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Front politique : Le MPS opte de composer avec la majorité

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Pr Augustin Loada (au milieu) au cours d'un point de presse

Avec la nouvelle donne politique caractérisée par la réconciliation nationale, le Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS) dont le leader, l’ancien Premier ministre est toujours en exil au Canada, déclare qu’il rejoint la majorité présidentielle.

Pr Augustin Loada (au milieu) au cours d’un point de presse

«Déclaration

Camarades militants,

Winston Churchill faisait remarquer que « La démocratie est la pire forme de gouvernement, à l’exception de toutes les autres formes qui ont été régulièrement tentées ». C’est cette conviction qui a toujours sous-tendu notre engagement en faveur d’une gouvernance démocratique dans notre pays. C’est fort également de la conviction que celle-ci ne devrait pas être une simple fin en soi mais un levain pour un avenir plus radieux pour notre peuple que notre engagement politique s’est sublimé dans le Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS).

A un moment où notre classe politique amorce une mutation profonde, le MPS ne pouvait rester en marge de ce mouvement, dont les lignes de fracture opposent, nolens volens, les tenants de la restauration d’un ordre ancien et ceux d’un monde nouveau encore en gestation.

Camarades militants,

Contraint, aux termes de l’article 4 de la loi du 14 avril 2009 relative au statut de l’opposition politique de choisir son camp, le MPS a choisi d’adhérer à la majorité, instruit par l’histoire postcoloniale et récente de notre peuple. A ces leçons de l’histoire s’ajoute un impératif du moment, celui de la réconciliation nationale, celui d’un retour apaisé du président d’honneur du MPS, celui d’une consolidation de notre jeune démocratie. Le Secrétariat exécutif national (SEN) du MPS s’est en effet réuni le mardi 2 mars 2021 en vue d’examiner la situation du parti et la vie politique nationale.

Au nombre des questions qu’il a discutées figure le processus de réconciliation nationale amorcé dans notre pays depuis la fin des élections législatives et présidentielles couplées de novembre 2020. Pour le MPS, le débat sur cette question inscrite à l’agenda gouvernemental avec la nomination d’un ministre d’Etat en charge de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale ne devrait plus se poser en termes de pertinence mais en termes de substance.

Ainsi, les réserves et oppositions exprimées çà et là sur cette question doivent être interprétées comme une invite pressante à examiner et traiter les problèmes qui en découlent avec le plus grand sérieux afin de ne pas décevoir et frustrer une fois de plus le peuple et la nation burkinabè qui, en dernier ressort, devraient rester l’arbitre suprême et le bénéficiaire ultime de toute action publique.

Il appartient dès lors aux filles et fils du Burkina Faso d’apporter leurs contributions plurielles à la définition d’une politique et d’une stratégie de réconciliation nationale et de cohésion sociale qui reflètent les préoccupations et la volonté du plus grand nombre, celles du peuple et de la nation burkinabè.

 

Camarades militants,

Aucune société ne peut se développer sans un minimum de coopération ; aucune société n’aura d’avenir avec des relations foncièrement antagonistes qui empoisonnent notre destin commun. Comme le soutient un penseur, l’enjeu n’est pas de faire en sorte que nous nous aimions les uns les autres, mais bien de créer une base de confiance minimale pour qu’un certain degré de coopération et de confiance mutuelle indispensable puisse exister ; pas seulement entre les hommes politiques, les militants et les sympathisants qui les suivent, mais également au sein de la population, de l’ensemble des communautés.

Le MPS fait le difficile mais nécessaire pari de la réconciliation, convaincu que des relations positives plutôt que négatives peuvent créer une atmosphère plus propice à l’édification d’un Burkina meilleur, qui se trouve au cœur de son projet politique. C’est pourquoi il a souverainement décidé d’adhérer à la majorité, et lancé un appel solennel à son président d’honneur avec qui il partage toutes ces valeurs, pour qu’il adhère au processus de réconciliation nationale enclenché par le Président Roch Marc Christian KABORE et son gouvernement.

Vive le MPS, vive le Burkina Faso !

Pr. Augustin Loada

Président du MPS»

«FRADD2021 : L’Afrique n’est pas sur la bonne voie pour réaliser la faim « zéro » d’ici 2030

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L’Afrique n’est pas sur la bonne voie pour parvenir à la faim « zéro » d’ici 2030, déclare le Représentant régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique, Abebe Haile-Gabriel, lors d’une réunion visant à examiner les progrès réalisés par le continent pour atteindre cet objectif jusqu’à présent.Plus de précisions dans ce communiqué.

Images d’illustration

 «FRADD2021 : L’Afrique n’est pas sur la bonne voie pour réaliser la faim « zéro » d’ici 2030

Brazzaville, Congo, le 3 mars 2021 (CEA) – L’Afrique n’est pas sur la bonne voie pour parvenir à la faim « zéro » d’ici 2030, déclare le Représentant régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique, Abebe Haile-Gabriel, lors d’une réunion visant à examiner les progrès réalisés par le continent pour atteindre cet objectif jusqu’à présent.

Co-organisée par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Programme alimentaire mondial (PAM), en collaboration avec le Gouvernement de la République du Congo, la réunion s’inscrit dans le cadre de la septième session du Forum régional africain pour le développement durable (FRADD) qui se déroule actuellement à Brazzaville.

«Les résultats restent insatisfaisants et les défis sont nombreux en raison du changement climatique, de la mauvaise situation économique et des effets négatifs de la COVID 19, ainsi que du manque d’investissements publics », affirme M. Haile-Gabriel.

Il indique cependant que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est une opportunité unique pour la transformation du système alimentaire du continent.

Pour résoudre la question de la faim en Afrique, M. Haile-Gabriel déclare que la volonté politique et l’engagement au plus haut niveau sont essentiels, ajoutant que les actions et les investissements aux niveaux national et local sont également essentiels. Il dit qu’il est urgent pour le continent de rebâtir et plus solide pour l’avenir après la pandémie de COVID-19 et demandant ainsi aux gouvernements d’investir dans des mesures de protection sociale afin de sauver les plus vulnérables de la société. La transformation du système alimentaire africain est cruciale pour aider à mettre fin à la faim, déclare-t-il, ajoutant que l’adoption d’approches multisectorielles holistiques est nécessaire.

