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Dialogue social : Le président du Haut conseil  au rapport à Kosyam

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Le Pr Domba Jean Marc Palm (à gauche), remettant le rapport d’activités du HCDS au président Roch Marc Christian Kaboré

Le président du Haut conseil du dialogue social (HCDS), Domba Jean Marc Palm, a remis ce mardi au président du Faso, le rapport général des activités de son institution.

Nommé en conseil des ministres du 14 février 2018, Domba Jean Marc Palm, président du Haut conseil du dialogue social (HCDS), vient de présenter au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le rapport d’activités de son institution.

C’était au cours d’une audience à Kosyam ce mardi 24 août 2021.  Le Haut conseil du dialogue social (HCDS) est un organe national tripartite de dialogue social. Il a été créé suivant l’esprit de la Convention N°144 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail et sur recommandation de l’Unité d’action syndicale (UAS).

Le président du Haut conseil du dialogue social, Domba Jean Marc Palm (micro) se prêtant aux questions de la presse à sa sortie d’audience

«Le rapport remis au Président du Faso contient  des activités que nous avons menées. Il s’agit de renforcement de capacités des acteurs, de règlement de tensions dans le domaine du travail et de la sensibilisation», a confié à la presse le président  Palm à sa sortie d’audience.

Et d’ajouter : «Nous avons pu apaiser les tensions et même accompagner les acteurs du transport dans la création de leur faîtière. Nous avons pu conduire à bon port ce processus et nous continuons de suivre de près la question à cause de petites tensions qui persistent, mais qui ne sont pas de notre fait».

Le président du HCDS a également fait au locataire de Kosyam, une présentation de l’institution de l’institution qu’il dirige depuis plus de 3 ans :  sa genèse, ses principales missions, sa composition.

Présentation générale du HCDS

Créé le 5 mai 2017 par le décret n°2017-0261/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS et ayant en 2016 l’aval du gouvernement à l’issue de la rencontre gouvernement-syndicat ; le Haut conseil du dialogue social qui se veut un organe consultatif, a pour mission la promotion du dialogue social à tous les niveaux : national, sectoriel, dans les secteurs public, parapublic et privé, y compris l’économie informelle.

A ce titre, le président du Faso et / ou le gouvernement peut requérir son avis sur des questions relatives aux politiques économiques et sociales qui ont des conséquences sur le monde du travail, sur les conditions de travail, d’emploi et de formation des entreprises.

Le HCDS est notamment chargé de :

-contribuer à la prévention et au règlement des conflits sociaux à caractère national relevant du monde du travail, y compris ceux relevant des branches d’activités ;

-promouvoir la concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux sur toute question relative au climat social et émettre des avis permettant d’anticiper sur les situations de crises sociales ;

-formuler des propositions, recommandations, et émettre des avis sur toutes autres préoccupations liées au renforcement et à la dynamisation du dialogue social, notamment l’élaboration de la Charte nationale du dialogue social pour la prévention et la gestion des conflits sociaux ;

-encourager et faciliter le dialogue permanent entre les employeurs et les employés dans l’entreprise et les administrations ;

-procéder à des études et des recherches sur toutes les questions relevant de sa compétence ;

-procéder au renforcement des capacités des partenaires sociaux à tous les niveaux ;

-contribuer à la promotion de la négociation collective ;

-examiner toutes les difficultés nées à l’occasion de la négociation des conventions collectives ;

-susciter la négociation ou la révision des conventions collectives.

Le Haut conseil du dialogue social est composé de représentants des employeurs, des travailleurs et du gouvernement en vue de promouvoir le dialogue social et de contribuer à la recherche de solutions appropriées aux conflits sociaux à caractère national relevant du monde du travail. Les membres du HCDS portent le titre de « Conseillers » et sont nommés pour un mandat de trois (03) ans renouvelable une fois. Les conseillers sont au nombre de trente (30) membres titulaires dirigés par un président. Ils sont répartis comme suit :

-10 représentants du gouvernement ;

-10 représentants des organisations professionnelles d’employeurs ;

-10 représentants des organisations syndicales de travailleurs.

Salomé Sandrine Bayala

Burkina Demain

Impact du Covid-19 sur le système éducatif  : Le SG de F-SYNTER Souleymane Badiel  le voit sur plusieurs années

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Souleymane Badiel, secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER); s’est prononcé sur l’impact de la maladie à Coronavirus sur le système éducatif national

Souleymane Badiel, secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) qui était l’invité de nos confrères de RFI, s’est prononcé sur l’impact de la maladie à Coronavirus sur le système éducatif national. 

