CDP Tuy a apporté sa pierre dans la lutte contre le Covid-19 à Houndé
Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, la section provinciale de l’ex-parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP-Tuy) a procédé, ce samedi 11 avril 2020 à la remise d’un don au Centre médical avec antennechirurgicale (CMA) de Houndé en guise de soutien.
CDP Tuy a apporté sa pierre dans la lutte contre le Covid-19 à Houndé
Le don du CDP/Tuy au CMA de Houndé est composé de douze (12) cartons de savons SN citec. Remis ce samedi 11 avril, le don vise à contribuer à la lutte contre cette pandémie du Covid-19.
Pour le secrétaire général de la section provinciale du Tuy, Tite Tamini, le CDP en tant que parti politique ne peut pas rester en marge du mouvement de solidarité autour de la lutte contre le covid-19.
D’où la contribution à travers la direction politique et sous la direction du camarade Eddie Kombeögo pour aider le CMA de Houndé à lutter contre cette pandémie.
Pour lui, «le choix du CMA de Houndé s’explique par le fait qu’il est en pointe dans la lutte contre cette pandémie et est plus fréquenté actuellement par la population».
Le choix du CMA de Houndé
Dr Félicien Tougma, représentant du MCD, a au nom du premier responsable du CMA, remercié le donateur pour ce geste noble qui pourrait un tant soit peu aider à la lutter contre la maladie car, le besoin est aussi énorme.
Plus lui, l’une des principales façons pour lutter contre le covid19, c’est la promotion de l’hygiène. Même si c’est le savon liquide qui est recommandé, ce don va aider le CMA de Houndé dans le lavage des blouses et le nettoyage de certains endroits.
A l’entendre, le CDP-Tuy n’entend pas se limiter à ce don. Il compte apporter d’autres soutiens de même type à la population de la province sans distinction d’appartenance politique pour lui permettre de se protéger contre la maladie
Et d’inviter les responsables des partis politiques à la sensibilisation de leurs militants au respect des mesures sanitaires préconisées par le gouvernement..
Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 10 avril, fait état désormais de 484 cas confirmés dont 36 nouveaux cas.
Avec 6 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 155. 1 nouveau décès a été enregistré à la date du 9 avril, faisant passer le nombre total de décès à 27 et celui des cas confirmés, 484 puisque l’on a enregistré 36 nouveaux cas confirmés.
700 morts en Afrique
Ailleurs en Afrique, à la date du 11 avril, le Covid-19 a franchi le cap de plus de 12 000 cas confirmés avec au moins 53 pays touchés. Les morts dus au Covid-19 sur le continent se chiffre à 700.
Dans le monde, le Coronavirus a déjà fait plus de 103 000 victimes dans quelque 193 pays.
Ceci est un message du président de la Fédération des églises évangéliques (FME), Pasteur Henri Yé, à l’occasion de la célébration de Pâques 2020.
Pasteur Henri Yé, président de la FEME
« Chers fidèles de nos Eglises, chers compatriotes, à l’intérieur et à l’extérieur du Burkina Faso,
La célébration de la fête de Pâques en cette année 2020 nous trouve dans une situation particulière avec la propagation rapide du Covid-19. Loin de nous de nous déclarer vaincus. Nous devons collectivement et individuellement contribuer à réduire au minimum la contagion de ce virus. Si nous sommes tous disciplinés en suivant les mesures de la Cellule de veille et les règles d’hygiène recommandées, bientôt nous verrons le bout du tunnel.
La résurrection du Christ nous donne à tous l’espoir d’une nouvelle vie. En effet, la résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ nous montre qu’il y a la vie après la vie terrestre, et que chaque homme peut être sauvé par la foi en l’Agneau de Dieu Qui ôte le péché du monde.
Par la résurrection corporelle du Christ, il a remporté la victoire sur les deux maux qui minent l’humanité depuis la création du monde : le péché et la mort. « En effet, le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ Notre Seigneur ».
Le Seigneur Jésus pose la question dans Jean 8 :46 « Qui de vous Me convaincra de péché ? » Jésus-Christ est le seul homme Qui ait vécu sans péché.
