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Lutte anti-Coronavirus : Le président du CSC salue les efforts des médias

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«A titre exceptionnel, le Collège des conseillers autorise les médias à modifier leurs grilles de programmes afin de contribuer à l’intensification de la campagne de sensibilisation. Ensemble, adoptons les bons réflexes édictés par l’autorité sanitaire pour contrer la propagation du Covid-19». Propos de Mathias Tankoano, président du Conseil supérieur de la communication (CSC). Plus d’infos dans ce message.

«Message du Président du Conseil supérieur de la communication dans la lutte contre le Covid-19

Chers partenaires des médias, des associations professionnelles de médias et du monde de la publicité, la pandémie du Coronavirus, Covid-19, est une réalité. Vous en êtes mieux informés, du fait de votre profession.

Je voudrais saluer les efforts des médias qui mènent déjà des actions pour accompagner les autorités nationales dans la lutte contre le Covid-19. J’invite les autres médias à se joindre à cette dynamique citoyenne salutaire. Je vous encourage donc, individuellement et collectivement, en tant que leaders d’opinion vecteurs et canaux de la sensibilisation, à porter les messages des autorités sanitaires en direction de vos publics et cibles, afin de barrer la route à la propagation du Covid-19.

J’insiste particulièrement sur les mesures nécessaires à prendre afin de vous protéger et de protéger vos familles, proches, collaborateurs et partenaires. A titre exceptionnel, le Collège des conseillers autorise les médias à modifier leurs grilles de programmes afin de contribuer à l’intensification de la campagne de sensibilisation.

Ensemble, adoptons les bons réflexes édictés par l’autorité sanitaire pour contrer la propagation du Covid-19. Maître Soahanla Mathias TANKOANO.»

Problème de lotissement à Lougsi : «La hache de guerre est enterrée»

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Pasteur Louis Zongo

D’août 2017 à mars 2020, beaucoup d’eau semblent avoir coulé sous les ponts de la question du lotissement qui divisait à l’époque fils et filles du village de Lougsi dans la commune de Tanghin-Dassouri. Pour en parler, exprimer de vive voix sa reconnaissance aux acteurs de la sortie de crise et souhaiter un aboutissement heureux du processus au bénéfice de tous, le pasteur évangéliste Louis Zongo était le 19 mars dernier dans nos locaux.

Le pasteur Louis Zongo est venu nous parler de l’apaisement autour du lotissement à Lougsi

Burkina Demain : Pasteur, que nous vaut votre visite ?

Pasteur Louis Zongo : D’abord, vous dire merci pour votre publication d’août 2017 qui a contribué, à notre sens, au retour de la paix, de la cohésion sociale à Lougsi. En effet, à la suite de votre publication, une rencontre réunissant l’ensemble des parties s’est tenue pour une réconciliation. Cette réunion de réconciliation a eu lieu à l’initiative de notre chef du village, le maire de Tanghin Dassouri. Autour d’eux étaient donc réunis les deux conseillers municipaux Ilboudo Abel et Kaboré Maurice ; le CVD ; les représentants des protagonistes ; les deux promoteurs immobiliers pour une sortie de crise que tous les acteurs, y compris les représentants de la commission sur le foncier, appelaient de leur vœu. Dieu merci, aujourd’hui, tout est derrière nous.

 

Peut-on dire que la hache de guerre entre les protagonistes de la crise du lotissement à Lougsi est enterrée ?

Oui, on peut le dire. Et la preuve, les actes de cession viennent d’être établis il y a une dizaine de jours au grand bonheur de la population.

Et l’heure, aujourd’hui, pour vous, est aux remerciements….

Tout à fait. Je voudrais vraiment remercier tous ceux qui ont travaillé pour le retour de la paix et la quiétude des populations dans l’ombre ; tous ceux qui ont prié l’Eternel des Armées pour le changement ; tous les fils et filles du village de Lougsi et de la commune de Tanghin-Dassouri, toutes les autorités, quelles soient coutumières, religieuses ou administratives. Merci au Seigneur Jésus Christ !

Maintenant que la paix est de retour. Quelles sont vos attentes ?

Je souhaite de façon générale que les populations des autres localités qui ont des différends fonciers, s’asseyent, dialoguent entre elles et trouvent la solution, comme nous l’avons fait à Lougsi. Et pour ce qui nous concerne spécifiquement, je souhaite que les différents documents en cours soient achevés administrativement, que les conventions soient respectées dans l’intérêt et le bonheur de chaque partie. Et que cela serve in fine d’exemple pour les autres localités confrontées à des problèmes de lotissements.

Propos recueillis par Laetitia Dongo

Burkina Demain

22 mars 2020 : Et la Journée Mondiale de l’Eau dans Tout Ça !

