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La BAD se dote d’une nouvelle politique de dénonciation des abus

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Le Groupe de la Banque africaine de développement a lancé une campagne de six mois pour sensibiliser ses parties prenantes, internes et externes, à sa nouvelle politique de dénonciation, approuvée par les Conseils d’administration, le 19 janvier 2023. Celle-ci repose sur la politique de dénonciation et de traitement des plaintes du Groupe de la Banque de 2007, qui, à l’époque, était considérée comme l’une des politiques les plus progressistes qui exprime l’importance que l’institution accorde aux contributions des lanceurs d’alerte à ses processus de lutte contre la corruption et sa tolérance zéro à l’égard de toute mesure de représailles à leur encontre.

«La Banque africaine de développement se dote d’une nouvelle politique de dénonciation des abus

– Les entrepreneurs, les consultants et les fournisseurs de la banque sont passibles de sanctions, selon la nouvelle politique de dénonciation

Abidjan, le 26 avril 2023 – Le 25 avril 2023, le Groupe de la Banque africaine de développement a lancé une campagne de six mois pour sensibiliser ses parties prenantes, internes et externes, à sa nouvelle politique de dénonciation, approuvée par les Conseils d’administration, le 19 janvier 2023. Celle-ci repose sur la politique de dénonciation et de traitement des plaintes du Groupe de la Banque de 2007, qui, à l’époque, était considérée comme l’une des politiques les plus progressistes qui exprime l’importance que l’institution accorde aux contributions des lanceurs d’alerte à ses processus de lutte contre la corruption et sa tolérance zéro à l’égard de toute mesure de représailles à leur encontre.

La nouvelle politique de dénonciation fixe des normes supplémentaires : les membres des conseils d’administration et les représentants élus de la banque tombent désormais sous le champ disciplinaire de la politique, lorsqu’il s’avère qu’ils ont menacé ou participé à des représailles à l’encontre d’une partie, interne ou externe, qui aurait signalé des cas de fraude et de corruption dans les opérations de la banque, ou participé à des audits, des enquêtes et des processus disciplinaires. Renforçant sa capacité à protéger les lanceurs d’alerte extérieurs, la nouvelle politique classe les représailles exercées par des intervenants extérieurs dans le contexte d’opérations financées par le Groupe de la Banque parmi les pratiques d’obstruction, qui sont sujettes à exclusion dans le système de sanctions du Groupe de la Banque. La nouvelle politique garantit que le Groupe de la Banque continuera de protéger les personnes physiques ou morales :

-qui divulguent de bonne foi des cas de fraude ou de corruption,

-qui refusent d’enfreindre la loi en faisant des révélations publiques,

-qui contestent l’illégalité nationale ou internationale, ainsi que l’abus de pouvoir, la mauvaise gestion, le gaspillage flagrant ou les menaces sérieuses pour la santé ou la sécurité,

-qui sont identifiées à tort comme des lanceurs d’alerte,

-ce qui inclue le personnel et les consultants du Groupe de la Banque, les particuliers, les partenaires au développement, les organisations non gouvernementales, les organismes professionnels, les fonctionnaires gouvernementaux et les fonctionnaires d’autres organisations financières internationales ;

et les employés des fournisseurs et des entrepreneurs qui prennent part aux projets financés par le Groupe de la Banque, en faisant de la garantie des droits des lanceurs d’alerte par les employeurs une clause contractuelle.

La nouvelle politique de dénonciation garantit également une procédure régulière, car elle :

-offre une aide temporaire aux personnes victimes de représailles en attendant la résolution définitive de leur plainte,

-protège les droits des personnes qui demandent à bénéficier de la protection des lanceurs d’alerte contre les représailles, afin qu’elles puissent exercer un recours contre les décisions prises par la banque,

-préserve l’anonymat des lanceurs d’alerte en maintenant la confidentialité de ses procédures,

-protège le droit des lanceurs d’alerte à être informés de l’état d’avancement de leurs requêtes.

Les conseils d’administration du Groupe de la Banque se sont engagés à réexaminer la nouvelle politique en 2028, après cinq ans de mise en œuvre, en tenant compte des rapports d’évaluation et du retour d’information des parties prenantes.

En 2007,  le Government Accountability Project (GAP), basé aux États-Unis, a examiné la politique de dénonciation de la banque et avait indiqué que le Groupe de la Banque était la première banque multilatérale de développement à s’être conformée de manière substantielle aux réformes sur la transparence des lanceurs d’alerte, que les sénateurs américains Patrick Leahy (élu démocrate du Vermont) et Richard Lugar (élu républicain de l’Indiana) ont rédigées et entérinées dans une loi de finances américaine en octobre 2005. La politique de 2007 établit « une nouvelle norme pour protéger d’éventuelles représailles les membres du personnel et d’autres personnes lorsqu’ils signalent des cas de fraude ou de corruption [avec] une garantie de l’emploi des lanceurs d’alerte qui ont obtenu gain de cause et subissent des représailles », selon le GAP.

Six mois de campagne de sensibilisation à la politique de dénonciation 2023

S’exprimant le 25 avril, lors du lancement au siège de la banque à Abidjan, de la campagne de sensibilisation à la politique de dénonciation, la directrice du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque, Paula Santos-Da Costa, a indiqué que « la campagne sera étalée sur une période de six mois au siège de la banque, dans ses bureaux régionaux et nationaux et dans ses pays membres régionaux ». Mme Santos-Da Costa, désignée responsable de la protection des lanceurs d’alerte à la banque, a déclaré que la campagne serait menée à travers différentes activités, comme l’installation de bureaux d’information, la diffusion de supports d’information, de formation et de communication, de fiches d’information et de foire aux questions (FAQ). Les communautés bénéficiaires des projets financés par la Banque africaine de développement seront également impliquées, ainsi que les organisations de la société civile, les organismes professionnels concernés, les entrepreneurs et les fonctionnaires impliqués dans la mise en œuvre des projets.

