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110ème Conférence internationale du travail : L’OIT prête à accompagner le Burkina

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Le Burkina Faso est représenté à la 110ème Conférence internationale du Travail (CIT), qui se tient du 27 mai au 11 juin 2022, à Genève. La délégation, conduite par le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la protection sociale, Monsieur Bassolma Bazié, a été reçue en audience par le directeur général de l’OIT, Monsieur Guy Ryder.

«110EME CONFERENCE INTERNATIONALE DU TRAVAIL (CIT), A GENEVE : L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL (OIT) PRETE A ACCOMPAGNER LE BURKINA FASO

Le Burkina Faso est représenté à la 110ème Conférence internationale du Travail (CIT), qui se tient du 27 mai au 11 juin 2022, à Genève. La délégation, conduite par le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la protection sociale, Monsieur Bassolma BAZIÉ, a été reçue en audience par le directeur général de l’OIT, Monsieur Guy Ryder, dès l’entame du programme de Monsieur le Ministre.

C’est dans l’après-midi du 2 juin 2022 que Monsieur Bassolma Bazié et sa délégation ont été accueillis dans les locaux de l’Organisation internationale du Travail par le directeur général de l’OIT, entouré de ses proches collaborateurs.

Les échanges, très cordiaux, se sont articulés autour d’un certain nombre de points :

– Les félicitations de la délégation du Burkina Faso au directeur général de l’OIT, pour le travail qu’il a abattu depuis son élection à la tête de l’organisation et l’expression de la reconnaissance des autorités de notre pays, eu égard à l’accompagnement dont le pays a bénéficié ;

– L’attachement du Burkina Faso à la mise en œuvre de tous les engagements qu’il a pris en termes de relecture du code du travail (loi 028) ; au renforcement du dispositif de protection social des travailleurs et des populations ; à la formation des acteurs sociaux (employeurs et travailleurs) ; au maintien et au renforcement du dialogue social entre le gouvernement et ses partenaires sociaux ;

– La sollicitation de l’appui continu de l’OIT pour la conduite des nombreux chantiers en cours ou à engager, en vue de l’amélioration du corpus juridique régissant les rapports de travail et assurant un environnement décent de travail ;

– L’engagement de l’OIT à poursuivre son appui au Burkina Faso et aux autorités de transition.

Autres sujets qui ont suscité de l’intérêt pour le directeur général de l’OIT et ses hôtes, le contexte sécuritaire fortement dégradé par l’extrémisme violent et le terrorisme, causant des milliers de morts, une crise humanitaire marquée par la menace d’un déficit alimentaire touchant plus de 2 millions de personnes déplacées internes et leurs familles d’accueil ; les effets conjugués de la COVID-19 et du conflit russo-ukrainien qui ont provoqué l’augmentation de plus de 35% des prix des produits de grande consommation ; les problèmes de sécurité des travailleurs dans les sociétés d’exploitation minière, toutes choses qui impactent négativement et fragilisent les conditions de vie des acteurs sociaux.

Rassurant le DG de l’OIT sur la qualité du climat social dans le domaine du travail, Monsieur le Ministre a tenu à saluer la prévalence du dialogue social, fruit de la maturité dont font preuve les partenaires sociaux et les sacrifices qu’ils ont consentis, de même que les vertus de la concertation instaurée par le Gouvernement, en intelligence avec ses partenaires socioéconomiques, permettant ainsi la proposition de stratégies à même de contenir l’inflation sur le marché de certains produits essentiels. Il a surtout magnifié la résilience du peuple burkinabè qui sait se mobiliser face aux tournants difficiles qu’il a souvent connus.

En retour, le Directeur général de l’OIT a d’abord présenté ses condoléances au Gouvernement et au peuple burkinabè pour toutes les pertes en vies humaines enregistrées et manifesté sa solidarité et sa compassion avec l’ensemble des composantes sociopolitiques affligées. Monsieur Guy Ryder a également traduit sa satisfaction pour la démarche de la délégation et pour toutes les stratégies développées de façon endogène pour préserver un climat social cordial (Unité d’action syndicale, cadre permanent de rencontre gouvernement partenaires sociaux, Haut Conseil du dialogue social, etc.). Il a salué la démarche de l’ensemble des acteurs qui consiste à combiner gouvernance démocratique et discipline. Monsieur Guy Ryder a dit toute la disponibilité de l’OIT à examiner les préoccupations exprimées par la délégation et à poursuivre l’accompagnement des efforts des autorités burkinabè et des acteurs sociaux.

