Le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) a organisé une conférence de presse, ce 14 mars 2017. A l’occasion, le secrétaire général de ce syndicat, Mohamed Savadogo a annoncé la suspension du mouvement d’humeur, ce jour, après un mois et dix jours.SYNAFI

« Au regard des conséquences engendrées par notre lutte, le SYNAFI tient à présenter ses excuses officielles aux victimes collatérales en particulier et en général au peuple burkinabè pour les désagréments causés », a indiqué le SG du SYNAFI.
Pour lui, la reprise du travail s’explique par l’instauration d’un dialogue avec l’administration, sous la direction d’un groupe de doyen.  »
Même si à l’heure actuelle il n’y a aucun acquis concret, l’administration a pris l’engagement de trouver des solutions idoines à nos préoccupations et nous voudrions prendre l’opinion publique à témoin», a-t-il dit.
Cela dit, Mohamed Savadogo a demandé à ses camarades de fournir plus d’effort et d’abnégation au travail pour traiter tous les dossiers en souffrance sur leurs tables pour rattraper le retard dans le traitement de certains dossiers.

Le délégué chargé de la mobilisation et de la communication, Souleymane Oumtana, a précisé que le délai de règlement est de 45 jours pour les avances de démarrage et de 90 jours pour ce qui concerne l’administration au regard de la réglementation. « Pendant le mouvement, les agents ont pris le soin de mettre en place un service minimum pour traiter les urgences. En plus, avant le déclenchement du mot d’ordre, les militants avaient tous été invités à traiter tous les dossiers en leur possession. Il faut surtout retenir que les factures en souffrance ne datent pas de cette année, alors qu’en principe, le gestionnaire avait jusqu’au 31 janvier 2017 pour les payer », a-t-il avancé.

A noter que la plateforme minimale du SYNAFI porte, entre autres, sur la rationalisation de la dépense publique, la crainte d’une généralisation des marchés de gré à gré dans le cadre de la réforme des marché publics, la politisation de certains postes de responsabilité.

Joachim Batao
Burkina Demain

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