C’est pourquoi, Il est l’Agneau parfait de Dieu, le Mouton blanc Qui enlève les péchés des hommes. Par Lui, en Lui, et avec Lui, Dieu pardonne à chaque homme ses péchés. La Bible dit que Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’Il ait la vie éternelle.
Ainsi, Jésus-Christ le Juste est mort à la place de tout pécheur qui vient à Dieu en reconnaissant qu’il est un pécheur. Dieu fait grâce au pécheur et lui pardonne toutes ses iniquités au nom de Jésus le Sauveur. Le pardon de Dieu n’est pas basé sur ce que nous avons fait, mais sur la faveur que Dieu accorde aux hommes qui invoquent le nom de Jésus. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
En ressuscitant, Jésus a vaincu la mort, et Il dit « Oh mort, où ton aiguillon » ? Celui qui met sa foi en Jésus-Christ, le Saint-Esprit vient en lui. Alors, il est régénéré, né de nouveau, il est sanctifié, et la grâce de Dieu demeure sur lui. L’Esprit Qui a ressuscité Jésus le ressuscitera également. Celui qui croit au Seigneur Jésus a la vie éternelle, il ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.
Chers fidèles, chers compatriotes, pourquoi Dieu laisse-t-Il que Coronavirus devienne une pandémie dans le monde entier ?
Qu’est-ce Dieu veut nous enseigner à travers cette épreuve qui est à la fois collective et individuelle ?
Que la vie de l’homme est précaire. L’homme vit chaque jour avec le risque de quitter subitement ce monde. Alors, chacun de nous doit être prêt à chaque instant à rencontrer Son Dieu. Etes-vous prêt à rencontrer Votre Dieu ?
2.Dieu à travers cette épreuve nous donne un avertissement. La fin du monde est-elle proche ? Alors, réglons notre vie. Arrêtons de vivre une vie de débauche. «Soyez saints, car Je suis saint, dit le Seigneur».
3.Dieu donne à chacun de nous le temps de réfléchir à sa vie. Si la mort nous frappait, où passerons-nous l’éternité ?
4.C’est certainement par amour que Dieu permet cette pandémie afin de rapprocher l’homme de Son Dieu, afin que nous sachions que notre vie dépend totalement de Lui. Dieu seul est souverain.
Oui, l’amour de Dieu pour l’humanité n’a pas changé. Son amour pour nous ne varie pas. Il nous appelle en ces derniers temps à nous repentir et à revenir à Lui pour le salut de nos âmes, pour la vie éternelle. Dieu nous attend, venons à Lui. Invoquons-Le pour notre guérison, et pour qu’Il mette fin le plus tôt possible à cette pandémie. Il écoute nos prières, et Il va nous exaucer. Dans la situation actuelle du Covid-19, pouvons-nous avoir la paix en Jésus-Christ Notre Seigneur ? Oui, écoutons ceci :
Il y a 7 bonnes nouvelles du Coronavirus :
1 Il y a des milliers de personnes guéries du Coronavirus dans le monde, plus particulièrement en Afrique, et au Burkina Faso (plus de 100 guérisons).
2 A Wuhan, en Chine, il n’y a plus aucune contamination depuis le 19 mars 2020. Les activités ont repris, ainsi que les transports en commun.
56 millions de personnes sont sorties de leur confinement.
3 En Italie, le nombre de morts diminue chaque jour. Avril
4 Un traitement est envisagé, ici au pays des hommes intègres. Ce traitement concerne l’usage de la chloroquine associée à Azithromycine. Si les essais sont concluants, un traitement à grande échelle est prévu. Ailleurs, l’hydroxychloroquine a donné des résultats intéressants sur près de 75% des patients.
5 La pollution atmosphérique est en baisse dans les pays confinés. Le dioxyde de d’azote (NO2) est en baisse en Chine, lié au ralentissement de l’économie. En Italie, le niveau de NO2 a diminué de moitié. A Los Angeles aux USA, la pollution a baissé.
6 Les eaux de Venise redeviennent limpides à cause de l’arrêt de l’activité humaine. Les animaux en profitent, et les dauphins réapparaissent.