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«A l’heure où, partout dans le monde, les hommes, les femmes et les enfants sont engagés dans une lutte sans merci contre un adversaire invisible nommé COVID-19, n’oublions pas ceux qui doivent continuer à se battre pour disposer d’eau potable et de meilleures conditions sanitaires. Aujourd’hui encore le manque d’eau potable tue 5 personnes chaque minute dans le monde», indique l’ONG Eau Vive Internationale, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau 2020 ce dimanche 22 mars. Plus d’infos dans ce communiqué de presse : EVI – JME2020-Communiqué de presse (1) 

«Communiqué de presse 

Et la Journée Mondiale de l’Eau dans tout ça !

Ouagadougou, le 22 mars 2020. A l’heure où, partout dans le monde, les hommes, les femmes et les enfants sont engagés dans une lutte sans merci contre un adversaire invisible nommé COVID-19, n’oublions pas ceux qui doivent continuer à se battre pour disposer d’eau potable et de meilleures conditions sanitaires. Aujourd’hui encore le manque d’eau potable tue 5 personnes chaque minute dans le monde.

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau 2020, l’ONU invite à se concentrer sur l’eau, le changement climatique et les liens indéniables entre eux.

Eau Vive Internationale reste plus que jamais mobilisée aux côtés du milliard de personnes dans le monde qui souffre du manque d’eau potable.

L’eau et le changement climatique sont depuis de nombreuses années au cœur de l’action d’Eau Vive Internationale et de ses associations membres. À travers divers projets et initiatives en Afrique, elle développe de nouvelles dynamiques afin que les populations soient en mesure de s’adapter face au changement climatique et d’agir pour préserver la ressource en eau.

Au Togo, 40 jeunes agriculteurs sont formés au maraîchage agroécologique qui optimise la production tout en préservant les équilibres des agrosystèmes, la qualité et la quantité de l’eau présente sur le terrain.

Au Sénégal, dans le bassin de la rivière Sandougou, il est mis en œuvre diverses actions qui visent à renforcer les capacités des acteurs locaux afin qu’ils soient en mesure de préserver et de gérer les ressources en eau.

Au Burkina Faso, les Agences de l’Eau du Mouhoun et des Cascades sont accompagnées dans l’opérationnalisation de la gestion intégrée des ressources en eau par des actions de protection et de préservation des ressources en eau et de sensibilisation des usagers.

Au Niger, l’accès à l’eau potable et l’adaptation des pratiques agricoles pour une meilleure résilience des communautés face aux changements climatiques est au cœur de l’action à Bagaroua. Les communautés et les agriculteurs sont encouragés à adopter des pratiques agricoles, anciennes ou nouvelles, qui favorisent la préservation des ressources hydriques et de meilleurs rendements agricoles.

Eau Vive Internationale et ses associations membres restent fortement engagées dans les zones sahéliennes qui, en plus d’être impactées par le changement climatique et l’amenuisement des ressources hydriques, sont touchées par les conflits armés terroristes. Tout en assurant la protection de ses salariés et de ses partenaires, Eau Vive Internationale a fait le choix de rester aux côtés des communautés sahéliennes et de continuer à œuvrer pour que, partout, la gestion intégrée des ressources en eau ne soit pas seulement un moyen de limiter les changements climatiques, mais aussi un vecteur de paix. Cette volonté est partagée par plusieurs partenaires techniques et financiers qui lui renouvellent chaque année leur confiance.

L’accès à l’eau potable, la protection des ressources hydriques et la résilience aux changements climatiques sont l’affaire de tous. Eau Vive Internationale se réjouit de voir grandir son réseau de partenaires engagés pour ces causes. De nouveaux acteurs, comme les start-ups écoresponsables et éthiques, mettent un point d’honneur à limiter leur impact écologique dans leurs activités et créent une économie sociale et solidaire. C’est le cas de La Bouche Rouge qui contribue depuis 2018 pour un meilleur accès à l’eau potable et à l’assainissement des communautés dans la région de Kara au Togo.

La mobilisation actuelle pour vaincre la pandémie de COVID-19, nous rappelle l’importance de l’eau dans cette lutte. Si ce virus est un adversaire invisible, le manque d’eau est un tueur silencieux qui aura un bel avenir faute de mobilisation, d’engagement et d’action de tous.

En ce jour du 22 mars 2020, Eau Vive Internationale invite à la mobilisation générale pour l’eau : pour la vie.

A propos d’Eau Vive Internationale

Eau Vive Internationale est une organisation non gouvernementale internationale qui intervient en Afrique de l’Ouest et du Centre en appui aux projets de développement dans divers secteurs dont l’eau et l’assainissement. Elle fédère les associations Eau Vive Burkina Faso, Eau Vive France, Eau Vive Mali, Eau Vive Niger, Eau Vive Sénégal et Eau Vive Togo.

