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Bénin : Patrice Talon a prêté serment

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Vainqueur au second tour de la dernière présidentielle béninoise avec 65% des voix, Patrice Talon a prêté serment ce mercredi 6 avril 2016 à Porto-Novo, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Patrice Talon au cours de son investiture ce mercredi à Porto-Novo
Patrice Talon au cours de son investiture ce mercredi à Porto-Novo

C’est fait. L’homme d’affaires Patrice Talon a pris officiellement les commandes du navire battant pavillon Bénin. Il a prêté serment ce mercredi à Porto-Novo, dans la capitale politique béninoise. La cérémonie s’est déroulée au stade Charles de Gaulle en présence des représentants politiques, traditionnels et religieux, et de représentations diplomatiques.
Aucun chef d’Etat étranger n’a assisté à cette investiture de Patrice Talon. Avant la cérémonie, Talon avait eu un entretien à huis-clos avec le président sortant Thomas Boni Yayi au palais présidentiel.
Avec une coalition de 24 candidats qui l’a soutenu au premier tour le nouveau président a remporté le second tour avec 65,37% des voix contre 34,63% pour le Premier ministre sortant, Lionel Zinzou.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Affaire «Panama Papers» : Sigmundur David Gunnlaugson annonce sa démission

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Le Premier ministre islandais a déjà tiré les conséquences de son implication dans l'affaire «Panama Papers» en annonçant sa démission

Suite aux révélations des « Panama Papers » sur ses placements offshore, le Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugson, a annoncé, ce mardi 5 avril, sa démission.

Le Premier ministre islandais a déjà tiré les conséquences de son implication dans l'affaire «Panama Papers» en annonçant sa démission
Le Premier ministre islandais a déjà tiré les conséquences de son implication dans l’affaire «Panama Papers» en annonçant sa démission

Le Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugson, a déjà tiré à son niveau les conséquences de l’affaire «Panama Papers». Il a en effet annoncé ce mardi au groupe parlementaire de son parti qu’il allait démissionner de ses fonctions de chef de gouvernement. Cette déclaration a été rapportée à la télévision islandaise par le vice-président du Parti du progrès.
Selon les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), Sigmundur David Gunnlaugson a possédé avec son épouse des millions de dollars dans la société Wintris dont il a cédé les parts en 2009 pour un dollar symbolique. Selon le rapport publié par l’ICIJ sur son site internet, M. Gunnlaugsson « a continué à cacher » l’existence de ses actifs quand il est devenu Premier ministre, en « violation des règles éthiques » de l’Islande. L’annonce de ces révélations a suscité un tollé chez les Islandais.

Joachim Batao
Burkina Demain

Jacob Zuma échappe à la destitution au Parlement

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Jacob Zuma peut arborer le sourire, il vient d'échapper à une énième motion devant le parlement sud-africain

Le parlement sud-africain a rejeté ce mardi l’initiative de destitution du président Jacob Zuma lancée par l’opposition, suite à la décision la semaine dernière de la Cour constitutionnelle enjoignant Zuma de rembourser les fonds publics utilisés pour la rénovation de sa résidence privée de Nkandla.

Jacob Zuma peut arborer le sourire, il vient d'échapper à une énième motion devant le parlement sud-africain
Jacob Zuma peut arborer le sourire, il vient d’échapper à une énième motion devant le parlement sud-africain

Grâce au soutien des députés de son parti, le Congrès national africain (ANC), le président sud-africain, Jacob Zuma a échappé ce mardi à une motion qui visait purement et simplement sa destitution. Le parlement sud-africain a ainsi rejeté la motion de destitution par 233 voix contre et 143 voix pour. Il aurait fallu deux tiers des voix des parlementaires pour que la motion passe.
Le parti au pouvoir, l’ANC, reste donc fidèle Jacob Zuma. Mais, pour l’opposition sud-africaine, notamment l’Alliance Démocratique, initiatrice de cette motion ; c’est le comble.
«L’histoire se rappellera que les députés de l’ANC ont choisi de défendre un escroc, au lieu de défendre la Loi suprême», a regretté le leader de l’Alliance démocratique, Mmusi Maimane.
Une fois encore, Jacob Zuma reste à la tête de l’Etat.

Mathias Lompo
Burkina Demain

La CPI abandonne ses poursuites contre le vice-président William Ruto

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Le vice-président kényan, William Ruto, peut se réjouir de la décision de la CPI d'abandonner les poursuites contre lui

Le vice-président kényan, William Ruto, peut avoir le sourire. La Cour pénale international (CPI) a décidé ce mardi 5 avril 2016 d’abandonner son procès pour crime contre l’humanité contre le vice-président, William Ruto.