La sollicitude et la volonté toujours affichées de l’OIT de porter la voix de pays comme le Burkina Faso, à 80% agricole, accusant un retard de développement, va marquer les travaux de la 110ème session de la CIT, a fait observer le directeur général de l’OIT. En effet, un des points saillants de la présente session consacrera la présentation de son rapport, intitulé « Les pays les moins avancés (PMA) : Crise, transformation structurelle et avenir du travail ». Selon Monsieur le Directeur général, en fin de mandat, l’OIT tient à porter le plaidoyer en faveur des pays les moins avancés, qui « sont les plus menacés d’être laissés pour compte ». « Donc, si nous prenons au sérieux l’Agenda 2030 pour le développement durable, nous devons prendre au sérieux les PMA car c’est là, avant tout, que se jouera le sort de l’Agenda.», a-t-il soutenu.

« Au regard du contexte humanitaire et sécuritaire que traverse le Burkina Faso, c’est très encourageant pour nous d’entendre un tel discours et de voir cette disposition à œuvrer pour faire avancer nos pays. Même si Monsieur Guy Ryder est en fin de mandat cette année, il nous a donné l’assurance que son successeur prendra la relève dans ce sens », s’est réjoui Monsieur le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la protection sociale.

 

Ambassade, Mission Permanente du Burkina Faso à Genève»

Eliminatoires CAN 2023 : Les Etalons vainqueurs des Requins Bleus 2-0

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Les Etalons ont dominé les Boucliers du Roi Eswatini 3-1 et restent à la tête du groupe B
Les Etalons viennent de remporter au Grand stade de Marrakech leur match de la première journée des éliminatoires CAN 2023 devant les Requins Bleus du Cap Vert. Score final : 2-0.

Les Etalons ont remporté leur premier match face aux Requins Bleus 2-0

Inscrits en deuxième mi-temps, les deux buts des Etalons ont été l’œuvre de Hassane Bandé (57e) et Dango Ouattara (88e). Des buts inscrits sur coup de tête. C’est la première victoire aussi pour le nouvel entraîneur des Etalons, Hubert Velud.
Les Etalons prennent la tête du groupe B avec cette victoire sur les Requins Bleus, le Togo et le Eswatini s’étant neutralisés 0-0.
Jean Bazié
Burkina Demain

Guerre en Ukraine : Les président Sall et Poutine se sont parlé à Sotchi

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Les présidents Macky Sall et Vladimir Poutine se sont parlé ce vendredi à Sotchi à propos de la guerre en Ukraine; de ses conséquences pour l'Afrique

Après le coup de fil du 24 février dernier, le président sénégalais et en exercice de l’Union africaine, Macky Sall, s’est entretenu ce vendredi 3 juin à Sotchi avec le président russe, Vladimir Poutine au sujet de la guerre en Ukraine, notamment de ses conséquences pour l’Afrique en termes d’approvisionnement en denrées alimentaires (blé).

Pendant près d’une heure, le président de l’UA a plaidé la cause de l’Afrique auprès du dirigeant russe pour que la guerre en Ukraine ne soit pas un facteur de famine sur le continent noir.  C’est accompagné de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine que Macky Sall s’est rendu à Sotchi pour ce face-à-face historique avec le locataire du Kremlin.

«Le Président  Poutine nous a exprimé sa disponibilité à faciliter l’exportation des céréales ukrainiennes. La Russie est prête à assurer l’exportation de son blé et de son engrais. J’appelle tous les partenaires à lever les sanctions sur le blé et l’engrais», s’est félicité le chef de l’Etat sénégalais dans un tweet.

Et ce n’est pas tout. Le successeur de Boris Eltsine n’a pas manqué l’occasion de rappeler le rôle important joué par la Russie dans les processus de décolonisation sur le continent. Que ce soit dans les années 1950, 60 et 80.

Qu’on se le dise. Au-delà des préoccupations de sécurité alimentaire du moment, ce déplacement du haut dirigeant de l’UA dans la célèbre station balnéaire estivale de la mer Noire, n’est pas anodin. En effet, cela témoigne aussi de la volonté des initiateurs, de porter plus haut encore la voix du continent sur les grandes questions internationales (ici la guerre en Ukraine).

Avant lui, les précédents présidents en exercice de l’UA (Kagamé, Condé, Al-Sissi, Tshisekedi, Ramaphosa) l’ont également fait en portant la voix dans les grandes instances internationales. Toute chose qui participe de l’atteinte de l’aspiration 7 de l’Agenda 63 de l’organisation continentale, à savoir «Une Afrique qui agit en tant qu’acteur et partenaire fort, uni et influent sur la scène mondiale».

Après près d’une huitaine d’années de mise en œuvre (2014-2021) le continent a enregistré sur ce point 7, selon un dernier rapport, une performance globale appréciable de 58%. Sans doute que cette performance sera encore renforcée si l’expédition diplomatique du président Sall est suivi d’effet sur le terrain avec un déblocage du problème d’approvisionnement des pays africains en blé et en intrants agricoles.