Contacts

Siège International

251, avenue Zamsé – Route de Fada

06 – BP 9329 – Ouagadougou 06 I Burkina Faso

Tél. : (226) 25 36 41 39 I Fax : (226) 25 36 41 40

eauvivebadg@eau-vive.org

Bureau Europe

c/o Le Comptoir – 104 avenue de la Résistance

93100 Montreuil I France

Tél.: 07 66 52 39 10

Mail : Ieauvive@eau-vive.org / eau-vive.org»

 

Coronavirus au Burkina : 64 cas confirmés et 3 décès et 4 guéris

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Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars

Le nombre de cas confirmés du coronavirus au Burkina vient encore de grimper. Il s’établit désormais à 64 dont 3 décès.

Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars

Ce sont les derniers chiffres de la propagation de la pandémie livrés ce samedi 21 mars 2020 par la coordination nationale de riposte.

Le Burkina Faso est le premier pays africain sub-saharien a enregistré déjà 3 décès dûs au Covid-19.

Ailleurs, dans le monde, c’est l’Italie qui continue de payer le plus lourd tribut avec près de 800 morts enregistrés lors des dernières 24 heures et plus de 4 000 décès enregistrés depuis le début de l’apparition de la pandémie dans le pays.

Monsi Domba

Burkina Demain

Lutte anti-covid-19 au Burkina : Le Président du Faso annonce des mesures

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris ce lundi un décret de suspension de la quarantaine

Dans son adresse à la Nation ce vendredi 20 mars, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a annoncé des mesures dans le cadre de la riposte nationale contre la pandémie du Coronavirus qui a ce jour le cap de 40 cas confirmés. Voici l’intégralité de son message à la Nation :

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors de son adresse à la Nation ce vendredi 20 mars 2020

«MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE PRESIDENT DU FASO, PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES SUR L’EPIDEMIE DU COVID 19. Ouagadougou, le 20 mars 2020

Chers Compatriotes

Habitants du pays des Hommes intègres

Le Burkina Faso, à l’instar de nombreux pays dans le monde, est touché par la pandémie du coronavirus, le COVID-19.

Depuis la confirmation des premiers cas dans notre pays, le 9 mars dernier, à ce jour, une quarantaine de personnes sont contaminées, et nous avons enregistré le premier décès, dans la nuit du 17 au 18 mars.

Je salue le professionnalisme des personnels de santé qui, au péril de leur vie, sont restés mobilisés depuis la découverte des premiers cas suspects, et leur adresse tous mes encouragements.

La pandémie du coronavirus est une réalité qui doit nous interpeller et nous préoccuper tous.

Comme si la situation sécuritaire n’était pas suffisante, le COVID-19 vient en rajouter à nos difficultés, nous rappelant l’urgence de changer impérativement nos comportements individuels et collectifs.

Je tiens à saluer et à remercier les responsables religieux et coutumiers pour leur adhésion et leur accompagnement dans la sensibilisation des populations, à travers les mesures fortes qu’ils ont prises, consacrant des restrictions apportées à la pratique de leurs cultes.

Au regard du mode de contamination du virus et des capacités de nos structures de santé, nous devons tout mettre en œuvre et adopter les bonnes pratiques, pour interrompre la chaine de transmission communautaire du COVID-19.

Personne n’est à l’abri de ce virus. En l’absence de vaccin et de traitement validé, le seul antidote demeure donc la prévention individuelle et collective.

Ainsi, après de larges consultations, j’ai décidé de prendre les mesures suivantes :

  1. Sur le plan des libertés :

-l’interdiction de tout regroupement de plus de 50 personnes ;

-les mesures de restrictions concernant les débits de boissons, les salles de cinéma, de jeux et de spectacles, les marchés et yaars, les restaurants, seront prises par les autorités compétentes ;

-l’instauration d’un couvre-feu de 19h00 à 5h00 du matin, sur toute l’étendue du territoire, pour compter du 21 mars 2020 à l’exception des personnels sous astreintes.

  1. Sur le plan des transports :

-la fermeture des aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, aux vols commerciaux, pour une durée de deux semaines, renouvelable, à compter du 21 mars 2020 à minuit, excepté pour les vols intérieurs et militaires et le fret;

-la fermeture des frontières terrestres et ferroviaires, pour une durée de deux semaines, renouvelable, à compter du 21 mars 2020 à minuit, à l’exception du fret ;

  1. Sur le plan politique :

-la suspension immédiate des opérations d’enrôlement biométrique ;

-la suspension immédiate des opérations spéciales de délivrance de cartes nationales d’identité burkinabè.

-l’application des mesures d’hygiène dans tous les lieux publics et privés, doit être stricte.

Il va sans dire, que toutes les mesures prises feront l’objet d’une évaluation périodique, pour les ajuster constamment à l’évolution de la pandémie.

Nous devons améliorer et renforcer les actions de communication, pour un changement de comportement.

C’est le lieu pour moi de dénoncer celles et ceux qui, à travers les réseaux sociaux, entretiennent la désinformation et sèment la panique. Il nous faut prendre cette pandémie au sérieux.

 

Chers compatriotes

Amis résidant au Burkina Faso

Le Gouvernement a adopté un plan de riposte autour duquel s’organise la mobilisation des acteurs et des partenaires techniques et financiers.

Au nombre des mesures pratiques recommandées par les spécialistes et le personnel de santé, je voudrais insister sur la nécessité pour tous :

– de ne pas se serrer les mains ;

– de ne pas s’embrasser ;

– de se laver régulièrement les mains au savon ;

– d’observer la mesure de distance d’un mètre au moins ;

– d’éviter les regroupements;

– de limiter nos déplacements et sorties;

– de porter des cache-nez ;

– d’alerter les services de veille en cas de suspicion.

Le numéro vert et gratuit dédié est le 3535.

Je suis conscient des contraintes imposées par ces mesures, mais il nous faut nous y soumettre avec tout le sens des responsabilités, car il y va de la survie de nos populations.

Je sais pouvoir compter sur la discipline et l’engagement de tout un chacun pour une réponse à la hauteur des défis que pose cette maladie au Burkina Faso et au reste du monde.

Chers compatriotes

Le coronavirus est venu comme pour nous rappeler que la maladie reste l’ennemi numéro 1 de tout être vivant. La taille du défi individuel et collectif que nous devons relever pour vaincre cette pandémie, m’oblige à interpeller tous les habitants du Burkina Faso sans exclusive sur l’urgence qu’il y’a à s’attaquer au péril, par une mobilisation exceptionnelle et patriotique de chaque instant.

J’ai invité le Haut Conseil national de la recherche scientifique à activer sa commission Santé et bien-être, et j’ai bon espoir que nos chercheurs et nos laboratoires nationaux sauront relever le défi de la prise en charge des personnes contaminées. Du reste, j’ai décidé de la mise en place d’un Conseil scientifique auprès du Président du Faso, pour suivre et orienter les mesures à prendre contre la pandémie.

La lutte contre le COVID-19 doit être une priorité.

J’ai l’intime conviction que nous aimons tous notre chère patrie, le Burkina Faso. C’est pourquoi, dans ces moments difficiles que nous traversons, nous devons savoir qu’en plus de la lutte contre le terrorisme, nous devons nous mobiliser contre le coronavirus, en nous conformant strictement aux consignes et aux mesures édictées.

L’avenir de notre Nation est à ce prix.

J’exprime ma compassion et ma solidarité à toutes les familles éprouvées par le COVID-19.

A toutes les personnes placées en confinement, ou en traitement, je souhaite des lendemains meilleurs et un prompt rétablissement.

Le Gouvernement pour sa part, assure la prise en charge gratuite des malades et continuera à garantir l’approvisionnement de notre pays en produits de première nécessité, tout en veillant au contrôle des prix. De même, il restera attentif aux mesures à prendre pour soutenir la relance des activités économiques au sortir de cette crise.

Dans la solidarité et l’union, relevons le défi du COVID-19.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !»

COVID-19  au Burkina : Le gouvernement entend renforcer les actions de riposte

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La rencontre a réuni plusieurs acteurs de la question autour du Premier ministre Christophe Dabiré

Le Comité national de gestion du COVID-19 s’est réuni dans la matinée de ce 19 mars 2020 à la Primature, sous la présidence du chef du gouvernement, Christophe Joseph Marie DABIRE. Une rencontre qui a permis d’examiner le plan de riposte contre la propagation de cette pandémie et de faire des propositions de mesures complémentaires à soumettre au Président du Faso, pour décision.

La rencontre a réuni plusieurs acteurs de la question autour du Premier ministre Christophe Dabiré

La rencontre du Comité national de gestion du COVID-19 a réuni plusieurs décideurs à la Primature, dans le cadre de la recherche de solutions pour stopper la propagation de la maladie sur le territoire national. Il s’agit entre autres, des membres du gouvernement, de l’ambassadeur des USA au Burkina Faso, du représentant résident de l’OMS, du Chef de file des partenaires techniques et financiers de la santé, du président de l’Association des Maires du Burkina Faso, du Secrétaire technique de One Heath, du Président de la faîtière du secteur privé de la santé au Burkina.

Le comité a passé en revue, l’état de mise en œuvre des structures en charge de la gestion de l’épidémie, le rapport sur la mise en place du plan de riposte, le plan de communication, la situation de mobilisation des fonds pour le financement du plan de riposte, la situation de l’épidémie à la date du 19 mars 2020, la prise en charge des cas suspects et positifs.

Des instructions pour l’exécution diligente

C’est le Premier ministre Christophe Dabiré qui a présidé la rencontre

Après examen de ces points, le Premier Ministre a donné des instructions pour l’exécution diligente du plan de riposte. Il s’agit selon le ministre de la Communication, de la dynamisation des structures du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), de l’intensification de la communication pour la prévention avec une implication forte des leaders ou responsables religieux, coutumiers et associatifs.

Au regard de l’évolution de la pandémie qui est de 33 cas confirmés, le comité a fait des propositions de mesures complémentaires pour interrompre la chaîne de transmission de la maladie. « Cependant a indiqué Remis Fulgance Dandjinou, ces propositions seront transmises au Président du Faso. »

Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, annonçant à la presse les décisions prises

La lutte contre cette épidémie nécessite d’énormes ressources financières et l’État travaille à mobiliser ces fonds, avec le soutien des partenaires techniques et financiers. Selon le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, « le plan de riposte est estimé à plus de 11 milliards de FCFA, l’urgence est à plus de 4 milliards de FCFA, le gouvernement a obligation de répondre aux questions de santé de sa population et il met tout en œuvre pour y répondre, avec le soutien des partenaires techniques et financiers».

Le comité a par ailleurs exprimé sa reconnaissance à l’ensemble du corps médical pour l’engagement et l’abnégation dont il fait preuve dans la lutte contre la pandémie du COVID-19. Il a exprimé aussi sa satisfaction à l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre la pandémie et les a encouragés à maintenir cette dynamique. Il a aussi remercié les responsables coutumiers et religieux, les partenaires techniques et financiers, pour leurs précieuses contributions. Il a exhorté la population au strict respect des principes de précaution édictés par le Ministère de la Santé.

DCRP/Primature

 

Coronavirus au Burkina : Désormais 33 cas positifs confirmés

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Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars

Le Burkina est désormais à 33 cas confirmés au covid-19 dont un décès enregistré le 18 mars. 31 contaminés sont à Ouagadougou, les 2 à Bobo-Dioulasso et 1 cas à Houndé. C’est entre autres les informations essentielles à retenir du point de presse du gouvernement de ce jeudi 19 mars 2020 à Ouagadougou. Point de presse animé par Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie.

Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars

Malgré cet accroissement régulier des cas confirmés de coronavirus (33 à la date du 19 mars), Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, se veut rassurant. Il n’y a pas de raison, a-t-il soutenu, de s’alarmer par rapport à cette évolution de la situation. Et d’inviter les Burkinabè à cultiver le civisme ; à respecter les consignes sanitaires pour éviter de contribuer à la propagation du Covid-19. Pour éviter la propagation, les parents des patients ne sont pas autorisés à leur rendre visite dans les centres de santé. Ils doivent plutôt appeler pour s’enquérir de leur santé.

Ailleurs, les pays sahéliens comme le Niger et le Tchad ont également enregistré leur premier cas confirmé de coronavirus ; portant à plus d’une trentaine de pays africains touchés par la pandémie mondiale.

Jean Conombo

Burkina Demain

Atteint du covid-19, le ministre Stanislas Ouaro est en isolement

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Le ministre de l'Education nationale, Pr Stanislas Ouaro

Ceci est une adresse du Pr Stanislas Ouaro, ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, testé positif au coronavirus.

Le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro, appelle à l’observation des gestes sanitaires

«A la suite de différents symptômes grippaux apparu lundi 16 et mardi 17 mars 2020, je me suis fait prélever par des agents de santé habilités le mercredi 18 mars 2020. Le diagnostic reçu dans la soirée du 19 Mars 2020 a révélé que je suis positif au corona virus (covid19).

Ne présentant pas de symptômes nécessitant une hospitalisation, je dois rester en isolement pendant quelques jours selon le protocole médical (en attendant un nouveau test négatif), pour éviter toute transmission du virus.

Je profite de l’occasion pour une fois de plus rappeler à nos compatriotes d’adopter des gestes simples pour vous protéger et protéger les autres :

– Lavez-vous les mains très régulièrement avec du savon ou un désinfectant ;

– Toussez ou éternuez dans votre coude ;

– Utilisez un mouchoir à usage unique et jetez-le ;

– Saluez sans vous serrer la main.

Pr Stanislas OUARO

Ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales»

Source : Lefaso.net

Coronavirus au Burkina : Le Balai citoyen s’engage dans la sensibilisation

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Le Balai Citoyen d’appeler l’ensemble des Burkinabè à prendre la propagation du virus avec beaucoup de sérieux et à suivre scrupuleusement les mesures d’hygiènes et les mesures de prévention qui s’imposent en pareille situation. Plus de détails dans cette adresse aux Burkinabè.

«COVID-19, NE PAS PANIQUER, NE PAS BANALISER !

Chères citoyennes, chers citoyens,

Populations du Burkina Faso,

Le covid-19 ayant été déclaré pandémie mondiale par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), tous les pays du monde sont actuellement à pied d’œuvre pour contenir la maladie et pour endiguer sa propagation au sein des populations

Le Burkina Faso au regard des différentes informations provenant des autorités gouvernementales est durement touché par le coronavirus. Selon les dernières données du Ministère de la santé, notre pays enregistre plus d’une vingtaine de cas déclarés.

C’est le lieu pour le Balai Citoyen d’appeler l’ensemble des Burkinabè à prendre la propagation du virus avec beaucoup de sérieux et à suivre scrupuleusement les mesures d’hygiènes et les mesures de prévention qui s’imposent en pareille situation.

Nous sommes tous concernés et chacun à quelque niveau que ce soit doit veiller à ne pas prendre des risques qui constituent autant de voies de diffusion du virus.

Le Balai Citoyen appelle l’ensemble des populations à suspendre jusqu’à nouvel ordre toute activité de nature à créer des regroupements, conformément aux directives officielles.

Le Balai Citoyen appelle les populations à la discipline, au calme et à la vigilance. Chacun doit rechercher et donner l’information juste à ses proches et à son entourage dans la mesure du possible. C’est à travers des comportements responsables, solidaires et exemplaires que nous saurons ensemble surpasser ce moment de dure épreuve qui concerne toute l’humanité.

Par ailleurs, le Balai Citoyen interpelle le gouvernement sur la prise de mesures rapides et pertinentes en ce qui concerne la prise en charge des personnes contaminées par le Covid-19 et à prendre toutes les mesures nécessaires pour endiguer la propagation du virus. Cela passe aussi par la prise en compte sans délai d’actions fortes pour empêcher toute spéculation sur la disponibilité et le prix des produits et autres moyens de protections (savons, solutions hydro alcooliques, masques, gants, etc.). Ces produits et moyens de protection doivent être disponibles pour tous et cela relève de la responsabilité du gouvernement en premier lieu.

Jusque-là, nous constatons que la communication au niveau des autorités n’est pas maîtrisée. Il faut donc rassurer au plus vite les uns et les autres.

Le Balai Citoyen interpelle le gouvernement et plus précisément les autorités en charge de la santé publique sur leur devoir d’informer les populations et de les rassurer sur l’état d’évolution du Covid-19.

En attendant que le gouvernement assume clairement sa part d’action, le Balai citoyen appelle les populations du Burkina Faso à s’approprier ces mesures basiques de protection recommandées par le Ministère de la santé, aussi bien dans les lieux de travail qu’au sein des familles :

-Se laver régulièrement les mains avec du savon ou avec une solution hydro alcoolique ;

-Se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude avant de tousser ou d’éternuer ou utiliser un mouchoir jetable ;

-En cas de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires, ou si vous avez été en contact avec un malade, observez l’auto confinement avec surveillance de la température et des symptômes. Appelez le service de santé et évitez de vous déplacer ;

-Encourageons toute personne présentant les signes (fièvre, toux, rhume, fatigue, douleurs articulaires, difficultés respiratoires) à porter un masque, à rester chez elle, à éviter tout contact, à ne pas cracher par terre et appeler les numéros suivants : 52 19 53 94 et 01 60 89 89 ;

-Eviter les contacts rapprochés, surtout avec des personnes présentant des signes de coronavirus ;

-Eviter de cracher par terre et en circulation ;

-Eviter les contacts avec les animaux et la consommation de produits d’origine animale crus ou mal cuits ;

-Les mains touchent de nombreux objets susceptibles d’être contaminés par le virus. Donc éviter de toucher les yeux, le nez et la bouche ;

-Eviter de propager la psychose, la panique et les fakes news ;

Adoptons des comportements responsables et citoyens où que nous soyons en tenant compte du contexte.

Dans la discipline, la prudence et le respect des consignes, nous y arriverons !

Covid-19, ne pas paniquer, ne pas banaliser !

Ensemble, on n’est jamais seul !

Pour le Balai citoyen, la Coordination Nationale !»

Général Macron et ses troupes aux trousses du coronavirus

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Face au coronavirus, le président Emmanuel Macron a prononcé un discours martial, parlant de "guerre"

Les présidents des États touchés par le Covid-19 essayent chacun de gérer la crise à sa façon. Ici au Burkina Faso, le Président Kaboré a pris plusieurs mesures allant de la fermeture des écoles, universités, bars à l’interdiction de regroupement atteignant la cinquantaine entre autres. De son côté, pour la deuxième fois consécutive et en moins d’une semaine, le Président français Emmanuel Macron s’est adressé à sa population dans un discours solennel centré sur la lutte contre la pandémie en question, le mardi 16 mars. Cette adresse fait l’objet ici d’un décryptage de  Boukary Nébié de l’Observatoire de production et d’analyse du discours (OPAD) de l’université de Ouagadougou. Lisez plutôt !

Face au coronavirus, le président Emmanuel Macron a prononcé un discours martial, parlant de « guerre »

«Général Macron et ses troupes aux trousses du coronavirus

Suspension de toutes les réformes sociales pour mutualiser les efforts contre la pandémie

Les Présidents des États touchés par le Covid-19 essayent chacun de gérer la crise à sa façon. Ici au Burkina Faso, le Président KABORÉ a pris plusieurs mesures allant de la fermeture des Écoles, Universités, bars à l’interdiction de regroupement atteignant la cinquantaine entre autres. De son côté, pour la deuxième fois consécutive et en moins d’une semaine, le Président français Emmanuel MACRON s’est adressé à sa population dans un discours solennel centré sur la lutte contre la pandémie en question, le mardi 16 mars. C’est cette adresse qui nous intéresse ici.

Dans une période où les commentaires apocalyptiques vont bon train, au regard de la panique quasi-généralisée, le capitaine du bateau ne doit pas perdre son sang-froid, ni face aux agissements de l’équipage, ni face à la menace ou à la tempête qu’il doit affronter. Il doit faire preuve de lucidité, d’assurance, de perspicacité, de fermeté. Cette posture est-elle celle que Macron a adoptée dans son adresse ? Le moins qu’on puisse dire est que la gravité du discours est enveloppée dans une forêt de marques de diplomaticité, d’humanité et d’humilité.

 

Des consignes « digestes » pour les inciviques : la flûte et non le bâton ?

Débutée en décembre 2019 à Wuhan, en Chine centrale, la pandémie à coronavirus (COVID-19) a atteint la France le 24 janvier 2020. La propagation de la maladie est telle que les autorités françaises sont obligées de mobiliser les grands moyens pour la riposte. Parmi ces moyens figure sans doute le verbe : le discours du Président MACRON. Un discours plein de consignes pour toute la nation à commencer par les récalcitrants.

Le locuteur Macron commence son adresse du 16 mars par un bref rappel du discours prononcé le jeudi 12 mars 2020 et un mot de félicitations aux maires élus et à l’ensemble des autorités qui ont rendu le 1er tour des municipales possible. Il se focalisera très vite sur l’objet de son adresse : la lutte contre le Covid-19. La transition vers ladite lutte s’est faite à travers une rupture dans l’organisation syntagmatique de son discours grâce au connecteur contre-argumentatif  « Mais » : « Mais dans le même temps, alors que… ». Un connecteur qui lui permet de dire sa désapprobation du non-respect des consignes données bien avant le 16 mars pour éviter la propagation du Covid-19.

L’une des forces de ce discours reste sans doute le mode d’affirmation de cette désapprobation : une désapprobation par la pédagogie de l’empathie au détriment du langage coercitif et offensif tout cru. Pour ce faire, il présente les risques encourus par les contrevenants aux consignes et leurs proches :

 

« … je veux dire ce soir très clairement : non seulement vous ne vous protégez pas…  mais vous ne protégez pas les autres… Même si vous ne présentez aucun symptôme, vous risquez de contaminer vos amis, vos parents, vos grands-parents, de mettre en danger la santé de ceux qui vous sont chersJe vous le redis avec force ce soir : respectons les gestes barrières, les consignes sanitaires. C’est le seul moyen de protéger les personnes vulnérables, d’avoir moins de concitoyens infectés ».

 

Comme on peut le voir le verbe « dire » est simplement constatif. Même en en y ajoutant « le groupe prépositionnel de la fermeté « avec force », MACRON en trouvera des adoucisseurs. En effet, en utilisant l’injonctif de la 1re personne « respectons », il s’inclut lui-même dans les destinataires de cette fermeté. Aussi l’argument de la protection, de la solidarité, des conséquences redoutables de cette pandémie participe-il des techniques d’adoucissement du choc de l’injonction. En étant prudent, en mettant le curseur au niveau des inconvénients du non-respect des consignes, il atteint plus facilement le but visé par l’adresse : amener les récalcitrants français à prendre conscience du problème de l’heure. La forme est donc un élément important de ce discours.

Des propos directifs édulcorés pour susciter la coopération générale

Pour faire faire quelque chose à quelqu’un, le locuteur peut procéder par des propos directifs durs, fermes et sans concession. Cette posture autoritariste offusque et déplaît plus souvent à l’interlocuteur. En revanche, on peut mieux se faire comprendre en édulcorant la teneur agaçante des propos de plusieurs manières. C’est cette posture diplomatique qui est privilégiée ici par MACRON.

À l’instar de la section concernant les récalcitrants, Macron use de l’argumentation par le pathos, l’appel à la compréhension en affichant un éthos, une identité de locuteur attentionné et compatissant : « Mes chers compatriotes, je mesure l’impact de toutes ces décisions sur vos vies. Renoncer à voir ses proches, c’est un déchirement ; stopper ses activités quotidiennes, ses habitudes, c’est très difficile ».

