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COP27 : Forum africain sur les énergies renouvelables

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Une vue des panélistes de ce premier forum africain sur les énergies renouvelables dans une COP

En Afrique, les efforts d’atténuation et d’adapter aux impacts du changement climatique doivent aller de pair avec ceux concourant à la transition énergétique. «Nous devons intensifier nos initiatives, assurer une transition énergétique juste et une finance durable qui permettront à l’Afrique d’atténuer et de s’adapter aux impacts du changement climatique tout en accélérant son ambition de développement», souligne, ce 15 novembre à Charm-el-Sheikh, Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’économie, de la planification et de la coopération internationale, lors du premier Forum africain sur les énergies renouvelables organisé en marge de la COP27.

Une vue des panélistes de ce premier forum africain sur les énergies renouvelables dans une COP

«L’Afrique est un acteur essentiel en ce qui concerne l’action climatique et nous avons maintenant la possibilité de propulser le développement vert sur le continent », a déclaré Ahunna Eziakonwa, sous-secrétaire générale des Nations unies et directrice du bureau régional du PNUD pour l’Afrique, au cours du premier Forum africain sur les énergies renouvelables organisé ce 15 novembre 2022 à Charm-el-Sheikh en marge de la COP27.

«Nous devons intensifier nos initiatives, assurer une transition énergétique juste et une finance durable qui permettront à l’Afrique d’atténuer et de s’adapter aux impacts du changement climatique tout en accélérant son ambition de développement», a soutenu pour sa part, Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’économie, de la planification et de la coopération internationale

568 millions de Subsahariens n’ont pas accès à l’électricité

L’Afrique subsaharienne est la région où le déficit d’accès à l’énergie est le plus élevé au monde. On estime que 568 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité en Afrique subsaharienne. Cela représente les trois quarts de la population mondiale sans électricité.

Et Ahunna Eziakonwa de souligner l’engagement du PNUD à garantir que 500 millions de personnes – dans le monde – aient accès à l’électricité renouvelable. Ce programme qui sera déployé dans le cadre du programme Africa Minigrids, lancé lors de la COP27 le 15 novembre, «jouera un rôle important dans l’amélioration des moyens de subsistance et la lutte contre la pauvreté».

Et ce n’est pas tout, environ 80 % des habitants de l’Afrique subsaharienne n’ont pas accès à des combustibles et à des technologies propres et sûrs pour cuisiner, ce qui représente 40 % de la population mondiale qui n’a pas accès à une cuisine propre.

Ce déficit énergétique substantiel enferme dans la pauvreté certaines des communautés les plus vulnérables du monde, la plupart d’entre elles vivant en Afrique.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Négociations à la COP27 : Des amazones francophones bien présentes

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Elles sont des centaines de négociatrices francophones qui participent à la COP27

Elles sont des centaines de négociatrices sur les questions de climat issues du monde francophone qui ont régulièrement participé aux conférences des Nations-Unies sur le climat (COP) grâce au soutien de la Francophonie. Elles sont encore plus nombreuses à la COP27 qui se tient depuis le 6 novembre à Charm-el-Sheikh, en Egypte.

Elles sont des centaines de négociatrices francophones qui participent à la COP27

Alors que la COP27 s’acheminait vers une phase décisive avec notamment la question de la finance climat qui devrait être abordée le lendemain, les négociatrices francophones étaient en répétition générale le 12 novembre dernier dans le stand de la Francophonie pris d’assaut à cette occasion.

Parole aux officiels

Les officiels pendant la rencontre d’échanges avec  les négociatrices francophones à Charm-el-Sheikh

Du côté des officiels, l’on notait la présence de l’administrateur de la Francophonie Geoffroi Montpetit ; de la secrétaire d’État française chargée du développement, de la Francophonie et des partenariats internationaux auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Chrysoula Zacharopoulou ; du ministre d’Etat de la Principauté de Monaco Pierre Dartout ; du président du Groupe Afrique des Négociateurs Ephraim Shitima et du président de l’Organe subsidiaire du Conseil scientifique et technique (SBSTA) Tosi Mpanu Mpanu.

Ils ont tour à tour pris la parole pour saluer l’initiative de la Francophonie de favoriser la pleine participation des négociatrices francophones aux COP et pour encourager les bénéficiaires à faire bon usage de ces opportunités à elles offertes pour mieux défendre leurs préoccupations climatiques, celles de leurs pays.

