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Coronavirus au Burkina : 27 cas confirmés et un premier décès enregistré

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Le nombre de cas confirmés du coronavirus au Burkina vient encore de grimper. Il s’établit officiellement à 27 dont un premier décès enregistré dans la nuit du 17 au 18 mars 2020. Ce sont des annonces faites lors du point de presse du gouvernement de ce mercredi 18 mars 2020.

Le Burkina Faso est le premier pays africain sub-saharien a enregistré un décès dû au Coronavirus. Décès survenu dans la nuit du 17 au 18 mars 2020, selon Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte contre le coronavirus. Le nombre des cas confirmés se chiffre désormais à 27 cas dont un à Bobo-Dioulasso.

Ailleurs sur le continent, le nombre de pays touchés ne cesse également de croître. Au total 623 cas confirmés dont 16 décès dans une trentaine de pays frappés par le Covid-19 sur 54 africains.

Dans la sous-région ouest-africaine ; seuls le Mali et le Niger n’ont pas encore annoncé officiellement l’existence de cas de Covid-19 sur leur sol.

Dans le monde, l’on dénombre quelques 8 700 morts dans 150 pays. En Europe, l’Italie est le premier foyer du covid-19 et a payé particulièrement le plus lourd tribut ce mercredi avec 475 décès en 24 heures.

Monsi Domba

Burkina Demain

BAD : 2 entreprises nigérianes exclues pour pratiques frauduleuses

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Pour des pratiques frauduleuses, la Banque africaine de développement a exclu BEULAH UNIVERSAL LINK RESOURCES LIMITED et BLUESTREAM SYSTEMS AND DEVICE LIMITED qui sont des entreprises du Nigéria. Plus de détails dans ce communiqué.

«La Banque africaine de développement exclut BEULAH UNIVERSAL LINK RESOURCES LIMITED et BLUESTREAM SYSTEMS AND DEVICE LIMITED

pour pratiques frauduleuses

Abidjan, Côte d’Ivoire, – 17 mars 2020, le Groupe de la Banque africaine de développement annonce l’exclusion de Beulah Universal Link Resources Limited pour 36 mois et Bluestream Systems and Device Limited pour 12 mois. Les deux entreprises sanctionnées sont enregistrées en république du Nigeria.

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a établi que Beulah Universal Link Resources Limited et Bluestream Systems and Device Limited se sont livrées à des pratiques frauduleuses dans le cadre de leur offre conjointe présentée dans le cadre du projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement en milieu urbain, mis en œuvre dans l’état de Oyo au Nigeria. Lors de leur participation à un appel d’offres pour les contrats de construction et de réhabilitation de réservoirs d’eau, ces entreprises ont déformé leurs qualifications pour l’obtention de ces contrats.

Pendant cette période d’exclusion, ces entreprises ne seront pas éligibles à l’adjudication de marchés financés par la Banque. En outre, l’exclusion de 36 mois de Bluestream Systems and Device Limited pourrait faire l’objet d’une exclusion croisée par d’autres banques multilatérales de développement en vertu de l’Accord de reconnaissance mutuelle des décisions d’exclusion, notamment la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque interaméricaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale.

Le projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement en milieu urbain est financé par le Fonds africain de développement, une entité du Groupe de la Banque africaine de développement.

À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption :

Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement est responsable de la prévention, de la dissuasion et des enquêtes sur la corruption, la fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Pour plus d’informations, veuillez consulter https://www.afdb.org/fr/about-us/organisational-structure/integrity-and-anti-corruption/

Le personnel de la Banque africaine de développement et le grand public peuvent utiliser les numéros sécurisés du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption pour dénoncer des pratiques passibles de sanctions au sein de la Banque ou dans les opérations qu’elle finance.

