Le président Roch Marc Christian Kaboré adresse ici son message de nouvel an au peuple Burkinabè
L’ancien président Roch Kaboré a effectivement regagné ce mercredi 06 avril 2022 l’une de ses résidences à Ouagadougou. Le gouvernement de transition l’avait annoncé dans un communiqué ce mercredi.
« Le gouvernement du Burkina Faso informe l’opinion nationale, qu’après les concertations entamées il y a un peu plus de trois semaines avec l’ancien Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, il a été décidé qu’il rejoindra ce mercredi 06 avril 2022 son domicile à Ouagadougou. Toutefois le gouvernement rassure que des mesures sont prises pour garantir sa sécurité», précisait ledit communiqué.
C’est ce mercredi que le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba prêtera serment au Conseil constitutionnel en sa qualité de Président du Faso
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 06 avril 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 55 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul-Henri Sandaogo DAMIBA Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts du Centre national d’études stratégiques (CNES).
La création du CNES permet au Burkina Faso de se doter d’un outil d’anticipation stratégique et d’aide à la décision de la gouvernance sécuritaire. Au plan national, il a vocation à être un puissant catalyseur de la réflexion stratégique, une plate-forme de construction d’une pensée stratégique nationale et un centre d’excellence de la formation au leadership stratégique. Au plan sous régional et international, il est un instrument d’appui à la coopération sécuritaire de notre pays avec ses partenaires.
L’adoption de ce décret permet de doter le Centre national d’études stratégiques d’un cadre juridique lui permettant d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT).
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2020-0709/PRES/MJ/MINEFID du 21 août 2020 portant renouvellement des membres du Conseil supérieur de la magistrature.
La modification de ce décret vise à intégrer le premier Président et le Commissaire du gouvernement de la Cour administrative d’appel, au titre des membres de droit dans la composition du Conseil supérieur de la magistrature.
L’adoption de ce décret permet de se conformer aux dispositions de la loi organique n°049-2015/CNT du 25 août 2015 portant organisation, composition, attributions et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature.
Le Lieutenant -colonel Naon Daba face à la presse ce vendredi 26 février 2022
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de l’édition Global money week à Gaoua du 04 au 09 avril 2022.
Placée sous le thème « Construire votre avenir, soyez intelligent avec l’argent », cette édition réunit environ 3000 élèves et étudiants issus des établissements d’enseignement post-primaire et secondaire ainsi que de l’Université de Gaoua.
Cette édition sera l’occasion de décliner l’importance de l’utilisation des services financiers formels et de susciter à travers une campagne de bancarisation, une adhésion aux institutions financières formelles.
I 2 Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative à la campagne d’intensification de la vaccination contre la COVID-19.
Cette campagne se déroulera du 08 au 14 avril 2022 sur toute l’étendue du territoire national et concernera les personnes âgées de 18 ans et plus y compris les femmes enceintes et allaitantes. Les enfants de 12 à 17 ans sont également concernés sur autorisation de leurs parents.
Les vaccins concernés sont Pfizer BioNtech, Johnson & Johnson, AstraZeneca, Sinopharm et Moderna.
I 3 Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative aux principales conclusions des rencontres entre les acteurs de la chaine du traitement des dossiers de carrières des agents de l’Education nationale.
Ces rencontres ont permis de faire le point de l’état du traitement des dossiers de carrières constitutifs de points d’engagement pris par le Gouvernement en 2018, du traitement des autres dossiers de carrières portant sur le mandatement des agents nouvellement recrutés, les avancements, les reclassements et les titularisations.
A l’issue de ces rencontres, il a été recommandé :
-la mise en place d’un comité interministériel incluant les partenaires sociaux pour l’apurement de tous les dossiers en instance ;
-la mise en place d’un comité de réflexion stratégique en vue de proposer des solutions structurelles pour une meilleure gestion des dossiers de carrière des agents.
I 4 Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre de l’accord-cadre signé entre le Gouvernement et la Chambre des Métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF).
L’accord vise à favoriser le développement d’une expertise nationale additionnelle et à permettre le renforcement de l’employabilité dans le secteur de l’artisanat de notre pays.
