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Solar Awards : L’ARSE encourage les lauréats de l’édition 2022

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La présidente de l'ARSE, Mariam Gui Nikièma, a félicité les entreprises lauréates de Solar Awards 2022

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) a eu ce mardi matin une rencontre d’échange avec le promoteur et les représentants des 30 entreprises lauréates de l’édition 2022 de Solar Awards, une cérémonie annuelle de récompenses des meilleurs acteurs du secteur des énergies renouvelables. En prenant cette initiative, l’ARSE, entend, selon sa présidente Mariam Gui Nikièma, saluer l’action de ces acteurs qui participe des efforts visant plus d’accès des populations aux services énergétiques.

La présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma, a félicité les entreprises lauréates de Solar Awards 2022 et les a exhortés à poursuivre leurs efforts

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) apprécie l’initiative de Solar Awards, une cérémonie annuelle de récompenses des meilleurs acteurs du secteur des énergies renouvelables dont la dernière édition, la deuxième a eu lieu le 15 juillet 2022. Les premiers responsables du régulateur national du secteur de l’énergie ont effet rencontré ce mardi 2 août à Ouagadougou le promoteur et les représentants des 30 entreprises lauréates de l’édition 2022 de Solar Awards.

A écouter la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma, l’action de ces entreprises distinguées sur la base de leurs mérites, participe des efforts du pays visant plus d’accès des populations aux services énergétiques, «elles participent de la mise en œuvre de l’engagement du Burkina Faso à promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique».

Initiative de l’ARSE saluée par le promoteur de Solar Awards

Le promoteur de Solar Awards, Oumar Sidibé, a salué l’initiative de l’ARSE

Le promoteur de Solar Awards, Oumar Sidibé, a salué à sa juste valeur cette démarche de l’ARSE à l’encourage à plus d’un titre. «C’est un grand honneur pour nous. C’est une dynamique que nous allons ainsi poursuivre avec la bénédiction du régulateur», s’en est-il félicité.

Solar Awards a été initiée en 2020. En croire le promoteur Sidibé, ses lauréats ont été toujours été choisis sur les indices de satisfaction des consommateurs. Ainsi, à l’édition 2022 qui a eu lieu le 15 juillet dernier, ce sont donc 30 entreprises ont été primées sur la base de la qualité des prestations et services rendus aux consommateurs.

«Notre rôle, c’est de les encourager»

Présidente de l’ARSE : «en tant que régulateur, nous les encourageons aussi en prenant des textes pour mieux réglementer et éviter le désordre qui ne favorise pas le développement du secteur»

«Nous les félicitons pour leur mérites et formulons le vœu qu’elles puissent poursuivre leurs efforts pour le développement du secteur énergétique afin de faciliter l’accès à l’énergie à moindre coût dans le pays», a indiqué  la présidente de l’ARSE.

«Notre rôle aussi, en tant que régulateur, c’est de les encourager en prenant des textes pour mieux réglementer et éviter le désordre qui ne favorise pas le développement du secteur», a ajouté Mariam Nikièma qui a assuré que la présente rencontre est l’occasion d’écouter leurs préoccupations et propositions.

Toute chose qui participe, à l’entendre, à la prise de textes règlementaires et législatifs adaptés aux préoccupations des acteurs du secteur de l’énergie au Burkina Faso.

Martin Philippe

Burkina Demain

Pr. Jacques Batiéno sur la Réconciliation nationale : «Les Burkinabè doivent faire preuve de bonne volonté et de sincérité»

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Le Professeur Jacques Batiéno répond à nos questions sur l'actualité nationale

Le 24 juillet dernier, le Professeur Jacques Batiéno abordait dans une tribune la délicate question de la réconciliation nationale, soulignant sans ambages la nécessité pour les Burkinabè de sortir du piège de l’irréductible passif ‘’Thom-Blaiso’’qui semblait rendre illusoire tout processus réconciliateur. Le lendemain 25 juillet, comme si le Professeur était dans les secrets des dieux, c’est le président Blaise Compaoré qui a dépêché des émissaires pour demander pardon.

Le Professeur Batiéno répond sans passion, mais avec discernement et pédagogie, dans un style dont il a le secret

Alors, comment l’intellectuel apprécie l’acte de l’ancien président, les réactions contradictoires suscités par celui-ci au sein de la société burkinabè, la position de la veuve Sankara, et enfin, comment perçoit-il la suite pour le  pays ? A toutes ces préoccupations, le Professeur Batiéno répond sans passion, mais avec discernement et pédagogie, dans un style dont il a le secret. Entretien exclusif.  

Burkina Demain : Professeur, dans votre récente tribune, vous écriviez que notre pays est pris en otage par deux figures emblématiques de son histoire politique récente, à savoir les présidents Thomas Sankara et Blaise Compaoré. Dans un message public ce mardi, le président Blaise Compaoré a demandé pardon pour tous les torts commis pendant son magistère. Est-ce le début de sortie de ce piège dont vous parliez ?

Professeur Jacques Batiéno : Si vous me permettez un prologue, je commencerai par faire remarquer la coïncidence presque de connivence entre la sortie de ma tribune et l’adresse du message du président Compaoré. En effet, le message est adressé à la nation précisément le lendemain de la publication de mon papier. C’est tout simplement le fait du hasard. C’est donc un heureux hasard, une heureuse coïncidence. Vous savez qu’en politique toutes les supputations sont possibles, il me fallait faire la clarté sur ce fait pour le moins déconcertant.

Pour répondre maintenant à votre question, je dirai tout de suite qu’il n’est pas facile de faire amende honorable, de demander pardon, car ce qui est mis en jeu, c’est son propre égo. L’homme est tellement susceptible que, pour le sens commun, faire amende honorable est signe de faiblesse, voire d’abdication. Or, selon moi, c’est le contraire qui est vrai, car c’est cette attitude du sens commun qui est signe de faiblesse.

