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Changement climatique : Les OSC plaident auprès du Chef Konaté et du Cardinal Ouédraogo

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Olivier Tuina (extrême gauche), représentant des OSC du Burkina, remettant leur déclaration au président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou

Au Burkina Faso, les organisations de la société civile engagées sur les questions du climat, de l’adaptation au changement climatique sont vent debout pour que les préoccupations des communautés soient prises en compte lors de la vingt-septième Conférence des Nations-Unies sur le climat (COP 27) prévue du 6 au 18 novembre 2022 à Shar-El Sheikh, en Egypte.

 Dans cette perspective, une délégation des représentants desdites OSC s’est rendue ce mercredi 12 octobre 2022, respectivement chez le chef de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou Maurice Konaté et chez le Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de la capitale. Objectif : porter à leur connaissance leur Déclaration.

Olivier Tuina (extrême gauche), représentant des OSC du Burkina, remettant leur déclaration au président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté (en veste à l’extrême droite)

«L’Afrique contribue pour seulement 2 à 3% aux émissions mondiales de gaz à effets de serre (GES), mais le changement climatique menace d’exposer jusqu’à 118 millions d’africains parmi les plus pauvres à des sècheresses, des inondations et des chaleurs extrêmes d’ici 2030», annonce d’emblée la Déclaration.

Dans cette déclaration, les OSC  en appellent, en autres, à :

-soutenir sans réserve les initiatives de résilience des communautés en matière d’agroécologie paysanne face au changement climatique par l’adoption de la stratégie nationale de développement de l’agroécologie, de l’institutionnalisation de l’agroécologie paysanne, et par le financement de son plan d’actions ;

-renforcer les mesures réglementaires contre les accaparements de terre et favoriser l’accès sécurisé à la terre aux jeunes, aux femmes et aux communautés de base pour la promotion de l’agriculture familiale et de petites exploitations agricoles ;

-constitutionnaliser et institutionnaliser l’éducation environnementale y compris des jardins agro-écologiques et pédagogiques de manière obligatoire et gratuite ;

plaider pour une justice climatique à travers une augmentation du financement des mesures d’adaptation au changement climatique, de compensations des exploitations des ressources naturelles et minières, financer des programmes pro climat genre et de recherche-action paysanne et pour l’accessibilité du Fonds vert climat à la hauteur des dégâts et des responsabilités ;

décentraliser les mesures d’énergie renouvelable propre en multipliant les unités locales de production et élaborer une véritable stratégie nationale pour la gestion durable des déchets solides dans toutes les communes, assortie d’un plan d’actions à financer ;

-faciliter la mise en place d’outils numériques scientifiques de suivi des CDNs et de contribution à la réduction des GES.

Démarche bien appréciée par les personnalités hôtes

Que ce soit au niveau de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou ou chez le Cardinal Philippe Ouédraogo, la démarche de plaidoyer des OSC a été bien appréciée par les personnalités hôtes.

Au niveau de la délégation spéciale, le président Maurice Konaté s’en est félicité. «Les questions d’environnement et de climat font partie aussi de nos préoccupations», a- t-il indiqué. Et de souhaiter que les OSC mobilisées au niveau de la coordination des OSC puissent l’être davantage pour la mobilisation sociale à venir.

Ce fut aussi le même tempo à l’archevêché où le Cardinal Philippe Ouédraogo a salué la démarche à sa juste valeur. Cela participe aussi quelque part, dira -t-il, de la recherche de la paix et de la cohésion sociale qui est essentielle pour nos communautés.

Une disponibilité des deux personnalités qui ne pouvait que réjouir la délégation des OSC qui était conduite par Olivier Tuina. La présente visite chez le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou et chez l’archevêque métropolitain de la capitale fait partie d’une série d’actions programmées par les organisations de la société civile burkinabè engagées sur les questions de climat et de lutte contre le changement climatique.

Elles entendent ainsi, à l’approche de la COP27, jouer pleinement leur partition, que ce soit en termes d’information, de sensibilisation et de plaidoyer, sur ces problématiques cruciales pour l’avenir de la planète.

On ne le dira jamais assez, il n’y a qu’une planète terre. Et tous les efforts individuels et collectifs devraient donc viser à la protéger et à protéger la vie de ses habitants face aux périls du changement climatique, ses conséquences désastreuses.

Philippe Martin

Burkina Demain

Assises nationales : Le holà de la MIFa

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Alors que l’on s’achemine vers une ouverture demain 14 octobre des Assises nationales visant à définir les contours de la nouvelle Transition suite aux évènements du 30 septembre dernier ; le mouvement burkinabè la «Mobilisation des intelligences pour le Faso» (MIFa) s’en démarque et met son holà en appelant aussi à un report desdites assises pour éviter d’aboutir, dit-elle, au même résultat que celui de la Transition issue du coup d’état du 24 janvier 2022.

Des responsables de la MIFa lors d’une conférence de presse le 26 juillet 2022 à Ouagadougou. L’on reconnaît au milieu le Pr Etienne Traoré

Dans cette Déclaration parvenue à notre rédaction, la MIFa exige 5 choses et recommande une chose.

Les 5 exigences sont notamment :

1  le report des Assises nationales pour permettre une meilleure préparation, avec l’ensemble des composantes de notre pays ;

2  la divulgation incessamment et publiquement des identités des membres du MPSR par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, actuel Président du MPSR  ;

3  l’inclusion, la transparence, la crédibilité et la légitimité dans la préparation et la réalisation des Assises en construisant des critères objectifs communiqués en amont à l’opinion nationale pour le choix des participants ;

4 l’organisation et la préparation sérieuse et rigoureuse des Assises nationales Souveraines en s’inspirant dans son contenu et processus des bonnes pratiques déjà expérimentées au Burkina Faso et ailleurs en Afrique ;

5 la  diffusion directe des Assises nationales sur les antennes de la télévision et de la radio nationale.

Quant à la recommandation de la MIFa, elle préconise que les Forces de défense et de sécurité (FDS) réalisent incessamment des Assises nationales au sein de l’Armée en vue de donner un véritable espoir à la cohésion inter et intra forces et de permettre aux FDS de faire leur mue et d’envisager la constitution d’une vraie Armée nationale patriotique.

Burkina Demain

Rentrée scolaire 2022-2023 : Le point peu reluisant de la situation à l’Est

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Les membres du Comité engagé de réflexion de réflexion pour la cause de l’est au cours de leur conférence de presse de ce mercredi 12 octobre 2022 à Ouagadougou

Les fils et filles de l’est du Burkina Faso ont fait ce mercredi à Ouagadougou le point de la situation dans leur région en cette période de rentrée scolaire 2022-2023. C’était au cours d’une conférence de presse ce mercredi 12 octobre et pendant laquelle un appel a été lancé pour une synergie d’action en vue de la réouverture des nombreuses classes encore closes du fait de la crise sécuritaire.

Les membres du Comité engagé de réflexion de réflexion pour la cause de l’est au cours de leur conférence de presse de ce mercredi 12 octobre 2022 à Ouagadougou

Deux semaines après la rentrée scolaire 2022-2023, les choses traînent encore à effectives dans la plupart des communes de la région de l’est, engluée dans la crise sécuritaire. A en croire les fils et filles de la région animateurs ce mercredi d’une conférence de presse à Ouagadougou, seulement huit communes ont ouvert des classes dans leurs chefs-lieux. Dans 19 autres communes de la région, les salles de classe restent encore closes. Manifestement, le point dressé par Pascal Lankoandé et ses camarades n’est pas reluisant.