La directrice du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption a également précisé qu’une directive interne avait été élaborée et publiée, pour « assurer la mise en œuvre stratégique et efficace de la politique de dénonciation 2023 ».

La politique de dénonciation 2023 du Groupe de la Banque peut être téléchargée sur le site web de la banque, en anglais et en français. 

À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption

Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement est chargé de prévenir et dissuader tout acte de corruption, de fraude et toutes pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque et d’enquêter sur les allégations en la matière. Il est également chargé de coordonner la mise en œuvre de la politique de dénonciation du Groupe de la Banque et de maintenir les canaux de plainte des lanceurs d’alerte.

Le personnel de la Banque africaine de développement et le grand public peuvent recourir aux canaux sécurisés du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption, pour signaler les cas de fraude, de corruption et d’inconduite du personnel, au sein de la banque ou dans les opérations qu’elle finance :

Téléphone sécurisé (24/7) : +1 (770) 776-5658

Adresse électronique sécurisée WHISTLEBLOWING@AFDB.ORG ou investigations@iacd-afdb.org

Remplir le formulaire de plainte anonyme.

Les courriers doivent porter la mention « CONFIDENTIEL » et être envoyés à l’adresse suivante :

Banque africaine de développement

Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption (PIAC)

Immeuble du Centre de commerce international d’Abidjan (CCIA)

Avenue Jean-Paul II

 

01 BP 1387

Abidjan 01, Côte d’Ivoire.

Contact média :

Amba Mpoke-Bigg, Département de la communication et des relations extérieures | a.mpoke-bigg@afdb.org

Contact technique :

Elisabeth Kebe, Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption (PIAC) | e.kebe@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.afdb.org

Assainissement urbain au Burkina : Des acteurs de la gestion des boues de vidange se forment à Bobo

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Des acteurs à l'ouverture de la formation ce lundi 24 avril 2023 à Bobo

Une vingtaine dacteurs de la gestion des boues de vidange de Bobo-Dioulasso bénéficient du 24 au 28 avril 2023 d’une session de formation.  Assurée par l’Association africaine de l’eau (AAE), cette formation est initiée par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) avec le soutien financier de la Fondation Bill et Melinda Gates (FBMG).  Objectif : faire maîtriser aux participants les bonnes pratiques sécuritaires et hygiéniques dans la collecte, le transport, le dépotage des boues de vidange.

Tontama Sanou (milieu), directeur de l’exploitation assainissement de l’ONEA, a présidé l’ouverture de la formation

«Techniques de vidanges : collecte, transport, dépotage et exploitation, maintenance des camions de vidange». C’est l’intitulé de la formation qui a débuté ce lundi 24 avril 2023 à Bobo-Dioulasso. 05 jours durant, les vidangeurs mécaniques comme manuels et les gestionnaires des sociétés de vidange venus majoritairement de la ville de Bobo-Dioulasso et des alentours, vont acquérir de plus amples connaissances dans leur domaine pour savoir «comment mieux faire une vidange et comment mieux se protéger pour durer dans le métier».

Valentin Yao, responsable formation à l’AAE expliquant la genèse de la formation

Responsable formation à l’AAE, Valentin Yao donne une idée de la genèse de cette formation. « L’ONEA qui est très avancée dans la gestion des boues de vidange des villes qui sont sous son autorité, a eu un financement de la fondation Bill et Melinda Gates pour la construction de certaines infrastructures. Cet atelier fait partie de cette dynamique », explique-t-il.

Toute chose qui est corroborée par le directeur de l’exploitation assainissement de l’ONEA, Tontama Sanou : « cela fait maintenant quelques années que nous sommes sur un programme de structuration de la filière de gestion des boues de vidange dans un certain nombre de localités du Burkina Faso notamment Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Banfora, Dédougou, Ouahigouya.

C’est dans ce cadre que nous avons engagé un certain nombre d’études pour voir comment nous pouvons renforcer les investissements pour que ces acteurs-là, quand ils prennent les boues, qu’ils aient des sites où ils peuvent les dépoter. À côté de cela, on s’est dit qu’il ne faut pas seulement les investissements ; mais qu’il faut aussi renforcer les capacités des acteurs pour que chacun puisse rendre le service tel qu’il est attendu».

A travers cet atelier, les organisateurs souhaitent que les acteurs s’améliorent d’abord au niveau de ce qu’on appelle les EPI (les équipements de protection individuelles) ; parce qu’il s’agit d’un métier qui comporte beaucoup de risques et pour le pratiquer, «il faut prendre un minimum de précautions pour éviter de se faire contaminer ou d’avoir des soucis».

«Quand on va pour une prestation de vidange, c’est dans un environnement, c’est dans un ménage.  Il faut qu’on prenne les dispositions pour rendre sain le cadre de vie pour ne pas laisser des déchets après notre passage » a-t-il ajouté avant de marteler que les acteurs sont annuellement assujettis à un certain nombre de vaccins. « Il faut en tout cas un suivi sanitaire à leur niveau. Ils seront sensibilisés sur tous ces aspects», rassure- t-il.

Plusieurs thématiques au menu de la formation

L ‘atelier de Bobo-Dioulasso va se dérouler sous forme de communications assurées par des spécialistes notamment les formateurs Yacouba Konaté, Valentin Yao et Mansour Fall.  Cette phase théorique sera couronnée par une phase pratique à travers une sortie de terrain.

Plusieurs thématiques sont au menu de la présente formation. Il s’agit entre autres, :

-«Enjeux de l’assainissement urbain, Chaînes de valeur de l’assainissement » ;

-«Qualification et quantification des boues de vidange » ;

-«Boues de vidanges et Santé humaine » (maladies féco-orales, voies de transmission et diagramme de 5F) ;

-Le civisme de la pratique du métier du vidangeur ;

-«Les ouvrages d’assainissement individuels (Collecte, stockage et traitement) ;

-«Les différentes fosses et leurs caractéristiques » ;

– Les risques liés à la pratique de la vidange et la gestion des rotations.