Téléphone sécurisé : +1 (770) 776-5658

Serveur courriel sécurisé : investigations@iacd-afdb.org

Le courrier doit porter la mention « CONFIDENTIEL » et être envoyé à l’adresse suivante:

Banque africaine de développement

Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption (PIAC)

Immeuble du Centre de Commerce International d’Abidjan CCIA

Avenue Jean-Paul II

01 BP 1387

Abidjan 01, Côte d’Ivoire

Contacts :

Mme Amba Mpoke-Bigg

Email: a.mpoke-bigg@afdb.org

Mme R. Sekone-Bambara Email : r.sekone @afdb.org»

Coronavirus au Burkina : 59  passagers d’Ethiopian Airlines placés en observation à Ouaga

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Le nombre de cas confirmés de Coronavirus au Burkina ne cesse d’évoluer. Selon la ministre de la santé, Pr Claudine Lougué, invitée du JT de 20 h de la Télévision nationale du Burkina (TNB) de ce lundi 16 mars, le  pays compte désormais 20 cas confirmés dont 3 qui étaient à bord du vol d’Ethiopian Airlines.

 

Aux dernières nouvelles, l’aéroport internationale de Ouagadougou où s’est passée ce lundi une scène surréaliste serait fermé. De quoi s’agit-il ? Un vol d’Ethiopian Airlines en provenance d’Addis Abeba, a bloqué pendant un bon moment à son atterrissage avec  une soixantaine (59) passagers.

«Nous avons été alerté de nos services de surveillance de la dénonciation d’un Chinois affecté du Covid-19 qui savait qu’il était malade et qui souhaitait gagner Ouaga pour se faire soigner», a précisé la ministre Lougué, ajoutant que les passagers ont été placés en observation dans un hôtel hors de Ouagadougou.

Martin Philippe

Burkina Demain

Drame de Barga : La déclaration du MBDHP

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Cette déclaration du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) est relative aux tueries de Barga. Lisez plutôt !

«DÉCLARATION DU MBDHP SUR LES TUERIES SURVENUES À BARGA ET ENVIRONS

Le 08 mars 2020, des hommes armés ont attaqué tour à tour les campements peulhs de Dinguila et de Barga (province du Yatenga dans la région du Nord) tuant, de source officielle, 43 personnes (22 à Barga et 21 à Dinguila) et faisant 07 blessés par balles. L’un de ces blessés succombera à ses blessures (au Centre Hospitalier Régional de Ouahigouya) dans la nuit du 09 au 10 mars 2020, faisant ainsi passer le nombre de morts à 44. Ces deux (02) attaques ont aussi occasionné la destruction de nombreux biens mobiliers et immobiliers, ainsi qu’un déplacement massif de membres de la communauté peulh des villages de Barga, Damdola et Lemnogo en direction de Ouahigouya.

Le MBDHP, une fois de plus, dénonce avec la dernière énergie les tueries survenues le 08 mars 2020 à Dinguila et à Barga. Il présente ses condoléances à l’ensemble des familles des victimes de ces tueries et formule ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Selon des témoignages recueillis par le MBDHP auprès de personnes blessées, de parents de victimes, ainsi que d’autres personnes sans liens directs avec les blessés ou des parents des victimes, présentes sur les lieux, ces attaques auraient été perpétrées par des hommes armés, identifiés comme étant membres de certains groupes d’autodéfense Kogl’wéogo. Ceux-ci auraient fait irruption dans les campements de Dinguila et de Barga, très tôt dans la matinée du 08 mars 2020. Dès leur entrée dans ces campements, ils se seraient mis à tirer sans distinction sur tous les hommes qu’ils rencontraient ; ce qui aurait, naturellement, causé une panique générale. Ils se seraient alors mis à pourchasser les hommes en fuite. Ceux qui ont été rattrapés auraient été systématiquement abattus, avant que leurs domiciles ne soient incendiés par la suite.

