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Mélenchon à Ouaga : Ce qui attend le leader de la France insoumise !

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Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon attendu à Ouagadougou ce dimanche 18 juillet pour une visite de plusieurs jours

A un mois de ses 70 ans, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a décidé d’effectuer une visite au Burkina Faso à partir de ce dimanche 18 juillet 2021. Pour ce déplacement en terre burkinabè, le conseiller général de l’Essonne est accompagné de deux parlementaires : Bastien Lachaud, Mathilde Panot. Pour ce qui est du programme de ce séjour de Mélenchon à Ouaga, voici ce qui l’attend :

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon attendu à Ouagadougou ce dimanche 18 juillet pour une visite de plusieurs jours

Dimanche 18 juillet 2021

-14 h 30  Rendez-vous avec le Balai citoyen ;

-16H30 Visite Mémorial Sankara avec délégation, dépôt de gerbe, plantation d’un arbre, allocution devant la presse

Lundi 19 juillet

 -10H30 Rendez-vous avec le président de l’Assemblée

-16H 00  Rencontre avec l’association Yelemani

Mardi juillet

 -Rendez-vous et rencontres officielles (en cours d’organisation)

Mercredi 21 juillet

-14H30 – Conférence à l’Université de Ouagadougou Joseph Ki-Zerbo (salle des actes du bâtiment PSUT), sous le thème : « Y a-t-il un avenir en commun dans la francophonie ? »

Burkina Demain

Crise à la CENI : La FAIB opte pour le remplacement de Newton Ahmed Barry

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La FAIB a entamé une démarche pour remplacer Newton Ahmed Barry à la CENI

Face à la crise née du renouvellement des instances de la CENI, la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a décidé de remplacer son représentant Newton Ahmed Barry au sein de la Commission électorale nationale par Adama Kafando, «dans le souci de la préservation de la paix sociale»

La FAIB a entamé une démarche pour remplacer Newton Ahmed Barry à la CENI

C’est ce qu’indique une lettre de la FAIB adressée au ministre de l’administration territoriale qui a annoncé l’élection du nouveau de la CENI pour ce lundi 19 juillet, après l’échec du vendredi 15 juillet dernier.

Intelligence économique : Les grands moments de la Journée nationale 2021

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Des participants de la Journée nationale de l'intelligence économique 2021

La chambre de commerce a organisé le 12 juillet dernier la Journée nationale de l’intelligence économique (JNIE), avec comme objectif la promotion de la pratique de l’intelligence économique au Burkina Faso.

Les officiels dont le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Harouna Kaboré, se prêtant aux questions de la presse

Après la première édition en 2019 qui avait réuni au Burkina Faso des experts nationaux et internationaux ; l’édition 2021 de la (JNIE) a encore marqué les esprits des participants par son originalité et l’exclusivité des communications faites par des experts burkinabé.

C’est sous le thème rôle de l’intelligence économique dans la stratégie des états et des entreprises que les différents communicateurs se sont succédé à la « barre ».

«Nous adapter à cette nouvelle donne pour en tirer le meilleur profit»

Selon le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré, la mondialisation et l’ouverture des marchés sont des éléments qui s’imposent de plus en plus à nos économies en développement et nous devrions apprendre à nous adapter à cette nouvelle donne pour en tirer le meilleur profit.

Ces réalités, poursuit-il, ont accru la pression de la concurrence internationale sur nos économies et sur nos entreprises qui ne disposent souvent que peu de moyens pour y faire face.

«Je suis persuadé que notre responsabilité en tant que décideurs politiques est importante pour susciter le développement d’une culture et d’une pratique de l’intelligence économie » dit-il.

S’accorder sur le contenu de l’IE burkinabè

Des participants de la Journée nationale de l’intelligence économique 2021

Pour le président de la commission consulaire pour le mérite de l’IE de la CCI-BF, Omer Roger Ouédraogo, représentant du président de la chambre de commerce, l’intelligence économique était innée au Burkina et en tant que consulaires ils adhèrent à cela.

Et comme perspectives ils envisagent continuer ces rencontres et s’accorder sur le contenu de l’intelligence économique burkinabé.

Cinq communications ont ponctué la JNIE. Il s’agit notamment de :

-l’historique et fondement de l’intelligence économique présentée par Dr Honoré Ouédraogo ;

– IE au service de l’innovation et la compétitivité des de PME/PMI présenté par le Dr Brahima Diawara ;

-la politique publique en matière d’IE pour la compétitivité des Etats et des entreprises : états des lieux et perspectives présentée par Boukary Ouedraogo du ministère de l’économie ;

-la protection de l’information stratégique au sein des entreprises présentée par Brahima Bazongo du Centre nationale de la propriété intellectuelle ;

– la guerre économique : l’ingénierie de l’information stratégique comme un outil offensif et défensif des Etats et des entreprises présentée par le commandant Alain Sara.

Préoccupations soulevées

Le présidium à l’ouverture des JNIE

A l’issue de ces différentes communications, les participants ont soulevé des préoccupations comme le rôle de l’IE dans l’émergence des champions nationaux, le condition de l’implémentation de l’intelligence économique au Burkina Faso, l’IE comme instrument d’insertion des produits locaux dans la chaine de valeur mondiale, régional et sous régionale, la politique nationale d’IE au Burkina et les technique d’incitation des entreprises à y adhérer ; l’articulation entre IE et la bonne gouvernance,  la volonté politique…

Pour Boureima Bancé, économiste de formation, étudiant en Master2 intelligence économique et développement international à l’IUFIC/UO2, venu participer à la JNIE a indiqué pour sa part qu’une bonne implémentation de l’IE au Burkina permettra à nos entreprises d’être plus compétitives sur le marché national et international.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Burkina Faso : 400 000 pauvres supplémentaires

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La situation de la mise en oeuvre à mi-parcours du cadre de partenariat 2018-2020 a été faite aux Hommes de médias

Dans sa démarche de consultations sans exclusive dans le cadre de la revue à mi-parcours de son Cadre de partenariat 2018-2023 avec le Burkina Faso ; la représentation résidente de la Banque mondiale a eu des échanges avec les représentants des médias ce jeudi 15 juillet 2021 à son siège à Koulouba.

