L'un des enfants interceptés en territoire ivoirien

Des enfants burkinabè dits trafiqués par un certain Karim Sawadogo et ses collaborateurs (Ouédraogo Mahamoudou et Kaboré Paul), ont été interceptés le 23 novembre 2018 dernier par la gendarmerie ivoirienne et remis au ministère burkinabè de la femme, de la solidarité nationale et de la famille. En présence de la ministre Marie Ilboudo du Burkina, ils ont été présentés à la presse, ce vendredi 28 novembre 2018 à Ouagadougou.

L’un des enfants interceptés en territoire ivoirien

Il était 16h 10 mn lorsque le convoi des enfants trafiqués a freiné dans la cours du ministère de l’action sociale de Ouagadougou, ce vendredi 28 décembre 2018.

Flagrant délit de trafic d’enfants

La gendarmerie d’Aboisso (Côte d’Ivoire) : c’est elle qui a, suite à un contrôle de routine, mis la main sur un trafiquant d’enfants (mineurs) en novembre dernier. Il faut dire que ces enfants tous en provenance du Burkina Faso ont été sauvés grâce aux forces de défense et de sécurité de la république de Côte d’Ivoire et au Pr Bakayoko-Ly Ramata, ministre ivoirienne de la femme, de la famille et de l’enfant, par ailleurs vice-présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et travail des enfants (CIM) qui a par la suite volé à leur secours.

« Je suis venu ce matin à Assouba, dans le département d’Aboisso, au nom du gouvernement pour porter secours et assistance à neufs enfants mineurs d’origine burkinabè, victimes de trafiquants véreux », a déclaré la ministre ivoirienne de l’enfant.

Elle va alors donner un million de Francs CFA pour leur prise en charge, en attentant leur insertion dans un centre d’accueil pour enfants à Soubré, une localité ivoirienne.

«Notre pays s’est engagé »

La ministre Laurence Ilboudo donnant des explications à la presse

A en croire Marie Hélène Laurence Marshal/ Ilboudo, ministre burkinabè de la famille, « notre pays s’est engagé dans la lutte contre la traite des personnes en signant un accord bilatéral de coopération avec la cote d’Ivoire le 17 octobre 2013 » qui permet selon elle, de renforcer la lutte contre la traite transfrontalière entre les deux Etats.

Ces enfants étaient tous de sexe masculin dont l’âge est compris entre 14 et 18 ans. Ce qui est plus poignant, c’est qu’ils étaient destinés à l’exploitation par le travail sur les sites d’orpaillage à Man, en terre ivoirienne vers la frontière avec le Libéria.

Mais ce qui est paradoxal dans cette affaire, c’est qu’un parmi ces mineurs a décidé d’aller dans le pays de l’hospitalité (RCI) de son plein gré et avec même le consentement de ses parents. A en entendre ce dernier, « lorsque nous avons fini de faire les récoltes, nous avons mangé et vendu ces céréales-là. Donc, comme il n’y avait plus rien et qu’il n’y a pas de travail, j’ai informé à mes parents que j’allais chercher de meilleures conditions de vie et de travail dans le pays du vieux Houphouët, dans l’optique de revenir avec de l’argent pour acheter une parcelle et me trouver un petit coin de vente d’appareils.»

Un mineur absent

Malheureusement, l’on a enregistré à l’arrivée desdits enfants, l’absence d’un mineur qui, selon les informations a pris la fuite. « Nous allons le retrouver car nous avons déjà son identité », rassure Laurence Ilboudo.

A la lumière des informations recueillies lors des entretiens avec ces enfants, six (6) sont originaires de la région du Plateau central et deux (2) de la région du centre-Est.

Quant au trafiquant Karim Sawadogo, il a été jugé et condamné par la justice ivoirienne à 3 ans de prison ferme.

Nicolas  Bazié

Burkina Demain

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