 

Ces scènes effroyables et d’une barbarie inqualifiable se sont déroulées sur plusieurs heures, sans que les populations attaquées ne bénéficient d’un quelconque secours. En effet, selon les informations recueillies par le Mouvement, bien que les autorités aient été alertées aux environs de 8 heures dans la matinée du 08 mars 2020, ce n’est qu’aux environs de 13 heures que les premiers éléments des FDS sont arrivés à Barga. Ils ont quitté la localité dans la soirée, pour ne revenir que le lendemain 09 mars 2020 en compagnie d’une délégation gouvernementale dépêchée sur les lieux des exécutions. Sitôt les inhumations des victimes terminées, les FDS sont reparties, accentuant ainsi le sentiment d’abandon au sein des victimes. Pourtant, dans son communiqué relatif aux mêmes évènements, le Gouvernement indiquait que « les forces de défense et de sécurité ont été immédiatement déployées sur les lieux pour sécuriser les villages attaqués ».

 

MBDHP = Rigueur et constance dans la promotion, la protection et la défense des droits de l’Homme

Ces évènements malheureux interviennent après de multiples attaques et tueries survenues courant 2019 et en ce début d’année 2020 à Yirgou, Arbinda, Kain-Ouro, Nagaré, Natiembouri, Foutouri, Kelbo, Kantari, Nadiaboanli, Dablo, Gondékoubé, Zimtenga, Salmossi, Ouragou-Boungou, Hallalé, Nagraogo, Alamou, et dans bien d’autres localités. Ces attaques et tueries de civils et d’éléments de nos FDS indiquent à quel point la sécurité, l’unité nationale et la cohésion sociale sont de plus en plus mises à rude épreuve au Burkina.

Déjà, dans son rapport spécial sur les exécutions sommaires et extrajudiciaires perpétrées à Kain-Ouro et environs en février 2019, le MBDHP soulignait que le maintien de la cohésion sociale et de l’unité nationale constituait « l’un des principaux défis que la lutte anti-terroriste ne doit pas perdre de vue » dans notre pays. Malheureusement, plutôt que de chercher des solutions pérennes à l’effritement du tissu social caractérisé par la montée de la stigmatisation de certaines communautés ainsi que par l’exacerbation de la méfiance entre les populations d’appartenance ethnique différente, le Gouvernement préfère s’emmurer, face aux multiples interpellations d’organisations comme le MBDHP, dans une attitude de négationnisme suicidaire frisant l’insouciance.

Les exécutions sommaires et extrajudiciaires de personnes, souvent en présence de leurs proches (y compris des enfants), l’abandon de corps, souvent en pleine décomposition, de personnes froidement exécutées, laissés à la merci de vautours et de chiens errants, sont autant de pratiques érigées en méthodes de lutte contre le terrorisme et qui ont contribué à banaliser la vie humaine dans bon nombre de nos contrées.

Hélas, les réactions épidermiques du gouvernement et le rejet systématique des observations critiques qui lui sont faites quant à la nocivité de telles pratiques, contribuent à aggraver le phénomène, dont il porte une bonne part de responsabilité.

En tout état de cause, le MBDHP :

  1. Invite à nouveau le gouvernement à prendre conscience de la gravité de la situation que traverse notre pays, en :

o assurant de manière effective et efficace, la sécurité des personnes et de leurs biens, sans discrimination, sur l’ensemble du territoire national ;

o dotant la justice de moyens adéquats et efficaces, en vue de mener les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité dans des délais raisonnables ;

o apportant toute l’assistance nécessaire aux populations victimes de Dinguila et de Barga sur les plans médical, social et psychologique, en vue de soulager leurs souffrances et leur apporter la solidarité de la Nation ;

  1. Invite les autorités judiciaires à mener des investigations sérieuses, impartiales et courageuses sur les tueries récemment survenues à Dinguila et à Barga et à tout mettre en œuvre pour rendre justice aux responsables de l’ODJ assassinés dans le Yagha, aux victimes des tueries de Yirgou, de Kain-Ouro, Nagraogo, Alamou et à toutes les autres victimes d’attaques ciblées et de crimes impunis ;
  2. Invite ses militantes et militants et l’ensemble des populations à se démarquer de toute forme de stigmatisation et de discrimination basée notamment sur l’appartenance ethnique et/ou religieuse et à œuvrer pour le vivre-ensemble ;

-ENSEMBLE, CONTRIBUONS, PAR TOUTE ACTION CITOYENNE POSITIVE, A LA LUTTE CONTRE L’INSECURITE !