A l’écouter, l’impact va certainement se ressentir sur quelques années encore. En effet, en 2O20 avec la suspension pendant six mois des classes à cause de la maladie à Coronavirus, cela a eu impact sur les résultats scolaires de l’année scolaire 2020-2021. Ainsi, l’on a enregistré un taux d’échec au BEPC de 72% et de 49% au CEP. Et à cela, il faut ajouter des abandons d’élèves après les six mois de suspensions.

Ces effets du Covid-19 viennent s’ajouter au chronique problème des effectifs pléthoriques dans les classes (parfois 120 élèves dans une classe au secondaire).

Pour toutes ces raisons, Souleymane Badiel, l’impact du Covid-19 sur le système scolaire se fera encore sentir sur quelques années.

Souleymane Badiel, secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER); s’est prononcé sur l’impact de la maladie à Coronavirus sur le système éducatif national

Salomé Sandrine Bayala

Burkina Demain

Hissène Habré finalement emporté par le Covid-19 à l’âge de 79 ans  

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L'ancien président tchadien Hissène Habré est décédé ce mardi à Dakar du Covid-19 à l’âge de 79 ans

L’ancien président tchadien, Hissène Habré, est mort ce mardi 24 août 2021 à Dakar, emporté par le Covid-19 à l’âge de 79 ans. Condamné à mort par contumace pour crimes contre l’humanité par un tribunal de N’Djaména (Tchad), condamné à la prison à perpétuité lors des procès dans la capitale sénégalaise par une cour spéciale, Hissène Habré avait été admis aux urgences dans un hôpital de Dakar suite aux complications liées au diabète et à l’hypertension. 

Avec la mort d’Hissène Habré, c’est l’un des personnages clés de l’histoire contemporaine du Tchad qui disparaît en cette année 2021, après la mort le 20 avril de son successeur Idriss Déby Itno. Il faut dire que les deux hommes ont eu à gérer ensemble le Tchad (Hissène Habré président et Idriss Déby Premier ministre) avant d’entrer en conflit ouvert qui a débouché sur le renversement en 1990 du régime Habré. Pendant que Hissène prenait le chemin de l’exile, Idriss s’installait au pouvoir à N’Djamena. Il va y demeurer jusqu’à cette date du 20 avril dernier où sa mort a été annoncée dans des circonstances encore troubles.

Aujourd’hui, c’est son prédécesseur qui s’éteint loin de ses terres natales. Et une fois, c’est le Covid-19 est encore passé par-là.

L’ancien président tchadien Hissène Habré est décédé ce mardi à Dakar du Covid-19 à l’âge de 79 ans

Or, ce ne sont pas les précautions qui ont manqué pour tenter de le mettre à l’abri de ce virus. L’on se rappelle qu’à l’apparition de la maladie, les autorités pénitentiaires sénégalaises avaient déjà permis en début avril 2020 à l’ancien président tchadien de regagner pendant deux mois sa résidence sous surveillance judiciaire, en raison de sa vulnérabilité. Et ce n’était pas la dernière mesure. Malheureusement, la suite…on la connaît : Hissène Habré a été emporté ce matin par le Covid-19.

Ancien preneur d’otages occidentaux, ancien rebelle, ancien homme politique, ancien Premier ministre, ancien président, ancien exilé politique, ancien prisonnier, Hissène Habré disparaît à 79 ans au Sénégal.

Christian Tas

Burkina Demain

Lutte anti-terroriste en Afrique de l’Ouest : Voici ce que la CEDEAO prévoit en gros

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Les chefs d'Etats de la CEDEAO semblent tous engagés dans la lutte contre le terrorisme

La multiplication, ces derniers jours des attaques terroristes dans la zone des trois frontières Burkina- Mali- Niger, est une menace à tout l’édifice sécuritaire en Afrique de l’Ouest dont font partie ces 3 pays sahéliens. «Et la CEDEAO dans tout ça ? », se sont légitimement demandé beaucoup de citoyens de la région, puisque cette CEDEAO qui est prompte à des sanctions à l’encontre des Etats en cas de coup d’Etat, se fait moins sentir lors des attaques terroristes meurtrières, alors qu’il n’y a pas pire atteinte aux processus démocratiques des Etats que ces tueries terroristes de masses.

