Hakainde Hichilema (59 ans) a finalement été élu président de la Zambie à l’issue de la présidentielle du 12 août 2021
Une nouvelle alternance en Zambie. L’opposant Hakainde Hichilema (59 ans) a finalement remporté la présidentielle du 12 août dernier devant le président sortant, Edgar Lungu. Selon les résultats de la commission électorale proclamés ce lundi matin, le leader du Parti uni pour le développement national a recueilli au total 2 810 757 des suffrages exprimés, soit 57% des voix, contre 1 814 201 de voix pour le président Lungu qui a reconnu sa défaite.
Hakainde Hichilema (59 ans) a finalement été élu président de la Zambie à l’issue de la présidentielle du 12 août 2021
Après 5 tentatives infructueuses, Hakainde Hichilema (59 ans) a finalement été élu président de la Zambie à l’issue de la présidentielle du 12 août 2021. Il a remporté le scrutin présidentiel avec 2 810 757 voix devant le président sortant Edgar Lungu, crédité de1 814 201 de voix.
Au total 16 candidats dont une femme Chishala Kateka, ont pris part à la présidentielle qui voit ainsi la victoire du leader du Parti uni pour le développement national. La Zambie conforte son ancrage démocratique puisque ce ne sera pas la première fois qu’un président démocratiquement élu succédera à un autre. En effet, c’est la quatrième alternance démocratique dans le pays de Kenneth Kaunda.
Au lendemain de la prise du pouvoir en Afghanistan par les talibans, c’est un véritable pont aérien qu’ont établi ce 16 août, les Occidentaux sur Kaboul, la capitale, pour évacuer leurs ressortissants dans un contexte d’urgence. Le pouvoir afghan s’est évaporé dans la nature avec l’arrivée des talibans.
Dans ces opérations d’évacuation aériennes, ce sont les américains qui mènent la danse avec plus de plus de 150 vols programmés. Suivent les Européens, Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols, Français, Belges, Danois qui ont programmé une trentaine de vols.
Australiens et Canadiens ne sont pas en reste. Comme quoi, ce pont aériens risque de prendre du temps, car la liste des pays risque d’allonger.
Les participants sont venus de 8 pays de l'espace CEDEAO dont 2 pays anglophones le Nigéria et le Ghana
En Afrique Sub-saharienne, les fraudes et évasions fiscales sont estimées chaque année à des centaines de milliards de dollars américains. Concernés aussi par cette fuite à grande échelle des capitaux, dans un contexte de réduction drastique de l’aide extérieure au développement, les pays de l’UEMOA et de la CEDEAO sont engagés depuis décembre 2019, dans le Programme d’appui à la transition fiscale (PATF), destiné, in fine, à favoriser plus de mobilisation de ressources internes suffisantes pour financer le développement des Etats.
C’est Seglaro Abel Somé, secrétaire général du Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID), représentant le ministre Lassané Kaboré, qui a présidé l’ouverture de l’atelier
La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), diversement pratiquée à ce jour, tient une place centrale dans ce processus transitionnel fiscal, avec l’élaboration d’un guide en bonne et due forme qui a fait l’objet, ces 2, 3 et 4 août 2021 à Ouagadougou, d’une validation par les représentants des Etats membres CEDEAO/UEMOA et ceux de l’assistance technique LINPICO.
Ils étaient une douzaine d’experts, 8 représentants des Etats et des assistants techniques, à prendre part du 2 au 4 août 2021 à Ouagadougou, à l’atelier de restitution du guide pratique sur la TVA à l’intention des administrations fiscales des Etats membres de la CEDEAO et de la Mauritanie.
C’est Seglaro Abel Somé, secrétaire général du Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID), représentant le ministre Lassané Kaboré, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, saluant à juste valeur sa pertinence, exprimant les encouragements des autorités aux participants au regard des enjeux pour les Etats de la région, en cette période difficile de reprise économique post- Covid-19.
«La mise en œuvre du Programme d’appui à la transition fiscale constitue sans aucun doute un engagement important de nos organisations régionales pour conforter la résilience de nos administrations fiscales dans un contexte marqué encore par les effets persistants de la COVID 19. La maitrise de l’impact de cette crise sur nos finances publiques requiert l’adoption de mesures courageuses à l’échelle communautaire et nationale et la nécessité d’une coordination forte devient urgente au niveau de l’UEMOA, de la CEDEAO. Dans ce contexte, le PATF est susceptible d’apporter des avancées concrètes aux Etats membres afin de surmonter les difficultés engendrées par la crise actuelle, en restant concentrée sur ses objectifs initiaux qui sont :
-l’appui des politiques régionales de libéralisation des échanges,
-la construction de l’Union douanière de la CEDEAO, l’application du Tarif Extérieur Commun,
-la facilitation a la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE) régional», a-t-il indiqué.
Konzi Tei, commissaire de la CEDEAO en charge du département Commerce, Union douanière et libre circulation des personnes
Aussi, le commissaire de la CEDEAO en charge du département Commerce, Union douanière et libre circulation des personnes, Konzi Tei, est-il venu passer un message d’encouragement aux participants, soulignant la nécessité pour les Etats membres de réussir les réformes fiscales en cours pour une meilleure participation à la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAf).
2ème étape du processus de validation du Guide TVA
«La baisse continue des recettes douanières, en pourcentage du PIB, pourrait devenir intenable en Afrique de l’Ouest. Ceci interpelle les Commissions de l’UEMOA et de la CEDEAO et les Etats membres à conjuguer leurs efforts pour une mobilisation optimale des recettes fiscales, tout en soutenant une croissance économique forte», a indiqué Daniel Saha, chef de mission du Programme d’appui à la transition fiscale en Afrique de l’Ouest (PATF) dans son mot introductif.
Daniel Saha, chef de mission du Programme d’appui à la transition fiscale en Afrique de l’Ouest
D’où la tenue du présent atelier qui s’inscrit dans le cadre du PATF, en cours de mise en œuvre depuis décembre 2019 avec un appui financier de la Délégation de l’Union européenne à hauteur de 10 millions d’euros et sur une période de trois ans.
«Le guide est un outil pour mieux gérer la TVA qui pour nous est un impôt leader pour l’ensemble des Etats membres de la CEDEAO. Il donne aux praticiens des notions sur la TVA, ses champs d’application et décline l’ensemble des règles fiscales qui seront appliquées par les acteurs y compris les sociétés civiles commerciales sous la supervision des parlementaires ainsi que les Organisations de la société civile», explique Jules Tapsoba, assistant technique du PATF, en charge de la gestion des dépenses fiscales.
Pour Jules Tapsoba, assistant technique du PATF, en charge de la gestion des dépenses fiscales; la TVA est un impôt leader pour l’ensemble des Etats de la région
Ainsi, les trois jours de travaux ont permis entre autres aux participants de raffiner les concepts et règles de la TVA ; d’éliminer les mécanismes et trous qui permettaient aux initiés d’échapper à la TVA ; et d’avoir la même interprétation des règles en matière de TVA dans la sous-région Ouest Africaine.
