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«Loin de la théorie, le changement climatique est déjà une réalité accablante en Afrique»

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Au cours d’une visio-conférence avec les représentants des médias du Sahel le 19 septembre dernier, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre lançait un appel à accélérer la croissance et prioriser l’adaptation dans la région face au changement climatique. Alors que s’ouvre dans quelques jours à Charm-el-Sheik la 27e Conférence des Nations-Unies sur le climat ; Ousmane Diagana insiste, dans cette tribune publiée sur son blog, sur l’urgence de l’action qu’impose le changement climatique, fort des conclusions du récent Rapport national sur le climat et le développement récemment publié pour les pays du G5 Sahel et de ceux à paraître pour le Cameroun, le Ghana et d’autres pays du continent.

Dans cette tribune, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, alerte une fois de plus sur l’urgence de l’action face au changement climatique

«Au Sahel, 13,5 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté d’ici 2050 si rien n’est fait. Les recherches montrent aussi que la mise en place de réformes en faveur d’une croissance rapide, résiliente et inclusive est à la fois la meilleure forme d’adaptation climatique et la meilleure stratégie pour atteindre un développement durable», alerte le vice-président Diagana. Lisez plutôt l’intégralité de sa tribune pour plus de précisions.

«Loin de la théorie, le changement climatique est déjà une réalité accablante en Afrique »

Un sentiment d’urgence sans précédent anime aujourd’hui les pays africains pour passer à l’action, s’adapter et développer leur résilience. Chaque année, leurs populations sont confrontées à des inondations plus nombreuses, des températures élevées, l’érosion côtière, la dégradation des terres, et d’autres chocs climatiques. En Afrique de l’Ouest et du Centre les récentes inondations ont affecté des millions de personnes et forcé des dizaines de milliers à se déplacer loin de chez elles et de leurs sources de revenu. Evoquer le changement climatique est une chose, mais comme le dit un proverbe africain, « voir et entendre dire, sont deux choses différentes».

Pourtant, l’Afrique émet moins de 4 % des gaz à effet de serre à l’échelle mondiale et la région est la principale source d’absorption de carbone grâce au bassin du Congo. La crise climatique vient remettre en cause des gains de développement durement acquis et renforcer les cycles de pauvreté, de fragilité, et de vulnérabilité. Au terme des récentes Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington, il ressortait clairement que le changement climatique est au cœur des préoccupations des dirigeants africains.

Le nouveau Rapport national sur le climat et le développement (CCDR, en anglais) – récemment publié pour les pays du G5 Sahel et à paraître pour le Cameroun, le Ghana et d’autres pays– montre que le changement climatique pourrait entraîner des pertes annuelles de 2 % à 12 % du PIB d’ici 2050. Au Sahel, 13,5 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté d’ici 2050 si rien n’est fait. Les recherches montrent aussi que la mise en place de réformes en faveur d’une croissance rapide, résiliente et inclusive est à la fois la meilleure forme d’adaptation climatique et la meilleure stratégie pour atteindre un développement durable.

Dans ce contexte, quelles sont les priorités essentielles pour nos pays, à l’heure où les délégations se préparent pour la Cop 27 de Charm el-Cheikh ?

Renforcer l’agriculture climato-intelligente pour assurer la sécurité alimentaire

@Erick Kaglan/Banque mondiale, Togo

Au cours des dix dernières années, la crise de la sécurité alimentaire s’est aggravée en raison de la récente flambée des prix de l’énergie et des engrais. Pour y faire face, la Banque mondiale a augmenté son financement, avec 17,7 milliards de dollars dédiés à l’Afrique subsaharienne, dont 5,1 milliards de nouveaux engagements. Ce financement vise à renforcer la production et la résilience des systèmes alimentaires, faciliter les échanges commerciaux, développer des chaînes de valeur inclusives et soutenir les ménages vulnérables ainsi que les producteurs. Dans le cadre de cet effort, le Programme de résilience des systèmes alimentaires pour l’Afrique de l’Ouest, qui accompagnera quatre millions de personnes, contribuera à accroître les rendements grâce à une agriculture climato-intelligente.

L’augmentation vertigineuse du prix des engrais, multiplié par trois en Afrique subsaharienne depuis 2020, renforce les risques de pénuries et de hausse des prix des produits alimentaires. Sans intervention rapide, l’insécurité alimentaire pourrait augmenter dans la région, avec plus de 100 millions de personnes exposées à une insécurité alimentaire extrême.  La résolution de cette crise doit passer par les actions suivantes : une collaboration entre les gouvernements et l’industrie des engrais pour développer un marché régional transparent et efficient, une meilleure compréhension des besoins des sols et, enfin l’adoption de pratiques agricoles durables pour stimuler la productivité et faire progresser les revenus des agriculteurs. Les investissements dans l’agriculture climato-intelligente portent également leurs fruits, avec une meilleure préparation à la sécurité alimentaire, des chaînes de valeur plus fortes et une gestion intégrée des paysages.