Dans son communiqué relatif à la dernière attaque terroriste au Burkina Faso ayant fait 80 morts civils et militaires, le président de la Commission de la CEDEAO Jean Claude Kassi Brou indiquait que sa Commission se tenait aux côtés du gouvernement du Burkina dans la guerre contre le terrorisme

Dans son communiqué relatif à la dernière attaque terroriste au Burkina Faso ayant fait 80 morts civils et militaires, le président de la Commission de la CEDEAO Jean Claude Kassi Brou indiquait que sa Commission se tenait aux côtés du Gouvernement du Burkina dans cette guerre et réaffirmait son engagement pour l’accompagner dans cette lutte, faisant référence à un plan d’actions régional de lutte contre le terrorisme dont la mise en œuvre diligente devrait permettre de contenir le phénomène.

Mais, de quoi s’agit-il ? Il s’agit en clair du «plan de mise en œuvre de la stratégie de la cedeao pour la lutte contre le terrorisme» dont Burkina Demain a pu consulter.

Ledit plan est bâti sur trois piliers. Le premier est relatif à la prévention du terrorisme dans la région et énonce clairement le rejet total du terrorisme. «Chaque État membre doit rejeter sans ambiguïté et sans équivoque le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations indépendamment du lieu où il peut se produire ou de l’individu ou du groupe d’individu ayant commis l’acte de terrorisme, considéré comme une infraction pénale grave et chaque Etat doit  mettre en œuvre une politique de tolérance zéro contre le terrorisme», indique-t-on au niveau de ce pilier destiné à la prévention du terrorisme dans la région.

La batterie d’actions prévues par la CEDEAO visent entre autres à :

-éliminer les conditions propices à la propagation du terrorisme ;

-renforcer la coopération en matière de renseignements opérationnels et d’alerte précoce ;

-empêcher les terroristes d’accéder à l’espace régional, aux moyens et aux capacités techniques nécessaires à leurs opérations ;

-prévenir l’extrémisme et la radicalisation.

Pilier 2: la poursuite des acteurs terroristes

Les chefs d’Etats de la CEDEAO semblent tous engagés dans la lutte contre le terrorisme

Le pilier 2 du plan de la CEDEAO est axé sur la poursuite judiciaire des acteurs terroristes dans la région. A ce titre, tous les Etats membres de la CEDEAO doivent «signer, ratifier et/ou adhérer et mettre en œuvre efficacement les instruments juridiques régionaux, continentaux et internationaux sur la lutte contre le terrorisme».

Aussi, les Etats membres sont exhortés à «devenir de toute urgence partie à tous les protocoles et conventions de la CEDEAO, de l’Union africaine, des Nations unies et à tout autre texte universel en matière de lutte contre le terrorisme»

En outre, les Etats membres ont l’obligation de «prendre toutes les mesures législatives, exécutives et judiciaires nécessaires afin de bien intégrer dans le droit interne et faire appliquer les dispositions des instruments précités».

Par ailleurs, il est prévu la mise en place au sein de la Commission de la CEDEAO d’un répertoire d’assistance technique antiterroriste pour permettre aux États qui en ont besoin de recevoir une assistance technique, ainsi qu’un mécanisme de surveillance  de la mise en œuvre efficace des engagements pris grâce à la création et à la mise à jour régulière d’une liste des États respectant tous les instruments juridiques régionaux, continentaux et internationaux.

La reconstruction : 3ème pilier du dispositif régional anti-terroriste

La reconstruction constitue le troisième pilier du dispositif anti-terroriste de la CEDEO.  «Promouvoir les droits des victimes du terrorisme, y compris celles qui sont directement ou indirectement touchées par les conséquences du terrorisme, et s’assurer que leurs préoccupations soient prises en compte ; les fonds saisis ou récupérés devraient être distribués aux victimes ou à leurs familles ; offrir d’autres formes d’assistance aux victimes, notamment des soins médicaux et une aide à la réinsertion sociale», sont entre autres les actions envisagées au niveau de ce 3ème pilier.

On le voit, le plan de mise en œuvre de la stratégie de la cedeao pour la lutte contre le terrorisme est ambitieux. Mais, il urge à présent au regard de la multiplication des attaques terroristes dans la région, de passer à son application. Son application devrait permettre de juger davantage de son efficacité, de l’adapter à l’épreuve du terrain.

