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RD Congo : Kinshasa répond aux mises en garde de Paris et Washington

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Après les récentes mises en garde de Paris et de Washington sur la nécessité de garantir l’alternance démocratique en RD Congo, le gouvernement congolais a dénoncé, le 12 février 2016, des « habitudes insensées et surannées » des autorités françaises et américaines.
KERRY

Devant la commission sénatoriale américaine des Affaires étrangères, Thomas Perrielo, envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs, a tiré, le 10 février, une sonnette d’alarme contre les risques de violence si le président congolais, Joseph Kabila, tentait de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel qui s’achève d’ici la fin de l’année.

Thomas Perrielo a également dénoncé « les efforts déployés par le gouvernement Kabila pour fermer l’espace civique et reporter le début des préparatifs de scrutin font craindre que Kabila ait l’intention de s’accrocher au pouvoir ».

Mais les autorités congolaises n’ont « pas encore franchi le point de non-retour », a-t-il expliqué, soutenant que « des élections opportunes et crédibles conformes à la Constitution de la RDC sont encore possibles ». Et d’ajouter : « Les obstacles majeurs à la tenue d’élections d’ici la fin de l’année 2016 sont d’ordre politique et non pas technique ».

Plus virulente, Linda Thomas-Greenfield, secrétaire d’État adjointe en charge des Affaires africaines pour les États-Unis, a préconisé des sanctions si la présidentielle n’était pas organisée dans les délais constitutionnels en RD Congo

Anderson Koné

Présidence du Faso: le CSC au rapport

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La Présidente du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), Nathalie Somé, a remis ce vendredi 12 février 2016, le rapport public 2014 de son institution au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

CSC
Composé de 138 pages, le rapport 2014 porte sur les activités de régulation des médias, les relations de coopération, la gestion administrative et financière, les recommandations et les perspectives.

«On peut déjà s’en féliciter d’une chose, d’un environnement médiatique florissant avec la création tout azimut de médias, que ça soit la presse écrite, la presse en ligne ou dans l’audiovisuelle. Cela est dû au fait que nous avons un environnement juridique favorable à la création de ces médias. Il suffit simplement de regarder le parc médiatique pour avoir une analyse très juste du paysage médiatique au Burkina. Aujourd’hui on dénombre 150 radios, 77 sites de journaux, 16 médias en ligne et 28 télévisions. C’est énorme. Je crois que ça aussi dénote des efforts des autorités de donner un contenu réel au droit à l’information du citoyen », a expliqué la Présidente du CSC.

Madame Nathalie SOME a relevé les efforts des autorités pour l’adoption des nouvelles lois, en l’occurrence la défiscalisation de certains matériels de collecte et de traitement de l’information, la dépénalisation et le fonds d’appui aux médias.

En outre, Mme Somé a salué les efforts fournis régulièrement par les journalistes. Depuis sa prise de fonction en septembre 2014, c’est la première fois que Natalie Somé a présenté le rapport au Chef de l’Etat.

Mathias Lompo

Cinéma : «La révolution à main nue-la trajectoire d’un peuple, Burkina Faso’’ sur les écrans

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Documentaire à voir dans les salles de ciné de Ouaga à partir de ce samedi 13 février

Le documentaire «La révolution à main nue-la trajectoire d’un peuple, Burkina Faso’’ sera projeté à partir de ce samedi 13 février 2016 dans les salles de ciné de Ouagadougou. Réalisé par Hans Georges Eberl et Moussa Ouédraogo, le film revient sur les moments forts de l’insurrection populaires des 30 et 31 octobre 2014.

Documentaire à voir dans les salles de ciné de Ouaga à partir de ce samedi 13 février
Documentaire à voir dans les salles de ciné de Ouaga à partir de ce samedi 13 février

Moments forts de l’insurrection, évènements marquants ayant conduit à l’insurrection et perspectives. Ce sont les points clés qu’aborde Le documentaire «La révolution à main nue-la trajectoire d’un peuple, Burkina Faso’’ dont les projections en salle commencent ce samedi 13 février 2016 à Ouagadougou. Après Ouaga, le documentaire sera projeté à Koudougou le 16 février puis à Bobo-Dioulasso le 19 février 2016. Le film est des réalisateurs Hans Georges Eberl et Moussa Ouédraogo.