«De 2015 et à la date du 31 mars 2022, le nombre d’établissements fermés au Burkina Faso est passé de 3 683 à 3 664, ce qui affecte plus de 500 000 élèves. La région de l’est enregistre à elle seule plus de 35% des écoles fermées», ont-ils soutenu.

Et d’appeler à un engagement, à une synergie d’action en vue de la réouverture de ces nombreuses salles de classe encore fermées car, à les écouter, ces chiffres sont aujourd’hui dépassés et il faut agir vite pour non seulement ouvrir les écoles fermées mais aussi pour maintenir toujours ouvertes les établissements scolaires déjà ouverts dans la région à l’occasion de la présente rentrée scolaire.

Par l’initiative de la présente sortie, les fils et filles de l’est expriment ainsi leur engagement à jouer leur partition aux côtés des autorités en vue de trouver une solution durable au problème posé.

Nardbert Badolo

Burkina Demain

Assises nationales : L’Alliance Ensemble pour le Faso pour un report de 2 semaines

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Des responsables de l'Alliance Ensemble pour Le Faso, au cours d'un point de presse

Pour l’‘’Alliance Ensemble pour le Faso, les conditions ne sont pas réunies pour la tenue d’assises nationales les 14 et 15 octobre 2022 et préconise un report de deux semaines pour y aller. L’Alliance s’en explique et lance un appel aux «autorités morales et au peuple burkinabè à la responsabilité et à la vigilance pour ne pas rater ce tournant décisif pour notre histoire commune».

Des responsables de l’Alliance Ensemble pour Le Faso, au cours d’un point de presse

«Sur le format des assises

S’agissant du format, nous notons un risque élevé que les assises ne se transforment en une foire de dupes où siègent des personnes qui n’ont aucune légitimité avérée à parler au nom de nos concitoyens. Cela est vrai non seulement pour les partis politiques mais aussi pour les régions, le MPSR et la société civile.

Pour le cas des partis politiques, il est à noter que depuis le coup d’État du 24 janvier 2022 qui a remis en cause l’ordre sorti des élections de 2020, les notions de majorité présidentielle et d’opposition politique sont devenues caduques. Il n’y a donc aucune légitimité attachée aux notions d’ex APMP, d’ex CFOP, d’ONA et d’Autres partis politiques. De plus, la répartition proposée ne reflète aucunement la représentativité politique nationale actuelle. Nous ignorons les critères qui ont prévalu au choix proposé mais son caractère arbitraire évident est une grave entorse au crédit et à l’espérance que le peuple tout entier porte à ces assises du point de vue de sa représentativité et partant, de sa légitimité. La conséquence certaine de ce schéma sera, à n’en pas douter, l’exclusion d’une bonne partie de la classe politique qui porte aujourd’hui les aspirations légitimes de notre peuple.

En ce qui concerne le MPSR, il reste une nébuleuse dont le peuple burkinabè ne connait pas la composition depuis le 24 janvier 2022. Il est important que le peuple burkinabé sache qui le gouverne. Il y a donc lieu de donner la composition du MPSR avant les assises comme gage de transparence dans la gestion de la chose publique.

S’agissant des OSC, l’on ne sait pas encore quels sont les critères qui ont présidé aux invitations qui circulent actuellement. Tout porte à croire que comme aux précédentes assises, seront invités aux assises des « oiseaux du ciel qui ne cultivent pas et qui mangent » en lieu et place des organisations les plus représentatives.

A l’égard des forces vives des régions, tel qu’il a été donné de constater lors de la désignation des représentants à l’ALT, aucun critère objectif ne permettra de désigner les forces vives régionales. Leur choix sera donc guidé par l’arbitraire, toute chose qui déteindra sur la crédibilité des assises et partant, sur la légitimité de ses décisions.

Sur le contenu des assises

S’agissant du fond, il ressort que les assises ont pour mission d’adopter la charte, de désigner le Président de la Transition et de recueillir les propositions pour une bonne marche de la transition. C’est trop léger pour une instance qui doit décider de la vie de la nation.

Après le coup d’État, notre pays a déjà un régime de fait qui dirige le pays. Il n’y a donc aucune raison de se précipiter vers l’abîme. Il convient donc de se donner le temps et les moyens de faire les choses correctement pour mettre le pays définitivement sur la voie de l’espérance.

Notre appel

Au regard de ce qui précède, et prenant l’opinion nationale et internationale à témoin, nous appelons les autorités morales et le peuple burkinabè à la responsabilité et à la vigilance pour ne pas rater ce tournant décisif pour notre histoire commune.

Nous interpellons ensuite le Capitaine Traoré Ibrahim sur sa responsabilité personnelle à ne pas décevoir l’espoir que la jeunesse désabusée et en manque de repère a placé en lui.

Au regard de ce qui précède, nous appelons le Capitaine Traoré à reporter ne serait-ce que de deux semaines les assises nationales pour une meilleure organisation. Ce laps de temps lui permettra de rencontrer l’ensemble des forces vives pour exposer sa vision de la transition. Cette étape est importante pour nourrir les propositions qui devront être faites lors des assises pour une transition réussie. Il permettra ensuite d’élaborer un document de travail qui servira de base de discussion aux participants et de donner un contenu plus consensuel. Enfin, ce report permettra aussi de revoir le format des assises pour assurer une plus grande représentativité des participants qui devront avoir un minimum de légitimité pour que les décisions prises en soit autant».

Source : Déclaration de  l’Alliance Ensemble Pour le Faso du 11 octobre 2022

Tchad : Un vieux de la vieille nommé Premier ministre de la Transition

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Nouveau Premier ministre du Tchad Saleh Kebzabo (75 ans) doit former un gouvernement d'union nationale

Vice-président du comité d’organisation du dialogue national inclusif et souverain depuis août 2021, Saleh Kebzabo, opposant historique du régime de l’ancien et défunt président Idriss Déby Itno ; est depuis ce mercredi 12 octobre 2022, nouveau Premier ministre du Tchad, nommé par décret présidentiel. Il a désormais la lourde responsabilité de former un gouvernement d’union nationale dans un Tchad divisé.

Nouveau Premier ministre du Tchad Saleh Kebzabo (75 ans) doit former un gouvernement d’union nationale

L’opposant Saleh Kebzabo que l’on ne présente plus tant il a été l’un des acteurs clés de la vie politique tchadienne et ayant participé sans succès à plusieurs élections présidentielles et ayant siégé régulièrement au Parlement depuis 2002 ; va devoir jouer un rôle plus important mais aussi plus compliqué dans l’appareil d’Etat de son pays. Il a effet été nommé ce mercredi même Premier ministre par le président de la Transition par le Général Mahamat Idriss Déby.   Agé de 75 ans, le natif de Léré dans le sud-ouest du pays, a la lourde mission dans un premier temps de former un gouvernement d’union nationale dans un Tchad miné par des divisions, des clivages, comme l’ont démontré les dernières assisses nationales boycottées par beaucoup de factions politiques et civiles.

