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L’exploitation de l’or à Houndé et Bagassi décortiquée par  Diana Ayeh

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Diana Ayeh au cours de son exposé

Alors que sa soutenance est prévue en principe pour le 8 janvier prochain, Diana Ayeh, jeune chercheure socio-anthropologue à l’Université de Leipzig, en Allemagne,  a tenu à partager la primeur des résultats de ses recherches avec les populations de Houndé et de Bagassi qui y ont concouru.

Diana Ayeh a livré aux populations la primeur des résultats de ses recherches

«L’exploitation industrielle de l’or à Houndé et Bagassi. Quelle responsabilité légale et sociale des entreprises à l’égard des communautés hôtes du Burkina Faso». C’est le thème de la communication livrée le 14 décembre dernier au CPL de Houndé par Diana Ayeh, jeune chercheure socio-anthropologue à l’Université de Leipzig, en Allemagne. Alors que sa soutenance est prévue en principe pour le 8 janvier prochain, elle a tenu ainsi à partager la primeur des résultats de ses recherches avec les populations de ces deux localités.

Devoir de redevabilité vis-à-vis des populations satisfait

Diana Ayeh a livré aux populations la primeur des résultats de ses recherches

A écouter la jeune doctorante,  il était important pour elle de revenir vers la population avec les résultats de ses recherches, parce que ses données se basent sur leurs connaissances et expériences. Beaucoup d’entre elles l’ont  aidée lors de ses recherches  en lui facilitant l’accès à un certain nombre d’informations. Diana Ayeh satisfait ainsi à une sorte de devoir de redevabilité vis-à-vis des populations de Houndé et de Bagassi.

Dans sa présentation, Diana Ayeh a décortiqué l‘exploitation minière à Houndé et Bagassi. «C’est en 1939 que les travaux de prospection minière dans la région de Houndé ont commencé, et vers les années 1980 pour les travaux de recherche par le BRGM/BUMIGEB. Ensuite, c’est dans  les années 2000 que les travaux de recherche par les entreprises multinationales et délivrance des titres de recherche ont vu le jour. Parallèlement, c’est au même moment qu’il y’a eu aussi la forte exploitation artisanale et semi-mécanisée», a indiqué la chercheure de 31 ans.

Responsabilités des sociétés minières

Diana Ayeh au cours de son exposé

«C’est en 2011 que la société minière Roxgold a acquis le permis d‘exploration de Bagassi et en 2012 la compagnie minière Endeavour Mining (société mère de HGO) a acquis la «propriété de Houndé » comprenant 08 permis d‘exploration (1000 km²) et toutes les deux sont rentrées en production respectivement en 2016 pour la mine de Bagassi et en 2017 pour la mine de Houndé», a-t-elle poursuivi.

Sur la question de la responsabilité des sociétés minières multinationales, Diana Ayeh d’assurer  qu’elles «ont aujourd‘hui  non seulement des responsabilités à titre volontaire, mais également des responsabilités légales à l‘égard des communautés hôtes au Burkina Faso».

«Absence de cadres réglementaires et des parties prenantes locales»

Outre l’exploitation minière à Houndé et Bagassi, la chercheure allemande a abordé d’autres sujets, notamment  l’exploration, exploitation et l’accès à la terre; l’orpaillage (le cas de Kari) et l’historique de l‘exploitation minière au Burkina Faso.

A l’écouter, il y avait comme une absence de l‘Etat central/local dans la politique minière jusqu‘en 2015, année d’adoption du nouveau code minier. Et jusqu‘à nos jours, a-t-elle avancé,  il y a un manque de cadres réglementaires au niveau national et une implication des autorités et populations locales non-suffisante.

La conséquence est que les sociétés minières adaptent des cadres normatives volontaires de niveau mondial. «Raison pour laquelle les parties prenantes réclament de plus en plus leurs droits, que ce soit  les propriétaires terriens exploitants, les orpailleurs, les jeunes, les élus locaux etc.», a-t-elle soutenu.

