Dans le but de donner à dame nature toute sa beauté resplendissante et d’éviter l’avancée du désert due à la déforestation, le gouvernement burkinabè a décidé en conseil de ministre, d’une compagne de reforestation annuelle. Laquelle campagne qui va permettre un tant soit peu, de mettre en terre 10 000 000 de plants sur toute l’étendue du territoire nationale, cette année 2019. Pour apporter sa pierre, les jeunes volontaires de l’Assemblée nationale ont initié, ce samedi 31 aout 2019 à Ouagadougou, une journée de reboisement. Cette journée de reboisement rentre en droite ligne avec la vision du gouvernement.

« Un député, un arbre », c’est sous ce thème que les volontaires de l’hémicycle ont mis en terre 127 plants à l’image des 127 députés que constitue l’Assemblée nationale, ce 31 aout 2019, à la ceinture verte de Tanghin. Après avoir passé trois mois aux côtés des honorables députés, ces volontaires sont en fin de mandat, d’où la décision de faire un reboisement en la mémoire de leurs expérience vécue.

L’implication de l’institution parlementaire dans un élan solidaire et unitaire à cette initiative, déclare Bagoinda Bamouni, porte-parole du comité d’organisation, témoigne de son engagement constant à relever les défis énormes qui ont pour noms : la conservation de la biodiversité, la lutte contre le dérèglement climatique, et l’amélioration du cadre de vie et des moyens d’existence des populations. Et ce reboisement pour lui, va contribuer au développement d’une ville verte. « Il va contribuer à redorer le couvert végétal et à améliorer notre cadre vie », a ajouté Issaka Congo, 3e vice-président de l’Assemblée nationale. « C’est ce que nous avons voulu », soutien Wahabou Abdoul Ilboudo, président de la fédération des jardiniers et pépiniéristes du Burkina. On est alors tenté de dire que les défis seront nombreux et les enjeux énormes.

« Le reboisement d’aujourd’hui ne doit pas être comme ceux antérieurs, mais il doit être à part entière. », a précisé Wahabou Ilboudo tout en ajoutant que planter c’est protégé, c’est arrosé. Dans cette politique qu’est mettre en terre 10 000 000 de plants, l’inquiétude est commune. Comment assurer la survie des plants mis en terre ? Que faire pour éviter les ‘’ennemis’’ en divagation, c’est-à-dire les animaux ? Quelles actions fortes faut-il entreprendre ?

Autant de questions qui suscitent à elles seules beaucoup de réflexion. « Nous avons l’habitude de protéger les plants en mettant des grilles autour et en mettant un grillage sur toute la superficie de l’espace reboisé. Après cela, nous permettons aux jardiniers de cultiver des condiments à l’intérieur du site sécurisé », a expliqué monsieur Ilboudo. A écouter sa justification, recruter des personnels pour assurer la protection de ces ‘’bébés végétaux’’ serait des dépenses. Pire, si ces derniers, à un moment donné ne perçoivent pas leurs revenus, ces plants seront laissés à la merci des intempéries et des bêtes noires qui dévastent tout sur leurs passages.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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