200 négociatrices francophones outillées pour la COP27

Les femmes bénéficiaires de l’appui de la Francophonie sont formées par les experts de l’IFDD en vue de leur participation active à la COP

Comme les précédentes conférences, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), organe subsidiaire de l’Organisation internationale de la Francophonie (IFDD), en partenariat avec le Groupe Afrique des Négociateurs (AGN), a renforcé les capacités d’un certain nombre de négociatrices de francophones en prélude à cette COP27 de Charm-el-Sheikh. Selon Issa Bado, un des formateurs, ce sont au total 200 négociatrices francophones qui ont vu leurs capacités renforcées. En outre, une quarantaine d’entre elles ont vu les frais de participation à la COP27 pris en charge. L’objectif visé à travers ces appuis, c’est de permettre à ces représentantes des pays francophones d’Afrique d’y participer activement et de défendre leurs priorités nationales aux négociations sur le climat. Et l’initiative a été réalisée grâce à l’appui financier d’Environnement et Changement climatique Canada, du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de France (MEAE) et de la Principauté de Monaco.

Témoignages et expressions de gratitude des bénéficiaires

Kadiatou Dalein Dallio, directrice générale du Bureau des stratégies et de développement

Des bénéficiaires espèrent pouvoir tirer leur épingle du jeu au cours de cette COP27. C’est le cas de Kadiatou Dalein Dallio, directrice générale du Bureau des stratégies et de développement du Ministère de l’environnement et de développement durable en Guinée Conakry. Mme Dalein Diallo est à sa première COP mais elle entend jouer pleinement sa partition.

«On est venu avec un catalogue de projets, surtout d’adaptation et d’atténuation. Nous sommes à la recherche d’institutions ou partenaires financiers potentiels pour financer nos projets. Pour le moment, nous ne sommes qu’au début mais, quand même, nous comptons aller jusqu’au bout», nous confie-t-elle .

Et d’ajouter : «Les femmes et les enfants sont la couche la plus vulnérable. Dans mon pays, on est en train de voir comment élaborer une stratégie genre et changement climatique. C’est-à-dire comment impliquer les femmes, les jeunes et les personnes handicapées dans le processus de changement climatique pour que chaque couche sache son rôle et jusqu’où peut aller ce rôle».

 »Très reconnaissante envers l’IFDD »

Prisca Jimaja Ablet, cheffe de service adaptation au ministère béninois de l’environnement

Prisca Jimaja Ablet, cheffe de service adaptation au ministère béninois de l’environnement, est pour sa part une habituée du soutien de la Francophonie. Et elle ne tarit pas d’éloges sur les bienfaits de l’institut de développement durable, en termes notamment de de renforcement des capacités sur les questions climatiques.

«Je suis en train d’implémenter le plan national d’adaptation de mon pays, j’ai pu obtenir des financements pour élaborer le plan national d’action genre et changement climatique.  Je suis vraiment très reconnaissante envers l’IFDD parce que, partout où je passe, je porte la voix de mon pays, le Bénin, pour parler de changement climatique», se félicite-t-elle.

Et de confier : «La formation de l’IFDD m’a permis d’avoir d’abord confiance à moi-même. Je suis à ma cinquième COP.  Il y a peut-être quelques années de cela, si vous approchiez votre caméra, votre micro de moi, j’allais vous dire que je ne peux pas. Mais, aujourd’hui, je n’ai plus cette peur de prendre la parole devant n’importe quelle assemblée pour parler de mes expériences.  Cette formation de l’IFDD m’a permis non seulement de rentrer dans les négociations, de savoir les groupes et les enjeux des négociations à chaque COP».

Philippe Martin

Burkina Demain

Gestion des crises sécuritaire et humanitaire : L’Union européenne apporte son soutien à la Transition

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Le Premier ministre, Me Appolinaire Kyelem de Tambela, s’est entretenu ce jeudi 10 novembre 2022, dans la soirée, avec le Commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarcic. Celui-ci a rassuré du soutien de l’Union européenne à la Transition burkinabè.

« Nous sommes conscients de la situation difficile et des crises multiples auxquelles le Burkina Faso fait face. Mon message est simple : nous serons là, aux côtés du peuple burkinabè, avec l’aide humanitaire, mais aussi dans d’autres domaines », a déclaré le Commissaire européen à la gestion des crises.

Janez Lenarcic a souhaité que les autorités de notre pays puissent mener à bon port la période de la Transition parce que, a-t-il dit, « c’est une priorité, et sans le retour à l’ordre constitutionnel, il ne peut pas y avoir de paix durable ».