-«Les équipements de la vidange mécanique » (les différents modes de transport et les difficultés rencontrées) ; «La maintenance préventive des équipement de la vidange (Théorie et Pratique) Mansour Fall ;

-«Les équipements de la vidange mécanique » (les différents modes de transport et les difficultés rencontrées) ;

-«La maintenance préventive des équipement de la vidange (Théorie et Pratique).

Etat des lieux de l’assainissement au Burkina

Tontama Sanou, directeur de l’exploitation assainissement de l’ONEA, dresse la situation de l’assainissement au Burkina Faso

La présente formation s’inscrit dans le cadre d’un projet global d’assainissement inclusif à l’échelle de la ville (CWIS) soutenu financièrement par la Fondation Bill et Melinda Gates (FBMG) et dont l’objectif principal est de renforcer les capacités des acteurs de la vidange du Burkina Faso, au regard des énormes défis en matière d’assainissement.

Selon le Directeur de l’exploitation assainissement de l’ONEA, l’état des lieux de l’assainissement n’est pas reluisant au Burkina Faso. «Nous avons beaucoup de chemin à faire sur le plan de l’assainissement car, depuis un certain nombre d’années, nous étions focalisés uniquement sur l’accès des ménages aux toilettes. Il fallait les accompagner pour en avoir. Il n’y avait pas d’infrastructures aménagées pour recueillir ces boues. Finalement ce qu’on voulait éviter en disant aux ménages de construire des toilettes nous rattrape parce que quand ces toilettes étaient pleines, les vidangeurs les récupèrent. Mais c’est encore dans notre environnement qu’on les retrouve. En ce moment, les risques de contamination qu’on cherchait à éviter, on n’arrive pas à les éviter» regrette-t-il.

Mais depuis les années 2014, dit-il, « nous avons commencé à prendre à bras le corps ce volet en réalisant des infrastructures pour accueillir les stations de traitement de boues de vidange. On a fait quelques investissements à ce niveau mais ce n’est pas suffisant. Il n’y a que les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso où nous avons des stations de traitement de boues de vidange » indique-t-il avant de reconnaître que la route est encore longue.

«Cela demande beaucoup d’efforts et de ressources, que ce soit matérielles ou financières», confie-t-il. Ainsi après Bobo, ce sont les acteurs de la gestion des boues de vidange de Ouagadougou qui bénéficieront d’une formation en début du mois de mai 2023.

Chantal Sanou, Bobo»

Burkina Demain

ONEA Ouaga, Ziniaré, Loumbila & Pabré : Panne sur les équipements de production

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L’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) informe son aimable de clientèle de Ouagadougou, Ziniaré, Loumbila et Pabré qu’en raison de la rupture d’une de ses conduites principales, la fourniture d’eau potable des perturbations.

La situation devrait se rétablir progressivement à partir du mercredi 26 avril 2023 dans la soirée.

L’ONEA, s’excuse pour les désagréments occasionnés par cette situation et remercie son aimable clientèle pour la compréhension.

L’ONEA à votre service !

Incendie magasin CAMEG cette nuit : Pas de perte en vie humaine mais…

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Dans cette nuit du samedi 22 avril au dimanche 23 avril 2023 à Tengandogo, dans l’arrondissement 11 de Ouagadougou, un des magasins de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) a pris feu et il a fallu la prompte réaction des pompiers pour circonscrire le drame et éviter des pertes en vies humaines.

Sur les circonstances de la survenue de l’incendie du magasin destiné au stockage d’alcool et autres produits inflammables, la directrice générale a indiqué dans un communiqué que c’est aux «environs de 21 h » que le sinistre s’est produit.

Et de rassurer en ces termes : «Ce magasin d’environ 150 m3 destiné au stockage d’alcool et autres produits inflammables est tenu à l’écart des autres intrants de santé. Grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers et à la mobilisation du personnel, l’incendie a été circonscrit audit magasin. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Aussi, la CAMEG rassure que tout est mis en œuvre pour garantir la continuité des activités».

Des interrogations subsistent quand même puisqu’il a déjà eu des précédents cas d’incendie au CAMEG. Que se passe-t-il ? L’on attend toujours les résultats des investigations annoncées précédemment pour en savoir sur les raisons de cette série d’incendies de magasins CAMEG…

Affaire suivre.

Burkina Demain

Mali : 9 morts, 61 civils blessés dans l’attaque de Sévaré

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Une attaque terroriste à la voiture piégée a eu lieu ce samedi 22 avril dans la base aérienne 102 dans la zone aéroportuaire de Sévaré, au Mali. Le premier bilan Mopti faisait état d’au moins 9 morts et 62 blessés civils.

Le Gouverneur de Mopti, Abass Dembélé qui a dressé ce premier bilan, s’est rendu sur les lieux pour s’imprégner de la situation. Occasion pour lui de saluer «la promptitude et le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité, le dévouement des agents socio – sanitaires et l’assistance de la population fortement mobilisée à l’appel des autorités pour le don de sang aux blessés».

Burkina Demain

Source : Infos Todaanon MT

Ramadan 2023 au Burkina : C’est ce vendredi 21 avril 

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Plus de suspense. Au Burkina Faso, cette année, la Fête de l’Aïd El Fitr ou Ramadan aura bel et bien lieu ce vendredi 21 avril sur toute l’étendue du territoire national. En effet, selon un communiqué de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) parvenu à notre rédaction, le croissant lunaire marquant la fin du jeûne musulman a bien été aperçu ce jour 20 avril 2023 dans plusieurs localités du pays.

«Par conséquent, la la Fête de l’Aïd El Fitr sera célébrée au Burkina Faso, le vendredi di 21 avril i 2023», assure la FAIB.

Compte Rendu Conseil des Ministres du 19 avril 2023

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 19 avril 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’autorisation de recrutement sur concours, au titre de l’année 2023.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de 5 383 fonctionnaires- élèves au titre des concours professionnels et de 7 218 élèves-fonctionnaires au titre des concours directs pour l’année 2023.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant organisation du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant érection du Centre de promotion de l’aviculture villageoise (CPAVI) en Etablissement public de l’Etat à caractère administratif (EPA).