Kassoum Ouédraogo / Houndé

Burkina Demain

Arbinda : 80 terroristes neutralisés, une centaine de motos récupérées par les FDS

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L’on en sait un peu plus sur ce qui s’est passé ce mardi matin à Arbinda, dans le Sahel Burkina, où des terroristes en grand nombre ont pris d’assaut un détachement militaire et les populations civiles. Le bilan est lourd dans l’un et l’autre camps. 80 terroristes ont été neutralisés, avec une centaine de mots, de matériels de guerre récupérés.

Côté Forces de défense et de sécurité, l’on déplore malheureusement 7 morts (4 militaires et 3 gendarmes tombés sur les champs de bataille). L’on déplore également une vingtaine de blessés et des victimes dans les rangs des populations civiles. Plus de détails dans ce communiqué de la direction de la communication de l’état-major des armées.

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Burkina : Un nouveau programme PPP

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C'est le Premier ministre Christophe Dabiré qui a présidé la rencontre

Une rencontre de la commission de partenariat public privé ( PPP) s’est tenu ce mardi 24 décembre 2019 à la Primature, à Ouagadougou avec pour objectif l’examen du rapport de mise en œuvre du programme PPP précédent et l’examen aussi d’un nouveau programme  PPP.

C’est le Premier ministre Christophe Dabiré qui a présidé la rencontre

C’est en présence du Premier ministre Christophe Dabiré e des hommes de médias que la commission PPP s’est réunie dans la matinée de ce 24 décembre 2019 à la Primature.

Pour Édith Clémence Yaka, ministre déléguée au budget, dans le programme PPP précédent, il avait 94 projets inscrits et adoptés en 2016 et mis en œuvre en 2018 dont on peut noter la réalisation de 5 projets (taux de réalisation 5%).

La ministre Édith Clémence Yaka expliquant à la presse les raisons du faible taux de réalisation du programme PPP précédent

Pour expliquer ce faible taux, la ministre a souligné que c’est une matière assez nouvelle donc les acteurs font leurs premiers pas. ll y a eu beaucoup d’insuffisances et de difficultés lors la mise en œuvre.

La non maturité des dossiers, les acteurs n’étaient pas assez outillés pour conduire le processus, un type de PPP privilégié pour  94 projets, sont entre autres les difficultés rencontrées lors la mise en œuvre du programme.

« Tirant leçon de cela, il y a des actions qui ont permis de mettre à la disposition des acteurs, des points focaux des ministères, un dossier d’appel type pour les PPP, un contrat type pour les PPP, et aussi nous sommes en train de relire la lois sur les PPP que nous allons soumettre au cours de l’année 2020 à l’Assemblée nationale pour améliorer le cadre juridique. Et tout cela aidant, nous avons abouti à un nouveau programme que nous avons validé et qui ira en conseil des ministre pour adoption », a indiqué la ministre Yaka.

Achevant ses propos, elle a précisé qu’ils ont privilégié une modalité de PPP appelée BOT ( Build Operat and Transfert) c’est-à-dire que le privé construit, il exploite et il transfère  à l’État.

Hioua Eric Bassolé

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Service public de l’énergie : Les méthodes de calcul SAIDI et SAIFI en adoption

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La présidente de l'ARSE, Mariam Gui Nikièma, se prêtant aux questions des journalistes

La présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), Mariam Gui Nikièma, a présidé, ce mardi matin à Ouagadougou, un atelier de validation  de la méthode de calcul des indicateurs de performance SAIDI (Indice de durée moyenne des interruptions de service)  et SAIFI (Indice de fréquence moyenne des interruptions de service). L’initiative qui réunit des acteurs du domaine de l’énergie, rentre dans le cadre de la création d’un environnement favorable à la participation du secteur privé, à la mise en œuvre d’un programme d’investissement à moindre coût, dans l’optique d’augmenter l’offre et à faciliter l’accès des populations au service public de l’énergie.

Photo de famille des officiels et participants à l’ouverture de l’atelier

Des structures partenaires à l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) sont en conclave depuis ce matin dans la ville de Ouagadougou.

Au regard de ses attributions qui sont en lien avec l’ambition du gouvernement de favoriser un climat des affaires propice au développement du secteur de l’énergie, dit la présidente de l’autorité de régulation du secteur de l’énergie, en l’occurrence Mariam Nikiema, sa structure s’est employée à élaborer une méthode de calcul de ces indicateurs de fiabilité de l’indice de durée moyenne des interrupteurs de service (SAIDI) et l’indice de fréquence moyenne des interrupteurs de service (SAIFI).

La présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma, se prêtant aux questions des journalistes

Cet atelier selon le président de la ligue des consommateurs du Burkina Dasmani Traoré, va permettre de vérifier la qualité du service de l’électricité. Il a continué en indiquant que sur le terrain, l’on assiste parfois à des prestations qui ne sont pas de qualité, surtout de la part de certaines coopératives d’électricité.

Une vue des experts à la rencontre

« Or ces coopératives devraient faire l’objet de suivi de contrôle de façon à ce que le consommateur bénéficie d’un service de qualité », a-t-il déploré. Dasmani Traoré a profité lancer un appel à l’endroit de ces acteurs à revoir le cahier de charge au risque d’être victime de retrait de l’autorisation octroyée pour l’activité de l’électricité, car le consommateur doit avoir une électricité de qualité.

Pour ce qui est de la qualité de l’électricité, la présidente de l’ARSE a fait savoir qu’il s’agit de la satisfaction (l’électricité en quantité et en qualité) du client dans la fourniture de cette énergie-là. Et la qualité selon elle, renvoie à la stabilité des lignes, aux coupures et aux délestages d’électricité.

Avant de clore son propos, elle a invité les consommateurs à contribuer à relever les nombres de coupures, la stabilité du réseau, les fréquences ainsi que les tensions. Et c’est d’ailleurs dans ce sens que l’autorité de régulation du secteur de l’énergie a pour vocation de proposer des standards généraux et spécifiques, concernant la qualité de l’offre et du service client ainsi que les mesures de contrôle dans le secteur, et de déterminer les sanctions pour le non-respect des règles ou des standards applicables dans le secteur de l’énergie ainsi que les indemnités éventuelles.

Nicolas Bazié

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«Eviter la haine fondée sur les divergences culturelles»

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La 3ème édition du Festival artistique et culturel de l’arrondissement n°2 de Ouagadougou, a officiellement ouvert ses portes dans la soirée du vendredi 20 décembre dernier, avec comme objectif de contribuer à la promotion de la culture et du vivre-ensemble. Au programme de ce festival : musique traditionnelle et moderne.

Placé sous le patronage de Salifo Tiemtoré, ministre de la jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat, le festival a eu pour thème « diversité culturelle et unité nationale ». Selon Lassané Pierre Yanogo, maire dudit arrondissement, la tenue du festival met la culture en exergue dans cette zone de la capitale du burkinabè. « C’est la preuve que la culture vit bien dans notre arrondissement », a dit le maire. Et d’ajouter que l’arrondissement a une longue tradition de culture, que ce soit avec le Larlé Naaba Ambga, ou avec les différentes troupes qui se sont manifestées dans la zone.

A l’écouter, le thème interpelle le Peuple Burkinabè à se serrer les mains et d’être au-dessus des différences, afin de cultiver l’union sacrée autour des intérêts majeurs du pays. C’est pourquoi il a laissé entendre qu’« avec les difficultés rencontrés, il faut rejeter tout préjugé fondé sur des bases ethniques ou culturelles, toute haine fondée sur des divergences culturelles, et plutôt voir ce qu’il y a de positif pour une complémentarité,  pour le bien-être de l’arrondissement et du pays ».

Durant ces quatre (04) jours, c’est-à-dire du 19 au 22 décembre, plusieurs activités ont été au menu de festival. Il s’agit entre autres, d’une conférence publique, des prestations d’artistes, un dassandaga, des expositions d’œuvre d’art, des compétitions artistiques et culturelles, un cross à vélo, un défilé des associations féminines, etc. Pour conclure, monsieur Yanogo a fait savoir que les habitants de son arrondissement sont satisfaits du festival.

Nicolas Bazié         

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Des «gendarmes couchés» sur la marche présidentielle de Soro

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Dans les airs et sur terre s’est joué ce lundi 23 décembre 2019 un épisode crucial et pathétique de la marche de Guillaume Soro pour la conquête du pouvoir suprême dans son pays. Lui qui a déjà été ministre, Premier ministre et président de l’Assemblée nationale.