Le ministre a également fait une communication relative à l’organisation de la 10ème Conférence des Ministres du comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA) au Burkina Faso.
Cette conférence réunira à Ouagadougou environ une centaine de participants venant de 28 pays membres et de pays observateurs au dernier trimestre de l’année 2022, en marge de la 16ème édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).
II 5 Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil le bilan de l’organisation au Burkina Faso, de la Journée météorologique mondiale tenue le 23 mars 2022.
Cette journée, placée sous le thème « alertes précoces et actions rapides », a permis de mettre en lumière les efforts du Burkina Faso dans son soutien constant à tous les acteurs intervenants dans la lutte pour la résilience et l’adaptation aux effets néfastes du changement climatique. Elle a été également l’occasion pour les participants de mieux cerner les enjeux liés à l’impact du changement climatique et les liens entre l’aviation et la météorologie.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
AU TITRE DE LA PRIMATURE
Monsieur Tamoussi BONZI, Officier supérieur, Colonel-Major, est nommé Directeur général de la Maîtrise d’ouvrage de l’Aéroport de Donsin.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et d’un Président dans les Conseils d’administration :
-de la Loterie nationale Burkinabè (LONAB) au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective ;
-de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;
-de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;
-du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Alassane SAWADOGO, Mle 86 110 051, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) pour une dernière période de trois (03) ans.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Madame Léa 2ème jumelle ZAGRE/RIMTOUMDA, Mle 44 056 L, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour une dernière période de trois (03) ans.
MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
-Monsieur Arouna OUATTARA, Mle 260 670 N, Ingénieur informaticien et Commissaire de police, en remplacement de Patrice Marie Hyacinthe KIEMDE, dont il achève le mandat.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE NATIONALE DE PROMOTION DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Fonds national pour la promotion du Sport et des loisirs (FNPSL) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :
-Monsieur Yacouba Zabré GOUBA, Mle 59 225 T, Inspecteur du trésor, en remplacement de Monsieur Bourahima TARNABDA ;
-Monsieur Sidiki DRABO, Mle 59 925 D, Administrateur des services financiers, en remplacement de Monsieur Sié Bourahima KONATE.
Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises :
-Madame Jacqueline VEBAMBA, Mle 247 187 X, Conseiller des affaires économiques, en remplacement de Monsieur Siaka MILLOGO.
Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Lassina PARE, Mle 23 284 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi au Conseil d’administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme Monsieur Yacouba Zabré GOUBA, Mle 59 225 T, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le Premier ministre Albert Ouédraogo a présenté ce 4 avril 2022, aux membres de l’Assemblée législative de Transition, la Feuille de route du gouvernement pour les 3 prochaines années
Le Premier ministre Albert Ouédraogo a présenté ce 4 avril 2022, aux membres de l’Assemblée législative de Transition, sa Feuille de route.
Les fidèles musulmans entament à partir de ce dimanche 3 mars 2022, 30 jours de jeûne dans le cadre du Ramadan 2022. A cette occasion, le ministre des Affaires religieuses exprime cette déclaration le soutien du gouvernement aux fidèles musulmans. Lisez plutôt !
Issaka Sourwema, ministre des Affaires religieuses & coutumières
‘’Les musulmans du Burkina Faso entament ce dimanche 03 avril 2022, le Ramadan, mois béni par excellence. A cette occasion, je voudrais au nom du gouvernement traduire à l’ensemble des fidèles musulmans tout le soutien et la solidarité de la République.
Mois de pénitence et de piété, le Ramadan est un temps marqué par une intense spiritualité pour la communauté musulmane. Quatrième pilier de l’islam, il est caractérisé par des moments de privation, d’aumône, d’actes de foi et la prière. Cette année ce mois béni se tient dans un contexte toujours marqué par un climat sécuritaire difficile. Aussi voudrais-je saisir cette occasion que me donne ce temps de pratiques spirituelles accrues envers Allah pour formuler, à l’endroit de tous les musulmans du Faso, un bon mois de jeûne.