BURKINADEMAIN.COM

Les nouveaux visages du dernier gouvernement Valls

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Le nouveau gouvernement français est tombé, ce 11 février 2016. C’est un gouvernement élargi aux écologistes. Qui sont les nouveaux entrants ?
FRANCE

Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères

Deux ans après son remplacement par Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault fait son grand retour dans le gouvernement au ministère des Affaires étrangères, où ce germanophile expérimenté succède à un autre ancien Premier ministre, Laurent Fabius.

Emmanuelle Cosse, secrétaire générale d’EELV, devient ministre du Logement

Emmanuelle Cosse, qui a grandi à Paris dans une famille engagée à gauche, s’est lancée tôt dans le mouvement associatif, notamment à la Fédération indépendante et démocratique lycéenne.

Parallèlement à des études de droit, elle est entrée en 1992 à Act Up dont elle prendra la présidence en 1999, jusqu’en 2001. Un événement : elle est la première présidente hétérosexuelle et séronégative de l’association de lutte contre le sida.
Jean-Michel Baylet (radicaux de gauche) devient ministre de l’Aménagement du territoire et de la Ruralité
Le radical de gauche Jean-Michel Baylet, qui a hérité jeudi du ministère de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, est l’un des plus emblématiques barons de la vie politique française.
Il s’agit du quatrième portefeuille pour celui qui était président du Parti radical de gauche (PRG) et PDG du groupe de presse La Dépêche : il a été secrétaire d’Etat aux Relations extérieures (1984-86), secrétaire d’Etat chargé des Collectivités locales (1988-90), puis ministre du Tourisme (1990-1993).

Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication

Âgée de 45 ans, elle est la fille d’un conseiller du roi du Maroc. Titulaire d’un master of business administration au Royaume-Uni, elle a fait ses classes à l’ENA, dans la promotion Averroès- la même que celle de Fleur Pellerin, celle qu’elle remplace aujourd’hui au ministère de la Culture. Après huit ans passés au CNC, elle entre à l’Élysée en tant que conseillère culture du chef de l’Etat. Elle a rencontré le président pour la première fois en 2014, lors d’un voyage officiel au Mexique.

Jean-Vincent Placé est secrétaire d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat

Jean-Vincent Placé arrive au gouvernement, au poste de secrétaire d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat. Il remplace ainsi Marylise Lebranchu, qui quitte le gouvernement. Il n’a jamais caché son envie d’intégrer l’équipe de Manuel Valls.
Président du nouveau parti écologiste et co-président du groupe écologiste au Sénat depuis 2012, Jean-Vincent Placé est également sénateur de l’Essonne et conseiller régional d’Ile-de-France.

Barbara Pompili est nommée secrétaire d’Etat chargée des relations internationales sur le climat

Barbara Pompili est diplômée depuis 1997 de l’Institut d’études politiques de Lille. C’est en 2000 qu’elle a adhéré à Europe Ecologie-Les Verts. A l’Assemblée, elle était membre de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation. Cette quadragénaire, députée de la Somme et co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, a voté en début de semaine le projet de révision constitutionnelle, malgré son opposition à la déchéance de nationalité.

Hélène Geoffroy, députée PS, nommée secrétaire d’État chargée de la Ville

Native de Creil, dans l’Oise, Hélène Geoffroy est âgée de 45 ans. Elle a été élue députée pour la première fois à l’Assemblée en 2012 et depuis cette date secrétaire nationale du PS, déléguée à la lutte contre l’exclusion. En 2014, elle est devenue maire de Vaulx-en-Velin, une ville restée 85 ans aux mains des communistes.

Juliette Méadel, porte-parole du PS, est nommée secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes

Juliette Méadel, porte-parole du PS, est née le 17 avril 1974 à Paris. Son père était l’ancien directeur de cabinet d’Edith Cresson à Matignon. Âgée de 41 ans, énarque et titulaire d’un doctorat en droit, elle a commencé sa carrière en tant qu’avocate avant de se tourner vers la politique. Elle a participé à la campagne de François Hollande en 2012 en tant que responsable de le petite enfance et de la lutte contre les discriminations.

Ericka Bareigts, députée de la Réunion, nommée secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité réelle

Ericka Bareigts, députée de la Réunion, n’était pas connue sur le plan national. Originaire de Saint-Denis de la Réunion elle est titulaire d’un diplôme de droit des affaires et a fait toute sa carrière dans la fonction publique. Membre du parti Socialiste depuis déjà trente ans, elle a su s’implanter localement. En janvier dernier, elle accompagnait le président François Hollande lors de son déplacement en Inde.

Estelle Grelier (PS) nommée secrétaire d’État chargée des Collectivités territoriales

Originaire de Vendée, la députée de Seine-Maritime a été auparavant députée européenne de 2009 à 2012. Elue de Fécamp, c’est une proche de Laurent Fabius. A l’Assemblée nationale, elle siège à la commission des affaires européennes.

La composition complète du nouveau gouvernement

Sont nommés ministres :

• Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international ;
• Ségolène Royal, ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat ;
• Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
• Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics ;
• Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé ;
• Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense ;
• Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la justice ;
• Myriam El Khomri, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social ;
• Jean-Michel Baylet, ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales ;
• Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur ;
• Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du gouvernement ;
• Emmanuelle Cosse, ministre du logement et de l’habitat durable ;
• Emmanuel Macron, ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique ;
• Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication ;
• Laurence Rossignol, ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes ;
• Annick Girardin, ministre de la fonction publique ;
• Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports ;
• George Pau-Langevin, ministre des outre-mer.

Sont nommés secrétaires d’Etat :

• Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ;
• Ericka Bareigts, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de l’égalité réelle ;
• Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargé de la réforme de l’Etat et de la simplification ;
• Juliette Méadel, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de l’aide aux victimes ;
• Harlem Désir, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes ;
• Matthias Fekl, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger ;
• André Vallini, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie ;
• Alain Vidalies, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche ;
• Barbara Pompili, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité ;
• Thierry Mandon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
• Christian Eckert, secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget ;
• Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion ;
• Pascale Boistard, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l’autonomie ;
• Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire ;
• Clotilde Valter, secrétaire d’Etat auprès de la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage ;
• Estelle Grelier, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, chargée des collectivités territoriales ;
• Martine Pinville, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire ;
• Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique ;
• Hélène Geoffroy, secrétaire d’Etat auprès du ministre de ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la ville ;
• Thierry Braillard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargé des sports.

Anderson Koné

Burkina: Marcel Tankoano du M 21 pour une «opération commando sans pitié»

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Le Mouvement du 21 avril (M21) a organisé un point de presse, le 11 février 2016 à Ouagadougou, en vue de sensibiliser la population sur les enjeux sécuritaires du moment.

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Pour le président du mouvement, Marcel Tankoano, c’est le début d’une campagne visant la sensibilisation des populations des régions, en l’occurrence les Haut-Bassins, la Boucle du Mouhoun et le Centre.

De ses explications, le Burkina vit dans une situation sécuritaire préoccupante, faisant planer la peur.
Constatant que le gouvernement, en dépit de sa bonne volonté, ne peut pas assurer la sécurité des édifices publiques et privés avec efficacité, il a déclaré avoir apprécié l’initiative des comités d’autodéfense dénommés «Koglwéogo», initiée par les populations pour assurer leur sécurité. Toutefois, il a déploré les dérives.

Marcel Tankoano a appelé à l’institution d’une «opération commando sans pitié» et invité les nouvelles autorités à assurer la sécurité de l’ensemble des Burkinabè.

A propos du mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, le président du M21 a indiqué qu’il n’est pas question de lever ce mandat d’arrêt. De son avis, le gouvernement burkinabè ne doit pas s’immiscer dans les affaires judiciaires.

Joachim Batao
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«Dialogue direct » entre Tahirou Barry et acteurs de la culture

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Tahirou Barry, ministre de la culture, des arts et du tourisme

Le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Tahirou Barry, a rencontré les acteurs culturels, artistiques et touristiques en vue d’échanger sur leurs différentes préoccupations. Il s’est entretenu dans la matinée avec ceux de la culture et des arts et puis dans la soirée avec les acteurs hôteliers et touristiques. Cette rencontre a eu lieu ce jeudi 11 février 2016 à Ouagadougou dans la salle du CENASA

 

Tahirou Barry, ministre de la culture, des arts et du tourisme
Tahirou Barry, ministre de la culture, des arts et du tourisme

«Etablir un contact avec vous et surtout recueillir vos suggestions, échanger sur vos préoccupations et vos avis sur la conduite des activités culturelles et artistiques. On ne peut pas s’enfermer dans un bureau, élaborer des projets d’activités et des directives sans qu’il y ait l’adhésion des destinataires que vous êtes ». Voici en substance ce qui justifie cette rencontre entre Tahirou Barry et le monde culturel et artistique. Pour le ministre, on ne peut pas parler de la promotion d’activités culturelles et artistiques sans parler des artistes.

C’est pourquoi, explique t-il, « Je veux que ça soit un dialogue direct dans la courtoisie pour qu’on ait une vision commune, et ensemble proposer les meilleurs mécanismes pour réhabiliter notre culture et nos œuvres artistiques ». Il les a fait savoir que lui et ses collaborateurs seuls ne pourront réussir cette mission sans leur adhésion, tout en les invitant à un dialogue franc et sincère. Le ministre a également dit qu’il attend des acteurs culturels des propositions fortes, qui prennent en compte « nos réalités ».

Les acteurs culturels ont répondu massivement à l'appel de leur ministre de tutelle
Les acteurs culturels ont répondu massivement à l’appel de leur ministre de tutelle

Des démarches pour comprendre le malaise au BBDA

La question des appels à projets aussi sera passée en revue pour permettre à ceux qui n’avaient pas pu déposer leurs dossiers de le faire à laisser entendre Tahirou Barry. En ce qui concerne le Bureau Burkinabè des Droits d’Auteurs (BBDA), des démarches ont été entreprises et ont permis de comprendre le malaise, à relevé le ministre. Aussi, des actions ont été engagées de part et d’autre au niveau de la direction et du personnel afin d’instaurer un climat serein favorable au travail. Pour mieux assainir ce milieu, le ministre a affirmé qu’il s’est engagé a commandité un audit organisationnel et financier sur une période d’au moins cinq ans pour diagnostiquer les véritables problèmes de cette maison. Cela permettra aux acteurs du domaine de bénéficier de rémunération comme cela se doit, a terminé le ministre Barry.

Vincent Koala, président de la confédération nationale de la culture à plaidé pour que les artistes soient représentés dans les sphères de décisions qui concernent la culture. Il a même fait savoir leur souhait de prendre part à la rédaction de la constitution à venir en vue de faire valoir aux mieux l’aspect culturel.

Aider à surmonter les difficultés multiples du tourisme

S’agissant du secteur touristique, Tahirou Barry a dit reconnaître qu’avec le tragique évènement du 15 janvier dernier, c’est « un coup dur qui a été porté à notre tourisme et par la même occasion au secteur hôtelier ». Il a promis de faire tout son possible pour rehausser l’image du Burkina à travers son tourisme.

Les hôteliers quant à eux, ont à travers leur représentant Pièrre Célestin Zoungrana demandé l’implication effective de leur ministère de tutelle afin de les aider à surmonter les multiples difficultés dont ils souffrent.

Joachim Batao

BURKINADEMAIN.COM

Primature: le nouveau secrétaire général installé dans ses fonctions

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Le nouveau secrétaire général du premier ministère, Bamory Ouattara, a pris fonctions, ce 10 février 2016 à Ouagadougou, sous la supervision du directeur du cabinet, Mamadou Sérémé.
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Bamory Ouattara a exprimé sa reconnaissance au président du Faso et au premier ministre pour la confiance placée en lui. Cela étant, il a fait savoir qu’il comptait sur la longue expérience et la maitrise des dossiers du secrétaire général sortant, Youma Zerbo pour l’accompagner.

« La fonction de secrétaire général n’est pas une fonction facile, elle est une fonction complexe, gourmande en disponibilité de personnes, gourmande en énergie. Vous serez sollicités pour beaucoup de choses. Le secrétaire général doit être l’incarnation de la neutralité de l’administration quoi qu’il arrive », a noté ce dernier.

En outre, Bamory Ouattara a fait comprendre qu’il comptait sur l’ensemble de ses collaborateurs pour l’atteinte de ses objectifs.

Nommé secrétaire général du premier ministère, le 3 février 2016, Bamory Ouattara, est administrateur des services financiers et économiste de formation.

Mathias Lompo
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Recherche Énergie-Environnement-Climat : le trophée François Zougmoré célébré  »en famille »

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Cette distinction du Pr François Zougmoré est une fierté pour la communauté des chercheurs burkinabè

Distingué en mi-octobre 2015 à Paris pour la recherche intitulée « Rain Cell Africa, le Professeur François Zougmoré a présenté ce jeudi 11 février 2016 à Ouagadougou son trophée à la communauté scientifique et à son ministre de tutelle, Pr Filiga Michel Sawadogo. C’était au cours d’une cérémonie officielle au cours de laquelle des hommages ont été rendus aux différents acteurs de cette distinction exceptionnelle.

Pr François Zougmoré, grand lauréat du trophée recherche énergie-environnement-climat
Pr François Zougmoré, grand lauréat du trophée recherche énergie-environnement-climat

Pour la première fois, le trophée de la recherche énergie-environnement –climat échoit à un chercheur de l’hémisphère sud. Et c’est le Pr François Zougmoré de l’Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo que l’honneur est revenu en octobre 2015 de recevoir le prestigieux trophée. Une distinction qui honore toute l’université, toute la communauté de chercheurs du pays et qui méritait d’être célébrée d’une certaine façon, surtout que le lauréat a été retenu au terme d’une compétition qui enregistré la participation de 1 500 œuvres. C’est désormais chose faite la présentation ce Jeudi 11 février du trophée au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation.

Dans son intervention le ministre Filiga Michel Sawadogo a félicité le lauréat, ses collaborateurs. C’est, a-t-il dit, une fierté pour la communauté de chercheurs burkinabè. Et de souhaiter que cela fasse tache d’huile, exhortant les chercheurs à inscrire leurs actions dans la recherche aux solutions aux préoccupations de développement du pays. Ce trophée, dira pour sa part le président de l’université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo, est la preuve que son institution compte des chercheurs qui trouvent. Surtout que la présente distinction intervient après une autre, notamment celle du Professeur Philippe, honoré également en 2015 découverte de ″Rusilla sankarae″. Rendant hommages à tous ses collaborateurs, le Pr Zougmoré a décrit tout le cheminement de la recherche qui a abouti à cette reconnaissance internationale. Le trophée attribué à Zougmoré, est destiné, faut-il le rappeler, à récompenser des laboratoires dont les recherches portent sur :

-le développement de technologies innovantes dans les secteurs de l’eau, de l’air, des déchets, de l’énergie, du bruit ;

-les impacts économiques, juridiques, climatologiques, sanitaires ou sociaux des options énergétiques ou environnementales prises ou à prendre par les différents acteurs économiques

Cette distinction du Pr François Zougmoré est une fierté pour la communauté des chercheurs burkinabè
Cette distinction du Pr François Zougmoré est une fierté pour la communauté des chercheurs burkinabè

 

La recherche du Pr Zougmoré en question

Projet de mise en place d’un système de suivi/estimation des pluies en s’appuyant sur les réseaux de téléphonie mobile », la recherche du Professeur François Zougmoré intitulé ‘’Rain Cell Africa’’ pourrait bouleverser la gestion de la ressource en eau dans les pays africains, très affectés par la variabilité des précipitations. Un partenariat entre des scientifiques de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) du laboratoire d’étude des transferts en hydrologie et environnement de Grenoble (LTHE), de Geoscience environnement Toulouse (GET) et du laboratoire de matériaux et environnement (Lame) de l’université de Ouagadougou, au Burkina Paso, a permis de développer cet outil économique pour enregistrer les précipitations. Les données des réseaux météorologiques locaux se dégradent par manque de suivi et de moyens économiques. «Les radars météorologiques sont trop onéreux pour ces pays, et les satellites ne fournissent pas encore la pluie avec la précision spatiale et temporelle nécessaire. L’idée était donc d’utiliser le réseau de téléphonie mobile pour quantifier les précipitations. En effet, la pluie atténue les signaux hertziens. Il est donc possible de quantifier l’eau tombée en fonction du signal qui se propage entre deux antennes, d’autant que ces données sont enregistrées par les opérateurs téléphoniques pour la maintenance des antennes», explique l’innovateur. Et en utilisant des infrastructures existantes, Rain Cell offre un maillage plus complet du territoire sans nécessiter d’investissements.

Au Burkina Paso, l’opérateur téléphonique Telecel Faso détient 600 pylônes. Cela signifie 600 points de mesure potentiels, soit 600 pluviographes virtuels. Le procédé a été validé sur une zone test équipée de pluviographes et d’un radar météorologique. Il détecte plus de 90 % des événements pluvieux. Cet outil pourrait, par exemple, aider à mieux évaluer localement les risques de sécheresse. En recevant les données en temps réel, il serait aussi possible d’élaborer des cartes de risque d’inondations ou d’alimenter des modèles hydrologiques.