«Les représentants des Etats membres se sont prononcés, les autres participants ont fait le point des limites de la TVA et les solutions à y apporter. Nous espérons que ce guide à finaliser et à soumettre à la validation de l’ensemble des Etats membres sera véritablement un outil aussi bien au service des administrations douanières que des acteurs privés, en ce sens qu’il devra permettre une interprétation harmonisée de la TVA», s’est félicité, dans son mot de clôture, Salifou Tiemtoré, directeur de l’Union douanière et Fiscalité intérieure de la CEDEAO.
Magatte Diakhate, chef du Bureau de la législation fiscale de la Direction de la législation et de la coopération internationale du Sénégal, se félicite de la tenue du présent atelier sur le guide TVA
«Le guide TVA dont nous avons participé ici à la deuxième étape de validation, fera en sorte que tous les praticiens de la TVA des Etats membres de la CEDEAO aient la même compréhension et pratique en la matière. Cela présente des avantages aussi bien pour les administrations fiscales que pour les entreprises de la région», a confirmé Magatte Diakhate, chef du Bureau de la législation fiscale de la Direction de la législation et de la coopération internationale du Sénégal.
Des milliards de dollars d’évasions fiscales
Bazahica Renilde, assistante technique du PATF, préconise une stratégie coordonnée entre les Etats et les régies financières internes pour limiter la fraude et l’évasion fiscales
Au-delà de la Zone CEDEAO et UEMOA, en Afrique Sub-saharienne, l’on estime les évasions fiscales annuelles à plusieurs centaines de milliards de dollars américains. Cela donne une idée de l’énorme manque à gagner au niveau des budgets des Etats de la région, dans un contexte de réduction chronique et drastique de l’aide publique au développement.
Cette fuite des capitaux est favorisée en partie par la grande générosité des Etats dans l’octroi des exemptions fiscales et d’autres avantages parafiscaux. Ce qui ne permet pas aux Etats de disposer d’assez de ressources pour financer les services publics.
Pour lutter contre ces fraudes et évasions fiscales à grande échelle, l’assistante technique Bazahica Renilde, a souligné la nécessité d’une stratégie globale au niveau des acteurs des administrations fiscales et ceux des administrations douanières. Et de citer l’exemple du Nigéria où les ressources collectées par les agents des administrations fiscales peuvent représenter parfois trois fois celles des agents des régies douanières.
Les Etats ne sont pas logés à la même enseigne à la TVA
Habass Habasso Traoré, directeur des finances publiques et de la fiscalité intérieure de l’UEMOA, a fait le point de la pratique de la TVA dans l’espace CEDEAO
Avec les énormes problèmes de mobilisation des ressources dans la zone CEDEAO et UEMOA, la bonne pratique de la taxe sur la valeur ajoutée se présente comme une solution. Mais, force est de constater aujourd’hui que les Etats de la CEDEAO sont loin d’être logés à la même enseigne en la matière.
«Nous avons d’un côté des Etats comme ceux de la plupart de l’UEMOA qui ont une vieille tradition de pratique de la TVA (en moyenne 18%) et de l’autre, des Etats comme le Nigéria qui la pratiquement faiblement (7,5%). Et il y a aussi cette catégorie des Etats comme la Guinée Bissau ou le Libéria qui ne la pratiquent encore. Mais, les choses progressent dans le bon sens», a confié Habass Habasso Traoré, directeur des finances publiques et de la fiscalité intérieure de l’UEMOA.
Lovette Ononuga, directrice intérimaire en charge de la TVA à l’autorité fiscale du Nigéria à Abuja, a évoqué la situation de la TVA dans son pays
«Je suis vraiment contente d’assister à cet atelier sur la TVA. Le Nigéria est en retard mais les autorités sont très engagées sur la question. Nous sommes passés d’un taux de 5% à 7,5% de TVA. Nous allons continuer à progresser sur la question», a assuré pour sa part, Madame Lovette Ononuga, directrice intérimaire en charge de la TVA à l’autorité fiscale du Nigéria à Abuja.
Cas spécifique de la Guinée Bissau
L’expert Barthelemy Dabré a été détaché, dans le cadre du PATF, à Bissau pour accompagner ce pays de l’UEMOA et de la CEDEAO, à instaurer la TVA et à se mettre en conformité avec les normes communautaires
Pour le cas spécifique de la Guinée Bissau où la TVA n’est pas encore pratiquée, un expert en fiscalité en la personne du Burkinabè Barthelemy Dabré a été détaché, dans le cadre du PATF, à Bissau pour accompagner ce pays de l’UEMOA et de la CEDEAO, à instaurer la TVA et à se mettre en conformité avec les normes communautaires.
A écouter l’expert Dabré, les lignes, avec son appui technique, sont en train de bouger dans le pays. «Un texte instituant la TVA a déjà été adopté dans ce sens en conseil des ministres. Il fera prochainement l’objet d’adoption par le Parlement», a- t-il précisé. Et de saluer à sa juste valeur le présent atelier de validation du guide TVA : «Plus que tous les autres pays, la Guinée Bissau est plus qu’intéressé par ce guide, que ce soit pour la pratique ou pour les dépenses fiscales, au regard notamment de sa situation».
40% de mise en œuvre du PATF
D. Ismaël Amoussa, directeur régional de Linpico, agence d’exécution du PATF, a dressé un bilan de la mise en oeuvre du Programme
Au regard de l’importance de la TVA dans la mobilisation des ressources pour financer le développement dans les Etats de la CEDEAO, l’on peut avancer sans conteste que le Programme d’appui à la transition fiscale (PATF) joue un rôle de salubrité fiscale dans le sens qu’il contribuera à lutter contre la fraude fiscale.
Selon D. Ismaël Amoussa, directeur régional de Linpico, agence d’exécution, la mise en œuvre du PATF depuis son lancement fin décembre 2019 a été aussi perturbée par la crise de la maladie à coronavirus de 2020. Et de rassurer quant à la détermination à conduire le Programme à bon port avec à ce jour un taux d’exécution de 40% malgré cet obstacle sanitaire de la Covid-19.
«Nous avons beaucoup progressé dans la mise en œuvre du PATF. Il y a une bonne disposition d’esprit au niveau des commissions de l’UEMOA et de la CEDEAO, ainsi qu’au niveau des Etats membres qui sont vraiment engagés sur la question. Les pays de l’UEMOA qui ont une tradition de la pratique de la TVA sont engagés. Les pays comme le Nigéria qui ont une moindre pratique de la TVA sont engagés à 100%. Le processus au niveau de la Guinée Bissau qui ne la pratique pas encore, est très avancé. Bref, tout le monde est conscient que l’Etat n’a pas assez de moyens, qu’il faut mobiliser des ressources fiscales pour financer le développement. Et de ce fait, tous les Etats membres sont engagés là- dessus», renchérira Daniel Saha, chef de mission du Programme d’appui à la transition fiscale en Afrique de l’Ouest.
Vers aussi un guide de dépense fiscale
Dans le cadre du PATF, il est aussi envisagé, en plus du guide de la TVA, l’élaboration et la validation d’un guide régional sur les méthodologies d’évaluation des dépenses fiscales.