Ce décret vise à doter le ministère en charge des Ressources animales d’un instrument adéquat pour relever les défis inhérents à l’aviculture et accroître la production avicole en vue de satisfaire les demandes de plus en plus croissantes.

L’adoption de ce décret permet au CPAVI d’assurer efficacement ses missions et de se conformer aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant statut général

des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

Le second rapport est relatif à un projet de loi portant institution d’une contribution spéciale sur la consommation de certains produits et services.

Face à l’urgence de la question sécuritaire, un élan national de mobilisation des populations de l’intérieur et de l’extérieur du Burkina Faso a été enclenché à travers des contributions spontanées pour soutenir les actions engagées par le Gouvernement, notamment dans la prise en charge des Volontaires pour la défense de la Patrie. A ces contributions volontaires, le Gouvernement a jugé nécessaire d’adjoindre des contributions obligatoires perçues sur certains produits.

Ce projet de loi vise à renforcer le cadre juridique de la contribution spéciale sur la consommation de ces produits et services afin de produire tous les effets escomptés en termes de collecte de fonds.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant modalités de prise en charge des traitements par la radiothérapie au Burkina Faso.

La radiothérapie est un moyen efficace qui peut permettre aux patients atteints de cancer de guérir de leur mal. Le traitement par la radiothérapie permet de prolonger l’espérance de vie du patient et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes du cancer.

L’adoption de ce décret vise la mise en place de modalités de financement appropriées fondées sur les ressources de l’Etat, des assurances publiques et privées et la contribution directe des patients bénéficiaires en vue d’assurer la pérennité des services de radiothérapie.

Pour ce faire, les patients ont été regroupés en trois (03) catégories :

– la catégorie 1 concerne les patients disposant d’une assurance maladie nationale ou internationale et les étrangers. Les tarifs totaux sont entièrement supportés par l’assureur, le patient assuré ou l’étranger ;

– la catégorie 2 regroupe les patients burkinabè de sexe féminin pour les cancers du col de l’utérus et du sein, les enfants de moins de 15 ans pour toute forme de cancer, les patients atteints du cancer de la prostate et les patients reconnus indigents. Pour cette catégorie, l’Etat supporte 100% des tarifs à travers la politique de gratuité des soins ;

– la catégorie 3 regroupe les patients burkinabè ne disposant pas d’assurance maladie et non déclarés indigents. Ces patients supportent 30% des tarifs et le budget de l’Etat supporte 70% à travers la politique de gratuité des soins.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a examiné un projet de loi portant modification du Code minier.

La modification de la loi n°36-2015/CNT du 26 juin 2015 portant Code minier au Burkina Faso introduit des dispositions permettant de reverser une partie des ressources du Fonds minier de développement local (FMDL) au Fonds de soutien patriotique (FSP).

Ces ressources permettront de contribuer au rétablissement et au renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire burkinabè et d’apporter une réponse urgente, efficace et efficiente à la crise humanitaire que connaît le Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

II COMMUNICATION ORALE

II  Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a informé le Conseil de la tenue de la 18ème session de l’Assemblée générale ordinaire du Comité national de lutte contre la drogue, le 27 avril 2023 à Ouagadougou.

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A  AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Abdoulaye GANDEMA, Mle 211 709 Y, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Hamidou SAWADOGO, Mle 117 324 E, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des infrastructures et de l’équipement.

Pour le compte de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF) :

– Monsieur Paco SEREME, Directeur de recherche à la retraite, est nommé Président de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF) ;

– Monsieur Filiga Michel SAWADOGO, Agrégé, Professeur titulaire des Universités à la retraite, est nommé Vice-Président de l’ANSAL-BF, Président de Collège sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion ;

– Monsieur Joseph PARE, Professeur titulaire d’université à la retraite, est nommé Vice-Président de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso ;

– Monsieur Arouna OUEDRAOGO, Professeur titulaire, classe exceptionnelle, est nommé Vice-Président de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso ;

– Madame Chantal Yvette ZOUNGRANA/KABORE, Professeur titulaire des Universités à la retraite, est nommée Vice-présidente de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso ;

– Monsieur Moussa OUATTARA, Professeur titulaire des Universités à la retraite, est nommé Vice-Président de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso ;

– Monsieur Hamidou TOURE, Professeur titulaire, catégorie P1, grade terminal, classe exceptionnelle, 2ème échelon, est nommé Secrétaire perpétuel de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso.

B AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

– Monsieur Saïdou YONABA, Officier, est nommé Directeur général de la Caisse d’assurance maladie des Armées (CAMA).

C  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Allahidi DIALLO, Mle 29 315 Y, Administrateur civil, 1er grade, 15ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Sié Tiéfi DABIRE, Mle 24 342 A, Contrôleur général de police, catégorie 1, 4ème classe, 2ème échelon, est nommé Directeur général de la sécurité intérieure ;

– Monsieur San TRAORE, Mle 212 184 Z, Administrateur civil, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Adama OUATTARA, Mle 247 522 D, Administrateur civil, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Nom-Wênde Benoît OUEDRAOGO, Mle 308 656 A, Commissaire de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Madame Alimatou DAO/NOMBRE, Mle 200 330 J, Administrateur civil, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Madame Zalissa COMPAORE, Mle 46 657 H, Administrateur civil, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Chargée d’études.

D  AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Dominique KABORE, Mle 97 446 B, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République du Kenya, Représentant permanent auprès de l’Office des Nations unies à Nairobi ;

– Monsieur Oumarou GANOU, Mle 59 723 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Ambassadeur représentant permanent du Burkina Faso auprès de l’Organisation des Nations unies à New York (USA) ;

– Monsieur Mohamed ZIGANE, Mle 78 684 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Niamey (République du Niger) ;

– Monsieur Abdoulaye ZONGO, Mle 75 297 K, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Kumasi au Ghana.