Le Ramadan est aussi l’occasion privilégiée de ressourcement spirituel, de bonté, de tolérance, de justice sociale, de paix, de résistance face à l’adversité, de compassion pour les personnes démunies et de construction de renforcement de la cohésion entre les humains en même temps qu’il témoigne de la solidité entre les humains et Dieu.
Cela étant, notre pays qui amorce en ce moment même un virage historique pour son bien-être et la paix véritable pour les communautés qui le composent, a besoin de la contribution de tous pour y arriver. J’exhorte donc l’ensemble des musulmans à procéder à des intercessions continuelles pour le Burkina Faso.
Que ce mois de pieuses dévotions à Allah nous apporte la paix, la prospérité et la santé. Je voudrais aussi inviter tous les croyants à communier dans la prière, la piété, la générosité, la solidarité et l’unité pour la paix et la sauvegarde de la cohabitation pacifique légendaire qui constitue une richesse inestimable pour notre patrie.
Puisse Allah le Miséricordieux procurer à tous les Burkinabè et aux musulmans en particulier, un bon mois de jeûne !
Des Responsables du Parti panafricain pour le salut (PPS) au cours leur assemblée générale constitutive de ce samedi 2 avril 2022 au Palais des Sports de Ouaga 2000
Parti panafricain pour le salut (PPS). C’est la dénomination de la nouvelle formation burkinabè portée sur les fonts baptismaux ce samedi 2 avril 2022 à Ouagadougou par les démissionnaires du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), ex-parti au pouvoir. Le PPS est dirigé par Abdoulaye Mossé, ancien vice-président de l’Assemblée nationale.
Abdoulaye Mossé, président du PPS
«Défis sécuritaires et réconciliation nationale : quelle contribution de la classe politique pour un Burkina uni, prospère et démocratique».
C’est sous ce thème que s’est tenue, ce samedi 2 avril 2022 à Ouagadougou, le congrès constitutif du Parti panafricain pour le salut (PPS), nouvelle formation burkinabè fondée par des démissionnaires du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), avec à leur tête Abdoulaye Mossé, ancien vice-président de l’Assemblée nationale.
Fort de 80 membres, le Bureau exécutif national du PPS comprend entre autres, Ousmane Nacro, 1er Vice-Président chargé de l’orientation politique ou Poé Naaba, 2e vice- président chargé des relations avec les Autorités coutumières et religieuses.
Le président du Faso, Paul Henri Sandaogo Damiba, lors son adresse à la Nation
Le président du Faso, le colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, s’est adressé à la Nation ce vendredi 1er avril 2022. Voici l’intégralité de son message :
‘’Chers compatriotes
Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora
Voici plus de deux mois (02) que notre pays a entamé sa marche résolue vers la refondation. Nombre de nos concitoyens ont pu interpréter cette période comme un temps de latence ou même comme une déviation de nos objectifs et engagements originels. Je comprends ces opinions qui sont la preuve que les attentes de nos concitoyens sont particulièrement fortes.
Je voudrais cependant rassurer l’ensemble des Burkinabè que jamais nous ne trahirons la cause pour laquelle nous nous sommes engagés.
Ce qui est en jeu est beaucoup plus important que nos petites personnes.
Nos motivations, nos convictions et nos idéaux n’ont pas régressé. Mieux, ils se sont décuplés. Il est important de comprendre que cette étape était incontournable parce que la préparation d’une mission est aussi importante que l’exécution de la mission elle-même.
Peuple du Burkina Faso
Il était absolument nécessaire, au cours de ces deux (02) mois écoulés, d’asseoir un minimum de cohérence interne de l’administration centrale, tout comme il était capital de rassembler les Burkinabè autour d’organes et d’instances consensuels pour faire de l’œuvre de refondation une construction collective. C’est dans ce sens que se sont tenues les Assises nationales qui ont abouti à l’adoption d’une Charte de la Transition, d’une Charte des valeurs et d’un agenda de la Transition.
L’installation de l’Assemblée Législative de Transition et la mise en place d’un gouvernement était un pan important de ce processus.