Le vice-président kényan, William Ruto, peut se réjouir de la décision de la CPI d'abandonner les poursuites contre lui
Le vice-président kényan, William Ruto, peut se réjouir de la décision de la CPI d’abandonner les poursuites contre lui

Après le président kényan, Uhuru Kenyatta, il y a moins de deux ans, c’est le tour du vice-président William Ruto de bénéficier d’un abandon des charges de la Cour pénale internationale (CPI) qui pesaient contre lui.
En effet, la CPI a annoncé ce mardi d’abandonner son procès pour crimes contre l’humanité contre Ruto. Un recul ou un camouflet pour la procureure de cette Cour Fatou Bensouda qui s’est beaucoup défoncée dans cette affaire. Les juges ont conclu que les éléments de preuve présentés au procès n’étaient pas suffisants pour continuer les poursuites contre le vice-président kényan.
Toutefois, la décision n’empêche pas que soient engagées de nouvelles poursuites à l’avenir, que ce soit devant la CPI ou une juridiction nationale.
La présente mesure de la CPI intervient dans un contexte où les Etats africains manifestent de plus en plus des velléités de retrait de la Cour, accusée, à tort ou à raison, de ne poursuivre que des Africains.
Pour rappel, William Ruto (49 ans) était poursuivi pour des meurtres, persécutions et déportations commises durant les violences postélectorales de 2007.

Martin Philippe
Burkina Demain

Insécurité au Burkina : Le MBDHP sonne l’alerte

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Le Mouvement burkinabè des droits de l’homme (MBDHP), à travers cette déclaration, dresse le triste constat de l’insécurité au Burkina Faso et appelle les autorités à prendre les mesures nécessaires pour venir à bout du fléau.
MBDHP

Dans la nuit du 22 au 23 mars 2016, aux environs de 22h15mn, Yacouba BOURKINTARE, commerçant résidant à Pama a été abattu par trois bandits, puis dépouillé des sommes d’argent qu’il détenait, alors qu’il rentrait chez lui, après la fermeture de son commerce. Au cours de la même attaque, une employée du défunt a, par ailleurs, été blessée par balles.

Le 29 mars 2016, un autre commerçant, de nationalité ghanéenne, a été tué tandis que trois autres étaient blessés, lors du braquage d’un car de transport, à 15 km de Pô, précisément au niveau du pont Nahouri. Là également, les victimes ont été dépouillées d’importantes sommes d’argent par les délinquants, qui ont réussi à s’enfuir dans la forêt jouxtant le lieu des faits.

Toujours le 29 mars 2016, à Hella-Pamena, dans la commune rurale de Bouroum-Bouroum, Hatina OUOBA, assistant de police stagiaire, en service au commissariat de police de Bouroum-Bouroum, a été tué par balle par un individu suspecté de menaces de mort, alors même qu’il participait à une mission chargée de procéder à l’interpellation dudit suspect.

Ces malheureux événements par leur proximité dans le temps et leur extrême gravité, indiquent clairement l’urgence qui s’impose quant à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une véritable politique efficace de sécurisation des personnes et de leurs biens par l’Etat, en tant que garant de la sécurité.

Les circonstances du meurtre du stagiaire Hatina OUOBA en particulier, témoignent une fois de plus de l’insuffisance de moyens mis à la disposition de nos forces de défense et de sécurité, souvent sous-équipées, et qui doivent faire face à des bandits de plus en plus lourdement armés, disposant même souvent d’armes de guerre.
Le MBDHP tient à rappeler que la sécurité est un droit garanti par les instruments juridiques pertinents de protection des droits humains.

Aussi l’Etat devrait-il prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la jouissance de ce droit à ses citoyens, en assurant un équipement conséquent de nos forces de défense et de sécurité.
Toutefois, la lutte contre l’insécurité ne devrait point constituer en elle-même, une source d’insécurité pour les citoyens en servant de prétextes à des violations de droits humains.
C’est pourquoi, toute politique de lutte contre le grand banditisme doit obligatoirement s’inscrire dans le cadre des règles de l’Etat de droit.