Il est à souligner aussi que beaucoup de consignes, d’orientations données par celui-ci aux populations sont faites sous forme de prière à travers l’usage du verbe « demander » : « (…) je vous demande de rester chez vous. Je vous demande aussi de garder le calme dans ce contexte » ; « …cet effort que je vous demande », « … je vous demande ce soir d’importants efforts… », « … je vous demande des sacrifice… », « … je vous demande d’être responsable tous ensemble… », « J’en appelle à votre sens de responsabilité et de la solidarité ». Cela permet de diluer la verticalité des propos au profit d’une certaine horizontalité.

Le souci de cette horizontalité est tel qu’il impute, à juste titre, la prise en charge énonciative de ces propos directifs au personnel soignant plus apte à instruire la population en pareilles circonstances : « Elles [les instructions] ont été prises avec ordre, préparation, sur la base de recommandations scientifiques avec un seul objectif : nous protéger face à la propagation du virus », « Les scientifiques le disent, c’est la priorité absolue » ; « écoutons les soignants, qui nous disent… », etc. Il s’agit là d’un argument massue, d’une autorité polyphonique majeure qu’Emmanuel MACRON convoque et qui aide à une bonne réception du message.

Cette modélisation énonciative montre deux choses : premièrement une preuve d’humilité en attribuant à César ce qui est à César. Deuxièmement, Macron devient lui-même un récepteur de ces instructions au même titre que le reste de la population française. Bref, de la même manière qu’il n’a pas employé le mot confinement, c’est de cette même manière que les mesures drastiques annoncées (les sanctions) sont édulcorées pour se faire comprendre et éviter l’arrogance qui lui est souvent reprochée.

Un discours humaniste ou concessionniste

La posture conciliante du Président MACRON dans l’annonce de mesure pourtant « liberticide » frise un (certain) humanisme vis-à-vis de la population française. Un humanisme dont il invite chaque concitoyen français à se faire artisan à travers une solidarité agissante comme en atteste le lexique : « …esprit solidaire et de sens de responsabilité », «… j’en appelle à votre sens des responsabilités et de la solidarité », « …de nouvelles solidarités entre générations », « …profondément solidaires », « …nous agirons ensemble ». Pour donner des chances à cette solidarité le Président annonce des mesures d’apaisement : « suspension des factures… » ; «…suspension de la réforme des retraites… », etc., et de l’assurance « L’État paiera ».

Ces mesures confèrent des critères de sincérité à cette recherche de la solidarité, de l’union sacrée de la part du locuteur Macron. Ce qui facilite l’adhésion des interlocuteurs à ses prescriptions et les engage tous dans cette guerre qui leur est imposée. Il a donc décidé dans son discours d’éviter la confrontation dans une période qui nécessite une union sacrée autour de la nation.

Un discours martial à forte teneur directive

 

Pour faire prendre conscience aux Français de la gravité de la situation et de la nécessité de cette solidarité agissante, MACRON va davantage dramatiser sa communication à travers un accent martial. Les propos martiaux du Président s’inscrivent dans ce cadre. En répétant six fois de façon anaphorique « Nous sommes en guerre », il en appelle au pathos des français afin de faire chorus autour de la nation. Cette martialité pourrait rappeler un certain appel du 18 juin 1940 quoique les circonstances soient totalement différentes… En tout état de cause dans l’un comme dans l’autre, il s’agit de mobiliser la nation.

À ce niveau le locuteur MACRON a pris la mesure de sa fonction en prenant sa place de capitaine, de coordonnateur des opérations. En témoignent les verbes à forte teneur directive à la première personne : « J’ai décidé que… » ; « j’ai décidé pour… ». Il en est de même pour les nombreux impératifs à la deuxième personne : « occupez-vous des proches… » ; « Donnez des nouvelles… » ; « prenez des nouvelles… » ; « Lisez… » ; retrouvez aussi… » ; « Evitez… ». Toutefois, cette dramatisation se fait sans défaitisme : « Nous gagnerons » déclare-t-il.

En somme, nous pouvons dire que cette adresse aux Français a été une belle occasion pour le Président MACRON de rassurer ses concitoyens, de galvaniser ses troupes, de montrer sa grandeur d’esprit et de « recadrer » sa gouvernance. Toute chose qui pourrait lui être profitable pour la suite de son quinquennat. La leçon majeure de ce discours reste une leçon de mobilisation. Des stratégies de mobilisation allant de l’approche diplomatique à la posture martiale en passant par celle concessionniste. Comparaison n’est pas raison, dit-on. Peut-on s’attendre à une suspension de l’IUTS pour lutter sereinement contre le Covid-19 au Burkina Faso de la part du PF à l’instar de MACRON en France ? Mystère et boule de gomme.

 

NÉBIÉ Boukary, pour l’Observatoire de Production et d’Analyse du Discours (OPAD) »