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9e TAC : Les hommages du PM Dabiré aux défunts PM Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko

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Photo d'archive. Le PM Dabiré saluant l'ex PM Bakayoko

Dans son discours à l’ouverture ce mardi à Abidjan du neuvième Traité d’amitié ivoiro-burkinabè (TAC) le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré a rendu un vibrant hommage à ses deux défunts homologues ivoiriens, en l’occurrence les Premier ministres Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko, décédés respectivement le 8 juillet 2020 et 10 mars 2021.

Photo d’archive. Le PM Dabiré saluant l’ex PM Bakayoko

La neuvième conférence au sommet du Traité d’amitié Côte d’Ivoire – Burkina Faso (TAC) n’ayant pas eu lieu en 2020 du fait de la pandémie à Coronavirus ; le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré a saisi l’occasion, de l’ouverture ce mardi 27 juillet à Abidjan, pour rendre hommage à  ses  deux défunts homologues ivoiriens, en l’occurrence Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko, décédés respectivement le 8 juillet 2020 et le 10 mars 2021.

«Durant ces dernières années, nos deux Etats ont été particulièrement éprouvés par des évènements qui ont malheureusement affecté à la fois la vie politique, sécuritaire et sanitaire de nos nations. En effet, le Gouvernement et le peuple burkinabè ont été profondément touchés par la disparition de deux de vos illustres fils : Monsieur Amadou Gon Coulibaly et Monsieur Hamed Bakayoko, tous deux, Premiers Ministres de Côte d’Ivoire, décédés alors qu’ils étaient en fonction.

Leur forte implication dans la mise en œuvre du TAC a été reconnue par le Gouvernement du Burkina Faso qui leur avait décerné les distinctions honorifiques de Grand Officier de l’Ordre de l’Etalon, en juillet 2019, à Ouagadougou», a relevé le chef du gouvernement burkinabè dans son discours d’ouverture de la session de conseil de ministres conjointe.

Et d’ajouter avant d’ajouter avant d’appeler à l’observation de silence en la mémoire des deux défunts Premier ministres ivoiriens : «De même, dans notre lutte commune contre le terrorisme, de valeureux combattants de nos Forces de Défense et de Sécurité sont tombés sur le champ d’Honneur, pour défendre nos patries respectives.

Au-delà de ces pertes inestimables, les massacres inacceptables des populations civiles au Burkina Faso, sont venus accentuer la douleur du Peuple burkinabè. Je voudrais donc, au moment où nous entamons nos travaux, rendre un hommage appuyé à toutes les victimes de cette barbarie, et en particulier, à ces deux personnalités, acteurs majeurs du TAC, en vous invitant à observer une minute de silence».

Burkina Demain

Ouattara- Gbagbo : Pourvu que ce ne soit pas comme la flamme de la Paix !

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Fraternelles et cordiales retrouvailles entre les présidents Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo ce mardi 27 juillet 2021

L’historique rencontre de ce mardi 27 juillet entre le président Alassane Ouattara et son prédécesseur Laurent Gbagbo suscite d’immenses espoirs en termes de réconciliation entre Ivoiriens après cette meurtrière crise post-électorale de 2011.Ces légitimes espoirs sont dans une certaine mesure comparables à ceux qu’avaient déjà éprouvés les Ivoiriens et leurs amis au lendemain de la grandiose cérémonie de la flamme de la paix de Bouaké de juillet 2007 dont le quatorzième anniversaire aura lieu le 31 juillet prochain.

Fraternelles et cordiales retrouvailles entre les présidents Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo ce mardi 27 juillet 2021

Certes, ce mardi, lors de la rencontre Ouattara-Gbagbo, les deux protagonistes ont parlé de libération de prisonniers, de réconciliation ; mais, in fine, c’est bien du retour de la paix en Côte d’Ivoire qu’il est question. Comme c’était déjà le cas lors de la cérémonie de la paix de juillet 2007 à Bouaké qui avait vu côte-à-côte Laurent Gbagbo, alors président du pays et Guillaume Soro, chef des rebelles agissant au compte d’Alassane Ouattara, mettre le feu aux armes ayant servi à la guerre fratricide du milieu des années 2000.

L’ombre de la flamme de la paix de juillet 2007

C’était le 31 juillet 2007 à Bouaké lors de la cérémonie de la flamme de la paix

C’était en présence de nombreux chefs d’Etat de l’époque, à savoir Blaise Compaoré du Burkina, Amadou Toumani Touré du Mali, Yayi Boni du Bénin, Faure Gnassingbé du Togo, Nino Viera de la Guinée Bissau, et Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud.

La suite de cette histoire, on la connaît : les résultats de la présidentielle de 2010 en faveur d’Alassane Ouattara, seront contestés par le camp du président sortant Laurent Gbagbo. Cette crise post-électorale va plonger la Côte d’Ivoire dans des violences meurtrières qui ont fait quelques 3 000 morts.

Alassane Ouattara avait fini par s’installer sur le fauteuil présidentiel pendant que Laurent Gbagbo prenait la direction de la Haye pour un séjour d’une dizaine d’années. Cette crise de 2010 n’était d’ailleurs pas la dernière, puisqu’il y a eu aussi celle de 2020, où était absent Laurent Gbagbo, du fait de son exil au Pays Bas.

«La paix, c’est un comportement»

Pour toutes ces raisons, il faut tout simplement souhaiter que les retrouvailles Ouattara – Gbagbo qui suscitent autant d’espoirs aujourd’hui chez les Ivoiriens, débouchent sur une paix durable et non sur une paix sur mesure, en fonction des calendriers et résultats électoraux. Pourvu que cela ne se termine pas comme la flamme de la Paix !

