté, nous essayons d’apporter notre pierre, de participer à cette construction de la Nation, de faire vraiment œuvre utile», a soutenu la présidente de l’AFAB Maimouna Déné. Et d’ajouter : «Cette journée de don de sang s’inscrit aussi dans le cadre de l’effort de paix pour contribuer à la prise en charge des blessés dans les rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la partie (VDP) qui ont besoin de sang. C’est un devoir pour nous de les venir en aide aussi, eux qui luttaient nuit et jour pour que nous soyons en sécurité. Et notre grand souhait, c’est que la paix revienne rapidement la paix reviennent au Burkina Faso».

«Donner un sens à sa vie, c’est important»

La marraine Malika la slamazone a lancé un appel pour une mobilisation autour de l’initiative

Mme Déné avait à ses côtés, la marraine de cette 5ème édition de don de sang de l’AFAB. Il s’agit notamment de la célèbre Malika la slamazone, très attachée aussi aux causes nobles, notamment celles que ne cesse de porter l’Association des Femmes Albinos.

« C’est qu’il y a beaucoup de préjugés autour du don de sang, il y a beaucoup qui ont peur de l’aiguille, mais il faut se dire que c’est pour sauver des vies et cela est important. Comme on le dit, donner une poche de sang, c’est sauver jusqu’à trois personnes.  Pour qu’on ait un sens à sa vie, c’est vraiment important d’être utile aux autres.  Et on peut le faire simplement en donnant son sang.  J’invite tout le monde, tous les Burkinabè à se mobiliser et à venir se joindre à cette lutte pour la vie».

Un appel à la mobilisation des Burkinabè qui va beaucoup faire plaisir au Centre national de transfusion sanguine (CNTS) qui a déployé tôt dans la matinée (vers 8 h du matin)  son dispositif pour rendre effective l’opération.

Au moins une centaine de poches attendues

Par son invite, la marraine était loin de prêcher dans le désert. En effet, des citoyens Burkinabè sont venus participer massivement à l’opération de l’AFAB pour ainsi contribuer à sauver des vies.

Luc Sawadogo, l’un d’entre eux, est tout à fait dans cette logique de solidarité agissante : «Dans cette période il y a assez de personnes qui souffrent de paludisme et par ricochet de manque de sang et cela m’emmène à venir donner mon sang pour sauver des vies car, quand on donne le sang, c’est pour sauver des vies. Nous voyons aussi nos FDS qui sont dans des problèmes actuellement sur le terrain et qui ont besoin de sang. C’est pour cela que je suis venu ici ce matin pour faire ce don de sang. Je demande aussi à tous ceux qui peuvent le faire, de bien vouloir venir donner de leur sang. Que ce soit ici ou dans tous les autres centres de santé, donner son sang aide beaucoup pour ceux qui sont malades et qui en ont besoin. Beaucoup de personnes meurent parce qu’ils n’ont pas assez de sang. Nous devons faire quelque chose pour éviter cela », a-t-il confié.

«Je suis venue aujourd’hui pour donner mon sang, pour aider des milliers de vie . Avec la situation sécuritaire les gens ont vraiment besoins de sang, aux personnes qui n’ont pas encore donné leur sang je les invite à donner leur sang, parce que c’est une noble cause pour laquelle nous devons lutter », a assuré aussi pour sa part Guiéné  Adiatou, qui a également tenu à faire le déplacement du SIAO.

Au total, c’est au moins une centaine de poches de sang qui sont attendues de cette cinquième opération de don de sang de l’Association des femmes albinos du Burkina, toujours fidèle à son engagement de servir à sa façon la Nation.

Rachel Bazié

Burkina Demain

Le vélo et les Burkinabé : une longue histoire… du fils du Faso, Yé lassina Coulibaly

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«L’usage du vélo est véritablement omniprésent au Burkina Faso. Pour preuve, le spectacle insolite observé dès l’aube, à l’entrée de toutes les grandes villes: un long cortège de femmes et d’hommes à vélo avec, sur leur porte-bagages, des grands ballots chargés de fruits, de légumes, de volailles, de fagots de bois, de charbon, de poteries, etc … Les grandes artères de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso offrent un spectacle impressionnant et quasi permanent : la ruée des moyens de transport  » à deux roues » parmi lesquels les vélos occupent encore une grande place. Dans sa dimension économique, on peut dire que le vélo a contribué à l’émancipation des femmes». Et ce n’est pas tout. Pour tout en savoir plus, lisez cette fabuleuse histoire racontée par le fils du Faso, Yé Lassina Coulibaly.