«Il y aura un guide méthodologique d’évaluation de la dépense fiscale. Dans les premiers travaux que nous avons menés sur la question, il ressort des insuffisances. Il importe d’aller vers l’intégration des aspects socio-économiques dans la gestion des dépenses fiscales. Pour la démarche, ce sera dans le même processus que celui du guide sur la TVA», a expliqué Jules Tapsoba, assistant technique du PATF, en charge de la gestion de la dépense.
En clair, il ne suffit pas de collecter des ressources fiscales suffisantes via la bonne pratique de la TVA pour avoir un bon financement par des ressources internes des projets et programmes de développement. Encore faut-il que ces ressources internes mobilisées soient effectivement consacrées à la mise en œuvre adéquate des projets et programmes des Etats. Et c’est là tout l’enjeu de cette sorte de mécanisme de garantie du financement du développement qu’est le guide de dépense fiscale envisagé.
Faut-il le rappeler, financé par l’Union européenne à hauteur de 10 millions d’euros sur une période de 3 ans, le PATF vise 4 objectifs essentiels, notamment :
-l’amélioration de la gestion de la fiscalité intérieure des Etats membres avec une meilleure coordination à travers une gestion efficace de la TVA et une maîtrise des dépenses fiscales ;
-le renforcement de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, les flux financiers illicites et la corruption ; et la contribution à l’accroissement des recettes fiscales
-le renforcement au niveau des commissions UEMOA/CEDEAO et des Etats membres du système de coordination, de suivi et d’évaluation des programmes de transition fiscale ;
-l’effectivité et l’implémentation de la TVA selon les normes communautaires en Guinée Bissau, ainsi qu’au Libéria et Nigéria.
Maître Bénéwendé Stanislas Sankara, Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Ville du Burkina Faso
Leader historique depuis 2000 du mouvement sankariste au Burkina Faso, ancien chef de file de l’opposition politique et ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la ville du gouvernement depuis le début de cette année 2021, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, que l’on ne présente plus, fait partie des membres de l’équipe Dabiré III sur lesquels les Burkinabè fondent beaucoup d’espoirs. En effet, son département a en charge l’une des préoccupations cruciales, voire explosives du pays, en l’occurrence la question du foncier et du logement.
Face à ce que d’aucuns qualifient de bombe sociale, le président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) semble avoir pris la mesure de sa responsabilité : faire en sorte qu’elle soit déminée et contribuer à la mise en œuvre d’une réelle politique d’accès au logement telle que conçue dans le nouveau référentiel de développement qui lui assigne l’ambitieux objectif de passer du taux actuel de 2,78% à 14% d’ici 2025.
Le projet de fusion UNIR/PS- MPS, l’union des sankaristes, sa vision de l’action gouvernementale, son appréciation de l’évolution dossier Norbert Zongo avec la récente mesure de la Cour européenne des droits de l’Homme suspendant l’extradition de François Compaoré, le prochain congrès du parti, bref, ce sont là des préoccupations que Bénéwendé Stanislas Sankara aborde dans cette interview à nous accordée. Entretien exclusif.
Burkina Demain : Votre parti a signé ce jour 4 août 2021 un protocole de fusion avec le MPS de Augustin Loada. Peut-on déjà avoir une idée de ce que contient ce protocole de fusion ?
Bénéwendé Stanislas Sankara : L’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) et le Mouvement patriotique du salut (MPS) viennent de convoler en justes noces, comme on le dit, à l’occasion de la commémoration du 04 août. Cela à travers un protocole d’entente entre les deux partis politiques visant à travailler en vue d’une fusion de nos deux partis politiques, de nos deux formations politiques. Une fusion entre partis politiques ne se fait pas seulement au sommet. Pour que la fusion soit effective, il faut impliquer toutes les bases.
C’est pourquoi, nous projetons un congrès unitaire dans les prochaines semaines, le temps de permettre aux deux structures de nos partis respectifs de travailler et implémenter cette volonté qui s’est manifestée au sommet au niveau de la base. Pour tout dire, il y a sept ans de cela, suite à l’avènement de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, les militants que vous avez aujourd’hui qui forment le MPS ont été aux avant-postes du combat politique comme par exemple le président du MPS le Pr. Augustin Loada qui a été du gouvernement de la transition ; le président d’honneur Yacouba Isaac Zida qui a été le Premier ministre de l’époque et a été également le Président du Faso à un moment donné sous la transition.
Pour toutes ces raisons, nous, nous pensons à l’UNIR/PS que l’union des sankaristes est aujourd’hui plus qu’une nécessité parce que déjà à notre congrès de 2013 nous avons affiché notre volonté de travailler pour qu’il y ait une véritable alternative pour répondre aux aspirations des populations. En 2017 nous avons également soutenu qu’il fallait, sous le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré, travailler à ce qu’il y ait une rupture dans la gouvernance pour que nous ayons une gouvernance vertueuse, travailler sous la démocratie à faire en sorte que le programme du chef de l’Etat qui est celui-là qui de façon post-insurrectionnelle, a été élu au premier tour par les Burkinabè de pouvoir réaliser ce programme mais en empruntant ce chemin d’une gouvernance vertueuse. Ce sont là les fondements résumés de ce qui nous rapproche du MPS dans ce projet de fusion.
Burkina Demain : Est-ce qu’au-delà du MPS il y a d’autres formations qui sont pressenties pour rejoindre votre bloc ?
Ce n’est pas en vase clos. D’ailleurs, le protocole que nous avons signé ce matin, la déclaration que j’ai eue l’honneur et le privilège de lire au nom de l’UNIR/PS et du MPS, nous avons lancé un appel aux sankaristes, aux progressistes et à l’ensemble des forces de gauche à cette alliance, cette fédération pour qu’ensemble dans une unité agissante et combattante nous puissions nous donner la main sans laquelle union il est difficile, même impossible e créer les conditions objectives et suggestives d’une alternance démocratique et populaire qui puisse répondre aux aspirations des Burkinabè. Aujourd’hui c’est une véritable nécessité que les forces de gauche se retrouvent pour créer ce déclic, cette dynamique sinon nous allons retomber plus bas au regard des questions, des problèmes qui se posent au Burkina Faso en termes de gouvernance, de corruption qu’il faut combattre, en termes de lutter contre le terrorisme pour une meilleure sécurité des Burkinabè, en termes de relever les défis du chômage. Aujourd’hui c’est devenu une gangrène, la jeunesse semble être abandonnée, vous avez des remous sociaux partout. Je pense que le vrai problème de la machine politique, c’est la gouvernance. Il faut travailler à ce que la gouvernance au Burkina Faso soit le levain du développement participatif endogène que nous sommes en train de produire.
Bénéwendé Stanislas Sankara : «Je suis ministre de la république. J’ai un mandat et une mission bien précis que j’exécute dans un domaine bien défini, celui de l’urbanisme, de l’habitat et de la ville»
Burkina Demain : Cela fait déjà six mois que vous êtes au gouvernement. Quelles sont les difficultés qui empêchent cette dynamique de prendre ?
Bénéwendé Stanislas Sankara : Je suis ministre de la république. J’ai un mandat et une mission bien précis que j’exécute dans un domaine bien défini, celui de l’urbanisme, de l’habitat et de la ville. Ma mission est très claire. Les premiers chantiers qui m’ont été dévolus sont les réformes que nous sommes en train de faire. Quand je suis arrivé-là, les premiers actes que nous avons posés et vous suivez l’actualité, c’est de dire qu’il faut assainir d’abord le domaine de la promotion immobilière ; ensuite travailler à une refonte des lois qui touche au foncier. Au moment où nous sommes en train de parler, le staff du ministère en charge de l’urbanisme de l’habitat et de la ville est en atelier pour valider les décrets d’application, ce qui veut dire que les choses bougent. Maintenant, vous savez que le foncier a été qualifié de bombe sociale que nous sommes en train de désamorcer en écoutant et en impliquant tous ses acteurs.
Ces réformes que vous conduisez suscitent des remous chez certains acteurs. Comment comptez-vous régler ces remous et emmenez tout le monde vers l’objectif commun : l’accès au logement pour tous ?
Il y a deux volets principaux. D’un côté, vous avez les conflits qui datent de plusieurs générations parce que la terre est un patrimoine commun. Il faut donc simplement à ce niveau, d’un gouvernement à un autre, savoir règlementer le foncier au mieux des intérêts des populations. De l’autre côté, il y a l’accès au logement en tant que politique de l’habitat parce que le droit au logement est un droit constitutionnel.
Cela veut dire que tout Burkinabè a droit à un logement décent et abordable. Cette politique peut nous mener à travers le programme du chef de l’Etat qui soutient l’idée du logement accessible à tous. C’est ce qui a expliqué le lancement du Programme de 40 000 logements. Nous nous inscrivons dans ce programme-là pour, dans un premier temps, dire que l’un des piliers, l’une des mamelles de notre politique, c’est le partenariat avec le privé. Et c’est là que je rassure tous les promoteurs immobiliers sérieux et dignes de ce nom-là, qu’ils ont leur place dans la politique gouvernementale, mais n’auront plus de places, les plaisantins qui passent tout leur temps à vouloir utiliser un agrément de promotion immobilière pour brader la terre et le foncier.
Sous cet angle, nous sommes en train de faire un partenariat avec tous ceux qui peuvent monter des dossiers de promotion immobilière c’est-à-dire mobiliser du foncier mais aussi de la finance pour faire de l’habitat. A ce jour, à environ 6 mois de notre arrivée au ministère, quand on fait le point déjà des ententes que nous avons signées tout comme les conventions déjà négociées portant sur un certain nombre de logements à réaliser, j’ai peur de tomber dans l’auto- satisfaction, mais vous verrez que dans peu de temps, de la terre des immeubles vont pousser pour répondre à la politique de loger le plus grand nombre possible puisque ce n’est pas seulement à Ouaga ou à Bobo mais vous verrez que même en province avec les chemins d’aménagements que nous sommes en train de faire, eh bien, on exécute des projets qui tiennent à cœur le chef de l’Etat Monsieur Roch Marc Christian Kaboré ; et qui voudrait que non seulement au plan urbain le logement soit accessible mais également qu’au plan rural, nous puissions faire en sorte que le lotissement que nous proposons aux municipalités, l’habitat que nous sommes en train de contrôler, qu’ il y ait des logements en quantité et en qualité.
Où en êtes-vous à ce jour avec les suspensions ou autorisations des opérations de lotissements ?
Nous sommes en train d’autoriser certains lotissements. A ce jour, nous essayons d’examiner les dossiers au cas par cas et on les autorise au fur et à mesure. Mais, ce n’est pas encore possible de passer à une grande échelle à ce stade, parce que le passif foncier est trop lourd et la commission inter- ministérielle de rayonnement du passif foncier pour le moment ne fonctionne pas parce que nous avons aussi pris la décision de faire une halte pour faire le bilan et éventuellement priorisé les actions en fonction de l’intérêt des populations et éviter surtout de rajouter d’autres conflits à ceux existants. Tout à l’heure, quand je parlais de l’autre aspect des problèmes, en parlant du foncier qui remonte à des générations, ce sont des conflits qu’on constate notamment en zone rurale du fait de la coexistence de la population qui réclame des parcelles, du fait également des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Il va falloir régler ces conflits traditionnels liés à la terre à travers les reformes que nous sommes en train de vouloir proposer avec d’autres départements ministériels.
On le voit. Vous gérez des dossiers complexes et explosifs qui exigent une certaine force, une certaine ténacité. Bénéficiez-vous, dans ce genre d’épreuves de gouvernance où le rapport de force reste souvent la règle, d’une réelle solidarité gouvernementale ou d’un franc soutien des plus hautes autorités du pays à même de vous booster vers l’avant dans l’exécution de votre lettre de mission ?
Son Excellence Monsieur le Premier ministre Christophe Dabiré lors de la dernière réunion du conseil de cabinet a employé une expression qui m’a beaucoup plu : «quand on est à la tête d’un département ministériel, on est responsable de ce département..
Cela veut tout dire. Cela signifie d’abord un ministre doit assumer ses responsabilités à la tête d’un département. C’est ce que j’essaie de faire avec mes collaborateurs. Dieu merci, j’ai une équipe dynamique, formidable. J’ai un personnel passionné par le travail que nous sommes en train de faire et disponible. Nous avons aussi les compétences techniques requises. N’oubliez pas que moi je ne suis pas ici comme un ministre technique, expert dans l’urbanisme et l’habitat. Je suis avocat de profession, juriste de formation. Ce qui veut dire que j’ai une mission avant tout qui est politique. Cette mission politique, c’est atteindre les objectifs du chef de l’Etat, Monsieur Roch Marc Christian Kaboré. Et dans le nouveau référentiel de développement, on me demande de passer d’un taux de satisfaction à l’accès au logement de 2,78% à presqu’à 14%. Vous comprenez que la tâche est âpre et ardue, mais elle est réalisable, si effectivement nous comptons d’abord sur nos propres forces c’est-à-dire sur le ministère, ses hommes, t ses femmes, tout son personnel, l’ensemble des techniciens.
La solidarité gouvernementale : le gouvernement est collégial dans l’exécution d’un programme qui a été défendu par le chef de l’Etat. Et c’est pour ce programme qu’il a été élu et doit rendre compte au peuple burkinabè. En me plaçant là, c’est une confiance que le chef de l’Etat a voulu porter sur ma modeste personne. Moi, je suis tenu pour mériter cette confiance-là, à relever le défi avec mes collaborateurs.
Vous l’avez dit : vous êtes avocat avant d’être ministre du gouvernement. Récemment, il y a le Conseil d’Etat français qui a donné son OK pour l’extradition de François Compaoré au Burkina Faso. Comment voyez-vous la suite du dossier avec cette décision de la justice française ?
J’ai eu à m’exprimer dans les colonnes d’un de vos confrères pour dire ‘’Boribaana’’ (ndlr : fin de cavale, en langue dioula) pour Monsieur François Compaoré. Aussi longue est la nuit, le jour arrive toujours. C’est ce que nous avons toujours dit depuis 1998 lorsque le journaliste Norbert Zongo a été assassiné. La vérité se fera. Déjà la commission d’enquête indépendante en son temps avait conclu que le journaliste Norbert Zongo a été assassiné pour des mobiles politiques parce que c’était un journaliste d’investigation, engagé, qui enquêtait sur la mort du chauffeur de Monsieur François Compaoré.
Burkina Demain : Est-ce que pour vous, ce recours des avocats de M. Compaoré devant la Cour européenne des droits de l’homme n’a aucune chance d’aboutir….
Je ne pense pas. Moi, je reste convaincu que l’argumentaire des avocats de M. François Compaoré n’est plus un argumentaire de droit juridique mais un argumentaire purement politique qui consiste à vouloir déplacer le problème. Je fais observer que l’arrêt du Conseil d’Etat français a répondu point par point à tous les arguments invoqués par les avocats de Monsieur François Compaoré.
A moins que cette Cour ne veuille cautionner l’impunité de Monsieur François Compaoré, sinon, je ne vois pas comment la Cour européenne des droits de l’homme peut dire autre chose, que purement et simplement de reconnaître que François Compaoré doit être extradé vers le Burkina Faso qui offre des garanties sérieuses pour tout citoyen en conflit avec la loi, qui offre à tout justiciable le principe d’innocence qui garantit les droits de la défense, le procès équitable, et également les conditions de détention, comme nous l’avons toujours dit.
Par exemple, le Général Gilbert Diendéré après un procès équitable où des avocats même étrangers sont venus défendre leur client, est aujourd’hui détenu. Il ne se plaint pas des conditions de sa détention. Le Général Djibril Bassolé a fait également l’objet de procès, il est détenu, il bénéficie même d’une autorisation d’absence qui lui permet d’être en France pour se soigner. Ce sont là des exemples que l’on peut prendre sur les conditions de détention au Burkina Faso. Donc, de ce point de vue, c’est faire une mauvaise querelle au gouvernement du Burkina Faso, parce qu’en fait la procédure d’extradition est engagée par l’Etat du Burkina Faso à travers le ministère de la justice, que de vouloir à un moment donné invoquer les attaques terroristes pour dire que nous sommes en insécurité et que Monsieur François Compaoré risque, s’il vient ici (ndlr : Me Sankara s’est prononcé mercredi 4 août et la Cour européenne des droits de l’homme a suspendu l’arrêt du Conseil d’Etat français le vendredi 6 août) . C’est son pays. Nous qui sommes là, si c’est affronter les attaques djihadistes, c’est le monde entier qui lutte contre le terrorisme. Donc, cet argumentaire ne peut pas être invoqué devant la Cour européenne des droits de l’homme. C’est pourquoi, pour moi, c’est du dilatoire que mon confrère Olivier Sur est en train de faire pour avoir du temps et puis continuer à discréditer le Burkina Faso, chercher à ternir l’image de notre pays par des arguties vraiment qui ne tiennent plus la route. C’est la preuve que quand on se noie, même aux feuilles de nénuphar on s’agrippe croyant sauver sa vie.
Mais, Monsieur François Compaoré dans sa déclaration à travers ses avocats a dit qu’il va assumer avec honneur et dignité sa responsabilité devant la justice. Il aurait dû s’en tenir à cela et il serait venu laver l’affront purement et simplement devant la justice où encore sa présomption d’innocence existe. On ne l’a pas condamné. On lui demande de venir s’expliquer. Donc, c’est à lui de se regarder en face et de prendre une décision.
Burkina Demain : L’UNIR/PS devait tenir ces 6 et 7 août son congrès ordinaire. L’on s’achemine apparemment vers un report. Pourquoi ce report ?
Bénéwendé Stanislas Sankara : Le report est dicté d’abord par le souci d’élargir la base sociale dans le cadre de la fusion annoncée avec le MPS c’est-à-dire se donner le temps de travailler à ce que cette fusion-là réussisse et aussi dans le cadre de l’ouverture vers d’autres partis politiques qui pourraient venir renforcer cette dynamique. Voilà pourquoi, nous avons purement et simplement accepté de reporter notre congrès pour donner la chance de se retrouver dans un fond plus large pour mener le même combat pour le renforcement de notre démocratie, soutenir de façon efficace le programme du chef de l’Etat, Monsieur Roch Marc Christian Kaboré et donner les chances dans ce processus démocratique-là de travailler à une rupture en vue d’une gouvernance plus vertueuse. Pour tout cela, l’UNIR/PS est prête à tous les sacrifices.
Le contexte sociopolitique national marqué ces dernières semaines par des manifestations de rue des populations pour plus de sécurité ne peut-il pas aussi expliquer ce report de votre congrès ?
Le contexte national ne dicte pas en réalité le report de notre congrès qui est statutaire. C’est un congrès statutaire. On devrait le tenir courant 2021 mais nous intégrons ce contexte-là dans notre combat politique en proposant nos avis, nos suggestions, nos recommandations dans des cadres appropriés puisque nous-mêmes nous prenons part aux décisions du gouvernement. De ce point de vue nous sommes solidaires avec tout ce qui se passe : nous sommes solidaires avec les forces de défense et de sécurité, nous sommes solidaires des populations qui manifestent également pour revendiquer plus de justice sociale. Sur ce registre-là, vous voyez les efforts que le gouvernement fait, que le gouvernement mène, que le gouvernement fait pour satisfaire en tout cas aux revendications des populations. Nous, nous ne pouvons que saluer l’esprit d’écoute du chef de l’Etat, saluer l’abnégation du Premier ministre qui est presque tous les jours sur tous les fronts pour non seulement renouer le fil du dialogue avec tous les acteurs. Que ce soit acteurs politiques ou les acteurs sociaux, vous voyez bien sûr les efforts qui ont été menés par les plus hautes autorités pour que chaque fois, la concertation et le dialogue prime dans la recherche des solutions entre les Burkinabè. On en a vu avec la CENI, on en a vu avec les syndicats, on en voit avec la classe politique avec le dialogue politique. C’est la preuve qu’aujourd’hui que nous avons un chef d’Etat et un Premier ministre qui veulent rester à l’écoute de tous les acteurs, et surtout, rester à l’écoute de notre peuple.
Quelles sont les nouvelles dates de votre congrès à venir ?
Les dates suggérées, c’est les 30 et 31 octobre et 1er novembre 2021. Ce sont des dates historiques. Les 30 et 31 octobre sont des dates de l’insurrection populaires. La date du 1er novembre correspond à la naissance de l’UNIR/MS en 2000. Nous avons pensé que ces dates symboliques pourraient nous servir de rencontres historiques en mettant une fois de plus sur la marche radieuse de notre peuple vers des lendemains meilleurs.
Les activités commémoratives de l’insurrection populaire ne vont – t-elles pas noyer votre congrès ?
Non. Pas du tout. Je crois que nous-mêmes nous sommes invités à toutes ces activités commémoratives de l’insurrection populaire s’il y en a. Mais, cela ne devrait pas nous gêner dans le travail qui se fait aussi en amont. Un congrès se prépare à longue date et le jour-J c’est beaucoup plus pour le rendu avec l’ensemble des congressistes qui vont venir pour qu’on améliore, pour qu’on renforce le débat parce qu’avant le jour-J nous avons, de par les textes, au moins un mois pour faire partager les travaux avec la base. Les militants vont venir déjà avec un travail qui a été implémenté dans l’ensemble des structures. Donc, je ne pense que les commémorations de l’insurrection pourraient gêner la tenue de nos assises.
Peut-on s’attendre à des changements au niveau de l’instance dirigeante du parti ?
Bien sûr. Un congrès, c’est fait aussi pour ça. Quand on va à un congrès, il faut s’attendre à ce qu’on mette en place un organe dirigeant.
Votre poste de président sera-t-il en jeu comme lors du dernier congrès où vous avez démissionné et on vous y a finalement reconduit ?
J’ai quand même soixante-deux ans. Je suis à la tête du parti depuis 2000. Toute ma vie a été un parcours de combattant. Ce qui m’intéresse ici, quel que soit le rôle ou la place que l’on occupe dans un combat politique, qu’on soit utile pour son pays, qu’on soit utile pour son peuple. Le reste ne m’intéresse pas.
Aujourd’hui, c’est le 4 août, journée commémorative de la révolution sankariste. Avez-vous à cette occasion un message particulier à passer ?
Mon message particulier, c’est Unité, Unité et Unité ! Si les Sankaristes ne sont pas unis, ils seront des sankariens. Si les Sankaristes sont unis, ils feront du Burkina Faso le rêve du président Thomas Sankara qui pourra se réaliser par une alternative, qui va apporter aux Burkinabè la paix, la démocratie, la justice sociale par le développement endogène. Parce que Sankara nous a appris que nous devons prendre en main notre destin. Mais, vouloir le prendre tout seul, c’est courir à sa perte. Malheureusement aujourd’hui les Sankaristes poussent comme des champignons. Or un champignon quand il est seul, il est fragile. Mais, quand nous allons nous mettre ensemble, quand nous allons constituer un véritable bloc, un front homogène, eh bien nous allons travailler pour que le Burkina Faso soit un modèle pour tous les pays africains qui nous regardent. Depuis que nous avons au Burkina Faso réalisé l’inédit de l’insurrection, le pays a toujours été cité en exemple. Maintenant, il faut que nous arrivions à capitaliser cette insurrection-là. Parce que la colère ne règle pas les problèmes. Quand on s’insurge, c’est parce qu’on est en colère. Mais, ce sont les stratégies, les programmes politiques qu’on apporte, la vision qu’on peut faire partager par l’ensemble des populations, les arguments du développement qu’on propose à un moment historique d’un pays qui permettent d’opérer les changements souhaités. C’est de cela qu’il s’agit en ce qui nous concerne à l’UNIR/PS, de dire que nous avons un programme de société qui s’appelle programme alternatif sankariste que nous défendons pour dire aux Burkinabè que l’heure a véritablement sonné de prendre en main notre destin car, demain sera trop tard.
Entretien réalisé Par Grégoire B. BAZIE & Alain BELEM
Les officiels et les participants de la formation posant pour la postérité à l'ouverture de l'atelier
Le consortium OMM-GWP/AO – ABV (Organisation Métrologique Mondiale, Partenariat Régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest et Autorité du Bassin de la Volta) organise du 09 au 12 août 2021 à Tenkodogo, un atelier national de formation avec comme objectif le renforcement des capacités des acteurs de la portion nationale du bassin de la volta sur l’intégration du genre dans le SAP-BEB-PC et de la GIRI.
Les membres du présidium à l’ouverture de la formation ce 9 août 2021 à Tenkodogo, avec au milieu le gouverneur du Centre Est Antoine Ouédraogo
C’est dans le cadre du projet « Intégrer la gestion des inondations et de la sècheresse et de l’alerte précoce pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin de la volta » (Projet VFDM) que le consortium OMM-GWP/AO – ABV organise du 09 au 12 Aout 2021 un atelier de formation dans la ville de Tenkodogo, chef-lieu de la région du centre-est.
Pour le Gouverneur de la région du centre-est Antoine Ouédraogo, malgré l’avancé dans la prise en compte du genre ces dernières années de gros efforts restent à faire pour combler l’écart encore considérable dans l’égalité du genre ; et dans le domaine l’eau la région du centre-est a enregistré un taux d’accès à l’eau potable en milieu rurale de 74,30% en 2016.
Donc le choix du thème « intégration du genre dans le système alerte précoce de bout en bout pour la prévision des grues et la gestion intégrée des risques d’inondations dans le bassin de la volta » est le bienvenu et permettra l’intégration du genre dans le diffèrent modèle de développement au Burkina Faso. Pour conclure ses propos, il remercie le fonds d’adaptation aux changements climatiques pour le financement du projet.
Une vue des participants
« Notre bassin nourricier, à l’instar des autres bassins fluviaux de la sous-région ouest-africaine voire d’Afrique et d’ailleurs, subit depuis les années 70-80, les effets néfastes du changement climatique qui se caractérise entre autres, par des phénomènes d’extrêmes tels que les inondations et les sècheresses avec, à chaque fois, d’importants dégâts matériels et/ou humains » souligne Djibi Millogo, Directeur exécutif adjoint de l’Autorité du Bassin de la Volta.
Djibi Millogo, Directeur exécutif adjoint de l’Autorité du Bassin de la Volta
Et de renchérir en précisant que dans la prévention et la gestion des risques climatiques, les femmes, les jeunes et les personnes vulnérables qui représentent une part importante de notre population, sont faiblement, voire même pas du tout impliqués dans les instances de prise de décision.
C’est pourquoi, il est d’une nécessité absolue, de prendre en compte l’aspect genre dans le processus de prévention et de gestion des risques climatiques lies aux inondations et aux sècheresses, en vue d’endiguer les divers risques.
Armand Houanye, Secrétaire exécutif du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest
Selon Armand Houanye, Secrétaire exécutif du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso occupe 62% du territoire du bassin et le reste est partagé entre le Benin, la Cote d’Ivoire, le Mali, le Ghana et le Togo. Cela montre l’importance que revêt ce bassin pour le Burkina et la sous-région. « Les inondations n’épargnent personnes et c’est la raison pour laquelle dans le cadre de ce projet financé par le fonds d’adaptation pour la période 2019-2023, nous organisons ces ateliers dans le six pays ».
En raison de l’importance du territoire qu’occupe le bassin deux ateliers seront organisés au Burkina Faso et un atelier dans les cinq autres pays. Il est prévu la semaine prochaine une journée dédiée aux décideurs, une façon de susciter l’engagement et le soutien des décideurs au niveau local et national.