Le vieux de la vieille de la vieille comme on pourrait l’appeler au regard de sa longue carrière politique, va devoir faire usage de son expérience politique. Malgré tout, rien n’est gagné d’avance pour lui sur ce terrain mouvant de la politique tchadienne. Après avoir été opposant principal du père, Saleh Kebzabo est désormais le principal collaborateur du fils. De son succès à la Primature dépendra certainement la suite de sa carrière politique. S’il y réussit, son vieux rêve d’accéder au pouvoir suprême pourrait tendre vers sa concrétisation. En revanche, si ça ne fonctionne pas, ce serait probablement la fin de ce rêve.

Au départ journaliste formé au Centre de formation des journalistes à Paris, Saleh Kebzabo  a par la suite basculé dans la politique pour ainsi devenir un acteur clé ces dernières décennies.

Martin Philippe

Burkina Demain

Afrique subsaharienne : Vers une baisse de la croissance économique en 2022

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Selon ce dernier rapport de la Banque mondiale, l'Afrique subsaharienne va enregistrer une baisse de croissance économique en 2022

En 2022, la croissance économique en Afrique subsaharienne (ASS) devrait décélérer, passant de 4,1 % en 2021 à 3,3 % , en raison du ralentissement de la croissance mondiale, de la hausse de l’inflation exacerbée par la guerre en Ukraine, de conditions météorologiques défavorables, du resserrement des conditions financières mondiales et du risque croissant de surendettement. Ces tendances compromettent la réduction de la pauvreté, déjà mise à mal par l’impact de la pandémie de COVID-19. Ce sont là des conclusions de la dernière édition (26ème) du rapport semestriel de la Banque mondiale «Africa Pulse» sur l’économie subsaharienne.  Rapport publié le 4 octobre dernier à Washington.

La guerre en Ukraine exacerbe une inflation déjà élevée et pèse sur l’activité économique en contribuant à déprimer à la fois les investissements des entreprises et la consommation des ménages

En effet, dans ce dernier numéro, la publication semestrielle de la Banque mondiale Africa’s Pulse analyse encore les perspectives économiques régionales à court terme, prévoyant une décélération de la croissance en Afrique subsaharienne, de 4,1 % en 2021 à 3,3 % en 2022, soit une révision à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux anticipations du mois d’avril. Cette dégradation est principalement due au ralentissement de la croissance mondiale, et en particulier à la baisse de la demande chinoise de biens de base produits en Afrique. La guerre en Ukraine exacerbe une inflation déjà élevée et pèse sur l’activité économique en contribuant à déprimer à la fois les investissements des entreprises et la consommation des ménages. En juillet 2022, 29 des 33 pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels des informations sont disponibles présentaient des taux d’inflation supérieurs à 5 %, tandis que 17 pays affichaient une inflation à deux chiffres.

L’impact de la forte augmentation des prix alimentaires, l’aspect le plus préoccupant

« Ces tendances compromettent la réduction de la pauvreté, déjà mise à mal par les conséquences de la pandémie de COVID-19, indique Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. L’impact de la forte augmentation des prix alimentaires sur les personnes qui peinent à nourrir leur famille est l’aspect le plus préoccupant, car il menace le développement humain à long terme. Cette situation nécessite la prise de mesures politiques d’urgence pour rétablir la stabilité macroéconomique et aider les ménages les plus pauvres tout en réorientant les dépenses dans le secteur agricole et alimentaire, de manière à renforcer la résilience future. »

La hausse des prix de l’alimentation entraîne des difficultés aux conséquences particulièrement graves dans l’une des régions du monde où l’insécurité alimentaire est la plus forte. La sous-alimentation a fortement augmenté en Afrique subsaharienne ces dernières années, en raison des chocs économiques, des violences et des conflits ainsi que de conditions climatiques extrêmes. En Afrique, plus d’une personne sur cinq souffre de la faim et le nombre des personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë a été estimé à 140 millions en 2022, contre 120 millions en 2021, selon les indications du Rapport mondial sur les crises alimentaires actualisé en milieu d’année.

Marge de manœuvre budgétaire quasi inexistante pour les gouvernements

Ces crises étroitement liées arrivent à un moment où les gouvernements n’ont quasiment plus de marge de manœuvre budgétaire pour financer une réponse efficace. Si certains pays disposant de ressources naturelles ont pu profiter des prix élevés des matières premières pour améliorer leur bilan, beaucoup d’autres ont épuisé les réserves publiques avec les programmes précédemment mis en place pour contrer les répercussions économiques de la pandémie.

En 2022, la dette devrait rester élevée en Afrique subsaharienne, à 58,6 % du PIB. Les gouvernements africains ont consacré 16,5 % de leurs recettes au service de la dette extérieure en 2021, contre moins de 5 % en 2010. Huit des 38 pays de la région admis à bénéficier de l’aide de l’IDA sont en situation de surendettement, et 14 risquent fortement de les rejoindre. Par ailleurs, dans un contexte de coûts d’emprunt élevés, il devient difficile d’emprunter sur les marchés nationaux et internationaux, tandis que le resserrement des conditions financières mondiales affaiblit les monnaies et augmente le coût des emprunts externes pour les pays africains.

Tendances diverses d’une région à l’autre

Si la croissance en Afrique subsaharienne devrait rebondir à 3,5 % en 2023 et à 3,9 % en 2024 ; le rapport relève des tendances diverses d’une région à une autre. Parmi les trois plus grandes économies africaines, la croissance est modérée au Nigeria et en Afrique du Sud, tandis que l’économie angolaise bénéficie de la hausse des prix du pétrole, d’une augmentation de la production pétrolière et des bonnes performances du secteur non pétrolier.

À l’exclusion de l’Afrique du Sud et de l’Angola, la sous-région de l’Afrique orientale et australe devrait connaître une croissance de 4,5 % l’année prochaine et de 5,0 % en 2024.

À l’exclusion du Nigeria, la sous-région de l’Afrique occidentale et centrale devrait connaître une croissance de 5,0 % en 2023 (contre 4,2 %), et la croissance se raffermira en 2024 (5,6 %). Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA ou WAEMU en anglais) devraient se redresser en 2023 après le ralentissement de 2022 (4,9 %), pour atteindre 6,4 %, et se raffermir encore en 2024 pour atteindre 7,0 %.

L’impact de la guerre en Ukraine sur l’inflation

La guerre en Ukraine a accéléré une inflation déjà orientée à la hausse dans la région. La hausse de l’inflation pèse sur l’activité économique en ASS en déprimant à la fois les investissements des entreprises et la consommation des ménages. En juillet 2022, 29 des 33 pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels des informations sont disponibles présentaient des taux d’inflation supérieurs à 5,0 %, tandis que 17 pays affichaient une inflation à deux chiffres.

L’inflation fonctionne comme une taxe régressive, touchant de manière disproportionnée les pauvres. En ASS, la forte répercussion des prix des denrées alimentaires et des carburants sur les prix à la consommation a fait grimper l’inflation à des niveaux record dans de nombreux pays, dépassant le plafond des objectifs des banques centrales dans la plupart des pays qui en ont un. La grande majorité de la population d’Afrique subsaharienne est touchée par les prix élevés des denrées alimentaires, car elle consacre en moyenne plus de 40 % de ses dépenses totales à l’alimentation.