 

Chris Toe, du PAM, déclare que les pays africains doivent prioriser et intensifier les investissements dans la transformation rurale, les infrastructures durables et le développement du capital humain alors qu’ils s’efforcent d’éliminer la faim et les insécurités alimentaires.

Cela, dit-il, aidera non seulement à maintenir les progrès en cours, mais aussi à contribuer à la quête du continent pour parvenir à la faim « zéro », comme le soutiennent les ODD et l’engagement de l’Afrique pour 2025 à mettre fin à la faim et les Aspirations de l’Agenda 2063.

Un responsable du gouvernement congolais, M. Mukena Bantu, Conseiller en charge de la coopération et des projets, s’exprimant au nom du ministre de l’agriculture, M. Joseph-Antoine Kasongo, déclare que la nouvelle administration est déterminée à accélérer le développement de l’agriculture pour mettre fin à la faim.

 

« Nous avons dit que le sol doit prendre le dessus sur le sous-sol », déclare-t-il, ajoutant : « Il existe une volonté politique de mener toutes les actions nécessaires pour parvenir à la sécurité alimentaire ».

L’évènement parallèle a permis aux États membres de réfléchir et de partager sur les mesures de transformation et les investissements qui faciliteront la construction de systèmes alimentaires africains afin de mieux répondre au Programme de développement à l’horizon 2030 et aux Aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. »

Compte rendu du Conseil des Ministres du 3 mars 2021

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 03 mars 2021, en séance ordinaire, de 09 H 10 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour,entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

 I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du Cabinet du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

L’adoption de ce décret permet de doter le cabinet du ministre d’Etat d’un organigramme nécessaire à son fonctionnement et à l’effectivité de ses missions. 

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté un projet de loi portant prorogation du mandat des conseils municipaux et régionaux des communes et régions du Burkina Faso.

Ce projet de loi vise à donner un cadre légal à la prorogation d’une année du mandat des élus municipaux et régionaux, en vue de permettre au Gouvernement de reporter les élections municipales et de les organiser au plus tard en mai 2022.

Ce report permettra d’opérer des réformes aux plans législatif et règlementaire pour des élections crédibles, transparentes et pour un meilleur ancrage démocratique à la base.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

 

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports relatifs à des demandes d’agréments pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume d’Espagne auprès du Burkina Faso avec résidence à Bamako au Mali et d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Unie de Tanzanie auprès du Burkina Faso avec résidence à Abuja au Nigéria.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination desdits Ambassadeurs.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement création d’une trésorerie auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis) et création d’une perception auprès du Consulat général du Burkina Faso à Dakhla (Royaume du Maroc).

L’adoption de ces décrets permet la mise en place de ces structures comptables, conformément aux dispositions des articles 4 et 5 du décret n°2000-323/PRES/PM/MEF du 19 juillet 2000 portant gestion financière et comptable des missions diplomatiques et consulaires du Burkina Faso à l’étranger.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination d’un directeur d’institut au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

L’adoption de ce décret permet la nomination d’un Directeur à l’Institut de recherche en Sciences appliquées et technologies (IRSAT) pour un mandat de quatre (04) ans renouvelables une fois, conformément à l’article 104 du décret n°2017-0192/PRES/PM/MESRSI/MINEFID du 19 avril 2017 portant approbation des statuts particuliers du CNRST.

 

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement approbation des statuts de l’établissement Les Editions Sidwaya et approbation des statuts de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB).

En rappel, la loi n°2015-059/CNT du 04 septembre 2015 a accordé le statut de sociétés d’Etat à tous les médias publics que sont Les Editions Sidwaya et la RTB. Pour leur transformation en sociétés d’Etat, des études de faisabilité ont indiqué que ces médias publics devraient passer par un statut dérogatoire.

Par décret n°2020-003/PRES/PM/MINEFID/MCRP du 15 janvier 2020, le gouvernement accordait un statut dérogatoire aux règles de la comptabilité et de la gestion publique à ces deux établissements.

Ces deux établissements passeront désormais intégralement à la gestion financière et comptable de type privé SYSCOHADA et à une certification de leurs états financiers par des experts comptables. Enfin, par ces nouveaux statuts les deux établissements devront se doter d’un statut du personnel et d’un organigramme adapté à leurs missions.

L’adoption de ces décrets permet de mettre en œuvre le statut dérogatoire au profit de la RTB et Les Editions Sidwaya. 

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’Appel d’offres accéléré n°2020-012T/MEA/SG/DMP du 23/09/2020 pour les travaux de réalisation de cinquante-trois (53) systèmes d’adduction d’eau potable dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest au profit du Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