7 Les chants d’oiseau sont à nouveau entendus dans certaines villes.
En cette fête de Pâques 2020, la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) souhaite un prompt rétablissement à tous les Burkinabè et tous les citoyens du monde touchés par Covid-19.
La FEME prie pour que l’Eternel étende Sa main et arrête cette pandémie qui pèse lourdement sur tous les habitants de la terre.
Puisse l’Eternel guérir également le monde du terrorisme qui n’en démord pas malgré la situation déjà difficile.
Que Dieu nous pardonne nos péchés et nous donne la vie éternelle au travers de la Résurrection de Notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ !
Bonne fête de Pâques 2020 à tous ! Que la joie du Ressuscité vous inonde !»
Edem Kodjo n’est plus. L’ancien secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et ex-Premier ministre togolais a en effet tiré sa révérence ce vendredi 10 avril 2020 à Paris à l’âge de 82 ans.
Edem Kodjo est mort ce vendredi à Paris
On ne l’a appris que ce samedi. Edem Kodjo, secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et ex-Premier ministre togolais, est décédé ce vendredi 10 avril 2020 à Paris. Il a tiré sa révérence à l’âge de 82 ans.
Diplomate, homme politique, panafricain, et écrivain, Kodjo a marqué l’histoire politique de son pays et de l’Afrique.
Né le 23 mai 1938 à Sokodé au centre du Togo, Edem Kodjo a été secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (0UA) de 1978 à 1983, avant de devenir plus tard Premier ministre à deux reprises : 23 avril 1994 – 20 août 1996 et 9 juin 2005 – 20 septembre 2006.
L’on retiendra également son rôle de facilitateur de l’Union africaine dans le dialogue politique en 2016 en République démocratique du Congo.
Sur le plan politique, il a fondé la Convergence patriotique panafricaine. En tant qu’écrivain, il a écrit, entre autres, «Et demain l’Afrique», «Africa Tomorrow».
Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars
Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 9 avril, fait état désormais de 448 cas confirmés dont 5 nouveaux cas.
Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars
Avec 3 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 149. 2 nouveaux décès ont été enregistré à la date du 9 avril, faisant passer le nombre total de décès à 26 et celui des cas confirmés, 448 puisque l’on a enregistré 5 nouveaux cas confirmés.
Ceci est un message du cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque métropolitain de Ouagadougou, à l’occasion de la célébration de pâques 2020.
Le Cardinal Philippe Ouédraogo a adressé ce message à l’occasion de la célébration de Pâques 2020
«Message de pâques 2020 de son éminence cardinal Philippe Ouédraogo
Frères et sœurs bien-aimés,
La paix du Seigneur Ressuscité soit avec vous ! En cette année 2020, l’Église universelle célèbre les Festivités Pascales dans un contexte de la pandémie du coronavirus, votre Pasteur a été atteint, et après un séjour dans les établissements de santé hospitaliers, Dieu merci, comme vous pouvez le constater vous-mêmes, tout est rentré dans l’ordre. Toutefois, je dois observer un repos et rester en convalescence pour quelques jours encore avant de vous retrouver.
Gloire soit rendue à Dieu qui m’offre l’opportunité de m’adresser à vous chers fils et filles diocésains et à tous mes amis chrétiens et non-chrétiens.
Notre Seigneur Jésus-Christ a offert sa vie sur la Croix pour la Rédemption du monde. Avec lui et à sa suite, j’offre volontiers ce temps d’épreuve et surtout ma prière quotidienne :
-Pour toutes nos frères et sœurs qui ont été emportés par cette pandémie. Je les confie au Seigneur, le Vainqueur de la mort. Je présente mes sincères condoléances et les confie à la consolation maternelle de la Vierge Marie ;
-Pour toutes les personnes malades du Covid-19 ou affectées par d’autres maux ;
-Pour l’arrêt de toutes les tueries perpétrées par les forces du mal ;
-Pour nos gouvernants qui doivent prendre de lourdes décisions pour le bien des citoyens ;
-Pour le personnel soignant qui travaille avec abnégation et professionnalisme pour sauver les vies et anéantir la maladie ;
-Enfin, pour la réconciliation, la justice et la paix au Burkina Faso.