Il a estimé par ailleurs, qu’il faut parallèlement s’attaquer au problème sécuritaire qui secoue notre pays depuis plusieurs années.

Dans ce domaine également, a-t-il souligné, l’Union européenne est prête à accompagner les autorités burkinabè.

DCRP/Primature

COP27 : 4 expériences du Burkina vantées à Charm-El Sheikh

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Le Burkina est présent à la COP27 à Charm-el Sheikh en Egypte

Si la vingt-septième Conférence des Nations-Unies sur le climat (COP27) est placée sous le signe de l’action, face notamment à l’urgence climatique ; elle est avant tout un rendez-vous du donner et du recevoir. Présent à Charm-El Sheikh, ville hôte de cette 27e COP avec une délégation d’une cinquantaine de personnes ; le Burkina Faso a saisi l’occasion ce mardi 8 novembre pour partager 4 expériences en matière d’adaptation et de lutte contre le réchauffement climatique.

L’ambassadeur du Burkina en Egypte Alassane Moné a participé à la présentation des 4 expériences du Burkina

Des émissions CO2 au niveau net zéro en 2045, 140 à 190 000 emplois verts crées par an, une croissance de PIB de 5,62% avec un besoin de financement global de plus de 15 000 milliards de francs CFA. Ce sont, entre autres, ce que l’on peut retenir de la vision 2050 de développent à faible émission de carbone et résilient au climat du Burkina Faso. Cette Stratégie bas carbone à long terme (LT LED) a été présentée ce mardi 8 novembre 2022 à Charm-El Sheikh dans le cadre de la COP27 par Boudassida Rouamba, point focal LT LED au Secrétariat permanent du Conseil national de développement durable.

193 millions de tonnes de carbone séquestrés en 2031

Le secrétaire exécutif Mourima Mai Moussa a fait un exposé sur l’expérience de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’ouest et du centre

La deuxième expérience du Burkina Faso présentée à la COP27 est l’initiative REDD+ qui vise, faut-il le rappeler, à encourager les pays en développement à contribuer aux efforts d’atténuation du changement climatique par la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’élimination croissante des GES de l’atmosphère de la Terre par la conservation, la gestion et l’expansion des forêts.

Dans la présentation de la stratégie REDD+ du Burkina Faso assurée par Pamoussa Ouédraogo, directeur général de l’économie verte et du changement climatique ; l’on attend un accroissement de la capacité de séquestration de carbone des écosystèmes forestiers et humides, devant passer notamment de 5,2 millions de tonnes en 2021 à 20, 193 millions de tonnes en 2031. Ce qui devrait avoir une incidence sur la réduction de la pauvreté en milieu rural, de 44,6% en 2018 à moins de  35% en 2031.

Le secrétaire exécutif Mourima Mai Moussa a fait un exposé sur l’expérience de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’ouest et du centre qui contribue à l’atteinte des objectifs de la Stratégie bas carbone à long terme du Burkina Faso. Il a indiqué que notre pays compte à ce jour plus de 15 000 biodigesteurs.

Processus inclusifs, participatifs

Enfin, la quatrième expérience du Burkina Faso a concerné l’inclusion, la solidarité sur cette question à travers le projet BENKADI qui a permis une prise en compte des personnes vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les personnes handicapées dans les actions de lutte contre les changements climatiques au Burkina Faso. L’experte genre et inclusion Clarisse Tiemtoré/Tougma qui a fait la communication, a parlé d’initiative portée par un consortium d’organisations de la société civile dont SPONG et mise en œuvre dans plusieurs pays dont le Mali et le Burkina.

Dans les 4 expériences du Burkina Faso vantées ce mardi à Charm-el Sheikh, il ressort que l’inclusion, la participation a prévalu à tous les niveaux. Ce qui assure-t-on, est gage de la bonne exécution de ces différentes initiatives.

Initiative saluée à sa juste valeur

Le coordonnateur du CESAO-AI, Dr Dramane Coulibaly, et le président de la CNPDER-BF, Dr Charles Didace Konseibo, à l’issue des présentations

L’ambassadeur du Burkina Faso en Egypte Alassane Moné a salué l’initiative de ce partage des expériences du Burkina Faso à cette COP27 et souhaité que cela contribue au succès de cette conférence et que l’on aille résolument vers l’action au regard de la crise climatique.