La durée de la Transition, décidée de façon consensuelle par l’ensemble des Forces vives de notre Nation, tient compte d’une réalité qui est la seule vraie préoccupation du peuple Burkinabè actuellement à savoir la situation sécuritaire.
Plus vite nous arriverons à juguler cette situation et plus vite nous amorcerons un retour à un ordre constitutionnel normal.
Chers compatriotes
Une nouvelle gouvernance s’ouvre avec une équipe composée de femmes et d’hommes appelés à servir et non à se servir.
Je m’adresse à tous les Burkinabè : femmes, hommes, jeunes, scolaires, notables de tout milieu, de tout âge, de toutes régions de notre chère patrie, pour vous traduire mon engagement, ma détermination à respecter et à faire respecter l’esprit et la lettre de la Charte de la Transition. Cette Charte qui engage les premiers responsables de l’Etat, est aussi un socle de valeurs sur lequel nous devons fonder une nouvelle façon de vivre ensemble. Elle nous oblige tous à envisager l’avenir dans le respect des libertés individuelles et collectives, dans le respect de l’intérêt général, dans la prise en compte de toutes les catégories socioprofessionnelles de notre pays.
C’est pourquoi, j’invite les partenaires du Burkina Faso et la communauté internationale à accompagner et à soutenir le peuple burkinabè dans sa lutte contre le terrorisme afin que soient réunies le plus rapidement possible les conditions d’organisation d’élections libres, transparentes et sécurisées.
Aucune fixation ne doit être faite sur la durée retenue pour la Transition parce qu’elle pourrait être révisée si la situation sécuritaire s’améliorait dans les mois à venir dans les zones à forts défis sécuritaires.
Chers compatriotes
La sécurité est le premier objectif de nos actions et restera notre combat de tous les jours pour un retour de la paix et de la stabilité. Notre détermination dans ce combat contre l’insécurité et le terrorisme est indéfectible.
Les opérations de sécurisation en cours avec la réorganisation de nos forces de défense et de sécurité promettent de meilleurs résultats avec le concours de toutes les forces vives des localités et des régions.
C’est pourquoi j’adresse à l’ensemble de nos Forces de Défense et de Sécurité et aux Volontaires pour la Défense de la Patrie qui poursuivent inlassablement et courageusement leur mission de sécurisation, tous mes encouragements.
Même s’il nous arrive de prendre des coups comme cela a été le cas encore récemment, les coups que nous portons et porterons en retour à l’ennemi seront plus redoutables. C’est la raison pour laquelle nous devons résolument porter notre action vers une marche en avant pour combattre et reprendre le terrain.
Conscient des difficultés que rencontrent nos Hommes sur le terrain, j’ai donné instruction pour la mise en route d’importants projets d’équipements dans différents secteurs afin de renforcer davantage les capacités opérationnelles des Forces engagées.
La recrudescence des attaques terroristes ces derniers temps ne peut pas et ne doit pas être lue comme le signe de l’inaction ou de l’inefficacité de ce que nous sommes en train de déployer sur le terrain.
Si l’impatience des Burkinabè est légitime, elle ne doit pas se convertir en doute, ni en peur parce que notre stratégie pour recouvrer l’intégralité de notre territoire ne souffre d’aucune imprécision.
Les premières actions pour agir directement sur les facteurs du terrorisme dans notre pays sont déjà en cours. Il s’agit d’une combinaison d’actions civiles et d’actions militaires qui vont mobiliser et impliquer des acteurs importants de la vie de nos communautés.
Le but est d’aménager des passerelles pour permettre à ceux qui par naïveté, par appât du gain, par contrainte ou par désir de vengeance, ont été entraînés dans une spirale extrémiste qui ne leur procurera ni le salut, ni la gloire des héros.
Comme nous l’enseignent nos traditions ainsi que les Saintes Ecritures, seuls les justes et ceux qui se battent pour des causes nobles peuvent prétendre au salut éternel.
Je formule le vœu que nos frères qui se sont perdus entendent et comprennent le sens et la portée de ce message. Aucune raison n’est suffisante pour justifier le fait que des fils ou des filles de la Terre de nos ancêtres perdurent dans des logiques de violence qui risquent de provoquer l’effondrement du pays.
La stabilisation du Faso ne passera pas seulement par des combats. Il nous faut surtout réapprendre à vivre ensemble dans la tolérance, l’acceptation de nos différences culturelles, communautaires, ethniques et religieuses.
Burkinabè des villes et des campagnes
Ces temps de guerre nous imposent des sacrifices qu’il nous faut assumer collectivement.
Pour créer les conditions d’un engagement total de tous autour de l’essentiel qui est de recouvrer l’intégrité de notre territoire, en plus des mesures déjà en cours, j’ai décidé :
Premièrement, de la création de Comités Locaux de Dialogue pour la Restauration de la Paix, dont la mission est d’initier des approches avec les membres des Groupes en rupture de dialogue avec la Nation.
Deuxièmement, de l’interdiction formelle aux populations civiles de résider ou de mener des activités dans certaines zones d’opérations militaires;
Troisièmement, de la restriction des manifestations à caractère politique ou associatif de nature à perturber l’ordre public ou à mobiliser des forces de sécurité dont la contribution serait plus opportune au front;
Quatrièmement, du démarrage effectif de l’opération des audits dans l’administration publique et dans les sociétés d’Etat. Les travaux d’audits ont d’ailleurs commencé ce jour 1er Avril 2022.
Et enfin, de l’organisation d’une journée de prière pour la paix et la réconciliation dans notre pays.
Mes chers compatriotes
Il n’est dans l’intérêt de personne de restreindre volontairement les libertés chèrement acquises par notre peuple. Certaines mesures déjà édictées et d’autres à venir susciteront probablement des grincements de dents. Mais c’est le prix à payer pour sortir notre pays de l’ornière.
Il me semble plus sage d’accepter de céder une petite partie de notre liberté aujourd’hui pour que nos enfants puissent en jouir pleinement demain plutôt que d’adopter une démarche individualiste ou partisane qui nous précipiterait collectivement dans l’abîme.
J’appelle une fois encore l’ensemble des Burkinabè, à faire preuve d’intelligence collective et à se mettre en ordre de bataille derrière les Forces de Défense et de Sécurité.
Plus d’une fois, notre Nation a démontré que rien ne peut lui résister si toutes ses filles et tous ses fils mettent leurs forces ensemble.
Que chacun, dans son domaine de compétence, d’action et d’influence, oriente ses efforts vers le seul combat qui vaille aujourd’hui à savoir la survie de notre Nation.
Je suis fier de notre peuple, confiant dans ses capacités à vaincre l’adversité, d’où qu’elle vienne, confiant dans le sursaut salvateur que j’attends de toutes et de tous pour un avenir radieux.
Je voudrais vous donner l’assurance, que le navire Burkina Faso, ira à bon port avec le soutien et l’abnégation de tous, pour la restauration de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans une gouvernance vertueuse et apaisée.
Sur ce, je vous donne rendez-vous dans cinq (05) mois pour un premier bilan de la mission de reconquête de notre territoire.
Le Gouvernement du Burkina Faso par la voix de son porte-parole Lionel Bilgo, dit prendre acte de l’analyse de la situation sociopolitique du pays faite par les participants à la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, du 25 mars 2022 à Accra, au Ghana
Le vendredi 25 mars 2022, à Accra, République du Ghana, s’est tenu un Sommet extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO sur la situation du Burkina Faso ainsi que celle de ses pays frères le Mali et la Guinée.
Par ce Communiqué, en date de ce jeudi 31 mars 2022 et dont teneur a été livrée à la presse, le Gouvernement du Burkina Faso par la voix de son porte-parole Lionel Bilgo, dit prendre acte de l’analyse de la situation sociopolitique du pays faite par les participants à cette conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, ainsi que leur volonté de nommer ‘’un médiateur pour le Burkina Faso dans l’objectif de faciliter le dialogue entre les parties prenantes et d’assurer une transition réussie’’.
Dans le cadre des efforts visant une adaptation aux effets des changements climatiques et du Covid-19, une cinquantaine de personnes albinos membres de l’Association des femmes albinos (AFAB) ont bénéficié ce jeudi 31 mars 2022 à Ouagadougou d’une formation assurée grâce au projet Benkadi.