Je voudrais du fond de mon cœur de pasteur et de Père, lancer un grand cri en faveur d’un profond élan de solidarité tant au niveau local que sur le plan régional et international pour les malades du Covid-19. Le déploiement de moyens adéquats et suffisants s’avère nécessaire pour sauver de nombreuses vies humaines touchées par cette pandémie. « Un seul doigt ne ramasse pas la farine », nous enseigne la sagesse africaine. Restons unis et solidaires donc pour bouter hors de notre pays et du monde ce fléau redoutable aux conséquences fâcheuses sur les plans sanitaires, socioéconomiques, culturels et spirituels. Je profite également vous inviter à respecter scrupuleusement les mesures barrières pour empêcher la propagation de cette maladie.
Cette pandémie du coronavirus nous révèle notre fragilité humaine. J’invite chacun à réitérer l’acte de confiance de l’apôtre Pierre au Christ, le sauveur de l’humanité : « Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! » (Jn6, 68).
La fin du Carême marquée par cette situation de pandémie devient pour tous un temps d’humilité, de confiance totale et d’abandon à l’endroit de notre Maître qui jamais n’abandonne l’homme. Avec, Lui, dans le mystère pascal, nous vaincrons tout mal. Christ est ressuscité ! Alléluia ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia ! Demeurons dans la joie et la prière constante pour la sanctification du monde ! Daigne le Seigneur Ressuscité et Vivant, bénir notre monde et en particulier notre cher Burkina Faso !
À toutes et à tous, je souhaite de bonnes et saintes fêtes de Pâques !
Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars
Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 8 avril, fait état désormais de 443 cas confirmés dont 29 nouveaux cas.
Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie
Avec 12 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 1476. 1 nouveau décès a été enregistré à la date du 8 avril, faisant passer le nombre total de décès à 24 et celui des cas confirmés, 443 puisque l’on a enregistré 29 nouveaux cas confirmés.
Samuel Kalkoumdo, président du Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP)
Par ces temps-ci, tous les efforts concourant à la paix doivent converger vers la lutte contre la pandémie du coronavirus. «Nous sommes en guerre», avait martelé le président français Emmanuel Macron dans un de ses discours à la Nation hexagonale. Au Burkina Faso, s’il y a quelqu’un qui partage cette vision des choses, c’est bien Samuel Kalkoumdo,président du Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP). Lui qui considère aussi le Covid-19 comme une forme de guerre, «plusieurs pays ayant déclaré l’état d’urgence et la tranquillité ne caractérisant plus l’humanité».
La paix est-elle aujourd’hui plus menacée avec le Coronavirus qu’hier ? Quelle appréciation fait-il du dernier discours du président du Faso annonçant des mesures sociales et de relance économique ? Comment est né le MPAP ? Quels sont ses objectifs et pour quel impact ? Ce sont entre autres les questions auxquelles répond l’économiste ‘’pacifiste’’, inspecteur des impôts et consultant à Elite Conseil International. Entretien exclusif.
Samuel Kalkoumdo, président du Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP), pense que l’on peut vaincre le Covid-19 dans l’union sacrée
Burkina Demain : Votre Mouvement œuvre pour la paix. Dites-nous, la paix est-elle aujourd’hui plus menacée avec le Coronavirus qu’hier ?
Samuel Kalkoumdo : Pour moi, le Covid-19 est une autre forme de guerre. Comme l’a dit le président français Emmanuel Macron, «nous sommes en guerre contre le corona virus, Covid -19 ». En effet, il n’y a aucune tranquillité au sein de l’humanité qui devrait caractériser une paix véritable ; plusieurs pays ont décrété l’Etat d’urgence avec toutes les mesures qui l’accompagnent.
Entre Hommes on a suspendu la guerre armée. Car, l’humanité toute entière est préoccupée à résoudre le problème qui cause tant de morts mais qu’on ne maitrise pas parfaitement à l’état actuel.