Pour le secrétaire permanent du CNDD Somanegré Nana, ce qui a été présenté n’est qu’une partie de ce que le Burkina Faso fait déjà en matière d’efforts pour l’adaptation et la lutte contre le réchauffement. «L’expérience du Burkina Faso peut faire cas d’école» en ce sens, dit-il, que d’autres pays viennent s’en inspirer.

«Le Burkina est vraiment engagé sur plusieurs fronts. Aussi bien rapport à REDD+, par rapport aux biodigesteurs en Afrique, que sur la stratégie nationale en matière d’adaptation. Beaucoup de choses se font. On a donc intérêt encore à rendre plus visible la contribution du Burkina Faso. Comme cela a été fait, il faut d’autres évènement pour que cela soit encore plus visible afin de mobiliser les partenaires. C’est le plus important»,s’est félicité pour sa part, Dr Dramane Coulibaly, coordonnateur du Centre d’études et d’expérimentations économiques et sociales de l’Afrique de l’ouest-Association internationale (CESAO-AI).

Grégoire B. Bazié, Charm-el Sheikh

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 9 novembre 2022

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Le Premier ministre et des membres du gouvernement à la session du Conseil des ministres du mercredi 9 novembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 09 novembre 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Le Premier ministre et des membres du gouvernement à la session du Conseil des ministres du mercredi 9 novembre 2022

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Il s’agit :

– du décret portant attributions des membres du Gouvernement ;

– du décret portant intérim des ministres ;

– du décret portant intérim du Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres.

Ces décrets déterminent le rôle, les missions, les attributions des membres du Gouvernement ainsi que les intérims à assurer en cas d’absence des ministres.

L’adoption de ces décrets permet une meilleure organisation du Gouvernement, un bon fonctionnement des départements ministériels et une continuité du travail gouvernemental.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’adoption d’un plan opérationnel d’appui à la campagne agricole de saison sèche 2022-2023.

Le coût prévisionnel de ce plan opérationnel est de dix milliards six cent vingt-quatre millions six cent trois mille trois cent vingt-six (10 624 603 326) F CFA dont huit milliards cent quarante millions dix-neuf mille sept cent seize (8 140 019 716) F CFA déjà mobilisés.

Ce plan permettra entre autres, la sécurisation de barrages, la mise en valeur agricole de grands périmètres irrigués de plus de 100 hectares, la mise en valeur agricole de petits et moyens périmètres irrigués de moins de 100 hectares ainsi que la réalisation et la mise en valeur de périmètres irrigués autour de forages à gros débit, sur 250 sites déjà aménagés et 100 nouvelles fermes agricoles.

Au-delà des objectifs de production, ce plan s’intègre dans la vision globale de reconquête du territoire à travers la création d’opportunités pour l’ensemble des acteurs, en particulier pour les jeunes et les personnes déplacées internes.

Le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre du plan opérationnel d’appui à la campagne agricole de saison sèche 2022-2023.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1  Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a fait au Conseil une communication relative au processus de recrutement des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP).

A la date du 08 novembre 2022, plus de 25 000 personnes se sont enrôlées.

L’opération se poursuit jusqu’au 18 novembre 2022 et au regard de l’engouement, le Conseil a donné des instructions pour un allègement des formalités afin de faciliter l’enrôlement du plus grand nombre.

II 2 Le ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille a fait au Conseil une communication relative à l’élaboration du plan de réponse humanitaire 2023 du Gouvernement de Transition.

Ce plan a pour objectif d’apporter une assistance coordonnée aux besoins des Personnes déplacées internes (PDI) et des communautés hôtes vulnérables dans tous les secteurs humanitaires.

II 3 Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 4ème édition de la campagne dénommée «la rentrée scolaire en toute sécurité routière».

Placée sous le thème : «Pour ma vie, je porte le casque », cette campagne prévue du 10 au 13 novembre 2022 à Koudougou, Région du Centre-Ouest vise à contribuer à la réduction du nombre et de la gravité des accidents de la route, notamment ceux impliquant les scolaires.

II 4  Le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres a informé le Conseil de la participation du Burkina Faso à la 13ème Assemblée générale du Conseil du travail et du dialogue social (CTDS) de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA), prévue du 15 au 16 novembre 2022 à Dakar au Sénégal.

II NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Boukary KOUANDA, Officier, est nommé Directeur du Parc automobile de la Présidence du Faso ;

– Monsieur Philippe SOMDA, Officier, est nommé Intendant du Palais.