– Lot 1 : AFRIC TECH/BWK, pour la réalisation d’un système d’eau potable à Bana dans la Commune de Bana, Province des Balé, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent quatre-vingt-cinq millions deux cent soixante-dix mille six cent vingt (185 270 620) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 2 : groupement MTC/YIDIA, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Assio et Bandjo dans la Commune de Bagassi, Province des Balé, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de trois cent vingt-deux millions neuf cent quatre-vingt-seize mille six cent quatre-vingt (322 996 680) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 3 : GESEB SA, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Bozourou et Toné dans la Commune de Fara, Province des Balé, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de trois cent quatre-vingt-treize millions deux cent quarante-huit mille six cents (393 248 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 4 : BURKINA DECOR, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Siou et Koupélé dans les Communes de Oury et de Pâ, Province des Balé, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre cent deux millions quatre cent neuf mille sept cent trente-six (402 409 736) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 5 : SAAT SA, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Goni dans la Commune de Dokuy, Province de la Kossi, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent soixante-neuf millions trois cent trente-trois mille cinq cent quarante (169 333 540) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 6 : Groupement SOPAM SA/EMA-CI SARL, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Dara et Koro, dans la Commune de Nouna, Province de la Kossi, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de trois cent quatre-vingt-quatorze millions six cent vingt-quatre mille deux cent cinquante-deux (394 624 252) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 7 : Groupement SAHEL Hydraulique/ACOD, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Zamzaka et Zekuy dans les Communes de Bondokuy et de Tchériba, Province du Mouhoun, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent quatre-vingt-quatre millions quatre-vingt-deux mille huit cent quatre-vingt-quatorze (284 082 894) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 8 : TTM, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Sokoura et Toroba dans la Commune de Dédougou, Province du Mouhoun, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de trois cent soixante millions cinq cent quarante-huit mille neuf cents (360 548 900) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 9 : Groupement SGC2T/ERT, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Doudou, Monkuy et Poundou, dans la Commune de Ouarkoye, Province du Mouhoun, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre cent quarante-huit millions vingt-deux mille cent quinze (448 022 115) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 10 : ECIN SARL/YIDIA, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Siellé, dans la Commune de Yaba, Province du Nayala, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent trente-sept millions six cent vingt-six mille trois cent trente-sept (137 626 337) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 11 : EEPC, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Melou, Sankoué et Tani dans la commune de Yé, Province du Nayala, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre cent millions cinq cent cinquante-sept mille huit cent quatre-vingt-onze (400 557 891) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 12 : ERTP, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kirio et Rassouly dans les communes de Kiembara et de Lankoué, Province du Sourou, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent cinquante-trois millions dix-neuf mille sept cent trente (253 019 730) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 13 : GROUPEMENT GTPCI-SARL/SHANA SARL, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kassan et Kawara dans la commune de Tougan, Province du Sourou, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent quatre-vingt-deux millions deux cent quarante-quatre mille sept cent quatre-vingt-dix (282 244 790) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 14 : COGEA INTERNATIONAL, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kimini et Mitieridougou dans la commune de Niangoloko, Province de la Comoé, Région des Cascades, pour un montant de cinq cent dix millions cent cinquante-trois mille huit cent cinquante-cinq (510 153 855) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 15 : ECM, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Nofesso et Timperba dans la commune de Niangoloko, Province de la Comoé, Région des Cascades, pour un montant de quatre cent soixante-cinq millions six cent seize mille huit cent quatre-vingt-quatre (465 616 884) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 16 : ENTREPRISE YIDIA, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Gouindougouni et Litiefesso dans la commune de Soubakaniedougou, Province de la Comoé, Région des Cascades, pour un montant de quatre cent seize millions cinq cent quatre-vingt-dix-huit mille trois cent quatre-vingt et un (416 598 381) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 17 : ECEHOP, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kasseguera et Moadougou dans la commune de Dakoro, Province de la Léraba, Région des Cascades, pour un montant de trois cent dix-huit millions six cent mille (318 600 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 18 : PPI, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Bavigué-Ka et Kozogo dans la commune de Niankorodougou, Province de la Léraba, Région des Cascades, pour un montant de quatre cent trente-six millions six cent quatre-vingt-seize mille soixante-onze (436 696 071) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 19 : GROUPEMENT JOCER SA/ACMG, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Nadjengoala et Wolokonto dans les communes de Niankorodougou et de Wolokonto, Province de la Léraba, Région des Cascades, pour un montant de quatre cent quatorze millions cent quarante-cinq mille soixante-douze (414 145 072) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 20 : AKKAD GROUP, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kakoualé et Panamasso dans la commune de Bobo-Dioulasso, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de quatre cent vingt-trois millions vingt-huit mille huit cent vingt (423 028 820) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 21 : BEGEP, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Déguélé, dans la commune de Karangasso Vigué, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent trente millions neuf cent treize mille cinq cent trente-six (330 913 536) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 22 : GROUPEMENT GERICO/SICOBAT, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Poya-Obaga et Yéguéré dans la commune de Karangasso-Vigué, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent cinquante-six millions cinquante-trois mille sept cent quatre-vingt-dix (356 053 790) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 23 : C.E.D-B, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Dérégouan et Seye dans la commune de Karangasso-Vigué, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent cinquante millions trois cent trente-quatre mille six cent vingt-cinq (350 334 625) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 24 : HYDRO-BAT, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Lobouga et Dankari dans les communes de Founzan et de Houndé, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent dix-neuf millions quatre cent soixante-sept mille trois cents (319 467 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 25 : VIM SARL, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Bombara, dans la commune de Tiankoura, Province de la Bourgouiba, Région du Sud-Ouest, pour un montant de cent dix-huit millions neuf cent vingt-sept mille trente-huit (118 927 038) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 26 : ECCKAF, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Balembar, Complan et Zodoum-Tampour dans les communes de Dano et de Dissin, Province du Ioba, Région du Sud-Ouest pour un montant de quatre cent dix-huit millions cinq cent vingt-deux mille (418 522 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 27 : GROUPEMENT GBS/FORBAT AFRIQUE, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Bakon, dans la commune de Batié, Province du Noumbiel, Région du Sud-Ouest pour un montant de cent cinquante-neuf millions trois cent cinq mille neuf cents (159 305 900) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 28 : SAOH-BTP, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Galgouli et Koro, dans les communes de Kampti et Loropéni, Province du Poni, Région du Sud-Ouest pour un montant de deux cent soixante-huit millions quatre cent soixante-quatre mille cent soixante (268 464 160) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours.

Le montant total des attributions s’élève à neuf milliards trois cent quarante millions huit cent treize mille cinq cent dix-sept (9 340 813 517) F CFA TTC.

Le financement est assuré par la Banque mondiale à travers le Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA).

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un rapport relatif au Projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO/2ème phase).

La 2ème phase de ce Projet est destinée à l’aménagement d’infrastructures routières (voiries et carrefours) et de mobilier urbain (abribus) dédiés aux bus et à la construction d’une station multimodale d’échanges à la Place Naaba Koom.

Ce rapport vise la mise en œuvre de la 2ème phase du Projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO) et la conclusion des contrats, par entente directe, par la SOTRACO avec :

– d’une part, l’entreprise SCANIA WEST AFRICA LTD, pour un montant de 49 352 472 954 F CFA HT-HD, avec un délai d’exécution de 24 mois ;

– d’autre part, l’entreprise RATP COOPERATION, pour un montant de 2 569 826 996 F CFA HT-HD, avec un délai d’exécution de 36 mois.

Au terme du Projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO/2ème phase), la mobilité urbaine à Ouagadougou devrait nettement s’améliorer par une offre importante de transports en commun en qualité et en quantité.

Le Conseil a marqué son accord pour la signature desdits contrats commerciaux.

 

II.COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, a fait au Conseil le bilan de la visite de travail et d’amitié de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso le 26 février 2021 à Libreville en république du Gabon.

Au cours de leur entretien, les deux Chefs d’Etat ont passé en revue l’état de la coopération entre leurs deux pays, se fixant pour objectif de la réactiver, dans le cadre de la commission mixte dont la dernière session remonte à 2012.