Celui qui n’est pas capable de faire son autocritique, son aggiornamento, manque de rationalité, de modestie et d’humilité. S’il existe une nature humaine, celle-ci est imparfaite, et c’est pourquoi l’homme est perfectible et qu’il est appelé, dès l’origine à se perfectionner, il doit se compléter et se réparer (pour employer des termes propres au transhumanisme aujourd’hui), même s’il le fait parfois avec excès tel qu’on peut le voir toujours dans la démarche transhumaniste avec la notion de « l’homme augmenté ». Ainsi, faire amende honorable est le signe d’une force mentale ou morale appréciable, c’est une preuve d’humilité et de modestie qui n’appartiennent qu’aux grands hommes. C’est ce dont a fait preuve le président Compaoré. C’est dire que l’acte qu’il a posé en demandant pardon à qui de droit est un geste fort et louable. Sans doute que, sur le plan de la forme, il aurait dû s’adresser lui-même à la famille de son frère et ami Thomas Sankara et au peuple burkinabè, c’est-à-dire en lisant lui-même le message, mais peut-être que les conditions n’étaient pas réunies pour ce faire.

D’ailleurs lorsqu’on  prend connaissance du texte du message on constate qu’il était prévu qu’il soit lu lors de la rencontre au sommet entre les anciens chefs d’État et l’actuel président. Peut-être que le président Compaoré voulait faire de ce moment un moment se solennité pour son message, ce qui était intéressant à mon avis. Mais les circonstances que nous avons connues ne lui ont pas permis d’exécuter son geste. Peu importe, le plus important est qu’il ait pu le faire malgré tout, quel que forme qu’ait pris ce geste louable. On peut donc voir dans ce geste du président Compaoré un signe fort ouvrant encore plus grand le chemin vers la réconciliation nationale. Je crois savoir que cette demande de pardon était réclamée, très attendue. Voilà qui est fait, et c’est une très bonne chose. C’est à l’honneur du président Compaoré.

Ce pardon exprimé de Blaise Compaoré continue de diviser la classe politique et le peuple burkinabè. Comment faut-il comprendre cela de votre point de vue ?

En réalité, ce pardon du président Compaoré ne divise pas plus que cela n’a été déjà fait la classe politique et le peuple burkinabè. Je veux dire que la division qui existait avant le message du président Compaoré est la même division qui prévaut après le message du président Compaoré, sans plus ni moins. Ceux qui refusent d’entendre cette demande de pardon sont les mêmes qui, depuis longtemps, veulent voir le président Compaoré derrière les barreaux. Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil. Le principal argument avancé pour refuser cela, c’est que le président Compaoré n’ait pas effectué le déplacement jusque dans la famille du président Sankara pour soumettre sa demande de pardon. À cela, il faut ajouter le fait que ces détracteurs du président Compaoré émettent des réserves quant à l’authenticité du message. Soit. Sans doute que l’on n’a pas tort d’exiger du président Compaoré qu’il se déplace dans la famille Sankara pour présenter son pardon. Dans ce cas, il faut le faire aussi pour chaque famille concernée, car les évènements en question n’ont pas connu que la mort du président Thomas Sankara, douze autres familles sont concernées, ce qui serait dans l’ordre des choses, mais peut-être que les conditions, actuellement, ne sont pas réunies pour poser de tels actes. Quant à l’authenticité du message, franchement qui peut en douter ? Douter de l’authenticité de ce message n’est rien d’autre que de la mauvaise foi. C’est vraiment l’argument la plus facile, qui plus est tiré par les cheveux, c’est l’argument de ceux qui n’ont plus d’argument et qui ont été surpris par les évènements. Il appartient maintenant au président Compaoré, après ce premier pas qui n’est pas une moindre chose, de voir quel autre pas effectuer afin de consolider ce premier pas. Je pense que la suite doit s’inscrire dans un agenda politique plus global pris en charge par le président du Faso lui-même et son ministre de la réconciliation nationale. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que ce contentieux profite à certaines personnes qui y trouvent un gain quelconque. Vous savez, il y a parfois des crises et des conflits qui sont attisés et entretenus dans des intérêts de groupes. Il est possible que ce contentieux entre Thomas Sankara et Blaise Compaoré n’échappe pas à cette règle. Ce qui serait bien dommage qui rendrait encore plus complexe la situation.

La veuve Sankara n’a pas approuvé aussi la démarche et semble restée sur sa faim… et a même parlé d’instrumentalisation de la réconciliation et du pardon… Comprenez-vous sa position ?

Il est vrai que les principaux intéressés dans tout cela sont Mariam Sankara et ses enfants d’une part, et les autres familles d’autre part. Personne ne peut prendre la mesure de leur douleur légitime. Jamais je ne peux connaître l’intensité de leur douleur, jamais je ne puis vivre ce qu’ils vivent. Néanmoins, je comprends cette douleur et je suis en sympathie avec eux. C’est dire que je comprends tout aussi que Madame Sankara ait des doutes sur la sincérité et l’authenticité de cette demande de pardon. Elle a des raisons légitimes de penser cela. Il est possible que des gens instrumentalisent la réconciliation nationale et le pardon.

À quelle fin ? La situation est tellement grave ! Ce n’est pas mon avis, mais si cela était vrai, il faudrait les débusquer très vite et les éloigner du processus. N’oublions pas, cependant, que madame Sankara ne parle pas seulement en son nom propre, mais aussi au nom de toute une organisation sankariste dont elle est, en quelque sorte, la tête de proue.

A ce titre, elle est conseillée dans sa communication qui doit conserver une ligne bien précise. En tout cas, je respecte sa position et je lui souhaite beaucoup de courage toujours.

Et maintenant avec ce nouveau développement, que faut-il faire pour aller à la réconciliation nationale ?

Que faut-il faire concrètement pour aller à la réconciliation nationale ? Telle est la question épineuse à laquelle tout burkinabè doit faire face, et en tout premier lieu le pouvoir en place. Cette question, avec toute la complexité qu’elle comporte quant à la mise en œuvre de sa réponse, n’est pas au-dessus des possibilités des burkinabè. L’Afrique du sud a bien réussi sa réconciliation nationale, le Rwanda aussi, pourtant ces deux pays étaient dans des situations plus complexes que celle du pays des hommes intègres.