B  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Sidpassamdé Serge Alain TAPSOBA, Officier, est nommé Directeur général de l’Office national de sécurisation des sites miniers

 

Le Porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, Chevalier de l’Ordre du mérite, des arts, des lettres et de la communication

Lutte anti-terroriste : Le Capitaine Traoré dans son élément au front

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En chef de guerre, il est allé porter du réconfort aux éléments du 14e RIA de Djibo

Selon ce communiqué de la Présidence du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré était, le 5 novembre dernier, avec les hommes du 14e Régiment interarmes (RIA) de Djibo, victime d’une attaque terroriste le 24 octobre 2022. «En chef de guerre, il est allé porter du réconfort à ses soldats et surtout les encourager pour la suite du combat qu’ils mènent pour la défense de la Patrie», indique le communiqué.

«Lutte contre le terrorisme : le Capitaine TRAORE au Front

(Ouagadougou, 7 novembre 2022). Ce samedi 5 novembre 2022, le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE, était avec les hommes du 14e Régiment Interarmes (RIA) de Djibo qui a été victime d’une attaque terroriste le 24 octobre dernier.

En chef de guerre, il est allé porter du réconfort à ses soldats et surtout les encourager pour la suite du combat qu’ils mènent pour la défense de la Patrie. « Félicitations pour le travail abattu, beaucoup de courage pour la suite », a dit le Président TRAORE au personnel du 14e RIA.

Sans langue de bois, le Capitaine a reconnu qu’il y a des dysfonctionnements qu’il faut rapidement corriger pour plus d’efficacité.

« Cela fait plus de deux (2) ans que certains sont déployés dans ce détachement (…) On ne peut pas imaginer ce que vous avez vécu durant tout ce temps. Mais vous êtes forts. Cela prouve que vous êtes capables de plus que ce que vous imaginez », a rappelé le Capitaine aux Hommes du 14e RIA de Djibo.

A ce propos, le Chef de l’Etat a promis que la relève sera désormais effective afin de permettre aussi aux soldats d’aller se ressourcer pour être plus efficaces.

Le renseignement et l’appui seront aussi présents désormais, selon lui.

À l’endroit des jeunes combattants nouvellement projetés sur le terrain, le Capitaine a invité à garder le moral haut, ce qui est à la base du succès des actions à entreprendre. « Maintenez votre potentiel, maintenez le potentiel », a lancé le Président TRAORE aux Hommes.

«Partout où le devoir va nous appeler, partout où les populations auront besoin de nous, nous irons. Nous allons reconquérir tout le territoire », a conclu le Capitaine Ibrahim TRAORE. 

Direction de la Communication de la Présidence du Faso»

Infractions sur le marché financier : L’AMF-UMOA en campagne de sensibilisation à Ouaga

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Le secrétaire général de AMF-UMOA, M. Bossoukpé, se prêtant aux questions des journalistes

L’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest africaine (AMF-UMOA) a organisé, ce lundi 7 novembre 2022 à Ouagadougou, un atelier d’information et de sensibilisation au profit des professionnels du secteur de la justice et des acteurs du marché financier. L’activité a été présidée par la nouvelle ministre de la justice Bibata Nébié.

C’est la ministre de la justice Bibata Nébié qui a présidé la rencontre d’information et de sensibilisation sur les infractions boursières dans la zone UMOA

Dans le but de prévenir et sanctionner les agissements répréhensibles sur le marché financier, le Conseil des Ministres de l’UMOA a pris, le 23 septembre 2021, la décision portant adoption de la Loi Uniforme relative aux infractions boursières sur le marché financier régional. L’objet de ce texte est de rendre effective la répression des comportements délictueux sur le marché financier par l’établissement de sanctions proportionnées et dissuasives.

C’est ainsi, qu’au regard de la spécificité du secteur du marché financier, que les premiers responsables de l’Autorité des marchés financiers, gendarme financier de la zone UMOA, ont initié cet atelier de sensibilisation. Cette activité, selon le Secrétaire général de l’AMF-UMOA, Ripert Bossoukpé « vise à familiariser les professionnels du monde de la justice à la nouvelle Loi Uniforme relative aux infractions boursières ».

Protéger le marché financier régional

Le secrétaire général de AMF-UMOA, Ripert  Bossoukpé, se prêtant aux questions des journalistes

La ministre de la justice burkinabè, Bibata Nébié/Ouédraogo a salué l’initiative prise par l’Autorité des marchés pour doter l’espace financier régional de la Loi Uniforme sur les infractions boursières afin de réglementer les activités qui s’y déroulent. Elle trouve qu’il était impératif de disposer de cet instrument juridique afin de « prévenir la délinquance financière et réprimer au besoin les contrevenants, dans un contexte de recrudescence d’offres de placement sous diverses formes et bien souvent illusoires adressées aux populations ».