Pour ce faire, il est temps que tous les acteurs politiques ivoiriens se ressaisissent et tirent toutes les leçons de ses successives crises et s’engagent résolument en faveur de la paix durable.

«La paix, ce n’est pas un mot, mais un comportement», l’avait si bien dit le père de l’indépendance ivoirienne Félix Houphouët Boigny, de qui la plupart des leaders politiques du pays se réclament dans les discours.

Philippe Martin

Burkina Demain

 »Guerres des héritages » : «Le véritable trésor, c’est de pouvoir compter sur les autres»

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L'intarissable Yé Lassina Coulibaly aborde dans cette lettre à la jeunesse africaine les conflits autour des héritages

A quoi la richesse de l’Afrique sert-elle? L’insuffisance de services publics, d’infrastructures, d’établissements d’enseignement et d’instruction reste criante… Si l’Afrique est riche, il faut que les populations en bénéficient, que ceux qui ont le pouvoir, politiques ou chefs coutumiers, l’exercent au profit du peuple! Comment faire comprendre à certains dirigeants que respecter et développer des projets valables, initiés par ceux qui les ont précédés, n’est pas un déshonneur, au contraire! Effacer et repartir à zéro, après chaque élection, se fait presque toujours au détriment du peuple. Plus de précisions dans cette lettre à la jeunesse africaine «La question de l’héritage de nos parents et de nos ancêtres», de l’intarissable et monument de la culture africaine, Yé Lassina Coulibaly.

L’intarissable Yé Lassina Coulibaly aborde dans cette lettre à la jeunesse africaine les conflits autour des héritages

«Lettre à l’écoute du cœur  de la jeunesse africaine – La question de l’héritage de nos parents et de nos ancêtres»

Très tôt, j’ai été choqué de voir autour de moi des familles se déchirer sur la question de l’héritage, au point de faire appel à l’administration ou à la justice, voire de recourir aux chefs coutumiers, lorsque les conflits devenaient violents jusqu’à la haine… « c’est au singe de faire des va-et-vient sinon la colline est immobile… »

Je voyais que chacun cherchait à tirer un profit personnel des  terres (champs, vergers) , maisons, argent,  véhicules,  matériels, animaux qui constituaient le patrimoine du parent défunt. Finalement, faute d’accord entre les héritiers et parce que le partage était compliqué entre les nombreux enfants, tout était vendu.

De plus, cet éparpillement du patrimoine s’accompagnait souvent d’un éclatement de la famille. Je voyais combien l’égocentrisme et l’appât du gain pouvaient faire des ravages…

Refus du partage de l’héritage du père en accord avec les frères et sœurs

Certains oncles et tantes indélicats détournaient de leur sens de vieilles coutumes afin de dépouiller leurs neveux et nièces; ils en faisaient un véritable fonds de commerce.

Personnellement, en tant qu’aîné des garçons de la famille, j’ai refusé en accord avec mes frères et soeurs, le partage des biens au décès de notre père, Sékou Coulibaly, afin de préserver leur entité au service de l’ensemble de la famille et de nos descendants…

En outre, la famille était contrainte à l’organisation de funérailles et de sacrifices qui n’en finissaient pas et qui étaient coûteux pour les enfants et les proches, qu’ils en aient eu, ou non, les moyens…

L’horreur de l’hypocrisie et de la méchanceté

L’hypocrisie et la méchanceté me faisaient horreur et mon regard d’enfant et d’adolescent jugeait sévèrement ces pratiques. La vie et l’expérience m’ont rendu plus indulgent mais je continue à penser que nous avons un devoir de mémoire des défunts ainsi que celui de conserver et faire fructifier leur patrimoine de génération en génération.

Car le patrimoine d’une famille c’est aussi, au-delà des biens matériels, le fruit de toute une vie de travail souvent laborieux et pénible… Il témoigne de l’intelligence, de la noblesse et de la puissance de la famille.

En effet, nul n’est besoin d’être riche pour transmettre des valeurs telles que le respect, l’honnêteté, la liberté, le courage, la rigueur, la persévérance qui prévalent dans l’organisation, le savoir-faire et le savoir-être d’une famille.

Le trésor de pouvoir compter sur les autres

« L’homme riche n’est pas celui qui a de l’or plein ses caisses. Le véritable trésor, c’est de pouvoir compter sur les autres… »

L’éducation traditionnelle s’appuyait beaucoup sur les qualités de gestion et les capacités d’adaptation des anciens pour traverser les épreuves, résister face à l’adversité. Je me souviens que cela nous rendait fiers d’appartenir à cette lignée, nous donnait confiance en l’avenir, nous emplissait d’une énergie positive pour aller de l’avant…

Il est également fondamental de perpétuer le savoir-faire de l’artisanat, notamment celui qui est adapté à notre mode de vie et au climat. Pour exemple, les charpentiers savaient quelle essence de bois utiliser pour les constructions un peu importantes. Or, la déforestation a entraîné une pénurie de bois et d’eau au Faso.

Consommation locale dans l’héritage de nos ressources naturelles

Outre l’impact sur les techniques de constructions, la déforestation a des conséquences désastreuses sur le bien-être et la santé des habitants pour lesquels la forêt était source de bienfaits.