Alors que l’homme était attendu à Abidjan par ses partisans après une absence de six mois, l’avion privé le transportant s’est à un moment dérouté sur Accra pour ensuite reprendre le vol pour une destination européenne, sinon espagnole à en croire certaines sources. Un épisode, qui pourrait porter un grand coup à l’échafaudage, la stratégie bâtie par Soro et ses hommes pour conquérir le pouvoir en 2020.

Menace d’arrestation réelle cette fois-ci

En début octobre dernier, le monde des réseaux sociaux faisait état d’une tentative d’arrestation à laquelle Guillaume Soro, ancien baron des régimes Gbagbo et Ouattara, avait échappé à Barcelone, en Espagne. L’info n’avait pas été confirmée par la suite, ni par Abidjan, ni par Lyon, siège d’Interpol.

Ce lundi 23 décembre, la menace de l’arrestation de l’ancien chef rebelle et déclaré candidat à la présidentielle de 2020 était imminente, réelle à Abidjan où le siège de son mouvement politique a été rapidement placé sous contrôle des forces de l’ordre et le terminal de l’aéroport Felix Houphouet Boigny, interdit d’accès à ses partisans. Ayant eu vent de la situation dans le ciel alors que son jet privé s’apprêtait à amorcer la descente sur la capitale, Soro s’est dérouté pour se poser d’urgence à Accra. Mais, là aussi son escale sera de courte durée. Puisque son avion redécollera pour une autre destination, apparemment loin de la Lagune Ebrié.

Et l’on reparle encore d’Espagne comme destination pour Guillaume. Pour Guillaume Soro la marche en 2020 vers la Présidence ivoirienne semble semée d’embûches, de «gendarmes couchés», comme on dit chez nous. Désormais, un mandat d’arrêt est officiellement lancé contre lui, accusé qu’il est de déstabilisation du pouvoir ivoirien et de détournement de deniers publics portant sur montant d’un milliard et demi de francs CFA.

A quelques dix mois de la présidentielle ivoirienne, les choses s’annoncent vraiment compliquées pour Soro. Jusque-là l’enfant terrible de Kofiplé, sous-préfecture de Diawala, avait réussi à se tirer d’affaire. En pleine cohabitation avec l’ancien président Laurent Gbagbo, Soro était sorti indemne de l’attentat contre son avion, un Foker 100, en fin juin 2007 à Bouaké.

De même, il avait su tirer son épingle du jeu après la crise post-électorale de 2011, lui qui occupera par la suite les fonctions de Premier ministre et de président de l’Assemblée nationale. Avec les évènements rocambolesques de ce lundi, Soro, le «guerrier», le «TGV ivoirien » va-t-il à à 47 ans, renoncer ses ambitions présidentielles pour 2020 ? Rien n’est moins sûr.

Affaire à suivre.

Christian Tas

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4 pays renforcent leur coopération avec le Congo

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Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a reçu les lettres d’accréditation de quatre nouveaux ambassadeurs, ce lundi 23 décembre 2019, dont le burkinabé, Zongo Saïdou. La cérémonie s’est déroulée dans la salle des ambassadeurs du palais du peuple à Brazzaville. 

L’ambassadeur du Burkina Faso, Zongo Saïdou a été le quatrième et dernier à franchir le perron du palais du peuple pour présenter sa lettre de créance au président congolais, Denis Sassou N’Guesso. Le nouvel ambassadeur est titulaire du diplôme d’études approfondies du programme de troisième cycle inter universitaire en économie, il a occupé plusieurs fonctions dans sa carrière de diplomate. Pour lui, présenter la lettre de créance au président Denis Sassou N’Guesso est un honneur et un privilège. Il a exprimé sa gratitude au chef de l’Etat qu’il considère comme « illustre personnalité du continent africain ». Selon M. Zongo Saïdou, son accréditation permet « renforcer l’excellente relation de coopération qui existe » entre le Congo et le Burkina Faso. Il est marié, père de trois enfants.