Le Kenyan Emmanuel Korir, médaillé d'or au 800 m aux JO de Tokyo
Au sortir des Jeux olympiques de Tokyo dont la clôture est intervenue ce dimanche 8 août dans la capitale nipponne, que retenir comme bilan global des représentants de la cinquantaine de pays qui y ont défendu les couleurs du continent ? Si l’on peut noter une petite progression pour les représentants africains à ces JO de Tokyo par rapport à ceux de RIO il y a cinq ans, les pays africains dans leur ensemble doivent redoubler encore d’efforts pour espérer titiller les grandes nations dans les palmarès olympiques.
Le Kenyan Emmanuel Korir, médaillé d’or au 800 m aux JO de Tokyo
Pour l’Afrique, entre Rio de Janeiro en 2016 et Tokyo en 2021, l’eau a quelque peu coulé sous les ponts olympiques. Pas forcément dans le mauvais sens puisque l’on note une petite progression en termes de médailles glanées. En 2016, seulement 4 pays étaient répartis de Rio avec au moins une médaille d’or : Kenya, Afrique du Sud, Ethiopie, et Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, ce sont au total 7 pays africains qui gagné au moins une médaille d’or à Tokyo. Il s’agit notamment du Kenya (4), l’Ouganda (2), l’Afrique du Sud (1), la Tunisie (1), l’Egypte (1), l’Ethiopie (1), le Maroc (1). Ce qui fait un total de 11 médailles d’or africains à Tokyo contre 10 médailles d’or à Rio en 2016.
L’énorme progrès de l’Ouganda à Tokyo
L’athlète Ougandais Joshua Cheptegei a créé la sensation en devenant champion olympique du 5000 m à Tokyo
C’est un énorme progrès pour un pays comme l’Ouganda classé 36e cette année alors qu’il ne figurait pas dans le palmarès de Rio. Il en est de même dans une moindre mesure pour les pays comme le Maroc, la Tunisie et l’Egypte qui ont également progressé dans le palmarès des JO de Tokyo par rapport à Rio, en gagnant chacun une médaille d’or.
La karétaka Feryal Abdelaziz, première femme égyptienne médaillée d’or, hurlant de bonheur après son sacre olympique
Ainsi l’Egypte et la Tunisie sont passées de la 75ème place au palmarès en 2016 à respectivement 54ème et 58ème places au palmarès des JO de 2021.
Le Maroc pour sa part, a aussi progressé de 17 places au palmarès, passant de la 78ème place en 2016 à la 63ème place en 2021. En termes de régions africaines, c’est l’Afrique du Nord qui a le plus fait de progrès. Sur pays présents à Tokyo, 3 sont donc rentrés avec des médailles.
Percée du Burkina Faso et du Ghana, soutenu par le Nigéria
Le Burkinabè Hugues Fabrice Zango, médaillé de bronze au triple saut, a inscrit son pays dans le palmarès des JO
En Afrique de l’Ouest, l’on note également la percée du Burkina Faso et du Ghana qui repartent de Tokyo avec au moins une médaille de bronze après les expéditions infructueuses de Rio. Les deux pays voisins sont soutenus par le Nigéria qui a également amélioré sa position dans le palmarès, avec 1 médaille d’argent et 1 médaille de bronze contre seulement 1 médaille de bronze à Rio. Le Nigéria passe alors du 78ème rang en 2016 au 74ème rang en 2021.
Contreperformances kényane, sud-africaine et éthiopienne
Intraitable les sur 10.000 m, Selemon Barega (21 ans) est l’une des rares satisfactions éthiopiennes à ces JO de Tokyo
Mais, ces relatifs succès ne doivent pas faire perdre de vue les contre-formances des pays qui habituellement tirent le continent vers le haut dans ces compétitions olympiques. Il s’agit notamment du Kenya, de l’Afrique du Sud, de l’Ethiopie. Si au sortir de Tokyo, les premiers pays cités conservent respectivement la première et deuxième place sur l’échiquier africains, il n’en demeure pas que ces pays ont dégringolé dans le palmarès des JO comparé celui de Rio où ils étaient classés respectivement 15ème et 30ème. Le Kenya est 19ème et l’Afrique du Sud 52ème dans le palmarès des JO de Tokyo. L’Ethiopie pour qui la concerne, se retrouve au 56ème rang dans le palmarès alors qu’elle était 44ème aux JO de Rio. Comme quoi, l’arbre ne doit pas cacher la forêt au sortir de ces JO de Tokyo. Les athlètes africains doivent redoubler d’efforts pour encore mieux nous représenter des 33èmes JO prévus en 2024 à Paris en France.
Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré et les autres officiels mettant en terre un plant à l'occasion de la JNA 2021 à Ziniaré
Ziniaré, chef-lieu de la région du Plateau central, a abrité ce samedi 7 août 2021, les activités de reboisement entrant dans le cadre de la troisième édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA). Entre autres, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, le Premier ministre Christophe Dabiré, le ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique Siméon Sawadogo et le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara ont marqué de leur présence l’évènement annuel de grande portée environnementale.
Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré et les autres officiels mettant en terre un plant à l’occasion de la JNA 2021 à Ziniaré
«Arbre-identité culturelle et cohésion sociale». C’est sous ce thème qu’a eu lieu ce samedi 7 août à Ziniaré, la troisième édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA). Au nombre des officiels présents, il y avait le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré himself, le Premier ministre Christophe Marie Dabiré et le ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique Siméon Sawadogo, le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara ont marqué de leur présence l’évènement annuel de grande portée environnementale. Les plus hautes autorités ont ainsi voulu réaffirmer leur attachement à la reforestation du pays.
250.000 hectares d’écosystèmes dégradés chaque année
«Le Burkina Faso, à l’instar de nombreux pays sahéliens, est confronté depuis quelques années à d’énormes problématiques et défis de gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles. La dégradation continue des massifs forestiers et écosystèmes de notre pays a été estimée à environ 250.000 hectares en moyenne chaque année», a rappelé d’entrée de jeu le ministre Siméon Sawadogo dans son discours.
Abordant les causes de cette dégradation environnementale, le ministre Sawadogo a cité entre autres, les effets néfastes des changements climatiques et les pressions anthropiques diverses exercées sur les ressources naturelles (orpaillage anarchique, la divagation des animaux, la coupe abusive du bois, l’occupation des aires protégées).
Appel du président du Faso
Le président Kaboré a lancé un appel aux Burkinabè pour qu’ils s’engagent tous dans la reforestation du pays
Devant la situation, le président du Faso a saisi de l’occasion pour lancer un un appel à chaque Burkinabè de planter chaque année un arbre. Ce qui fera un gain de 20 millions d’arbres au moins par an. Le chef de l’Etat a terminé son appel en formulant le vœu que les efforts individuels et collectifs puissent contribuer à inverser la tendance de dégradation des ressources naturelles de notre pays.
D’ailleurs, c’est conscient du péril environnemental que la JNA a été instituée par le gouvernement le 24 juillet 2018 pour susciter une mobilisation générale de toutes les couches socio-professionnelles autour la restauration des forêts et des terres dégradées et pour assurer durablement la gestion des ressources naturelles et environnementales du pays.