L’héritage de nos ressources naturelles devrait nous inciter à privilégier la consommation locale et à limiter celle issue des produits importés.  » Dans le monde d’aujourd’hui, même les hommes chaussés se font piquer par des épines, à plus forte raison ceux qui vont pieds nus… »

Cet enseignement de l’héritage du savoir-faire et du savoir-être est capital pour que la jeunesse acquiert des repères et s’approprie les valeurs qui sont le fondement de la famille.

La conservation et la fructification du patrimoine fait partie de l’école de l’Initiation, au même titre que la connaissance des astres. On retrouve cette préoccupation, en France, avec les « Compagnons du tour de France » et le label du « Meilleur ouvrier de France ». De nombreuses régions, dont l’Alsace, possèdent leur éco- musée des métiers traditionnels.

Source de désespoir lorsque la femme n’accouchait que de filles

Il faut reconnaître que, de nos jours, selon les territoires, ce n’est pas tâche facile pour les parents d’enseigner la mémoire… C’est néanmoins nécessaire si l’on veut transmettre à la jeunesse une identité culturelle, pas celle qui enferme mais celle qui favorise l’autonomie de l’individu au sein du groupe, afin que lui-même en enrichisse le patrimoine.

Je voudrais évoquer ici la question de l’héritage des filles dont certaines familles éloignent celles-ci. Ma propre mère, Yé Coulibaly, et ses sœurs ont été victimes de cette pratique lorsque, à la mort de leur père dont la situation était prospère, leurs oncles et cousins paternels se sont appropriés tous les biens de celui-ci.

Autrefois, il arrivait dans certaines familles, que lorsque la femme n’accouchait que de filles, cela était source de désespoir parce que la fille, en se mariant, allait quitter sa famille pour en rejoindre une autre, mettant ainsi en péril la transmission du nom du père. En outre, dans une société majoritairement rurale, on avait besoin de la force physique des garçons pour les travaux des champs et, antérieurement, pour se battre et défendre le territoire lors des grandes conquêtes.

L’honneur de la famille reposait sur la naissance  de garçons

Cet acharnement à faire reposer l’honneur de la famille sur la naissance de garçons entretenait la polygamie à outrance,  au détriment de l’équilibre de la famille déjà constituée. Et parfois, l’enjeu du garçon à tout prix, garant de sa propre sécurité matérielle, faisait que la femme cautionnait ces pratiques. Cela n’était, d’ailleurs, pas que du bonheur pour les garçons, souvent prisonniers des attentes parentales et du groupe…

Heureusement, l’évolution de la société a fait reculer ces perceptions et permis de considérer chaque naissance comme un évènement porteur d’espoir.

Mais c’est l’illustration même de l’impact de certaines traditions dont la pratique a dérivé vers l’injustice… Quand la noblesse des traditions n’est pas bien enseignée, il y a risque d’en falsifier et détourner le sens. Et cela affaiblit la société.

Garçons ou Filles naissent avec leur étoile dans la vie

Ce qui pouvait se comprendre il y a encore quelques décennies n’a plus de raison d’être aujourd’hui où la science, la technologie ont fait évoluer la société, et où le travail n’exige plus la même force physique, ni les mêmes compétences.

Tous les enfants, garçons ou filles, naissent avec leur étoile dans la vie. Ce n’est pas le genre qui fait la qualité et la valeur de la personne. D’ailleurs, la fierté de la famille repose parfois sur les filles! « La connaissance n’a ni odeur, ni couleur… »

La bravoure, le courage, l’intelligence ne sont pas l’apanage des hommes… L’audace appartient aussi aux femmes, mais force est de constater que lorsqu’elles en font preuve, y compris en Occident, elles n’en reçoivent pas toujours la même reconnaissance… Pourtant, dans le passé, les femmes « éclaireuses de l’avenir », qui accompagnaient  les conseillers dans les cours royales, avaient une grande audience.

Des femmes résistantes à la pénétration coloniale

Des exemples historiques montrent que l’impact de leur action a souvent été minoré : les femmes qui ont résisté à la pénétration française en Afrique au 19ème siècle comme celles engagées dans la Résistance à l’occupation allemande en France, ou bien, leurs prouesses transformées en légendes : les amazones du Royaume du Dahomey, actuel Bénin, ou en épopée teintée d’intervention divine comme  Jeanne d’Arc, en France.

L’essentiel, c’est la personnalité, le courage, et les femmes n’en manquent pas. Ne négligeons pas cette richesse!

Le  fond  de ma pensée, c’est qu’il faut lutter contre l’aliénation aveugle à des pratiques traditionnelles opportunistes, figées et vidées de leur sens… Toute tradition doit évoluer afin de ne pas disparaître.

La jeunesse africaine n’a pas besoin de la guerre des classes

La guerre des classes, c’est vieux comme le monde, la jeunesse africaine n’a pas besoin de ça en ce moment.

Il faut des institutions et des nations fortes et unies, débarrassées de la guerre entre les ethnies : c’est  la reconnaissance des compétences de chacun qui est essentielle, indépendamment de l’ appartenance à telle ou telle ethnie…  Le favoritisme témoigne d’un état d’esprit lamentable et constitue  un frein à l’émergence d’une société moderne et équitable.  Cette manière de fonctionner nous affaiblit et favorise l’intrusion de l’extérieur qui a bien compris les failles du système… La crédibilité de nos  relations à l’international en est fragilisée, Nelson Mandela en avait pleinement conscience. De même, la grande diva  qu’était Myriam Makéba était sensible à tous ces problèmes et son courageux engagement était salué bien au-delà des frontières de l’Afrique.