La représentante résidente de la Banque mondiale Burkina Faso, Maïmouna Mbow Fam, prenant note au cours des échanges avec les acteurs médiatiques

Les échanges ce jeudi entre la représentante résidente de la Banque mondiale Burkina Faso, Maïmouna Mbow Fam, ses collaborateurs et les représentants des médias s’inscrivent dans le cadre des consultations engagées par l’institution de financement du développement avec différents acteurs nationaux dans la perspective de la revue à mi-parcours de son Cadre de partenariat 2018-2023 avec le Burkina Faso.

A entendre les initiateurs, la rencontre a été voulue pour avoir l’avis et les recommandations des Hommes de médias sur l’action dans les deux années à venir de la Banque mondiale au Burkina Faso. Cela dans un souci de plus d’efficacité, en tenant compte du contexte sécuritaire et de la Covid-19 qui a entraîné une baisse de 6 à 2% de la croissance économique et fait progresser la pauvreté dans le pays, avec 400 000 pauvres supplémentaires en fin 2020.

Des réformes dans la passation de marchés publics

La situation de la mise en oeuvre à mi-parcours du cadre de partenariat 2018-2020 a été faite aux Hommes de médias

A entendre la chargée des opérations principales de la Banque mondiale Burkina Faso, Mariam Diop, la survenue de la Covid-19 et le problème sécuritaire n’ont pas permis une mise en œuvre optimale des projets et programmes de la Banque mondiale au cours de ces deux dernières années. Quand l’on ajoute à cela les lourdeurs administratives dans les passations des marchés publics, l’on se retrouve à ce jour avec 2 milliards de dollars du portefeuille non encore absorbé.

Au cours des échanges, les Hommes de médias ont appris que le gouvernement a décidé d’entreprendre des réformes pour assouplir les procédures de passation des marchés pour favoriser l’absorption des fonds au cours des deux prochaines années.

Vers deux priorités au lieu de trois

Pour sa part, la représentation résidente de la Banque mondiale a décidé de faire des ajustements pour tenir compte du contexte. Ainsi, ses priorités passent de trois à deux, à savoir :

-rétablir la confiance entre les citoyens et l’Etat pour prévenir les conflits ;

-Soutenir une reprise de croissance économique verte et durable.

Faut-il le rappeler, le Cadre initial de partenariat 2018-2023 Banque mondiale – Burkina Faso avait comme priorités :

-accélérer la croissance durable tirée par le secteur privé pour la création d’emplois ;

-investir dans le capital humain et les systèmes de protection sociale ;

-renforcer la gouvernance et soutenir la participation citoyenne».

Maria Salomé Bayala

Sandrine Maria Koalaga

«Plaidoyer des chefs d’Etat à Abidjan pour une 20e reconstitution des ressources de l’IDA

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Photo de famille des chefs d'Etat ayant participé au sommet

Treize Chefs d’État et des Chefs de Gouvernement africains ont conclu jeudi leur sommet d’un jour à Abidjan fermement résolus à accélérer la reprise économique afin de surmonter les chocs de la pandémie de COVID-19, augmenter les investissements dans le capital humain et redoubler d’efforts pour créer des emplois. Pour les accompagner dans cette entreprise, ils ont plaidé pour une 20e reconstitution substantielle des ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA20). Plus de précisions dans ce Communiqué Final

Photo de famille des chefs d’Etat ayant participé au sommet d’Abidjan

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour soutenir leurs programmes de relance, les dirigeants africains appellent à une 20e reconstitution ambitieuse des ressources de l’Association Internationale de Développement

ABIDJAN, 15 juillet 2021 – Treize Chefs d’État et des Chefs de Gouvernement africains ont conclu aujourd’hui leur sommet d’un jour à Abidjan fermement résolus à accélérer la reprise économique afin de surmonter les chocs de la pandémie de COVID-19, augmenter les investissements dans le capital humain et redoubler d’efforts pour créer des emplois. Pour les accompagner dans cette entreprise, ils ont plaidé pour une 20e reconstitution substantielle des ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA20).

Dans une déclaration commune approuvée pendant la réunion, les Chefs d’État et de Gouvernement ont rappelé le rôle décisif de la reprise économique, de la création d’emplois et des investissements dans le capital humain — y compris l’élargissement de l’accès aux vaccins — pour aider les populations à surmonter les chocs de la pandémie, sortir de la pauvreté extrême et bâtir un avenir plus résilient et inclusif.

« Le processus de financement, qui commence à Abidjan cette semaine, se terminera à la fin de cette année avec une politique et des instruments de financement pour soutenir des projets spécifiques dans les 74 pays IDA au cours des trois prochaines années. L’objectif de cette 20ème reconstitution des ressources de l’IDA est de mobiliser une enveloppe d’au moins 100 milliards de dollars, ce qui représente le montant le plus important enregistré au cours de l’histoire de l’IDA. C’est l’occasion de démontrer que la solidarité est effectivement essentielle pour le bien de tous et que nous pouvons agir ensemble pour reprendre le chemin de la convergence économique des revenus sur lequel nous étions avant la pandémie, et construire un monde plus sûr et plus prospère, » a déclaré Alassane Ouattara, le Président de la République de Côte d’Ivoire. « Nous savons que lorsque la Banque mondiale a le soutien de toutes ses parties prenantes, elle a la capacité et la crédibilité nécessaire pour faire la différence. »

Sur le front de l’emploi, les dirigeants se sont engagés à soutenir le développement du secteur privé, en insistant sur le renforcement de la productivité à travers la généralisation de la numérisation, de la mécanisation et de l’industrie manufacturière en Afrique — y compris pour les vaccins — mais également en améliorant l’accès aux financements et l’environnement des affaires.

En ce qui concerne le capital humain, les dirigeants ont appelé de leurs vœux des systèmes éducatifs favorisant l’acquisition et l’utilisation des compétences nécessaires pour les emplois de demain, ainsi que des systèmes de santé et de prestation de services et des filets sociaux adaptatifs résilients. Enfin, sur le plan de la reprise économique, les Chefs d’État ont souligné leur détermination à soutenir la transformation structurelle et spatiale des économies, à travers une diversification économique accrue et un meilleur développement régional au sein des pays et des régions sur fond de stabilité macroéconomique, en accordant une attention particulière à la soutenabilité de la dette publique, aux enjeux sécuritaires et de maintien de la paix, ainsi qu’au renforcement des capacités d’anticipation afin de protéger les économies et les populations des crises à venir.