Pourquoi n’en serait-il pas autant au Burkina Faso ? Pour moi, la réponse est connue des burkinabè : il faut arrêter de tergiverser et il faut organiser la nécessaire palabre nationale. C’est tout. Dans le passé de ce pays, sous le pouvoir de Blaise Compaoré lui-même, ce type de palabre a eu lieu, mais n’a pas eu l’effet escompté puisque nous y revoila comme au point de départ. C’est pourquoi il est important de tirer les leçons de ce passé récent. Cette nouvelle palabre que j’appelle de mes vœux ne doit pas être une de plus, pour la forme, mais la définitive qui permettra d’enterrer tous les griefs. Je crois savoir qu’elle est déjà prévue sous la dénomination de « forum pour la réconciliation nationale ». Tel est le chemin à suivre. Il faut y aller, rapidement. Le pouvoir précédent à beaucoup trainé des pieds, ce fut son erreur fatale. Il appartient à l’actuel pouvoir de ne pas suivre cet exemple et d’y aller franchement et sincèrement. Dans cette perspective, toutes les filles et tous les fils de ce pays ont le devoir de faire preuve de bonne volonté et de sincérité.

Il faut être honnête pour dépasser des clivages inutiles et aller au-delà des intérêts personnels, des intérêts de groupes, des intérêt idéologiques et du bien individuel. La bonne volonté et la sincérité exigent de faire des compromis, on ne s’engage pas dans une palabre en tenant mordicus à ses positions, en campant sur celles-ci de façon dogmatique ou encore en exigeant des conditions si draconiennes qu’elles bloquent tout le processus. Une ouverture d’esprit et une promptitude au vrai débat rationnel, critique et démocratique sont nécessaires pour aboutir à l’objectif principal qu’est la réconciliation. J’insiste sur ce point, car il y a dans ce pays des individus qui n’ont pas encore compris la véritable signification du bien commun, et qui continuent de tirer ce pays vers le bas en s’appuyant sur les prétextes les plus fallacieux qui soient et qui, en réalité, œuvrent dans le sens d’agendas cachés. C’est la vertu qui cache le vice. C’est pourquoi, il revient au président Damiba de jouer son rôle, celui qui sied à la véritable autorité politique qui, de fait, doit avoir de l’autorité sans être autoritariste. Il lui faut faire montre d’une force de caractère pour agir dans le sens de la volonté générale au sens rousseauistes du terme, c’est-à-dire dans le sens du bien commun.

Il lui faut oser prendre les décisions nécessaires à l’intérêt du pays sans se laisser intimider par des intérêts de chapelles. L’heure est très grave, depuis longtemps, et sans faire d’amalgame entre la réconciliation nationale et le terrorisme, il serait insensé de ne pas y voir un lien, car pour lutter contre le terrorisme il faut réunir toutes les forces du pays, tous les burkinabè capable d’apporter une main forte doivent être intégrer à cette lutte. C’est tellement inintelligent d’exclure de cette bataille des compatriotes qui en ont l’expertise et la licence. Or, pour cela il faut aux Burkinabè d’être unis, car c’est l’union qui fait la force, et seule la réconciliation nationale peut permettre cette union. À mon avis, voici les décisions importantes à prendre tout de suite : ouvrir tous les procès politico-judiciaires en laissant les différentes juridictions faire leur travail en toute indépendance, permettre à tous les exilés politiques de rentrer purement et simplement, c’est-à-dire sans condition qui, a fortiori, serait dissuasive.

Organiser la palabre nationale qui devrait aboutir à des décisions définitives à mettre en œuvre, prendre une loi d’amnistie permettant de faire table rase afin de repartir d’un bon pied. Ce qui signifie que chaque burkinabè doit être informé qu’à l’issue de tout ce processus acté dans la loi, tout burkinabè qui ferait désormais un pas de côté tomberait sous le coup du couperet de la loi qui devra tomber sans indulgence ni appel. Le détail de toutes ces décisions n’est pas de mon ressors, mais ce sont là les grandes orientations à donner aux décisions cruciales. En réalité, je pense que le président Damiba ne m’a pas attendu pour envisager tout cela, c’est pourquoi je ne prétends pas me substituer à son conseil.

Propos recueillis par Martin Philippe

Burkina Demain

Situation nationale : Le Chef de l’Etat a présidé la session du Conseil supérieur de la défense nationale

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Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a réuni ce matin le Conseil supérieur de la défense nationale (CSDN) autour de la situation sécuritaire de notre pays.

C’est le Chef de l’Etat qui a présidé la session du Conseil supérieur de la défense nationale

«Situation nationale : le Chef de l’Etat préside ce matin une session du Conseil supérieur de la défense nationale

(Ouagadougou, 1er août 2022). Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a réuni ce matin le Conseil supérieur de la défense nationale (CSDN) autour de la situation sécuritaire de notre pays.

Au cours de cette session, les membres du Conseil supérieur de la défense nationale vont faire le point de la situation sécuritaire, évaluer les mesures prises dans le cadre de la lutte contre l’hydre terroriste afin de dégager des perspectives.

Il s’agira concrètement de dresser le bilan de la mise en œuvre des orientations et des instructions issues de la dernière session du 20 juin 2022, de faire le point de l’interdiction à la circulation des motos de type Aloba et de même nature dans certaines localités du pays, de la mise en place des zones d’intérêt militaire, de la création de la Brigade de veille et de défense patriotique. Un point sur les Groupes des unités mobiles d’intervention sera également fait.

Le Chef de l’Etat donnera, au cours de ces travaux, des instructions à même de contribuer à réorienter les interventions aussi bien militaires que humanitaires sur le terrain.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

Montée des couleurs à la Primature : Pas de vacances pour le Premier Ministre en août

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Ce lundi 1er août 2022 à la Primature, au moment de la montée du drapeau national

Comme tous les premiers lundis du mois, le personnel de la Primature et le premier responsable de l’institution, Albert Ouédraogo, se sont réunis dès 7h30mn ce 1er août 2022, pour la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs. L’occasion, encore une fois, pour le chef du Gouvernement, d’exhorter ses collaborateurs à plus d’engagement, afin de relever les défis du moment.

La traditionnelle cérémonie de montée des couleurs de ce 1er août à la Primature, était un grand moment de remobilisation du personnel autour des priorités du moment.

A la fin de l’exercice, le Premier ministre a confié que le mois d’août est généralement considéré comme un mois de vacances pour les institutions, mais pour lui, il n’y aura pas de vacances, au regard du contexte sécuritaire difficile dans lequel se trouve le pays et des urgences du moment.

Le Premier ministre Albert Ouédraogo : « il n’y aura pas de vacances, au regard du contexte sécuritaire difficile dans lequel se trouve le pays et des urgences du moment »

Il a félicité l’ensemble du personnel, pour la diligence observée dans le traitement des dossiers le mois écoulé.

«Je vous remercie pour votre engagement et vous exhorte à plus d’engagement pour les dossiers du mois qui débute », a-t-il insisté.

