Echange chaleureux de paraphes entre la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso Maimouna MBow Fam (à gauche) et le ministre de l’économie, des finances et développement, Lassané Kaboré, à l’issue de la signature de la convention de financement

Dans le secteur de l’énergie au Burkina Faso, la Banque mondiale est un partenaire technique et financier clé.

Après avoir contribué au financement de plusieurs programmes et projets importants, la Banque mondiale a signé ce mercredi même à Ouagadougou un nouvel accord de financement à hauteur de près de 93 milliards de francs CFA dans le cadre du projet d’électrification solaire et rurale à grande échelle (SOLEER), destiné à ’électrifier 120 000 ménages.

Echange chaleureux de paraphes entre la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso Maimouna MBow Fam (à gauche) et le ministre de l’économie, des finances et du développement, Lassané Kaboré, à l’issue de la signature de la convention de financement

168,75 millions de dollars américains, près de 93 milliards de francs CFA. C’est le montant de l’accord de financement signé ce mercredi 14 juillet 2021 par la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso Maimouna MBow Fam et le ministre de l’économie, des finances et du développement, Lassané Kaboré.

Contribution de la BM au financement de SOLEER

La représentante résidente Maimouna MBow Fam a justifié l’accompagnement de son institution au projet SOLEER

Ce montant de 93 milliards de francs CFA correspond à l’engagement financier de la Banque mondiale au projet d’électrification solaire et rurale à grande échelle (SOLEER) dont l’objectif est l’accroissement de l’accès des populations rurales aux services d’électricité, ainsi que la disponibilité de façon générale l’énergie solaire dans le pays.

‘’ La Banque mondiale a décidé d’accompagner cette initiative en la finançant, parce qu’elle adhère à l’idée du gouvernement burkinabé d’utiliser les technologies solaires pour donner accès à l’électricité, aux populations des zones reculées’’, a indiqué en substance la représentante résidente Maimouna MBow Fam. La mise en œuvre de SOLEER est envisagée pour la période 2022-2026.

«Ce projet va permettre la construction de centrales solaires photovoltaïques d’une puissance cumulée de 325 MWc. Sa mise en œuvre nécessitera l’implication du secteur privé d’où la mobilisation des financements privées d’environ 241 milliards de F CFA. Les producteurs indépendants d’électricité (IPP) aideront le gouvernement à obtenir 300 MWc supplémentaires d’énergie solaire avec stockage», a précisé le ministre de l’énergie, Bachir Ismaël Ouédraogo, présent à la présente signature de financement.

21 milliards de francs CFA de la BM  à Bolga- Ouaga

Le ministre de l’énergie, Bachir Ismaël Ouédraogo était de la signature de convention de financement

La Banque mondiale qui n’est pas ici à son premier appui financier, est un partenaire technique et financier clé dans le secteur de l’énergie au Burkina Faso en général et des énergies renouvelables en particulier.

A ce titre, l’institution de Breton Woods a participé au financement de plusieurs projets électriques : l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire ; le financement du Programme d’appui au secteur de l’électricité (PASEL), l’interconnexion Bolgatanga- Ouagadougou inaugurée le 5 octobre 2018.

Il est à noter que l’appui de la Banque mondiale à la réalisation du projet d’interconnexion Bolga- Ouaga avait déjà permis, entre autres, l’électrification de 25 localités rurales traversées par le ligne électrique.

10,77% du budget du portefeuille de la BM au secteur énergétique

Par ailleurs, la part du secteur de l’énergie dans le budget du Cadre de partenariat 2018-2023 Banque mondiale – Burkina Faso en cours de révision, se chiffre à 10,77% pour un budget global initial de 2,2 milliards de dollars américains.

Ce qui prouve tout l’intérêt que la Banque mondiale accorde au secteur de l’énergie au Burkina Faso. L’accompagnement de la Banque contribuera à accroître l’accès des populations rurales aux services énergétiques modernes. Selon les derniers chiffres officiels, le taux d’électrification rurale du pays est de 25%. Et le gouvernement ambitionne de le porter à 50%, c’est-à-dire le doubler à l’horizon 2025.

Martin Philippe

Burkina Demain

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