« Le ventre creux n’a pas d’oreille. »

Rompre avec ces pratiques de préférences ne signifie en rien renoncer à l’identité culturelle d’un pays. Les valeurs qui nourrissent cette identité sont avant tout portées et transmises par l’homme, d’où la nécessité d’apporter le plus grand soin à l’éducation des enfants et des jeunes. « Le ventre creux n’a pas d’oreille… »

A mon humble niveau d’artiste auteur-compositeur, j’ai toujours privilégié l’esprit et les compétences dans mes choix de musiciens et chanteurs de mon Ensemble musical Yan Kadi Faso. Ma démarche initiale de recherche artistique en Afrique s’est d’ailleurs effectuée auprès de toutes les ethnies, dans les villages reculés du Burkina-Faso.

Nous naissons tous avec des atouts et des capacités propres. Il est du devoir de la société de croire au talent de la jeunesse, de lui faire confiance, de l’intégrer dans le monde de la connaissance et du savoir, de lui permettre de voyager et de s’enrichir d’autres cultures, d’autres manières de faire et de penser… En un mot de l’accompagner dans sa construction personnelle.

Le développement participe à l’existence d’un socle commun

L’instruction, l’éveil à la conscience et à la créativité, le développement du sens critique font aussi partie d’un héritage universel, en ce sens qu’ils participent à l’existence d’un socle commun. Et c’est le pays entier qui, ensuite, bénéficie des bienfaits de cette éducation.

Les anciens savaient que la jeunesse c’est l’avenir… Autrefois, on donnait des parcelles de terre pour aider les adolescents à démarrer dans la vie, ou bien on les soutenait pour trouver un premier emploi et se construire. Aujourd’hui, les adultes parlent, critiquent la jeunesse mais ne lui donnent pas toujours les moyens de réussir.

Loin de moi l’idée de critiquer les bénédictions dont on entoure les jeunes, mais force est de constater que ceux-ci ont surtout besoin de conseils et de soutien matériel…

Davantage d’églises-mosquées que d’écoles dans les villages

Heureusement, les familles sont de plus en plus nombreuses à prendre conscience de l’importance de l’instruction et de l’éducation dans la construction de l’avenir de leurs enfants. C’est aux pouvoirs publics d’encourager leurs efforts afin qu’aucun jeune ne soit à la dérive et qu’aucune force vive ne soit laissée à l’abandon…

Or, on trouve davantage d’églises et de mosquées dans les villages que d’écoles et de centres de formation et d’accompagnement de la jeunesse.

A quoi la richesse de l’Afrique sert-elle? L’insuffisance de services publics, d’infrastructures, d’établissements d’enseignement et d’instruction reste criante…

La richesse de l’Afrique doit profiter aux africains

Si l’Afrique est riche, il faut que les populations en bénéficient, que ceux qui ont le pouvoir, politiques ou chefs coutumiers, l’exercent au profit du peuple!

Comment faire comprendre à certains dirigeants que respecter et développer des projets valables, initiés par ceux qui les ont précédés, n’est pas un déshonneur, au contraire! Effacer et repartir à zéro, après chaque élection, se fait presque toujours au détriment du peuple.

Le changement n’a de sens que s’il est porteur d’espoir et d’égalité. C’était le message de Thomas Sankara lorsqu’il voulait faire du Burkina Faso un Etat souverain et garantir l’indépendance économique  au profit du peuple, et de Norbert Zongo qui  mettait en lumière le monde du travail par rapport au capitalisme, et rendait son écriture journalistique accessible à la jeunesse afin qu’elle comprenne les enjeux  économiques et sociétaux de l’avenir de leur pays…

En finir avec les coupures électriques et d’eau sera un pas vers plus de dignité

En finir avec les coupures électriques et d’eau, avec les rues non éclairées la nuit et défoncées par les pluies, dans les quartiers populaires, serait déjà un pas vers la prise en compte des conditions de vie et de la dignité des plus pauvres…

 

Personnellement, j’ai choisi l’art et la musique afin de transmettre notre patrimoine culturel, en touchant le cœur   des gens pour les sensibiliser à la grandeur de l’Afrique et à ses valeurs d’humanité, de fraternité, de solidarité  et de générosité, et de leur faire prendre conscience de la richesse de la diversité culturelle que j’essaie de faire  rayonner dans mon répertoire musical.

L’art c’est le fruit de la société, de ce qui nous a été légué pour vivre ensemble. « L’accord de la kora, l’accord du piano, rien ne vaut l’accord des hommes… »

L’Afrique est très riche, très puissante dans beaucoup de domaines. Tout l’héritage que nous ont légué nos parents et grand- parents, au pied du baobab, est un immense trésor de connaissances inépuisables.

Valoriser l’héritage intégrateur

Les enfants qui, de par leur naissance, n’ont pas accès à ce trésor il ne faut pas les abandonner au monde de la consommation, il faut que l’on s’entre-aide afin de leur donner la force et l’espoir.  On doit valoriser cet héritage en intégrant tout le monde.   C’est en progressant ensemble qu’on fera l’Afrique de demain…

Il faut se décomplexer, savoir se développer sans se fermer aux apports d’autres pays ou continents, mais dans le cadre de relations économiques plus respectueuses et égalitaires. Et, dans la stratégie de développement, prévoir la répartition sociale des fruits de la croissance.

Ne pas brader les trésors de l’Afrique, notre héritage!

S’il y a un frein au développement quelque part, il va falloir que la jeunesse trouve les solutions que n’ont pas trouvées, ou cherchées, leurs aînés… Et je ne doute pas de la volonté et de la détermination des dirigeants et des élites de nos pays pour prendre en compte les attentes des populations en termes d’autonomie et de considération. On ne doit pas brader les trésors de l’Afrique, c’est notre héritage!