Cette idée de la garde des sceaux est renchérie par le SG de AMF-UMOA, Bossoukpé, qui soutient que cette loi est un outil dédié à la protection de l’épargne. Elle permet ainsi de « réprimer et de sanctionner les comportements susceptibles de perturber la tranquillité et le développement du marché financier communautaire », tels que la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme.

Notons que cet atelier qui se déroule ici à Ouagadougou est une étape de la série d’activités de sensibilisation qui se déroulera dans l’ensemble des capitales des pays de l’Union.

Prennent part à cet atelier, des magistrats, avocats, officiers de police judiciaire, assistants parlementaires, responsables de sociétés d’intermédiation agrées du Marché financier régional, et des membres de la Cellule nationale de traitement de l’information financière (CENTIF).

J.B/ Burkina Demain

Exploitation minière destructrice de l’Environnement : Le cas patent de Kalsaka au Burkina

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En Afrique, l'exploitation minière comme ici à Kalsaka au Nord du Burkina Faso, rime parfois avec destruction de l'environnement, ses conséquences socio-économiques pour les communautés locales
En Afrique, l’exploitation minière comme ici à Kalsaka au Nord du Burkina Faso, rime parfois avec destruction de l’environnement, ses conséquences socio-économiques pour les communautés locales

Dans bon nombre de communautés rurales subsahariennes, la fin de l’exploitation minière rime parfois avec destruction de l’environnement et désastre économique et social.  En effet, les problèmes que pose l’ère post mine dans ces situations sont de même nature que ceux liés aux effets du changement climatique, voire les amplifient. La mine de Kalsaka, au Nord du Burkina Faso illustre parfaitement la problématique, qui mérite bien de figurer au menu des préoccupations de la vingt-septième conférence des Nations unies sur le climat qui s’ouvre ce 6 novembre 2022 à Sharm-el-Sheikh, en Egypte.

En Afrique, l’exploitation minière comme ici à Kalsaka au Nord du Burkina Faso, rime parfois avec destruction de l’environnement, ses conséquences socio-économiques pour les communautés locales

«Si dans les pays du Nord, les problèmes environnementaux découlent de  l’industrialisation galopante, dans les pays de l’Afrique subsaharienne, les activités minières sont  en grande partie sources de dégradation de l’environnement», indique Karim Kaboré dans son mémoire de fin d’études de Master 2 à l’Institut International d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE).

«Mémoire pour l’obtention du Master en ingénierie de l’eau et de l’environnement. Option : Qualité-Hygiène-Sécurité-Sécurité et Environnement», c’est l’intitulé du travail de recherche de Karim Kaboré qui a abordé la question des impacts environnementaux désastreux de l’exploitation artisanale de l’or à Poura. Avant l’orpaillage, cette localité de la province des Balé, région de la Boucle du Mouhoun, a connu les mêmes problèmes quand l’exploitation de la première mine  industrielle y avait pris fin en 1999, après une douzaine d’années d’activité.

2457 ha de forêts détruits par an au Burkina

Au Burkina Faso, la superficie forestière dégradée due à l’exploitation minière est 2457 ha en moyenne par an, selon un rapport de la stratégie nationale sur la réduction des émissions provenant du déboisement et de la dégradation des forêts, associées à la gestion durable des forêts, la conservation et l’amélioration des stocks de carbone forestier (REDD+). Cette stratégie nationale REDD+ devrait être présentée à Charm-El Sheikh, en Egypte, lors de la prochaine COP27.

Pour Eléonore Lèbre, qui a effectué aussi des recherches sur la fermeture des mines, «les mines fermées seraient une énorme source de préoccupation». Car, «dans les zones rurales, où il peut y avoir des exploitations minières (…), vous avez des communautés qui ont grandi pour en dépendre», explique la chercheure. Mieux, «il y a un certain nombre de personnes [supplémentaires] qui dépendent indirectement des sites miniers, ce qui aggraverait la situation».