Au titre des dossiers emblématiques en cours, le Premier ministre a cité le Programme d’urgence de la Transition en cours d’élaboration et le défis de la mobilisation des ressources, pour répondre aux besoins urgentes des Forces de Défense et de Sécurité, dans la lutte contre le terrorisme.

L’adoption du nouvel organigramme portant organisation et fonctionnement de la Primature en conseil des ministres en juillet dernier, a été officiellement annoncée aux travailleurs par le Premier ministre, Albert Ouédraogo.

Il a confié qu’il ne reste plus qu’à déployer les moyens humains et matériels pour plus d’efficacité dans la coordination de l’action gouvernementale.

De ce fait, il a annoncé qu’il s’attèlera à rechercher les moyens nécessaires au bon fonctionnement de la Primature.

Albert Ouédraogo a aussi saisi l’occasion pour présenter au personnel de la Primature, ses nouveaux collaborateurs nommés au cabinet et au sein de certaines structures rattachées et de missions, pour dit-il, donner un souffle nouveau au fonctionnement de l’institution.

DCRP/Primature

L’Océan d’Afrique: Maïmouna N’Diaye

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Maïmouna N'Diaye, "l’Héroïne du cinéma africain", est une artiste africaine talentueuse et polyvalente

Talentueuse, actrice de théâtre et de cinéma, auteure-réalisatrice de films documentaires, animatrice de télévision, surnommée  » l’Héroïne du cinéma africain « , très populaire en Afrique, Maïmouna N’Diaye n’est plus à présenter.

Je me risque, cependant, à l’exercice de mettre en lumière, une fois de plus, son parcours exemplaire et ecclectique, tant elle valorise avec discrétion et subtilité la philosophie de l’Etalon dans le domaine du cinéma africain.

Née à Paris d’un père sénégalais et d’une mère nigériane, Maïmouna N’Diaye a grandi en Guinée-Conakry, vécu en France, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, avant de s’installer au Burkina Faso, où elle réside aujourd’hui.

Elle effectue ses études universitaires à Paris : en médecine, à l’école des Hautes Etudes de Science Sociales, à l’Institut d’études théâtrales de Sorbonne nouvelle-Paris III, et devient parallèlement actrice de théâtre…

 »Où nos chemins artistiques se sont croisés »

J’ai fait sa connaissance, il y a bien longtemps, à Paris, dans des ensembles musicaux et orchestres où elle était choriste et danseuse. Nos chemins artistiques se sont ensuite croisés lors de la tournée d’une pièce de Moussa Diagana mise en scène par Patrick Le Mauff  » La légende du Wagadou », dans le cadre de la politique culturelle des scènes nationales, en France.

Depuis, elle a connu la consécration en remportant, à Ouagadougou, le prix Fespaco de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans « L’Oeil du cyclone » en 2015. Puis, en étant choisie comme membre du jury du 72 ème Festival de Cannes en 2019, elle est devenue l’une des ambassadrices du 7ème art et de la culture africaine dans le monde.

Exporter le cinéma africain

Maïmouna N’Diaye, « l’Héroïne du cinéma africain », est une artiste africaine talentueuse et polyvalente

Exporter le cinéma africain sur la scène nationale et internationale, c’est une fierté pour l’Afrique. L’un des rêves de Maïmouna N’Diaye est d’amener l’Afrique dans les grands festivals, aux rendez-vous de l’industrie mondiale du cinéma.

Quand on voit un cerveau comme le sien, on peut prétendre atteindre l’excellence sur l’échiquier mondial du marché du cinéma à l’instar de pays comme le Nigéria, l’Inde, la Chine, les Etats-Unis et l’Europe…

Dans tous les festivals où elle a été invitée, elle a relevé le défi avec brio et élégance et fait honneur à ses origines. Elle fait rayonner l’art africain, est devenue une référence auprès des professionnels et est en connexion avec de nombreux réseaux du 7ème Art.

Même pendant la crise sanitaire du Covid, elle n’a cessé de voyager en Europe chaque fois que cela était possible…

Elle affirme sa personnalité

Dans un secteur encore dominé par les hommes, Maïmouna N’Diaye affirme sa personnalité et ses choix, elle fait face avec courage et détermination, et ne se laisse pas abattre quel qu’en soit le prix.

Son savoir-faire s’appuie sur l’expérience des aînés, et son engagement dans ce métier, difficile mais passionnant, témoigne de sa grandeur d’âme.

Dans ses documentaires elle prend en compte la spécificité culturelle de chaque pays d’Afrique, les épopées, légendes et fables africaines, l’éducation, la santé, les faits de société, la différence, la voix des « oubliés » du système économique actuel, le statut de la femme, les droits de l’enfant, les problèmes environnementaux, le réchauffement climatique, la pollution…

Grande humaniste à l’écoute de l’actualité du monde

A l’écoute de l’actualité du monde, Maïmouna N’Diaye, en grande humaniste, met son art au service des humains.

Sensible, curieuse, elle inscrit son œuvre dans la modernité, sans oublier d’où elle vient: respecte les valeurs ancestrales, se réfère à la civilisation de l’Egypte antique. Elle a les deux pieds ancrés dans la terre rouge…

Elle ne manque pas de souligner, dans son travail au cinéma et au théâtre, la richesse de l’Afrique d’hier et d’aujourd’hui, de son patrimoine et de sa civilisation, surtout de sa diversité culturelle.

Attachée aux valeurs familiales

En dépit d’un agenda chargé, attachée aux valeurs familiales, attentive à sa famille, ses amis et ses collègues, elle met un point d’honneur à être présente à tous les évènements familiaux ou privés auxquels elle est conviée.

Dynamiser le développement de la production et de la diffusion cinématographiques, au Burkina -Faso et partout en Afrique, est un des défis à relever afin que les conditions de l’émergence de nouveaux talents soient assurées et que la jeunesse puisse rêver d’un cinéma africain fier et indépendant, vecteur de culture et d’ouverture sur la société.

Je fais appel à tous les opérateurs économiques africains et d’ailleurs pour soutenir la production et la diffusion cinématographique africaine. Le combat des femmes réalisatrices, facteur d’émancipation féminine, mérite une attention particulière au regard des oeuvres artistiques réalisées par celles-ci.