Faire du capital naturel une richesse

En Afrique centrale, le bassin du Congo abrite 70 % des forêts du continent, représentant ainsi le plus important puits de carbone au monde puisqu’on estime que ses forêts stockent entre 25 et 30 milliards de tonnes de carbone. Il s’agit également d’un des principaux foyers de biodiversité sur la planète, mais hélas il s’épuise rapidement. Le bassin du Congo constitue aussi une importante source de revenus pour les personnes vulnérables, et la région devra faire de cet atout une source de revenus à la fois au niveau local, national et mondial grâce à l’appui de la communauté internationale.

Cliquez ici pour explorer le Bassin du Congo

 Aux côtés des gouvernements et des partenaires tels, l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale, le Fonds de partenariat pour le carbone forestier, le Programme d’investissement pour la forêt, le Fonds pour l’environnement mondial (GEF), PROGREEN, et REDD+, la Banque mondiale s’engage à appuyer le développement forestier intelligent dans le bassin du Congo. Elle mène cette action en donnant les moyens d’agir aux communautés locales et autochtones et en promouvant l’utilisation transparente et efficace des ressources naturelles.

Ainsi le Gabon et la République du Congo ont pris les devants pour lutter contre la dégradation des terres. Ils observent d’ores et déjà les bénéfices liés à la séquestration du carbone sur la création d’emplois et le renforcement de la résilience climatique. La prochaine priorité consistera à assurer la participation des pays africains aux marchés du carbone pour dégager des financements supplémentaires.

Faire de l’adaptation climatique, la « nouvelle norme » en matière de développement

@Erick Kaglan/Banque mondiale, Sénégal

Les pays d’Afrique doivent investir dans l’adaptation climatique et s’engager sur la voie d’une croissance sobre en carbone pour promouvoir le développement durable. Partenaire de premier plan, la Banque mondiale est le plus important bailleur pour le secteur et s’engage aux côtés du continent dans sa transition vers une économie résiliente et à faibles émissions de carbone. En Afrique de l’Ouest et du Centre, 4,9 milliards de dollars de financement climatique à travers 92 projets ont été mobilisés entre juillet 2021 et juin 2022. La région affiche un solide portefeuille d’investissements verts, résilients et inclusifs au service de la transformation et de l’innovation. Grâce à ces plans d’action ambitieux, associés à des financements climatiques accrus, les pays pourront atteindre leur plein potentiel.

La Banque mondiale s’inscrit dans cet effort en soutenant des programmes de transformation telle que la Grande muraille verte. Ce projet ambitieux développé par les Africains vise à améliorer les moyens de subsistance des populations grâce à la restauration des paysages, et à renforcer l’accès à des infrastructures résilientes au climat. En Côte d’Ivoire, par exemple, le Projet de développement du secteur agro-alimentaire soutient le développement de chaînes de valeur agro-alimentaires inclusives, résilientes et compétitives. Ces quelques exemples illustrent l’intensification de nos investissements en faveur du climat.

Le coût de l’inaction est bien plus important que le coût de l’action. Financer les stratégies d’adaptation plutôt que les réponses d’urgence à des chocs climatiques plus fréquents et plus graves sera plus efficace. Pour l’ensemble des populations confrontées au quotidien à la réalité du changement climatique, nous devons renforcer nos efforts collectifs pour transformer cette crise en une opportunité. Nous œuvrons pour que leurs voix soient entendues à Charm- el-Cheikh et au-delà».

Par Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

La CEA se penche sur la sécurité alimentaire et énergétique en Afrique du Nord et de l’Ouest

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C'est à Casablanca que les représentants de l'Afrique de l'Ouest et du Nord se sont retrouvés pour se pencher sur la problématique de la sécurité alimentaire et énergétique

La Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a animé ce mercredi 2 novembre 2022 à Casablanca, au Maroc, une conférence de presse virtuelle ayant porté sur la problématique de la sécurité alimentaire et énergétique en Afrique du Nord et de l’Ouest.

C’est à Casablanca que les représentants de l’Afrique de l’Ouest et du Nord se sont retrouvés pour se pencher sur la problématique de la sécurité alimentaire et énergétique

“Sécurité alimentaire et énergétique en Afrique du Nord et de l’Ouest dans un contexte de crises multiples”, c’est autour de ce thème que la directrice du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, Mme Ngone Diop et la directrice UNECA SRO-NA, Mme Zuzana SCHIDROWSKI, ont livré leurs analyses.

C’est depuis le Maroc (Casablanca), où les bureaux sous- régionaux pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) sont en réunion, que les es deux conférencières se sont prêtées aux questions des journalistes.