Au regard de ce qui précède, le MBDHP :

1) Condamne fermement ce phénomène ambiant et récurrent du grand banditisme avec pour conséquences ces multiples atteintes à la vie et de manière générale, à la sécurité des personnes et de leurs biens ;
2) Présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et à la police nationale ;
3) Souhaite un prompt rétablissement aux blessés ;
4) Appelle le Gouvernement à prendre toutes mesures nécessaires en vue de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, en œuvrant notamment à :
rechercher, appréhender et punir à la hauteur de leurs actes criminels, les bandits qui écument nos villes et campagnes et y sèment la mort et la désolation ;

l’équipement adéquat des forces de défense et de sécurité en moyens de travail, y compris en moyens scientifiques, en vue d’accroître leurs capacités d’investigations et d’actions ;
une stricte application des normes relatives aux droits humains dans la lutte contre le grand banditisme ;
une prise en charge des familles (des enfants mineurs en particulier) des éléments de forces de défense et de sécurité tombés dans l’exercice de leurs missions.

Non à l’insécurité, source de violations des droits humains !
Oui à la mise en œuvre d’une véritable politique de lutte contre le grand banditisme !

Ouagadougou, le 04 avril 2016
Le Comité exécutif national

SNC 2016 : L’édition du renouveau démocratique a tenu toutes ses promesses

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Séance de décoration d'agents méritants du ministère de la culture

La 18e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) a refermé ses portes le samedi 2 avril 2016 au cours d’une cérémonie qui a enregistré la présence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré après avoir rallié Bobo-Niamey (pour assister à l’investiture du président Mahamoudou Issoufou) -Bobo. Etait également présent, le ministre ivoirien de la Culture et de la francophonie, Maurice Kouakou Bandama. Cette cérémonie a été marquée par la remise symbolique de prix et a pris fin avec le discours – prononcé sous des applaudissements nourris – du ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Tahirou Barry qui a annoncé de belles perspectives pour les acteurs culturels du pays des Hommes intègres.

Séance de décoration d'agents méritants du ministère de la culture
Séance de décoration d’agents méritants du ministère de la culture

La tenue de cette édition qui a ainsi pris fin, n’était pas évidente. Et ce, aux regards de multiples contingences liées au contexte socio-politique de notre pays. C’est du moins ce qu’a relevé le ministre Barry dans une salle pleine comme un œuf. Pour lui, c’est tout le peuple burkinabé qui doit être fier de l’organisation réussie de cette édition qui est, peut-on dire, celle du renouveau démocratique du Burkina Faso. Un Burkina qui vient de sortir honorablement d’une Transition politique hantée par moult incidences compromettantes.
La 18e édition de la SNC, ce sont environ 1152 artistes qui se la sont appropriée en exprimant leur art. Certains d’eux ont été consacrés lauréats. Ces derniers, « ne seront plus laissés à eux-mêmes », a promis le ministre en charge de la culture, Tahirou Barry. Ils seront – dans leur élan pour l’excellence – accompagnés, encadrés, suivis, et encouragés à participer à des compétitions culturelles à l’échelle internationale.
Les autres compétiteurs, le ministre Barry leur a lancé l’invite à comprendre que c’est sur le chemin des échecs que se construit l’avenir. Mieux, le ministre Barry a appelé au maintien de la réflexion pour davantage renforcer la dynamique de rayonnement et de perpétuation de la culture burkinabè, et pour donner des gages sûrs de pérennité à la SNC. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la participation massive de jeunes acteurs à cette manifestation augure de lendemains nantis de relève.

Les participants de la SNC 2016 sont venus d'horizons divers
Les participants de la SNC 2016 sont venus d’horizons divers

En plus des acteurs culturels, de nombreux exposants ont pris part à la 18e  édition de la SNC. Ils sont venus de l’intérieur du pays, mais aussi de pays de la sous-région en l’occurrence le Mali, la Côte-d’Ivoire, du Sénégal, de la Guinée Conakry. Ce sont eux qui ont enrichi et vaillamment animé la foire de la culture. A ceux d’entre eux qui ont été victimes de l’incendie survenu au petit matin du jeudi 31 mars 2016, le ministre Tahirou Barry a tenu à leur exprimer de vive voix la compassion du gouvernement burkinabè. Qu’à cela ne tienne, le satisfécit général s’est laissé lire sur le visage des participants à cette 18è édition de la SNC.