 

L’idée ingénieuse de Rain Cell Africa

 Les scientifiques du projet Rain Cell Africa ont eu cette idée ingénieuse de se servir des pylônes de téléphonie mobile comme points de mesure des pluies. En Afrique, on estime à 180 000 le nombre de pylônes et donc de points de mesure potentiels, en particulier dans les zones urbaines plus équipées. Encore faut-il convaincre un opérateur de téléphonie mobile de fournir ses données de maintenance. Pour l’instant, un acteur local, Telecel Faso, a participé à la première phase du projet, mais les chercheurs sont aussi en discussion avec Orange pour une expérimentation au Mali. La deuxième phase vise à développer d’ici deux à trois ans des outils opérationnels (cartes des précipitations en temps réel) en collaboration avec les services nationaux de météorologie au Burkina Faso et au Mali. Lors du colloque international organisé en avril dernier à Ouagadougou, de nombreux services météorologiques se sont montrés intéressés par la technologie de même que le Programme des Nations unies pour le développement.

Martin Philippe

BURKINADEMAIN.COM

 

Bénin : Présidentielle reportée, regards tournés vers les juges constitutionnels

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Les membres de la Cour constitutionnelle du Bénin

Les nombreux candidats à la succession du président Yayi Boni doivent encore patienter pour aller officiellement à la rencontre des électeurs béninois. La campagne électorale qui devrait débuter ce vendredi 12 février a été reportée sine die à cause de la non- disponibilité des cartes d’électeur.

Les membres de la Cour constitutionnelle du Bénin
Les membres de la Cour constitutionnelle du Bénin doivent se prononcer sur une nouvelle date de la présidentielle

Les électeurs béninois ne pourront pas finalement voter le 28 février 2016. La campagne électorale qui devrait débuter ce vendredi en vue de cette échéance électorale a été reportée ce jeudi à l’issue d’une rencontre avec les acteurs du processus électoral. Le report est dû à la non-disponibilité des cartes d’électeur. Seulement les cartes d’électeurs de deux départements sur douze départements étaient prêtes. L’impression des cartes ne suit visiblement pas, ce rend intenable la distribution des cartes dans le reste des autres départements avant le 28 février, date initiale du scrutin présidentiel. Avec ce report de la date du début de la campagne, il faut naturellement fixer une nouvelle date pour la présidentielle.
Et c’est à partir de cette date que l’on saura la nouvelle date de la campagne. En la matière, ce sont les juges constitutionnels qui sont habilités pour le choix de la nouvelle date. Et la haute cour présidée par le Professeur Théodore Holo devrait rapidement situer les Béninois et la pléthore des présidentiables (33 au total) sur le nouveau calendrier électoral tant attendu. En tout cas, le scrutin doit se tenir avant le 6 avril. Si bien que ce report ne constitue véritablement pas une aubaine pour le président sortant Yayi Boni de prolonger son bail à la présidence de la République.

Martin Philippe
BURKINADEMAIN.COM

Procès Habré : la perpétuité requise contre l’ancien président tchadien

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Au terme d’une longue intervention, entamée ce mercredi à 10 février 2016, le procureur général près la Chambre africaine extraordinaire d’assises, Mbacké Fall, a requis l’emprisonnement à perpétuité contre Hissène Habré. C’est la peine maximum prévue par le statut des Chambres africaines extraordinaires (CAE).
HABRE

Selon les magistrats du Parquet, qui sont longuement revenus sur les principaux épisodes de la répression survenue au Tchad pendant le règne de l’ancien président (1982-1990), les trois incriminations visées dans l’ordonnance de mise en accusation sont constituées : crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture.

Le procureur général a également demandé à la cour, à l’instar des avocats des parties civiles avant lui, de condamner l’accusé pour des viols et autres sévices sexuels, considérés comme constitutifs de crimes contre l’humanité.

Outre la réclusion à perpétuité, Mbacké Fall requiert également la confiscation de tous les biens saisis lors de la procédure.
Fidèle à son habitude, Hissène Habré est demeuré impassible à l’annonce de la peine requise à son encontre. Demain, ses trois avocats commis d’office se succéderont à la barre pour plaider l’acquittement.

Anderson Koné
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