E  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur San Arsène KAMBOU, Mle 111 078 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Membre permanent de la Coordination nationale de lutte contre la fraude ;

– Monsieur Emile NIKIEMA, Mle 294 294 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Contrôleur interne au Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines (PARGFM), volet mines.

F AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Bachirou NANA, Mle 102 946 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations presse ;

– Monsieur Wenddinmanegdé Christophe NAKOULMA, Mle 104 869 N, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP).

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Prosper ZEMBA, Mle 116 887 G, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des productions végétales ;

– Monsieur Hamadé OUEDRAOGO, Mle 87 299 M, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général des productions animales ;

– Monsieur Madi SAVADOGO, Mle 357 181 T, Vétérinaire, chargé de recherche en santé publique et épidémiologie, catégorie PA, grade initial, 4ème échelon, est nommé Directeur de la santé animale à la Direction générale des services vétérinaires ;

– Monsieur Mathias BADO, Mle 91 344 E, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques de la Boucle du Mouhoun ;

– Madame Haoua YARO, Mle 118 345 J, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques des Cascades ;

– Madame Servienne OUEDRAOGO/SEBGO, Mle 231 969 E, Ingénieur en pédologie, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Centre ;

– Monsieur Kayaba OUEDRAOGO, Mle 91 349 M, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Centre-Est ;

– Monsieur Hamidou ZOUNGRANA, Mle 91 559 R, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Centre-Nord ;

– Monsieur Baowendsom Edouard ILBOUDO, Mle 91 395 T, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Centre-Ouest ;

– Monsieur Gueswindé Amos CONGO, Mle 207 393 U, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Centre-Sud ;

– Monsieur Sidiki OUEDRAOGO, Mle 91 314 X, Conseiller en agriculture, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques de l’Est ;

– Monsieur Kouwanu Eric Pascal ADANABOU, Mle 266 669 V, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Alexis Constatin TOE, Mle 91 363 M, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Nord ;

– Madame Pauline BARRO/OUEDRAOGO, Mle 33 720 P, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Plateau-Central ;

– Monsieur Danani LOMPO, Mle 33 706 D, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Sahel ;

– Monsieur Oury KONATE, Mle 33 716 P, Ingénieur en vulgarisation agricole, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Sud-Ouest.

H AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Ollo Stéphane Giles César KAMBOU, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires.

I AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur François DRABO, Mle 41 259 U, Spécialiste en santé publique, catégorie PA, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Noaga Célestin YAMEOGO, Mle 82 413 B, Médecin de santé publique, catégorie PA, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Wendégoudi Hyacinthe BONKOUNGOU, Mle 259 603 R, Pharmacien spécialiste, catégorie PA, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la médecine traditionnelle et alternative ;

– Monsieur Jean Serge Dimitri OUATTARA, Mle 36 305 K, Enseignant chercheur, catégorie PA, classe initiale, 3ème échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information ;

– Monsieur Ouattara Djakaridja HEMA, Mle 95 856 Z, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur del’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) ;

– Monsieur Yves OUEDRAOGO, Mle 216 731 J, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Service d’aide médicale urgente ;

– Monsieur Abdoulaye TRAORE, Mle 97 408 V, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire Souro SANOU.

J  AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Souleymane SOULAMA, Mle 59 647 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

K  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Zezouma Adolphe Yannick Clovis SANOU, Ingénieur en génie électrique, est nommé Secrétaire permanent du suivi des grands projets énergétiques et miniers ;

– Monsieur Boubakar Thierry OUEDRAOGO, Mle 241 879 A, Ingénieur énergéticien, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général adjoint chargé de la Transition énergétique ;

– Monsieur Banséli YONLI, Mle 102 322 U, Economiste, planificateur, 1er grade, 10ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général des études et des statistiques sectorielles et Responsable du Programme budgétaire « Pilotage et soutien » ;

– Monsieur Aristide BELEMSOBGO, Mle 315 004 J, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général des mines et de la géologie et Responsable du Programme « Mines » ;

– Monsieur Alidou KOUTOU, Docteur en génie électrique, est nommé cumulativement Directeur général de l’énergie et Responsable du Programme « Budgétaire énergie » ;

– Madame Asseta SIGUE/SEONI, Mle 97 960 H, Administrateur civil, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice du suivi de la règlementation et de la liquidation ;

– Monsieur Mathias TIAHO, Mle 235 929 L, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER) ;

– Monsieur Ferdinand Tégwendé SAWADOGO, Mle 117 005 K, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation ;

– Monsieur Touwendaobo Ange Hubert SEBEGO, Mle 313 506 G, Ingénieur des travaux en système électrique, catégorie 1, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de Département du suivi des projets énergétiques.

L AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Mahamoudou SANOU, Officier, Professeur titulaire en bactériologie virologie, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires.

M AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Abdoul DRAME, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ;

– Madame Alizeta OUOBA/COMPAORE, Mle 215 005 S, Maître assistant, catégorie P3, 1er grade, 2ème échelon, est nommée Directrice générale de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) ;

– Madame Berthe Valérie YEYE, Mle 238 162 D, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Chef de Département de la mobilisation et plaidoyer au Secrétariat technique du Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA) ;

– Madame Kiswendsida Brigitte BALAAM/TIENDREBEOGO, Mle 344 262 K, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Chef de département du cadre organisationnel au Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina.

MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

– Monsieur Souleymane KERE, Mle 130 452 E, Magistrat, en remplacement de Monsieur Souleymane KONATE ;

– Monsieur Konménèmemongo Placid Marie KABORE, Mle 59 923 F, Administrateur des services financiers, en remplacement de Monsieur Salif KARGOUGOU.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Ousmane PITROIPA, Mle 913 (Mle SONABEL), Ingénieur du génie industriel, en remplacement de Monsieur Lassina SANOU.

Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises :

– Monsieur Soumayila BARA, Mle 212 298 A, Conseiller des affaires économiques, en remplacement de Monsieur Abdoul Aziz SANA.

Au titre de la Primature :

– Monsieur Frédéric KABORE, Mle 77 995 D, Socio-économiste, en remplacement de Madame Micheline OUEDRAOGO/DIEGUEMDE.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat :

– Monsieur Rasmané SAWADOGO, Mle 247 956 W, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Wendwaoga Jean Jacques KABORE, Mle 111 103 H, Inspecteur du trésor.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE LA SONABEL

– Madame Poudiba Aline BAZEMO/YAMEOGO, Mle 85 46 P (Mle SONABEL), Ingénieur de travaux informatiques.

Le troisième décret nomme Monsieur Souleymane KERE, Mle 130 452 E, Magistrat, Président du Conseil d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Souleymane KONATE.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Lamoussa YOUGBARE, Mle 51 180 H, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Roger BARO, Mle 202 561 P, Inspecteur de l’environnement.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :

– Monsieur Abasse NOMBRE, Mle 130 321 G, Magistrat.

Le cinquième décret renouvelle le mandat de Monsieur Sampana Jérôme LOUGOUDIE, Mle 22 797 L, Contrôleur général de police, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité au Conseil d’administration de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) pour une dernière période de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Effort de guerre : Sa Majesté le Moogho Naaba Baongo fait parler encore son cœur

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Le MATDS, , le Colonel Boukaré Zoungrana, a salué le geste du Mogho Naaba Baongo

Sa Majesté le Moogho Naaba Baongo vient de faire parler encore son cœur en apportant une contribution à l’effort de guerre. 7 millions de francs et des vivres. Cet apport, selon le Ouidi Naaba Kiiba, doyen de la cour royale, est le fruit de la contribution de l’ensemble des filles et fils du royaume de Ouagadougou, au titre de leur participation aux efforts consentis par les autorités pour endiguer la crise sécuritaire que connait notre pays.

Le MATDS, , le Colonel Boukaré Zoungrana, a salué le geste du Mogho Naaba Baongo

Le Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, le Colonel Boukaré Zoungrana qui l’a reçu, ce mardi 18 avril 2023 à Ouagadougou, a salué à sa juste valeur cette contribution patriotique de Sa Majesté le Moogho Naaba Baongo à l’effort de guerre contre le terrorisme dans le pays.

Le présent don en vivres est composé de 200 sacs de riz de 25 Kg, de 22 sacs de riz de 50 Kg, de 30 sacs de maïs de 50 Kg, de 20 sacs de mil de 50 Kg, de 20 sacs de sorgho de 50 Kg et de 10 cartons de sucre.

Dans notre crise sécuritaire, ce n’est pas la première fois que Sa Majesté le Moogho Naaba Baongo fait parler son cœur.

En juillet 2022, il avait déjà offert un don aux Personnes déplacées internes (PDI).

Burkina Demain

Source :  DCRP/MATDS

Attaques à Ouahigouya et Kongoussi : Au moins 70 terroristes neutralisés

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Ce Communiqué en date de ce dimanche 16 avril de l’Etat-major des armées fait le bilan des attaques qui ont eu lieu samedi et dimanche respectivement à Ouahigouya et à Kongoussi.  Au moins, 70 terroristes ont été neutralisés. Côté ami, l’on déplore une quarantaine de combattants tombés.

«Une attaque terroriste a ciblé un camp VDP à une quinzaine de kilomètres de la ville de Ouahigouya (Province du Yatenga) le samedi 15 avril 2023. Les unités militaires de la localité se sont mobilisées pour appuyer la riposte qui a permis de repousser l’attaque.

Des renforts aériens ont également été déployés, permettant d’intercepter et de détruire une colonne terroriste qui tentait de s’exfiltrer. Le bilan fait état d’au moins cinquante (50) terroristes neutralisés et d’importants matériels détruits côté ennemi. Côté ami, le bilan est de quarante (40) combattants dont huit (08) militaires et trente-deux (32) VDP tombés. Une trentaine de combattants ont également été blessés. Ils ont tous été évacués et pris en charge. Les opérations sont toujours en cours dans la zone.

Tôt dans la matinée du dimanche 16 avril 2023, une autre attaque a visé le détachement militaire de Kongoussi (Province du Bam). La riposte particulièrement vigoureuse des militaires a permis d’infliger de très lourdes pertes à l’ennemi. Les éléments résiduels ennemis qui tentaient de s’échapper ont été interceptés par les vecteurs aériens à quelques kilomètres de Kongoussi.

Au bilan, on dénombre une vingtaine de terroristes neutralisés et trente (30) motos récupérées en plus d’autres matériels détruits ou récupérés. Deux (02) militaires ont malheureusement succombé à leurs blessures suite aux combats. Deux (02) autres, blessés, ont été évacués pour une prise en charge par les services de santé.

Le Chef d’Etat-Major Général des Armées salue la mémoire des militaires et des VDP tombés et présente ses sincères condoléances aux proches des disparus. Il souhaite par ailleurs un prompt rétablissement aux blessés.

Il réaffirme l’engagement des Forces Armées Nationales à maintenir la dynamique positive en cours depuis plusieurs mois et rassure l’opinion qu’aucun coup, aussi dur soit-il, ne pourra entamer le moral des unités combattantes engagées dans la reconquête du territoire national.

La Direction de la Communication et des Relations Publiques des Armées Contact médias: (+226 ) 25419032) »

Liberté de la presse : Déclaration des organisations professionnelles des médias 

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 Dans cette déclaration, les Organisations professionnelles des médias (OPM) dresse la situation de la liberté de la presse au Burkina Faso caractérisée par des moments de menaces de mort à l’encontre des journalistes.

«Déclaration des Organisations Professionnelles des Médias suite aux menaces de mort à l’encontre des Journalistes

Les menaces sur la presse et leurs animateurs se sont particulièrement accentuées depuis les coups d’Etat du 24 janvier 2022 et du 30 septembre de la même année.