Peu avant le diplomate burkinabé, le premier d’entre eux à présenter sa lettre de créance au président Denis Sassou-N’Guesso a été le coréen Kim Kie-Joo. Détenteur d’une maîtrise en relations internationales obtenues aux Etats-Unis, le diplomate coréen a intégré le ministère des affaires étrangère de son pays en 1990. Il a déjà représenté son pays à divers titres à l’ONU et dans beaucoup de pays. Née le 10 octobre 1967, Kim Kie-Joo a promis œuvrer pour le renforcement des relations fraternelles entre son pays et le Congo. Il est marié et père de deux filles.

Le diplomate autrichien, Roland Hauser a été le deuxième à échanger avec le président de la République, après lui avoir présenté sa lettre de créance. Diplômé en relations internationales, le diplomate autrichien a été plusieurs fois ambassadeur de son pays dans différents pays en Europe, en Afrique et en Asie. Agé de 62 ans, il a promis doubler des efforts pour renforcer les relations entre le Congo et l’Autriche, notamment dans le domaine grands projets de développement.

L’exercice s’est poursuivie avec le nouvel ambassadeur de l’Afrique du sud-africain au Congo. M. Jonny Sexwale a échangé avec le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. Le diplomate sud-africain s’est engagé à « forger la forte relation qui existe entre les deux pays », le Congo et l’Afrique du Sud.

Ces quatre diplomates accrédités au Congo allongent à 9 le nombre de nouveaux ambassadeurs reçus par Denis Sassou N’Guesso en trois jours. Ce qui traduit la bonne santé de la diplomatie congolaise.

Wilfrid Lawilla/ Brazzaville

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ARSE : Des outils de contrôle du régulateur validés

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Le présidium de l'atelier de validation des outils de contrôles du régyulzateur

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) a clôturé son atelier de validation des outils de contrôle technique, économique et financier du régulateur, ce vendredi 20 décembre 2019 à Ouagadougou. L’objectif de cet atelier va en droite ligne avec la mise en œuvre des missions de l’ARSE, en l’occurrence celles liées à la mise en place de ses outils de régulateur. 

Le présidium de l’atelier de validation des outils de contrôles du régulateur

Débuté jeudi 19 décembre 2019, l’atelier de validation des outils de contrôle technique, économique et financier de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) a pris fin ce vendredi 20 décembre à Ouagadougou. Au cours des 48 heures de réflexions, de discussions et de propositions, les participants ont formé cinq sous-groupes de travaux. La régulation technique de l’énergie, la qualité des services dans le secteur énergétique, la question de planification et de tarif de l’énergie, les informations à collecter dans le domaine de l’énergie, le contrôle du régulateur dans les centres d’énergies sont entre autres, les documents sur lesquels les sous-groupes ont mené leurs réflexions.

Photo de famille des officiels et des participants de l’atelier

A écouter donc le directeur technique de l’ARSE Alassane Tiemtoré, les résultats des travaux ont été à la hauteur des attentes. « Avec l’expérience que nous avons, nous avons adapté beaucoup d’outils à nos contextes », a indiqué M. Tiemtoré, précisant que le problème n’est pas d’élaborer les outils en question mais de les mettre en œuvre.

La présidente de l’ARSE Mariam Nikièma, s’est félicitée de la participation des acteurs de la question

Et la présidente de l’ARSE Mariam Nikièma  de remercier  l’ensemble des membres des cinq groupes de travail, pour leur engagement et surtout pour la qualité des résultats auxquels ils sont parvenus. Elle a aussi rassuré les uns et autres qu’avec les outils de contrôle à disposition, l’ARSE est amenée à faire un bond qualitatif dans le cadre de son opérationnalisation. Grâce à ces outils-là, Mme  Nikiema croit que le secteur de l’énergie sera « positivement » impacté du point de vue de la gouvernance et de la qualité du service offert aux consommateurs de toutes catégories confondues.

Pour elle, quand on parle d’outils de contrôle, il faut savoir qu’ils sont déclinés dans un manuel de procédure. Et le régulateur dans cette dynamique joue le rôle de contrôle et de suivi des activités du secteur de l’électricité.

Ainsi, l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie du Burkina, selon sa président Mariam Nikiema, s’assure par exemple que l’accès aux réseaux électriques s’effectue dans des conditions objectives, transparentes et non discriminatoires.