« Si tu abandonnes ton chien méchant, c’est le chien méchant de quelqu’un d’autre qui va te mordre… »

 

Yé Lassina Coulibaly»

 

Assimi Goïta : Son agresseur décédé à l’hôpital du Point G de Bamako

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Le président de la transition malienne, Assimi Goita

Un développement triste de l’affaire de tentative d’assassinat à l’arme blanche du président de la Transition malienne, Assimi Goïta. En effet, selon un communiqué du gouvernement malien de ce dimanche soir, l’agresseur  est décédé dans un hôpital de Bamako.

Le président de la transition malienne, Assimi Goita

«Au cours des investigations qui ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus visées, son état de santé s’est dégradé. Admis au CHU Gabriel TOURE, puis au CHU du Point G, il est malheureusement décédé. Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès.

«Le gouvernement rappelle toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enquête déjà en cours au niveau du parquet de la commune II, surtout que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu’il ne s’agissait pas d’un élément isolé. L’opinion sera tenue informée des résultats de l’autopsie et des suites des investigations».

Pour rappel, le mardi 20 juillet 2021, un individu avait tenté d’assassiner à l’arme blanche le président Assimi Goita, dans la grande Mosquée de Bamako. Une enquête avait alors été ouverte pour tentative d’assassinat et d’atteinte à la sûreté de l’Etat. La suite… on la connaît : il est donc finalement décédé dans des circonstances à élucider.

Burkina Demain

 

Fraude à l’exportation des produits céréaliers : 3 760 tonnes saisies aux  frontières

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Les conférenciers du ministère du commerce, de l'industrie et de l'artisanat

Des responsables du ministère du commerce ont animé ce jeudi à Ouagadougou une conférence de presse pour faire le point sur les actions en matière de contrôle des prix de produits de grande consommation.

Les conférenciers du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat

Les animateurs de la conférence de presse du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat de ce jeudi 22 juillet à Ouagadougou avaient pour noms : Yacouba Billa, coordonnateur de la Brigade mobile de contrôle des prix et de la répression des fraudes et Issiaka Zoungrana, directeur général de l’Agence burkinabé de la métrologie et de la qualité, et Moumouni Doulkoum, directeur général de la règlementation et du contrôle des prix. A la presse ils ont fait le point des opérations de contrôle des prix, de la qualité et de la lutte contre la fraude et la contrefaçon au Burkina Faso.

Le DG Billa a évoqué les actions visant à limiter les effets sur le pouvoir d’achat du consommateur.

3 760 tonnes de céréales saisies

Il s’agit de la suspension de la délivrance des autorisations spéciales d’exportation des céréales locales depuis le 1er janvier 2021 et rappelée par un communiqué du 07 juillet 2021. Cette suspension a produit des effets notamment, l’interdiction de sortie des céréales et la saisie de 94 camions qui transportaient 3760 tonnes de céréales en direction des pays voisins.

Il s’agit aussi du relevé hebdomadaire des prix et des stocks en vue de s’assurer de la disponibilité des produits de grande consommation et de suivre la tendance des prix ; et de l’intensification des opérations de contrôle des produits de grande consommation.

Des sanctions en cas de violation de la loi

Le DG de l’agence Burkinabé de la métrologie et de la qualité, Issiaka Zoungrana, a prévenu : «Tout commerçant qui va enfreindre à cette loi sera sanctionné sévèrement

Pour sa part le DG Moumouni Doulkoum a rappelé que la direction générale de la réglementation des prix est la structure qui suit l’évolution des stocks et des prix des produits de grande consommation sur le territoire national. Cela permet, explique-t-il, de rassurer les consommateurs sur la disponibilité des produits. La direction est aussi chargée de la réglementation du commerce interne.

Renforcement des actions en cours

Le DG Doulkoum a par ailleurs annoncé la poursuite du renforcement des actions en cours à travers notamment :

-l’élaboration d’un cahier des charges sur les boissons sans alcool et énergisante,

– la fixation des prix des céréales locales (mil, mais, sorgho),

-l’intensification des contrôles pour faire respecter les prix fixés,

-les poids et éviter également les spéculations pratiquées par certains commerçants,

– le maintien de la mesure de suspension de la délivrance des autorisations spéciales d’exportation de céréales.

Maria Sandrine Koalaga                                          

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 22 juillet 2021

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 22 juillet 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale :

Le Conseil a examiné le rapport général du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN).

Créé par la loi n°074-2015/CNT du 06 novembre 2015, pour un mandat de cinq (05) ans et installé le 22 mars 2016, le HCRUN, par ce rapport général, indique les résultats obtenus et les questions restées en l’état.

Le Conseil a félicité les membres du HCRUN ainsi que son Président pour le travail accompli.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Commissaires à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

A la faveur du remplacement du représentant de la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB), le présent décret vise à abroger le décret n°2021-0715/PRES/PM/MATD du 12 juillet 2021 portant nomination de Commissaires à la Commission électorale nationale indépendante.

L’adoption de ce décret permet de nommer les nouveaux Commissaires de la Commission électorale nationale indépendante en prenant en compte le remplacement du représentant de la FAIB.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République islamique du Pakistan auprès du Burkina Faso avec résidence à Tripoli.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination dudit Ambassadeur. 

I 4  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités d’octroi de la dérogation en matière de traitement salarial aux Etablissements publics de l’Etat (EPE).