Dans sa prise de parole, la directrice du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA Mme Ngone Diop a rappelé l’importance de cette conférence de presse pour la commission économique pour l’Afrique (CEA). Leur mandat, a-t-elle dit, est d’appuyer les pays en tout temps et en tous lieux indépendamment de la préoccupation du moment. Et en espèce selon la directrice, la préoccupation c’est la problématique de la sécurité alimentaire et énergétique.

«On parle beaucoup de la crise de Covid-19, de la guerre Ukraine-Russie… parce que ça exacerbe tous les problématiques que nous vivons. Mais il y a également d’autres crises sous-jacentes dont la crise sécuritaire surtout dans notre région en Afrique de l’Ouest où le terrorisme continue à être actif, la crise liée au changement climatique et les effets pervers inhérents à cela. Mais si on se concentre sur l’alimentaire et par ricochet les différentes crises inhérentes à cela, la manière dont cette problématique a été exacerbée, il faudrait qu’on reconnaisse que c’est une problématique exacerbée par la crise Covid-19 », a-t-elle déclaré.

Malgré ses richesses, la sous-région Afrique de l’Ouest, du fait du pauvre taux de transformation de ces ressources, les économies sont très vulnérables à toutes les crises. Même si les crises se passent sur d’autres régions, ipso facto la même région les ressent de manière directe et parfois indirecte, a-t-elle souligné.

Autre problématique soulevée par la conférencière, c’est le fait que les efforts déployés par les pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest pour relancer leurs économies touchées par la pandémie du Covid-19 sont entravés par des prix élevés et volatiles des denrées alimentaires et de l’énergie. Le tout résultant de la guerre entre l’Ukraine et la Russie. En effet, ces deux pays sont d’importants exportateurs de denrées alimentaires, représentant près de 30% des exportations mondiales de blé ces dernières années.

Les pays d’Afrique du Nord, notamment l’Égypte, la Tunisie, le Maroc et la Libye, importent plus de la moitié de leur blé de l’Ukraine et de la Russie, l’Égypte étant le premier importateur mondial de blé.  En Afrique de l’Ouest, selon la récente évaluation conjointe de la CEDEAO, du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et de la FAO, 46% de la farine de blé est importée de la région de la mer Noire, principalement de la Russie et de l’Ukraine.

«Depuis la crise de Covid-19, les problématiques sous-jacentes, structurelles ont été exacerbées par les blackouts, c’est-à-dire la plupart des économies étaient fermées. Il s’agit des secteurs agricoles, service commercial etc. Mais cela a été exacerbé par d’autres crises. Les différentes statistiques, les études que nous avons menées à la CEA mais également de manière générale aux Nations Unies, nous rappellent que la plupart de nos pays sont sur la ligne de démarcation en matière de sécurité alimentaire (…). Cette ligne de démarcation qui est très fine a été exacerbée par la crise ukrainienne.

Pourquoi ? Parce que les 15 pays de l’Afrique de l’Ouest, pratiquement tous ont un certain rapport de dépendance en terme d’importation de produit alimentaire de blé et d’autres céréales Ukrainiens et russes. Le Bénin, le Sénégal et le Togo sont fortement dépendants des importations du blé en provenance de la Russie, avec des parts respectives dans leurs importations de blé s’élevant à 68%, 52% et 45%, selon les données de la FAO, FEWS NET et PAM, sur la situation des marchés de l’Afrique Centrale et de l’Ouest pour le premier trimestre 2022 Mai-2022 », a indiqué la directrice sous régionale de la CEA.

D’autres pays sont aussi dépendants mais beaucoup moins. Les chiffres oscillent parfois entre 25%, 15% du fait des habitudes alimentaires différentes. Cette même évaluation de la FAO a également mis en exergue une baisse estimée à 20% de la protection agricole. Conséquence du changement climatique mais également du processus de relèvement de l’économie des différents secteurs post Covid.

Par ailleurs, par rapport à la période de soudure, période où les acteurs du système agricole ne produisent pas par manque de pluies, le taux d’insécurité alimentaire s’avère à plus de proportion de 27,1% à plus de 32,2% soit une hausse de 70%. C’est pour dire que la crise Ukraine-Russie, la crise covid-19 et les crises climatiques combinées, ont des impacts directs sur la sécurité alimentaire dans les différents pays de l’Afrique de l’Ouest, a souligné la Directrice.

Pour Mme Ngone Diop, si on prend tous les 15 pays de l’Afrique de l’Ouest, on a des cycles alimentaires variables omniprésents et qui demandent des actions concrètes. Dans cette même perspective, avec la banque mondiale, certaines données de celle-ci comparant les années 2019 et maintenant, il s’est avéré qu’en terme d’énergie il y a 63,7% de consommation. Mais à partir de 2020, une baisse exponentielle de ces consommations-là, a été notée parce que dans certains pays, de manière officielle, c’est en de ça de 40 à 50%.