Amplification du déficit budgétaire

Les présents défis économiques surviennent à un moment où la capacité des pays à soutenir la croissance et à protéger les ménages pauvres est fortement limitée. La marge de manœuvre budgétaire est presque épuisée dans certains pays d’Afrique subsaharienne, principalement en raison du niveau élevé de la dette, de la hausse des coûts d’emprunt et de l’épuisement de l’épargne publique. Le déficit budgétaire de la région s’est creusé pendant la pandémie pour atteindre 5,6 % du PIB en 2020 (contre 3,0 % du PIB en 2019). En 2022, le déficit s’élève à 4,8 % du PIB en raison des efforts de consolidation.

La question de la dette…nécessité de politiques économiques cohérentes

La dette devrait rester élevée à 59,5 % du PIB en 2022 en Afrique subsaharienne. Huit des 38 pays éligibles à l’IDA dans la région sont en situation de surendettement, et 14 risquent fortement de les rejoindre. Les gouvernements africains ont consacré 16,5 % de leurs recettes au service de la dette extérieure en 2021, contre moins de 5 % en 2010.

Pour préserver les acquis du développement dans la région, les pays doivent en priorité protéger les ménages les plus pauvres tout en maintenant la stabilité macroéconomique. Pour cela, il faut mettre en œuvre des politiques monétaires, budgétaires et d’endettement cohérentes afin de faire baisser l’inflation et de dégager une marge de manœuvre budgétaire. Si les pressions inflationnistes ne sont pas maîtrisées, cela pourrait entraîner des troubles sociaux, intensifier les conflits et, en fin de compte, provoquer une instabilité politique.

La hausse des prix des denrées alimentaires entraîne des difficultés aux conséquences graves dans l’une des régions du monde où l’insécurité alimentaire est la plus forte. La faim a fortement augmenté en Afrique subsaharienne ces dernières années, en raison des pertes de revenus et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement causées par la pandémie, des conflits régionaux et mondiaux, des conditions climatiques extrêmes et de l’invasion de criquets. Plus d’une personne sur cinq en Afrique est confrontée à la faim – une proportion bien plus grande que dans les autres régions du monde.  L’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 de la CIP ou plus) est également en hausse : on comptait 140 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë en 2022, contre 120 millions en 2021. Au moins 55 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique sont en situation d’insécurité alimentaire grave, l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie connaissant la pire sécheresse depuis 40 ans.

– Si les décideurs africains ne prennent pas de mesures urgentes, la sécurité alimentaire continuera de se dégrader, avec des conséquences dévastatrices pour les populations les plus pauvres et les plus vulnérables d’Afrique. En période de crise et de ressources limitées, il est impératif que les gouvernements trouvent des moyens de soutenir les ménages les plus pauvres tout en réorientant leurs dépenses agricoles et alimentaires vers les biens publics qui produisent les meilleurs résultats en matière de développement.

Burkina Demain

Source : 26ème Rapport Africa’s Pulse Banque Mondiale

Présidence de la Transition : L’ACLE ne laisse pas le choix au Capitaine Traoré

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Dans cette Déclaration relative aux assises nationales des 14 et 15 octobre prochain, l’Association des Citoyens Leaders (ACLE) est on ne peut claire sur l’identité de la personnalité habileté à présider la Transition à l’issue desdites assises nationales. «C’est le Capitaine Traoré ou rien», tranche-t-elle.

«Déclaration de l’Association des Citoyens Leaders (ACLE) sur les assises nationales et la situation nationale

C’est le Capitaine ou rien. Age, âge ! qu’on nous foute la paix avec cette question d’âge. La merde que nous traversons aujourd’hui est-elle la faute des jeunes ?

La plupart des gens qui s’agitent dans l’ombre, manœuvrent pour présider la transition en surfant et prétextant l’âge du capitaine n’ont qu’à admettre qu’ils n’ont plus grand-chose à apporter pour ce pays. Et que le jeu de siège est terminé. Si vous n’avez pas un idéal à vendre à ce peuple martyrisé du Burkina Faso, ce n’est pas la peine de vouloir présider cette transition. Elle ne sera pas gérée comme celle de 2014. Détrompez-vous. Elle ne va pas servir de tremplin pour une retraite paisible.

Le jeune capitaine a fait appel à la mobilisation populaire et patriotique pour parachever le coup d’état et nous pensons qu’il est de bon ton que cette même mobilisation populaire et patriotique soit le bouclier de cette nouvelle transition.

Beaucoup de ceux qui veulent présider cette transition ont déjà montré leurs limites sous M. Rock KABORE et dans des régimes passés. La capacité, la compétence, et la sagesse ne rime pas forcément avec l’âge. Le Burkina Faso n’a pas forcément besoin de quelqu’un qui a un long curriculum vitae ou qui est âgé pour assurer la présidence de la transition. Nous avons besoin d’un patriote dans l’âme qui est prêt à lutter contre vents et marée, qui soit prêt au sacrifice suprême pour laver la honte que nous subissons depuis plus de 35 ans.

Les personnes âgées qui sont patriotes et désintéressées vont proposer leurs services au jeune Président dans l’ombre ou en public en occupant des postes stratégiques tels que le premier ministère, l’économie, les affaires étrangères. Ils ne regarderont pas l’âge du Président mais leur folle envie de voir le Burkina Faso sortir du bourbier terroriste. Cela va guider leurs actions et conseils autour du jeune capitaine. Ils ne vont pas non plus venir et commencer à préparer une transmission comme la transition de l’ex Président DAMIBA et celle de 2014 qui n’ont véritablement pas servi à grand-chose.

Il nous faut un nouveau contrat social pour l’avènement d’un Etat-nation

Il faut une vraie refondation de notre pays. Il faut un nouveau contrat social. Il faut restaurer notre territoire et mettre en place des institutions républicaines à même de faire du Burkina Faso un Etat-nation. Sinon pour l’heure, c’est le narcissisme ethnique, religieux, communautaire et régionaliste qui prévaut.

Chacun est citoyen de son ethnie, de sa religion, de sa communauté et de sa région. Le statut de citoyen burkinabè, la fierté de se sentir burkinabè vient au second ou au troisième plan.

Nous en voulons pour preuve, aujourd’hui une partie de l’opinion jubile et déborde de joie, du simple fait que le capitaine est un musulman, certains du fait qu’il est originaire d’une autre région et d’une autre ethnie. C’est le mal profond qui gangrène notre si chère patrie le Burkina Faso.

Bref, ce n’est pas un secret de polichinelle, nous ne sommes pas dans un Etat-nation. Le rôle de la présente transition c’est de jeter les bases de ce chantier et faire en sorte que tout gouvernant qui viendrait après les élections ne puisse pas dévier de cette trajectoire, de cet idéal. Que l’agenda reste l’avènement d’un Etat nation au Burkina Faso comme le prévoyait le capitaine Thomas SANKARA.

Si le Capitaine refuse, nous devons le considérer comme un traitre.

Si le Capitaine Ibrahim TRAORE refuse de porter les espoirs du peuple, les aspirations du peuple, la lutte du peuple, nous devons le considérer comme un traitre qui s’est servi du peuple pour des intérêts purement égoïstes. Il donnera ainsi raison à jeune Afrique. Ce canard qui confiait que le Capitaine et ses hommes étaient seulement venus réclamer au Lieutenant-colonel DAMIBA leur part du gâteau pour avoir participé au coup d’état contre le régime de M. Rock Marc Christian KABORE.