Ce qui s’est passé à Kalsaka

Le drame de Kalsaka illustre à merveille les résultats de recherche du Dr Lèbre. Pour la petite histoire, le site aurifère de ladite localité situé dans la province du Yatenga au nord pays, soit à quelques 160 km de Ouagadougou, a été exploité de fin 2008 à 2004 par la société Kalsaka Mining SA. Cette petite mine d’or industrielle de Kalsaka a produit en 5 ans, 18 tonnes d’or, généré des revenus pour le budget de l’Etat et pour les employés locaux. Mais, ce fut un cauchemar à sa fermeture tant cela a engendré beaucoup de problèmes qui attendent encore d’être réglés, malgré la reprise la mine par une autre compagnie minière.

L’exploitation minière s’est soldé par un désastre environnemental sans précédent. Des trous béants pouvant atteindre la profondeur de 80 à 120 m ; des eaux verdâtres par-ci, par-là, bref, un environnement chaotique.

Au Ghana aussi… situations désastreuses pour l’environnement

Les paysans qui ont cédé leurs terres à la mine, ne peuvent plus l’exploiter ; les animaux des éleveurs meurent, faute de pâturages, le problème de l’eau potable se pose avec acuité, la nappe phréatique étant polluée.  La misère est palpable : les parents ont du mal à nourrir leurs familles et à envoyer leurs enfants à l’école.

Dr Emmanuel Obuobie de l’Institut de recherche de l’eau de Accra au Ghana, soutient aussi que l’exploitation minière pose des sérieux problèmes environnementaux qui impactent les conditions de vie des populations locales. Le Ghana, qui a une longue histoire dans l’exploitation minière, a connu aussi ces situations désastreuses pour l’environnement du fait de l’exploitation minière.

«Menaces sur la  biodiversité»

Cette triste situation fait penser à Laura Sonter, une autre chercheuse dans le domaine de l’exploitation minière et de la biodiversité, et à ses collègues qui ont prévenu que l’extraction des matériaux dans le monde augmenterait les menaces pesant sur la biodiversité. «Sans une planification minutieuse, ces nouvelles menaces pourraient dépasser celles évitées par l’atténuation du changement climatique».

En effet, il y a corrélation entre la course au développement des technologies des énergies renouvelables dans les pays développés et la prolifération des exploitations minières dans les pays du Sud. Ainsi, pendant que les métaux précieux sont exportés dans les pays du Nord pour être utilisés, les pays du Sud où ils ont été pour la plupart extraits, sont confrontés aux conséquences environnementales et socioéconomiques difficiles à gérer sans planification et mécanismes efficients.

«Selon une étude, les 20 % des plus riches de la population mondiale ont accès à 60-75 % du stock mondial de métaux en usage par habitant, une répartition encore plus inégale que celle des émissions de carbone», confie à ce propos le géologue économique, Simon Jowitt, de l’université du Nevada aux Etats-unis.

Tendre vers l’empreinte matérielle

C’est pourquoi, dans l’optique de tirer les bonnes leçons de ces différents échecs, il importe dans l’intérêt du pays, pour les différentes parties des projets miniers de réussir ensemble leur planification et la fermeture. Comme ailleurs, cela reste possible, pour peu que l’on se donne les moyens.

Mais, au-delà, l’on doit travailler pour l’adoption et l’opérationnalisation de concepts comme celui de l’empreinte matérielle qui permettra une meilleure contribution des pays du Nord, principaux bénéficiaires des projets miniers, à la gestion des conséquences environnementales, économiques et sociales de l’après-mine.

Vivement, que la vingt-septième conférence des Nations unies sur le climat qui s’ouvre ce 6 novembre 2022 à Sharm-el-Sheikh, en Egypte, en parle, et surtout prenne des résolutions dans ce sens !

Car, comme le rappelle Svobodova, K. dans son article «La vie après la fermeture : perception et utilisation des sites miniers réhabilités par les communautés locales» ; «les dimensions sociales de l’extraction des ressources ont toujours représenté un défi majeur pour les industries. Cela est particulièrement aigu vers la fin du cycle de vie du projet, lorsque plusieurs pressions s’alignent. La planification de la fermeture réussie de la mine est un facteur clé dans la conception, la planification et le processus de séquençage de la mine. Cela permet à la mine d’être progressivement réhabilitée vers un relief final bien compris et acceptable et un résultat d’utilisation des terres». Comme quoi, il y a aussi une vie après la mine. Et elle mérite d’être vécue par bien des communautés des localités minières en Afrique, à l’image de Kalsaka.

Réussir les prochaines fermetures de mine

Dans cette perspective, le Burkina Faso doit tirer toutes leçons des expériences passées, notamment de Kalsaka et Poura, pour réussir ses prochaines fermetures de mine.