Nicolas Bazié

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Burkina : Un nouveau parti dans l’arène politique

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Le présidium du lancement du RPI

Un nouveau parti politique a été présenté à la presse, ce vendredi 20 décembre 2019 dans la ville de Ouagadougou. Il s’agit notamment du RPI, le Rassemblement patriotique pour l’intégrité dont la vision est de relever le défi sécuritaire au Burkina Faso et de conquérir le pouvoir d’Etat.

Le présidium du lancement du RPI

El Hadj Inoussa Bilgo et ses collaborateurs ont présenté leur ‘’nouveau-né’’ aux hommes de média dans la salle du spectacle du CENASA, ce vendredi matin. Selon les estimations, le Burkina Faso compte plus de 160 partis politiques. Et tous, ont « un changement » a apporté à la nation. On peut alors déduire que les têtes se cognent pour s’assoir sur le fauteuil présidentiel de Koyam en 2020, date même des échéances électorales. Vue la perte des valeurs d’éthique en politique, les contestations internes profondes de certains grands partis et surtout l’effritement de la confiance des populations envers une classe politique vieillissante, « ces jeunes patriotes » se revendiquent-ils, ont jugé bon de créer un parti, question d’apporter leur pierre à l’édification d’un Burkina Faso de paix.

Si certains croient qu’il faut forcément une idéologie pour conquérir le pouvoir d’Etat, Inoussa Bilgo lui, ce n’est pas son problème. « On s’en moque d’idéologie », a clamé le président du parti en précisant qu’ils ne sont ni libéraux, ni démocrates encore moins centristes. En ajout, ils ne sont ni avec la mouvance présidentielle, ni avec l’opposition. Mais qui sont-ils exactement ? Cette grosse interrogation est restée suspendue puisque les premiers responsables du parti n’ont pas pu dire aux journalistes dans quelle position ils sont vraiment.

A analyser les propos du président du RPI Inoussa Bilgo, les socio-démocrates et les libéraux ont manqué le coach de l’insurrection populaire des 30 et 31 et octobre 2014 car selon lui, ils n’ont pas pu capitaliser les acquis de l’insurrection et transcender ses divergences. Par conséquent, le parti veut participer à une animation et émulation de la vie politique du pays sans aucune discrimination relative à l’ethnie, la religion, au sexe, au régionalisme ou à la profession.

Jean Conombo

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Energies renouvelables : Les OSC  V4CP renforcent leur partenariat avec les députés

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Représentants des OSC V4CP et parlementaires posant pour la postérité à l'issue de l'ouverture de leur rencontre de Ziniaré

C’est assurément un pas supplémentaire dans le renforcement de la collaboration entre les Organisations de la société civile (OSC) du Programme voix pour le changement (V4CP) et les députés de l’Assemblée nationale pour plus d’accès des populations aux services et équipements d’énergies renouvelables de qualité qui a été franchi ce 20 décembre à Ziniaré, chef-lieu de la région du Plateau central. Leur rencontre d’échanges de ce vendredi a en effet permis de dégager un certain nombre de pistes.

Le présidium de l’atelier d’échanges avec les députés. De de gauche à droite : le coordonnateur du V4CP Mahamadou Badiel, le représentant du président de l’Assemblée nationale Moussa Zerbo et le secrétaire exécutif d’AGEREF C/L Mamadou Karama

«Quelles contributions des députés pour améliorer l’accès des populations aux services et équipements d’énergies renouvelables de qualité au Burkina Faso ? ».

C’est sur ce thème qu’ont porté ce vendredi 20 décembre 2019 à Ziniaré l’atelier d’échanges entre les représentants des  Organisations de la société civile (OSC) du Programme voix pour le changement (V4CP) et les députés de l’Assemblée nationale.

Des participants parlementaires à la rencontre d’échanges sur l’accès aux services énergétiques de qualité

La rencontre a permis aux députés de renforcer leurs connaissances sur les énergies renouvelables, d’exprimer aussi leurs préoccupations et de réaffirmer leur engagement à œuvrer pour un meilleur accès des populations aux services et équipements d’énergies renouvelables de qualité.