Aussi tous les sous-officiers et militaires de rangs qui ont mené la rectification du MPSR avec lui, pourront l’accuser à juste raison. En effet, en tant que jeune capitaine, s’il atteint les 21 jours comme chef d’Etat, il peut dormir tranquillement avec les droits de statut d’ancien président tandis que des mafieux vont venir perpétuer les mêmes pratiques et travers qui nous ont entrainés dans cette situation inextricable. Ils vont continuer à sacrifier ces soldats en chaire de canon au profit des systèmes mafieux qui sont derrières ce business aux multiples facettes et aux multiples dénominations de djihadisme, de terrorismes, etc.

De ce fait, nous, Association des Citoyens Leaders invitons l’ensemble des organisations de la société civile et les citoyens patriotes à se mobiliser les 14 et 15 octobre 2022 afin que le Capitaine assure la Présidence de la transition.

Citoyens Leaders, jeunesse combattante du Burkina Faso et de l’Afrique, notre heure a sonné. Toutes les grandes révolutions ont été portées par des jeunes. Nos oncles et tantes, nos mamans et papas ont fait de leur mieux. Comme le disait Frantz FANON « chaque génération découvre sa mission, l’accomplit ou la trahit ». Donc, à nous d’accomplir la nôtre !

Chaque fois que l’occasion d’un changement radical, profond et fondamental s’est présentée, la lutte a été toujours très vite récupérée par les gens système. Nous avons toujours raté le virage de notre histoire. Il y a un complot national et international ourdi pour récupérer toutes les luttes de libération de notre peuple courageux. Autant le dire le Burkina Faso est un enjeu géostratégique.

Cette fois-ci, changeons de méthode et de stratégie.

A l’analyse, ce qui manque à ce peuple stoïque et patient, c’est la constance dans la lutte. Après le succès éphorique de chaque lutte, les masses populaires partent dormir sur leurs lauriers, espérant que le nouveau prince va prendre en compte leurs aspirations et résoudre leurs problèmes fondamentaux. Cette stratégie n’a jamais marché.

Camarades Citoyens Leaders, cette fois-ci, il faut que nous changions de méthode et de stratégie.

Il faut nécessairement mettre en place un mouvement de veille citoyen pour contraindre les autorités de cette transition à nous amener à bon port. Tous les citoyens engagés et les organisations de la société civile spécialisées dans la veille citoyenne et la bonne gouvernance peuvent se joindre à nous dans le cadre de ce vaste mouvement.

Osons pour un monde meilleur !

Contact : +226 70 53 67 81

Email : acle2018.bf@gmail.com

Ibrahima TRAORE,

Président de l’Association des Citoyens Leaders.»

Haltérophilie :  Ouaga va bientôt abriter une compétition internationale

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Pour en parler et donner de plus amples informations sur la compétition sportive internationale, les organisateurs ont animé ce dimanche 9 octobre 2022, une conférence de presse

Ouagadougou va  abriter du 13 novembre 2022 au 11 février 2023 une compétition internationale d’haltérophilie. Dénommée «L’Homme fort du circuit z » la manifestation va regrouper des athlètes du Togo, Mali, Niger, Bénin, Nigéria, Ghana, Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Pour en parler et donner de plus amples informations sur la compétition sportive internationale, les organisateurs ont animé ce dimanche 9 octobre 2022, une conférence de presse.

Pour en parler et donner de plus amples informations sur la compétition sportive internationale, les organisateurs ont animé ce dimanche 9 octobre 2022, une conférence de presse

La compétition internationale d’haltérophilie au cœur de la conférence de presse de ce dimanche 9 octobre 2022 à Ouagadougou, comprend 3 disciplines :  l’haltérophilie pure qui est une force athlétique ;  le Power lifting qui est force physique et Strong man qui est une force d’explosion.

Une compétition de «gros bras»

Le sport au-delà d’être un catalyseur de la santé physique, est un facteur de cohésion sociale et de vivre-ensemble. Les haltérophiles ayant acquis une certaine forme et communément appelés «gros bras» sont des personnes craintes et souvent qualifiées de barbares. Chose qui se justifie par l’agissement de certains «gros bras».

Et Inoussa Bonkoungou, président de l’organisation de la compétition, de souligner qu’ils ont pour vocation de beaucoup plus discipliner les «gros bras». Cette compétition permettra donc une bonne cohésion sociale entre les «gros bras».

Pourquoi Homme fort du circuit z ?

L’homme fort du circuit Z parce que il faut d’abord être fort pour pouvoir exécuter les épreuves et circuit Z parce que les épreuves se produisent sur un schéma en forme de la lettre «Z». L’homme fort de circuit Z est une compétition qui consiste pour chaque athlète de déplacer une des charges d’un point A à un point B bien sûr sur un circuit tracé Z. La compétition se déroulera comme suit :

-l’épreuve de l’épaulé jeté qui consiste à soulever une charge de 80 kg pour 4 répétitions ;

-l’épreuve des valises qui consiste à transporter une charge de 70 kg sur une distance de 30 m dans un temps record ;

-l’épreuve de la barre de squat avec une charge de 220 kg sur une distance de 40 m dans un temps record ;

-l’épreuve du pneu qui consiste à prendre un pneu de 410 kg et le reverser 4 fois successives dans un temps record ;

– l’épreuve de soulevé de terre qui consiste à soulever une charge de 200 Kg pour 4 répétitions ;

-l’épreuve des boules qui consiste à soulever successivement une boule de 80 kg et une autre de 100 kg sur une distance de 4 m et déposer respectivement sur deux barriques de 1 m de hauteur ;

-l’épreuve de la marche du fermier qui consiste à se déplacer avec une charge de 180 kg sur une distance de 4 m ;

– l’épreuve du développé-couché qui consiste à se coucher sur une planche et de décrocher une barre de 150 Kg au-dessus de sa tête et faire 4 pompes.

Toutes les charges de ces épreuves cumulées font 3160 Kg. C’est vraiment une compétition d’hommes forts. Elle se déroulera du 13 novembre 2022 au 11 février 2023 à Ouagadougou, plus précisément sur le terrain en face de cimetière de Dagnoen.

W Martial Gouba

Burkina Demain

«Le Burkina Faso et ses paradoxes politiques», Pr Jacques Batiéno

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Le Professeur Jacques Batiéno donne ici, comme à son habitude, son analyse avisée et sa vision de la marche à suivre dans la nouvelle Transition politique au Burkina Faso

Sur la situation nationale caractérisée par la survenue du coup d’état du 30 septembre, le Professeur Jacques Batiéno donne ici, comme à son habitude, son analyse avisée et sa vision de la marche à suivre dans cette nouvelle Transition politique. Morceaux choisis : «S’il était permis d’émettre une opinion sur la situation actuelle, on peut relever l’obligation d’éviter de s’embarquer dans une obsession démocratique, car c’est cette obsession pour la démocratie dans des conditions impossibles qui conduit au paradoxe politique. On le sait depuis Machiavel, lorsqu’on prend le pouvoir par la force il faut assumer son acte jusqu’au bout, sans scrupule. On ne peut pas prendre le pouvoir par un coup de force et rechercher une caution démocratique pour gouverner. C’est un paradoxe…

….Le point de départ de la démocratie, c’est le droit, ce sont les institutions qui posent clairement les conditions d’accession au pouvoir par le suffrage universel. Aucune charte, aucune assise nationale, aucun Conseil Constitutionnel, aucune assemblée nationale de transition, rien de rien ne peut fournir cette caution démocratique à un putschiste. Dans le même registre, on ne peut pas faire un putsch pour abandonner immédiatement le pouvoir à des civils, sans élection, pour assurer une transition. C’est une absurdité, sauf si l’on a voulu régler un compte personnel, ou que l’on ait aucun projet… ».