-ENSEMBLE, EXIGEONS DU GOUVERNEMENT LA GARANTIE DE NOTRE DROIT A LA SECURITE !

Ouagadougou, le 14 mars 2020

Le Comité Exécutif National»

Coronavirus au Burkina : 7 cas confirmés, écoles et universités fermées dès lundi

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La ministre de la Santé Claudine Lougué et le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou sont aux avant-postes de la lutte contre la propagation du covid 19 dans le pays

Le nombre des cas confirmés  du coronavirus au Burkina a négativement évolué ces derniers jours passant des 3 cas confirmés vendredi à 7 cas confirmés ce samedi, selon la ministre de la santé, Pr Claudine Lougué, invitée du JT de 20 h de la Télévision nationale du Burkina du 14 mars 2020. Conséquence : l’annonce, par le ministre et porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, de la fermeture des établissements (préscolaires, primaires et secondaires) et des universités du pays du 16 mars au 31 mars 2020.

La ministre de la Santé Claudine Lougué et le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou sont aux avant-postes de la lutte contre la propagation du covid 19 dans le pays

Le gouvernement burkinabè vient de renforcer les mesures préventives concernant le  coronavirus au Burkina. Il a en effet annoncé ce samedi dans un communiqué signé du ministre porte-parole du gouvernement Remis Fulgance Dandjinou la fermeture des établissements (préscolaires, primaires et secondaires) et des universités du pays du 16 mars au 31 mars 2020.

Le ministre Dandjinou s’est rendu dans la soirée à la Télévision nationale du Burkina pour annoncer ces mesures. Un peu plutôt, son collègue en charge frontalement du dossier, Pr Claudine Lougué, ministre de la santé, était d’ailleurs l’invitée du JT de 20 h de la TNB pour situer les Burkinabè sur la situation du coronavirus dans le pays. Un situation qui a évolué négativement ces derniers jours passant des 3 cas confirmé vendredi à 7 cas confirmés ce samedi.

«Ne pas céder à la psychose»

Malgré cette évolution du nombre des cas sur le sol burkinabè,  la ministre Lougué s’est voulu rassurante, rappelant les équipes mises en place pour y faire face, ainsi que la relative faiblesse de létalité (moins de 3%) du covid 19. «80% des cas sont bénins et 20% sont graves», a-t-elle indiqué. Et d’appeler les gens à ne pas céder à la psychose.

Elle a confirmé la meilleure santé du couple du pasteur Mamadou Philippe Karambiri, les 2 premiers cas confirmés du covid 19 dans le pays depuis 9 mars. A l’entendre, 4 cas confirmés sur les 7 ont été en rapport avec le célèbre couple. L’un des 7 cas confirmés est un géologue de la mine de Houndé de l’extérieur depuis le 10 mars.

Jean Conombo

Burkina Demain

Situation nationale : Les préoccupations du patronat portées au Premier ministre

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Le Premier ministre Christophe Dabiré exprimant par cette poignée de main avec le président du CNPB, Apollinaire Compaoré, le soutien du gouvernement au monde des affaires

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a accordé une audience à une délégation du Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB), cet après-midi du vendredi 13 mars 2020. Cette équipe conduite par le président du CNPB, Apollinaire Compaoré est allé s’enquérir de l’évolution de la situation nationale marquée par l’insécurité liée au terrorisme, la fronde sociale et la question sanitaire avec les premiers cas de malades liés au Coronavirus enregistrés au Burkina Faso. A l’occasion, le patronat a remis au Chef du gouvernement un mémorandum qui comprend l’ensemble des préoccupations du monde des affaires burkinabè.