«Ensemble, on est plus fort »

Le député Moussa Zerbo a réaffirmé l’engagement des parlementaire sur la question

Nous saluons la synergie d’action des organisations de la société civile du programme V4CP qui vise une prise en compte effective des populations aux services énergétiques de qualité, a souligné le député Moussa Zerbo, représentant du président de l’Assemblée nationale.

«Nous devons être un acteur clé de cette dynamique. Les députés ne ménageront aucun effort sur la question. C’est ensemble avec tous les acteurs que nous pourrons apporter un changement en faveur de l’accès des populations aux services énergétiques de qualité. Ensemble, on est fort », a-t-il soutenu à la clôture, promettant de transmettre les préoccupations des OSC V4CP à qui de droit.

«Notre présence ici traduit notre engagement sur cette question d’intérêt général de l’accès des populations aux services énergétiques de qualité», a-t-il  en outre rassuré.

Des attentes des OSC V4CP vis-à-vis des parlementaires

Le coordonnateur du Programme V4CP Mahamadou Badiel, a exprimé l’attente des OSC vis-à-vis des députés

Vis-à-vis des parlementaires les OSC du Programme voix pour le changement nourrissent des attentes dans le cadre de leur plaidoyer collaboratif destiné à favoriser l’accès effectif des populations aux services et équipements d’énergies renouvelables de qualité au Burkina Faso.

«La présente rencontre va permettre de poursuivre les réflexions avec les élus nationaux en vue de susciter davantage leur engagement pour un meilleur accès des populations, surtout en milieu rural, aux services et équipements de qualité», a indiqué à l’ouverture le coordonnateur du Programme V4CP, Mahamadou Badiel.

«Les députés constituent un maillon de transmission entre les populations et l’exécutif. Ils peuvent donc enregistrer les doléances et les répercuter auprès du gouvernement. Les députés participent à l’adoption des politiques publiques. Et pour que notre plaidoyer porte, il nous faut l’accompagnement des parlementaires», assurera pour sa part le secrétaire exécutif de l’Association de gestion des ressources naturelles et de la faune de la Comoé-Léraba (AGEREF\CL). Les parlementaires sont tellement importants dans le dispositif du plaidoyer des OSC V4CP qu’ils ont déjà été rencontrés à plusieurs reprises.

Autres acteurs importants

Représentants des OSC V4CP et parlementaires posant pour la postérité à l’issue de l’ouverture de leur rencontre de Ziniaré

Un autre acteur important de la question, le ministère de l’énergie représenté à la rencontre par Kibsa Issaka Nong-Nogo, directeur général des énergies renouvelables, qui a réaffirmé l’engagement de son département ministériel à faire en sorte que tous les villages du pays aient accès à l’énergie à moyen et long termes. Etaient également représentés les ministères de l’Education nationale et de la promotion des langues nationales, le ministère de jeunesse et de l’emploi.

L’importance de la formation professionnelle, la prise en compte de son coût et  l’insertion des jeunes formés à travers l’allocation de budget conséquents, ont été maintes fois relevées au cours des discussions.

Principales recommandations

«Pour plus d’efficacité, en 2020, le ministère de l’économie, des finances et du développement ; le ministre de la santé sont concernés par le plaidoyer», a annoncé Gilbert Kazinga, expert énergies renouvelables du Programme V4CP.

Comme principales recommandations à l’issue de cette rencontre d’échanges avec les députés, l’on peut retenir l’encadrement, le suivi et l’insertion professionnelle des jeunes formés sur le tas ou non dans le domaine des énergies renouvelables pour éviter qu’ils ne viennent grossir les rangs des chômeurs. La consignation écrite des engagements pris par les parlementaires sur la question de l’accès des populations aux services et équipements énergétiques de qualité afin de favoriser leur mise en œuvre effective.

Le Programme V4CP qui bénéficie du soutien financier du ministère néerlandais des Affaires étrangères, est mise en œuvre dans son volet énergies renouvelables au Burkina Faso par 3 OSC que sont : AGEREF\CL ; CEAS Burkina-Association centre écologique Albert Schweitzer- et  l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité de Dédougou.

Le Programme comprend également un volet sécurité alimentaire et nutritionnel et un autre volet sur le pastoralisme.

Martin Philippe

Burkina Demain