Martin Philippe

Burkina Demain

Covid-19 au Burkina : 73 149 personnes vaccinées à la date du 20 août

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La situation de la maladie à Coronavirus au Burkina Faso à la date du 20 août 2021 fait état de 73 149 personnes déjà vaccinées sur un objectif de 4 millions de personnes concernées.

A la même date, l’on a enregistré 14 nouveaux cas confirmés au Covid-19 (11 à Ouagadougou et 3 à Bobo-Dioulasso), et 14 guérisons. Au total, depuis l’apparition de la maladie à Coronavirus le 9 mars 2020, le pays a enregistré, 13 713 cas confirmés, 13 461 guérisons. Quant au nombre total de décès, ils sont estimés à 171, toujours à la date du 20 août 2021. 

Burkina Demain

NAB sur la situation sécuritaire : «Les moyens n’inculquent pas la volonté de se battre»

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Newton Ahmed Barry relativise dans son analyse l'impact des moyens sur les résultats dans une guerre

«Ce ne sont pas les moyens qui font la guerre. Mais la conviction à une cause. Les moyens n’inculquent pas la volonté de se battre. La volonté de se battre découle d’une raison qui nous y incite. L’enjeu ne se pose pas en terme de moyens, en tout cas pas essentiellement, mais plutôt en volonté de se battre et d’accepter mourir pour la cause. C’est cela l’enjeu aujourd’hui. Ce qui explique que nous perdons du terrain depuis 2016 ». Ceci est un extrait d’une réflexion, analyse de Newton Ahmed Barry, ex-président de la CENI, sur la situation sécuritaire nationale. Lisez plutôt !

«« Ceux qui nous tenaillent sont bien organisés et savent ce qu’ils visent et se sont donnés les moyens de l’atteindre.

La question est terrible, mais elle est celle-là : nous en face quel est notre objectif ? On n’arrive à rien, si on n’a pas d’objectifs préalablement et clairement établis. En face de nous, il ne s’agit ni d’une simple délinquance à gérer par les méthodes policières ordinaires (renseignements, répressions et jugements), ni d’une menace militaire classique qu’il faut contrer par une armada redoutable. La preuve, ceux d’en face viennent en haillons sur des mobylettes avec un armement presque classique. Les moyens sophistiqués qu’ils ont, sont le plus souvent ceux qu’ils ont pris sur nos forces de défense. Quelqu’un a-t-il entendu une fois ces gens se plaindre d’une absence de moyen ?  Sankara disait du reste, que l’abondance de moyens traduisait l’incapacité des combattants et de leur chef.

Ce ne sont pas les moyens qui font la guerre. Mais la conviction à une cause. Les moyens n’inculquent pas la volonté de se battre. La volonté de se battre découle d’une raison qui nous y incite.

Newton Ahmed Barry relativise dans son analyse l’impact des moyens sur les résultats dans une guerre

L’enjeu ne se pose pas en terme de moyens, en tout cas pas essentiellement, mais plutôt en #volonté de se battre et d’accepter mourir pour la cause. C’est cela l’enjeu aujourd’hui. Ce qui explique que nous perdons du terrain depuis 2016.

Ceux d’en face n’ont pas plus de moyens. Ils ont plus de conviction. Ce qui explique que malgré la rusticité des moyens dont ils disposent, ils prennent progressivement et résolument le dessus sur nous. À regarder les choses de près, il n’y a rien qui montre une inversion de la situation actuelle à très court terme.

Au même moment, ce qui semble se dessiner dans nos rangs c’est le désespoir avec les malheureux réflexes qui vont avec. Nous sommes en train de nous en vouloir mutuellement. D’un côté l’expression débridée des peurs qui s’échappent des poitrines déboussolées, de plus en plus en défiance ouverte contre le pouvoir établi. De l’autre, la réaction instinctive d’absence d’assurance qui se caractérise par un autisme. Cette situation ne renforcera pas la lutte contre l’ennemi d’en face. À contrario elle le renforce et fait son jeu.

Fixons-nous un objectif lisible !