Le Premier ministre Christophe Dabiré exprimant par cette poignée de main avec le président du CNPB, Apollinaire Compaoré, le soutien du gouvernement au monde des affaires

Le secteur privé burkinabè est préoccupé par l’évolution de la situation nationale. Le Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB) a pris langue avec le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, dans l’après-midi de ce vendredi, en vue de lui exprimer toutes ses préoccupations. « Nous sommes venus nous entretenir avec le Premier ministre sur l’évolution de la situation nationale parce que nous sommes des chefs d’entreprises et nous avons besoin aujourd’hui de tranquillité pour évoluer dans nos affaires et accompagner efficacement l’Etat dans la quête de solutions aux problèmes de notre pays », a soutenu le 1er Vice-président du CNPB, Seydo Diakité, à l’issue des échanges.

Et le 1er Vice-président du CNPB de poursuivre : « Lorsqu’on parle de stabilité, cela veut dire que vous êtes en bonne santé pour aller au travail, lorsqu’on parle de sécurité, cela veut dire que vous n’êtes pas menacé quand vous quittez chez vous pour aller au travail, lorsqu’on parle de paix sociale, cela veut dire que vous pouvez aller payer vos impôts tranquillement , aller à la banque pour retirer de l’argent pour vos besoins et aller au Trésor public pour faire face à vos engagements. Soyez rassurés, la préoccupation des syndicats, c’est notre préoccupation, la préoccupation sanitaire c’est notre préoccupation, la préoccupation sécuritaire c’est notre préoccupation ».

Par ailleurs, il a aussi rendu compte de l’évolution des concertations qui se tiennent actuellement entre le patronat et l’Union d’Action Syndicale (UAS).

Deuxième du genre depuis l’élection du président Appolinaire Compaoré et de son Bureau à la tête du CNPB le 14 décembre 2018, cette rencontre, selon 1er Vice-président du CNPB, Seydo Diakité, entre le monde des affaires et le Chef de l’Exécutif tend à se formaliser en un cadre de concertation entre le gouvernement et le secteur privé, une fois par semestre au moins, afin de débattre des préoccupations de l’heure.

Et Seydou Diakité de soutenir qu’il n’y a pas de développement sans concertation.

« Il faut donc de temps en temps que nous puissions venir voir le gouvernement et nous assurer qu’il pourra accompagner efficacement le développement de nos entreprises », a-t-il déclaré.

Lors de cette rencontre, le patronat a remis au Chef du gouvernement un mémorandum qui comprend l’ensemble des préoccupations du secteur privé burkinabè.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que le patronat burkinabè est sorti de cette audience réconforté par les assurances données par Christophe Joseph Marie Dabiré quant à la capacité de son gouvernement à faire face à tous ces défis.

 

DRCP/Primature

Afrique – Coronavirus : 10,6 milliards de dollars US pour contenir la pandémie

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La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a averti vendredi à Addis Abeba que la crise actuelle des coronavirus pourrait sérieusement compromettre la croissance déjà stagnante de l’Afrique, les pays exportateurs de pétrole perdant jusqu’à 65 milliards de dollars de revenus sous forme de brut les prix du pétrole continuent de chuter. Plus de détails dans ce communiqué de presse.

La secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe (micro), s’exprimant ce vendredi lors de la conférence de presse à Addis-Abeba

«Coronavirus : La CEA averti « L’Afrique aurait besoin jusqu’à 10,6 milliards de dollars US d’augmentations imprévues des dépenses de santé pour empêcher le virus de se propager »

Addis-Abeba, Éthiopie, 13 mars 2020 (CEA) – La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a averti vendredi que la crise actuelle des coronavirus pourrait sérieusement compromettre la croissance déjà stagnante de l’Afrique, les pays exportateurs de pétrole perdant jusqu’à 65 milliards de dollars de revenus sous forme de brut les prix du pétrole continuent de chuter.

Addis-Abeba, Éthiopie, 13 mars 2020 (CEA) – La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a averti vendredi que la crise actuelle des coronavirus pourrait sérieusement compromettre la croissance déjà stagnante de l’Afrique, les pays exportateurs de pétrole perdant jusqu’à 65 milliards de dollars de revenus sous forme de brut les prix du pétrole continuent de chuter.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba, la secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, a déclaré qu’ayant déjà fortement touché le principal partenaire commercial de l’Afrique, la Chine, COVID-19 affectait inévitablement le commerce africain.

Elle a déclaré que bien que quelques cas de COVID-19 aient été signalés dans une quinzaine de pays, la crise devait porter un coup dur aux économies africaines.

« L’Afrique pourrait perdre la moitié de son PIB, la croissance passant de 3,2% à environ 2% pour un certain nombre de raisons, notamment la perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales », a déclaré Mme Songwe, ajoutant l’interconnexion du continent aux économies affectées de l’Union européenne. , La Chine et les États-Unis provoquaient des effets d’entraînement.

Elle a déclaré que le continent aurait besoin jusqu’à 10,6 milliards de dollars US d’augmentations imprévues des dépenses de santé pour empêcher le virus de se propager, tandis que d’autre part, les pertes de revenus pourraient conduire à une dette insoutenable.

COVID-19, a déclaré Mme Songwe, pourrait réduire les exportations totales du Nigéria de pétrole brut en 2020 entre 14 et 19 milliards de dollars américains.

La CEA estime que le COVID-19 pourrait entraîner une baisse des recettes d’exportation de l’Afrique de 101 milliards de dollars américains en 2020.

Les envois de fonds et le tourisme sont également touchés car le virus continue de se propager dans le monde entier, entraînant une baisse des flux d’IED; fuite des capitaux; resserrement des marchés financiers nationaux; et un ralentissement des investissements d’où des pertes d’emplois.

Les produits pharmaceutiques, importés principalement d’Europe et d’autres partenaires touchés par COVID-19 de l’extérieur du continent, pourraient voir leurs prix augmenter et leur disponibilité réduite pour les Africains.

Étant donné que près des deux tiers des pays africains sont des importateurs nets de produits alimentaires de base, les pénuries devraient sérieusement affecter la disponibilité et la sécurité alimentaires.

De plus, les conséquences négatives devraient s’aggraver si COVID-19 se transforme en épidémie en Afrique.

En outre, une baisse des prix des produits de base pourrait entraîner des pressions budgétaires pour les puissances économiques africaines telles que l’Afrique du Sud, le Nigéria, l’Algérie, l’Égypte et l’Angola.

S’exprimant lors de la même conférence de presse, Stephen Karingi, directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA, a déclaré que c’était là une opportunité dont le continent pourrait profiter, car les échanges au sein de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) devraient commencer en juillet.

«Le marché intra-africain pourrait aider à atténuer certains des effets négatifs du COVID-19 en limitant la dépendance à l’égard de partenaires extérieurs, en particulier dans les produits pharmaceutiques et les aliments de base», a déclaré M. Karingi, ajoutant que la diversification des économies loin du carburant était vitale au-delà de COVID -19.

Il a souligné la nécessité pour le continent de mettre en œuvre d’urgence l’AfCFTA en exhortant les pays africains qui exportent des médicaments à donner la priorité à la vente sur le marché africain.

La CEA, dans une présentation sur les effets économiques du COVID-19 sur l’Afrique, suggère que les gouvernements africains pourraient revoir et réviser leurs budgets pour redéfinir les priorités de dépenses afin d’atténuer les impacts négatifs attendus du COVID-19 sur leurs économies.

En tant que filet de sécurité, le groupe de réflexion exhorte les gouvernements à fournir des incitations aux importateurs de produits alimentaires pour qu’ils acheminent rapidement leurs achats afin de garantir des réserves alimentaires suffisantes pour les principaux produits alimentaires de base.