Christian Tas

Burkina Demain

REPAB 2022 : L’insécurité aussi et surtout au cœur des préoccupations !

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Photo de famille des officiels à l'issue de la Rencontre des patrons burkinabè ce 2 juin 2022 à Ouaga 2000

Malgré certaines apparences, la question sécuritaire est bien au centre des préoccupations des acteurs de la première édition de la Rencontre des patrons burkinabè (REPAB) dont l’ouverture a été présidée par le Premier ministre Albert Ouédraogo.

Le Premier ministre Albert Ouédraogo a relevé la préoccupation sécuritaire dans son allocution d’ouverture de la REPAB 2022

«Le contexte difficile que traverse notre pays nous impose des priorités de premier ordre, déclinées par le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Paul-Henri Sandaogo Damiba dans ses différentes adresses à la Nation. Il s’agit notamment, de la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité du territoire national, de la refondation des bases de notre Etat, de la bonne gouvernance et de la réconciliation nationale. Ces priorités qui constituent la trame de la feuille de route que le Président du Faso a confiée au Gouvernement de Transition que j’ai l’honneur de diriger, sont aussi celles du Peuple et du monde des affaires, très affecté dans ses activités. Ai-je vraiment besoin de vous rappeler qu’aucune action de développement ne peut prospérer dans un environnement aussi hostile qu’est l’insécurité ?».

C’est en ces termes que le chef du gouvernement burkinabè, Albert Ouédraogo, a posé, ce jeudi 2 juin 2022, dans son discours d’ouverture de la première édition de la Rencontre des patrons burkinabè (REPAB), la préoccupation sécuritaire dans notre pays.

Mais, conscient que le terrorisme et l’insécurité rampante dans nos villes et campagnes se nourrissent de l’état de pauvreté de ces populations qui se sentent exclues du processus de développement socioéconomique ; le chef du gouvernement a salué à sa juste valeur le thème de la REPAB : «Le Patronat face aux défis du développement économique et social du Burkina Faso».

«Cette thématique illustre à souhait le fait que, malgré le contexte difficile, tous les acteurs du développement restent mobilisés pour faire face à l’adversité.  La rencontre des patrons du secteur privé sonne donc comme un message de résilience envoyé au reste du monde que, malgré les difficultés, le Burkina Faso reste debout. Je voudrais donc, à ce stade de mon propos, leur rendre un vibrant hommage et les remercier pour l’esprit de sacrifice dans la défense de l’intérêt commun qu’ils ne cessent de promouvoir pour le bonheur de tout le Peuple burkinabè», s’est-il félicité, saluant l’unité et l’engagement de tous les acteurs du monde des affaires qui, face à l’adversité, continuent, dit-il, de mener des réflexions soutenues, autour des questions de développement de leurs activités.

«Aussi voudrais-je vous rassurer, que nous allons ensemble, trouver les mécanismes pour garantir un positionnement institutionnel et un financement adéquat au Conseil National du Patronat Burkinabè, à l’image de ce qui se fait dans la sous-région ou ailleurs, au regard de son caractère stratégique pour le gouvernement dans la conduite des affaires du pays», a en outre promis le PM Albert Ouédraogo.

Et d’exhorter les patrons burkinabè à :

-accorder une place importante à l’innovation en vue d’améliorer la qualité des produits mis sur le marché;

– développer davantage des stratégies de levée des fonds sur le marché financier régional pour l’investissement, en vue de faire face au déficit de financement interne de l’économie et enfin ;

-travailler en synergie d’actions avec les centres de recherche, afin de susciter l’innovation et de faciliter l’adoption des nouvelles technologies.

La première édition de la Rencontre des patrons burkinabè s’achève ce vendredi 3 juin 2022.

Jean Bazié

Burkina Demain

Kosyam : Le Lauréat du prix «Pritzker 2022» fait Commandeur de l’ordre de l’Etalon

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Le lauréat du prix « Pritzker 2022 », prix Nobel de l’Architecture, Diébédo Francis Kéré, a été fait ce jeudi 2 juin 2022, Commandeur de l’ordre de l’Etalon, par le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, au cours d’une cérémonie solennelle à Kosyam

 Le lauréat du prix « Pritzker 2022 », prix Nobel de l’Architecture, Diébédo Francis KÉRÉ, a été fait ce matin, Commandeur de l’ordre de l’Etalon, par le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, au cours d’une cérémonie solennelle.

Le lauréat du prix « Pritzker 2022 » présentant sa distinction au chef de l’Etat au cours de l’audience à lui accordée

Selon le ministre de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat, Boukary SAVADOGO, le prix « Pritzker » décerné à notre compatriote « constitue une fierté pour le peuple burkinabè dans son ensemble ».

