Le directeur général du groupe CIMAF,Essam Daoud, a donné des assurances quant à la prise en compte des préoccupations environnementales

Le groupe Ciment de l’Afrique (CIMAF) a entrepris de réaliser à Bobo-Dioulasso une unité de broyage et d’ensachage du ciment. Les responsables de cette société étaient face aux hommes de média de cette ville  ce vendredi 14 avril 2017 pour  leur présenter les différentes phases de de cet « ambitieux » projet. D’un coût global de 20 milliards de francs CFA, cette unité produira à terme 700.000 tonnes de ciments par an et va générer 1200 emplois directs et indirects.

Le directeur général du groupe CIMAF,Essam Daoud, a donné des assurances quant à la prise en compte des préoccupations environnementales

Se  positionner comme un groupe leader en Afrique en matière de ciment, telle est la volonté première du groupe Ciment de l’Afrique (CIMAF). Présent dans 11 pays de l’Afrique dont le Burkina-Faso, cette nouvelle usine désire rapidement étendre sa présence  dans d’autres pays et sur tout le continent mais aussi accroître ses capacités de production dans les sites opérationnels.

Déjà présente à Ouagadougou depuis 4 ans c’est-à-dire depuis 2013, elle a entrepris de s’implanter à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays. Selon le directeur général du groupe CIMAF, Essam DAOUD, cette unité de production de ciment fonctionnera uniquement à l’électricité d’où sa particularité d’avec les autresprésentes sur le marché. Il affirme que l’ensemble des éléments de cette société sera équipé de matériels  à la pointe de la technologie de très haute performance. D’où, assure-t-il, sa non pollution à l’environnement même dans le long terme.

700 000 tonnes de ciment par an et de 1200 emplois attendus

CIMAF entend sortir le premier sac de ciment en juin 2018

«Ni de combustion, ni de fumée, ni de pétrole, ni d’huile sera utilisé»,précise- t-il.  «Bobo  représente 40 % de nos productions et la croissance du Burkina Faso est très significative, voire 5 à 6 % par an,  malgré les multiples difficultés rencontrées dans les années antérieures. Et c’est la raison qui nous motive à investir davantage dans le pays. Nous avons remarqué aussi qu’il y avait une véritable volonté d’avancer des différentes autorités,  que ce soit le  public ou le privé,  et les résultats sont clairement visibles. Nous avons confiance sur les opportunités futures et le PNDES en est une illustration parfaite et nous le constatons sur nos activités et nous allons poursuivre nos investissements qui ont été projetés depuis de longue date», a soutenu  le directeur général Essam Daoud.

Cette usine déjà présente à Ouagadougou emploie près de 99% de personnes à compétences locales et il en sera de même pour la ville de Bobo-Dioulasso. La production sera marquée par la mise en valeur des matières locales, ce qui réduira  les coûts de production.  Avec une production de 700.000 tonnes par an, elle génèrera de  l’emploi direct et indirect de plus 1200 personnes.  Avec 10% d’encadrement  et à ce titre, une large campagne de recrutement sera organisée au profit de la population de la ville et zones de Bobo-Dioulasso.

Les assurances environnementales du DG

«Nous avons souhaité apporter à Bobo la meilleure technologie qui existe en la matière et  le montant de l’investissement très important le témoigne clairement, soit 20 milliards de Francs CFA. Nous sommes peut être une société jeune mais nous sommes également très expérimentés, malgré tout, nous sommes conscients par rapport aux enjeux environnementaux.  Je puis vous rassurer qu’il n y a aucun souci à ce niveau-là car, une structure a été déjà déployée en la matière, qui se chargera de l’étude environnementale, qui nous permettra de préparer un cahier de charges sur l’impact environnemental et social qui soit conforme à toutes les obligations légales au niveau du Burkina Faso et qui sont aussi ailleurs  au même standard  que l’on retrouve dans tous les pays (…) Jouer avec l’environnement, c’est jouer avec l’avenir et c’est quelque chose que nous ne pouvions nous permettre», a rassuré le directeur général de CIMAF.

 

Les médias fortement représentés à cette conférence de presse du Groupe CIMAF

Autre avantage de ce projet de grande envergure  selon le DG de CIMAF, c’est la réalisation des infrastructures sociales à savoir la construction d’écoles, de ponts, des échangeurs et bien d’autres. Dans les années à venir, ils travailleront aussi de sorte à compresser le prix du ciment au profit de la population afin d’être plus compétitifs sur le marché.

Implantée plus précisément dans la zone Bobo 2010, les travaux de construction s’étaleront sur une période de 12 mois sur un terrain de 8hectares par le contractant Polysius-Thyssen Krupp Industrial Solution et le premier sac de ciment sera disponible d’ici juin 2018. L’objectif à long terme de CIMAF est de disposer sur un horizon de 18 mois d’une capacité de production totale de plus de 1,7 millions de tonnes, de quoi satisfaire largement le besoin du marché afin d’accompagner la croissance du pays tout en garantissant au consommateur final un ciment de qualité à un coût très accessible.

Agatha Boni/Bobo

Burkina Demain

 

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