6 000 000 plants mis en terre en 2020
Conformément à cette vision gouvernementale, se sont tenues les deux premières éditions de la JNA, respectivement sous les thèmes « Arbre et éducation pour une économie verte » en 2019 et « Arbre, santé et résilience climatique » (2020).
Au total 6 000 000 plants ont été mis en terre durant la campagne de reforestation 2020 avec un taux de réussite moyen évalué à 60%.
Mobiliser davantage les populations
La présente édition ambitionne mobiliser davantage les populations Burkinabé à tous les niveaux autour de la question de l’arbre.
Ainsi, pour la campagne de reforestation 2021, c’est au moins 10 millions de plants qui seront plantés sur l’ensemble du territoire national.
Par les voix de leurs autorités, la région du Plateau central et la commune de Ziniaré se sont engagées à participer activement aux efforts nationaux visant la reforestation du pays.
Le Plateau central, un exemple d’engagement
Le Plateau central est un exemple en matière d’engagement sur la reforestation. En effet, la région organise, en plus de la JNA, une campagne de reforestation où chaque année en moyenne 600 000 plantes dont 75% d’espèces pourvoyeuses de produits forestiers utilitaires, à même de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
De plus, la région s’est dotée d’un plan d’action 2019-2024, et il a été demandé au conseil des collectivités d’identifier dans chaque commune un site d’au moins 20 hectares pour le reboisement dans le cadre de la JNA. Plusieurs communes ont répondu à l’appel dont celle de Ziniaré avec le site de Koassanga baptisé Centre de la diversité biologique de la commune de Ziniaré.
Faire des sites JNA des pôles de développement
Une chose est de planter et une autre chose est d’entretenir, l’objectif à terme du pays, c’est de transformer les sites JNA en des pôles de développement au profit des couches vulnérables de la population par la promotion de jardin potager et la production de plants de karité pour les actions de gestion durable des terres.
Pour la présente Journée nationale de l’arbre, la région du plateau central compte mettre en terre 500 000 plants constitués majoritairement d’espèces locales et utilitaires.
La présente formation s’est tenue du 1er août au 6 août 2021
La direction générale u contrôle des marchés publics et des engagements financiers a organisé du 1er au 6 août 2021 à Ouagadougou, une session de formation sur la communication au profit du service de la communication et des relations publiques. La formation a été assurée par Monsieur Arnaud Gomet, professeur de l’université de l’UCAO Côte d’ivoire.
La présente formation s’est tenue du 1er août au 6 août 2021
La présente formation s’est tenue du 1er août au 6 août 2021 et visait à renforcer les capacités des agents du service de la communication pour une meilleure prise en charge des missions du métier de la communication.
Il s’agit d’améliorer la compréhension sur notamment :
– la compréhension du phénomène de la communication ;
– les différents types de communication en communication publique ;
– les règles en matière de communication publique.
S’approprier les nouvelles connaissances
Pour l’ensemble du personnel du service de la communication cette formation était importante au regard du rôle de ces agents de la communication au sein de la direction.
Le formateur Arnaud Gomet a appelé les différents participants à s’approprier ces nouvelles connaissances afin d’être plus efficaces dans leurs tâches.
Le DG Ngueto Tiraïna Yambaye conduira la délégation à Ouagadougou
Une délégation du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) conduite par son directeur général Ngueto Tiraïna Yambaye, séjournera à Ouagadougou du 09 au 13 août 2021 dans le cadre du renforcement des interventions du Fonds dans le pays. Plus de précisions dans ce communiqué.
Le DG Ngueto Tiraïna Yambaye conduira la délégation à Ouagadougou
«COMMUNIQUE : RENFORCEMENT DE LA COOPERATION ENTRE LE FAGACE ET LE BURKINA FASO
Une délégation du Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique séjournera à Ouagadougou du 09 au 13 Août 2021 dans le cadre du renforcement des interventions du Fonds dans le pays.
A cet effet plusieurs réunions sont prévues avec les différentes parties prenantes au développement du Burkina Faso en vue d’explorer les pistes de coopération renforcée et d’appui.
La réunion d’échanges techniques avec les banques et autres institutions financières, placée sous le patronage de Monsieur Lassané KABORE, Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Président du Conseil des Gouverneurs du FAGACE, portera sur les mécanismes d’intervention du Fonds, dans le cadre du financement d’une part des entreprises et d’autre part des projets structurants au Burkina Faso.
Par cette rencontre, le FAGACE entend développer davantage de synergies avec les banques et les SFD (institutions de microfinances) locales pour impulser le financement de l’économie burkinabé.
La mission travaillera également avec le Ministère de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat sur les synergies à développer pour mieux accompagner le secteur privé.
Par cette mission, le FAGACE marque son intérêt renouvelé et son soutien pour la promotion du développement économique et social du Burkina Faso.»
La mise en place du Bureau a sanctionné la création de l'Association
Dans le cadre du projet PACAO mis en œuvre par la Maison de l’entreprise du Burkina Faso en collaboration avec l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) ; une Association des commerçants de matériels solaires du Burkina Faso (ACEMS-BF) a été créée ce vendredi à Ouagadougou.La mise en place de cette nouvelle association s’inscrit dans le cadre de la structuration de la filière solaire.
La séance des votes, l’un des moments forts de l’Assemblée générale constitutive Le bureau de l’association comprend 19 membres
Voici les membres du bureau de l’ACEMS-BF que préside Djibrina Tamalgo, PDG de ETDF Solar :
LISTE DES MEMBRES DU BUREAU
1 Président : TAMALGO Djibrina ;
2 1er vice-président: KABORE Jean Joël ;
3 2ème vice-président: OUEDRAOGO Lassané ;
4 Secrétaire Général: ZONGO Judicaël ;
5 Secrétaire Général adjoint: PORGO Salif ;
6 Trésorier Général: SANA Souleymane ;
7 Trésorier Général adjoint: NIKIEMA Ousmane ;
8 Secrétaire chargé de la formation et de la qualité: COMPAORE Moussa ;
9 Secrétaire adjoint chargé de la formation et de la qualité: SANA Harouna ;
10 Secrétaire chargé à l’organisation et du protocole: SANKARA Madi ;
11 Secrétaire adjoint chargé à l’organisation et du protocole: KOANDA Hamadé ;
12 Secrétaire chargé de la promotion de l’énergie solaire: OUEDRAOGO Squoal ;
13 Secrétaire adjoint chargé de la promotion de l’énergie solaire OUEDRAOGO Mahamadi ;
14 Secrétaire chargé de la promotion du genre: COULIBALY Brigitte Rosalie ;
15 Secrétaire adjoint chargé de la promotion du genre: ILBOUDO Idrissa ;
16 Secrétaire chargé des relations extérieures de la mobilisation des ressources et du partenariat : NASSA Sévérin ;
17 Secrétaire adjoint chargé des relations extérieures de la mobilisation des ressources et du partenariat: OUEDRAOGO Bruno ;