Le lauréat du prix Nobel de l’Architecture dédie cette distinction à tout le peuple burkinabè surtout en cette période difficile pour la nation burkinabè. « J’ai reçu le prix en l’honneur du Burkina Faso, en l’honneur de tous ceux qui travaillent mais qui n’ont pas de visibilité, de ceux qui font tout pour que nous existions et de tous ceux qui assurent la sécurité ici, au Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Diébédo Francis KÉRÉ a rappelé que le Burkina Faso dispose d’un riche potentiel et les autorités ne ménagent aucun effort pour créer les conditions favorables à l’épanouissement de la jeunesse malgré parfois les situations difficiles. «Moi j’ai bénéficié d’une bourse de l’Etat burkinabè pour aller faire une formation en menuiserie à Fada, et c’est ça qui a constitué la base de mon succès en quelque sorte », a reconnu le prix Nobel de l’Architecture 2022.

Sur la question sécuritaire, le nouveau Commandeur de l’ordre de l’Etalon a appelé les Burkinabè à soutenir la Transition pour qu’ensemble le pays puisse venir à bout du terrorisme.

Premier africain lauréat du prix Nobel d’architecture, Diébédo Francis KÉRÉ a reçu son prix le 27 mai 2022 à Londres en Angleterre. On retrouve ses différentes réalisations en Afrique, en Europe et aux États-Unis. Son art est fondé sur l’utilisation intelligente de matériaux locaux pour s’adapter et répondre au climat naturel.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Compte rendu du Conseil des ministres du 1er juin 2022

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 1er juin 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul-Henri Sandaogo DAMIBA Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République algérienne démocratique et populaire auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination dudit Ambassadeur.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un rapport relatif au bilan de l’organisation des concours du personnel du corps des Greffiers et des Auditeurs de justice (magistrature) de la session 2021, et à la demande d’autorisation de recrutement sur concours direct et professionnel, au titre de l’année 2022.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de :

– 10 Greffiers en chef et 10 Greffiers au titre des concours professionnels, soit un total de 20 stagiaires ;

– 70 Greffiers, 30 Secrétaires de Greffes et Parquets et 50 Auditeurs de justice au titre des concours directs, soit un total de 150 stagiaires.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté le rapport annuel 2021 sur le fonctionnement des conseils de discipline des institutions et départements ministériels.

Il ressort de ce rapport que 25 institutions et départements ministériels sur une quarantaine ont transmis chacun leur rapport 2021 sur le fonctionnement desdits conseils.

Au cours de la tenue des sessions des conseils de discipline, 15 dossiers ont été examinés et des agents ont écopé de diverses sanctions dont des abaissements de un à deux (02) échelons, un retard d’avancement, une rétrogradation et le remboursement de salaires indûment perçus. A l’issue des sessions, trois (03) agents entendus par les conseils de discipline ont été blanchis.

Le rapport fait ressortir également les difficultés rencontrées par les conseils de discipline dans leur fonctionnement et formule des recommandations. Il est question entre autres :

-de vulgarisation du guide de procédure disciplinaire au sein de l’administration et de sensibilisation des supérieurs hiérarchiques immédiats en vue de l’appropriation de ce guide ;

-de sanctions à l’encontre des supérieurs hiérarchiques complaisants et laxistes ;

-de célérité dans la prise de sanctions administratives ;

-de renforcement du dispositif de suivi de mise en œuvre des décisions.

Le conseil de discipline est l’un des organes consultatifs de la Fonction publique, institué auprès de chaque département ministériel et institution. Il est régi par les articles 79 et 81 de la loi 081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat et par le décret n°98-375/PRES/PM/MFPDI/MEF du 15 septembre 1998 portant attributions, composition et fonctionnement des organes consultatifs de la Fonction publique.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de la Journée mondiale du réfugié, édition 2022 qui se tiendra le 20 juin 2022 à Bobo-Dioulasso dans la région des Hauts-Bassins.

Cette commémoration permet à notre pays de manifester sa solidarité avec les réfugiés à travers le monde entier et ceux vivant sur notre territoire.

II 2  Le ministre des Affaires religieuses et coutumières a fait au Conseil une communication relative à la recrudescence des discours religieux radicaux et des réponses envisagées.

Comme réponses à cette situation, des actions seront entreprises en collaboration avec les différents acteurs afin de contrôler le contenu des prêches, des enseignements religieux, des émissions et des messages véhiculés par les leaders religieux ainsi que les médias confessionnels. D’autres actions veilleront au contrôle de l’application des règles relatives à l’exercice des libertés religieuses et de cultes afin de cultiver le vivre-ensemble au Burkina Faso.

II 3 Le ministre des Mines et des carrières a fait au Conseil le point sur l’évolution de la situation qui prévaut à Houndé, chef-lieu de la province du Tuy, suite aux manifestations d’orpailleurs dans ladite localité.