Conscients de l’ampleur des volumes de financement nécessaires pour répondre au niveau d’ambition de leur programme de développement, les Chefs d’État ont insisté sur la maximisation indispensable des ressources financières intérieures et extérieures. Observant qu’au cours des cinq prochaines années, les besoins de financement supplémentaires à l’échelle du continent pour lutter contre la pandémie, le changement climatique et accélérer la reprise économique sont estimés à 285 milliards de dollars US, ils ont indiqué que leurs efforts accrus de mobilisation des ressources intérieures ne suffiraient pas. D’où leur appel à une 20e reconstitution anticipée des ressources de l’IDA d’au moins 100 milliards de dollars US d’ici la fin de l’année 2021, pour concrétiser les aspirations des pays africains.

« Les chefs d’État africains ont abordé aujourd’hui l’impact de cette pandémie sur leurs pays et la nécessité de disposer à l’avenir de financements stables pour réaliser leurs ambitions de développement. L’IDA est un acteur incontournable pour leur apporter des solutions de financement et de relance », a affirmé Axel van Trotsenburg, directeur général des opérations de la Banque mondiale. « Une 20e reconstitution ambitieuse des ressources de l’IDA viendra aider puissamment les pays à engager une reprise verte et inclusive pour renouer avec les objectifs de 2030.»

Les dirigeants de l’Angola, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de l’Ethiopie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée Bissau, du Kenya, du Libéria, de Madagascar, de la Mauritanie, du Mozambique,  du Niger, du Nigéria, de l’Ouganda, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda, du Sénégal, du Soudan, de la Tanzanie et du Togo participaient à ce sommet, aux côtés des responsables des commissions régionales, notamment l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine, la Commission Economique pour l’Afrique de l’Ouest, la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale et l’Union Africaine. De hauts responsables du Groupe de la Banque mondiale et des représentants des gouvernements donateurs de l’IDA étaient également présents.

 

Pour plus d’informations : L’IDA en Afrique — réunion des chefs d’État : Anglais I Français

Contacts :

Présidence de la Côte d’Ivoire : Issa Bamba – issa.bamba@presidence.ci

Groupe de la Banque mondiale : Aby Toure – akonate@worldbank.org

À propos de l’Association internationale de développement (IDA)

L’Association internationale de développement (IDA) est l’un des principaux bailleurs de fonds pour la lutte contre l’extrême pauvreté dans les pays les plus pauvres de la planète.

Elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, renforcer la résilience et améliorer le quotidien des plus démunis.

Depuis sa création en 1960, l’IDA a fourni près de 422 milliards de dollars pour financer des investissements dans 114 pays. Au sein du Groupe de la Banque mondiale, l’IDA met son expertise internationale au service exclusif de la réduction de la pauvreté et de la promotion d’une prospérité partagée dans les pays les plus pauvres du monde. Pour en savoir plus : IDA.banquemondiale.org #IDAworks4Africa»

Situation humanitaire : 30 000 tonnes de céréales distribuées, besoin de plus de 8 milliards

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A la date du 21 mars 2021, 30 000 tonnes de céréales ont été distribuées à 848 925 personnes

Au Burkina Faso, la dégradation ces dernières semaines de la situation sécuritaire avec notamment la survenue des drames de Solhan, a entraîné un accroissement du nombre des Personnes déplacées internes (PDI) et des besoins pour leur prise en charge conséquente.

A la date du 21 mars 2021, 30 000 tonnes de céréales ont été distribuées à 848 925 personnes

 Selon le rapport sur la situation humanitaire du pays au 30 juin 2021 présenté ce mercredi 14 juillet en Conseil des ministres, les défis humanitaires sont estimés à ce jour, à plus de 8 milliards de francs CFA.

 «Au premier semestre 2021, 237 078 Personnes déplacées internes (PDI) ont été enregistrées faisant passer le nombre de PDI de 1 074 993 au 31 décembre 2020 à 1 312 071 à la date du 30 juin 2021. Cette population est composée de 16,41% d’hommes, de 23,04% de femmes et de 60,55% d’enfants»,  peut-on lire dans le compte rendu du Conseil des ministres.

30 000 tonnes de céréales 

Toujours selon le compte rendu du Conseil des ministres, à la date du 21 mars 2021, 30 000 tonnes de céréales ont été distribuées au bénéfice de 848 925 personnes dont 436 302 PDI, 269 098 personnes vulnérables et 143 525 victimes de catastrophes.

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 14 juillet 2021

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 14 juillet 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 40 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un décret portant classification et organisation-type des Missions diplomatiques et des Consulats généraux du Burkina Faso à l’étranger.

L’adoption de ce décret permet une meilleure réorganisation des représentations diplomatiques du Burkina Faso à travers le monde.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté six (06) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi de règlement et projet du compte général de l’administration des finances au titre du budget de l’Etat, exercice 2020.

Le projet de loi de règlement retrace les autorisations en matière de recettes et de dépenses du budget général et des comptes d’affectation spéciale, l’état d’exécution en recettes et en dépenses du budget général et des comptes d’affectation spéciale, l’état d’exécution des opérations de trésorerie et la présentation du résultat d’exécution des lois de finances.

Le projet du compte général de l’administration des finances retrace les opérations d’exécution du budget à travers la balance générale des comptes du trésor et les états financiers y relatifs.

Au total, la présentation du résultat des lois de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2020 indique les résultats suivants :

-au titre du résultat du budget général exercice 2020, les recettes se sont établies à mille huit cent cinquante-huit milliards deux cent quinze millions neuf cent cinquante-neuf mille quatre cent vingt-sept (1 858 215 959 427) FCFA, contre des dépenses de deux mille quatre cent deux milliards neuf cent quatorze millions cinq cent soixante-quatorze mille cent soixante-huit (2 402 914 574 168) FCFA. Il se dégage un déficit de cinq cent quarante-quatre milliards six cent quatre-vingt-dix-huit millions six cent quatorze mille sept cent quarante-un (544 698 614 741) FCFA ;

-au titre de l’exercice 2020, le résultat des comptes d’affectation spéciale se chiffre à quatre-vingt-dix milliards sept cent vingt et un millions sept cent quinze mille trois cent trente-six (90 721 715 336) FCFA ;

-au titre du budget de l’Etat, exercice 2020, le résultat du projet de loi de règlement indique un déficit de quatre cent cinquante-trois milliards neuf cent soixante-seize millions huit cent quatre-vingt-dix-neuf mille quatre cent cinq (453 976 899 405) FCFA contre un déficit de deux cent soixante-treize milliards soixante-six millions sept cent quatre-vingt-seize mille quatre cent seize (273 066 796 416) FCFA en 2019.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord cadre de financement signé le 25 mars 2021 entre le Burkina Faso et la Banque Islamique de Développement (BID), et relatif au projet de renforcement de soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition au Burkina Faso.