« Toutes ces préoccupations commandent des innovations. Il nous faut repenser nos politiques économiques, repenser l’articulation de nos réponses de manières qu’elles soient beaucoup plus novatrices qui ne permettent pas seulement de répondre aux symptômes de ces problématiques mais aux causes fondamentales qui affectent pendant plusieurs années. Malgré les ressources dont on dispose, nous sommes toujours vulnérables à toutes sortes de crises, qu’elles soient régionales, globales, celles liées à la nature en l’occurrence les crises climatiques avec les inondations et tout ce qu’on a vu et tous les effets qui s’en suivent. Sur la base de ce contexte, en Afrique du Nord et de l’Ouest, nous avons voulu venir ensemble, créer cette dynamique de synergie dans la réflexion, le partage des expériences dans la création et la formulation des solutions qui puissent répondre à ces problématiques », a indiqué Mme Gone Diop.

En Afrique du nord, les défis sont similaires selon la directrice UNECA SRO-NA Mme Zuzana SCHIDROWSKI. Elle relève toutefois que l’Afrique du nord qui a une situation un peu différente peut apprendre de l’Afrique de l’Ouest sur différents domaines.

«Permettez-moi de parler de la résilience face aux crises dans un contexte où nous sommes en plein milieu de multiples crises. Et, il se peut que nous soyons à l’arrivée d’une autre crise encore. Il faut voir quelque chose pour en tirer de cette conjoncture. C’est très important que des pays aient accès à des liquidités pour pouvoir manœuvrer et adopter des politiques en cas de problème de sécurité alimentaire, par exemple, pouvoir transférer des fonds aux pays les plus vulnérables. Nous avons aussi environ 40% des budgets de ménage les plus vulnérables qui sont alloués aux dépenses alimentaires. Mais ces crises surviennent à une période où les politiques d’espace fiscale et la majorité de nos pays en Afrique sont catégorisés comme étant dans une détresse de la dette », a rappelé Zuzana SCHIDROWSKI qui cite le Soudan comme exemple.

Pour faire face à la problématique, elle pense que ce qui doit être fait pour la majorité des pays, c’est une consolidation fiscale. « Cette réunion devrait nous permettre d’avoir une voix unifiée de l’Afrique pour faire face à ces défis communs. Les pays à revenus intermédiaires doivent aussi être pris en compte dans le cadre de ces initiatives. Donc, nous aurons des délibérations sur les financements des changements climatiques.  C’est extrêmement important », a indiqué Mme la directrice de UNECA SRO-NA, Mme Zuzana SCHIDROWSKI.

Africaguinee.com

Jeunes face au péril climatique : Agir maintenant !

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Omer Kaboré, parrain de l'activité a félicité les jeunes pour leur engagement à la cause de la nature

Dans le cadre de la campagne africaine sur le climat, la Coordination nationale des jeunes pour l’environnement et le climat (CONAJEC), en partenariat avec le ROJEC (Réseau des organisations de jeunes pour l’environnement et le climat), organise la Conférence nationale des jeunes sur le climat. Cette activité qui se tient en prélude à la Cop 27, est parrainée par Omer Kaboré, directeur pays de Oxfam Burkina et se déroule du 29 au 30 octobre 2022 à Ouagadougou.

Omer Kaboré, parrain de l’activité a félicité les jeunes pour leur engagement à la cause de la nature

Les jeunes burkinabè  engagés pour la préservation de l’environnement et du changement climatique réfléchissent actuellement sur leur apport dans la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN). Ce cadre d’échange a ouvert ses portes ce vendredi 29 octobre 2022.

Cette conférence nationale des jeunes est placée sous le thème « Contribution des Jeunes à la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National : de la formation à l’action ».

Omer Kaboré, parrain de l’activité a félicité les jeunes pour leur engagement à la cause de la nature. Pour lui, les dangers du changement climatique ne sont plus à démontrer. C’est pourquoi dit-il « il faut agir vite car il y a urgence et le péril est réel.»

 Compter sur l’engagement des jeunes

Le président de la CONAJEC, Aboubacar Lougué, insistant sur la nécessité de l’engagement des jeunes

De son côté, le président de la CONAJEC, Aboubacar Lougué a fait savoir que « cette conférence des jeunes devra au terme aboutir à un document de plaidoyer qui servira de boussole à la Cop 27 ».

Des jeunes venus de différentes régions prenant part à la CNJC

Ils sont une centaine de jeunes venues de différentes régions du Burkina Faso. Durant deux jours ces jeunes travailleront à produire un document qui traduise leur engagement pour la lutte contre la désertification et les effets néfastes du changement climatique.

Cette activité bénéficie de l’accompagnement de plusieurs partenaires dont l’ONG Water Aid, Oxfam, le PNUD etc.

Pour la première journée de la conférence, les participants auront à l’ordre du jour deux conférences introductives, trois panels et enfin des travaux de groupe pour clore la journée.