Dans le cadre de la recherche d’une performance continue des EPE, ce décret vise un encadrement strict de l’octroi des dérogations de traitement salarial dans les EPE en lien explicite avec leurs missions spécifiques, leurs résultats et leurs charges.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un texte règlementaire en vue d’encadrer l’octroi de la dérogation en matière de traitement salarial aux EPE.

II  COMMUNICATIONS ORALES

II 1  Le ministre de la Santé a informé le Conseil de la situation de la pandémie à coronavirus dans notre pays. Cette situation est caractérisée par une tendance des cas de COVID-19 sous maîtrise et l’arrivée de vaccins dans le cadre de l’initiative COVAX et de la coopération avec les Etats Unis d’Amérique.

Au regard de l’apparition persistante de nouveaux variants et de la recrudescence des cas de COVID-19 en Afrique de l’Ouest et dans le monde, le Président du Faso a invité le gouvernement à réengager les populations dans le respect des gestes barrières (le port du masque, le lavage régulier des mains au savon et la distanciation physique requise en cas de regroupement).

 

II 2 Le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement a fait au Conseil le bilan de la 24ème édition des Galian, tenue le 15 juillet 2021 à Ouagadougou.

Vingt (20) lauréats au palmarès officiel et treize (13) prix spéciaux ont été enregistrés. Le Conseil félicite les lauréats et encourage l’ensemble de la famille de la presse à la recherche de l’excellence.

II 3  Le ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique a informé le Conseil de la tenue de la Journée nationale de l’arbre (JNA) le 07 août 2021 à Ziniaré, Province de l’Oubritenga, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président du Faso.

III  NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

–  Monsieur Bindi OUOBA, est nommé Conseiller spécial chargé des questions d’éducation et d’enseignement supérieur.

Pour le compte du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale :

–  Monsieur Tewindé Marcelin OUEDRAOGO, Mle 235 886 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions.

 

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

–  Monsieur Rasmané SONDO, Mle 212 285 S, Conseiller en aménagement du territoire et développement local, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la Géomatique et de l’observation des territoires à la Direction générale du développement territorial.

 

C  AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

–  Monsieur Sibila Franck COMPAORE, Mle 30 082 L, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions.

 

D AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

–  Monsieur Roger BADIEL, Mle 82 404 E, Médecin pédiatre, catégorie P6, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de l’Office de santé des travailleurs (OST) ;

–  Monsieur Salifou FOFANA, Mle 279 832 F, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional (CHR) de Banfora ;

–  Monsieur Soro SANOU, Mle 84 130 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou ;

–  Monsieur Yacouba OUEDRAOGO, Mle 210 419 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional (CHR) de Ziniaré.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

–  Monsieur Sombila OUEDRAOGO, Mle 78 077 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale des Hauts-Bassins. 

F AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

–  Monsieur Betamou Fidèle Aymar TAMINI, Mle 88 796 S, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général de la Société Burkinabè de télédiffusion (SBT) ;

–  Monsieur Ag Ibrahim MOHAMED, Communicateur, est nommé Directeur général du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP).

 

G AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

–  Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Juriste, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général du Bureau Burkinabè du droit d’auteur (BBDA) ;

–  Monsieur Sibidi Vincent TOUGRI, Mle 29 902, Conseiller d’intendance universitaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

 

III 2 NOMINATIONS DE COMMISSAIRES DE LA CENI

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Commissaires au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Représentants des partis et formations politiques de la Majorité :

–  Monsieur Yamba Malick SAWADOGO, Comptable ;

–  Madame Mamata TIENDREBEOGO, Administrateur parlementaire ;

–  Monsieur Palguim SAMBARE, Commissaire de police à la retraite ;

–  Monsieur Aboubacar DIALLO, Comptable à la retraite ;

–  Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle.

 

Représentants des partis et formations politiques de l’Opposition :

–  Monsieur Aboubacar Reliwendé SAVADOGO, Instituteur ;

–  Monsieur Roudsanwa Oumar OUEDRAOGO, Gestionnaire ;

–  Monsieur Tasseré SAVADOGO, Gestionnaire ;

–  Monsieur Karfa SORA, Gestionnaire ;

–  Monsieur Issa BALIMA, Juriste.

 

Représentants des Organisations de la société civile :

Communauté catholique :

 

–  Monsieur Elysé OUEDRAOGO, Magistrat.

Communauté musulmane :

–  Monsieur Adama KAFANDO, Magistrat.

Communauté protestante :

–  Monsieur Augustin BADO, Pasteur.

Autorités coutumières :

–  Monsieur Bonaventure Dim-Songdo OUEDRAOGO, Administrateur civil à la retraite.

Associations de défense des droits humains :

–  Monsieur Abdoul TASSEMBEDO, Commerçant.

III 3 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

–  de la Loterie nationale Burkinabè (LONAB) et du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;

–  du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

–  de la société minière de NORD GOLD ZINIGMA, de la société des mines de Sanbrado (SOMISA-SA), de la société minière SEMAFO BOUNGOU SA, de la société minière WAHGNION GOLD OPERATIONS SA, de la société minière SEMAFO Burkina Faso SA, de la société minière SALMA MINING SA, de la société minière NORDGOLD RONGUEN SA, de la société minière NORDGOLD YIMIOUGOU SA, de l’Agence nationale de l’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS), du Bureau des mines et de la géologie du Burkina Faso (BUMIGEB), de la société minière BALAJI GROUP MINING KALSAKA (BGMK) SA, de la société minière BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA et de la Brigade anti-fraude de l’Or (BNAF) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

–  de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

–  de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique.

A MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Mahamadou DIARRA, Mle 110 958 K, Enseignant chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration de la Loterie nationale Burkinabè (LONAB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Karlé ZANGO, Mle 111 287 K, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Oumarou BARRO, Mle 212 299 B, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour une dernière période de trois (03) ans.

B MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT         

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

–  Madame Rasmata NANA, Mle 245 782 N, Maître assistant en Physiologie végétale, en remplacement de Madame Rasmata BAKYONO/NABALOUM, dont elle achève le mandat.

 

Au titre du ministère de la Santé :

–  Monsieur Isaïe MEDAH, Mle 41 048 P, Médecin de santé publique.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

–  Monsieur Isaac Alassane OUATTARA, Mle 220 406 Z, Conseiller d’éducation féminine.

C MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté dix-huit (18) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mahamadou BOKOUM, Mle 58 429 K, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière de NORD GOLD ZINIGMA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Madame Talato Eliane DJIGUEMDE/OUEDRAOGO, Mle 47 698 P, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société des mines de Sanbrado (SOMISA-SA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le troisième décret nomme Monsieur Innocents OUEDRAOGO, Mle 47 701 K, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière SEMAFO BOUNGOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Madame Mariam OUATTARA/SAWADOGO, Mle 74 311 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière WAHGNION GOLD OPERATIONS SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Amidou OUEDRAOGO, Mle 111 138 L, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière SEMAFO Burkina Faso SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le sixième décret nomme Monsieur Hamado OUEDRAOGO, Mle 208 193 A, Médecin, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière SALMA MINING SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le septième décret nomme Monsieur Anawana Issouf Dieudonné SOMDA, Mle 233 938 R, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD RONGUEN SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le huitième décret nomme Monsieur Aristide BELEMSOBGO, Mle 315 004 J, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD YIMIOUGOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le neuvième décret nomme Monsieur Moumouni DOULKOUM, Mle 91 974 Z, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence nationale de l’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le dixième décret nomme Madame Edwige Marie Eveline YAMEOGO, Mle 56 710 D, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD RONGUEN SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le onzième décret nomme Madame Yougbaré Wennègouda Mariette MININGOU, Mle 117 291 N, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina Faso (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le douzième décret nomme Monsieur Adama Micaillou TAMBOURA, Mle 216 156 G, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière BALAJI GROUP MINING KALSAKA (BGMK) SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le treizième décret nomme Monsieur Larba Issa KOBYAGDA, Mle 245 570 S, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le quatorzième décret nomme Monsieur Honoré Patoinsâmba ZIDA, Mle 104 304 X, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD YIMIOUGOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quinzième décret nomme Monsieur Gabriel BATIONO, Mle 17 09 82 94, Ingénieur informaticien, Administrateur représentant les travailleurs au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le seizième décret renouvelle le mandat de Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Attaché des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le dix-septième décret renouvelle le mandat de Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Attaché des affaires économiques, Président du Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le dix-huitième décret nomme Monsieur Wessemou Aimé ADOUABOU, Mle 216 185 D, Inspecteur des impôts, Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’Or (BNAF) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

D MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Bakanhaye HEMA, Mle 105 688 R, Instituteur certifié, Administrateur représentant la Mairie de la commune de Banfora au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Aboubakar HEMA.

 

E MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

–  Monsieur Désiré OUEDRAOGO, Mle 46 641 W, Inspecteur principal des eaux et forêts ;

–  Monsieur Jean Marie SOURWEMA, Mle 119 359 T, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

–  Monsieur Seydou TIENDREBEOGO, Mle 91 227 X, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

–  Monsieur Mahamady KINDA, Mle 117 059 U, Conseiller des affaires économiques.

 

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

–  Monsieur Djibril ZOUNGRANA, Mle 510 080 A, Ingénieur en environnement minier.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

 

–  Monsieur Augustin PALE, Mle 110 907 K, Maître de conférences.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation :

–  Monsieur Adama TOURE, Mle 91 970 R, Conseiller des affaires économiques.

 

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES COLLECTIVITES TERRITORIALES (ASSOCIATION DES MUNICIPALITES DU BURKINA FASO)

–  Monsieur Ag Attaher IBRAHIMA, Maire de la commune de Gorom-Gorom, Secrétaire adjoint chargé des questions environnementales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE NATIONALE DES EVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES (ANEVE)

–  Monsieur Epilou Sébastien BATIONO, Mle 213 865 W, Technicien supérieur de l’environnement.

Le second décret nomme Monsieur Désiré OUEDRAOGO, Mle 46 641 W, Inspecteur principal des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Ousséni TAMBOURA,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Sécurité : Du matériel lourd pour la CRS.

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Le ministre de la sécurité Maxime Koné a procédé ce jeudi à la remise d'un important de lot de matériels aux FDS

Dans le but de marquer l’engagement du gouvernement face à la question du terrorisme, Maxime Koné, ministre de la sécurité nationale, a remis au nom du gouvernement ce jeudi 22 juillet 2021 à Ouagadougou d’importants équipements à la police nationale.

Le ministre de la sécurité Maxime Koné a procédé ce jeudi à la remise d’un important de lot de matériels aux FDS

C’est dans l’enceinte du Groupement central des compagnies républicaines de sécurité (GCRS) qu’a eu lieu ce 22 juillet 2021 la remise de matériels aux Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de renforcer leurs actions sur le terrain.

Toujours avec la même vision sécuritaire, il faut que les FDS s’adaptent à la situation actuelle et faire preuve de réalisme car nous avons des forces complémentaires qui doivent travailler en synergie pour le même résultat.

Ce sont au total mille cinq cents (1500) casques et gilets pare-balles et deux (02) blindés qui ont été offerts aux FDS ce jeudi matin afin de les accompagner dans la lutte contre le terrorisme, et également de protéger les biens et les personnes.

Ce matériel est estimé à un (01) milliard neuf cents (900) et est un armement adapté sur le terrain.

Par ailleurs, le ministre de la sécurité Maxime Koné a appelé à une collaboration entre forces de l’ordre et entre populations et forces de l’ordre car ce n’est pas une affaire d’orgueil individuel mais un appel à l’union.

Selon le directeur général, ce don va accroître les capacités opérationnelles sur le terrain, et aider à mieux protéger les Hommes sur le terrain. Et d’assurer avec conviction que ces matériaux iront directement dans leurs destinations respectives.

Maria Salomé Bayala

Burkina Demain

Demeurer une nation fière et digne

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Le 27 juin dernier, dans son discours à la nation, le Président du Faso avait annoncé des mesures pour réduire la capacité de nuisance des terroristes. Ces mesures ont connu un début de mise en œuvre  avec le réaménagement gouvernemental qui a vu le départ de Sheriff Sy et d’Ousseini Compaoré et leur remplacement au niveau des ministères de la Défense et de la Sécurité par le Colonel Major  Aimé Barthelemy Simporé et Maxime Koné.

Les premiers pas des nouveaux promus incitent à l’optimisme.  Les Burkinabè doivent continuer à fédérer leurs énergies et leurs intelligences pour venir à bout de l’hydre terroriste. Le combat doit être gagné. Impérativement.

 L’eau était de plus en plus dans le gaz au niveau des départements de la Défense et de la Sécurité.  Il était de plus en plus question de « bisbilles entre chefs », de problèmes de coordination, d’équipement,… Puis vint l’hécatombe de Solhan. Ce fût la goutte d’eau de trop.  Comme il fallait s’ y attendre, l’épée de Damoclès s’abattit sur Shériff Sy et Ousseini Compaoré.

La situation exigeait une réaction appropriée. Le  Chef de l’État s’est donc voulu on ne peut plus ferme dans son adresse à la Nation: « Au regard des enjeux liés à la situation sécuritaire d’ensemble, j’ai décidé, en ma qualité de Chef Suprême des armées, de prendre toutes les mesures idoines qu’exigent la circonstance pour rétablir la confiance, avec notre Peuple, dans le secteur de la sécurité, adapter notre stratégie aux nouvelles réalités du terrain, en revoyant la doctrine d’emploi des Volontaires pour la Défense de la Patrie, et en améliorant la rapidité d’intervention pour les opérations aériennes et terrestres menées par nos troupes, consolider l’efficacité, l’unité et la cohésion du commandement, dans le respect de la discipline militaire qui a toujours fait la force des armées ».

 Les nouveaux responsables des ministères de la Défense et de la Sécurité ont immédiatement entrepris des démarches pour traduire en actes concrets les déclarations du Président du Faso. Il en est ainsi de l’organisation   du dialogue direct entre Roch Kaboré et la troupe, de la conduite de l’opération « Bélier » du 28 juin au 1er juillet 2021 au Centre Nord. L’opération a été conjointement menée  par les Forces spéciales (FS) et l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale (USIGN).

La cible a été clairement identifiée par les services de renseignement. Appuyées par des aéronefs de l’Armée de l’Air et par les unités conventionnelles du Groupement de Forces du Secteur Nord (GFSN), les unités spéciales ont donc pris d’assaut l’objectif et ont neutralisé 07 terroristes. Sur place les unités ont retrouvé de l’armement individuel (des AK47), des munitions, des matériels appartenant aux policiers victimes de l’attaque du 21 juin 2021 (tenues, documents administratifs et papiers d’identité) sur l’axe Barsalogho-Foubé. Au nombre des actions à retenir figure également la  visite effectuée par le ministre de la sécurité le 19 juillet à Solhan.

Sur place il a galvanisé le nouveau détachement de la Gendarmerie Nationale ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) qui ont réaffirmé leur  engagement à s’impliquer sans réserve dans la sécurisation des personnes et des biens.  Depuis le 21 juillet, les FDS mènent une opération dans la forêt de Madjoari afin de débusquer les terroristes qui y ont trouvé refuge depuis plusieurs semaines.  La police et de la gendarmerie ont été dotés en équipement adapté au la situation sécuritaire actuelle.

Les lignes sont entrain de bouger dans le bon sens.  Il faut maintenir la cap et renforcer l’unité  de corps au niveau des forces armées. Quand l’intégrité territoriale est menacée, il ne saurait y avoir de place pour des égos surdimensionnés. En dépit des multiples vicissitudes, le Burkina Faso doit demeurer cette  nation fière et digne !

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant Chercheur

Ouagadougou

Le Conseil des ministres du jour reporté à demain 22 juillet 2021

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Le traditionnel conseil des ministres de mercredi n’aura pas lieu ce 21 juillet. Selon une info du Service d’information du gouvernement (SIG), le Conseil qui se devrait en principe se tenir ce mercredi est reporté à demain 22 juillet 2021, sans plus de précisions.

Burkina Demain

Bonne fête de l’Aïd El-Kébir, Tabaski !

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La communauté musulmane célèbre ce mardi 20 juillet 2021 la fête de l’Aïd El-Kébir, communément appelée Tabaski !

Bonne fête de l’Aïd El-Kébir, Tabaski à tous et toutes !

Burkina Demain