L’objectif du projet est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle, néo-natale et infanto-juvénile ainsi que des inégalités d’accès aux soins de santé de qualité, d’ici à 2026 dans les régions sanitaires des Cascades, des Hauts-Bassins, du Centre-Sud et de l’Est du Burkina Faso.

Le coût du projet estimé à 29,79 millions USD, soit environ 16,38 milliards FCFA est financé par la BID à hauteur de 27,96 millions USD, soit environ 15,37 milliards FCFA.

Le projet vise entre autres, la construction et l’équipement de 25 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), de 100 Postes de santé communautaire (PSC) et la mise en place de 15 cliniques mobiles au profit des personnes déplacées internes.

Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de la Convention de crédit CBF 1371 01B conclue le 16 avril 2021 entre le Gouvernement du Burkina Faso et l’Agence française de développement (AFD) pour le financement du Projet d’appui au développement des collectivités territoriales (PADCT).

La contribution de l’Agence française de développement est structurée autour d’une subvention de 4,59 milliards FCFA et d’un prêt de 13,12 milliards FCFA, soit au total un montant de 17,71 milliards FCFA.

La zone d’intervention du PADCT comprend les communes de la région de la Boucle du Mouhoun et celles de la région de l’Est.

Le quatrième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de la Convention de crédit CBF 1363 01C, conclue le 16 avril 2021 entre le Gouvernement du Burkina Faso et l’Agence française de développement (AFD) pour le financement du Projet d’amélioration et de sécurisation de la production agricole (SECURAGRI).

La contribution de l’AFD est constituée d’une subvention de 4,59 milliards FCFA et d’un prêt de 13,12 milliards FCFA, soit au total 17,71 milliards FCFA.

Les bénéficiaires du projet sont les ménages ruraux des régions de la Boucle du Mouhoun et de l’Est.

Le cinquième rapport est relatif à un décret portant création de l’Ecole normale supérieure (ENS).

L’ENS regroupe désormais l’Institut des sciences (IDS) et l’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK).

L’adoption de ce décret permet à l’Ecole normale supérieure d’accomplir efficacement ses missions et de se conformer au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT).

Le sixième rapport est relatif à un décret modificatif du décret n°2008-715/PRES/PM/MEF/MASSN du 17 novembre 2008 portant création du Fonds national de solidarité.

Le Fonds national de solidarité devient désormais le Fonds national de solidarité et de résilience sociale (FNS-RS). Ainsi modifié, ce Fonds aura désormais pour mission de contribuer à la prise en charge et à la résilience des personnes et des groupes sociaux vulnérables ou en détresse, ainsi qu’au financement des actions humanitaires. Il s’agit par cette modification de permettre le financement des initiatives d’autonomisation des personnes et groupes vulnérables.

L’adoption de ce décret vise à assurer un meilleur impact des interventions du Fonds national de solidarité et de résilience sociale.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement nomination et renouvellement de mandat des Membres de la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA).

L’adoption de ce décret permet la nomination de treize (13) Membres pour un premier mandat de trois (03) ans et le renouvellement de treize (13) autres Membres pour un dernier mandat de trois (03) ans à la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA). Ces nominations sont conformes aux dispositions du décret n°2016-569/PRES/PM/MJDHPC/MINEFID/MCIA du 28 juin 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil national pour la nutrition (CNaN).

Le CNaN est désormais présidé par Son Excellence Monsieur le Président du Faso pour traduire l’évolution multi sectorielle du défi de la nutrition dans notre pays.

L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif de coordination des interventions en nutrition en vue d’améliorer de manière significative les indicateurs.

 

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts de l’Ecole normale supérieure (ENS).

L’Ecole normale supérieure est un établissement d’enseignement supérieur, de formation professionnelle et de recherche. Elle a pour mission la formation professionnelle initiale et continue des personnels d’enseignement, d’encadrement, d’animation de la vie scolaire et d’orientation scolaire et professionnelle.

L’adoption de ce décret permet à l’Ecole normale supérieure de se conformer aux dispositions du décret n°2014-612/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT).

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

Le Conseil adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à la situation humanitaire dans notre pays au 30 juin 2021.

Au premier semestre 2021, 237 078 Personnes déplacées internes (PDI) ont été enregistrées faisant passer le nombre de PDI de 1 074 993 au 31 décembre 2020 à 1 312 071 à la date du 30 juin 2021. Cette population est composée de 16,41% d’hommes, de 23,04% de femmes et de 60,55% d’enfants.

A la date du 21 mars 2021, 30 000 tonnes de céréales ont été distribuées au bénéfice de 848 925 personnes dont 436 302 PDI, 269 098 personnes vulnérables et 143 525 victimes de catastrophes.

Les défis en matière humanitaire qui restent à relever sont estimés à plus de huit (08) milliards FCFA. Le Président du Faso a instruit les ministres concernés à prendre toutes diligences idoines pour relever ces défis.

Le second rapport est relatif à un décret portant approbation des statuts particuliers du Fonds national de solidarité et de résilience sociale (FNS-RS).

L’adoption de ce décret permet de se conformer à la loi n°010-2013/AN du 30 avril 2013 portant règles de création des catégories d’établissements publics et au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des fonds nationaux.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a informé le Conseil de la signature le 14 juillet 2021, des accords de financement avec la Banque mondiale d’un montant total de 478,75 millions USD, soit environ 264 milliards FCFA.

Ces financements sont destinés :

-au projet communautaire de relance et de stabilisation au Sahel ;

-au projet de déploiement du solaire à large échelle et à l’électrification rurale ;

-au projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines ;

-au projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financement des petites et moyennes entreprises.

Ces accords traduisent la confiance dont jouit le Burkina Faso auprès des partenaires techniques et financiers.

