Diana Ayeh au cours de son exposé

Alors que sa soutenance est prévue en principe pour le 8 janvier prochain, Diana Ayeh, jeune chercheure socio-anthropologue à l’Université de Leipzig, en Allemagne,  a tenu à partager la primeur des résultats de ses recherches avec les populations de Houndé et de Bagassi qui y ont concouru.

Diana Ayeh a livré aux populations la primeur des résultats de ses recherches

«L’exploitation industrielle de l’or à Houndé et Bagassi. Quelle responsabilité légale et sociale des entreprises à l’égard des communautés hôtes du Burkina Faso». C’est le thème de la communication livrée le 14 décembre dernier au CPL de Houndé par Diana Ayeh, jeune chercheure socio-anthropologue à l’Université de Leipzig, en Allemagne. Alors que sa soutenance est prévue en principe pour le 8 janvier prochain, elle a tenu ainsi à partager la primeur des résultats de ses recherches avec les populations de ces deux localités.

Devoir de redevabilité vis-à-vis des populations satisfait

Diana Ayeh a livré aux populations la primeur des résultats de ses recherches

A écouter la jeune doctorante,  il était important pour elle de revenir vers la population avec les résultats de ses recherches, parce que ses données se basent sur leurs connaissances et expériences. Beaucoup d’entre elles l’ont  aidée lors de ses recherches  en lui facilitant l’accès à un certain nombre d’informations. Diana Ayeh satisfait ainsi à une sorte de devoir de redevabilité vis-à-vis des populations de Houndé et de Bagassi.

Dans sa présentation, Diana Ayeh a décortiqué l‘exploitation minière à Houndé et Bagassi. «C’est en 1939 que les travaux de prospection minière dans la région de Houndé ont commencé, et vers les années 1980 pour les travaux de recherche par le BRGM/BUMIGEB. Ensuite, c’est dans  les années 2000 que les travaux de recherche par les entreprises multinationales et délivrance des titres de recherche ont vu le jour. Parallèlement, c’est au même moment qu’il y’a eu aussi la forte exploitation artisanale et semi-mécanisée», a indiqué la chercheure de 31 ans.

Responsabilités des sociétés minières

Diana Ayeh au cours de son exposé

«C’est en 2011 que la société minière Roxgold a acquis le permis d‘exploration de Bagassi et en 2012 la compagnie minière Endeavour Mining (société mère de HGO) a acquis la «propriété de Houndé » comprenant 08 permis d‘exploration (1000 km²) et toutes les deux sont rentrées en production respectivement en 2016 pour la mine de Bagassi et en 2017 pour la mine de Houndé», a-t-elle poursuivi.

Sur la question de la responsabilité des sociétés minières multinationales, Diana Ayeh d’assurer  qu’elles «ont aujourd‘hui  non seulement des responsabilités à titre volontaire, mais également des responsabilités légales à l‘égard des communautés hôtes au Burkina Faso».

«Absence de cadres réglementaires et des parties prenantes locales»

Outre l’exploitation minière à Houndé et Bagassi, la chercheure allemande a abordé d’autres sujets, notamment  l’exploration, exploitation et l’accès à la terre; l’orpaillage (le cas de Kari) et l’historique de l‘exploitation minière au Burkina Faso.

A l’écouter, il y avait comme une absence de l‘Etat central/local dans la politique minière jusqu‘en 2015, année d’adoption du nouveau code minier. Et jusqu‘à nos jours, a-t-elle avancé,  il y a un manque de cadres réglementaires au niveau national et une implication des autorités et populations locales non-suffisante.

La conséquence est que les sociétés minières adaptent des cadres normatives volontaires de niveau mondial. «Raison pour laquelle les parties prenantes réclament de plus en plus leurs droits, que ce soit  les propriétaires terriens exploitants, les orpailleurs, les jeunes, les élus locaux etc.», a-t-elle soutenu.

Kassoum Ouédraogo / Houndé

Burkina Demain

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