La 18e SNC aura tenu ses promesses
La 18e SNC aura tenu ses promesses

La 19e édition de la SNC se déroulera du 24 au 31 mars 2018
En la tenue régulière de la SNC, le ministre Barry dit voir la riposte éloquente aux influences culturelles étrangères « contraires à nos valeurs ». Déjà, la date de la prochaine édition – la 19è – de cette biennale est connue. Elle couvrira la période allant du 24 au 31 mars 2018.
En attendant, de nombreux artistes retournent avec des prix pour avoir été consacrés lauréats. En effet, des artistes ont été primés dans les catégories « arts du spectacle », « sport traditionnel (lutte, tir à l’arc) », « arts culinaires », « arts plastiques », « littérature ». C’est ainsi que des mains du ministre de la Culture, Ouédraogo Wend-la-sida Samuel, un prix d’une valeur monétaire de 500 000 FCFA. Il a présenté une œuvre sur la parenté à plaisanterie entre les Bobo et Peul. En effet, non seulement la parenté à plaisanterie constitue le socle de la cohésion sociale dans notre pays, mais aussi l’œuvre cadre parfaitement avec le thème « Culture et cohésion sociale » de cette 18è édition de la SNC.
Signalons que cette cérémonie de clôture a été précédée – dans la matinée – par une autre qui a été consacrée à l’élévation au rang de chevalier de l’ordre du mérite des arts, des lettres et de la communication de 20 acteurs œuvrant pour la promotion de la culture. Au cours de la même cérémonie, d’autres agents récemment admis à la retraite après de bons et loyaux services rendus au sein du Ministère en charge de la culture, ont été gratifiés.

F.P.
Burkina Demain

Réduction du train de vie des personnalités de l’Etat: tout comme une mystification grotesque!

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La mesure du conseil des ministres du 30 mars dernier, visant le plafonnement des factures des personnalités de
gouv

Une des mesures du conseil des ministres du 30 mars dernier ne saurait passée dans l’indifférence et le silence. J’ai tout fait pour l’avaler, mais en vain, car une maxime de Norbert Zongo, restée célèbre m’hantait l’esprit: « Le pire, ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais, mais c’est le silence des gens bien ».

De fait, le gouvernement Kaba Thiéba a décidé de plafonner les crédits en deux (02) classes :
– Quatre cent mille (400 000) francs CFA par mois pour la catégorie 1, composée du Président du Faso, du Premier ministre, du ministre d’Etat, du ministre chargé de la Défense, du ministre chargé de la Sécurité et du ministre chargé des Affaires étrangères ;
– Deux cent mille (200 000) francs CFA par mois pour la catégorie 2, composée des Présidents d’institutions et des autres personnalités ayant rang de ministre.

C’est bien, c’est encourageant. On perçoit là une volonté de transparence. Le peuple sait dorénavant combien lui coûte la communication de ses hauts représentants. Toutefois, il y a à redire. On ne sait pas exactement combien les anciennes autorités déboursaient au titre de leur communication. Dans mes recherches, je suis tombé sur le décret N°2013- 1316/PRES/PM/MEF portant conditions et modalités de …….téléphone et services connexes dans les services et par les personnalités de l’Etat.

Le titre IV portant dispositions particulières au téléphone, article 19, alinéa 1, énonce: « Les présidents d’institutions et les ministres ont droit chacun à un (1) téléphone portable et à deux (2) cartes SIM post payées internationales avec roaming ». C’est tout le signe que les factures variaient d’un ministre à un autre.

Cette volonté de plafonnement me laisse aller à des interprétations:
– les ministres et présidents d’institution de l’ère Compaoré rivalisaient dans la gabegie et la démesure;
-les gouvernements précédents avaient perdu le sens de responsabilité;
-des membres du gouvernement actuel ne peuvent pas ne pas être éclaboussés par le prétendument scandale, d’autant plus qu’ils constituaient l’architecture de ce régime.

Et je me demande sérieusement si les autorités, qui par leurs actes, laissent entendre qu’elles ont pris conscience, avaient besoin de plafonner les charges inhérentes à la communication. A moins qu’il s’agisse d’une volonté manifeste de claironner des sons dérivatifs pour remplir nos oreilles, habituées, ces derniers temps, à se distraire des mesures spectaculaires frisant la démagogie. C’est tout comme.

Je m’interroge réellement sur l’efficacité et l’opérationnalité d’une telle mesure de plafonnement. Je ne crois pas qu’on puisse plafonner les charges de communication du chef de l’Etat, chef de la diplomatie, pas même du ministre des Affaires étrangères et de son collègue en charge de la Sécurité. C’est privé le pays d’un éventail inestimable d’opportunités.