 

Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a en outre informé le Conseil de la tenue des assises nationales de la fiscalité les 29 et 30 juillet 2021 à Ouagadougou, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Premier ministre. Ces assises visent l’amélioration du dialogue sur le système fiscal national et le renforcement du civisme fiscal.

II 2 Le ministre des Infrastructures et du désenclavement a informé le Conseil du lancement des travaux de renforcement et de bitumage des voies d’accès au Port sec et à la Maison de la culture Anselme Titianma SANON le 22 juillet 2021 à Bobo-Dioulasso.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 28 138 B, Administrateur civil, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Secrétaire général. 

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Monsieur François Xavier BAMBARA, Mle 52 153 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Tanga OUEDRAOGO, Mle 33 306 U, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Conseiller technique.

C  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Monsieur Seydou NOMBRE, Mle 58 196 X, Administrateur des hôpitaux et des services de santé spécialisé en économie de la santé, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo.

D AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

Monsieur Adama SORI, Mle 216 155 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) ;

Monsieur Windinmanegde Raoul OUEDRAOGO, Mle 219 223 W, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de l’administration et des finances du Secrétariat permanent du Conseil national pour l’enfance ;

Madame Adjiguiwénou Aïcha KANGOUEBOU, Mle 279 848 A, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Plateau-Central ;

Monsieur Augustin OUEDRAOGO, Mle 92 529 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire de l’Est.

E AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Monsieur Naba DABIRE, Mle 25 782 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles, cumulativement avec ses fonctions de Responsable du « Programme Pilotage et soutien » ;

Monsieur Mahamadi BADINI, Mle 92 677 E, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des travaux d’entretien ;

Monsieur Emmanuel BEMBAMBA, Mle 101 777 D, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du « Programme Développement du réseau de pistes rurales », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des pistes rurales ;

Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;

Monsieur Saferbâ Ardjouma SOMA, Mle 211 865 Y, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des travaux de construction ;

Monsieur Benjamin KAMBOU, Mle 110 00 C, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures et du désenclavement des Hauts-Bassins ;

Monsieur Koumbatian SOME, Mle 92 731 U, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures et du désenclavement du Sud-Ouest.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Monsieur Oumarou MANDE, Mle 58 065 V, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Lucien BOUDA, Mle 322 645 N, Professeur des lycées et collèges, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Saïdou KIENTEGA, Mle 233 939 P, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des carrières ;

Monsieur Wend Dolean Arsène ILBOUDO, Mle 333 944 V, Ingénieur de recherche en énergie renouvelable, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

G AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Monsieur Mohamed Joël KABORE, Juriste, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Moussa KONFE ;

Monsieur Diaboado Marius Tresor LOMPO, Enseignant, est nommé Chargé de missions en remplacement de Madame Emma Patricia TAMINI ;

Monsieur Nestor KAHOUN, Mle 76 306 X, Technicien supérieur de musée, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

Monsieur Hamidou LOMPO, Mle 97 695 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

Monsieur Rayengnéwindé Augustin OUEDRAOGO, Mle 226 390 W, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur du développement de l’industrie touristique ;

Monsieur Benjamin ZAGRE, Mle 238 622 X, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur du développement et du contrôle de la production et de la diffusion ;

Monsieur Etienne Baowendmalgré SANDOUIDI, Mle 86 704 B, Instituteur certifié, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Namentenga.

III 2 NOMINATIONS DE MEMBRES DE LA COMMISSION NATIONALE DE L’ORGANISATION POUR L’HARMONISATION EN AFRIQUE DU DROIT DES AFFAIRES (CONAHDA) AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de la Commission nationale de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Membre représentant le ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :

Monsieur Mathias NIAMBA, Mle 130 175 L, Magistrat.

Membre représentant le ministère de l’Economie, des finances et du développement :

Monsieur Yacouba Zabré GOUBA, Mle 59 225 T, Inspecteur du trésor.

Membres représentant le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

Madame Mariam OUEDRAOGO/TRAORE, Mle 224 676 N, Attachée en études et analyses ;

Monsieur Yacouba SAWADOGO, Mle 200 576 F, Conseiller des affaires économiques.

Membre représentant le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

Monsieur Ousmane BOUGOUMA, Mle 257 406 J, Maître assistant.

Membre représentant le ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Monsieur Mahama TAKO, Mle 212 385 A, Inspecteur du travail.

Membre représentant le ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation :

Monsieur Ezzedine BAMOGO, Mle 293 672 S, Conseiller en études et analyses/option droit.

Membre représentant le ministère des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur :

Monsieur Bowurossigué Chrisostome SANOU, Mle 118 847 L, Conseiller des affaires étrangères.

Membre représentant l’Ordre des avocats :

Monsieur Moumouny KOPIHO, Avocat au Barreau.

Membre représentant l’Ordre des notaires :

Monsieur Yacouba DEMBELE, Notaire.

Membre représentant les Organisations des transporteurs :

Monsieur Patrice dit Sansan KAMBOU, Transporteur.

Membre représentant l’Association professionnelle des Banques et établissements financiers :

Madame Florence BEOUINDE, Cadre supérieur de banque.

Membre représentant le Mouvement coopératif artisan :

Monsieur Seydou TOU, Mle 231 90 33 V, Gestionnaire financier.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA) pour une dernière période de trois (03) ans.

Membres représentant le ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :

Monsieur Issa Safériba FAYAMA, Mle 130 274 L, Magistrat ;

Monsieur Boureima YAMEOGO, Mle 130 318 L, Magistrat ;

Monsieur Pinnagné Simplice BADO, Mle 130 460 B,Magistrat.

Membre représentant le ministère de l’Economie, des finances et du développement :

Madame Wendkouni Naomie OUEDRAOGO/SAKANDE, Mle 215 219 L, Attachée en études et analyses.

Membre représentant le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

Monsieur Moussa DAO, Mle 205 830 X, Juriste.

Membre représentant la Chambre nationale des huissiers de justice :

Monsieur Wenbi Olivier ZONGO, Huissier de justice.

Membre représentant l’Ordre des experts comptables et des comptables agréés :

Monsieur Koniba SOMA, Expert-comptable.

Membre représentant la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina :

Madame Bintou BOLI/DJIBO, Juriste d’affaires.

Membre représentant la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest :

Madame Kiswendsida Judith Valérie KABORE, Mle 65 13, Economiste gestionnaire.