Ce serait un signe fort de reconnaissance de la compétence, du professionnalisme, de l’engagement et du talent de Maïmouna N’Diaye dont la qualité et la maîtrise dans le domaine de la réalisation ne sont pas à mettre en doute.

Suite du parcours de Maïmouna N’Diaye

La carrière théâtrale de Maïmouna N’Diaye  se poursuivra en Côte d’Ivoire où elle intègrera, en 1995, le  théâtre Ymako Teatri, un théâtre de sensibilisation porté par l’ambition de faire changer les mentalités sur des problématiques de santé et de vie sociale.

Par la suite, elle commence la réalisation de documentaires en Côte d’Ivoire. En 2005, elle choisit de s’installer au Burkina Faso pour continuer ses activités de comédienne, au cinéma et au théâtre. Elle est également animatrice à la télévision.

Comme comédienne, elle jouera, au théâtre et au cinéma, au Sénégal, en Guinée et au Burkina Faso. Son CV, bien rempli, compte déjà près d’une quarantaine de films, séries et pièces de théâtre.

Des cinéastes de renom l’ont choisie pour des rôles dans leurs films, parmi les plus connus: Otar Iosseliani pour « La Chasse aux papillons » en 1992, Sékou Traoré  pour  » L’Œil du cyclone » en  2014, ou encore  Michel Ocelot, en 1998, pour prêter sa voix dans « Kirikou et la Sorcière ».

Plusieurs distinctions reçues

Parmi ses distinctions, elle reçoit en 2015 le Prix de la meilleure interprétation féminine pour « L’Œil du cyclone » au Fespaco de Ouagadougou.

D’autres Festivals récompenseront Maïmouna N’Diaye pour cette interprétation du personnage d’une jeune avocate engagée, dans un milieu assez masculin: les Ecrans noirs au Cameroun, Khouribga au Maroc, Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie, Festicab au Burundi, Tazama au Congo, Trophées francophones en Côte d’Ivoire, Iniutchuk Vue d’Afrique au Canada, Sotigui d’or et JCFA au Burkina Faso, Zaffa au Nigéria… Elle sera également nomminée aux Africa Movie Academy Award, au Nigéria, pour ce même rôle.

Avant d’être adapté au cinéma par Sékou Traoré, avec dans les rôles principaux Maïmouna N’Diaye et Fargass Assandé, »L’Oeil du cyclone » avait été une pièce de théâtre jouée plus de 200 fois, et dont Maïmouna N’Diaye avait participé à la création en 2003.

Ce film choc, fait par des africains, lui-même primé à plusieurs reprises, mettant en lumière le drame des enfants soldats, interroge l’avenir du continent sur ce que vont devenir ces enfants. C’est un cri de justice et de vérité! Il constitue, pour moi, un modèle de ce que pourrait être le cinéma africain en termes de qualité et de visibilité…

Membre de jury de plusieurs festivals

Maïmouna N’Diaye participera également à plusieurs Festivals en tant que membre du jury (au festival de Khouribga, de Carthage et aux Ecrans noirs au Cameroun), et sera présidente du jury Courts métrages aux JCC de Carthage et aux Trophées francophones en Côte d’Ivoire.

En 2019, elle est membre du jury de la sélection officielle de la 72ème édition du prestigieux Festival de Cannes, évènement mondial de promotion pour les films et les acteurs, et haut lieu du commerce international du film.

Des cinéastes, comme le malien Souleyman Cissé ont trouvé dans ces rendez-vous annuels du cinéma une audience internationale et le financement et la diffusion de leurs films ont pu être facilités.

« Panafricaine » dans l’âme, libre et fière de ses racines africaines

« Panafricaine » dans l’âme, comme elle aime se désigner, libre et fière de ses racines africaines, Maïmouna N’Diaye se joue des frontières de l’art. Elle a été choisie pour incarner l’égérie de la 26 ème édition du FESPACO dont c’était le cinquantenaire en 2019.

Excellent choix qui consacre le professionnalisme et le talent de l’une des plus grandes figures du cinéma africain, car au-delà de son parcours personnel de comédienne et de réalisatrice de films documentaires, elle porte un intérêt indéfectible à l’avenir du cinéma en Afrique de l’Ouest.

Elle estime, à juste titre, que celui-ci ne sera assuré que par un effort de formation de la jeunesse au métier de réalisateur en s’appuyant notamment sur l’expérience et le travail des autres…

Technicienne du 7ème Art

En tant que technicienne du 7ème Art, elle considère qu’en dépit de l’arrivée du numérique, le tournage d’un long métrage exige une phase de conception (le temps d’écriture du scénario, de recherche et de création des personnages), et de préparation (le choix des comédiens, la recherche des décors et des costumes).

Maîtriser ces différents aspects permet, ensuite, de laisser libre cours à l’imagination et à l’originalité car, selon Maïmouna N’Diaye, « le cinéma doit faire rêver, réfléchir et, pourquoi pas, changer les mentalités ou donner un autre point de vue ».

Le film de fiction a ce pouvoir de projeter le spectateur dans une autre réalité que la sienne… Les jeunes, notamment, ont envie de films qui les emmènent ailleurs, les font rêver.

L’ambition pour le cinéma africain

Il faut également que le cinéma africain ait l’ambition de s’imposer par de bons films hors des limites du continent africain. Maïmouna N’Diaye en est convaincue, la jeune génération de cinéastes y parviendra!

Une autre idée lui tient à cœur, celle de convaincre les responsables politiques, économiques et culturels que le cinéma est une vraie industrie qui nécessite la mise en place de « vraies politiques culturelles afin que le cinéma soit financé à la hauteur de ce qu’il vaut ». Et de souligner que le secteur du 7ème Art rapporte et est créateur d’emplois.

Dans ce domaine du renouveau du cinéma africain, Maïmouna N’Diaye fait sa part, elle qui a choisi de quitter l’Europe pour venir collaborer avec des réalisateurs sur le continent africain, et qui a réalisé de nombreux documentaires qui témoignent de son humanité, dont l’un d’eux  » Parle avec eux » (Sonse-ne-ba en langue mooré) veut briser les tabous sur la maladie mentale… En outre, sa série de films documentaires « Tranches de vie », a été présentée au Fespaco en 2009.

Je ne doute pas un instant qu’elle continuera à représenter dignement les identités culturelles du continent.