M. Karingi a déclaré que les plans de relance budgétaire sont également cruciaux si le continent veut résister à la tempête COVID-19 qui a coûté la vie à plus de 5 000 personnes dans le monde et infecté 139 637 personnes.

Section des communications

Commission économique pour l’Afrique »

ONU-BF : Antonio Guterres attendu à Ouaga

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Le secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU) Antonio Guterres effectuera une visite officielle au Burkina Faso du 14 au 16 mars 2020. C’est la teneur du présent communiqué de presse de la Présidence du Faso.

«Solidarité avec le Burkina Faso : Antonio Guterres à Ouagadougou
Communiqué de presse

(Ouagadougou, 13 mars 2020). Le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres effectuera une visite officielle au Burkina Faso du 14 au 16 mars 2020. Au cours de son séjour, Antonio Guterres fera une visite de terrain à Kaya, pour s’enquérir de la situation des déplacés internes, et aura une séance de travail avec le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré. Par cette visite, Antonio Guterres entend apporter son soutien et manifester sa solidarité avec le Burkina Faso.
Illustration/photo : la président du Faso et le SG de l’ONU, le 26 septembre 2019, au siège des Nations unies à New York.

Direction de la Communication de la présidence du Faso ».

Côte d’Ivoire : La BAD relance le projet aquacole de Dompleu

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La Banque africaine de développement (BAD) a lancé, mercredi 11 mars à Man, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, la composante Appui à l’autonomisation des femmes et des jeunes du Projet de renforcement des réseaux électriques du District des Montagnes, piloté par la société publique Côte d’Ivoire Énergies et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Plus de détails dans ce communiqué de presse de la BAD.

«Côte d’Ivoire : la Banque africaine de développement relance l’important projet aquacole de Dompleu, dans l’ouest du pays.

Man (Côte d’Ivoire), le 11 mars 2020 – La Banque africaine de développement a lancé, mercredi 11 mars à Man, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, la composante Appui à l’autonomisation des femmes et des jeunes du Projet de renforcement des réseaux électriques du District des Montagnes, piloté par la société publique Côte d’Ivoire Énergies et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La Banque relance ainsi l’important projet aquacole de Dompleu, qu’elle a financé en 2000 avant qu’il ne soit interrompu par la crise politique et militaire que le pays a traversée entre 2002 et 2011.

« Ce projet est une branche importante du projet d’électrification rurale dans la région, a expliqué Raymond Kitandala, expert énergie à la Banque. À terme, 20 000 ménages devraient bénéficier de l’électricité. Mais accéder à l’électricité nécessite des ressources financières. C’est pourquoi il ne faut pas limiter l’électricité aux seuls usages domestiques. Il faut l’utiliser pour créer des activités génératrices de revenus. »

« La Banque revient dans la région pour réactiver la station aquacole de Donpleu. La réussite du projet justifiera des moyens plus importants par la suite. Aussi appelons-nous les populations à ce qu’elles s’approprient le projet », a-t-il poursuivi. La Banque finance la composante autonomisation des femmes et des jeunes à hauteur de 1,07 million de dollars.

D’une superficie de quatre hectares, la station de Dompleu sera exploitée par une centaine de jeunes de la région. Elle produira, chaque année, 500 000 alevins de tilapia au niveau de la station d’alevinage et 150 tonnes de poissons tilapia pour le marché local, national, voire sous-régional. D’autre part, des groupements de femmes et de jeunes seront encadrés pour mettre en place des activités agricoles, notamment la culture du manioc et du riz. Ils produiront annuellement 600 tonnes d’attiéké et de farine de manioc, 400 tonnes de riz décortiqués.

« C’est une opportunité pour nos populations. Elles doivent saisir cette occasion pour renforcer la cohésion sociale en développant les revenus des femmes et des jeunes. De nombreux étangs ont été créés dans la région. Il y a eu des problèmes par le passé. Maintenant, il s’agit de relancer ces activités », a indiqué Karim Diarra, préfet de Danané.

