Samuel Kalkoumdo, président du Samuel Kalkoumdo, partage la vision du président Kaboré sur la réconciliation nationale

Le Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP) entend jouer sa partition dans la conduite du double scrutin du 22 novembre 2020, conformément à ses engagements d’œuvrer à la paix et au développement de la partie.  Il a déployé une équipe d’observateurs de 90 personnes et tiendra sa première nuit électorale pour faire le point. Sur ces initiatives, le déroulement de la présente campagne électorale et sur d’autres sujets d’intérêt, le président du MPAP, Samuel Kalkoumdo, livre sa lecture dans cet entretien exclusif à nous accordé le 10 novembre dernier.  

Samuel Kalkoumdo, président du Samuel Kalkoumdo, partage la vision du président Kaboré sur la réconciliation nationale

Burkina Demain : La campagne électorale bat son plein présentement. Quelle appréciation rapide pouvez-vous déjà faire à ce stade, du déroulement de cette double campagne ?

Samuel Kalkoumdo : Notre appréciation est vraiment positive. En dehors des propositions irréalisables et de quelques discours haineux de quelques militants, tout se déroule normalement. Il y a la question de la corruption électorale évoquée par le RENLAC, mais il faut apprécier ce volet en tenant compte des valeurs culturelles de notre pays qui ne peuvent en aucun cas être calquées sur l’occident, ni sur les pays arabes.

Tous les candidats parlent de réconciliation nationale. Quand vous les écoutez, est-ce qu’il y en a quand même qui proposent des scénarios qui vont dans le sens de ce que vous proposez au MPAP ?

La réconciliation nationale est un impératif pour espérer bâtir une nation forte, sécurisée et prospère pour un développement durable. Mais, est ce que les hommes politiques veulent réellement de cette réconciliation ? Sinon, la plupart de candidats parlent de réconciliation suivant des modèles différents.

Y-a-t-il parmi eux des gens dont vous partagez la vision   au niveau du MPAP ?

Parmi ces candidats, un seul nous a reçu officiellement (à deux reprises), c’est le président Rock Marc Christian Kaboré, et je peux l’affirmer que c’est la même vision que le MPAP a, avec le concept Justice Paix et Réconciliation. Le CFOP dirigé par Zépherin Diabré n’a jamais reçu le MPAP, malgré nos multiples démarches pour le rencontrer à travers les demandes d’audience. Je ne pourrais donc pas connaître sa vision véritable en dehors de ce qu’on suit à travers les médias.

En cette période cruciale pour l’avenir de la nation, avez-vous un message à adresser aux candidats et aux électeurs ?

Bien sûr !!! (Rires). En tant que président du MPAP, c’est rappeler aux candidats, surtout que c’est la dernière semaine de campagne, d’éviter les discours haineux, sources de divisons, de fracture sociale qui vont survivre même après les élections. Pour les électeurs, c’est de sortir massivement pour exprimer leurs choix et d’accepter les résultats issus des urnes au soir du 22 novembre. D’ailleurs c’est le projet principal du MPAP à traves « Ma voix, la voie » qui a débuté depuis septembre 2020 et devrait poursuivre jusqu’aux élections municipales de Mai 2021.

Le Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP) a tenu les 29 et 30 août 2020 à la maison de la culture de Bobo, son deuxième congrès sur le thème : « Année électorale au Burkina Faso : quelle contribution pour une élection libre et transparente, gage de paix et de cohésion sociale ». Quelles ont été les recommandations du congrès ?

Les recommandations fortes sont surtout celles qui consistent à inviter les coordinations régionales à mener des activées incitant les jeunes ayant des cartes d’électeurs à voter massivement. Egalement les membres du MPAP, ainsi que les candidats ou membre d’équipe de campagne ont été demandés de surseoir aux activités du MPAP durant la période de la campagne électorale. D’autres recommandations touchant la vie de l’association ont été prises comme par exemple l’implantation du mouvement dans les 351 communes du Burkina Faso.

Le ministère des droits humains et de la protection civique a organisé récemment des élections à l’attention des OSC comme la vôtre. Comment avez-vous apprécié cela ?

C’est une très bonne chose. Seulement l’organisation n’a pas été correcte ; toutefois, en tant que structure de paix, des échanges directs avec madame la ministre et son cabinet ont permis d’avoir une issue favorable. Cependant, l’huissier qui a présidé les élections a produit un faux rapport et c’est vraiment dommage.

Voudriez-vous ajouter quelque chose ?

Juste informer que le MPAP organisera sa première nuit électorale le 22 novembre au siège national à Koudougou. A cette occasion les 90 observateurs du mouvement enverront les résultats par bureau de vote. Aussi, j’invite les jeunes à vraiment sortir massivement pour exprimer leurs choix librement, un droit et un devoir citoyen. Je voudrais informer également le public Burkinabè que le MPAP a lancé son journal d’informations générales intitulé le MPAP NEWS qui paraitra chaque 05 du mois. Nous saisissons cette occasion pour demander aux bonnes volontés d’accompagner le MPAP dans l’atteinte de ses objectifs à travers son programme d’activités. 

Entretien réalisé par Martial Gouba

Burkina Demain

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