Il a partagé au Conseil les résultats des échanges qu’une délégation gouvernementale a eus avec les représentants des orpailleurs, ceux de la société Houndé Gold Opération SA, les autorités coutumières et religieuses et les organisations locales de la société civile.

Les concertations se poursuivent en vue d’apporter des réponses adéquates aux différentes préoccupations.

II 4 Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à la commémoration de la Journée mondiale contre le travail des enfants le 14 juin 2022 à Ouagadougou, sous le thème « Protection sociale universelle pour mettre fin au travail des enfants ».

La commémoration de cette journée vise à attirer l’attention sur l’ampleur du travail des enfants et l’impérieuse nécessité de redéfinir de nouvelles lignes tenant compte du nouveau contexte pour l’élimination du travail des enfants.

La seconde communication est relative au Plan d’actions national 2021-2023 du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO).

Le Partenariat pour un gouvernement ouvert est une initiative internationale multipartite lancée en 2011 et qui vise à promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Le PGO 2021-2023 comporte neuf (09) engagements repartis autour de cinq (05) thématiques que sont :

-la participation citoyenne ;

-la transparence ;

-l’efficacité de l’administration publique ;

-l’équité et la justice sociale ;

-l’accès à l’information.

Le PGO est une opportunité qui permet aux citoyens de s’approprier les valeurs et principes de bonne gouvernance.

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Monsieur Nicolas MEDA, Mle 32 128 L, Professeur hospitalo-universitaire titulaire de santé publique, est nommé Directeur exécutif du Centre d’innovation pour le développement.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Monsieur Lassina TRAORE, Mle 227 553 W, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Secrétaire général de l’Ecole nationale de police (ENP) ;

Monsieur Salif SINDE, Mle 245 867 V, Commissaire principal de police, catégorie 1, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale de police ;

Monsieur Zakaria HEBIE, Mle 260 666 N, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Secrétaire général de l’Académie de police ;

Monsieur Wendgoudé Christian SIDIBE, Mle 111 439 N, Commissaire de police, catégorie 1, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Académie de Police.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Monsieur Yamba Léonard OUOBA, Officier, est nommé Directeur général des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat.

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Monsieur Jean François Silas KOBIANE, Mle 41 083 M, Professeur titulaire, catégorie P1, grade terminal, 1er échelon, est nommé Président de l’Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou ;

Monsieur Bernard ZOUMA, Mle 215 001 J, Maître de Conférences, catégorie P2, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Vice-Président chargé des Enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université Joseph KI-ZERBO ;

Monsieur Martin KIENDREBEOGO, Mle 110 931 S, Professeur titulaire, catégorie P1, grade initial, 3ème échelon, est nommé Vice-Président chargé de la Recherche et de la coopération internationale de l’Université Joseph KI-ZERBO ;

Monsieur Hamidou LOMPO, Mle 97 695 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Université Joseph KI-ZERBO ;

Monsieur Inoussa ZONGO, Mle 59 232 T, Chercheur, catégorie P2, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Directeur général du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ;

Monsieur Issouphou SAWADOGO, Mle 257 153 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement ;

Monsieur Oumar TRAORE, Mle 218 594 N, Directeur de recherche, catégorie P1, classe terminale, 2ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de biosécurité ;

Monsieur David Yemboini Kader TOGUYENI, Mle 119 748 R, Professeur titulaire en sciences et techniques de l’ingénieur, est nommé Président de l’Université de Fada N’Gourma ;

Monsieur Gomsida SAVADOGO, Mle 17 419 U, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université de Ouahigouya ;

Monsieur Kiswendsida Emmanuel COMPAORE, Mle 57 214 A, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Université Thomas SANKARA ;

Monsieur Richard OUBDA, Mle 324 174 J, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Secrétaire général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

 E AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Monsieur Sâga SAWADOGO, Mle 257 224 U, Enseignant-chercheur, catégorie P3, grade initial, 2ème échelon, est nommé Directeur général du Cadastre minier ;

Monsieur Youssoufou KABRE, Mle 208 051 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

Monsieur Mahamady OUEDRAOGO, Mle 238 569 S, Conseiller en Droits humains, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) au titre du ministère des Mines et des carrières ;

Monsieur Issouf YOGO, Mle 358 758 S, Ingénieur de la géologie et des mines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) au titre du ministère des Mines et des carrières ;

Monsieur Siébou KAMBIRE, Mle 227 571 Y, Commissaire de police, catégorie 1, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Monsieur Moussa NIKIEMA, Mle 38 814 Y, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

Monsieur Léon Dié KASSABO, Mle 216 331 Z, Enseignant-chercheur, catégorie P3, 4ème échelon, est nommé Secrétaire technique du développement des établissements publics d’excellence ;

Monsieur Bénéwendé Bonaventure SEGUEDA, Mle 48 454 W, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire.

G AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Monsieur Braïma BARRO, Mle 272 810 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles.

H AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Monsieur Fidèle ILBOUDO, Mle 111 312 Y, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

Monsieur Nabasnogo Gabin KAGAMBEGA, Mle 303 463 R, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département des procédures du Secrétariat permanent de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation ;

Monsieur Mohamed ILBOUDO, Mle 343 575 P, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de l’administration et des moyens généraux du Secrétariat permanent de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation ;

Monsieur Jean-Paul TOUGMA, Mle 200 580 F, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département de la coopération, de l’information et de la documentation du Secrétariat permanent de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation ;

Madame Managawendé Safiata BOUDA/OUEDRAOGO, Mle 345 075 G, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice du développement institutionnel et de l’innovation.

I AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Monsieur Eric ZOUNGRANA, Mle 118 848 A, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet.

J AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES

Monsieur Seydou OUEDRAOGO, Mle 217 042 L, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de Cabinet.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration :

-de l’Académie de police et de l’Ecole nationale de police (ENP) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;

-de l’Agence de Conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat.

Le Conseil a également procédé à la nomination des Présidents des Conseils d’administration de l’Académie de police et de l’Ecole nationale de police (ENP) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité.

A MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Académie de police pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

Madame Marie Denise SEBGO, Mle 57 727 X, Contrôleur général de police ;

Monsieur Koudyamba Jacques KIEMDE, Mle 30 697 U, Commissaire divisionnaire de police.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

Monsieur Kiswendssida Issaka YAMEOGO, Mle 212 319 Y, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :

Madame Antoinette KANZIE, Mle 130 283 H, Magistrat.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

Madame Patricia ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Maître de conférences.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Monsieur Esther Wendpouiré SAWADOGO, Mle 238 003 P, Conseiller en gestion des ressources humaines.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS PROFESSORAL PERMANENT DE L’ACADEMIE DE POLICE

Monsieur Marcel KAFANDO, Mle 283 340 E, Commissaire principal de police.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ACADEMIE DE POLICE

Monsieur Yam Hossény 2ème jumeau ZONGO, Mle 218 086 X, Sous-lieutenant de police.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE COMITE DES ELEVES

Monsieur Théodore KI, Mle 111 779 H, Elève-commissaire de police.

Le deuxième décret nomme Madame Marie Denise SEBGO, Mle 57 727 X, Contrôleur général de police, Présidente du Conseil d’administration de l’Académie de police pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

Monsieur Emanoël KABORE, Mle 57 715 C, Contrôleur général de police ;

Monsieur Koutiga Pierre NITIEMA, Mle 24 487 X, Commissaire divisionnaire de police ;

Monsieur Naziko Yves Patrice SAMA, Mle 118 965 H, Administrateur civil.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Monsieur Soumaïla GAMSONRE, Mle 216 845 W, Inspecteur du travail.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

Monsieur Koungbèpuo SOME, Mle 119 299 C, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

Monsieur Ousséni ILLY, Mle 241 749 J, Maître de conférences agrégé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENSEIGNANTS PERMANENTS DE L’ECOLE NATIONALE DE POLICE

Monsieur Mahamadi GANEMTORE, Mle 227 570 R, Commissaire de police.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ECOLE NATIONALE DE POLICE

Monsieur Ousséni KABRE, Mle 91 047 E, Lieutenant de police.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE COMITE DES ELEVES DE L’ECOLE NATIONALE DE POLICE

Monsieur Sayouba SAWADOGO, élève sous-officier de police.

Le quatrième décret nomme Monsieur Emanoël KABORE, Mle 57 715 C, Contrôleur général de police, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Siméon BONTOGO, Mle 52 138 J, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Agence de Conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour une dernière période de trois (03) ans.

Wendkouni Joël Lionel BILGO

PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

2 juin 1991 : Début d’une 4ème République burkinabè trentenaire

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Jamais, en 62 ans d’existence, le Burkina Faso, ex-Haute Volta, n’a connu une République qui a aussi duré que la quatrième République dont l’Acte fondateur, la Constitution du 2 juin 1991, commémore ce jeudi 2 juin son trente-unième anniversaire. Quelle longévité quand on sait qu’aucune des trois précédentes lois fondamentales n’a atteint dix ans ! Pas même la 1ère République (1958-1966) ou la 2ème République (1970-1978), encore moins la 3ème République (1978-1980). Pourtant, ce ne sont pas les soubresauts politiques qui ont manqué depuis 1991…

Malgré les nombreuses crises sociopolitiques de ces trente dernières années dont les plus emblématiques restent sans conteste l’insurrection d’octobre 2014, les putschs de septembre 2015 et du 24 janvier 2022 ; la Constitution du 2 juin 1991, fondateur de la quatrième République burkinabè, reste encore d’actualité et continue de régir bon an mal an la vie publique et privée au Burkina Faso. Brièvement réaménagée sous la Transition de 2015, suspendue puis réaménagée temporairement après l’avènement du MPSR en 2022 ; la Constitution du 2 juin 1991 demeure aujourd’hui encore la référence puisqu’elle a été rétablie par les nouvelles autorités qui l’ont assortie d’une charte de la Transition comme en 2015.