Je m’explique: les dirigeants n’ont pas un don d’ubiquité. Cela étant, ils se doivent de nouer et d’entretenir des relations, par le truchement du téléphone, avec leurs homologues étrangers, des représentations diplomatiques, des Partenaires techniques et financiers et des réseaux d’amis, avant les rencontres physiques, aussi souvent matérialisées par le paraphe d’accords. La somme de 400 000 Francs CFA parait donc insuffisante pour ces hommes d’Etat.

De mon point de vue, l’idéal aurait été de maintenir la disposition précédente et de compter sur le sens de responsabilité de chacun d’eux. Ce d’autant que le premier ministre, Paul Kaba Thiéba a déclaré que ses collaborateurs ont été choisis sur la base des critères de compétence, de probité et d’intégrité. Ainsi donc aurait-il fallu les laisser faire et les apprécier à l’aune des factures qu’ils brandiraient à l’Etat. Ou bien, la confiance ne serait-elle plus de mise?

J’avoue que je suis tombé des nues dès que j’ai pris connaissance des montants alloués aux autorités pour leur communication. Il m’a fallu pousser la réflexion pour comprendre que les allocations peuvent paraitre insuffisantes pour certaines autorités et excessives pour d’autres.

En effet, j’avais vite fait une comparaison avec le salaire d’un cadre supérieur de la fonction publique qui perçoit un peu plus de 200 000 Francs CFA. Une rémunération à multiplier par 10 voire par 15 pour obtenir le salaire d’un président d’institution ou d’un ministre, arrosé encore de bons de carburant et logé gratuitement, sans jamais payer de factures d’eau et d’électricité, aux frais du pauvre contribuable. A l’heure qu’il est, subsiste une foultitude de questions.

Si l’élite dirigeante trouve nécessaire, en plus de son salaire mirifique et mirobolant, de se tailler encore une somme de 200 à 400 000 Francs CFA pour communiquer, pense-t-elle que le fonctionnaire anonyme qui croupit sous les charges de loyer, d’électricité, d’eau et de carburant, peut-il appréhender son message si l’exemple ne vient pas réellement d’en haut? Ne voit-elle pas que l’agent, submergé par ses problèmes quotidiens, vit déjà l’austérité pour qu’elle en vienne à rajouter de l’austérité à l’austérité? Ne sait-elle pas que ce dernier avait misé sur l’ouverture de la nouvelle ère pour sortir de la clochardisation? Et pense-t-elle pouvoir le mobiliser, en vue de la construction de l’édifice national, en le comprimant davantage, sous le prétexte de réduction du train de vie de l’Etat? Moi, je veux savoir!

Adama Bayala
Ecrivain, ouvrier de la plume

Scandale mondial d’évasion fiscale: Messi, Platini et douze chefs d’État dans le pétrin

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(FILES) A picture taken on December 16, 2012 shows Barcelona's Argentinian forward Lionel Messi celebrating after scoring a goal during the Spanish league football match FC Barcelona vs Atletico de Madrid at the Camp Nou stadium in Barcelona. Messi has agreed on December 18, 2012 to renew his contract with FC Barcelona until June 2018.AFP PHOTO / LLUIS GENE (Photo credit should read LLUIS GENE/AFP/Getty Images)

Des médias du monde entier commencent à publier des révélations sur les avoirs cachés de personnalités du monde entier, depuis ce 3 avril 2016. Plusieurs présidents en poste sont cités dans des documents confidentiels que se sont procurés 370 journalistes de 107 rédactions.

(FILES) A picture taken on December 16, 2012 shows Barcelona's Argentinian forward Lionel Messi celebrating after scoring a goal during the Spanish league football match FC Barcelona vs Atletico de Madrid at the Camp Nou stadium in Barcelona. Messi has agreed on December 18, 2012 to renew his contract with FC Barcelona until June 2018.AFP PHOTO / LLUIS GENE        (Photo credit should read LLUIS GENE/AFP/Getty Images)
(FILES) A picture taken on December 16, 2012 shows Barcelona’s Argentinian forward Lionel Messi celebrating after scoring a goal during the Spanish league football match FC Barcelona vs Atletico de Madrid at the Camp Nou stadium in Barcelona. Messi has agreed on December 18, 2012 to renew his contract with FC Barcelona until June 2018.AFP PHOTO / LLUIS GENE (Photo credit should read LLUIS GENE/AFP/Getty Images)

On parle de la fuite la plus massive de l’histoire du journalisme. Elle est dix fois plus importante que le dossier Offshore Leaks révélé en 2013. Elle représente au total 11,5 millions documents, 2,6 téraoctets de données provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans le montage de sociétés offshore.