Il est important et urgent de repréciser les objectifs qui sont poursuivis dans la lutte actuelle contre le terrorisme. C’est en le faisant que le président du #Faso pourra rétablir un contrat de confiance avec la majorité des Burkinabè qui ne demande rien d’autre que de s’accrocher à un espoir. Si les gens n’ont plus d’espoir, on ne peut plus rien attendre d’eux. S’il n’y a plus d’espoir le pire devient inéluctable.

Il faut donc rendre public, la nouvelle doctrine annoncée à l’occasion de l’adresse à la nation qui a précédé le dernier remaniement.  Il faut la rendre publique et la rendre intelligible.

Ce que nous recommandons fortement, c’est de sortir dans l’enfermement mortifère des deuils à répétition. Mourir est inacceptable. Mais savoir que la mort prélude à un avènement salvateur et de dignité pour la grande majorité rend acceptable les morts et atténue les douleurs.

En ce moment on ne va pas pleurer nos morts, mais nous allons les célébrer.

Aujourd’hui ceux qui meurent pour la patrie se retrouvent à ressembler à des morts « encombrants ». La peur panique de la colère des familles conduit de plus en plus à des inhumations à la sauvette. Or c’est le contraire qui aurait dû se produire. Nos morts sont nos héros, nos martyrs et nous devons les célébrer de la façon la plus digne possible. A leur enterrement tout le pays doit s’arrêter. Nos illustres imams et évêques doivent leur réciter les versets les plus accomplis dédiés aux personnes qui ont vécu digne et utile.

Mais cela n’est possible que dans un réarmement moral nouveau consécutif à un nouveau « deal » national.

En l’absence de ce préalable bien défini et bien compris nous serions dans un contraire inacceptable. C’est le sens donné à la raison d’accepter mourir pour une cause qui justifie une ritualisation nationale des obsèques aux martyrs.

Ahmed Newton Barry »

Hugues Fabrice Zango se qualifie pour le “Final 3” de Diamond League

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En réalisant ce samedi même à Eugène aux Etats-Unis, un saut à 17,12m, Hugues Fabrice Zango s’est qualifié pour le “Final 3” de Diamond League

En réalisant ce samedi même à Eugène aux Etats-Unis, un saut à 17,12m, Hugues Fabrice Zango, médaillé de bronze aux récents Jeux olympiques de Tokyo, se qualifie pour le “Final 3” de Diamond League qui aura à Zurich en Suisse.

Avec ce saut à 17, 12 m, Hugues Fabrice Zango s’est classé deuxième derrière le Portugais Pedro Pichardio, crédité d’un saut à 17,64m. Entre les deux hommes, c’étaient comme des retrouvailles puisqu’ils ont tous les deux disputé la finale du triple saut aux JO de Tokyo. Le Portugais a raflé l’or grâce à un saut de 17,97 m et le Burkinabè, le bronze.

En réalisant ce samedi même à Eugène aux Etats-Unis, un saut à 17,12m, Hugues Fabrice Zango s’est qualifié pour le “Final 3” de Diamond League

Pour revenir à Diamond League, il faut noter que le tableau de  “Final 3” sera complété par l’Américain Donald Scott, auteur d’un saut à 17,02m à Eugène.

Salomé Sandrine Bayala

Burkina Demain

Front anti-terroriste dans la zone de 3 frontières : Le Tchad annonce le retrait de 600 soldats

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L'armée tchadienne a annoncé ce samedi le retrait de 600 soldats sur le front anti-terroriste dans la zone des 3 frontières

Ces temps-ci, les nouvelles ne sont pas bonnes sur le front de la lutte contre le terrorisme dans la zone des trois frontières. Alors que l’on déplore une nouvelle attaque terroriste au Niger qui aura fait 17 morts et 5 blessés dans un village de Tillabéry, c’est le Tchad, le pivot du dispositif anti-terroriste, qui vient d’annoncer le retrait de 600 de ses hommes.

Le président du Conseil militaire de la transition au Tchad, Mahamat Idriss Déby, lors de sa visite le 10 mai 2021 au Niger pour encourager ses troupes dans la zone des 3 frontières

Avec la multiplication ces derniers jours des attaques terroristes, le Tchad ne veut apparemment pas être surpris par ces derniers développements du phénomène dans la zone des 3 frontières Mali-Burkina-Niger où il a déployé en février dernier quelques 1 200 soldats supplémentaires.