J.B/Burkina Demain

 

Réchauffement climatique : Une alerte sérieuse avant la COP27

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Le nouveau rapport d'ONU climat alerte sur le rythme des émissions des gaz à effet de serre

Alors que l’on s’achemine vers la vingt-septième Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27) prévue du 6 au 18 novembre prochain à Sharm el-Sheikh, en Égypte ; un nouveau rapport d’ONU Climat vient alerter la planète entière sur l’ampleur des efforts qui restent encore à fournir pour parvenir à contenir à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle la hausse de la température mondiale telle que cela avait été décidé dans l’Accord de Paris.

Le nouveau rapport d’ONU climat alerte sur le rythme des émissions des gaz à effet de serre

-les engagements climatiques combinés des 193 parties à l’Accord de Paris pourraient mettre le monde sur la voie d’un réchauffement d’environ 2,5 degrés Celsius d’ici la fin du siècle ;

– les engagements actuels feront augmenter les émissions de 10,6 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2010 ;

– les stratégies à long terme actuelles (représentant 62 parties à l’Accord de Paris) représentent 83 % du PIB mondial, 47 % de la population mondiale en 2019 et environ 69 % de la consommation totale d’énergie en 2019.

Ce sont entre autres, les grandes informations que l’on peut retenir du nouveau rapport d’ONU Climat qui a été publié ce jeudi 27 octobre 2022.

Les résultats de ce rapport soulignent si besoin en était encore l’urgence des actions à mener pour atteindre les objectifs à long terme de l’Accord de Paris, à savoir à contenir à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle la hausse de la température mondiale.

L’appel du secrétaire exécutif d’ONU Climat

Simon Stiell, secrétaire exécutif d’ONU Climat, a appelé les gouvernements à revoir leurs plans climatiques

C’est pourquoi, à l’approche de la 27e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 27) prévue du 6 au 18 novembre prochain à Sharm el-Sheikh, en Égypte ; Simon Stiell, secrétaire exécutif d’ONU Climat, a appelé les gouvernements à revoir leurs plans climatiques et à les renforcer afin de combler l’écart entre la direction que prennent les émissions et la direction que la science indique qu’elles devraient prendre au cours de cette décennie.

En effet, les dernières données scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC) indiquent que les émissions doivent être réduites de 45 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2019. Cette réduction est vraiment capitale pour espérer atteindre l’objectif de l’Accord de Paris, notamment, contenir l’augmentation de la température à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle et éviter les pires conséquences du changement climatique, notamment des sécheresses, des vagues de chaleur et des précipitations plus fréquentes et plus graves.

‘’Un rappel opportun pour tous’’

Sameh Shoukry, ministre égyptien des affaires étrangères et président de la COP27, y voit un rappel opportun pour tous

Pour Sameh Shoukry, ministre égyptien des affaires étrangères et président de la COP27 ; ce « rapport de l’ONU sur le changement climatique est un rappel opportun pour tous’’, soulignant l’urgence face à la crise climatique.

«Le relèvement des ambitions et la mise en œuvre urgente sont indispensables pour faire face à la crise climatique. Il s’agit notamment de réduire et de supprimer les émissions plus rapidement et dans un plus grand nombre de secteurs économiques, afin de nous protéger contre des impacts climatiques négatifs plus graves et des pertes et dommages dévastateurs», a- t-il soutenu.

Pour l’ONU, les engagements à la neutralité carbone ne valent rien sans des plans, des politiques et des actions y afférents

«Les engagements à la neutralité carbone ne valent rien sans des plans, des politiques et des actions pour les soutenir (…) notre monde ne peut plus se permettre de faire du greenwashing», a renchéri pour sa part le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Les participants à la COP27 ont donc une lourde responsabilité devant l’histoire d’imprimer une nouvelle dynamique plus porteuse d’espoir sur le front de la lutte contre le changement climatique en adoptant des résolutions efficaces.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Gouvernement Kyélem de Tambèla I : Quelques visages & la Composition

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Apollinaire Kyélem de Tambèla, Premier ministre, chef du gouvernement de la Transition

L’on connaît depuis ce mardi soir, la composition du gouvernement du Premier ministre Joachim Apollinaire Kyélem de Tambèla. Ce gouvernement Kyélem de Tambèla I, comme on pourrait l’appeler, comprend 23 membres. Quelques visages et la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, une sorte de savant dosage entre membres du précédemment gouvernement et de nouveaux arrivants.

 -Bassolma Bazié, ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale

Bassolma Bazié, ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale

-Olivia R. Rouamba, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabé de l’Extérieur

Olivia R. Rouamba, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabé de l’Extérieur

-Adjima Thiombiano, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Adjima Thiombiano, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

-Amina Zerbo/Sabane, ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques

Amina Zerbo/Sabane, ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques  

-R. Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme

R. Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme

Attaque du 14e Régiment Interarmes de Djibo : 10 morts et une cinquante de blessés

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10 éléments des FDS ont été tués et 18 terroristes neutralisés au cours de l'attaque selon ce communiqué du chef d'état-major général des armées

«Le 14e Régiment Interarmes de Djibo a fait face, dans la matinée du 24 octobre 2022, à une attaque terroriste qui a visé sa base. (…) Le bilan provisoire établi fait état de 10 militaires tombés au cours des combats et une cinquantaine de blessés qui ont été pris en charge. Côté ennemi, au moins 18 corps de terroristes ont été dénombrés au cours des opérations de ratissage qui sont toujours en cours», indique un Communiqué de la Direction de la Communication du Chef d’état-major général des armées daté de ce lundi 24 octobre 2022.

10 éléments des FDS ont été tués et 18 terroristes neutralisés au cours de l’attaque selon ce communiqué du chef d’état-major général des armées

«Les éléments du régiment ont vaillamment riposté aux tirs directs et indirects de l’ennemi venu en nombre important. Des renforts aériens ont été déployés dans la zone pour assurer les opérations de secours et de riposte (…)», s’est félicité le Chef d’état-major général des armées dans Communiqué.

Décès de Mme Tiendrébeogo/Ilboudo Elisabeth : Faire-part et Programme des obsèques

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Mme Tiendrébéogo né Ilboudo Elisabeth, PMC à la cathédrale, Quartier Saint-Léon, s'en est allée le 20 octobre 2022 à l'âge de 86 ans

Ceci est un communiqué nécrologique comprenant le programme des obsèques des grandes familles & grandes familles alliées éplorées suite au décès le 20 octobre dernier, à l’âge de 86 ans, de Mme Tiendrébéogo né Ilboudo Elisabeth, PMC à la cathédrale, Quartier Saint-Léon.

Mme Tiendrébéogo né Ilboudo Elisabeth, PMC à la cathédrale, Quartier Saint-Léon, s’en est allée le 20 octobre 2022 à l’âge de 86 ans
Mme Tiendrébéogo né Ilboudo Elisabeth, PMC à la cathédrale, Quartier Saint-Léon, s’en est allée le 20 octobre 2022 à l’âge de 86 ans

«COMMUNIQUE NECROLOGIQUE

Sa Majesté le Dapoya Naaba à Saaba ;

Les grandes famille TIENDREBEOGO, NIKIEMA, LAGWARE à Saaba, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Mali, Gabon, France et Dakar ;

-Les grandes famille ILBOUDO à Ouagadougou, Nioko II, Dakar et en France ;

-Les grandes familles alliées : ZOUNGRANA de Temporé, BALIMA de Tenkodogo, KONSEIBO de Bam, DABRE de Gomboussougou, GOUNGOUGA, ROUAMBA, KOMPAORE, ZERBO, KABORE, OUEDRAOGO, TRAORE.

-Les enfants : TIENDREBEOGO Joseph Marie, imprimeur à Dassasgho, Mme ZOUNGRANA Joséphine, institutrice à la retraite, TIENDREBEOGO Désiré, ingénieur des travaux aéronautiques à Bamako, Mme BALIMA Honorine, médecin pédiatre à Paris, Mme KONSEIBO F. M. Pélagie, contrôleur général de Police à Ouagadougou, Mme DABRE S. Gisèle Marie, Consultante/Coordonnatrice du programme de l’association Alliance Féminine (AFem) ;

-Les petits- enfants ;

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur épouse, mère, belle-mère, grand-mère, sœur, tante et cousine,

TIENDREBEOGO né ILBOUDO Elisabeth, précédemment PMC à la cathédrale, Quartier Saint-Léon.

Décès survenu le 20 Octobre 2022, à l’âge de 86 ans.

Une veillée de prière aura lieu le mercredi 26 octobre 2022 à 20 H 00 au domicile familial, Quartier St Léon.

La levée du corps aura lieu le jeudi à 08 h 30 à Saint Léon suivi de l’absoute à 9h à la cathédrale de l’Immaculée conception à Ouagadougou.

L’enterrement se déroulera au domicile familial à Saaba dapoya.

PAIX A SON AME ET UNION DE PRIERE !»

Le grand Noufou Ouédraogo a tiré sa révérence

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Le grand Noufou Ouédraogo, l'homme aux multiples casquettes et compétences, s'en est allé ce dimanche matin à l'âge de 82 ans

Sa maladie l’avait éloigné des stades et de sa passion, le football. Avec son décès ce dimanche 23 octobre 2022 à l’âge de 82 ans, Noufou Ouédraogo, l’homme aux multiples casquettes (homme d’affaire, homme politique, grand supporter des Etalons footballeurs) va manquer physiquement pour de bon à ses innombrables fans, au monde footballistique.