Les deux Chefs d’Etat ont donné des instructions à leurs ministres chargés des Affaires étrangères, de se mettre à la tâche pour dégager les priorités dans lesquelles le Burkina Faso et le Gabon pourraient s’engager, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

II.2. Le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement a informé le Conseil de l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année 2021 de l’Assemblée nationale, le mercredi 03 mars 2021 conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution.

II.3. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a informé le Conseil de la visite du ministre ghanéen en charge des chemins de fer dans notre pays du 09 au 12 mars 2021.

Cette visite entre dans le cadre du projet de construction du chemin de fer Accra-Ouagadougou.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATION DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Emmanuel NANEMA, Mle 49 129 U, Maître de recherche, catégorie P2, grade intermédiaire, 2ème échelon, est nommé Directeur à l’Institut en Sciences appliquées et technologies (IRSAT) pour un mandat de quatre (04) ans.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS DE REGULATION, D’ADMINISTRATION ET D’ORIENTATION ET DE CONTROLE

Le Conseil a procédé à la nomination de Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) au titre de la Primature.

Il a également procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

– de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation ;

– du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ;

– de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

– de l’Office national de l’Eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement ;

– du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement.

Le Conseil a en outre procédé à la nomination d’Administrateur au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS DE REGULATION, D’ADMINISTRATION ET D’ORIENTATION ET DE CONTROLE

 

A. PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Sidiki Boubacar ILBOUDO, Mle 35 701 Y, Administrateur des services financiers, Membre représentant l’Administration publique au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la Commande publique (ARCOP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Mengognan Marcel YIGO, Membre représentant la Société civile au titre du Réseau national de lutte anti-corruption (RENLAC) au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la Commande publique (ARCOP) pour une dernière période de trois (03) ans.

 

 B.MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte renouvellement du mandat du Colonel-Major Lazare YAGO, Officier, Administrateur au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat du Colonel-Major Lazare YAGO, Officier, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour une dernière période de trois (03) ans.

 

C.MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– Monsieur Evariste Marie Wend-Yam GUIBRE, Mle 36 120 J, Inspecteur de l’enseignement du secondaire.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Bakari MILLOGO, Mle 212 306 Z, Conseiller des affaires économiques.

Le second décret nomme Monsieur Evariste Marie Wend-Yam GUIBRE, Mle 36 120 J, Inspecteur de l’enseignement du secondaire, Président du Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

D. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Adjima THIOMBIANO, Mle 49 402 N, Professeur titulaire.

Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– Madame Pamagni Delphine BITIE, Mle 233 757 N, Informaticien.

Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et du développement :

– Monsieur Pouôr-Yero Thierry-Fabrice PODA, Mle 119 293 F, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Idrissa Aboubacar MAÏGA, Mle 111 317 T, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes :

– Monsieur Moussa BANGRE, Mle 225 908 Z, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENSEIGNANTS CHERCHEURS DE L’UNIVERSITE VIRTUELLE DU BURKINA FASO

– Monsieur Emile OUEDRAOGO, Mle 56 686 G, Assistant.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN (ATOS)

– Monsieur Noufou SAVADOGO, Mle 278 899 G, Conseiller en gestion des ressources humaines.

 

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU

– Monsieur Wendpoulomdé Aimé Désiré KABORE, Mle 225 13 22 N, Chirurgien-dentiste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES INSTITUTIONS FINANCIERES

– Monsieur Diakarya OUATTARA, Mle 0004, Diplômé en management international.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’AUTORITE DE REGULATION DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES ET DES POSTES

– Monsieur Serge Roland SANOU, Mle 037 48 C, Docteur en télécommunication.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA MAISON DE l’ENTREPRISE

– Monsieur Ismaël Tannamda SAWADOGO, Mle ME 003 120 10 M.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’UNION NATIONALE DES ETABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT PRIVES-LAICS

– Monsieur Zoeyoba Désiré NAKOULMA, Docteur en sciences de gestion.

Le second décret nomme Monsieur Diakarya OUATTARA, Mle 0004, Diplômé en management international, Président du Conseil d’administration de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

E.MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Gueswendé Marc OUEDRAOGO, Mle 207 366 V, Architecte-Urbaniste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville au Conseil d’administration de l’Office national de l’Eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

F.MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Primature :

– Monsieur Jean Jacques NIKIEMA, Mle 238 571 L, Conseiller des affaires économiques.

 

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Tewendé Jean Wensceslas KYELEM, Mle 216 216 B, Ingénieur des travaux publics.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Amidou BARRO, Mle 58 433 Z, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

– Monsieur Mamadou CISSE, Mle 77 039 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE SECTEUR PRIVE, LES ASSOCIATIONS ET LE PERSONNEL

Au titre de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF) :

– Monsieur Armand Roland Pierre BEOUINDE, Maire de la commune de Ouagadougou.

Au titre de la Chambre de commerce et de l’industrie du Burkina (CCI-BF) :

– Monsieur Issaka KARGOUGOU, Mle 231 90 01 A, Economiste, cadre supérieur, hors catégorie.

Au titre de la Ligue des Consommateurs du Burkina :

– Madame Maïmouna DIAKITE/DIALLO, Mle 111 104 X, Inspecteur du trésor.

Le second décret nomme Monsieur Issaka KARGOUGOU, Mle 231 90 01 A, Economiste, Président du Conseil d’administration du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

G.MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Prosper ZEMBA, Mle 116 887, Ingénieur d’agriculture, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement

 

Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre national

Le Soleil d’Avenir affirme son appartenance à l’opposition

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La présente déclaration du parti Le Soleil d’Avenir (Mouvement S.A) est relative à son appartenance à l’opposition.

«Déclaration officielle d’appartenance «Du SOLEIL D’AVENIR (MOUVEMENT SA) A L’APPOSITION POLITIQUE AU BURKINA FASO

                                             Le Soleil d’Avenir (Mouvement S.A)

Vu la Constitution ;

Vu la loi n°009-2009/AN du 14 avril 2009 portant statut de l’opposition politique et son modificatif n°046-2013/AN du 17 décembre 2013

Vu l’arrêté N°2019-013/MATDC/SG/DGLPAP/DLFSPP portant reconnaissance du parti politique dénommé Soleil d’Avenir (Mouvement S.A) ;

Conformément à l’article 4 de la loi portant statut de l’opposition politique ci-dessus visée, qui dispose que «tout parti politique doit faire une déclaration écrite publique  de son appartenance à l’opposition ou à la majorité avec copie au ministre en charge des libertés publiques pour enregistrement» ;

Convaincu que «Les méchants se promènent de toutes parts, quand la bassesse règne parmi les humains» (Psaumes 12, in fine) ;

Désireux conséquemment, sur délibération stratégique de l’Etat-major du Mouvement S.A., de lutter pour promouvoir et instituer une gouvernance de qualité axée sur les valeurs démocratiques et la morale politique,

Déclare officiellement son appartenance à l’opposition politique, tous droits, toutes libertés et orientations ultérieures demeurant réservées

 

Fait à Ouagadougou le 03 mars 2021

 

 Le Président

  Pr Abdoulaye SOMA»

Déclaration officielle

Le stade du 4 août suspendu par la CAF

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Avec cette suspension, les Etalons ne pourront plus disputer des matches à domiciles

C’est une décision aux lourdes conséquences pour le football burkinabè que vient de prendre la Confédération africaine de football. Il s’agit de la suspension de notre stade du 4 août des compétitions internationales parce qu’il ne répond plus aux normes internationales, donc non réglementaire.

Avec cette suspension du stade du 4 août, les Etalons ne pourront plus disputer des matches à domiciles

Que s’est-il vraiment passé au cours du match Wak-Kazier au stade du 4 août pour que l’on en arrive ce mardi à cette décision cruciale de la Confédération africaine de football (CAF) de notre joyau national construit par les Chinois pendant la Révolution et rénové lors de la CAN 1998 ?

Le temps est plus que jamais venu de rénover ce stade qui faisait naguère la fierté nationale. Surtout que le ministre  des sports et loisirs Dominique Nana a affiché il y a  quelques semaines seulement  les ambitions du pays à postuler pour l’organisation des grandes compétitons.

Christian Tas

Burkina Demain

6 morts dans une explosion d’ambulance à Djibo

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Photo d'illustration

Selon des sources concordantes, une ambulance qui évacuait une malade de Djibo à Ouagadougou a sauté ce mardi 2 mars sur une mine.  L’explosion de l’explosion qui s’en est suivi : 6 morts dont la malade, son mari, l’ambulancier, 2 accompagnants, 1 fillette ; et l’ambulance réduite en épave.

Photo d’illustration

L’ignoble drame s’est produit entre Gaskindé et Namissiguia, dans la région du Sahel. Un énième acte meurtrier qui vient rappeler la résurgence du terrorisme dans la région.

Le gouvernement dans un communiqué a qualifié l’incident de « lâche et barbare »; le condamnant fermement  et réaffirmant sa détermination à assurer la sécurité des populations sur toute l’étendue du territoire national.

Burkina Demain

Décès du JRI Nébié : BF1 va perpétuer sa mémoire

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Remy Lambert Nébié, Journaliste reporter d'image, est décédé mercredi dernier à l'âge de 37 ans

«Les morts ne sont pas mort», disait Birago Diop. Et pour la télévision BF1, son jeune journaliste reporter d’images Rémy Lambert Nebié décédé mercredi dernier à l’âge de 37 ans, ne mourra pas ou du moins le bon esprit (journalistiquement et humainement) qu’il a si bien incarné de son vivant, ne quittera pas la maison de la «Chaîne au cœur de nos défis». Ce dimanche 28 février 2021, le directeur général de BF1 Issouf Saré, entouré de ses plus proches collaborateurs dont le directeur des rédactions Aubin Guébré, ainsi que du personnel ; a fait une forte annonce dans ce sens.

Le directeur général de BF1 Issouf Saré a annoncé des mesures en faveur de la veuve de Lambert Nébié et de son enfant

«Nous allons voir avec les collaborateurs comment perpétuer la mémoire de Rémy Lambert Nebié pour ce qu’il a apporté», a indiqué ce dimanche 28 février  le directeur général de BF1 Issouf Saré, exhortant ses collaborateurs à poursuivre quotidiennement dans leurs tâches le travail sérieux et bien fait qu’incarnait le journaliste.Le patron de BF1 a aussi fait une autre annonce de grande portée sociale. Il a en effet laissé entendre que la «Chaîne au cœur de nos défis» allait soutenir la veuve Nébié et son enfant.

Premier porteur du Magasine ‘’Ligne de Mire’’

Le DG Saré a fait ces fortes annonces au cours de l’émission spéciale d’hommage en direct dédiée à Rémy Lambert Nebié. Emission au cours de laquelle responsables hiérarchiques et collaborateurs ont fait d’émouvants témoignages sur la vie du journaliste.  «Rémy, c’était le collaborateur modèle.

Il l’était si bien que quand on a créé le nouveau magazine de grands reportages ‘’Ligne de Mire’’, c’est vers lui qu’on s’est tourné pour le premier numéro sur les conditions de vie et de travail des volontaires pour la défense de la patrie», a confié le directeur des rédactions Aubin Guébré.

Rémy Lambert Nebié aura vécu utile

Remy Lambert Nébié, Journaliste reporter d’image, est décédé mercredi dernier à l’âge de 37 ans

«Rémy savait peut-être qu’il n’avait pas une longue vie. C’est la raison pour laquelle peut-être qu’il a évité de disperser ses énergies  et est resté concentré sur son travail ; ce qui lui a permis d’impacter par la qualité de son travail, son style de vie», a témoigné pour sa part celle- même que le défunt journaliste appelait affectueusement sa maman, la rédactrice en chef adjointe, Caroline Yoda.

Bref, en un ou mille mots, en écoutant les témoignages des uns et des autres, Rémy Lambert Nebié aura vécu utile. Il aura été un grand travailleur, un amoureux du travail bien fait, un homme humble et solidaire.

Et c’est pour toutes ces qualités humaines exceptionnelles que les responsables de BF1 ont décidé de trouver les voies et moyens de perpétuer la mémoire de Rémy Lambert Nebié pour que jamais son ombre ne quitte la «Chaîne au cœur de nos défis».

 

Philippe Martin

Burkina Demain

Suspension des opérations immobilières : Quand Sankara met les points sur les ‘’i’’

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Bénéwendé Stanislas Sankara, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville

Ce n’est un secret pour personne, la décision du nouveau ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville, Bénéwendé Stanislas Sankara de suspendre les opérations immobilières afin d’y mettre de l’ordre faisait déjà grincer les dents chez des acteurs du secteur. Certains ont même commencé à donner de la voix contre cette mesure qui semble porter préjudice à leurs affaires. Mais, ce vendredi, face à la presse, le ministre Sankara est resté droit dans ses bottes. Pas question, à l’entendre, de changer d’un iota la nouvelle stratégie gouvernementale dans le domaine, assénant ses vérités qui font vivement penser à la période révolutionnaire où le logement était avant tout un droit social.

Bénéwendé Stanislas Sankara, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville

Aujourd’hui, bien plus qu’hier, le logement est devenu avant tout un business lucratif. Tous ceux qui rêvaient de faire fortune, évoluent dans le secteur. Les opérateurs immobiliers ont poussé comme des champignons. Dans un tel contexte, la récente décision du nouveau ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville, Bénéwendé Stanislas Sankara de suspendre les opérations immobilières afin d’y mettre de l’ordre, passe difficilement chez certains qui ont crû bon de donner de la voix dans l’espoir de faire changer la donne.

Mais, Me Sankara, en sankariste averti et désireux de faire prévaloir l’ancienne bonne méthode révolutionnaire qui faisait avant tout de la question de l’accès au logement un droit social, n’entend reculer. Face aux journalistes ce 26 février, il a été on ne peut plus clair quant à la nouvelle politique du logement qu’il entend mener avec la mission reçue des plus hautes autorités.

«Quand j’ai rencontré les promoteurs immobiliers, je leur ai dit : quand on crée une société commerciale, c’est pour faire du profit, du business, ce n’est pas pour faire du social. C’est clair ! Ce sont des capitalistes, ils aiment l’argent ; plus ils en ont, plus ils en prendront». Sankara met ainsi les points sur les ‘’i’’ quant à sa détermination d’aller jusqu’au bout de son initiative.

Retour à l’orthodoxie foncière d’antan ?

A écouter le ministre Sankara, le pays s’achemine vers une nouvelle façon de gérer les affaires foncières. «Jadis, on ne vendait pas la terre. Nos arrières grands parents ne vendaient pas la terre au Burkina. Mais aujourd’hui, la terre est devenue un instrument de thésaurisation », rappelle le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville.Est-ce le retour à l’orthodoxie foncière d’antan ? Rien n’est moins sûr. Cette nouvelle politique va bien dans le sens des aspirations de la majorité des Burkinabè. Et de ce fait, elle pourrait bénéficier d’un soutien populaire à même de contribuer à sa mise en œuvre effective.

Mais, il reste que la nouvelle politique gouvernementale du logement telle qu’annoncée va évidemment à l’encontre des gros intérêts détenus par des puissants. Comment vont-ils réagir ? Quoi qu’il en soit, le ministre Sankara aura besoin de la ténacité dont il a fait preuve pendant ses longues années d’opposition sous le régime du président Blaise Compaoré. Bien plus encore, il aura besoin du soutien sans faille des plus hautes autorités, le président Roch Marc Christian Kaboré et du Premier ministre Christophe Dabiré.

 

Si l’un ou l’autre décide à un moment de faire le jeu des puissants de l’immobilier, c’est sûr que Sankara aura du mal à appliquer la nouvelle politique gouvernementale du logement. Sans engagement politique fort au plus haut niveau de l’Etat, cette nouvelle politique, risque, tôt ou tard, d’accoucher d’une souris.

 

Martin Philippe

Burkina Demain

Burkina : Faire des frontières des espaces de vie apaisée

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A l'ouverture ce vendredi 26 février la première session 2021 du conseil des frontières

Ouagadougou a abrité ce vendredi 26 février 2021 la première session 2021 du conseil des frontières placée sous la présidence du Premier ministre, Christophe Dabiré.

C’est le Premier ministre, Christophe Dabiré qui a présidé la session

Le Burkina Faso, c’est environ 3615 km avec 6 pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana Mali, Niger et Togo). Pays avec lesquels les limites frontalières exactes ne sont pas encore entièrement matérialisées. Il se pose alors un défi de la sauvegarde de la souveraineté du pays et de la nécessité, en ces temps de terrorisme et de grand banditisme, de faire de nos zones frontalières, de véritables espaces de développement et d’intégration. C’est là tout l’enjeu de la première session 2021 du conseil des frontières tenue ce vendredi à Ouagadougou sous la présidence du Premier ministre, Christophe Dabiré.

Instance de décision et d’orientation en matière de gestion des frontières du Burkina, la présente session a permis aux participants de passer en revue la stratégie nationale de gestion des frontières (SNGF) adoptée en 2015, ainsi que son plan d’actions dénommé Programme d’appui à la gestion intégrée des frontières (PAGIF) ; les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre et de dégager de nouvelles orientations.

«Impulser un développement socio-économique dans un environnement de paix et de sécurité»

A l’ouverture ce vendredi 26 février la première session 2021 du conseil des frontières

L’objectif de la stratégie nationale de gestion des frontières, a rappelé le Premier ministre Christophe Dabiré, c’est de « contribuer à l’impulsion du développement socio-économique et culturel durable des espaces frontaliers dans un environnement de paix et de sécurité».

Vision partagée par le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation Clément P. Sawadogo qui a parlé de la nécessité de faire de nos frontières des espaces de vie apaisée dans un contexte national et sous-régional caractérisé par le terrorisme et le grand banditisme.

Et à écouter les officiels, la stratégie vient en réponse aux maux auxquels sont confrontées les localités frontalières, à savoir le terrorisme, la criminalité transfrontalière, et les trafics de tout genre.

Stratégie bâtie autour de 6 axes

Le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation Clément P. Sawadogo

La stratégie nationale de gestion des frontières du Burkina Faso est bâtie autour de 6 axes principaux, à savoir :

1-la maîtrise des limites territoriales du pays ;

2-la sécurisation des frontières et des zones frontalières ;

3-l’amélioration de la présence et de l’image de l’Etat dans les zones frontalières ;

4-l’accompagnement et le renforcement de la coopération transfrontalière ;

5-l’appui à la gestion intégrée des ressources naturelles partagées et des terres ;

6-la réalisation d’infrastructures socio-économiques et culturelles ainsi que le renforcement des capacités des acteurs frontaliers.