L’Afrique a besoin d’acteurs, au sens large du terme, qui croient en Elle, en ceux qui agissent au profit des africains. Maïmouna N’Diaye est de ceux-là, en est un exemple.

Le cinéma, trait d’union entre le réel et la fiction

Dans cette période très mouvementée que connaît actuellement l’Afrique de l’Ouest, les Arts en général et particulièrement le cinéma ont un rôle à jouer afin de témoigner de ce qui se passe, mais aussi pour faire rayonner le potentiel artistique et culturel du continent.

Le cinéma est un trait d’union entre le réel et la fiction et doit pouvoir apporter un peu d’espoir et de rêve. Par la mise en scène de situations proches de la réalité, il exprime des émotions universelles et peut transmettre des messages compris de tous… La qualité de l’interprétation est bien sûr essentielle pour que naissent des œuvres qui marquent les esprits et aient un impact sur la société.

Les réalisateurs doivent pouvoir être libres de leurs choix quant au genre de film qu’ils souhaitent réaliser : du film sentimental, policier, à suspens au film d’auteur ou engagé, la palette est large… On peut aussi espérer que les compositions originales de musiques de film soient reconnues comme un élément essentiel de l’œuvre   cinématographique et que le travail des auteurs-compositeurs soit rétribué à sa juste valeur…

Maïmouna N’Diaye, excellente actrice et réalisatrice

C’est parce que Maïmouna N’Diaye est une excellente actrice et réalisatrice qui a la volonté et le courage de mettre son expérience, ses compétences, son talent au service de son pays et de l’humanité que j’ai souhaité, par cet article, mieux faire connaître son travail et son approche de l’avenir du cinéma.

Et c’est pourquoi, à mon modeste niveau d’auteur-compositeur-interprète, moi Yé Lassina Coulibaly, je lance un appel aux acteurs économiques et culturels afin qu’ils soutiennent ses réalisations de ses projets cinématographiques ainsi que son association Maymoundi qu’elle a créée pour venir en aide aux enfants souffrant de trisomie, d’autisme ou de troubles du comportement. Et que vive la solidarité !

Au nom de la culture africaine, je salue au fond du cœur  ses parents Aïcha Traoré et Saydou Nourou N’Diaye, ses grand- parents et tous les membres de sa famille qui veillent sur elle tous les jours.

  Yé Lassina Coulibaly

RÉALISATIONS

2021 « MADJIGUI » Waati films Burkina Faso

2018 « LE FOU, LE GENIE ET LE SAGE »… Burkina Faso

2015 « PARLE AVEC EUX… » Burkina Faso

2015 «LES TROIS PIERRES » L’Afrique au féminin C+ Manivelle production

2011 «LES GENETS » Manivelle production

2011 DONNER LA VIE AMNESTY INTERNATIONAL

2010 «ROUMDÉ» FA-FASO (GTZ)

2010 «LA PRIX DU COURAGE » Terre des hommes

2010 «LE MOORE SANS PEINE » Burkina Faso

2010 F.A.O Manivelle production

2009 «TRANCHES DE VIES »

«PAULINE OU L’AMOUR EN ACTION », «COUVRE-FEU »,

«DIABLE DE TASMANIE », «MR MAZOT », «BALAN »

2003 «RECREATRALES » Résidence d’écriture et de création 26 mn

2003 «AMANDO» Rites de passage chez les Ebriés, 26 mn,

1998 «WARBASSANGA» Portrait d’une danseuse. Burkina Faso, 26 mn

CINEMA

2021 “LES TROIS LASCARDS” Réal. BOUBACAR DIALLO B.F

2020 « ANNATTO » Réal. FATIMA BOUBAGDI Maroc

2015 « L’ŒIL DU CYCLONE» Réal. SÉKOU TRAORÉ B.F

2008 « UNE FEMME PAS COMME LES AUTRES » Réal. ABDOULAYE DAO BF

2005 « JARDIN D’AUTAUNE » Réal. OTTAR IOSSELIANI

98-99 « UNE JOURNEE DE M… » Réal. MIGUEL COURTOIS

1997 « BOUGE » Réal. GEROME CORNIAU

1992 « LA CHASSE AUX PAPILLONS » Réal. OTTARIOSSELIANI

1988 « LES ENFANTS DE DIEU » Réal. MOUSSA SENE ABSA (SENEGAL)

1987 « BAC OU MARIAGE » Réal. JEAN ROUCH

COURTS-METRAGES

2017 « ÇA TOURNE À OUAGA » Réal. IRÈNE TASSEMBEDO

2016 « PAS SANS TOI » Réal. HILLAIRE THIOMBIANO

2000 « LE CADEAU DE BABADI » Réal. LUIS MARQUÈS

1999 « BOL D’AMOUR » Réal. JACQUES TRABI

1995 « TEMEDI » Réal. GAHITÉ FOFANA

1994 « LE PARI DE BINTOU » Réal. KIRSTEN JOHNSON

1993 « AFRIQUE FANTOME » Réal. GHASSAN SALHAB.

1993 « BANDIT CINEMA » Réal. BOUNA MEDOUNE SEYE

TELEVISION

2022 « OBATANGA » Réal. ALEX OGOU

2022 « NYALA » Réal. ANNA BALO

2021 « ÉKI » Réal. BORIS OUÉ

2019 « WARA » Réal. T. SANGARÉ /OUMAR DIACK

2017 « LE JOURNAL DU FESPACO » Canal plus

2015 « MARCHAND DE REVE » Réal. ANNA BALO

2011 « SUPER FLICS II » Réal. JOVIAL PRODUCTION

2009 « SUPER FLICS » Réal. JOVIAL PRODUCTION

2006 « TROPIQUES AMERS » Réal. JEAN CLAUDE BARNY

2004 « RESIDENSE AKWABA » Réal. JOSEPH MUGANGA

2003 « SIDA DANS LACITE3 » Réal. ALEXI DON ZIGRÉ

2002 « LA ROUTE DE LA CUISINE » Réal. RTI

1999 « COULEUR FEMMES » EMISSION Réal. PANAFCOM/RTI

1997 « YMAKO » DOCUMENTAIRE Réal. ROBIN SCHUFIELD

1997 « LA DERNIERE ROMANTIQUE » Réal. JOYCE BUNUEL

1996 « L’ENFANT DE L’ABSENTE » Réal. PIERRE TERRASSON

1995 « CŒUR CARAIBES » Réal. PAOLO BARZMAN

1993 « FROID DEVANT » Réal. DANIEL RIBOWSKI

THÉÂTRE

2020 « TERRE CEINTE » m.e.s ARISTIDE TARNAGDA

2018 « MOTS POUR MAUX m.e.s NOEL MINOUGOU

2012 « LES BACCHANTES » m.e.s IRENE TASSEMBEDO

2011 « LA TRAGEDIE DU ROI CHRISTOPHE m .e.s ISSAKA SAWADOGO

2003 « L’OEIL DU CYCLONE » m.e.s Vagba Obou de sales

2003 « L’EXIL D’ALBOURI » m.e.s SIJIRI BAKABA

1990 «LES PALEOS » m.e.s PATRICK COLLET

1998 «FAMA» m.e.s KOFI KWAULE

1997 «YMAKO TEATRI » Spectacle de sensibilisation (C.I)

1995 «LA LEGENDE DE WAGADU » vue par sia yatabere m.e.s PATRICK LE MAUFF

1994 «LA GAZELLE ET L’ENFANT » m.e.s LOFTI ACHOUR CDN BORDEAUX

1991 «LA BETE ET LE NEGRE » Adapt. MICHEL ALIMEK

1987 «POUR VOUS » m.e.s LUCIO MAD Spectacle musical

1987 «BAC OU MARIAGE » m.e.s RALIATOU TAM-SIR NIANE

DOUBLAGE

2011-2017 Coaching, Formation, RESPONSABLE DE

PRODUCTION DMI, Development média International

1996 KIRIKOU » : LA MAMAN DE KIRIKOU Réal. MICHELS OCELOT

2005 «UN MATIN BONHEUR » SALMA Réal. GAHITE FOFANA

Yé Lassina Coulibaly art et culture,

Site officiel : www.yecoulibaly.com

Artiste auteur-compositeur interprète

Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés

Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse)   du    Burkina-Faso.  Concert, spectacle, pédagogie 00 336 76 03 71 66

Desserte en eau : Perturbation à Ouaga, Ziniaré, Loumbila et Pabré 

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L’office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) informe son aimable clientèle de la ville de Ouagadougou, Ziniaré, Loumbila et Pabré que suite à des travaux de maintenance en cours dans sa station de traitement de Ziga, la fourniture d’eau potable connaît momentanément des perturbations.

Opération « Mana mana » à Manga : Le Premier ministre appelle chaque Burkinabè à être un artisan de la lutte contre l’insalubrité

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Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a effectué, ce samedi 30 juillet 2022, une sortie-terrain à Manga, dans la province du Zoundwéogo, dans le cadre de l'opération "Mana mana''

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a effectué, ce samedi 30 juillet 2022, une sortie-terrain à Manga, dans la province du Zoundwéogo, dans le cadre de l’opération « Mana mana : mon acte patriotique pour ma ville « . Il est allé encourager et saluer les populations, pour l’adhésion à cette opération qui entend assainir leur cadre de vie, à travers le renforcement de l’engagement citoyen.

Après Ouagadougou pour le lancement et la deuxième phase, puis Koudougou pour le troisième acte, le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a fait le déplacement de la ville de Manga, chef-lieu de la région du Centre-sud, pour le quatrième rendez-vous de l’opération « Mana mana »: mon acte patriotique pour ma ville ».

Accompagné des autorités régionales avec à leur tête le Gouverneur de la région du Centre-sud, Massado Yvette Nacoulma/Sanou, le Chef du Gouvernement, Albert Ouédraogo, a arpenté différents artères de la cité de l’épervier pour donner l’exemple sur la nécessité de lutter contre l’insalubrité.

Pour ce faire, trois sites ont été choisis pour cette opération. Il s’agit de l’Hôtel administratif, du Lycée provincial Naaba Baongo et du Stade régional.

C’est un Premier ministre qui a eu pour leitmotiv de sensibiliser les populations sur la nécessité d’assainir leur cadre de vie en donnant l’exemple, car il a été au four et au moulin, pour le nettoyage de ces trois sites.

Désherbant par-ci ou poussant une brouette remplie d’ordures par-là, ou encore donnant des coups de râteaux par endroits, Albert Ouédraogo a véritablement montré la voie  à suivre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la population de Manga est sortie en grand nombre pour cette opération, en se mobilisant pour assainir son cadre de vie.

A l’issue de cette opération, c’est sur une note de satisfaction, au regard de la forte mobilisation, que le Premier ministre a salué cette adhésion citoyenne.

« Je me réjouis de constater que les populations de la région du Centre-sud se sont mobilisées pour cette opération. Je tiens à souligner que l’opération « Mana Mana » que nous avons lancée le 30 avril dernier, est une opération d’envergure nationale. Elle ne concerne pas seulement Ouagadougou, mais elle concerne toutes les localités de notre pays. Je tiens également à féliciter les autorités régionales et coutumières pour leur implication dans la réussite de cette opération », a-t-il exprimé.

Du reste, il a appelé les populations de la région du Centre-sud et à travers elles, toutes les populations du Burkina Faso, à ne pas seulement se limiter à cette opération, mais qu’elles soient des actrices de la lutte contre l’insalubrité dans nos villes et campagne.

Après avoir lancé un appel aux populations de notre pays pour la pérennisation de cette opération, Albert Ouédraogo a insisté sur le fait qu’elle est un facteur de cohésion sociale.

« Si nous pouvons nous mettre ensemble pour nettoyer nos localités, il n’y a pas ce que l’on ne peut pas faire ensemble », a-t-il insisté.

Pour le Gouverneur de la région, les populations du Centre-sud ont, à travers cette mobilisation, marqué leur adhésion à cette initiative d’engagement citoyen, car, en plus de la province du Zoundwéogo, les autres provinces que sont le Nahouri et le Bazèga étaient au même moment également mobilisées pour cette noble cause.

« Le mot d’ordre a été suivi, car il y a une déconcentration de l’opération au niveau régional, provincial, départemental et communal. Notre ambition, dans les mois à venir, est d’étendre l’opération dans les secteurs, dans les villages, pour que cette initiative soit implémentée jusqu’au niveau ménage. Nous nous engageons à faire compter notre région parmi les plus propres au Burkina Faso », a affirmé Massado Yvette Nacoulma/Sanou.