Pour vaincre cet ennemi nouveau, à l’instar du terrorisme, il faut l’union sacrée des fils, filles et amis du Burkina. Il faut la solidarité et impérativement la discipline au niveau de la population et la rigueur au niveau de l’Etat.
Le Covid-19 est-il un facteur de pacification ou d’exacerbation des tensions, que ce soit au niveau national ou niveau international ?
Je trouve que cette maladie est venue rappeler l’importance de la solidarité, la nécessité de l’union des nations et des peuples, et rappeler à l’Homme le devoir d’être humble. Entre Hommes, on a suspendu la guerre armée. Car, l’humanité toute entière est préoccupée à résoudre le problème qui cause tant de morts mais qu’on ne maîtrise pas parfaitement à l’état actuel. Le Covid-19 est une guerre, certes. Mais, il n’est pas invincible.
Pour vaincre cet ennemi nouveau, à l’instar du terrorisme, il faut l’union sacrée des fils, filles et amis du Burkina. Il faut la solidarité et impérativement la discipline au niveau de la population et la rigueur au niveau de l’Etat.
Le Covid-19 est-il un facteur de pacification ou d’exacerbation des tensions, que ce soit au niveau national ou niveau international ?
Cette maladie est venue rappeler l’importance de la solidarité, la nécessité de l’union des nations et des peuples, et rappeler à l’Homme le devoir d’être humble ; cette maladie devrait apaiser les tensions sociales et l’esprit de haine et de guerre.
En principe, Covid-19 est un facteur de pacification tant au niveau interne qu’international. A part, bien sûr l’hydre terroriste qui est le fait d’hommes sans foi ni loi, n’ayant aucune considération pour la vie humaine.
Beaucoup évoquent l’hypothèse d’un nouvel ordre mondial au sortir de cette crise du Coronavirus. A votre entendement, cela est-il possible ?
Tout est possible, au regard de la panique et la psychose vécue au niveau des grandes puissances, du sursaut patriotique au niveau de la jeunesse africaine et de la maîtrise du Covid-19 par la Chine, berceau de cette maladie mais qui vient en secours aux autres pays du monde tant en matériel qu’en expertise.
Comment voyez-vous déjà ce nouvel mondial ?
N’étant pas un spécialiste en la matière, on attend de voir. En tout état de cause, un nouvel ordre mondial est annoncé avec une hégémonie de la Chine qui risquerait de devenir la première puissance économique du monde.
En Afrique, la jeunesse consciente mettra toujours la pression sur les dirigeants pour ne plus accepter l’injustice ni l’humiliation des anciennes puissances coloniales. Par ailleurs, des infrastructures sanitaires de haute standing seraient construits par les africains, pour limiter les évacuations sanitaires en Europe.
Quelles sont les missions et objectifs de votre Mouvement ?
Le Mouvement pour la culture de la Paix et l’Amour de la Patrie (MPAP) est une association apolitique qui a pour objectif principal de contribuer de manière significative à la culture et à la promotion de la paix et l’Amour de la patrie dans les esprits des peuples.
Les missions spécifiques sont entre autres :
-promouvoir la cohésion sociale et le vivre ensemble ;
-contribuer à faire de la Paix un capital commun pour toutes les nations ;
-participer à la lutte contre l’incivisme, la corruption et la précarité dans tous leurs aspects ;
-lutter contre l’extrémisme violent ;
-impliquer les femmes dans les actions de développement ;
-encourager l’auto-emploi par la mise en place de projets socio-économiques ;
-cultiver l’union entre les Hommes pour un développement stable et radieux à travers la promotion des droits humains
A en croire son président, Samuel Kalkoumdo, le MPAP suscite un réel engouement auprès des Burkinabè
Comme vous est venue l’idée de lancer le MPAP ?
Au lendemain de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, nous avons constaté que la cohésion sociale et le vivre ensemble sont mises à mal et l’incivisme va grandissant.
Tous ces constats réunis, alliés aux conflits communautaires et au terrorisme ne pouvaient pas favoriser le développement du Burkina Faso pour le bonheur de la population actuelle et de la génération future.
C’est pourquoi, avec des amis nous avons eu l’idée de créer le mouvement pour apporter notre contribution à la construction d’un Burkina Faso stable, prospère, uni pour l’épanouissement de la population actuelle et le bonheur de la génération future.