«Le vélo, la musique et les Burkinabé : une longue histoire… racontée par le fils du Faso, Yé lassina Coulibaly

En tant que fils du pays, au travers de mon approche personnelle, artistique et humaine, de l’histoire du vélo au Burkina Faso, je témoigne ici du vécu et de l’attachement des burkinabés à ce mode de déplacement.

Comme dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, le vélo fait partie de la vie quotidienne des peuples du Burkina Faso dans toutes les régions, dans les zones rurales comme dans les villes, y compris les plus importantes : Ouagadougou, la capitale, et Bobo-Dioulasso, la capitale culturelle.

Il n’est guère surprenant de croiser, dans le monde rural, un paysan pédalant à toute allure sur son vélo, la houe à l’épaule et même quelques fois sa radio en bandoulière. Il va au champ jusqu’à une distance d’environ une dizaine de kilomètres, voire plus, du village. On peut aussi rencontrer des jeunes à vélo transportant des charges solidement attachées sur leur porte-bagages.

Au Burkina Faso, le vélo est véritablement un moyen de déplacements privilégié pour les activités quotidiennes des différents acteurs sociaux des communautés : le paysan, le petit commerçant qui transportent leurs marchandises dans les divers marchés hebdomadaires des villages ; le messager qui va annoncer une nouvelle (bonne ou mauvaise) dans la région.

Le colporteur, le commerçant parcouraient des centaines de kilomètres avec leurs marchandises empilées sur le porte-bagages, au point qu’on ne les apercevait plus eux-mêmes sur leur vélo!

Parmi ces usagers habituels du vélo, il y avait également les vendeurs ambulants de cassettes de musique, contes ou récits.

Le vélo est aussi très prisé par les élèves pour se rendre dans leurs écoles et établissements scolaires.

Les guérisseurs se déplacent quotidiennement en vélo pour se rendre dans des forêts, parfois peu accessibles en voiture, à la recherche des fruits, plantes et racines nécessaires en médecine traditionnelle. Les chasseurs également car le vélo ne fait pas de bruits qui seraient susceptibles d’effrayer les animaux.

Outre sa fonction, le vélo a été un levier pour l’économie burkinabè. Son essor a soutenu le commerce et l’artisanat : des vendeurs démarchaient les clients jusque dans les contrées les plus reculées et des ateliers de réparation et de vente de vélos et pièces détachées se sont installés un peu partout dans les villages et sur les bords des routes.

L’usage du vélo est véritablement omniprésent au Burkina Faso.

Pour preuve, le spectacle insolite observé dès l’aube, à l’entrée de toutes les grandes villes: un long cortège de femmes et d’hommes à vélo avec, sur leur porte-bagages, des grands ballots chargés de fruits, de légumes, de volailles, de fagots de bois, de charbon, de poteries, etc … Ils reviennent des zones de cultures maraîchères ou d’exploitation des forêts où ils s’approvisionnent en vue de revendre ces produits, dès la matinée, sur les étals des petits marchés dans les différents quartiers des villes.

Les grandes artères de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso offrent un spectacle impressionnant et quasi permanent : la ruée des moyens de transport  » à deux roues » parmi lesquels les vélos occupent encore une grande place.

Dans sa dimension économique, on peut dire que le vélo a contribué à l’émancipation des femmes en facilitant l’acheminement de la production de leurs cultures maraîchères personnelles.

L’arrivée du vélo a aussi eu un rôle social dans la participation des jeunes aux services à rendre aux communautés villageoises : coopération des jeunes, souvent en groupe pour aller aider aux champs ou à construire des maisons, ou véhiculer des malades dans des centres de soins parfois éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres.

Il faut dire que, pendant des décennies, le vélo a été le moyen le mieux adapté pour atteindre les villages les plus reculés, dépourvus de routes et desservis uniquement par des pistes de latérite plus ou moins praticables..

Il se révélait précieux pour aller chercher nos princesses, surtout lorsque les sols étaient gorgés de pluie, pour se rendre aux évènements et spectacles des villages et les raccompagner à l’aube.