«La première condition pour une fermeture réussie d’une mine, c’est de s’y prendre longtemps à l’avance, notamment avec la réhabilitation progressive du site. Fermer une mine, cela coûte cher et prend du temps. Donc, il vaut mieux commencer le processus pendant que la mine est encore en bonne santé économique et génère des revenus importants. En théorie, il faut penser à la fermeture le plus tôt possible, quitte à voir le planning évoluer au fil du temps, au fur et à mesure que les choses se précisent», préconise Dr Eléonore Lèbre, spécialiste de la question.

Grégoire B. Bazié

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Burkina-Mali : Le Président Traoré à Bamako

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Le Président de la Transition burkinabè Ibrahim Traoré a été accueilli à sa descente d'avion par son homologue malien le Colonel Assimi Goita

 Le Président de la Transition Burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré a effectué ce mercredi 2 novembre à Bamako au Mali, sa première visite officielle à l’étranger. Au menu de son déplacement en terre malienne du président Traoré, la question sécuritaire.

Le Président de la Transition burkinabè Ibrahim Traoré a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue malien le Colonel Assimi Goita

«Avec son homologue malien, le Président Ibrahim TRAORE discutera des questions sécuritaires qui préoccupent les deux pays depuis quelques années. Cette visite d’amitié et de travail vise à renforcer l’axe Ouagadougou-Bamako et à intensifier la lutte contre les groupes armés terroristes qui endeuillent les deux nations», indique à ce propos un communiqué de la Présidence du Faso.

Toujours selon le communiqué, les présidents burkinabè et malien devraient avoir un tête-tête suivi d’une séance de travail avec leurs délégations.

Pour ce premier officiel à l’extérieur, le Capitaine Traoré est accompagné de son ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Colonel-major Kassoum Coulibaly et du Chef d’état-major général des armées, le Colonel-major David Kabré.

Source : Présidence du Faso

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Koudougou : Des voix s’élèvent pour soutenir le gouvernement

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Hubert Baziemo (milieu) invité ici les populations faire preuve de retenue dans les contestations et faire confiance aux nouvelles autorités

La région du Centre Ouest à travers ses couches socio-professionnelles a donné de la voix ce mardi 1er novembre 2022 à Koudougou pour marquer son approbation à accompagner les autorités dans leur élan de la lutte contre le terrorisme mais aussi en guise de reconnaissance de la nomination d’un certain nombre de ses fils dont Roch Donatien Nagalo.

Hubert Baziemo (milieu) invite ici les populations à faire preuve de retenue dans les contestations et à faire confiance aux nouvelles autorités

Le site du Théâtre populaire de Koudougou a servi de cadre à des organisations de la société civile et autres commerçants pour exprimer de vive voix leur soutien aux nouvelles autorités du pays. En ce sens qu’elles apprécient positivement la composition du nouveau gouvernement mais bien plus l’enrôlement des volontaires dans la lutte contre le terrorisme.

Ils ont tous embouché le même clairon pour appeler les uns et les autres à bien vouloir taire les divergences et autres querelles intestines au profit de la conjugaison des efforts autour de la lutte contre le terrorisme, la seule lutte qui vaille actuellement.

Les commerçantes des marchés et yaars étaient de la partie pour demander que prévale la cohésion afin que les rangs des PDI arrêtent de grossir

Pour eux, rien ne justifie ce tollé contre la nomination de certains ministres dans ce contexte moribond surtout que des voix de recours existent.

En tout état de cause, les manifestants du jour disent soutenir le ministre Nagalo et l’invitent à faire valoir ses compétences pour la bonne marche du ministère.

Selon Abdou Ouédraogo, un des manifestants, l’histoire doit se répéter en ce sens que  » nos ancêtres se sont battus durant quinze ans de 1932 à 1947 pour libérer la Haute-Volta qui souffrait de suppression. Aussi, a-t-il exhorté les nouvelles autorités à « aller vite et bien » dans la lutte pour permettre aux personnes déplacées de rejoindre leurs localités d’origine car leur souffrance est insupportable. Tout comme lui, Hubert Baziemo, membre de la chambre des métiers, a appelé les populations à s’enrôler dans les rangs des VDP pour aider à libérer le pays. Il a également plu à ce dernier d’interpeller le gouvernement sur la nécessité de lutter farouchement contre la corruption qui gangrène sérieusement le pays.

 Gildas Bako, Koudougou

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