Au Burkina Faso, les personnes albinos font partie de ceux qui subissent le plus les impacts du réchauffement de la planète dû aux changements climatiques. En effet, la hausse des températures occasionne chez elles le développement de maladies telles que le cancer de la peau et les maladies liées aux yeux. Il est donc à craindre que les impacts des changements climatiques influencent fortement la situation des personnes albinos et accentuent les risques de vulnérabilité de cette frange de la population. Ce qui pourrait contribuer à creuser davantage les inégalités entre les sexes.
C’est au regard de cela que l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) a organisé ce jeudi 31 mars 2022 à Ouagadougou, avec l’appui technique et financier du projet Benkadi, un atelier de formation des femmes albinos sur les enjeux liés aux changements climatiques dans un contexte de Covid-19.
Rappels importants de la présidente de la l’AFAB
Maimouna Déné (au milieu), présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB)
«Permettez-moi de rappeler que l’Etat Burkinabè a ratifié plusieurs traités et conventions à l’échelle internationale et africaine qui engagent le pays à intégrer la question d’inclusion sociale comme condition sine qua non pour atteindre un développement humain durable et équitable.
Ainsi pour relever les grands défis en matière de protection et de promotion des personnes handicapées, les principes directeurs notamment la solidarité, l’égalité des chances, la participation, le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux des personnes handicapées doivent être de rigueur.
Les différents engagements se sont concrétisés au Burkina Faso par l’adoption en 2020 de la Stratégie Nationale de protection et de promotion des personnes handicapées (SN-3PH) pour la période 2021-2025 dont la vision se décline comme suit : « l’accès des personnes handicapées à l’éducation, à la santé, à la formation, à l’emploi et à tous les aspects de la société est effectif et permet leur pleine contribution à la vie politique économique et sociale du Burkina Faso».’’ a indiqué Maimouna Déné (au milieu), présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB).
L’atelier qui a réuni une cinquantaine de participants, avait pour objectif global de contribuer à renforcer la résilience des personnes handicapées notamment des personnes albinos dans la perspective de promouvoir leur inclusion dans la lutte contre les changements climatiques dans un contexte de Covid-19.
Plusieurs objectifs spécifiques étaient poursuis :
-former les personnes albinos sur les changements climatiques (causes, conséquences, mesures de mitigation et d’adaptation) ;
-faire des propositions de mesures pour atténuer les effets des Changements climatiques sur la vie des personnes albinos,
-inciter et amener les personnes albinos à revendiquer leur droit en matière de résilience face aux effets des changements climatiques,
-distribuer des kits aux personnes albinos en vue de leur permettre de faire face à la pandémie de la COVID 19 et aux effets néfastes des changements climatiques.
Officies & participants de l’atelier de cadrage posant pour la postérité
Ouagadougou a abrité, le mardi 29 mars 2022, un atelier de cadrage pour le lancement de l’étude d’élaboration d’un plan stratégique de développement, d’un plan d’action opérationnel et d’un manuel de procédures au profit de l’Association Burkinabè des Domaines Internet (ABDI).
Les 3 documents, des référentiels, au menu du présent atelier sont d’une importance capitale pour l’Association burkinabè des Domaines Internet (ABDI) dont Emmanuel Guigma est le président du Conseil d’administration (PCA).
Le plan stratégique, a-t- il expliqué, permettra «à l’ABDI de prendre de l’avance sur les changements à venir, de se positionner, d’anticiper et de faire face rapidement aux changements qui surviennent au niveau des besoins d’ordre social, économique et politique dans l’écosystème numérique, surtout dans un environnement en perpétuel changement technologique». En outre, ce plan va aussi aider l’association à utiliser entièrement ses ressources humaines et matérielles dans le but de « relever ses défis particuliers et atteindre ses objectifs d’ordre organisationnel.
Le plan d’action, pour sa part, à en croire le PCA Emmanuel Guigma, va permettre de mettre en place « une planification complète et rationnelle » de toutes les actions menées avec pour ambition d’atteindre les objectifs fixés par le plan stratégique.
Quant au manuel de procédures, il constitue le guide qui va conduire les activités de l’ABDI. « Il permettra à l’ABDI de formaliser ses procédures et méthodes en établissant de façon détaillée, pour chaque activité réalisée par l’association, les étapes, les intervenants impliqués et les outils utilisés pour mener à bien cette activité », a précisé Emmanuel Guigma.
Selon le secrétaire exécutif de l’ADI Izaï Toé, l’étude dont les résultats ont été examinés au cours de l’atelier a été financée par la Banque mondiale et le Projet e-Burkina. L’objectif fondamental, c’est d’aider à l’élaboration de ces référentiels (plan stratégique, plan d’action opérationnel, manuel de procédures).
L’ABDI a pour ambition, faut-il le rappeler, de contribuer au développement de l’internet au Burkina Faso. «C’est pour cette raison que l’association doit se doter d’outils de gouvernance stratégique et opérationnelle afin de demeurer un véritable instrument de valorisation, de promotion et de développement du web», a soutenu le PCA Emmanuel Guigma.
Les Lions de Teranga du Sénégal, vainqueurs de la compétition devant les Pharaons, ont réédité l’exploit en battant encore aux tirs aux buts Mohomed Salah & ses coéquipiers par 2 tirs réussis contre 1
A l’issue des matches-retour disputés ce mardi 29 mars, 5 sélections nationales africaines se sont qualifiées pour la phase finale de la coupedu monde de football, Qatar 2022. Ce sont :
-Les Lions de Teranga du Sénégal ;
– Les Lions Indomptables du Cameroun ;
-Les Lions de l’Atlas du Maroc ;
-Les Aigles de Carthage de Tunisie ;
– Les Black Stars du Ghana.
Ordre de la CAN 22 respecté
Au regard des qualifiées, l’on peut dire que l’ordre de performance des sélections à la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Cameroun 2022, a été respecté.
Ainsi, les Lions de Teranga du Sénégal, vainqueurs de la compétition devant les Pharaons, ont réédité l’exploit en battant encore aux tirs aux buts Mohomed Salah & ses coéquipiers par 2 tirs réussis contre 1, les 2 formations s’étant neutralisées sur l’ensemble des 2 matches (1-0 au Caire, 1-0 à Dakar).
Les Lions Indomptables du Cameroun, vainqueurs de la petite finale de la CAN 22, ont bien tenu leur 3e place en surprenant au match-retour les Fennecs de l’Algérie 2-1 au stade de Blida, effaçant du coup leur échec au match-aller à Yaoundé.
Les Lions Indomptables du Cameroun, vainqueurs de la petite finale de la CAN 22, ont bien tenu leur 3e place en surprenant au match-retour les Fennecs de l’Algérie 2-1 au stade de Blida, effaçant du coup leur échec au match-aller à Yaoundé
Les Lions de l’Atlas du Maroc qui ont disputé les huitièmes de finale de la CAN 22, ont étrillé 4-1 au match-retour les Léopards de la RD Congo, après le match nul blanc 0-0 à l’aller à Kinshasa.
Les Aigles de Carthage de Tunisie qui ont joué les quarts de finale de la CAN 2022, se sont débarrassés des Aigles du Mali malgré le match nul blanc 0-0 au retour à Tunis. A l’aller, les Aigles de Carthage avaient fait la différence à Bamako en s’imposant 1-0.
3 régions africaines représentées
L’exception à cette logique de la CAN 2022 nous est donnée par les Black Stars du Ghana, auteurs d’un match nul 1-1 gagnant au retour à Abuja devant les Super Eagles du Nigéria, après l’inquiétant match nul blanc 0-0 à Kumassi.
Hormis, l’Afrique orientale & australe, toutes les régions de l’Afrique seront donc représentées à ce mondial au Qatar. L’Afrique de l’Ouest a comme représentants le Sénégal & le Ghana. Le Maroc & la Tunisie représenteront l’Afrique du Nord. Quant à l’Afrique centrale, elle sera représentée par le Cameroun.