Samy Gaiji, représentant résident de la FAO en Côte d’Ivoire a souligné qu’il était « plus facile d’investir en faveur des femmes. L’investissement est plus rentable, c’est un catalyseur pour les communautés locales. »

Le projet bénéficiera à plus de 6 000 femmes et jeunes et contribuera au développement des chaînes de valeur et de transformation dans le District des Montagnes, selon Samy Gaiji. « La Côte d’Ivoire dispose des conditions suffisantes pour produire au niveau aquacole et répondre aux besoins nationaux. La FAO mettra tout en œuvre pour la réussite du projet. Mais ce projet ne réussira que si les groupements cibles se l’approprient », a-t-il plaidé.

Contact médias : Alexis Adélé, Division Communication et des relations extérieures / a.adele@afdb.org »

Route Sembé-Souanké-Ntam : un facteur de brassage des populations

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La construction du tronçon routier Sembé-Souanké-Ntam s’affirme pour les populations de cet axe « comme un facteur important de renforcement d’appartenance à l’ensemble de la République».

Certains fils du terroir dont le vénérable Daniel Abibi, s’est exprimé ainsi à la tribune de la cérémonie d’ouverture de la route, le 6 mars dernier, pour souligner l’intérêt de cette route qui va apporter beaucoup de mutation mutations sociales dans les localités desservies par cette route.

De lointains souvenirs

Le témoignage du sénateur Daniel Abibi a été poignant. Il a, par exemple, révélé que beaucoup d’enfants de cette contrée ont abandonné les études à cause de la distance et des difficultés de transport entre Souanké ou Ntam et Ouesso, chef-lieu du département. En effet, les élèves obligés de revenir à leurs villages pour se ressourcer, parce que n’ayant pas de parents à Ouesso, devaient passer au minimum une semaine en route, en aller simple. Nombreux sont, ceux qui dans ces conditions, n’ont pas pu poursuivre les études.

Mais, il n’y avait pas que les élèves qui en pâtissaient, puisque les parents des districts voisins ne se fréquentaient presque pas. Les 80 kilomètres qui séparent les localités Sembé et de Souanké apparaissaient comme un vrai parcours de combattant, au point de décourager toute initiative de fréquentation des habitants qui, eux, s’approvisionnaient au Cameroun. Dans une vidéo projetée pendant la cérémonie d’inauguration de la route, un habitant de Souanké révélait que parfois, les malades évacués à Ouesso n’atteignaient pas la destination, à cause de l’état de la route.

Le glas de l’isolement

La route est facteur de développement. C’est une réalité qui est désormais palpable dans le département de la Sangha, notamment à travers la route Ketta-Sembé-Souanké-Ntam. Outre, cette route bitumée sort les districts de Sembé et de Souanké de l’enclavement, elle s’affirme, selon le sénateur Daniel Abibi, comme « un facteur important de mixage des habitants du département [de la Sangha] et de renforcement d’appartenance à l’ensemble de la République ». Le sénateur Daniel Abibi saluait la construction de cette route, en remerciant le président de la République, au nom des habitants des districts de Sembé, Souanké et Ngbala. Grâce à la route, les mouvements des populations s’observeront désormais dans les deux sens : du Congo vers le Cameroun et vice-versa. C’est le sentiment d’appartenance à leur pays qui renait chez les habitants de cet axe routier.

La route inaugurée sonne donc, le glas de l’isolement des populations de cette partie du Congo et devrait ralentir, à défaut de l’arrêter, le dépeuplement des villes moyennes au profit des grands centres urbains. La nouvelle donne est telle que l’affectation d’un fonctionnaire dans ces localités ne devraient plus être perçu comme une sanction.

Par ailleurs, facilitant le mouvement des populations, le bitumage de cette route donne à Souanké le rôle de grand centre du département de la Sangha, notamment en matière de santé, grâce l’existence d’un centre de santé tenu par les catholiques.

Wilfrid LAWILLA / Brazzaville

Burkina Demain