Et cela pourrait durer encore au moins trois ans, durée de la Transition. Le projet de la cinquième République en gestation depuis le premier mandat de l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré n’a pas connu un aboutissement.

Résultat : tous les acteurs de la vie publique invoquent des dispositions de la loi fondamentale du 2 juin 1991 pour justifier leurs agissements ou réclamer des droits à eux conférés.

Pour autant, cette Constitution trentenaire a quand même besoin d’évoluer pour s’adapter aux changements intervenus dans la société burkinabè. En clair, ce trente-unième anniversaire doit être une occasion de réfléchir déjà à la prochaine Constitution, celle de la cinquième République car, demain se prépare aujourd’hui.

Christian Tas

Burkina Demain

CSC : Abdoulazize Bamogo et Séraphine Yaméogo élus président et vice-présidente

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Abdoulazize Bamogo et Séraphine Yaméogo ont été élus ce mardi, président et vice-présidente

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a de nouveaux dirigeants. En effet, les 9 conseillers permanents de l’instance de régulation de la communication ont procédé, ce mardi 31 mai 2022, à l’élection de ses deux premiers responsables. Leur choix s’est porté sur Abdoulazize Bamogo et Mme Eugénie Séraphine Yaméogo/Ouattara, élus respectivement président et vice-présidente du CSC. Plus de précisions dans ce communiqué.

Le Collège des conseillers et les nouveaux responsables du CSC posant pour la postéritré

«Election du Président et du Vice-Président du CSC

M. Abdoulazize BAMOGO et Mme Séraphine YAMEOGO président aux destinées de l’institution !

Les neuf membres permanents du Conseil supérieur de la communication (CSC) se sont retrouvés, ce mardi 31 mai 2022, pour élire les deux premiers responsables de l’institution. Au terme de l’opération, leur choix s’est porté sur M. Abdoulazize BAMOGO et Mme Eugénie Séraphine YAMEOGO/OUATTARA, respectivement Président et Vice-présidente de l’instance de régulation de la communication au Burkina Faso.

Il était plus que temps de pourvoir les postes de Président et de Vice-président du Conseil supérieur de la communication suite à la démission, le 26 septembre 2021, de Me Soahanla Mathias TANKOANO, après la prestation de serment de quatre nouveaux conseillers, le 27 mai 2022 et la démission du Vice-président Abdoulazize BAMOGO, le 30 mai courant. C’est chose faite depuis la fin de matinée de ce mardi 31 mai 2022.

Après avoir désigné une présidente et un secrétaire de séance, Mme Jeanne COULIBALY et M. Séni DABO, les Conseillers se sont soumis à l’exercice sous l’œil vigilant de Me Ghislaine SANOU, Huissier de justice. Ce sont M. Abdoulazize BAMOGO et Mme Eugénie Séraphine YAMEOGO/OUATTARA qui ont été élus pour présider désormais aux destinées du CSC, en vue de la consolidation des espaces de liberté et de l’enracinement de la démocratie dans notre pays.

Les actes de ce jour obéissent aux dispositions de l’article 28 de la loi organique N°015-2013/AN portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la communication. En rappel, ces dispositions indiquent que : « le Président du CSC est élu par ses pairs et nommé par décret du Président du Faso. Une fois nommé, le Président exerce ses fonctions jusqu’à l’épuisement de son mandat de conseiller, sous réserve des dispositions de l’article 37. Le Président est secondé par un Vice-président élu par ses pairs. Il assure l’intérim en cas d’empêchement momentané du Président ».

A la fin des élections, les Conseillers ont indiqué de manière unanime que ce fut un bel exercice de démocratie. Aussi, ont-ils pris l’engagement de se donner la main pour œuvrer ensemble, dans l’union et la collégialité, à travailler à bien remplir la mission qui leur est confiée. Félicitations aux nouveaux responsables du Conseil supérieur de la communication et bon vent à l’ensemble de l’équipe !

Direction de la Communication et des Relations publiques»

Ouaga- New Delhi : L’Ambassadeur Chauhan fait ses adieux au Président du Faso

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Son Excellence Vijay Singh Chauhan, en fin de mission, était à Kosyam pour faire ses adieux au Président du Faso

Le Président du Faso, Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu en audience cet après-midi, l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso, son Excellence monsieur Vijay Singh Chauhan, en fin de mission. Le diplomate indien était à Kosyam pour faire ses adieux au Président du Faso. Plus de précisions dans ce communiqué.