Le Professeur Jacques Batiéno donne ici, comme à son habitude, son analyse avisée et sa vision de la marche à suivre dans la nouvelle Transition politique au Burkina Faso
Le Professeur Jacques Batiéno donne ici, comme à son habitude, son analyse avisée et sa vision de la marche à suivre dans la nouvelle Transition politique au Burkina Faso

«Le Burkina Faso et ses paradoxes politiques

On peut inventer de nouveaux modèles de gouvernance, mais on ne peut pas inventer la démocratie, encore moins la réinventer. Ce modèle est bien connu de tous jusqu’à son idéal, et s’il est vrai que sa pratique imparfaite est liée à la nature faillible des hommes qui l’appliquent, il est vrai aussi qu’elle a une essence immuable avec laquelle on ne peut transiger, car le régime démocratique implique deux critères essentiels. (a) La mise en place d’une Constitution par laquelle le gouvernement reçoit un pouvoir défini et limité en liaison avec l’intervention obligatoire d’autres organes réguliers et indépendants du pouvoir exécutif que sont l’organe législatif et l’organe judiciaire, suivant le principe de la séparation des pouvoirs ; ce qui suppose que le pouvoir ne peut être absolu. (b) L’institution de la libre discussion à partir des libertés politiques d’association et d’expression, et l’organisation de cette discussion dans les assemblées délibératives locales, régionales et nationales.

Les sociétés humaines qui en ont une pratique largement acceptable et où la démocratie a acquis une solidité intangible ont bien compris cela ; et ce qui fait la force de leur démocratie, c’est la force de leurs institutions. Nous savons tous par conséquent ce qu’est la démocratie. On sait aussi que sous le manteau et le masque de la démocratie et de la justice certains mettent tout en œuvre pour réaliser des objectifs personnels ou pour satisfaire des intérêts de groupes ou de clans. Ils n’hésitent pas à s’enrichir, sans vergogne, sur le dos du peuple. Que l’on arrête donc de prendre les burkinabè pour des dupes ou des imbéciles, à se faire passer pour des défenseurs de la justice et de la démocratie alors que, par des actes, c’en sont les premiers pourfendeurs. Ainsi, depuis les évènements des 30 et 31 octobre 2014 le pays des hommes intègres vit dans une aberration politique permanente, oscillant entre paradoxe et paradoxe. L’on cherche, coute que coute, à faire d’une situation antidémocratique une situation démocratique en faisant, volontairement, l’économie des exigences premières de celle-ci. Or la démocratie ne peut pas se faire dans la demi-mesure.

 

La première transition que le Burkina Faso a connue, celle qui a suivi les évènements des 30 et 31 octobre 2014, n’avait rien de démocratique. On ne peut pas se réclamer de la démocratie en gouvernant avec des lois d’exclusion, en bâillonnant par l’intimidation des burkinabè et en faisant de la justice une justice de la vengeance. En conséquence de cause, l’élection présidentielle qui a soldé cette transition, en 2015, ne pouvait avoir la caution nécessaire pour en faire une élection démocratique. Tout le monde, la communauté nationale et surtout internationale, voulait donner à la situation politique burkinabè une normalité de façade ; d’où cette démocratie obtenue au forceps à travers une élection tronquée. Il fallait une élection, peu importent la nature et les conditions. Tel est le premier paradoxe politique burkinabè.

Cette élection présidentielle de 2015 est sans doute la plus ironique de l’histoire du Burkina Faso. Comment expliquer que, après avoir bouté hors du pouvoir le Président Blaise COMPAORE en l’accusant de tous les noms d’oiseau, l’on installe à ce même pouvoir un groupe d’individus qui l’ont servi et qui, par conséquent, sont comptables de ces fameux 27 ans de gouvernance ? Comment cela est-il possible quand on sait que certains de ses individus ont défendu la révision du fameux article 37 litigieux, qu’ils se sont mis dans l’opposition au Président COMPAORE pour des raisons personnelles et non pour des raisons idéologiques, et que pour leur grâce ils ont juste fait un simple mea culpa ? Qu’en est-il aujourd’hui des idéaux de cette pseudo-insurrection populaire ? On sait désormais que ces six années de gouvernance du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) sont une parenthèse de désillusion, pour ne pas dire une « parenthèse de sang », dans l’histoire politique récente du pays des hommes intègres. Tel est le deuxième paradoxe politique burkinabè qui a consisté à chasser du pouvoir l’original pour y mettre la copie.

La deuxième transition, celle qui a suivi la parenthèse des six ans de pouvoir de Roch Marc Christian KABORE, constitue une réelle aberration constitutionnelle. Un coup d’État, faut-il le rappeler, est illégal et anticonstitutionnel. On ne peut donc pas lui donner une onction juridique. Or ce coup d’État du Mouvement Patriotique pour la Sécurité et la Restauration (MPSR), qui voit arriver au pouvoir le Président DAMIBA, a non seulement reçu un bon accueil, mais il a aussi été adoubé par le Conseil Constitutionnel. Certes, dans une situation particulière, on peut trouver un coup d’État salutaire. C’est ce qui s’est passé avec celui-ci. Toutefois, cela n’est pas une raison suffisante pour lui donner une onction démocratique. L’auteur d’un putsch doit l’assumer jusqu’au bout. Sachant qu’il est arrivé au pouvoir par la force, il doit accepter la conséquence qui consiste à l’impossibilité de prêter serment devant le Conseil Constitutionnel. Cela était-il vraiment nécessaire ? Pourquoi se mettre dans un tel embarras ? Pourquoi chercher à tout prix à rendre démocratique une situation non-démocratique qui, de surcroit, est acceptée par le peuple ? En outre, pendant que l’on blanchissait un coup d’État, des burkinabè, accusés à tort ou à raison pour des faits similaires, sont condamnés à des peines de prison conséquentes. Tel est le troisième paradoxe politique burkinabè.

Le Burkina Faso se dirige-t-il vers un quatrième paradoxe politique avec cette troisième transition qui s’annonce ? Seule l’histoire nous le dira, et il appartient au capitaine Ibrahim TRAORE d’en décider.