La situation sécuritaire difficile du pays est un prétexte pour tenter d’embrigader les médias et restreindre la liberté d’expression. L’enrôlement forcé de Boukari Ouédraogo, citoyen burkinabè à qui il est reconnu le droit inaliénable de dire ce qu’il pense de ceux qui ont la charge de la gestion des affaires publiques dans ce pays est illustratif des dérives qui s’annoncent.

Plus d’une fois, nos organisations ont pourtant attiré l’attention des décideurs sur les limites de l’approche qui consiste à opposer la lutte contre le terrorisme à la liberté d’expression et à la liberté de la presse en particulier. Nous avions toujours soutenu que dans un contexte de crise comme celui que connait le Burkina Faso, les journalistes ont encore un rôle plus important en ce sens qu’ils doivent faire preuve d’une plus grande affirmation de leur mission de sorte à ce que la profession participe à la recherche des solutions aux difficultés que vivent notre pays. Dans cette perspective, les journalistes en toute responsabilité ne peuvent fermer les yeux sur la conduite du pays au risque de démissionner tout simplement de leurs missions et responsabilités. Plus qu’en temps ordinaire, les journalistes doivent exiger des gouvernants encore plus de transparence, de bonne gouvernance et de redevabilité. C’est seulement à ce prix que les appels à la mobilisation générale et à l’unité nationale, conditions essentielles pour dompter nos défis communs, seront crédibles et légitimes.

Du reste, il est largement établi que le secteur de la sécurité souffre de beaucoup de maux et de lacunes qui, pendant longtemps, n’ont pas permis à notre Armée de faire face conséquemment à son devoir régalien de défense de notre territoire face aux terroristes et autres menaces extérieures. Si ces maux sont en voie de résorption aujourd’hui, cela n’a été possible que grâce au travail de la presse et aux multiples interpellations citoyennes.

Aussi, les journalistes doivent en ces moments critiques de l’histoire de notre pays, pousser à son niveau le plus élevé le professionnalisme, y compris l’exigence de vérité, d’honnêteté et de pluralité qui constituent des valeurs cardinales de cette profession.

Pour peu que l’opinion nationale et les autorités veuillent reconnaitre le rôle joué par la presse burkinabè dans le cheminement de notre nation et particulièrement dans des moments critiques de son histoire, il est évident que c’est un acteur qui ne s’est jamais débiné mais au contraire, elle peut se dire fière de ce qu’elle a pu apporter comme contribution. Dans un pays comme le nôtre, la presse a souvent évité tout simplement que les fondements qui font de nous une nation, un peuple, ne soient érodés et conduisent à l’effondrement de l’édifice.

Comme toujours, la presse a usé de sa mission d’alerte dès les premiers moments de cette crise sécuritaire. Malheureusement, elle n’a pas été entendue. Par une simple revue de presse, avant que les chercheurs ne nous départagent sur une étude scientifique, même le plus malhonnête des détracteurs de la presse s’apercevra combien les journalistes burkinabè par leurs abondantes productions (enquêtes, reportages, comptes-rendus, entretiens, éditoriaux, plateaux de débats, etc.) ont été au cœur de la crise non pas dans le présumé mauvais rôle qu’on tente de lui coller aujourd’hui mais comme une mission patriotique de sauvegarde de la nation. Pendant ces huit années, la presse a été au cœur de ce combat qui a empêché que notre pays ne sombre littéralement. Aujourd’hui, certains de nos concitoyens, y compris des autorités, pour des desseins que nous ignorons pour l’instant, accusent les médias de mettre leurs plumes, leurs caméras et leurs micros au service des terroristes. Sacrilège ! Ceux qui tiennent ce genre de discours ont un problème avec la vérité.

La haine contre les médias et les journalistes s’est accentuée depuis l’arrivée du Capitaine Ibrahim Traoré sur la scène politique. Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla et le ministre chargé de la Communication, notre confrère Jean Emmanuel Ouédraogo, dans leurs sorties médiatiques, loin d’apaiser la situation du haut de leur lourde responsabilité nationale, ces autorités ont parfois contribué à jeter les journalistes en pâture. Certains de leurs propos, loin d’être rassembleurs, portent les germes de la division des burkinabè à cause des préjugés sur le degré de patriotisme dont personne ne connait l’unité de mesure. Leurs relais, des activistes de la société civile et des réseaux sociaux, des analystes en tous genres, des experts et des intellectuels de service, chauffés à blanc se font les apôtres de la diabolisation des médias et des journalistes. Certains vont jusqu’à appeler à guillotiner tous les journalistes qui pensent différemment d’eux.

A visage découvert, sans crainte ni respect pour l’autorité judiciaire ou administrative, soit par défiance ou par complicité tacite, ils se sont mués en régulateur de la presse, en censeurs des journalistes, et en justicier pour distribuer les bons points aux journalistes dits « patriotes » et les mauvais points aux journalistes dits « apatrides ». Encore faut-il qu’ils comprennent le sens réel du terme « apatride ».

On a assisté et on assiste encore à des appels incessants aux meurtres de journalistes et de leaders d’opinion, des cabales montées de toute pièce pour salir la réputation de certains de nos confrères. Les menaces et autres intimidations sur les professionnels des médias se sont multipliées ces derniers jours.

Ces fatwas sur la presse burkinabè s’inscrivent dans un plan machiavélique de diabolisation du travail des journalistes, dont le seul malheur est de refuser le bâillonnement, l’instrumentalisation, la dictée de la pensée unique et la déification de l’autorité.

La liste des journalistes à abattre vaille que vaille ne fait que s’élargir. Sans être exhaustif, les confrères Boowurosigué Hyacinthe Sanou, Boukari Ouoba, Lamine Traoré, Lookman Sawadogo, Newton Ahmed Barry, Alain Traoré dit Alain Alain et la Radio Oméga ont été nommément cités, il y a quelques jours, comme des ennemis de la patrie, qui méritent d’aller pourrir en enfer. Quelle horreur ! Bien plus tôt, certains soutiens du MPSR ont taxé les Organisations professionnelles des médias d’être des terroristes et des organisations à décoloniser.