Dans les fêtes de villages, mariages, baptêmes, où se donnent des spectacles musicaux, où tout le monde chante et danse ensemble, où la joie explose, il n’était pas rare que les jeunes gens brandissent leurs vélos et se livrent, au sein du cercle, à des prouesses et acrobaties audacieuses avec leur vélo. La musique était toujours là pour créer l’ambiance et encourager les jeunes à se surpasser.

Au préalable, afin d’assurer le transport des instruments et du matériel, les garçons s’organisaient en convois de cyclistes pour se protéger et sécuriser leur trajet.

Dans les années 1960, voire 1970, le vélo était un objet de prestige, de distinction social. Pour ainsi dire seuls ceux qui en avaient les moyens pouvaient acheter un vélo neuf. Les gens qui émigraient en Côte-d’Ivoire, Nigéria, Gabon, Ghana ou Lybie, pour marquer leur retour glorieux, débarquaient avec un vélo neuf.

Sur le plan économique, la production de vélos sur place, au Burkina, contribuera à l’expansion du vélo dans la société burkinabè. La première usine de montage de vélos s’installe à Bobo-Dioulasso en 1966 (IVOLCY qui deviendra plus tard la société SIFA).

Pour les couches populaires de la société burkinabé, le vélo a essentiellement une fonction utilitaire. C’est dans les couches supérieures de la société et notamment chez les coopérants et expatriés que la pratique du vélo a revêtu un caractère ludique et sportif.

L’intérêt pour le cyclisme, commence à se manifester timidement avec la création dans les années 1940 à 1950 d’un vélo-club à Bobo-Dioulasso dirigé par un Français.

Plus tard en 1954 des expatriés français créent le Vélo Club de Ouagadougou suite à l’installation des Etablissements Aubaret et la contribution d’un employé des Sociétés Dragages.

Ces clubs organisaient des courses à l’occasion des fêtes nationales; localement à l’intérieur du pays, de nombreuses activités autour du vélo réunissaient la jeunesse des villages et villes moyennes lors d’évènements culturels et sportifs. Le vélo jouait un rôle fédérateur important.

La première compétition cycliste officielle a eu lieu le 18 septembre 1955   à Ouagadougou.

A partir de 1987, le Faso Tour fut une compétition cycliste de renommée internationale.

Le cyclisme suscitera un véritable engouement populaire, à partir des années 1960, lorsque des sportifs locaux se sont approprié la pratique du vélo dans une fonction autre qu’utilitaire.

Les courses étaient très appréciées et suivies par un grand nombre de personnes. Mes souvenirs d’enfance me rappellent les attroupements tout au long du circuit dans la ville de Bobo-Dioulasso. Je me souviens aussi que la marque Peugeot occupait l’espace… Quelques vélos venant du Ghana suscitaient la curiosité par leur forme différente.

De nos jours, le vélo est concurrencé par les « 2 roues » motorisés mais il garde une place prépondérante dans la vie quotidienne et dans le cœur de nombreux burkinabé.

Dans certaines familles, on ne se sépare pas de ses vélos successifs, jusqu’à en faire une collection-mémoire du vécu de la famille. D’ailleurs on le chante et le danse dans de nombreux répertoires des différents peuples du Burkina.

Le vélo continue de nourrir l’imaginaire et la créativité des enfants : on le retrouve majoritairement dans les objets en bois ou en ferraille qu’ils construisent et exposent lors de concours… On peut donc compter sur la jeunesse pour maintenir vivante la présence du vélo au Burkina…

Le vélo remplit tellement de fonctions : il peut être à la fois cadeau d’encouragement, moyen de transport, vecteur de lien social, facteur de santé, atout de séduction, qu’il est ancré dans l’environnement socioculturel au Burkina Faso dont il fait désormais partie du patrimoine contemporain.

J’aime à penser que le vélo reste un moyen de déplacement indispensable et garde l’espoir que le développement économique qu’il a suscité perdure et que le souci écologique l’emporte pour la protection de notre atmosphère.

Un peu d’histoire…

A quand remonte l’introduction du vélo au Burkina Faso (anciennement Haute-Volta)?

Certaines sources historiques mentionnent que le vélo a été introduit en 1912 en Haute-Volta par des français puis à Bobo-Dioulasso, dans les années 1920, par Pierre Vicens, un commerçant-transporteur français.

Un des premiers modèles portait le nom de  » La sauterelle « , à cause de sa ligne élancée. Les populations locales, impressionnées par ce nouvel engin, l’ont spontanément baptisé « Negeso » c’est-à-dire le « Cheval de fer » en Bambara-Dioula, une des langues principales du pays et « Koutwefo » en langue Moré des Mossis.

Le fils de Faso,

Yé Lassina Coulibaly vous invite à découvrir davantage les trésors de Burkina Faso

 

Yé Lassina Coulibaly art et culture,

Site officiel : www.yecoulibaly.com

Artiste auteur-compositeur interprète

Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés

Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication».

Compte rendu du Conseil des Ministres du 4 septembre 2024

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 04 septembre 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 56 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement intérim des ministres et intérim du Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres.

Ce rapport est une relecture du décret n°2022-1061/PRES-TRANS/PM du 09 décembre 2022 portant intérim des ministres et du décret n°2022-1063/PRES/PM du 09 décembre 2022 portant intérim du Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres.

La relecture de ces décrets permet de préciser les intérims des ministres et du Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres en cas d’absence.

L’adoption de ces décrets permet d’assurer la continuité de l’action gouvernementale en cas d’absence ou d’empêchement d’un membre du Gouvernement.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2024, au 30 juin.

Au 30 juin, le budget de l’Etat, exercice 2024, a été exécuté à hauteur de 1 398,64 milliards F CFA en recettes et de 1 731,00 milliards F CFA en dépenses pour des prévisions annuelles respectives de 3 144,12 milliards F CFA et de 3 694,59 milliards F CFA.

Ces niveaux d’exécution correspondent à des taux d’exécution globaux respectifs de 44,48% et 46,85% contre 51,26% et 57,05% à la même période en 2023.

Au niveau de la gestion de la trésorerie, au 30 juin 2024, au total 1 831,58 milliards F CFA ont été encaissés sur des comptes de disponibilités des comptables directs du Trésor contre 1 856,61 milliards F CFA au 30 juin 2023, soit une baisse de 25,03 milliards F CFA correspondant à un taux de régression de 1,35%.

Au regard de la situation d’exécution du budget de l’Etat au 30 juin 2024, le Conseil recommande la poursuite des actions visant d’une part, l’amélioration des recettes, et d’autre part l’efficacité de la dépense budgétaire axée sur le financement des priorités du Gouvernement.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit rapport à l’Assemblée législative de Transition.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant institution de quotas d’enlèvements à l’importation des produits similaires fabriqués ou produits au niveau national.

Pour protéger les unités industrielles nationales, le Gouvernement a décidé d’instaurer en 2018 un quota d’enlèvement à l’importation des produits similaires fabriqués ou produits au niveau national notamment l’huile alimentaire, le sucre, le pneumatique et la farine de blé.

Ainsi, l’application de cette mesure a permis à la SN SOSUCO de vendre l’intégralité de sa production de 2018 à 2023, à la SN CITEC d’engranger un chiffre d’affaires de plus de sept (07) milliards F CFA entre 2019 et 2023 et de donner un souffle nouveau à la SAP OLYMPIC et aux minoteries.

Cinq (05) années après la mise en œuvre de la mesure, des résultats satisfaisants sont enregistrés. En vue de soutenir d’autres unités industrielles dans d’autres secteurs et tenant compte de la nouvelle dynamique amorcée par notre pays, il est nécessaire d’étendre la mesure à l’ensemble des produits similaires fabriqués ou produits au niveau national et soumis à Autorisation spéciale d’importation à travers un texte réglementaire.

Le décret vise entre autres :

– l’écoulement des produits nationaux ;

– la réduction de la dépendance du Burkina Faso vis-à-vis de l’extérieur ;

– le renversement de la structure de la balance commerciale.

 

L’adoption de ce décret permet d’instituer les quotas d’enlèvements à l’importation des produits similaires fabriqués ou produits au niveau national.

 

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la passation de marchés relatifs à l’acquisition d’engins pour quatre (04) brigades de travaux routiers par la procédure d’entente directe dans le cadre des projets spécifiques.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution de ces marchés à l’entreprise WEND NA SONGDO INDUSTRIE. Les marchés sont repartis comme suit :

– Lot 1 : Acquisition d’engins pour quatre (04) brigades de travaux routiers au profit du ministère des Infrastructures, pour un montant de dix-sept milliards six cent soixante-quatorze millions quatre cent quarante un mille deux cents (17 674 441 200) F CFA Hors taxes-Hors douane ;

– Lot 2 : Acquisition d’engins pour quatre (04) brigades de travaux routiers au profit du ministère des Infrastructures, pour un montant de treize milliards cent soixante-neuf millions huit cent quarante mille (13 169 840 000) F CFA Hors taxes-Hors douane.

Le financement est assuré par le Fonds spécial routier (FSR-B), pour un délai d’exécution de six (06) mois pour chaque lot.

 

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le Ministre d’Etat, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative au 4ème Rapport périodique quadriennal (RPQ 4) du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la Convention 2005 de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

La Convention 2005 est un instrument juridique international rigoureux, qui reconnaît non seulement le droit souverain des Etats d’adopter des mesures, initiatives et politiques culturelles adaptées à leurs réalités, mais aussi la nature spécifique des activités et produits culturels comme porteurs d’identités, de valeurs et de sens.

Le RPQ 4 a mis l’accent sur les politiques et mesures pertinentes mises en œuvre au cours des quatre dernières années au Burkina Faso. Ces politiques et mesures sont centrées sur l’amélioration de la gouvernance culturelle durable, le renforcement des échanges de biens et services, ainsi que la mobilité des artistes et des professionnels. Elles portent également sur l’implémentation des industries culturelles et créatives dans d’autres politiques de développement durable, l’égalité des genres ainsi que sur les libertés artistiques.

Le 4ème Rapport périodique quadriennal du Burkina Faso couvre la période 2021-2024.

II 2 Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, chargé de la Coopération régionale assurant l’intérim du ministre a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à la 7ème édition du Forum national de l’intégration qui se tiendra du 14 au 18 octobre 2024 à Banfora, dans la région des Cascades.

Cette 7ème édition du Forum national de l’intégration, placée sous le thème «Dynamique confédérale et intégration africaine » a pour objectif de poursuivre la promotion de l’intégration à travers une interaction positive entre toutes les communautés vivant au Burkina Faso.

Le Forum national de l’intégration vise entre autres à :

– sensibiliser les populations à la paix et à la cohésion sociale entre les différentes communautés vivant au Burkina Faso ;

– permettre aux populations de s’approprier la vision des Chefs d’Etat et les politiques de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ;

– sensibiliser les participants sur la nouvelle loi portant conditions d’entrée, de séjour, d’établissement et de sortie du territoire burkinabè.

Le Forum national de l’intégration connaîtra la participation des ministres chargés des Affaires étrangères des Républiques sœurs du Mali et du Niger.

La seconde communication est relative à la participation du Burkina Faso au 9ème Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC), qui se tient du 02 au 06 septembre 2024 à Pékin en République populaire de Chine.

Ce forum qui réunit les Chefs d’Etat et de Gouvernement africains et chinois est un cadre de concertation pour trouver les voies et moyens afin de raffermir leur coopération économique, politique et culturelle.

En marge du forum, la délégation burkinabè prendra part à un forum des investisseurs en vue de mobiliser des hommes d’affaires chinois pour des investissements structurants au Burkina Faso dans différents secteurs d’activités.

Le Forum de coopération Chine-Afrique est organisé tous les trois (03) ans entre la Chine et les pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin.

II 3 Le ministre de la Santé a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative aux résultats du deuxième passage (P1) de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+) de l’année 2024 au Burkina Faso.

Le deuxième passage (P1) de cette campagne s’est déroulé du 26 au 29 juillet 2024 et a concerné 70 districts du pays. Il a permis d’obtenir les résultats suivants :

– pour une cible attendue de 4 519 000 enfants de 3 à 59 mois, 4 594 765 ont été touchés lors de ce passage, soit une couverture administrative de 101,68% ;

– 50 918 enfants malnutris aigus modérés dépistés dont 12 727 nouveaux cas et 19 034 enfants malnutris aigus sévères dont 4 464 nouveaux cas ;

– 12 629 enfants de la cible du vaccin antipaludique non à jours ont été retrouvés pendant ce passage et 4 810 ont été rattrapés, soit un taux de 48,62% ;

– 1 016 023 concessions ont été visitées dans lesquelles 700 093 gîtes ont été identifiées et 511 238 immédiatement détruits, soit 73,02%.

Dans l’ensemble, ce deuxième passage (P1) de la campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier plus s’est bien déroulé.

La seconde communication est relative à la désactivation du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS) suite à l’amélioration de la situation épidémiologique de la rougeole dans plusieurs districts sanitaires du Burkina Faso et la dévolution des activités en routine.

Le Burkina Faso a connu une flambée de cas de rougeole en décembre 2023, qui s’est poursuivie en 2024. De la semaine épidémiologique n°46 de l’année 2023 à la semaine épidémiologique n°5 de l’année 2024, le pays a enregistré au total 1 335 cas suspects de rougeole avec quatre (04) décès.

Durant les cinq premières semaines épidémiologiques de l’année 2024, sur les 272 prélèvements de cas de rougeole analysés par le Laboratoire national de référence de la rougeole (LNR-R), 215 cas ont été confirmés et un seul cas de rubéole. Cette situation a conduit à l’activation du CORUS en vue d’assurer la riposte à cette flambée de cas de rougeole.

L’épidémie a atteint son pic à la semaine épidémiologique n°11 (du 11 au 17mars 2024) au niveau des neuf (09) districts sanitaires les plus touchés du pays.

Des campagnes anticipées de vaccination ont été menées du 26 février au 03 mars 2024 dans ces 09 districts sanitaires en épidémie avec un total de 831 370 enfants de 09 à 59 mois vaccinés, soit une couverture vaccinale globale de 124,9%.

L’évolution du nombre de cas confirmés et de décès est ensuite allée décroissante. En effet, les services de surveillance ont enregistré à la semaine 20 (du 13 au 19 mai 2024), 191 cas suspects et 00 décès au plan national, indiquant ainsi une évolution favorable de l’épidémie dans les districts sanitaires principalement touchés et au niveau national.

Tenant compte des résultats obtenus dans la surveillance de la rougeole qui indiquent une amélioration de la situation épidémiologique, le CORUS est désactivé.

II 4 Le ministre de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative à la généralisation du port de la tenue scolaire Faso Dan Fani (FDF) dans les établissements d’enseignement publics et privés du Burkina Faso.

Après la phase pilote du port de la tenue scolaire en Faso Dan Fani au cours de l’année scolaire 2023 2024 dans les établissements d’enseignement postprimaire et secondaire de trois (03) communes urbaines (Ouagadougou, BoboDioulasso et Koudougou) et une commune rurale (Sabou), il convient de généraliser le port de la tenue scolaire en Faso Dan Fani dans les établissements d’enseignement publics et privés du Burkina Faso.

Le port de cette tenue se fera au moins tous les lundi et jeudi et sera sans contrainte. Les acteurs des structures éducatives et les parents d’élèves ont la latitude de s’organiser, de contractualiser librement avec les acteurs du Faso Dan Fani, de choisir leur motif et leur modèle par structure ou collectivement selon le ressort territorial ou leur appartenance à une même faîtière.

II 5 Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la cérémonie de sortie de la première promotion d’ingénieurs diplômés de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO), prévue le 27 septembre 2024 à Ouagadougou.

Placée sous le très haut patronage de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, la cérémonie a pour thème « Rôle et place de l’ingénieur dans un contexte de relance économique du Burkina Faso».

Cette première promotion de l’EPO est constituée de 31 ingénieurs dont 09 en génie industriel, 08 en génie des textiles, 08 en génie informatique et 06 en génie des télécommunications.

Cette cérémonie connaîtra une remise d’attestations de reconnaissance à des personnalités et entreprises partenaires de l’EPO, une remise des diplômes et une plantation d’arbres.

Créée en 2017, l’EPO a pour missions entre autres, de former des ingénieurs de travaux, des ingénieurs de conception, des docteurs et de contribuer à la recherche scientifique et à la vulgarisation des travaux de recherche.

 

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Oumarou MOGMENGA, Mle 23 19 473 N, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, catégorie BF-C2, échelon 1, est nommé Membre du Conseil supérieur de la communication (CSC) au titre de la Présidence du Faso.

B AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

– Monsieur Handiegou Charles NATAMA, Officier, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO).

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Franck Didier ZOUNGRANA, Mle 96 906 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;

– Monsieur Jean SAWADOGO, Mle 96 916 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;

– Monsieur Siaka PARE, Mle 111 144 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;

– Monsieur Toubou RIPAMA, Mle 37 37 038 L, Démographe, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) ;

– Monsieur Mohamadi SAWADOGO, Mle 212 361 L, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Contrôleur interne du Centre national d’études stratégiques (CNES) ;

– Monsieur Mahamoudou DIARRA, Mle 59 879 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Contrôleur interne du Projet de développement des chaînes de valeur, maïs, soja, volaille et poisson et de résilience (PIMSAR) ;

– Monsieur Mahamadi OUEDRAOGO, Mle 212 601 X, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Contrôleur interne du Programme pour le Renforcement de la résilience des petits producteurs (RESI-2P).

D AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Tuandaba Marcel COULIBALY, Officier, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Thierry Dofizouho TUINA, Mle 57 710 C, Inspecteur général de police, catégorie 1, grade 5, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Madame Marie Denise SEBGO, Mle 57 727 X, Inspecteur général de police, catégorie 1, grade 5, 3ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Madame Nana Fatoumata BENON/YATASSAYE, Mle 88 836 K, Administrateur civil, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Conseiller technique.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur Moussa ZOROME, Mle 245 327 H, Gestionnaire financier, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances et de la comptabilité de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Madame Salimata OUEDRAOGO, Mle 343 494 U, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Chef de département de la coopération, de l’information et de la documentation au Secrétariat permanent de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation (CNCC) ;

– Monsieur Mohamed ILBOUDO, Mle 343 575 P, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département de l’administration, des finances et de la comptabilité au Secrétariat permanent de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation ;

– Madame Rihanata OUEDRAOGO, Mle 238 589 N, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Chef de département des statistiques et du suivi des projets et programmes de développement au Secrétariat permanent de la Filière coton libéralisée (SP-FCL).

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

– Monsieur Hyppolyte Lougné BASSOLE, Mle 220 565 M, Administrateur civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Henri Prosper PARE, Mle 35 176 A, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 3ème classe, 8ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur François COMPAORE, Mle 31 336 D, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, échelle 03, 8ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Barthélemy BADIEL, Mle 246 742 U, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Waogabamba Patrice ZOUNDI, Mle 130 467 K, Magistrat, catégorie P, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Madame Angèle OUIYA, Mle 58 323 E, Inspecteur de l’enseignement  secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Evariste Marie Wend-Yam GUIBRE, Mle 36 120 J, Inspecteur général de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 3ème classe, 7ème échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Wendwaoga Olivier BAGRE, Mle 247 668 P, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Madame Naomie OUEDRAOGO/BICABA, Mle 74 413 K, Administrateur civil, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Chargée de mission ;

– Madame Nomwendé Véronique ALIRA/WANGRAWA, Mle 225 071 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Amadou Tidiani YINYIN, Mle 112 498 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ;

– Monsieur Boureima SAWADOGO, Mle 245 866 X, Commissaire principal de police, catégorie 1, échelle 02, 3ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Madame Mariam SAKIRA/KARANTAO, Mle 207 907 E, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice des ressources humaines.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur ;

– de l’Université Joseph KI-ZERBO au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

– du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL), du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) et de Burkina Suudu Bawdè (BSB) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

A MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE

L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Windbénédo Jean-Marie KEBRE, Mle 104 259 A, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur :

– Monsieur Jhon Franklin Ismaël SORGHO, Mle 226 284 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, en remplacement de Monsieur Moustapha Fafing Nicolas DIABATE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STAGIAIRES DE L’INSTITUT DES HAUTES ETUDES INTERNATIONALES (INHEI)

– Monsieur Timothé HARO, Mle 105 310 R, pour la durée de son mandat de Délégué général.

 

B MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Joseph KI-ZERBO pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Madame Olga OUEDRAOGO, Mle 77 992 P, Juriste, en remplacement de Monsieur Hamidou OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES INSTITUTIONS FINANCIERES

– Monsieur Yacouba ZERBO, Cadre supérieur de banque, en remplacement de Monsieur Moctar Dédougou DIAKITE.

C MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Kiswendsida Arsène StanislasOUEDRAOGO, Mle 23 24 501 L, Economiste, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Lassina PARE.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Groupement d’intérêt public Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Sidi BARRY, Mle 217 027 N, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– Monsieur Soma Alassane OUATTARA, Mle 247 172 C, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Adelphe SANOU, Mle 130 544 E, Magistrat, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi au Conseil d’administration du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 024 CFPR-Z, Formateur, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de Burkina Suudu Bawdè (BSB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-Parole du Gouvernement