S’il était permis d’émettre une opinion sur la situation actuelle, on peut relever l’obligation d’éviter de s’embarquer dans une obsession démocratique, car c’est cette obsession pour la démocratie dans des conditions impossibles qui conduit au paradoxe politique. On le sait depuis Machiavel, lorsqu’on prend le pouvoir par la force il faut assumer son acte jusqu’au bout, sans scrupule. On ne peut pas prendre le pouvoir par un coup de force et rechercher une caution démocratique pour gouverner. C’est un paradoxe. Le point de départ de la démocratie, c’est le droit, ce sont les institutions qui posent clairement les conditions d’accession au pouvoir par le suffrage universel. Aucune charte, aucune assise nationale, aucun Conseil Constitutionnel, aucune assemblée nationale de transition, rien de rien ne peut fournir cette caution démocratique à un putschiste. Dans le même registre, on ne peut pas faire un putsch pour abandonner immédiatement le pouvoir à des civils, sans élection, pour assurer une transition. C’est une absurdité, sauf si l’on a voulu régler un compte personnel, ou que l’on ait aucun projet ; car si l’on a foi aux idéaux qui y ont conduit, on se doit de poursuivre le combat jusqu’à gouverner afin de les réaliser. C’est un devoir. L’argument est d’autant plus pertinent que les précédentes transitions, y compris celle qui avait un président civil, qui ont fait de cette caution démocratique une obsession, ont brillé par leur échec démocratique et leur paradoxe politique.

Par conséquent l’idée émise, un peu à la hâte, par le capitaine TRAORE de convoquer des assises nationales afin de désigner un président civil ou militaire est un non-sens absolu. On ne désigne pas un président dans des assises nationales, on l’élit selon les règles du suffrage universel. Le putschiste se doit d’assumer son statut. Il se doit de prendre les choses en main pour gouverner lui-même afin de montrer au peuple burkinabè pourquoi il en est arrivé là. Une parenthèse de gouvernance militaire, dans la perspective de ce que j’appellerai un « putschisme éclairé », peut être salutaire pour le Burkina Faso, par les temps qui courent. Ce « putschisme éclairé » serait une forme de gouvernance qui allie l’autorité, et non la force, à une politique de progrès social axée sur la défense des intérêts du peuple et de la nation. Ce qui, bien évidemment, fait de la sécurité et de l’intégrité territoriale une priorité. Le Capitaine TRAORE et ses amis doivent donc prendre leurs responsabilités pour se conduire en « putschistes éclairés ». C’est pourquoi le capitaine TRAORE lui-même doit commencer par être moins loquace, car à trop parler on dit parfois des choses qui dépassent notre pensée et sur lesquelles il est difficile de revenir. Afin de réaliser cette gouvernance du « putschisme éclairé », il faut commencer par remplir les cinq conditions suivantes :

1  Ne pas rédiger de charte, qui n’est qu’une parodie juridique et institutionnelle. Ne s’en tenir qu’à la Constitution et ne s’inspirer que d’elle. En revanche, on peut rédiger une feuille de route claire et précise.

2   Le MPSR doit conserver la présidence du Faso. Le pouvoir ne doit pas être remis aux civils sans que l’on ne soit passé par les urnes. On connait les velléités partisanes des civils, politiques ou non. La première transition, qui est à l’origine du premier paradoxe politique, constitue une bonne leçon à cet égard, en gouvernant à faire élire le candidat de son choix. Ce qui motive la défense ici d’un « putschisme éclairé » comme situation transitoire pour des élections libres et transparentes ensuite, c’est la tendance des civils à défendre des intérêts particuliers, quoi qu’il en soit. Les civils ne sont pas fiables pour conduire une transition. Ils n’ont ici aucune légitimité puisqu’ils ne sont pas auteurs du putsch. On les entend déjà à titre individuel ou depuis les officines politiques ou encore les Organisations de la Société civile (OSC) qui s’excitent, s’exhibent et qui se mettent en ordre de bataille pour une éventuelle présidence de la transition. Le capitaine TRAORE et ses amis doivent s’en méfier comme la peste, car ce sont bien eux qui intoxiquent l’espace politique burkinabè. Ils ne savent rien faire d’autre que de gouverner dans la vengeance et l’exclusion, ce qui est l’expression suprême de la gouvernance partisane, de la mal-gouvernance, ce que l’on ne peut pas accepter en politique en général, et encore moins dans une situation de transition. L’élection sera pour eux l’occasion de remplir les conditions pour gouverner.

3  Former un gouvernement recentré de femmes et d’hommes sans accointance directe avec un parti politique ou une OSC qui, de fait, sont politiques, et dont l’objectif immédiat sera de resserrer la politique nationale sur la lutte contre le terrorisme.

4  Ne pas nommer d’Assemblée Nationale de Transition qui n’est aussi qu’une parodie institutionnelle. C’est dire qu’il faudra prendre l’engagement courageux de gouverner par ordonnance.

5  Organiser des élections présidentielles et législatives libres et transparentes dans un délai de 12 à 18 mois afin de remettre le pouvoir aux civils.

Le capitaine Ibrahim TRAORE et le MPSR doivent prendre leurs responsabilités. Pour cela il est urgent de réaliser l’union sacrée au sein de l’armée, car une armée divisée conduit toute action, même vertueuse, à l’échec. Une armée divisée est le signe d’un rapport de forces pour le pouvoir, constituant un danger pour le pays. Prendre ses responsabilités, c’est surtout faire comprendre à la communauté internationale qu’on ne peut pas imposer une démocratie au forceps. Dans cette situation de crise majeure, l’heure n’est pas à discuter de démocratie. La gravité de la situation transcende la démocratie elle-même. « Il faut un temps pour toute chose sous le soleil », dit l’Ecclésiaste. Le temps pour la démocratie viendra avec les élections. Dans l’immédiat, il faut juste se laisser guider par la lumière de la raison focalisée sur les intérêts de la nation et non sur des intérêts individuels. En revanche, les engagements déjà pris devant les instances régionales, la CEDEAO en l’occurrence, dans la perspective du retour à un ordre constitutionnel normal doivent être strictement respectés.

En vérité, on en conviendra tous, le pays des hommes intègres, en ces temps difficiles, n’a pas besoin d’un tel désordre au sein de l’armée et d’une telle instabilité politique. En tant que démocrate, c’est une situation qu’en aucune façon on peut avaliser. Cet imbroglio politique fait de ce pays la risée de tous. Comment en est-il arrivé là ? Ce pays qui, il y a encore moins d’une décennie, était adulé à travers le monde, comme un exemple de stabilité politique. Peut-être que les raisons d’une telle catastrophe sont à rechercher au-delà des 27 années de pouvoir du Président COMPAORE. En attendant de se pencher sur une telle analyse qui mérite tout un livre, il faut faire de mauvaise fortune bon cœur. Aussi, est-il une exigence que ce pays soit véritablement dirigé. Qu’il le soit, non pas avec autoritarisme, mais avec autorité, car la situation actuelle exige de la fermeté et de l’autorité. Telles sont les qualités dont doit s’investir la junte militaire qui, encore une fois, doit conduire la transition en la menant de main de maître et avec une main puissante à l’instar de celle d’un Général d’armée, car le pays est en guerre.

Paris le 5 octobre 2022

Jacques BATIÉNO

Philosophe »

Rentrée scolaire et académique 2022-2023 : Message du président de L’UNAPES-B

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Hector Ardent Raphaël G. Ouédraogo, président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves et du post primaire, du secondaire et du supérieur du Burkina

Ceci est un message de Hector Ardent Raphaël G. Ouédraogo, président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves et du post primaire, du secondaire et du supérieur du Burkina (UNAPES-B) à l’occasion de la rentrée scolaire et académique 2022-2023.