Et le Premier ministre Dabiré d’exhorter les départements concernés par la mise en œuvre de cette stratégie à s’impliquer fortement pour l’atteinte des objectifs de développement des zones frontalières.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Souvenirs d’un enfant d’Afrique, d’un enfant du monde, Yé Lassina Coulibaly

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L'artiste burkinabè vivant en France,Yé Lassina Coulibaly se souvient de tout ce qui a marqué son enfance en Afrique

Les premières paroles des ancêtres m’ont été données par mes parents, mes grands-parents, mes arrières grands- parents qui ont su transmettre ces valeurs ancestrales que j’incarne aujourd’hui.

L’artiste burkinabè vivant en France,Yé Lassina Coulibaly se souvient de tout ce qui a marqué son enfance en Afrique

 La sensation de la vie, la joie, le plaisir, l’amour et l’éducation, mes frères et soeurs, mes cousins, cousines et moi-même, les avons reçus dans la cour familiale où, à l’ombre des arbres fruitiers, se côtoyaient jour et nuit les animaux, la famille, les voisins, les passants qui s’arrêtaient pour demander de l’eau, à manger ou dormir, ou toute autre chose…

La porte était toujours ouverte. La cour, qui bruissait du chant des oiseaux, était en perpétuelle animation et interactions. La communication et les bonnes relations avec le voisinage étaient essentielles à l’harmonie du quartier.

Cité d’or » parce qu’on y trouvait des trésors de connaissances et d’humanité

J’ai le souvenir du partage, que ce soit des fruits ou des plats cuisinés : outre la part de la famille on réservait toujours, dans la cuisine, celle de ceux qui passaient et de ceux qui étaient morts, il y avait aussi la part des chiens et des chats.

La sollicitude envers les personnes âgées de la famille allait de soi, leur accompagnement faisait partie de notre quotidien : nous prenions soin d’elles pour tout, on était à l’écoute de leurs besoins pour les aider à la toilette, à s’habiller ou s’alimenter, et les soigner.

Elles étaient écoutées pour leur sagesse, leur connaissance du passé de la famille éloignée, et maitrisaient l’usage des plantes et des aliments qui soignent… Elles tenaient à se rendre utiles, notamment en s’occupant des enfants pendant l’absence des parents.  Chacun avait sa place et des droits bien définis, des jeunes enfants aux personnes âgées. Grâce à mes parents, Yée et Sékou Coulibaly, j’ai connu jusqu’à trois à quatre générations vivant sous le même toit. Ce qui était formidable, c’était leur humour, la plaisanterie, les contes, les devinettes, les chants, mais aussi les caresses qu’elles nous prodiguaient.

On appelait cette cohabitation « la Cité d’or » parce qu’on y trouvait des trésors de connaissances et d’humanité et qu’il s’y  passait plein de choses… Lorsque l’on vit ensemble et que l’on partage les mêmes valeurs, « on éduque la rue et la place publique, ensemble », on apprend à faire des compromis, à respecter la contribution de chacun et à veiller sur la richesse qui nourrit tout le monde.

Evènements de la vie, rythme des saisons

Les événements de la vie, le rythme des saisons, nous enseignaient que la source vitale c’est la Nature. Les anciens avaient une très grande connaissance de ses cycles, étaient à l’écoute du cosmos et savaient lire dans les astres, ils faisaient de la science appliquée… Nous, les enfants, écoutions avec intérêt et admiration.

Malgré leur dur labeur et leurs occupations journalières, les adultes se réunissaient après le repas du soir pour partager les récits des épopées des empires mandingues et africains, des proverbes, des fables, de la poésie, mais aussi le souvenir des ancêtres des grandes familles. Ils échangeaient aussi sur l’organisation du travail, la manière de s’y prendre, par exemple pour laisser se reposer la terre en alternant friche et culture… Nous étions émerveillés et fascinés par tant de connaissances, et ce temps de partage amenait la paix avant le sommeil.

L’intelligence et l’inventivité des détenteurs d’un savoir mystique

Me revient aussi en mémoire l’image de personnages que l’on admirait autant qu’on les craignait… Ils avaient la capacité de lire en nous et de « faire tomber le masque ».

J’étais également très impressionné par l’intelligence et l’inventivité des personnalités qui détenaient un savoir teinté de mystère et dont le quotidien des villageois dépendait : ceux qui étaient capables d’évaluer les propriétés et les qualités de la terre, ceux qui savaient bâtir les maisons traditionnelles en fonction des caractéristiques régionales, ceux qui connaissaient la foudre et pouvaient faire la lecture de l’éclipse, les sourciers, les magnétiseurs, les rebouteux, etc. Il s’agissait souvent de chefs coutumiers ou de notables dont la fonction entre-autres, était d’expliquer afin d’apaiser les craintes et de rassurer.

L’ingéniosité des habitants du village pour sauvegarder les usages et contribuer à l’organisation commune m’intéressait aussi beaucoup : les calligraphies de signes sur les murs des maisons, les tissus traditionnels et les objets rituels pour souligner les évènements et en garder la mémoire, la codification des activités artistiques et les techniques de maquillages, la richesse des costumes, les matériels symboliques utilisés à l’occasion des fiançailles, des mariages et des naissances…

La solidarité était au service de tout le monde

J’ai passé des heures à regarder travailler les artisans et j’étais émerveillé par leur savoir-faire et leur sens artistique… Que ce soit les tisserands, les potiers, les forgerons, les teinturières, les bronziers, tout l’artisanat traditionnel.

Le savoir partagé, la solidarité étaient au service de tout le monde, on avait le souci de s’accompagner les uns les autres. Bien sûr, on ne peut pas généraliser, cela dépendait des familles, toutes ne possédaient pas le même potentiel de bienveillance, ne partageaient pas les mêmes valeurs.

C’est fondamental pour l’équilibre d’une famille que le père et la mère reprennent le flambeau des valeurs ancestrales. Notre dignité et notre richesse sont basées sur l’humain bien qu’il n’y ait nulle part de peuple parfait.

Dans chaque crise, il y a un mouvement qui peut transformer « le volcan négatif en volcan positif ».  Ce qui permet de surmonter les crises, c’est la mobilisation de la grande famille et celle du voisinage. C’est toute une organisation et « ça ne se chante pas sur les toits ».

Une organisation ancestrale derrière chaque nom de famille

Derrière chaque nom de famille, il y a une organisation ancestrale. La notion d’être seul quand tu portes un nom n’existe pas en Afrique, le patronyme c’est un passeport international, la certitude qu’un autre qui porte le même nom te tende la main.