Membre représentant l’Association professionnelle des Banques et établissements financiers :

Madame Yoalé Léa SAGNON, Mle BFL070003, Juriste.

Membres représentant la Confédération paysanne du Faso :

Monsieur Bassiaka DAO, Agriculteur ;

Monsieur Boureima DIALLO, Eleveur.

Membre représentant les Clubs OHADA :

Monsieur Alfred BAMA, Mle 41 345 T, Enseignant.

III 3  NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et d’un Président aux Conseils d’administration :

de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ;

de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-Burkina) et de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.

A MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

Monsieur Lucien HIEN, Mle 53 508 B, Inspecteur de l’éducation de la petite enfance ;

Madame Soutongnoma Romaine SANYAN/NADEMBEGA, Mle 90 098 R, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

Monsieur Adama BADOLO, Mle 34 825 X, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

Monsieur Ousséni SO, Mle 104 532 V, Maître de Conférences.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Monsieur Abdel Kader BEOGO, Mle 217 028 Z, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

Madame Emma KIEMA/KANKYONO, Mle 46 391 Z, Inspecteur de l’éducation de la petite enfance.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

Monsieur Tuembé DOYE, Mle 32 607 U, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES

Monsieur Lombozo Bernard PEMOU, Mle 11 32, Elève professeur des écoles, Délégué général.

Le second décret nomme Monsieur Lucien HIEN, Mle 53 508 B, Inspecteur de l’éducation de la petite enfance, Président du Conseil d’administration de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination de Monsieur Ollé Arnaud KAM, Mle 256 193 C, Conseiller en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations (APEX-Burkina) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret porte nomination de Monsieur Emmanuel NIGNAN, Mle 36 612 F, Professeur certifié, Administrateur représentant les Experts, au Conseil d’administration de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Projet SOLEER : La Banque Mondiale s’engage pour 93 milliards de francs CFA

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Echange chaleureux de paraphes entre la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso Maimouna MBow Fam (à gauche) et le ministre de l’économie, des finances et développement, Lassané Kaboré, à l’issue de la signature de la convention de financement

Dans le secteur de l’énergie au Burkina Faso, la Banque mondiale est un partenaire technique et financier clé.

Après avoir contribué au financement de plusieurs programmes et projets importants, la Banque mondiale a signé ce mercredi même à Ouagadougou un nouvel accord de financement à hauteur de près de 93 milliards de francs CFA dans le cadre du projet d’électrification solaire et rurale à grande échelle (SOLEER), destiné à ’électrifier 120 000 ménages.

Echange chaleureux de paraphes entre la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso Maimouna MBow Fam (à gauche) et le ministre de l’économie, des finances et du développement, Lassané Kaboré, à l’issue de la signature de la convention de financement

168,75 millions de dollars américains, près de 93 milliards de francs CFA. C’est le montant de l’accord de financement signé ce mercredi 14 juillet 2021 par la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso Maimouna MBow Fam et le ministre de l’économie, des finances et du développement, Lassané Kaboré.

Contribution de la BM au financement de SOLEER

La représentante résidente Maimouna MBow Fam a justifié l’accompagnement de son institution au projet SOLEER

Ce montant de 93 milliards de francs CFA correspond à l’engagement financier de la Banque mondiale au projet d’électrification solaire et rurale à grande échelle (SOLEER) dont l’objectif est l’accroissement de l’accès des populations rurales aux services d’électricité, ainsi que la disponibilité de façon générale l’énergie solaire dans le pays.

‘’ La Banque mondiale a décidé d’accompagner cette initiative en la finançant, parce qu’elle adhère à l’idée du gouvernement burkinabé d’utiliser les technologies solaires pour donner accès à l’électricité, aux populations des zones reculées’’, a indiqué en substance la représentante résidente Maimouna MBow Fam. La mise en œuvre de SOLEER est envisagée pour la période 2022-2026.

«Ce projet va permettre la construction de centrales solaires photovoltaïques d’une puissance cumulée de 325 MWc. Sa mise en œuvre nécessitera l’implication du secteur privé d’où la mobilisation des financements privées d’environ 241 milliards de F CFA. Les producteurs indépendants d’électricité (IPP) aideront le gouvernement à obtenir 300 MWc supplémentaires d’énergie solaire avec stockage», a précisé le ministre de l’énergie, Bachir Ismaël Ouédraogo, présent à la présente signature de financement.

21 milliards de francs CFA de la BM  à Bolga- Ouaga

Le ministre de l’énergie, Bachir Ismaël Ouédraogo était de la signature de convention de financement

La Banque mondiale qui n’est pas ici à son premier appui financier, est un partenaire technique et financier clé dans le secteur de l’énergie au Burkina Faso en général et des énergies renouvelables en particulier.

A ce titre, l’institution de Breton Woods a participé au financement de plusieurs projets électriques : l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire ; le financement du Programme d’appui au secteur de l’électricité (PASEL), l’interconnexion Bolgatanga- Ouagadougou inaugurée le 5 octobre 2018.

Il est à noter que l’appui de la Banque mondiale à la réalisation du projet d’interconnexion Bolga- Ouaga avait déjà permis, entre autres, l’électrification de 25 localités rurales traversées par le ligne électrique.

10,77% du budget du portefeuille de la BM au secteur énergétique

Par ailleurs, la part du secteur de l’énergie dans le budget du Cadre de partenariat 2018-2023 Banque mondiale – Burkina Faso en cours de révision, se chiffre à 10,77% pour un budget global initial de 2,2 milliards de dollars américains.

Ce qui prouve tout l’intérêt que la Banque mondiale accorde au secteur de l’énergie au Burkina Faso. L’accompagnement de la Banque contribuera à accroître l’accès des populations rurales aux services énergétiques modernes. Selon les derniers chiffres officiels, le taux d’électrification rurale du pays est de 25%. Et le gouvernement ambitionne de le porter à 50%, c’est-à-dire le doubler à l’horizon 2025.

Martin Philippe

Burkina Demain

Banque mondiale BF : Début des consultations ce mardi de la revue du Cadre de partenariat 2018-2023

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La représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, Maïmouna Mbow Fam (au milieu), lors d'une rencontre avec les journalistes économiques le 24 juin 2021

Les appuis de la Banque mondiale aux actions de développement au Burkina Faso sont régis depuis juillet 2018 par le cadre de partenariat 2018-2023 qui découlait des priorités de l’époque. Le contexte ayant évolué avec la survenue de la pandémie de la Covid-19, la dégradation de la situation sécuritaire, des problèmes économiques et de gouvernance ; la Banque mondiale organise, à partir de ce mardi 13 juillet, une série de consultations sur la revue à mi-parcours de la performance dudit Cadre partenariat avec le Burkina Faso.

La représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, Maïmouna Mbow Fam, lors d’une rencontre avec les journalistes économiques le 24 juin 2021

Recueillir l’opinion des différents acteurs sur les grandes orientations de sa stratégie révisée au regard des changements importants intervenus sur le contexte socioéconomique du Burkina Faso.

C’est l’objectif principal des consultations qu’organise du 13 au 19 juillet 2021 la représentation résidente de la Banque mondiale à Ouagadougou. Ces consultations s’inscrivent dans le cadre de la revue à mi-parcours du Cadre de partenariat 2018- 2023.

Plusieurs acteurs du développement socioéconomique concernés

Compte tenu du contexte de la Covid-19, les présentes consultations de la Banque mondiale seront essentiellement organisées à Ouagadougou et concerneront notamment 8 acteurs :

-le gouvernement ;

-les partenaires techniques et financiers ;

-le secteur privé ;

-la société civile ;

-les académiciens ;

-l’assemblée nationale

-le conseil économique et social ;

-les médias ;

-des groupes de réflexion.

Intégrer le changement de contexte dans l’approche de la Banque

Le ministre burkinabè de l’économie, Lassané Kaboré et la représentante résidente de la Banque mondiale, Maimouna Mbow Fam, le 28 septembre 2020, lors de la signature d’un accord de financement additionnel de 56 milliards de F CFA dans le cadre du projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’Education (PAAQE)

De 2018 à 2021, le contexte socioéconomique a beaucoup évolué avec notamment la survenue de la Covid-19 et ses impacts négatifs sur l’économie et la société ; la dégradation de la situation sécuritaire, les problèmes de gouvernance ; sans oublier la fin du Plan national de développement économique et social (PNDES) sur lequel est adossé l’accompagnement de la BM.

Même si certaines existaient avant 2018, ces difficultés ne se posaient pas avec autant d’acuité que maintenant. C’est pourquoi, la Banque dans un souci d’efficacité de ses interventions, veut intégrer ce changement contextuel.

Une volonté de changement de cap qui devrait évidemment prendre en compte le nouvel référentiel national de développement 2021-2025 en phase d’adoption. A défaut de voir la Banque mondiale s’engager, à l’issue du processus de révision de son cadre partenarial, dans des secteurs de souveraineté comme la sécurité et la défense, l’on pourrait s’attendre à des réaménagements avec plus de financements dans d’autres secteurs déjà concernés.

Prémisses de la revue en mars 2021

L’on peut dire que les prémisses de la revue du Cadre de partenariat 2018-2023 entre la Banque mondiale et le Burkina Faso ont eu lieu en début mars, plus précisément le 2 mars 2021 à Ouagadougou, avec une rencontre qui a réuni les deux parties sur la question. Mais, il ne s’agissait qu’une rencontre entre le gouvernement burkinabè sous la houlette du ministère de l’économie, des finances et du développement d’une part et la représentation résidente de la Banque mondiale, d’autre part.  Cette première rencontre tenue en présentielle et en virtuelle en présence de membres du gouvernement et de la Représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso Maïmouna Mbow Fam, avait déjà permis d’apporter quelques correctifs en tenant compte de l’évolution du contexte évoqué plus haut. Les termes «revue conjointe du portefeuille de la Banque mondiale» avaient même été utilisés pour désigner la rencontre.

«Quels outils et instruments pour l’amélioration de la performance du portefeuille des projets et programmes de la Banque mondiale au Burkina Faso dans un contexte sécuritaire  et sanitaire difficile», c’était le thème de cette rencontre qui visait à améliorer la performance du portefeuille  de la Banque mondiale en réduisant, disait-on, «les lourdeurs administratives et les contraintes qui empêchent le Burkina Faso de dépenser la totalité des fonds mis à sa disposition par la Banque mondiale ».

Un portefeuille de 3, 53 milliards de dollars américains en fin janvier 2021

Selon la représentante résidente, cette revue du 2 mars 2021 intervenait dans un contexte de flux importants de ressources financières de la BM à destination du Burkina Faso et que cela constituait des opportunités de relance de l’activité économique, suite aux impacts négatifs de la Covid-19 et de la crise sécuritaire.

En effet, à entendre Mme Mbow Fam, le portefeuille des opérations de la Banque mondiale au Burkina Faso a presque doublé en trois ans, les engagements financiers ayant passé de 800 milliards de F CFA (1,7 milliard de dollars américains) en 2018 à 1 700 milliards de F CFA (3, 53 milliards de dollars américains) en fin janvier 2021.

Une situation favorisée par l’admission du Burkina Faso en décembre 2020 aux ressources additionnelles de prévention et de résilience destinées à accélérer la mise en œuvre des projets au bénéfice des zones et des populations les plus vulnérables avec une augmentation de 70% de l’enveloppe allouée au pays.

Un cadre de partenariat pays initial de 2,2 milliards de dollars

Les présentes consultations qui débutent ce mardi matin avec les représentants du gouvernement dont ceux du Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) devraient déjà permettre aux responsables de la représentation nationale de la Banque mondiale de se faire une idée des impacts des correctifs apportés il y a un peu plus de 6 mois pour favoriser l’absorption des flux financiers additionnels.

Faut-il le rappeler, le Cadre de partenariat Banque mondiale –Burkina Faso 2018- 2023, c’était au départ un portefeuille de 2,2 milliards de dollars américains. Sur les axes de ce cadre de partenariat la représentante résidente Maimouna MBow Fam, en poste depuis 1er juin 2020, expliquait : «le soutien du groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso pour la période 2018-2023 s’articule autour de trois piliers que sont :

-accélérer la croissance durable tirée par le secteur privé pour la création d’emplois ;

-investir dans le capital humain et les systèmes de protection sociale ;

-renforcer la gouvernance et soutenir la participation citoyenne».

Pour l’histoire, il est à noter que les débuts de la coopération entre le Burkina Faso, ex-Haute Volta et la Banque mondiale remontent à la fin des années 1960. Ainsi, le premier crédit de l’institution de Breton Woods à notre pays avait été signé le 18 février 1969 et avait servi à financer à l’époque, l’expansion et la réhabilitation du système de télécommunications du pays.

Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur quelques secteurs socioéconomiques où intervient actuellement la Banque mondiale.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

Intelligence économique : «La moto n’est pas seulement un moyen de déplacement», Hamado Ouedraogo, DC Watam Sa

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Hamado Ouedraogo, Directeur Commercial de Watam Sa

La journée nationale de l’Intelligence économique se tient ce 12 juillet 2021 sous le thème :«Rôle de l’intelligence économique dans la stratégie de développement de l’Etat et des entreprises. Nous en nous en parlons ici avec le Directeur commercial de Watam Sa Hamado Ouédraogo, pour qui l’IE n’est pas un concept, mais une philosophie, une façon de penser que l’Etat devrait être le premier à s’en approprier pour une question de souveraineté et d’indépendance. Entretien exclusif.

Hamado Ouedraogo, Directeur Commercial de Watam Sa donne son expérience de l’intelligence  économique en entreprises

 Burkina Demain : On entend de plus en plus parler de l’Intelligence économique (IE). Qu’est-ce que c’est ? Et en quoi ce concept peut apporter aux entreprises burkinabé ?

 Hamado Ouédraogo : Je pense qu’aujourd’hui l’intelligence économique est un outil d’aide à la décision ; c’est aussi tout ce qui a trait au recueil d’information, au traitement de l’information, la valorisation de cette information pour en faire une valeur ajoutée pour le développement de l’entreprise et aussi la protection de cette information stratégique.  Elle se fait déjà en Afrique mais de façon informelle.

Pour une entreprise burkinabé, l’utilisation ou du moins l’intégration de l’IE dans sa stratégie va lui conférer un avantage stratégique sur ces concurrents. Par exemple la direction d’achat d’une entreprise burkinabé qui va utiliser les outils de l’IE aura un avantage stratégique. Pourquoi ? Parce que avant d’aller à Dubaï, le responsable étant ici, va d’abord chercher son produit, les entreprises qui le produisent, ensuite vérifier la notoriété de ces entreprises et les délais de livraison, et enfin faire une comparaison prix… Et bien d’autres. Vous voyez ? C’est tout un travail à faire en amont. Donc arriver sur place, tout devient simple et il bénéficie d’un avantage compétitif par rapport à celui qui prend son avion sans faire ce travail.    

Y-avez-vous recourt à WATAM SA ?

 Oui, on le fait de façon informelle mais jusqu’à présent, il n’y a pas une direction ou un service dédié à l’Intelligence Economique. Mais quand on est dans le domaine commercial c’est tout à fait normal d’utiliser les outils de l’IE parce que notre premier atout c’est l’information sur le client final.

Parlez-nous un peu plus de votre expérience. Comment l’IE a contribué à votre essor ?

Personnellement à travers ma direction, j’ai compris qu’au Burkina Faso une moto n’est pas seulement un moyen de déplacement. Généralement, nous pensons que le Burkinabé a besoin d’une moto moins chère mais grâce à l’intelligence économique nous nous sommes rendu compte que cette affirmation n’était pas exacte. La moto n’est pas seulement un moyen de déplacement ; en plus de sa valeur économique, elle a une valeur sociale car en fonction de la moto que tu roules, on peut en déduire ton niveau social. Donc nous avons pris en compte ces paramètres dans les choix des modèles, les prix, de la publicité.  Mais c’est tout un travail d’intelligence économique qui nous a permis d’aboutir à ces conclusions.

En quoi l’IE est différent des autres concepts en entreprises tels que le suivi-évaluation ?

Je ne suis pas d’accord avec le fait que vous parlez de concept. Pour moi l’Intelligence économique n’est pas un concept. C’est toute une philosophie et une façon de penser. C’est tout un ensemble pluridisciplinaire. Je ne suis pas un expert en suivi évaluation mais le suivi-évaluateur fait des recommandations, il n’influe pas sur la performance et ne conçoit pas le projet. Quant à l’intelligence économique, étant un outil d’aide à la décision elle est au début du projet ; le suivi-évaluateur pourra constater à la fin les dispositions prises par le spécialiste en IE. Peut-être, nous pouvons parler de complémentarité.   

Y-a-t-il de la volonté politique d’intégrer l’IE dans la stratégie nationale de promotion des entreprises ?

En 2012-2013, avec le ministère de la prospective, il y avait un volet consacré à l’intelligence économique. Mais c’est récemment que j’ai eu vent de l’intégration de l’IE dans le nouveau référentiel de développement. Je pense que les choses sont en train de bouger dans ce sens. Pour moi, l’intelligence économique à elle seule ne peut pas être une solution miracle pour les entreprises parce que l’IE est applicable que dans un cadre formalisé.

Pour le DC Hamado Ouédraogo, l’intelligence économique n’est pas un concept mais une philosophie

Nous sommes en fin d’entretien, voudriez-vous ajouter un mot…

L’Etat devrait être le premier à s’approprier cette philosophie pour une question de souveraineté et d’indépendance. Par exemple la question des nouvelles cartes grises, dans le cadre des PPP c’est une entreprise française qui a eu le marché. Je pense qu’à mon humble avis ce marché devrait revenir à une entreprise burkinabé même si l’Etat allait l’accompagner. Aujourd’hui le serveur est en France c’est-à-dire que nos données sont en France. Pensez-vous que nos données des permis, des véhicules, motos devraient se retrouver dans un autre pays ? L’entreprise qui est en charge de faire cela, sait exactement en un an quel type de véhicule, quelle marque de véhicule, rentre au Burkina Faso : c’est une information capitale. Et s’ils veulent venir monter une usine au Burkina, ils savent quel type de véhicule les burkinabè consomment ? Quel est le budget minium que le burkinabé est prêt à mettre dans l’achat d’un véhicule ? : Ça c’est de l’information stratégique qui pouvait aider les investisseurs locaux. Mais de plus en plus il y a des experts nationaux d’IE et j’ai foi que avec l’organisation de ces JNIE, elle sera prise en compte parce que nous sommes dans un monde globalisé, nous avons besoin de survivre, d’être compétitif donc il est de notre intérêt que cette discipline soit promu et accepté pour l’intérêt de tous.

Entretien réalisé par Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain