A l’occasion de leur 2ème conférence annuelle, les gouverneurs de région, les hauts commissaires de province, les préfets de département, brefs, les chefs de circonscription administrative (CCA) ont rencontré ‘’zié dans zié’’, certains membres du gouvernement, ce 22 novembre 2019 à Ouagadougou. Une rencontre au cours de laquelle le Premier ministre Christophe Dabiré a interpellé chacun à prendre ses responsabilités pour ce qui est de la restauration de l’autorité de l’Etat.

Placé sous la présidence du chef du gouvernement Christophe Marie Joseph Dabiré, avec pour thème « rôle des chefs de circonscription administrative face aux défis sécuritaires », le face-à-face entre le gouvernement et ces représentants de l’Etat dans les localités du Burkina Faso, a eu lieu ce vendredi matin dans la salle des fêtes de Ouaga 2000.

Avant l’arrivée de ‘’nana Dabiré’’, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, Siméon Sawadogo, s’est entretenu avec les chefs d’administrations locales. Dans cet entretien, il a souligné que la pertinence de d’un tel cadre n’est plus à démontrer car, il permet d’une part aux CCA d’exprimer les préoccupations et les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs fonctions et d’autres part au gouvernement de donner à ces dépositaires de l’autorité de l’Etat, les orientations nécessaires à une meilleure gestion du territoire. Ce qui lui a valu le coup de qualifier la conférence d’« impérieuse nécessité ».

Mettre le grappin sur le renseignement

Selon le porte-parole des gouverneurs, Tagseba Nitiema, gouverneur de la région du sud-ouest, cette conférence est le lieu de saluer le sacrifice quotidien des FDS au front, dans le cadre de la sécurisation de la nation. Dans son intervention, il a reconnu qu’eux chefs de circonscription administrative doivent assurer la permanence de la continuité de l’Etat. A en croire la porte-parole des hauts commissaires, en l’occurrence Franceline Zoungrana, haut-commissaire de la province du Bazèga, pour lutter contre l’insécurité, il faudra de l’anticipation. En effet, selon son propos, il faut impliquer de nouveaux acteurs comme les élus locaux, les organisations de la société civile, les autorités coutumières et religieuses ainsi que les populations elles-mêmes. Mais tout ça doit être appuyer par le renseignement. Tel est l’angle d’attaque que madame Zoungrana a proposé au gouvernement, pour venir à bout du terrorisme et pour restaurer l’autorité de l’Etat.

Renforcer la collaboration

Julien Sawadogo, porte-parole des préfets et par ailleurs préfet de Saaba, quant à lui, a fait savoir que le développement à la base a besoin d’un climat apaisé, pour la dynamisation de l’économie et politique locale. Pour ce faire, il suggère le renforcement de la collaboration avec les FDS, à travers des rencontres périodiques sur la situation sécuritaire. Quand le moment est venu pour le premier ministre Dabiré de prendre la porale, après avoir écouté les uns et les autres, on se croirait dans une église où le pasteur est en train de prêcher la vérité, même si elle fait le plus souvent mal. « Nous devons travailler ensemble

pour lever les obstacles du pays », a-t-il dit. Parlant de la restauration de l’autorité de l’Etat, monsieur Dabiré est clair. A l’écouter, restaurer l’autorité de l’Etat n’est pas un bon vouloir du Président du Faso, ni une décision du premier ministre encore moins une responsabilité de qui que ce soit. Par contre, la restauration de l’autorité de l’Etat selon lui, est un mouvement d’ensemble.

« Celui qui ne peut il y a quelqu’un à côté »

« Vous êtes les représentants de l’Etat, donc vous devez prendre vos responsabilités », a renchérit Christophe Dabiré estimant que chacun doit travailler à ce que cette autorité-là soit respectée. « Si vous ne le faites pas, personne ne le fera à votre place », a-t-il clamé avec fermeté. En ce moment pécis, même les mouches refusaient de ronronner dans la salle. Le ministre Siméon Sawadogo, va lui aussi remuer le couteau dans la plaie en indiquant que celui qui sait qu’il ne peut pas, il y a des gens à côté. Est-ce une manière de dire que « quand quelqu’un laisse, quelque prend ? » « Nous devons être des hommes », a repris le premier ministre. Et de conclure que « nous connaissons des gens qui travaillent dans des locaux délabrés mais qui font du bon boulot. Mais nous allons à y remédier ». Pour ceux qui ne connaissait pas les principes du premier ministre, ce fut l’occasion pour eux aujourd’hui de les connaitre parce qu’il les a lui-même dévoilé. Ce sont entre autres, la responsabilité, la rigueur et l’esprit d’initiative.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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