Le président de l'Assemblée nationale a appelé le Premier ministre à prendre des mesures pour mettre fin aux lourdeurs administratives

A l’issue du discours du Premier ministre Paul Kaba Thiéba sur la situation de la Nation ce vendredi 14 avril, le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, a pris la parole pour donner son appréciation d’ensemble sur le discours du chef du gouvernement et se prononcer sur la conduite des affaires du pays en un an par l’exécutif.

Ce premier discours du Premier ministre Paul Kaba Thiéba a été globalement apprécié par le chef du parlement burkinabè, Salif Diallo

Dans l’ensemble Salif Diallo a apprécié ce premier exposé du Premier ministre Paul Kaba Thiéba sur la situation de la Nation. «Un discours d’espérance et d’espoir pour le peuple burkinabè», a-t-il laissé entendre. Il ajoutera même en guise d’encouragement : «Vous êtes sur le bon chemin».

En revanche, le chef parlement semble rester sur sa faim quant au bilan de l’action gouvernementale après un an d’exercice. Comme raison à ce bilan mitigé, Salif Diallo a mis entre autres le doigt sur la question des lourdeurs administratives, notamment au niveau des procédures de décaissement des fonds. Il a cité les contrôleurs financiers qui bloqueraient l’exécution des projets et programmes. A l’entendre, si ces procédures de contrôle de l’exécution des commandes publiques peuvent permettre de combattre la corruption, elles peuvent générer aussi la corruption. «Trop de bureaucratie génère aussi la corruption». Et d’appeler le Premier ministre à revoir les choses à ce niveau. Pour accélérer justement l’exécution des commandes publiques, l’assemblée nationale a adopté l’année dernière  une loi qui jusque-là semble restée lettres mortes. Autant de situations qui ne permettent pas, à entendre Salif Diallo, d’absorber les fonds annoncés par le gouvernement dans les différents programmes et projets. En tous les cas, le Premier ministre semble être prévenu. «Sinon, s’il revient l’année prochaine pour son deuxième discours sur la situation de la Nation, l’Hémicycle risque d’être petite».

Koffi Olivier Sewa

Burkina Demain

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