En effet, les forces armées tchadiennes ont annoncé ce samedi le retrait de 600 soldats de la force G5 Sahel. Des soldats qui étaient déployés dans  la zone des 3 frontières. Selon les explications du porte-parole du gouvernement tchadien Abderaman Koulamallah, il s’agit pour les forces armées tchadiennes de se réorganiser pour mieux agir. Une sorte de repli stratégique, vu que le Tchad n’est pas à l’abri aussi d’attaques terroristes.  » C’est une décision concertée de longue date avec le commandement du G5. On a voulu alléger le dispositif qui n’était pas adapté », a soutenu M. Koulamallahr.

L’armée tchadienne a annoncé ce samedi le retrait de 600 soldats sur le front anti-terroriste dans la zone des 3 frontières

En tous les cas, ce ne sera pas la première fois que l’armée tchadienne procède à un repli sur le front terroriste. Et comme on le dit souvent dans le jargon militaire, «le terrain commande la manœuvre».

Pourvu que cette réduction du nombre des soldats tchadiens, ne contribue à empirer la situation sécuritaire de nos pays.

Christian Tas

Burkina Demain

L’homme le plus fort du monde Iron Biby en deuil

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Iron Biby, champion du monde de log lift, a perdu son père Dr Lassina Sanou

On ne l’a appris que ce samedi matin. Iron Biby, l’homme le plus fort du monde, le champion du monde de log lift que l’on ne présente plus, est en deuil. Son père, Dr Lassina Sanou, fondateur des établissements primaires et secondaires Alpha Solidarité, s’est éteint.

Le père Lassina Sanou (à droite) va manquer au champion du monde de de log lift Iron Biby

 Que la terre libre du Burkina qu’il a aimée lui soit légère !

Burkina Demain

Attaque d’Arbinda & Gorgadji : «Le Burkina Faso ne courbera pas l’échine»

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Le président du MPP Simon Compaoré, a réaffirmé la détermination du pouvoir face au terrorisme

Les acteurs politiques ont commencé à réagir à l’attaque terroriste d’Arbinda et Gorgadji qui a fait 80 morts dont 65 civils. Voici la réaction du parti au pouvoir via cette déclaration de son président, Simon Compaoré.

Le président du MPP Simon Compaoré, a réaffirmé la détermination du pouvoir face au terrorisme

«C’est avec stupeur et consternation que le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) a appris l’embuscade tendue par les terroristes contre un convoi de civils escorté par les FDS et les VDP le 18 août 2021 sur l’axe Gorgadji-Arbinda.

On déplore de nombreuses victimes (65 civils, 15 FDS et 6 VDP) et on enregistre des blessés rapidement pris en charge. Bien que désarçonnés par le guet-apens, la riposte des FDS et des VDP, ce 18 août 2021, a été foudroyante.

Elle a permis d’infliger de lourdes pertes aux ennemis de notre peuple. Le MPP félicite les FDS et les VDP pour leur réactivité, salue leur bravoure, leur témérité au combat sur l’axe Gorgadji-Arbinda ainsi que pour toutes les opérations qu’ils mènent sur le terrain pour débarrasser notre pays de la vermine terroriste. La Nation saura leur témoigner sa reconnaissance.

Le MPP s’incline sur la mémoire des victimes de cette barbarie et exprime sa compassion aux familles éplorées, aux FDS et aux VDP qui, encore une fois, ont payé durement le prix du sang pour protéger les populations. Si longue que soit la nuit, le jour finira par se lever et le Burkina Faso triomphera des forces obscurantistes et de leurs mandants.

Notre pays va relever le défi sécuritaire qui lui a été imposé avec ses propres forces et ses capacités opérationnelles. Dans cette guerre, le Burkina Faso ne doit compter que sur lui-même pour venir à bout du terrorisme et parvenir à assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’à ses populations.

C’est pourquoi le MPP réaffirme ici que le Burkina Faso ne courbera pas l’échine et se déclare solidaire du président du Faso et du gouvernement dans cette épreuve que le pays subit depuis cinq ans maintenant.

Le MPP invite le gouvernement à persévérer dans les réformes pour optimiser le renseignement et les capacités de riposte tout en développant les initiatives pour une meilleure implication des populations.

Ensemble, donnons-nous la main en patriotes pour la sauvegarde de notre unité, de notre vivre-ensemble et de l’intégrité du territoire national.

DEMOCRATIE      –      EGALITE       –      PROGRES

Le Président

Simon COMPAORE »