Même pour les parcelles de terrains, comme d’autres outils de travail, on ne les vend pas mais on peut les prêter pour rendre service. Dans la société ancestrale, de même que la pratique du troc, c’est un symbole de survie qui préserve la dignité de celui qui est en difficulté et grandit celui qui lui vient en aide. En outre, c’est un moyen de prendre soin du patrimoine et ça enseigne la fierté aux enfants. Hélas, j’ai connu aussi le sentiment d’injustice que ressentait le paysan lorsque, après avoir défriché et enrichi le terrain qui lui avait été prêté, il se le voyait enlevé par un propriétaire indélicat, au moment où il aurait pu recueillir le fruit de son travail.

Moi, j’étais fier de mes parents, notamment parce qu’ils étaient à l’écoute du monde et partageaient l’actualité avec nous. D’ailleurs, c’est par mon père que j’ai appris que l’Afrique était le berceau de l’humanité avec la découverte de Lucy, en 1974, en Ethiopie, puis par ma mère celle de Toumaï, en 2001, au Tchad.

Ces valeurs qui ont forgé ma personnalité, une société où rien n’était dramatisé

Nous ne connaissions pas la pauvreté. J’étais élevé dans ce monde du travail, de l’humour, de la joie… Nos parents surmontaient les difficultés malgré leurs caractères différents, discutaient beaucoup ensemble, ne se plaignaient jamais, rien n’était dramatisé. Ils nous ont transmis les valeurs qui ont forgé ma personnalité et me nourrissent encore tous les jours : la solidarité, la fraternité, le respect des aînés, l’écoute, l’ouverture aux autres, la curiosité, en un seul mot, la Culture…

On oublie souvent ces valeurs ancestrales. J’ai à coeur de les transmettre, comme je peux, parce qu’il ne faut pas que l’on perde ces valeurs de l’humain.  C’est vraiment le socle de notre civilisation, s’il est fragilisé c’est la porte ouverte aux problèmes, aux désastres, toutes générations confondues. On ne va pas inverser le cours des choses mais au moins sensibiliser aux valeurs qui fondent notre société.

Distinguer valeurs et coutumes

Il faut cependant rester lucides. Par manque d’éducation, il y en a qui utilisent les valeurs ancestrales pour profiter de la dignité des autres, notamment lors des cérémonies. De même, il y a lieu de distinguer valeurs et coutumes, parmi ces dernières, certaines ne sont pas bonnes à perpétuer, notamment celles concernant l’ingérence des religions dans la vie privée…

L’éducation est justement le rempart au dévoiement de ces valeurs… Nous avons tous un devoir de transmission de notre culture, y compris par l’exemple. Notre fierté de jeunes gens était de savoir écouter les anciens, de montrer qu’on pouvait être utiles, d’obtenir la reconnaissance de nos capacités.

Le savoir-faire de nos parents nous accompagnait pas à pas vers l’autonomie en faisant de nous des adultes responsables. On nous confiait d’abord le poulailler, puis les vaches, puis les chevaux et tous les autres animaux de la ferme. Au travers de ces apprentissages, communs aux filles comme aux garçons, nous accédions progressivement à un statut qui nous valorisait au sein du village.

L’eau était sacrée…on apprenait à protéger les sources et les nappes phréatiques

De même pour la cueillette des fruits sauvages, il fallait apprendre à les reconnaître, à ne pas gaspiller, à ne cueillir que ce qui est nécessaire à nos besoins, à se repérer en forêt et à en appréhender les dangers. La finalité était de nous amener à comprendre et respecter la nature, y compris dans sa fonction nourricière, afin que l’on soit apte à pouvoir se débrouiller seul, en cas de besoin, pour s’alimenter et se soigner…

On nous apprenait à protéger les sources et les nappes phréatiques car l’eau était sacrée, à ne pas abîmer les herbes médicinales, à prendre soin de la fragilité des plantes et des insectes, à ne pas déranger les animaux venant de mettre bas et leurs nouveau-nés.

La transmission du savoir s’est longtemps faite ainsi de manière orale, ce qui n’allait pas sans des règles de discipline adaptées et intégrées par certains enfants au point d’étonner les anciens par leur maturité.

N’avaient-ils pas raison de s’inquiéter?… Ils étaient souvent hostiles à la scolarisation des enfants

Au temps de mon enfance, les parents étaient souvent hostiles à la scolarisation des enfants. Ils craignaient qu’en les envoyant à l’école ceux-ci soient coupés de leurs racines, qu’ils oublient l’enseignement familial traditionnel ce qui leur ôterait toute possibilité de réadaptation en cas d’échec… D’autant plus, qu’à l’époque, le pays manquait d’infrastructures créatrices d’emplois pour les jeunes diplômés. De fait, nombre de cerveaux africains sont restés à l’extérieur après leurs études.

Avec le recul, au regard de l’évolution de la société africaine, et sans être passéiste, je m’interroge : n’avaient-ils pas raison de s’inquiéter?  N’est-il pas temps d’inventer une école africaine moderne et respectueuse des valeurs et des traditions africaines ?

L’adage « dis, fais et vois’’…Moi j’y crois

Je voudrais saluer le courage et le talent des nombreux auteurs africains qui ont écrit de très beaux ouvrages pour valoriser l’Afrique et transmettre ses valeurs et sa grandeur à la postérité. Je regrette qu’ils ne soient pas suffisamment honorés par des statues ou la dénomination de rues et de places à leur nom. Je pense également à tous les artistes, cinéastes, plasticiens, conteurs, comédiens, danseurs, musiciens, etc. qui ont, par leur talent, porté la richesse de la culture africaine hors des frontières.

Nous devons aimer notre jeunesse, lui faire confiance, c’est elle qui est porteuse d’espoir et qui saura sauvegarder les valeurs d’humanité de notre culture afin que le mal ne l’emporte pas. Je suis tenté de rappeler ici, le vieil adage que mes parents me disaient souvent : « dis, fais et vois » : « il y a le temps de dire, le temps d’agir, le temps de voir l’action réalisée ».

Si vous, vous n’y croyez  pas, moi  Yé Lassina Coulibaly, j’y crois!

Soyons fiers de nos ancêtres africains!

 

Yé Lassina Coulibaly

Yé Lassina COULIBALY

06 76 03 71 66

Site officiel : www.yelassina.com

Artiste auteur-compositeur interprète

Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés

Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse) du Burkina-Faso.