Y-a-t-il un engouement des Burkinabè pour le MPAP ?
La satisfaction totale que je ressens, c’est justement l’engouement des Burkinabè. En effet, le mouvement a la caution morale de toutes les autorités coutumières, religieuses et administratives de toutes les treize régions du Burkina. La preuve est que dans chaque région, le lancement régional du MPAP a toujours été entièrement cautionné et soutenu par ces autorités qui d’ailleurs n’ont ménagé aucun effort pour être présentes ou représentées à Ouagadougou le 30 mars 2019.
Comptez-vous combien de membres aujourd’hui et dans quelles régions du pays êtes-vous représentés ?
Le MPAP compte environ trois mille 3 000 membres actifs composés de plus de 80% de jeunes (ce sont les membres inscrits avec leurs contacts). Le mouvement est présent dans les treize régions du Burkina Faso à travers des coordinations régionales et une coordination à Yopougon en république de Côte d’Ivoire.
Vous avez parlé d’engouement, est-ce que ce n’est pas du folklore tout ça ?
Il ne s’agit surtout pas du folklore. En effet, c’est un travail de fond qui est fait. C’est la communication sincère et convaincante qui motive cet engouement. Les gens souscrivent à la noblesse des idées du MPAP et à la sincérité et la conviction des acteurs qui composent le mouvement.
Mais, avez-vous constaté un changement de comportements chez les jeunes ou les populations dans les zones où vous intervenez parce que beaucoup continuent de qualifier les Burkinabè post-insurrectionnels de personnes indisciplinées, intolérantes et peu respectueuses de l’autorité…
Il faut reconnaître qu’il faut la conjugaison des efforts à tous les niveaux. Par ailleurs, c’est un travail de longue durée pour impacter. Le changement au niveau de nos membres est nécessaire pour impacter positivement sur le reste de la population. Le MPAP travaille à réussir ce pari.
Rencontrez-vous d’autres difficultés ?
Le fait que le mouvement est apolitique, on a beaucoup de difficultés pour financer nos projets. En effet, le MPAP dispose d’une banque de plus de dix projets dont la mise en œuvre permettrait d’apporter une contribution significative à la construction d’un Burkina Faso stable et radieux.
Malgré tout, le MPAP a des perspectives….
Bien sûr !!! Déjà dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, le MPAP est en train de rechercher des partenaires pour la mise en œuvre de son projet « FAANGRE » qui vise à venir en aide aux personnes vulnérables et dans les villes et agglomérations mises en quarantaine.
Après la disparition de cette maladie qui a ébranlé le monde, le MPAP va mettre en œuvre les autres projets qui sont inscrits dans un programme quinquennal.
Quelles sont les solutions que préconise votre Mouvement pour la paix et le patriotisme au Burkina Faso ?
Le MPAP travaille en collaboration avec le HRCUN, le médiateur du Faso, le ministère en charge des droits humains, le ministère en charge de la jeunesse, le MBDHP, et d’autres structures dans le cadre de la recherche de la paix, de la cohésion sociale et de l’union entre les filles et les fils du Burkina Faso.
Par ailleurs, en plus des activités que l’association mène permanemment, le MPAP compte mettre en place des clubs de paix dans les écoles et des paillotes de paix dans les villages afin d’étouffer les crises avant qu’elles ne se transforment pas en conflits ou pour résoudre pacifiquement les conflits.
Enfin, la plupart des projets du MPAP visent la culture de la tolérance, la lutte contre l’extrémisme violent de même que la mise en marche de projets socio-économiques pour favoriser la construction d’une nation forte, unie et prospère.
Le Président du Faso s’est adressé ce jeudi à la Nation. Quelle appréciation faites-vous de son intervention qui était très attendue ?
Le président du Faso a été réaliste et a fait des propositions qui, si elles sont réalisées, pourraient soulager un tant soit peu les populations en quarantaine.
Toutefois, j’aurais voulu qu’il fasse un clin d’œil au mouvement syndical en décidant d’une suspension de la nouvelle loi sur l’IUTS et en instruisant de procéder au remboursement des salaires suspendus ou coupés injustement.
Le secteur des impôts dans lequel vous évoluez professionnellement, est affecté avec une baisse des recettes. Est-ce que le Plan Marshall de 394 milliards de francs CFA annoncé par le président Kaboré, permettra-t-il véritablement de faire face aux défis sociaux et de relancer la machine économique du pays ?
J’ai apprécié le président du Faso à cause de la sincérité dans sa déclaration. Il a été assez clair quant aux insuffisances des ressources financières. En effet, la crise sociale liée à l’imposition des indemnités du secteur public à l’IUTS et l’avènement de cette maladie entrainant l’inactivité des services de recouvrement, vont impacter négativement sur le budget de l’Etat.
C’est pourquoi le président du Faso appelle à la solidarité nationale et internationale pour le plan de riposte de 394 milliards ; qui d’ailleurs n’était pas suffisant pour satisfaire les besoins réels de la population.
Nous pensons néanmoins que si le budget de ce plan de riposte est bouclé, cela faciliterait le début de la relance économique et permettrait à des personnes vulnérables de tenir le coup.
Albert Zeufack, économiste en chef de la région Afrique de la Banque mondiale
La croissance en Afrique subsaharienne a été touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus et devrait se rétracter fortement entre 2019 et 2020, passant de 2,4 % à une fourchette comprise entre -2,1 et -5,1 %, plongeant la région dans sa première récession depuis plus de 25 ans, selon la dernière édition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine. Plus d’infos dans ce communiqué.
Zeufack, économiste en chef de la région Afrique de la Banque mondiale
«La pandémie de Covid-19 (coronavirus) entraîne l’Afrique subsaharienne vers sa première récession depuis 25 ans
WASHINGTON, 9 avril 2020 — La croissance en Afrique subsaharienne a été touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus et devrait se rétracter fortement entre 2019 et 2020, passant de 2,4 % à une fourchette comprise entre -2,1 et -5,1 %, plongeant la région dans sa première récession depuis plus de 25 ans, selon la dernière édition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine.
« La pandémie de Covid-19 teste les limites des sociétés et des économies du monde entier, et elle risque de porter un coup particulièrement dur aux pays africains », déclare Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Nous mobilisons un maximum de ressources pour aider les pays à répondre aux besoins médicaux immédiats et essentiels à la survie de leur population. C’est pourquoi nous appelons les créanciers bilatéraux officiels à un moratoire du service de la dette qui permettrait de libérer des liquidités indispensables pour renforcer les services de santé afin de faire face au COVID-19 et sauver des vies, financer les filets de protection sociale pour préserver les moyens de subsistance, aider les travailleurs qui ont perdu leur emploi, soutenir les petites et moyennes entreprises et assurer la sécurité alimentaire. »
Les auteurs du rapport recommandent aux décideurs africains de concentrer leur stratégie sur l’objectif de sauver des vies et de protéger les moyens de subsistance, en s’attachant à renforcer les systèmes de santé et à réagir rapidement pour minimiser les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire. Ils préconisent également de déployer des programmes de protection sociale, en recourant notamment aux transferts monétaires, à des distributions d’aliments et des dispenses de redevances, afin de venir en aide aux ménages et, en particulier, aux travailleurs du secteur informel.
L’analyse chiffre les pertes de production liées à la pandémie de Covid-19 entre 37 et 79 milliards de dollars en 2020, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs : la désorganisation des échanges et des chaînes de valeur, qui pénalise les exportateurs de produits de base et les pays fortement intégrés dans les filières mondiales ; la réduction des flux de financement étrangers (transferts de fonds des migrants, recettes touristiques, investissements directs étrangers, aide étrangère) et la fuite des capitaux ; l’impact direct de la pandémie sur les systèmes de santé ; et les perturbations consécutives aux mesures de confinement et à la réaction de la population.
Si la plupart des pays africains sont touchés à des degrés divers par la pandémie, la croissance du produit intérieur brut réel devrait, en particulier, marquer fortement le pas dans les trois plus grandes économies de la région (le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du Sud) sur fond de faiblesse persistance de la croissance et des investissements. D’une manière générale, les pays exportateurs de pétrole seront les plus durement touchés tandis que la croissance devrait fortement ralentir dans les deux zones les plus dynamiques de la région — l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest et la Communauté d’Afrique de l’Est — en raison de l’atonie de la demande extérieure, de la rupture des chaînes d’approvisionnement et de la perturbation des productions nationales. L’activité touristique devrait payer au prix fort les graves perturbations dans le secteur du voyage.
La crise du Covid-19 risque également de provoquer une crise alimentaire en Afrique, la contraction de la production agricole risquant d’atteindre entre 2,6 % dans le scénario optimiste mais jusqu’à 7 % en cas de blocages commerciaux. Les importations de denrées alimentaires vont elles aussi fortement reculer (de 13 à 25 %), plombées par des coûts de transaction plus élevés et une demande intérieure en baisse.
Plusieurs pays africains ont réagi rapidement et de façon décisive pour enrayer l’apparition et la propagation du coronavirus, suivant en cela largement les directives internationales. Mais le rapport met en évidence plusieurs facteurs susceptibles de contrarier les mesures d’endiguement et d’atténuation mises en place, en particulier la surpopulation dans les quartiers urbains informels, le manque d’accès à l’eau et à l’assainissement et la fragilité des systèmes de santé. L’ampleur de l’impact dépendra en dernier ressort de la réaction de la population, de la propagation de la maladie et de la réponse apportée par les pouvoirs publics. En se conjuguant, tous ces facteurs risquent d’entraîner une baisse de la participation au marché du travail, une sous-utilisation du capital, une moindre accumulation de capital humain et d’avoir des conséquences durables sur les niveaux de productivité.
« Face à la pandémie de Covid-19, les pays prennent non seulement des mesures de confinement, mais ils déploient aussi un arsenal de mesures budgétaires et monétaires d’urgence, avec bon nombre de banques centrales dans la région prenant des décisions importantes, en abaissant notamment les taux d’intérêt ou en injectant à un niveau inédit des liquidités dans l’économie », indique Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Mais il faut veiller à ce que la réponse budgétaire intègre bien les interventions de protection sociale destinées en particulier aux travailleurs du secteur informel et sème les graines pour rendre nos économies plus résilientes. »
Les auteurs insistent sur la nécessité d’apporter une réponse politique adaptée reflétant la structure des économies africaines (notamment la place importante du secteur informel) et les contraintes spécifiques auxquelles sont confrontés actuellement les responsables politiques, en particulier la réduction des marges de manœuvre budgétaires, les risques accrus de surendettement et le manque global de capacités opérationnelles pour répondre à la crise.
« Les mesures immédiates sont importantes, mais seul un allégement de dette permettra d’injecter les ressources indispensables pour lutter contre la pandémie et préserver la stabilité macroéconomique de la région », souligne Cesar Calderon, économiste principal à la Banque mondiale et auteur principal du rapport.
En raison de la pandémie de Covid-19, les conjonctures économiques nationales et régionales sont très fluctuantes et sujettes à des évolutions quotidiennes. L’analyse présentée dans le rapport se fonde sur les dernières données nationales disponibles la première semaine de mars 2020.
Le Groupe de la Banque mondiale prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider les pays en développement à renforcer leur action contre la pandémie et à améliorer la veille sanitaire et les interventions de santé publique, tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Il prévoit d’apporter jusqu’à 160 milliards de dollars de financements au cours des 15 prochains mois, afin d’aider les pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie.
Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars
Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 7 avril, fait état désormais de 414 cas confirmés dont 30 nouveaux cas : 24 à Ouagadougou et 6 à Bobo-Dioulasso. Le nombre de décès s’élève à 23, avec 4 nouveaux décès enregistrés.
Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la riposte à l’épidémie, faisant le point ce jeudi 19 mars
Avec 7 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 134. 4 nouveau décès ont été enregistré à la date du 7 avril, faisant passer le nombre total de décès à 23 et celui des cas confirmés, 414 puisque l’on a enregistré 30 nouveaux cas confirmés.