Son Excellence Vijay Singh Chauhan, en fin de mission, était à Kosyam pour faire ses adieux au Président du Faso

«Diplomatie : l’Ambassadeur de l’Inde fait ses adieux au Président du Faso

(Ouagadougou, 30 mai 2022). Le Président du Faso, Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a reçu en audience cet après-midi, l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso, son Excellence monsieur Vijay Singh CHAUHAN, en fin de mission. Le diplomate indien est venu faire ses adieux au Président du Faso.

« Je suis là pour dire au revoir à son Excellence monsieur le Président du Faso, après avoir passé trois ans et deux mois au Burkina Faso », a déclaré le diplomate indien à sa sortie d’audience.

Selon l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso, le Chef de l’Etat a également « rappelé certaines des activités à mener dans le cadre de la coopération entre les deux pays ». Les accords de coopération prévoient en effet la réalisation d’un centre d’appel multimédia, et d’un centre de formation professionnelle à vocation régionale, la construction de logements sociaux, et la formation de plus de 12 500 jeunes.

Le Burkina Faso et l’Inde ont aussi à cœur le renforcement de leur coopération technique et financière dans les domaines comme l’énergie, le transport, le logement et l’éducation.

Son Excellence monsieur Vijay Singh CHAUHAN dit garder un « bon souvenir de l’amitié entre le Burkina Faso et l’Inde » et retient du peuple burkinabè son caractère accueillant et intègre.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

Burkina Faso-Banque mondiale : Le Premier ministre échange avec le vice-président Ousmane Diagana sur les priorités de la transition

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Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, au cours des échanges avec le vice-président Ousmane Diagana sur les priorités de la transition

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a eu ce vendredi 27 mai 2022 en début de soirée, des échanges par visioconférence, avec le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, Ousmane Diagana. Ces échanges ont porté sur les priorités de la Transition en cours au Burkina Faso et la coopération entre l’institution de Bretton Woods et notre pays. La Banque mondiale a annoncé à l’occasion, la reprise de ses engagements avec le Burkina Faso et le lancement de quatre (04) nouvelles opérations.

Le vice-président Ousmane Diagana au cours des échanges avec le Premier ministre Albert Ouédraogo

Après avoir suspendu ses engagements avec le Burkina Faso suite aux changements intervenus dans notre pays en janvier dernier, la coopération entre le Burkina Faso et la Banque Mondiale reprend sous de bons auspices.

Au cours de la visioconférence avec le Premier ministre, le vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale Ousmane Diagana, a annoncé quatre (04) nouvelles opérations, souhaité la redéfinition rapide de la nouvelle feuille de route de la coopération et une accélération de la mise en œuvre des différents projets.

C’est une bonne nouvelle pour le chef du gouvernement, Albert Ouédraogo, pour qui elle intervient dans une situation extrêmement critique où le pays a le plus besoin de tous ses partenaires.

Le vice-président Ousmane Diagana s’est informé sur la situation nationale dans l’optique de s’assurer que certaines questions seront rapidement prises en charge. Il s’agit de la durée de la transition, de la gouvernance locale, de l’évaluation de l’impact de la crise ukrainienne sur l’économie nationale, mais aussi celui de l’insécurité sur la mise en œuvre des projets de développement.

Le Premier ministre Albert Ouédraogo, tout en rappelant l’agenda et les priorités de la transition, a réaffirmé les ambitions de son Gouvernement en matière de refondation de l’Etat et de l’amélioration de la qualité de la gouvernance.

Des orientations dit-il, sont déjà données pour l’amélioration de la gestion des projets de développement et l’accélération de leur mise en œuvre. Albert Ouédraogo a également rassuré que le Gouvernement entretient de fructueux échanges avec la CEDEAO sur la durée de la transition. Une mission d’évaluation, à la demande de notre pays, est venue apprécier la situation sécuritaire et humanitaire, a-t-il indiqué. Il a annoncé la mise en place prochaine des délégations spéciales dans les communes, pour consolider la gouvernance locale.

En somme, les deux parties se sont félicitées de la tenue de cette séance de travail. Elles ont dit leur volonté de maintenir le dialogue et d’œuvrer au renforcement de la coopération pour le bonheur du Peuple burkinabè.

Le vice-président Ousmane Diagana, a saisi cette occasion pour exprimer sa solidarité envers le gouvernement et le Peuple burkinabè, suite aux récentes attaques survenues dans la région de l’Est et du Sahel, et qui ont fait de nombreuses victimes.

DCRP/Primature