Le grand Noufou Ouédraogo, l’homme aux multiples casquettes et compétences, s’en est allé ce dimanche matin à l’âge de 82 ans

 

Entre autres fonctions, le désormais défunt Noufou Ouédraogo a été président de l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE) ; député du MPP ; président de l’Asfa-Yennenga, fondateur du centre Naaba Kango ; promoteur du Tournoi international de la solidarité des centres de formation (TISCF) ; chef d’entreprises, etc.

En tirant ainsi sa révérence ; Noufou Ouédraogo laisse tous ces milieux orphelins. Que la terre libre du Burkina lui soit légère !

Hamidou Congo

Burkina Demain

«Les vieux démons ont encore marqué leur retour au Tchad», Ensemble pour le Faso

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L'Alliance Ensemble pour le Faso s'est prononcé sur la situation au Tchad

Ceci est une Déclaration de soutien au peuple du Tchad et une condamnation du gouvernement tchadien signé de l’alliance Ensemble pour le Faso, suite à la répression violente des récentes manifestations ayant au moins une cinquantaine de morts et plus de 300 blessés

Des responsables de l’Alliance Ensemble pour Le Faso, au cours d’un point de presse

«DÉCLARATION DE SOUTIEN AU PEUPLE MEURTRI DU TCHAD ET DE CONDAMNATION DU GOUVERNEMENT TCHADIEN

Le 20 octobre dernier, le peuple souverain du Tchad, conscient des velléités de prolongation du mandat de Deby Fils, a courageusement investi les rues de N’Djamena, entre autres, pour exprimer sa désapprobation et réaffirmer son attachement aux valeurs de l’alternance démocratique. Exercice légitime d’un droit : la liberté de manifester garanti par les textes internationaux de protection des droits de l’homme.

Pourtant, la junte au pouvoir, dans une barbarie inouïe, a décidé de répondre à l’action citoyenne pacifique par une répression féroce qui a couté la vie à une soixantaine d’innocent et a grièvement porté atteinte à l’intégrité physique de centaines d’autres.

Les vieux démons ont encore marqué leur retour au Tchad, invités et encouragés par la junte au pouvoir régnant par la terreur et l’oppression et ce, avec la bénédiction et l’onction de certaines puissances occidentales maniaques de jeux d’intérêts abjects.

En ces douloureuses et consternantes circonstances, l’alliance Ensemble pour le Faso, épris des valeurs et principes de la démocratie, de la justice et du respect de la dignité humaine, et engagé résolument dans la défense des droits et des libertés urbi et orbi, condamne et dénonce avec la plus grande fermeté, et ce sans concession aucune, la barbarie de la junte au pouvoir au Tchad, et proclame l’indignité de la junte à présider désormais aux destinées du pays.

Ensemble pour le Faso, dans la fraternité panafricaniste exprime sa profonde et indéfectible solidarité et soutien au peuple libre et souverain du Tchad en lutte pour la défense des valeurs de la démocratie et de la justice.

Ensemble pour le Faso rappelle à la junte au pouvoir qu’elle répondra devant l’histoire et devant la Justice de sa barbarie si elle se fait des illusions des prétendus soutiens de puissances occidentales qui, en réalité, ne sont que des félons prêts à abandonner en plein vol.

Enfin, nous appelons la communauté internationale à ne pas se limiter à des condamnations stériles auxquelles nous avons malheureusement été habitués, mais d’engager des actions visant à faire la lumière sur les circonstances de l’exaction des manifestants et prendre des sanctions ciblées et mémorables contre la junte illégitime au pouvoir.

HALTE À LA BARBARIE ET À LA REPRESSION !

NON À LA SUCCESSION DYNASTIQUE ET CLANIQUE !

LIBERTÉ ET RESPECT AU PEUPLE FRÈRE DU TCHAD !

ENSEMBLE POUR LE FASO (APR-Tiligre, Mouvement SENS, PAREN, PDS et PUR)

 

Ouagadougoou le 23 Octobre 2023”

Me Kyélem de Tambèla Premier ministre : Les pressantes attentes de Adama Bayala

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Le journaliste-écrivain, enseignant en communication Adama Bayala salue la nomination de Me de Tambèla

Se prononçant dans cette déclaration sur la nomination de Me Apollinaire Kyélem de Tambèla comme Premier ministre, Adama Bayala, journaliste-écrivain, enseignant en communication, y exprime également ses ‘’pressantes attentes’’.

Me Apollinaire Kyélem de Tambèla est le nouveau Premier ministre du Burkina Faso

«Mes pressantes attentes de Maître Kyelem, le nouveau premier ministre

Le pessimisme me disputait à l’optimisme, depuis le 2 octobre 2022, en raison de l’ensemencement des graines de rouerie, de concussion et de manipulation à différents étages de l’installation et de la consolidation du régime du   Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration II (MPSR II).

A brûle-pourpoint, le grand échalas de la « soldatesque », qui s’est pris le pied dans un tapis du palais de Kosyam, nomma maître Apollinaire Jean Kyelem de Tambela.

La cooptation de ce révolutionnaire madré, caractériel et décomplexé me donne des raisons d’espérer en un changement de cap.  Qui sait !

C’est un choix audacieux, juste et louable qui offre assurément une bouffée d’oxygène à un pays asphyxié. Maître de Tambela est un homme, visiblement opposé à l’immobilisme, avec une propension féconde pour l’innovation.

N’empêche qu’on ne lui accordera pas un blanc-seing. Dans un pays où tout est priorité, il a l‘occasion de mettre en musique la somme des connaissances théoriques acquises au fil de sa carrière. De la théorie à la pratique !

Dans tous les cas, l’ossature de son gouvernement, le premier, en attendant éventuellement l’occasion d’une autre, nous donnera la mesure de la partie qu’il s’apprête à jouer, dans cette période de transition, envisagée comme une opportunité pour sauver, révolutionner et réconcilier le Burkinabè avec les valeurs d’humanité.

Mon espoir, que maître Kyelem ait les coudées franches pour s’attacher les services des patriotes sincères, intègres, portés par l’intérêt général.  Il y en a dans tous les milieux, pour la plupart taiseux. Il faut seulement aller les chercher, en nous gardant de vouer aux gémonies tous les membres du gouvernement du MPSR I.

Le plus incrédule des Burkinabè sait qu’il y en avait de bons et de vrais. Mon espoir, qu’il ait les coudées franches pour implémenter, avec une dose de mesure, en phase avec le contexte national et international, l’acte II de la Révolution Démocratique et Populaire. Peut-il en être autrement quand lui-même, avec une conscience de classe, s’est fait chantre devant l’éternel de cette parenthèse glorieuse de notre histoire commune, en revenant, dans un ouvrage, sur les motivations principales, la philosophie, les fondements et l’architecture de ladite révolution !

Mon espoir, qu’il commandite les audits indépendants de tous les ministères, les institutions et les sociétés d’Etat du gouvernement de Albert Ouédraogo. Ce serait le signe d’un engagement à diriger sous le prisme des vertus.Mon espoir, qu’il publie systématiquement les audits des ministères, des institutions et des sociétés d’Etat réalisés par le gouvernement précédent. Cela aurait le mérite de responsabiliser davantage les nouvelles autorités et renforcer la confiance du peuple qui, depuis un bon moment, essuie des malheurs mille fois douloureux.

Mon espoir, qu’il procède automatiquement au rabotage des salaires des membres du gouvernement, y compris celui du chef de l’Etat. Pas seulement, dans la dynamique de la réduction du train de vie de l’Etat, il pourrait orchestrer la réduction significative des dotations en carburant, en communication etc…

Mon espoir, qu’il procède purement et simplement au gel des émoluments servis aux personnalités, six mois après la fin de leurs états de service à la Nation. Cela pourrait commencer avec les membres amnésiques du gouvernement Ouédraogo, qui s’est contenté de se pâmer de plaisir aux dépens du peuple.

Mon espoir, qu’il procède à la réquisition, le temps de la transition, des bâtiments privés en location à l’Etat qui traverse une passe périlleuse, avec des difficultés de mobilisation des taxes et des impôts. Le renoncement à ces loyers mensuels participe du sacrifice collectif, aux côtés de ceux des soldats, des VDP et des populations civiles qui se battent au front pour sauver notre cher pays, menacé de disparition. Subséquemment avec les activités lucratives des opérateurs économiques qui y prospèrent, aux moyens d’ingénieries saupoudrées à gommer in fine.

Mon espoir, qu’il procède à la réduction significative des prix des hydrocarbures, moteurs de l’économie, pour enclencher par ricochet la baisse des produits de grande consommation. Ceci aurait pour effet de permettre à la population, ployant sur le coup de l’inflation, 20%, de souffler.Mon espoir, que l’armée, péremptoirement appelée « La grande muette », cesse de communiquer à tout-va pour, à la fois, mériter son sobriquet et éviter de servir les intérêts des terroristes. Il conviendra de revisiter le logiciel de la communication, en l’adaptant à la communication de GUERRE.

Mon espoir, que ce gouvernement consacre la célébration de tous les droits fondamentaux des Burkinabè. Cela pourrait, à la lumière du contexte de pauvreté ambiant, amplifié par la guerre contre le terrorisme et la vie chère, commencer par le plafonnement des frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement. Il n’est pas superfétatoire de dire, avec faconde, que le droit à l’école est bafoué au Burkina Faso. Joseph Ki Zerbo ne disait-il d’ailleurs pas : « On ne peut pas bâtir une société sur le principe du tout-privé ».

Je crois naïvement que ces mesures symboliques, procédant de choix stratégiques, qui ne demandent rien, si ce n’est la volonté, pourraient permettre au gouvernement Kyelem de rétablir la confiance avec le peuple martyrisé du Burkina; l’amenant à consentir davantage de sacrifices pour soutenir l’effort de guerre. »