Qui l’eut cru dans ce pays, après que le célèbre journaliste Norbert Zongo ait été tué et brûlé à Sapouy avec trois de ses compagnons, un certain 13 décembre 1998 par des assoiffés du pouvoir qui ne supportaient plus la critique ?

Tous ces appels aux meurtres des journalistes viennent nous rappeler que rien n’est définitivement acquis et que le sacrifice du Directeur fondateur de L’Indépendant il y a 25 ans n’a pas servi de leçons aux nervis du nouveau pouvoir.

Par ailleurs, les nouvelles autorités militaires, dans leur volonté de régenter l’information, ont pris sur elles la responsabilité de fouler aux pieds les lois en se substituant à l’autorité de régulation qu’est le Conseil Supérieur de la Communication (CSC). Outre les velléités d’immixtion, d’intimidation et de contrôle de la presse nationale publique et privée, les autorités ont ainsi décidé de suspendre des médias internationaux RFI et France 24 et d’expulser les correspondants de Libération et Le Monde.

Faut-il le rappeler, les ennemis du Burkina Faso et de tous les Burkinabè ce sont bien les terroristes et le terrorisme. Les autorités gagneraient à recentrer tous les efforts sur cet objectif qui a été l’argument principal pour justifier les coups d’Etat du 24 janvier et du 30 septembre 2022. En tout état de cause, s’en prendre aux journalistes pour espérer gagner la guerre contre le terrorisme, c’est se bercer d’illusion comme qui casserait le thermomètre en pensant baisser la fièvre. Non, le thermomètre n’est que l’indicateur, il n’est jamais la cause de la fièvre.

Avec beaucoup de responsabilité et de professionnalisme, la presse burkinabè fournit des photographies de la situation réelle de notre pays (quand c’est bien tout comme quand c’est mauvais) et interpelle les autorités afin que les politiques et le niveau d’engagement des forces vives soient à la mesure des défis. Ne nous voilons pas la face, le musellement de la presse ne crée pas la sécurité, il génère tout au plus le sentiment de sécurité, exactement à l’image de l’autruche qui se croirait en sécurité par le simple fait de se vautrer la tête dans un tas de sable.

Les autorités et leurs soutiens inconditionnels doivent se rendre à l’évidence que la répression de la presse n’a jamais été une solution. A propos, le philosophe et journaliste Albert Camus disait « La Presse quand elle est libre, elle peut être bonne ou mauvaise mais quand elle ne l’est pas, assurément elle ne peut être que mauvaise ». Il faut se garder de fabriquer une mauvaise presse pour le Burkina Faso.

En ces moments particulièrement difficiles, les Organisations professionnelles des médias (OPM) signataires de la présente déclaration :

  • condamnent avec la dernière énergie l’agression barbare et injustifiée de notre peuple par les groupes armées terroristes ;
  • réaffirment leur soutien total aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux volontaires pour la défense de la patrie, engagés pour la libération totale de notre pays ;
  • compatissent à la douleur de toutes les familles éprouvées par la perte de l’un des leurs, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ;
  • traduisent leurs vœux de prompt rétablissement à tous les blessés ;
  • apportent leurs compassions et leurs soutiens à toutes les personnes déplacés internes ;
  • réitèrent leur soutien ferme et indéfectible à tous les journalistes ainsi qu’à tous les médias victimes de la méchanceté gratuite des mercenaires d’un autre temps à jamais révolu dans notre pays ;
  • regrettent la suspension de RFI et de France 24 par le gouvernement ainsi que l’exclusion des correspondants de Libération et Le Monde ;
  • condamnent et attirent l’attention sur le précédent grave que crée le gouvernement de Transition, en se substituant à l’autorité de régulation qu’est le CSC ;
  • tiennent le Président, le Premier ministre, le Ministre chargé de la Communication, leurs relais civils et militaires, pour responsables de toutes les agressions et tous les accès de haine subis par les médias et les journalistes ;
  • appellent les journalistes à rester professionnels et vigilants et à faire preuve de résilience et d’audace, le tout dans un esprit républicain et responsable ;
  • invitent tout le peuple burkinabè, particulièrement les défenseurs des droits humains et les démocrates sincères de notre pays à se mettre débout pour dénoncer tous les comportements anti sociaux et barrer la route à toute dictature d’où qu’elle vienne ;
  • demandent aux autorités de la Transition, notamment au capitaine Ibrahim Traoré de dénoncer ouvertement et de se démarquer clairement de tous ces nouveaux génocidaires qui s’ignorent et qui utilisent les réseaux sociaux pour distiller des messages de haine ;
  • invitent les autorités politiques administratives et sécuritaires à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la protection des journalistes et médias menacés ;
  • exhortent la justice burkinabè à prendre les devants et à s’assumer entièrement en traquant et en sanctionnant à la hauteur de leurs forfaits, tous ceux qui appellent au meurtre des journalistes et des citoyens en général ;
  • interpellent les organisations sous régionales et interafricaines sur l’urgence de donner de la voix face au diverses dérives contre la liberté d’expression et de la presse et la montée du discours de la haine dans notre pays.

Fait à Ouagadougou, le 13 avril 2023

Pour le CNP-NZ,

Le Président

Inoussa Ouédraogo

 

Pour l’AJB,

Le Président

Guézouma Sanogo

 

Pour la SEP,

Le Secrétaire Général

Abdoulaye Tao

 

Pour le SYNATIC,

Le Secrétaire Général

Siriki Dramé

 

Pour Reporters du Faso,

Le Président

Moumouni Simporé

 

Pour l’AEPJLN,

Le Coordinateur

Evariste Zongo

 

Pour l’APAC,

La Présidente de la transition

Bénédicte Sawadogo

 

Pour l’AEPML,

Le Président

Dr. Cyriaque Paré»