Hector Ardent Raphaël G. Ouédraogo, président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves et du post primaire, du secondaire et du supérieur du Burkina

«Message du Président de L’UNAPES-B et de l’Internationale des parents d’élèves (IPE) à l’occasion de la rentrée scolaire et académique 2022-2023.

A tous les acteurs du système éducatif du Burkina Faso : décideurs politiques, promoteurs d’établissements, enseignants, syndicats, parents d’élèves, écoliers, élèves, étudiants.

Victor HUGO, célèbre écrivain et poète du XIXème siècle, homme politique engagé, visionnaire et humaniste, écrivait : « Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison ».

A l’occasion de la rentrée scolaire 2022-2023, c’est avec un réel plaisir que le Bureau national de l’Union Nationale des Associations des Parents d’élèves du post-primaire, du Secondaire et du Supérieur du Burkina Faso (UNAPES-B) adresse à l’ensemble des acteurs du système éducatif ses vœux de bonne rentrée et de bonne année scolaire et universitaire. C’est aussi une occasion pour nous de dresser un bilan de l’année écoulée et dégager des perspectives.

L’année scolaire 2022-2023 s’ouvre dans un contexte politique et social difficile avec de grands défis à relever. La crise sécuritaire que connaît notre pays depuis 2016 continue d’impacter négativement le secteur de l’éducation. En effet, à la date du 31 mai 2022, le rapport du Secrétariat Technique de l’éducation en Situation d’Urgence (ST-ESU), fait état de la fermeture de 4 258 établissements de tous les niveaux d’enseignement privant 708 341 élèves dont 339 269 filles de leur droit à l’éducation et affectant 20 763 enseignants. A cela s’ajoutent le nombre croissant de personnes déplacées internes (PDI) estimé à 1 520 012 à la date du 30 avril 2022 selon le Rapport du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) dont 53% sont en âge scolaire.  Sans oublier bien entendu, le lourd tribut payé par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Malgré ce contexte difficile, nos apprenants et tous les acteurs du système scolaire font preuve d’une formidable résilience.

Selon la Direction Générale des Examens et Concours (DGEC), l’année scolaire 2021-2022 a enregistré les résultats suivants : 63,18% au Certificat d’Etudes Primaire Élémentaires (CEP) en 2022 contre 59,34% en 2021.  Aux examens du Brevet d’Etudes Professionnel (BEP) et du Certificat d’Aptitude Professionnel (CAP), options commerciales et industrielles confondues, 69,05% en 2022 contre 63,39% en 2021.

Quant au Brevet d’études du premier cycle BEPC), le taux de réussite est de 41,35% contre 27,74% en 2021. Enfin 41,11% au Baccalauréat en 2022 contre 39,88% en 2021.

Certes, beaucoup d’efforts restent à fournir pour améliorer les performances du notre système éducatif, mais nous devons toutefois reconnaitre les progrès enregistrés comparativement à l’année

2016 où notre école était au creux de la vague.

Cher (e) apprenant (e)s,

Après plus de trois mois de vacances, vous avez repris le chemin de l’école depuis le 3 octobre 2022. L’Ecole reprend ses droits et tous ceux qui font fonctionner l’école burkinabè (enseignants, pouvoirs publics, personnels d’encadrement, parents d’élèves, etc.) sont mobilisés pour vous accompagner dans les conditions qui soient les meilleurs afin que s’expriment les potentialités et les talents qui sommeillent en chacun de vous.

Chers apprenants, la meilleure manière de témoigner votre gratitude à l’égard de l’Etat, de vos enseignants et de vos parents, afin de les motiver à se sacrifier davantage pour vous, c’est d’être ponctuels et assidus à l’école. Ne perdez pas de vue qu’en plus d’être l’espoir de vos parents, vous êtes aussi l’avenir de notre pays le BURKINA FASO.

Pour cette nouvelle année scolaire, l’UNAPES-B formule à votre attention des vœux de réussite. Les parents d’élèves que nous sommes vous exhortent à la discipline et au respect de vos enseignants. Quelles que soient les difficultés sur le terrain, nous vous invitons à la sérénité, au dialogue constructif et à la tolérance vis-à-vis de vos formateurs et de vos parents.

Chers enseignants et formateurs,

Le métier que vous exercez n’est pas un métier comme les autres. En dépit des nombreuses contraintes et exigences qu’il renferme, il est indéniablement le plus beau métier du monde. Soyez donc fiers d’être ceux-là qui accompagnent nos enfants pour les sortir de l’ignorance vers le savoir. Cela n’a pas de prix. Je vous sais capables de donner le meilleur de vous-mêmes, de surmonter les obstacles qui jalonnent votre parcours afin de faire de l’Ecole burkinabé la meilleure Ecole de la sous-région voire de l’Afrique.

Consciente des conditions difficiles dans lesquelles vous accomplissez votre mission, l’UNAPES6B vous assure de sa disponibilité à vous accompagner dans les limites de ses moyens aussi bien au plan national que dans nos coordinations régionales et provinciales.

Chers parents d’élèves,

Vous le savez sans doute, mais je voudrais cependant rappeler les devoirs que chaque parent a vis-à-vis de ses enfants. Il s’agit entre autres de :

-la mise à disposition d’un minimum de fournitures pour leur permettre de développer les compétences attendues d’eux.

-les contacts périodiques avec leurs enseignants qui vous permettront de vous assurer de leur présence effective aux cours et du sérieux dont ils font montre dans leurs apprentissages.

-l’assurance d’une alimentation saine et équilibrée, gage d’une bonne santé mentale et physique, conditions d’une bonne acquisition des connaissances.

Au plan associatif, nous invitons les différents bureaux APE des établissements scolaires à entretenir des relations fructueuses avec les communautés éducatives afin de développer avec elles, une synergie d’action. La communication permanente et la transparence dans la gestion des cotisations APE constituent des conditions de succès.

J’attire une fois de plus l’attention des autorités sur des pratiques qui déshonorent notre système éducatif. La persistance d’établissements d’enseignement privés pirates, ouverts sans autorisation, en violation manifeste des dispositions règlementaires, et parfois avec des non professionnels de l’éducation nationale. Ces établissements abusent de la naïveté des parents et compromettent l’avenir des enfants en mettant parfois fin aux cours avant la fin de l’année, sur fond d’un enseignement de qualité douteuse. L’esprit mercantile prime sur toute autre considération dans ces établissements. Cela doit cesser !

Elèves, étudiants, enseignants, encadreurs, parents d’élèves, pouvoirs publics,

Dans ces moments difficiles pour beaucoup de nos compatriotes qui vivent sous la hantise de la menace terroriste, nous réitérons notre soutien. Notre solidarité va droit aux acteurs de l’éducation dans les zones qui ont subi des attaques et où des milliers d’enfants ne pourront reprendre le chemin de l’école. Nous renouvelons notre confiance en l’avenir qui ne sera pas terroriste mais pacifique, tolérant et démocratique.

Bonne rentrée, bonne année scolaire et académique à toutes et à tous !

 

Vive l’école burkinabè !

Vive le Burkina Faso !

Que Dieu bénisse vos efforts à tous et à chacun !

 

Hector Ardent Raphaël G. OUEDRAOGO

Président de l’UNAPES-B et de l’IPE

Chevalier de l’Ordre National

Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques»