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Élections 2020 : L’opération de révision des listes électorales lancée à Dédougou

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Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE a présidé le lancement de l'opération

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) continue de dérouler le processus devant aboutir à l’organisation des élections de 2020. L’opération de révision des listes électorales a été lancée à cet effet, ce 10 février à Dédougou par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE. Elle devrait permettre de recenser 4,5 millions de Burkinabè de l’intérieur ayant au moins 18 ans et disposant des documents requis, en vue de leur participation aux élections présidentielle et législatives du 22 novembre prochain.

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE (à gauche) a présidé le lancement de l’opération à Dédougou, à ses côtés le président de la CENI, Newton Ahmed Barry

Le Conseil des ministres du mercredi 5 février 2020 a fixé la date des élections présidentielle et législatives au 22 novembre prochain. Pour un bon déroulement du scrutin, l’un des préalables est de disposer d’un fichier électoral de qualité et accepté par tous les acteurs politiques. En vue de constituer ce fichier électoral, la CENI a lancé ce 10 février dans la Salle polyvalente de Dédougou, l’opération de révision dudit fichier.

A la tribune de la cérémonie de lancement, les acteurs parties prenantes du processus électoral ont tous insisté sur la nécessité de disposer d’un fichier crédible et consensuel, pour l’organisation d’élections apaisées. Il s’agit de Charles Marie Sogho du Conseil national des Organisations de la société civile, Amadou Diemdioda Dicko de l’opposition et de Yénilé Kadinza la majorité présidentielle.

Tous ont relevé l’importance de ces élections dans l’édification de notre démocratie et de l’Etat de droit. Ils ont invité chaque Burkinabè, à s’impliquer dans le processus électoral, à travers une inscription ou une réinscription sur la liste électorale. Pour cela, il faudra disposer des documents exigés à cet effet que sont la Carte Nationale d’Identité ou le passeport.

Le Président de la CENI, Newton Ahmed BARRY a embouché la même trompette, en indiquant que cette opération est une ultime occasion offerte aux Burkinabè désireux de participer à ces élections. Pas de temps à perdre pour l’inscription, quelques cinq minutes devant les opérateurs de kits suffisent pour obtenir le précieux sésame, a-t-il précisé.

« Tout Burkinabè qui n’aurait pas pris la peine de s’inscrire sur la liste électorale au moment où les opérateurs de kits sont dans son village ou dans son secteur, aura décidé ainsi de lui-même, de s’exclure des élections présidentielle, législatives et municipales», a lancé le président de la CENI, puisant dans toutes ses ressources, les arguments nécessaires pour convaincre même les plus sceptiques de ne pas rester en marge du processus.

Newton Ahmed BARRY a par conséquent exhorté chaque citoyen à ne pas laisser seulement ceux qui vont s’inscrire sur la liste de faire le choix et de décider pour eux. « Un envoyé qui qu’il soit, ne fera jamais les choses comme vous l’auriez voulu », a-t-il affirmé en paraphrasant un adage mossi. De ce fait, M. Barry a soutenu que « chaque Burkinabè devrait donc faire le choix qui engage son avenir et celui de ses progénitures ». Aussi poursuit-il, « en cette période où le Burkina traverse une situation difficile liée aux attaques répétitives des groupes terroristes, notre carte d’électeur est notre arme pour défendre notre Burkindlim », c’est-à-dire, notre fierté d’être Burkinabè et notre engagement à défendre la patrie.

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE a présidé cette cérémonie de lancement de la révision de la liste électorale. Il a exprimé sa satisfaction pour le début des opérations, félicité l’équipe de la CENI et encouragé les citoyens Burkinabè à se faire recenser massivement, en vue de leur participation aux scrutins du 22 novembre prochain.

« Je suis soulagé, car lentement mais surement, le processus électoral pour 2020 est en route et se met en place. Je voudrais féliciter la CENI pour l’organisation réussie de ce lancement du processus de révision de la liste électorale. Les élections n’ont pas de prix, mais ont un coût. Et le gouvernement s’est engagé à trouver les ressources nécessaires avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, pour financer cette opération qui est extrêmement importante pour la consolidation de la démocratie dans notre pays » a déclaré Christophe Joseph Marie Dabiré.

Le Chef du Gouvernement a invité les populations à se mobiliser, pour faire de cette opération une réussite. « Que ceux qui n’ont pas encore de carte électorale, qu’il puisse se mobiliser pour se faire enrôler », a-t-il dit. Le Premier ministre a par ailleurs exhorté les partis politiques, les organisations de la société civile et les représentants de l’administration, à s’impliquer dans cette opération, à travers la sensibilisation et la mobilisation des populations.

Le défi de cette opération pour Newton Ahmed BARRY et son équipe est de pouvoir enrôler 4,5 millions d’électeurs sur toute l’étendue du territoire national pour les élections présidentielle, législatives et municipales. Les opérations d’enrôlement se déroulement suivant un calendrier établi par la CENI. Les opérateurs de kits séjourneront dans toutes les régions, des grandes villes jusqu’au niveau des villages, afin de se rapprocher des électeurs potentiels.

DCRP/Primature

Evacuation de Djibril Bassolé : «Un geste de pure humanité»

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La question de l'évacuation de Djibril Bassolé relève d'un geste humanitaire, selon le Pr Batieno

Le Professeur de philosophie, Jacque Batieno, qui suit l’actualité relative à Djibrill Bassolé, récemment évacué à Paris pour des soins grâce à l’autorisation des autorités, apporte dans cet écrit ses éclairages, du haut de son expérience, remerciant le président Kaboré pour ce geste d’humanité. La politique, pour ainsi dire, rappelle-t-il, « a sa logique que la politique n’ignore point. Les amis d’hier sont les ennemis d’aujourd’hui qui sont encore les amis de demain». Lisez plutôt.

La question de l’évacuation de Djibril Bassolé relève d’un geste humanitaire, selon le Pr Batieno

«MERCI, MONSIEUR LE PRESIDENT KABORE !

Par analogie à la formule pascalienne, on peut affirmer que la politique a ses raisons que la politique ne connait point. Si cette opinion trouve des occasions d’être vérifiée dans certaines situations, la question suivante se pose toujours : sommes-nous dupes à ce point pour ne considérer la politique que sous ce prisme ? Je n’en suis pas certain, car pour peu que l’on s’intéresse à la politique ou que l’on est directement concerné par celle-ci, on sait que les actes posés en la matière sont bien calculés, s’inscrivant dans une stratégie propre à la raison politique. Rien n’échappe donc à la politique qui est un domaine qui brille par sa complexité, une complexité liée à son machiavélisme, les jeux de pouvoir et la raison d’Etat qui la constituent. Aussi, pourrait-on interpréter l’acte posé par le pouvoir en place au Burkina Faso vis-à-vis du Général Djibrill BASSOLE sans doute comme un acte politique. Pour ma part, je considère ce geste comme un geste de pure humanité. Aussi, l’honnêteté intellectuelle dont je me réclame m’impose de reconnaitre cette vérité, que le président KABORE a posé un geste fort qui lui fait honneur.

En effet, je fais partie de ceux qui ont toujours reproché à l’Etat burkinabè de faire obstruction à la possibilité pour  monsieur BASSOLE de sortir du pays afin d’obtenir des soins appropriés à sa pathologie. J’avais aussi, dans un papier publié en juin 2019, émis des réserves par rapport au communiqué du gouvernement publié lors de son évacuation en Tunisie concluant que « Cette évacuation participe de la volonté du gouvernement de veiller au respect des droits des personnes accusées et de s’assurer que les conditions sont réunies afin que chaque accusé puisse répondre de ses actes et participer ainsi à la pleine et entière manifestation de la vérité ». Aujourd’hui, je dois reconnaitre que l’on est passé de la parole à l’acte. C’est pourquoi je voudrais exprimer, ici, toute ma reconnaissance au président KABORE et lui dire un grand merci.

Je puis aussi assurer que la famille de monsieur BASSOLE se trouve actuellement dans les mêmes dispositions d’esprit que moi, sachant gré au président KABORE de son immense bonté. Elle n’a ni animosité, ni rancœur, souhaitant tout simplement que ce geste d’humanité soit une porte ouverte vers des moments de cordialité et de sentiments encore meilleurs. Grâce à ce geste de générosité du président KABORE, monsieur BASSOLE est désormais entre de bonnes mains pour prendre soin de sa santé, et pour le reste, seul le Tout Puissant en décidera.

Monsieur BASSOLE lui-même, lorsque l’on échange avec lui, au-delà de sa santé qui est pour lui une source d’inquiétude majeure, reste très soucieux des difficultés importantes que vit le pays aujourd’hui. Rapportant textuellement ses propos, je puis écrire : « Je ne suis ni l’ennemi de personne, ni un danger ou une menace pour personne, et loin de moi l’idée de me mettre en travers des projets politiques de quiconque. Deux choses m’importent aujourd’hui. D’une part me faire soigner afin de recouvrer la santé, et à cet égard je suis très reconnaissant envers le président KABORE d’avoir favorisé mon évacuation en France. D’autre part je suis très préoccupé par la situation d’insécurité qui sévit dans mon pays, et je pense au plus profond de moi qu’il faut unir nos forces, toutes nos forces pour faire face à cette négation de notre cohésion sociale, de notre démocratie et de notre Etat. Aussi, mon vœu le plus cher est-il de pouvoir apporter ma part de force et ma contribution dans cette bataille qui nous concerne tous. C’est dire que je reste disponible et ouvert à toute sollicitation de la part du président KABORE, s’il le juge nécessaire et opportun ».

Par conséquent, que l’on me permette d’insister encore pour dire que parmi les priorités de monsieur BASSOLE, il y a le désir presque viscéral d’apporter son expertise et son savoir-faire pour sortir le pays de l’ornière du terrorisme. Il n’attend donc que cela, que les autorités du Burkina Faso le sollicitent. Personne, en effet, ne peut se réjouir de ce qui arrive à notre cher pays, et Djibrill BASSOLE le premier. C’est une situation qu’il déplore au plus haut point, et il saisira toute opportunité qui lui sera donnée pour apporter sa part afin de trouver une solution permettant aux filles et fils du Burkina Faso de retrouver leur quiétude d’antan. Il l’a dit à plusieurs reprises, l’heure n’est ni à l’affrontement, ni aux invectives, mais à la bienveillance, au rapprochement et à la solidarité.

Tel est le véritable état d’esprit de monsieur BASSOLE, que je ne pouvais garder pour moi, compte tenu de la situation. Tout le reste n’est que fadaises, instrumentalisation habile du malheur de quelqu’un par d’aucun à des fins personnelles, opportunisme machiavélique afin de dénigrer un homme aux yeux de l’opinion publique et de saper son image auprès du président KABORE lui-même en lui créant des ennemis ou des dangers chimériques afin de susciter chez lui une animosité et une peur dépourvues de sens.

Pour conclure, je dirai que la politique a, pour ainsi dire, sa logique que la politique n’ignore point. Les amis d’hier sont les ennemis d’aujourd’hui qui sont encore les amis de demain. Qui aurait cru à l’alliance Roch Salif et Simon ? (j’en sais quelque chose, étant présent au congrès du CDP de 2009). Mariage contre nature disaient certains, lorsque l’alliance s’est faite entre les trois pour créer le MPP. Telle est la loi de la politique. A bon entendeur, salut !

Paris le 9 février 2020

Jacques BATIENO, professeur de philosophie»

Abidjan : La BAD réaffirme son soutien à la Commission du Bassin du Lac Tchad

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Alors qu’Addis Abeba, l’insuffisance, sinon l’absence de la contribution de la communauté internationale dans financement de la lutte contre le terrorisme été relevée par plusieurs officiels à Addis Abeba lors du 33e sommet de l’Union africaine qui s’achève ce lundi ; à Abidjan, la Banque africaine de développement (BAD), réaffirme son plein soutien à la Commission du bassin du lac Tchad. C’est  le teneur du présent communiqué.

Communiqué de Presse

«La Banque africaine de développement réaffirme son plein soutien à la Commission du bassin du lac Tchad.

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 7 février 2020 – La Banque africaine de développement a réaffirmé, mardi 4 février à Abidjan, son plein soutien à la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), qui regroupe le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad, confrontés à la menace du groupe djihadiste Boko Haram.

À cette occasion, le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS), Yero Baldeh, a reçu, au siège de la Banque, une délégation de la CBLT conduite par son secrétaire exécutif, l’ambassadeur Mamman Nuhu. « La Banque africaine de développement a toujours accordé une très haute attention au bassin du lac Tchad. Elle travaille avec la CBLT depuis de nombreuses années pour renforcer la résilience dans cette zone. Nous sommes heureux d’examiner ensemble les voies d’une collaboration plus efficace », a-t-il affirmé.

La Banque intervient, sur près d’un million de kilomètres carrés, dans plusieurs secteurs pour favoriser l’intégration régionale entre les pays riverains du lac, renforcer la résilience des populations et lutter contre la fragilité.

Renforcer le partenariat et favoriser les synergies

A travers sa Facilité d’appui à la transition, la Banque envisage de financer pour près de 2,7 millions de dollars un projet de renforcement des capacités institutionnelles de la CBLT, des plateformes (société civile et secteur privé) au Niger et au Tchad ainsi que l’autonomisation des jeunes et des femmes dans le bassin du lac Tchad.

«Nous remercions le président Adesina et ses collaborateurs pour l’appui constant de la Banque à la CBLT, a déclaré Mamman Nuhu. La Banque est un partenaire stratégique qui a toujours eu une présence déterminante à nos côtés. Nous sommes heureux d’être à Abidjan pour faire le point de notre partenariat et examiner les moyens de le renforcer. »

La Banque et la CBLT recherchent une plus grande synergie entre les partenaires présents dans le bassin. À cet effet, une réunion de travail a regroupé la délégation de la CBLT et différentes entités de la Banque, en présence des représentants de l’Union africaine et du Programme des Nations unies pour le développement.

Un bilan de la coopération bilatérale a été dressé avant d’identifier les différents points à améliorer. Les deux parties veulent mieux évaluer la fragilité, faire face aux défis du changement climatique, créer des emplois pour les jeunes, autonomiser les femmes, mieux collaborer avec la société civile et le secteur privé, et renforcer les capacités institutionnelles.

«Il est important pour la Banque africaine de développement de vous aider à renforcer vos capacités institutionnelles afin de mieux mobiliser les fonds, mieux concevoir les projets et même augmenter la capacité d’utilisation des financements disponibles », a détaillé le directeur de l’Institut africain du développement, Kevin Chika Urama.

Les échanges ont également permis de discuter de « la stratégie régionale de stabilisation, de redressement et de résilience des zones du bassin du lac Tchad affectées par Boko Haram. » Validée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, la nouvelle stratégie de la CBLT pour 2018-2023, comprend 9 piliers pour stabiliser les régions affectées par Boko Haram, restaurer l’autorité de l’État et favoriser le retour des déplacés. Il s’agit également favoriser les synergies entre partenaires au développement.

 

« Cette stratégie est un outil excellent et ambitieux, a affirmé Solomane Koné, directeur général par intérim de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale. Elle permet de faire le point et d’évaluer les manques pour un plan d’action et d’identifier les partenaires à mobiliser. La Banque contribue à mettre en œuvre cette stratégie à travers ses interventions régionales mais aussi ses opérations nationales dans les quatre pays du bassin. »

Le bassin du Lac Tchad est confronté, depuis plusieurs années, aux défis du changement climatique et à la menace du mouvement djihadiste Boko Haram, qui fragilise près de 47 millions de personnes. La Banque a mobilisé 68 millions de dollars pour financer le Programme de réhabilitation et de renforcement de la résilience des systèmes du bassin du lac Tchad (PRESILAT). Afin de renforcer l’intégration régionale, une de ses cinq priorités dites « High 5 », elle finance également pour près de 20 millions de dollars le Projet de soutien à l’intégration économique et sociale en faveur des groupes les plus vulnérables du lac Tchad.

 

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.afdb.org»

UA: Diplomatie agissante de Denis Sassou-N’Guesso sur le dossier libyen

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Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso a échangé avec quelques-uns de ses pairs africains, en marge du 33ème sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Le renforcement de la coopération entre ces pays et le Congo et les points débattus pendant le sommet ont constitué l’ossature de ces rencontres.

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso (à gauche) sur tous les fronts dans le dossier libyen

L’organisation internationale de la Francophonie (OIF) entend accompagner le Congo dans ses efforts de préservation du bassin du Congo. La secrétaire générale de cette organisation, Louise Mushikiwabo a exprimé cette volonté au chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso. La secrétaire générale de l’OIF a été reçue en audience par le président de la République, ce dimanche 09 février 2020, à Addis-Abeba, en marge du 33ème sommet de l’UA. Cette audience fait partie d’une série de rencontres diplomatiques que Denis Sassou-N’Guesso a eues, toujours à Addis-Abeba, avec quelques-uns de ses pairs africains, à l’instar du président sud-africain, Cyril Ramaphosa, du centrafricain, Faustin Archanges Touadera et de l’algérien, Abdel Madjid Tebboune.

Le président Sud-africain a placé son mandat à la tête de l’organisation continentale dans la recherche de solution pour faire taire les armes en Afrique, conformément à l’ambition affichée de l’organisation de peser de tout son poids en vue de résoudre les crises dans le continent.

Le Chef de l’Etat congolais a saisi cette occasion pour présenter ses vives félicitations à son frère et ami, Matamela Cyril Ramaphosa, élu à la tête de l’organisation continentale.

Elu en décembre 2019, le président algérien Abdelmadjid Tebboune  a conféré, par la suite, avec le président Denis Sassou-N’Guesso sur les questions de coopération bilatérale entre le Congo et son pays : « On a parlé des relations historiques, de coopération et du développement qui ont toujours existé entre les deux pays. J’ai évoqué le dernier voyage d’Etat que j’ai effectué en Algérie et on a décidé de relancer la coopération entre nos deux Etats. » A fait observer le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso.

Les deux Etats, faut-il le rappeler, sont impliqués dans la résolution des solutions en Libye. Une situation qui a occupé une place de choix dans les discussions entre Denis Sassou-N’Guesso et Abdelmadjid Tebboun. Et Denis Sassou-N’Guesso croit, en conjugaison des efforts, à faire avancer le dossier libyen : « Nous avons longuement parlé de la mission qui nous a été confiée par les membres du comité de Haut niveau sur la Libye, d’organiser un forum national inclusif de réconciliation inter-libyen. L’Algérie pays voisin, connait la réalité, connait les acteurs. Donc, nous sommes engagés, le président Abdelmadjid Tebboune et moi de faire avancer ce processus. »

Autant dire que les rangs africains se resserrent autour de l’initiative d’un forum de réconciliation évoqué fin janvier lors d’un sommet organisé, à Brazzaville, par le comité de haut niveau de l’UA sur la Libye.

Le président Denis Sassou-N’Guesso a, encore, eu des entretiens en tête-à-tête avec le président centrafricain Faustin Archange TOUADERA. Le raffermissement des liens d’amitié et de coopération qui unissent le Congo et la Républicaine centrafricaine ainsi que les sujets d’intérêts communs, ont dominé les échanges entre les deux chefs d’Etat.

En somme, d’ores-et-déjà, l’Afrique œuvre à travailler en faveur de l’intégration économique et du rétablissement de la sécurité, en faisant taire les armes partout où elles crépitent.

Wilfrid Lawilla

Burkina Demain

Juliette Maiga/Ayinabom : «L’âne est le premier fils de l’Homme»

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Maiga/Ayinabom, présidente de l'association pour la protection des animaux domestiques et sauvages au Burkina Faso

Alors que le Burkina Faso tout entier attend ce lundi les  résultats de son cas suspect de coronavirus pour être situé, le nombre des victimes de la maladie ne cesse de croître en Chine (Plus de 810) morts). Une situation qui repose quelque part la problématique des rapports Hommes-Animaux, ce d’autant plus que le coronavirus est d’origine animale. Faut-il avoir peur des animaux ? Où en est-on avec la lutte contre l’abattage  sauvage des ânes dans le  pays ? Ce sont entre autres les questions auxquelles répond Juliette Maiga/Ayinabom, présidente de l’association pour la protection des animaux domestiques et sauvages au Burkina Faso (APA-BF. Entretien exclusif.

Maiga/Ayinabom, présidente de l’association pour la protection des animaux domestiques et sauvages au Burkina Faso

Burkina Demain : Une psychose s’est emparée du monde avec la maladie de Coronavirus qui a dépassé à ce jour 810 morts en Chine. Faut-il avoir peur des animaux ?

Juliette Maiga/Ayinabom :  Nous, nous  attendons que les professionnels de la santé humaine et animale nous éclairent un peu,  si la maladie est commune à l’homme et à l’animal ou si la contagion est de l’homme à l’animal ou vice-versa et aussi sur les espèces concernées. Cela Nous permettra d’en tenir compte lors de nos ateliers et sorties de sensibilisation. Au niveau du Burkina, nous attendons aussi les résultats du cas suspect qui est pris en charge au CHU Blaise Compaoré. Nous espérons que le cas en question ne sera pas confirmé. Comme c’est une maladie qu’on ne maîtrise pas encore, il vaut mieux pour notre pays de n’avoir pas à gérer des cas.

Comment vous est venu votre intérêt pour la défense des animaux ?

A ma tendre enfance, les animaux de la compagnie et ceux de la basse-cour étaient ma passion, j’en prenais bien soin d’eux si bien que quand on tuait un poulet dans la cour je refusais de consommer la viande, même au champ quand papa utilisait le fouet pour conduire l’âne je pleurais. Ainsi j’ai gardé cette passion qui m’a conduit à créer une association avec des amis qui éprouvaient les mêmes sentiments que le mien pour les animaux.

Quelles sont Les missions et objectifs de votre association ?

Nos objectifs, c’est :

– Soigner, protéger, défendre les animaux domestiques et sauvages ;

– Sensibiliser les citoyens contre toutes les formes de maltraitance des animaux : abandon, séquestration, privations d’aliments, mauvais traitements).

– Notre mission, c’est de renforcer les capacités des acteurs (propriétaires de bergers, les ouvriers agricoles, les dignitaires coutumier et religieux les femmes et les enfants) ;

– Promouvoir le civisme (surtout dans les écoles, les assemblées, les marchés à bétail et les abattoirs).

Y-a-t-il un engouement des gens par rapport à vos actions ?

Les sorties de sensibilisation (causeries débats ateliers) effectuées dans 4 provinces ont connu la participation massive des populations, en majorité des éleveurs, bouchers,  propriétaires d’animaux de compagnie et commerçants de bétail, des autorités administratives,  coutumières et religieuses.

Dans notre pays, la question de l’abattage en grand nombre des ânes avait fait planer à un moment le spectre de leur disparition. Quelle est la situation aujourd’hui ?

Effectivement à une certaine période, il y a eu des abattages d’ânes en nombre très important et même un abattoir uniquement pour ânes a été installé dans la commune de Tanghin-Dassouri et partout d’ailleurs. Au vu de ces abattages hors normes, les populations rurales ont lancé un cri d’alarme aux autorités pour qu’elles mettent fin à cette hécatombe qui finira par décimer toute l’espèce. L’animal n’étant  pas abattu pour la viande comme à Saaba mais plutôt pour la peau.

Les autorités ont donc pris leurs responsabilités en interdisant l’abattage, la commercialisation hors de nos frontières des animaux vivants et leurs peaux.

La question de l’abattage des ânes reste d’actualité

Qu’avez-vous fait au niveau de votre association contre ces abattages sauvages ?

Notre association a tenu des ateliers à Nouna, Pô, Dori et des causeries-débats à Djibasso, Saaba et Guelwongo sur les équidés de trait pour faire comprendre à la population que l’âne est le premier fils de l’homme. Il nous aide dans tout ce que nous faisons.

Est-ce à dire qu’il n’y a plus d’abattage incontrôlé des ânes dans le pays ?

Je ne peux pas dire que l’abattage ne se fait plus. Il y a des abattages clandestins et la lutte à nos frontières contre un tel fléau est toujours d’actualité.

 Rencontrez-vous des difficultés ?

Les difficultés rencontrées sont d’ordre financier. La prise en charge des partenaires techniques pour les différents ateliers et causeries débats nécessitent des moyens qu’il n’est pas toujours aisé de mobiliser.

Quelles sont vos perspectives ?

L’association prévoit un lancement officiel de ses activités,  «72 heures  de l’animal ») qui vont se dérouler en fin mars 2020. Également pour cette année, nous comptons effectuer des sorties de sensibilisation, des ateliers et des causeries débats dans d’autres provinces. Le souhait est que toutes les provinces soient touchées.

Entretien réalisé par Martial W Gouba

Burkina Demain

Lutte anti-terroriste au Sahel : Un sommet de l’UA à Pretoria en mai prochain

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Le siège de l'UA à Addis Abeba accueille le 33e sommet de l'organisation continentale

Ce sera assurément l’un des grands moments de la présidence Ramaphosa de l’Union africaine. Il s’agit de la tenue en mai prochain d’un sommet sur la lutte contre le terrorisme à Pretoria, en Afrique du Sud. C’est l’une des grandes annonces à l’ouverture du trente-troisième sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation continentale.

Le siège de l’UA à Addis Abeba accueille le 33e sommet de l’organisation continentale

«Faire taire les armes». C’est le thème du 33e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine qui s’est ouvert ce dimanche 9 février 2020 à Addis Abeba, en Ethiopie. En optant pour ce thème, l’UA affiche clairement son engagement à prendre  à bras-le-corps, la gestion de cette question sur notre continent encore miné par les conflits dont la crise en Libye et les attaques terroristes dans les pays du Sahel.

Sur la crise en Libye, l’UA prévoit l’organisation d’un forum de réconciliation nationale inclusif avec tous les acteurs du pays dans l’espoir de faire taire les armes dans le pays de Muhammad Kadhafi.

En ce qui concerne le terrorisme au Sahel, l’UA envisage l’organisation en mai prochain d’un sommet extraordinaire à Pretoria, en Afrique du Sud. Une décision qui va dans le sens des préoccupations exprimées par le président Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du G5 Sahel, à l’issue de la session du Conseil de paix et de sécurité de l’UA tenue ce samedi 8 février dans la capitale éthiopienne. «Il faut qu’il y ait plus de solidarité aussi bien financier que dans l’action dans la lutte contre le terrorisme», avait plaidé le président du Faso.

Sur les mêmes longueur d’onde le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui  a lancé un vibrant appel à la solidarité des pays africains envers les Etats du Sahel dans leur lutte contre le terrorisme.

Pour le président sud-africain Cyril Ramaphosa qui prend la tête de la présidence tournante de l’organisation continentale, le futur sommet de Prétoria sera un grand moment de réaffirmer la solidarité de son pays envers le reste du continent et les autres peuples du monde.

Joseph Kapo, Addis Abeba

Burkina Demain

Est-Burkina : 3 morts dans une attaque terroriste

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Selon des sources locales, Trois personnes ont été tuées ce 7 février à  Mantchangou, village de la commune de Kantchari, région de l’Est, a-t-on appris.

«C’est aux environs de 16 heures que les hommes armés, au nombre de quatre, ont fait irruption dans le hameau de culture Yelimbou, précisent les sources locales. Un gérant de boutique et deux de ses clients ont été abattus après avoir été dépossédés de leurs biens. Avant de se retirer dans la forêt, les assaillants ont mis le feu à la boutique», a rapporté notre confrère Lefaso.net.

Burkina Demain

CSC : Faire face au défi d’une année électorale sans précédent

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Le président du CSC, Mathias Tankoano (micro) se prêtant aux questions de la presse

Au-delà de ses missions traditionnelles de régulation des médias et des communications, le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso se prépare à relever le défi de la communication en période électorale, avec la récente fixation, le 22 novembre prochain, des élections couplées présidentielle et législatives 2020. La question a été évoquée ce vendredi 7 février à l’occasion de la présentation de vœux au siège de l’institution à Ouagadougou.

Le président du CSC, Mathias Tankoano (micro) se prêtant aux questions de la presse

Comment parvenir à une communication apaisée, équilibrée et pluraliste en vue d’aboutir des élections apaisées en cette année électorale 2020 qui sera marquée par la présidentielle et les législatives du 22 novembre prochain. C’est le défi principal que doit relever  le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso qui a organisé le vendredi dernier sa traditionnelle cérémonie de présentation de vœux avec les acteurs nationaux de la presse et de la communication.

La question était naturellement au cœur des préoccupations en ces instants de retrouvailles confraternelles. Généralement, gérer, réguler les communications en période électorale n’est pas une chose aisée. Dans notre contexte marqué par les problèmes sécuritaires liés au terrorisme, la mission devient encore compliquée pour le CSC. En plus de travailler à protéger les différents acteurs de la communication des attaques verbales, il faut songer à assurer leur sécurité tout au long au processus électoral.

800 millions de francs CFA pour les médias

Des participants à la cérémonie de présentation de voeux

La prise en compte du nouveau contexte risque d’alourdir la facture. Le président Mathias Tankoano en est conscient. Ainsi, il a annoncé au cours de la cérémonie une enveloppe de 800 millions de francs CFA pour les médias. «500 millions de francs CFA pour les médias publics et 300 millions de francs CFA pour les médias du privé».

Au-delà des moyens financiers et logistiques plus sécurisés, un travail d’organisation et de sensibilisation des acteurs de la communication à un certain nombre choses s’impose. Jamais, par le passé, les journalistes burkinabè n’ont eu à couvrir dans leur pays des élections dans un contexte sécuritaire aussi préoccupant. Il faut absolument les préparer à y faire face. Evidemment, chaque média intéressé à couvrir le double scrutin doit avoir sa propre stratégie. Mais, le CSC doit en tant qu’instance nationale de régulation, donner des directives, coordonner.

S’il n’y a pas de recette préétablie en matière de sécuritaire électorale, l’on peut quand même penser qu’en agissant de la sorte, le CSC se donnerait des chances de relever ce défi d’une année électorale sans précédent.

Christian Tas

Burkina Demain

‘’8 mars autrement’’ : Une campagne de collecte de fonds et dons

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Au lancement de la campagne de collecte de fonds de dons ce vendredi 7 février 2020 à Ouagadougou

Des femmes burkinabè sous la houlette de Rita Sawadogo sont en pointe pour que l’on célèbre autrement cette année la journée internationale de la femme. Elles ont lancé officiellement ce 7 février 2020 à Ouagadougou, une campagne de collecte de fonds afin de venir en aide aux nombreux déplacés internes du pays.

Au lancement de la campagne de collecte de fonds et de dons ce vendredi 7 février 2020 à Ouagadougou

«Célébrons le 8-Mars autrement». C’est le nom du mouvement qui a lancé, ce vendredi 7 févier 2020 à Ouagadougou au cours d’un point de presse, une campagne de collecte de fonds et de dons en nature au profit des déplacés internes du pays. Tout don en  nature est le bienvenu avec le nombre croissant des déplacés internes.

«Des centaines de milliers de nos frères et sœurs ont fui leurs villages, leurs maisons, du fait des attaques terroristes et nous demandons à tous les Burkinabè des villes et des campagnes, et particulièrement aux femmes, filles et enfants », a rappelé la présidente du comité de pilotage du mouvement, Rita Sawadogo.

Et d’ajouter  en guise d’exhortation : «Nous sommes plus de 20 millions de Burkinabè dont 11 millions de femmes. Si chacune donne 100 F CFA, et si nous payons les unes pour les autres, nous pourrions relever ce défi. Celui qui donne 500 F, contribue ainsi pour cinq femmes ; celui qui donne 1 000 F contribue pour 10 femmes ; celui qui donne 5 000 F contribue pour 50 femmes, etc.»

Où se rendre et par quels canaux participer ?

La réception des dons en nature peuvent se faire dans les mairies d’arrondissement, le stade du 4 août, le stade municipal, la Maison du peuple, le Palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre-Guingané, le SIAO. Les citoyens pourraient leurs dont les 7, 8 et 9 mars prochains dans ces lieux.

Pour les transferts d’argent, les intéressés peuvent le faire sur les comptes Orange money et Mobicash ouverts à cet effet : 54 25 40 40/77 83 63 63 et le 70 31 11 89.

«Tout le monde doit se sentir hautement concerné par ce drame, notamment les femmes qui, pour ce 8-Mars, doivent être au-devant, accepter de faire des efforts, s’engager et agir pour toutes nos mères, nos sœurs, nos frères et nos enfants en détresse. Et si… et si on célébrait le 8-Mars cette année autrement ?», a encore plaidé Mme Sawadogo.

Laetitia Dongo

Burkina Demain

Cas suspect de coronavirus au Burkina : «Les 1ers résultats seront connus lundi»

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Dr Diarra Nama Almiata, Réprésentant de l'OMS au Burkina Faso

Selon cette adresse du Dr. Alimata J. DIARRA-NAMA, Représentant Résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Burkina Faso, il y a un cas suspect de coronavirus au Burkina Faso, pris en charge depuis jeudi au CHU Blaise Compaoré de Ouagadougou. Lisez plutôt !

Dr Diarra Nama Alimata, Réprésentant de l’OMS au Burkina Faso

« Chers Collègues,

Je vous informe que depuis hier nous avons un cas suspect de coronavirus qui est pris en charge selon les recommandations de l’OMS par le CHU Blaise Compaoré. Il s’agit d’un jeune Chinois arrivé le 29 janvier et qui était confiné selon les recommandations de l’Ambassade de Chine à domicile à Goughin pour une période de 14 jours.

Cependant hier s’étant senti fébrile, il a appelé le Médecin chef de leur équipe médicale qui après avoir constaté la fièvre a suivi le protocole établi en informant le Ministère de la Santé. Des échantillons biologiques ont été prélevés. Ils seront testés ici au laboratoire de référence grippe basé à Bobo et à Dakar pour la confirmation définitive.

Les premiers résultats seront connus le lundi. Hier soir une réunion de crise a été convoquée par le Ministre de la Santé à laquelle ont pris part également l’Ambassadeur de Chine et son équipe. Un communiqué sera fait aujourd’hui par le gouvernement.

Le Ministère est en train de finaliser avec l’appui de l’OMS et du CDC son plan de réponse. Les dispositions sont prises pour agir rapidement en cas de confirmation de l’infection. Il habitait avec 2 autres Chinois qui n’ont pas d’histoire de voyage en Chine ces derniers mois et ne présentent aucun symptôme. Cependant la partie nationale a jugé utile de les isoler également à Blaise Compaoré pour surveillance. Je réitère pour vous et vos proches le respect des mesures d’hygiène basique recommandées par l’OMS et qui vous ont été partagées.

Je suis à votre disposition pour toute information souhaitée.

Cordialement

 

Dr. Alimata J. DIARRA-NAMA

Représentant Résident

Organisation Mondiale de la Santé Bureau pays »