Cette masse de documents, qui comporte des mails, des notes, des tableaux, des fax, a été livrée par une source anonyme au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Pour les décrypter, le journal s’est associé à 106 autres rédactions à travers le monde et au Consortium international des journalistes d’investigation basé à Washington.

Douze chefs d’Etat, dont six en exercice sont mis en cause. Il y a aussi des milliardaires, des grands noms du sport, comme le footballeur Lionel Messi ou Michel Platini. Tous sont soupçonnés d’avoir recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. Parmi les noms cités figurent Nawaz Sharif, le Premier ministre pakistanais, le roi Salman d’Arabie saoudite, le président ukrainien Petro Porochenko, son homologue argentin Mauricio Macri, ou le Premier ministre islandais, etc.

Les révélations éclaboussent des proches de Vladimir Poutine et notamment le parrain de sa fille. Les documents montrent comment les amis du président russe ont amassé et sorti du pays des sommes colossales puisées dans l’argent public.

Anderson koné
BURKINADEMAIN.COM

Roch Marc Christian Kaboré en France : Agenda chargé pour le président du Faso

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Cette première visite de Roch Marc Christian en France était attendue depuis son élection à,la présidence du Faso

En principe, c’est ce lundi 4 avril 2016 que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est attendu en France pour sa première visite officielle, depuis son accession à la tête du Burkina il y a maintenant un peu plus de quatre mois. Lors de sa rencontre avec la presse en marge de la 18e Semaine nationale de la culture, le président a dû aborder le sujet.

Pour sa première visite dans l’hexagone, le président Roch Marc Christian Kaboré aura des entretiens avec son homologue français, François Hollande ; le Premier ministre Manuel Valls, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova, et la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie Michaëlle Jean.
Au menu des entretiens avec ses interlocuteurs en France, il sera question de relations bilatérales entre la France et le Burkina Faso ; de relations avec l’UNESCO, l’OIF et le Burkina.
Les échanges porteront entre autres sur des questions économique, sécuritaire, d’eau et d’assainissement.
Bref, pour un séjour de soixante-douze heures, l’agenda du président du Faso s’annonce chargé. La France, ex-puissance coloniale, reste un partenaire historique et important pour le Burkina.
Cette visite du président du Faso dans l’Hexagone intervient quelques jours après la tenue, le 1er avril dernier, de la cinquième réunion du Groupe international de suivi et d’accompagnement de la transition au Burkina Faso (GISAT-BF), devenu Groupe international de soutien à la consolidation de la démocratie et du développement du Burkina, la Transition étant finie.

Burkina Demain

Cette première  visite de Roch Marc Christian en France était attendue depuis son élection à,la présidence du Faso
Cette première visite de Roch Marc Christian en France était attendue depuis son élection à,la présidence du Faso

SNC 2016 : Les artistes lauréats bénéficieront d’un accompagnement

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Des artistes à la Semaine nationale de la culture

C’est fini pour la 18e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC ), Bobo 2016 . La clôture de la biennale culturelle est intervenue ce samedi 2 avril à Bobo sous le haut patronage du président du Faso, Roch March Christian Kaboré.

Des artistes à la Semaine nationale de la culture
Des artistes à la Semaine nationale de la culture

En attendant de revenir sur cette cérémonie, il est bon de retenir déjà l’engagement de l’Etat burkinabè de faire en sorte que les lauréats de la SNC ne soient abandonnés à eux-mêmes avec l’événement.
Et c’est le ministre de la culture et du tourisme qui a affirmé l’engagement de l’Etat dans ce sens. Les artistes lauréats bénéficieront d’un accompagnement et auront droit à une tournée dans les régions du pays.
Cette mesure vient s’ajouter à d’autres engagements culturels des autorités. Il s’agit par exemple de la construction d’une cité des arts à Bobo devant servir de site de logements pour les artistes ou de la mise sur pied d’un projet de financement des artistes à hauteur de 200 000 000 F CFA.
Lors de sa rencontre avec les acteurs culturels, le président du Faso n’a pas manqué de mots pour rassurer ses interlocuteurs sur la place que tient la culture dans la politique gouvernementale. «La culture est un vecteur majeur de notre vouloir-vivre ensemble», a indiqué à cette occasion Roch March Christian Kaboré.
Reste maintenant à tenir tous ces engagements pour l’émergence de la culture burkinabè.

Joachim Batao

Burkina Demain