De retour de son déplacement de Manga, le Chef du Gouvernement a marqué une halte au secteur 50 à l’Arrondissement 11 de Ouagadougou, en vue de féliciter les habitants qui ont procédé au nettoyage du marché du quartier Karpala, en particulier le ministre des Affaires religieuses et coutumières, Issaka Sourwema, la Délégation spéciale, ainsi que les associations de jeunes et de femmes.

DCRP/Primature

Armée nationale : Le Général de Brigade Vinta Somé reçoit ses épaulettes

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Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a procédé au port d’épaulettes au nouveau Général de Brigade, Vinta Somé

Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a procédé au port d’épaulettes au nouveau Général de Brigade, Vinta Somé, ce vendredi 29 août 2022.

Le Général de Brigade Vinta Somé a été le 14 juillet 2022

«Armée nationale : le Général de Brigade Vinta Somé reçoit ses épaulettes

(Ouagadougou, 29 juillet 2022). Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a procédé au port d’épaulettes au nouveau Général de Brigade, Vinta Somé, ce vendredi en début de soirée.

Nommé par décret, le 14 juillet 2022, Général de Brigade pour compter du 12 juillet 2022, Vinta Somé, alors Colonel-Major, a reçu, ce jour, ses attributs de Général de Brigade en présence de la hiérarchie militaire.

Il a ainsi reçu les félicitations du Chef de l’Etat, du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants et de toute la hiérarchie militaire venue le soutenir au cours de cette cérémonie de reconnaissance à son égard.

« En recevant ces épaulettes, j’ai une pensée pieuse pour tous ces héros tombés sur le champ de bataille (FDS, VDP et autres civils). Ma pensée va également à l’endroit de tous ces PDI qui subissent les affres de cette guerre injuste qui nous est imposée », a indiqué le Général de Brigade Vinta Somé.

A l’issue de ce port d’épaulettes qui l’élève au plus haut niveau de la hiérarchie militaire, le nouveau Général de Brigade a dédié sa nomination à ses défunts parents, à sa famille, à ses aînés et ainsi qu’à ses collaborateurs.

Après avoir témoigné sa gratitude au Président du Faso, Chef suprême des Forces armées nationales, le nouveau Général de Brigade a dit mesurer la portée de cette charge dans le contexte actuel, et a renouvelé sa disponibilité à œuvrer pour la victoire finale contre l’hydre terroriste.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso»

Perturbation de la desserte en eau à Ouaga, Ziniaré, Loumbila et Pabré :  Les abonnés invités à faire des réserves

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L’office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) informe son aimable clientèle de la ville de Ouagadougou, Ziniaré, Loumbila et Pabré que suite à des travaux de maintenance en cours dans sa station de traitement de Ziga, la fourniture d’eau potable connaît momentanément des perturbations.

Primes à l’excellence scolaire : Les lauréats 2022 à l’heure de la refondation !

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La cuvée 2022 de PExEN, officiels et lauréats posant pour la postérité

L’édition 2022 de la cérémonie officielle du prix de l’excellence de l’éducation nationale (PExEN) a eu lieu ce jeudi à Ouagadougou sous le haut patronage du Premier ministre Albert Ouédraogo sous le thème «Ensemble, célébrons le mérite pour une école plus résistante». Un thème évocateur pour le chef du gouvernement qui a saisi l’occasion pour exprimer tout l’attachement de la Transition au secteur de l’éducation du pays.

Le Premier ministre Albert Ouédraogo livrant son discours au cours de la cérémonie de récompense des meilleurs élèves

«La cérémonie officielle du prix de l’excellence de l’éducation nationale (PExEN), qui nous réunit ce matin me renforce dans ma conviction qu’investir dans l’éducation c‘est actionner ce logiciel de l’ordinateur central qui programme l’avenir des sociétés. Elle se tient dans un contexte marqué par une crise sécuritaire accrue. Cette activité traduit mon engagement, ma détermination et ceux de l’ensemble du Gouvernement à accompagner le secteur de l’éducation dans sa résilience face aux fléaux qui menacent la paix sociale». Ce sont là des propos du Premier ministre Albert Ouédraogo à la cérémonie officielle du prix de l’excellence de l’éducation nationale (PExEN).

«C’est pourquoi nous avons consenti d’énormes efforts par les investissements dans le secteur de l’éducation pour améliorer l’offre éducative mais aussi et surtout améliorer la qualité de l’éducation au Burkina Faso. Le prix de l’excellence de l’éducation nationale, faut-il le rappeler, vise non seulement la promotion de la qualité et de l’excellence dans le système éducatif burkinabè par la récompense et la motivation de ses principaux acteurs, mais aussi une implication des partenaires de l’éducation dans la recherche d’une meilleure qualité de l’enseignement et du rendement interne et externe du système éducatif», a-t-il poursuivi.

«Essayez de devenir un Homme qui a de la valeur »

Aux lauréats, le PM Ouédraogo a adressé ces mots d’encouragement : «Chers lauréats, le prix de l’excellence scolaire est une invite à persévérer dans la conquête du savoir car, dans ce monde, rien de grand ne s’accomplit sans effort. Je vous exhorte alors à faire en sorte que l’école puisse entretenir en vous la quête perpétuelle de la connaissance. Vous avez donc ce devoir de mériter durablement la reconnaissance de la nation et cette nation vous regarde car vous êtes désormais des flambeaux qui ne doivent jamais s’éteindre».

Et de citer Albert Einstein :  N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur». «Alors, vous devez également être de véritables modèles pour susciter l’émulation saine et semer les graines de l’excellence, de la performance, de la culture du travail bien fait autour de vous et au sein de la nation. Soyez aussi et surtout de bons citoyens engagés à participer à l’avènement d’un Burkina Faso émergent, radieux, havre de paix, de justice, de solidarité et d’harmonie».

«Du rêve à l’action. Créons demain» de Lionel Bilgo

Albert Ouédraogo n’a pas eu accès qu’à des formules d’intellectuels d’ailleurs. Il a cité notamment son ministre de l’éducation Lionel Bilgo, qui était de la partie et est auteur de «du rêve à l’action. Créons demain».  Et aussi l’immense Professeur Joseph Ki-Zerbo : «une société qui renonce à prendre en charge sa jeunesse et à la doter des outils d’une promotion optimale, enterre son propre avenir». Tout est dit. La société burkinabè à l’heure de sa refondation entend miser sur sa jeunesse pour qu’elle puisse porter à bon port son avenir.

Christian Tas

Burkina Demain