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«Notre patrie est en danger»

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Le présidium de la conférence de presse du MPS, au milieu, le Pr Augustin Loada

Le Mouvement patriotique pour le salut (MPS) était face à la presse, ce 12 novembre 2019 à Ouagadougou. Sur la table des échanges, c’est la situation nationale du pays qui était au cœur des discussions, vu que « la crise sécuritaire que traverse le pays est très grave et même grave ».

Le présidium de la conférence de presse du MPS, au milieu, le Pr Augustin Loada

La conférence de presse du MPS était aujourd’hui à son siège au quartier Wayalghin de Ouagadougou. La situation nationale, en particulier sécuritaire que traverse le Burkina est très grave et même très grave depuis la fin de la transition en novembre 2015, a affirmé Augustin Loada, président du MPS.

Ce qui le pousse même à dire que la patrie est en danger. Pour lui, malgré le déni de nos dirigeants, l’autorité de l’Etat est en train de s’effondrer, et l’on assiste à l’extension de l’implantation physique des groupes armés, lesquels se superposent aux groupes criminels préexistants. « Nos ennemis, en s’en prenant aveuglément à la population civile et à nos FDS caressent le dessein inavoué de saper les fondements de notre nation et de nous faire disparaître en tant qu’Etat, a-t-il ajouté.

«Interroger la manière dont la chose publique est gérée»

Selon les analyses du MPS, si l’on en est arrivé là, c’est ne pas parce qu’il y a impérialisme des groupes terroristes étrangers et des facteurs exogènes sur lesquels les Burkinabè ont peu de prise, mais c’est plutôt parce que l’irresponsabilité de certains gouvernants sont mis à nu. Et pour comprendre ça, Augustin Loada trouve qu’il faut interroger la manière dont la chose publique est gérée.

Hélas, au lieu de rassembler toutes les forces disponibles pour planifier et gérer de manière stratégique les questions urgentes et prioritaires, déplore le président du MPS, les nouveaux dignitaires ont choisi de se concentrer sur la jouissance de leur pouvoir, renvoyant aux « calendes grecques » les promesses de changement et éteignant du coup la lampe de l’espérance allumée par l’insurrection. Et pendant ce temps, certains dirigeants font la belle vie ou la ‘’fiesta’’ quelque part. La préoccupation de Monsieur Loada, c’est de savoir si nos gouvernants ont vraiment mesuré la gravité de la situation.

Le MPS ne s’oppose pas au retour de Blaise Compaoré

Pour vaincre donc le mal, il faudra fédérer toutes les énergies du pays, a proposé Augustin Loada espérant que la décision de recruter des volontaires ne vise pas à masquer l’impuissance du pouvoir actuel à faire face à la situation sécuritaire auquel cas, elle risque d’être une grave erreur. Faut-il rappeler que tout ceci est arrivé juste après le départ de l’ancien homme fort du Faso Blaise Compaoré, exilé au pays de ‘’nana Houphouët’’, c’est-à-dire en côte d’Ivoire. Parlant de son retour au bercail, le MPS dit ne pas s’opposer au retour d’un Burkinabè dans son pays.

Pour ce qui est de la réconciliation nationale, il pense que chacun doit faire un pas vis-à-vis de l’autre ou avoir un sens de l’écoute de l’autre puisque selon lui, des gens ont été aussi injustement touchés lors de l’insurrection de 2014. 2020, date des prochaines échéances électorales, le Mouvement patriotique pour le salut a avoué haut et fort qu’il n’est pas un divin mais ne gérera pas le pouvoir comme le fait le régime en place.

Nicolas Bazié                                                                  

Burkina Demain

Primature : Le nouveau DirCab installé

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Mwin-nog-ti Luc Hien, nouveau directeur de cabinet du Premier ministère, a été installé dans ses fonctions ce mardi 12 novembre 2019

Nommé en Conseil des ministres du mercredi 6 novembre dernier, le nouveau directeur de cabinet du Premier ministère, Mwin-nog-ti Luc Hien, a été installé dans ses fonctions, ce mardi 12 novembre 2019 dans la matinée, par le secrétaire général de l’institution, Bamory Ouattara. « Mon vœu le plus cher, est que chacun soit non seulement professionnel, motivé, mais aussi respectueux de la déontologie de la Fonction publique afin qu’en tandem, nous gagnions chaque combat engagé par le Premier ministre», a-t-il demandé à ses collaborateurs, après avoir été installé dans ses fonctions.

Mwin-nog-ti Luc Hien, nouveau directeur de cabinet du Premier ministère, a été installé dans ses fonctions ce mardi 12 novembre 2019

Après environ quatre années passées à son poste, le directeur de cabinet du Premier ministère, Mamadou Sérémé, passe le témoin à Mwin-nog-ti Luc Hien. Administrateur civil de son état, il a été installé dans ses fonctions, ce mardi 12 novembre 2019, en présence des différents responsables de l’institution.

Celui-là qui est désormais chargé de coordonner les activités du Premier ministre Christophe Dabiré, a tout d’abord traduit toute sa reconnaissance au Chef du Gouvernement pour dit-il, la confiance placée en sa modeste personne. « Loin d’être un mérite, la confiance est un concentré d’obligations, un très lourd fardeau qu’il convient d’assumer courageusement, loin des projecteurs, dans l’anonymat, et dans l’ombre exclusif de celui qui a bien voulu l’accorder», a confié Mwin-nog-ti Luc Hien.

Selon lui, les attributions du directeur de cabinet revêtent une extrême délicatesse et apparaissent d’une sensibilité inégale. Chef d’orchestre du cabinet, a-t-il expliqué, il est tenu de s’acquitter fidèlement et efficacement des obligations professionnelles, mais aussi de s’assurer que tous les autres en font de même. Il se doit absolument de faire preuve, avec plus d’exigence, de loyauté, de responsabilité, de rigueur, d’intégrité. « Le seul engagement qui justifie la présence de chacun de nous dans cette institution, quelque que soit son degré de responsabilité, est que nous devons tous être un moyen d’atteindre les missions confiées au Chef du Gouvernement, par le président du Faso », a soutenu le nouveau directeur de cabinet.

Le dircab sortant ému

Au milieu, le directeur de cabinet sortant, Mamadou Sérémé. A droite, le secrétaire général du Premier ministère Bamory Ouattara

Hien a aussi rendu hommage à celui qu’il remplace, pour son sens élevé de responsabilité et son dévouement au service du Premier ministre. « Votre solide expérience, a-t-il dit, va constituer pour moi, un socle, ainsi qu’une boussole, permettant de tenir, au moins aussi bien que vous, le navire du cabinet du Premier ministre». Il a enfin exhorté ses collaborateurs, à développer constamment le réflexe de la communication interne et de la transparence. L’objectif est de faciliter l’exécution des attributions et des attentes des uns et des autres.

Le directeur de cabinet sortant, Mamadou Sérémé s’est dit pour sa part ému, parce qu’il passe la main, le jour-même de son anniversaire. Il a témoigné sa reconnaissance et sa gratitude au Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré qui lui a fait confiance pendant pratiquement 11 mois, ainsi qu’à son prédécesseur, Paul Kaba Thiéba, qu’il a servi trois années durant. Félicitant ensuite son successeur, le directeur de cabinet sortant a souhaité que celui-ci récolte beaucoup de succès auprès du Chef du Gouvernement.

Le secrétaire général du Premier ministère, Bamory Ouattara, présidé la cérémonie

Pour le secrétaire général du Premier ministère Bamory Ouattara, qui a présidé cette cérémonie, les passations de charges sont des rituels dans une administration qui fonctionne correctement. « Les seuls principes qui s’imposent, c’est la continuité de l’Etat et du service public, mais les ressources humaines doivent se soumettre à la mobilité », a-t-il indiqué.

Avant de souhaiter bon vent au directeur de cabinet sortant, pour ses projets futurs, M. Ouattara l’a, au nom du Premier ministre, remercié pour tout ce qu’il a pu apporter à cette institution. Il a par ailleurs souhaité que la collaboration entre le nouveau directeur de cabinet et la future secrétaire générale (qui doit prendre fonction ce mardi 12 novembre 2019 dans la soirée) se passe bien pour un bon fonctionnement de l’institution.

         Qui est le nouveau Directeur de Cabinet ?

Le nouveau directeur de cabinet du Premier ministère, Monsieur Mwin-nog-ti Luc HIEN, est né le 18 octobre 1979 à Dano (province du Ioba), où il fréquente l’école primaire. Il obtient le BAC G2 à Bobo-Dioulasso en 2001 puis s’inscrit à l’Université de Ouagadougou, à l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences Juridiques et Politiques (URF/SJP) dont il est titulaire de la Maîtrise ès Sciences Juridiques.

Admis en 2008 à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), il en ressort deux ans après, avec le Diplôme d’Administrateur Civil. Son mémoire est intitulé : L’Administration face aux usagers du service public, (ENAM, 2010).

Monsieur Mwin-nog-ti Luc HIEN entame alors une carrière professionnelle qui le conduit du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation où il y a occupé le poste d’Agent (2011) puis à la Présidence du Faso où il est nommé Chargé d’études et cumulativement Chef de Service (2011-2016) et enfin de Conseiller depuis 2016, jusqu’à sa nomination, en qualité de Directeur de Cabinet du Premier Ministre le 06 novembre 2019.

Enseignant vacataire en droit public, il interrompt les cours qu’il assurait depuis quatre années académiques consécutives dans l’UFR qui l’avait formé, afin d’y reprendre des études de Master en Sciences Politiques en 2017. Dans le cadre de ce programme d’enseignement, il a réussi en 2018 au Certificat d’Etudes Africaines en Ligne (CEAL) à Sciences Po Bordeaux.

Spécialiste en Administration Générale, Monsieur Mwin-nog-ti Luc HIEN a acquis des compétences pour assurer des fonctions de conception, de direction et de coordination. A travers le renforcement de ses capacités à Casablanca et Paris, il a approfondi entre autres, ses aptitudes en management, en leadership, en gestion des projets et en communication politique. Il est marié et père de deux enfants.

DCI/PM

Une nuit pour valoriser la culture burkinabè

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Dans l’après-midi de ce lundi 11 novembre 2019 à Ouagadougou, le comité d’organisation de la Célébration des artistes nationaux de l’année (CANA) a, lors d’une conférence de presse, mis les journalistes au parfum de la tenue prochaine, c’est-à-dire le 27 décembre 2019, de la nuit de la CANA. Là, il est question d’offrir un cadre culturel et distractif à la population afin de récompenser 5 meilleurs artistes nationaux qui ont marqué l’année 2019 dans leur domaine et de promouvoir les produits des partenaires, la musique burkinabè.

Les responsables de la CANA et les hommes de média ont échangé, ce soir à Ouagadougou. Pour Narcisse Désiré Ilboudo, commissaire général et promoteur de la nuit de la CANA, cette initiative est une occasion pour réunir les promoteurs culturels, les hommes de médias et les mécènes autour d’un même idéal qui est la récompense des cinq meilleurs artistes.

L’artiste de la musique de film du cinéma burkinabè, l’artiste influent de la musique burkinabè, l’artiste social burkinabè, l’artiste burkinabè ayant effectué plus de prestations internationales et l’artiste Burkinabè ayant fait plus de prestations nationales, sont entre autres ceux qui seront primés lors de la cérémonie officielle.

A écouter Narcisse Ilboudo, l’activité va regrouper des entrepreneurs culturels, des promoteurs de spectacles, des producteurs, des managers, des mélomanes et des mécènes. Et pendant l’évènement, dit-t-il, des artistes viendront prester pour tenir le public en haleine. La galvanisation des artistes, la mobilisation de plus de 1000 personnes, la valorisation des différents partenaires à travers leurs produits et leurs marques, la valorisation de la culture, sont de façon générale, les résultats attendus à l’issu de la célébration des artistes nationaux de l’année.

Pour ce qui est du financement de ce projet, la contribution du promoteur s’élève à 2 026 300 FCFA et l’apport des partenaires est à 18 236 700 FCFA. Ce qui donne au total 20 263 000 FCFA alloué à l’organisation de ladite cérémonie.

 

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Tougan : L’ancienne école du PF  célébrera son 95e anniversaire

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L’amicale des anciens élèves de l’école primaire Alwata Diawara de Tougan a organisé, une conférence de presse, ce lundi 11 novembre 2019 à Ouagadougou. Il s’agissait pour eux de s’entretenir avec les hommes de la presse, pour annoncer la tenue de la célébration du 95ème anniversaire de ladite école qui va se tenir du 26 au 28 novembre 2019 à Tougan dans le Sourou.

Placée sous le patronage du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, ancien élève même de cette école primaire, la célébration du 95ème anniversaire de l’école Alwata Diawara de Tougan entend regrouper les anciens élèves qui sont passés par elle. Le thème retenu pour cet évènement est « 95ème anniversaire de l’école Alwata Diawara : Défis et perspectives de l’éducation scolaire dans le développement socioéconomique du Burkina Faso dans un contexte de défis sécuritaires ». Selon le président du comité d’organisation, Moussa Sanogo, l’objectif de la célébration est de magnifier l’excellence scolaire dont fait preuve l’école en question, dans la région de la Boucle du Mouhoun, à travers le temps.

A l’écouter, l’activité bénéficie du soutien des personnalités issues de la région, des autorités administratives, religieuses et coutumières et des anciens élèves de l’école dont certains sont devenus de hauts cadres. Il a profité lancer un appel à l’endroit des ressortissants de la localité, leurs demandant la générosité de leur accompagnement en associant leur image à l’évènement. Pour que tout aille bon train, l’amical des anciens élèves de l’école primaire Alwata Diawara a procédé à une collecte de fonds, et celle collecte a permis de gagner 21 150 000 F CFA pour l’organisation. Plusieurs activités sont alors prévues à cet effet.

Créée en 1923, cette école primaire de 95 ans a contribué à assurer la formation scolaire de plusieurs hautes personnalités, de hauts cadres de la fonction publique et privée ainsi que de citoyens burkinabè. Parmi ces personnes formées, on citer les Présidents du Faso Roch Marc Christian Kaboré, El Hadj Aboubacar Sangoulé Lamizana, le Colonel Saye Zerbo.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Front de l’est : Au moins 10 terroristes neutralisés par les FDS

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L’on en sait un peu plus sur ce qui s’est passé au petit matin de ce lundi 11 novembre 2019 à l’est du pays où au moins une dizaine de terroristes ont neutralisés par les Forces de défense et de sécurité (FDS).

Les terroristes ont attaqué les installations de la brigade de gendarmerie de Foutouri dans la province de la Komandjari. D’où cette riposte des FDS qui déplorent malheureusement dans leurs rangs deux blessés, selon le communiqué ci-après.

Drame de Boungou : Le PDG de SEMAFO présente ses condoléances au peuple

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Benoît Desormeaux et sa suite à leur sortie d'audience avec le PM Dabiré

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu ce lundi 11 novembre 2019 en fin de matinée, le Président Directeur général (PDG) de la Société d’exploration minière en Afrique de l’Ouest (SEMAFO INC), Benoît Desormeaux. Accompagné du président du Conseil d’administration (PCA) de SEMAFO/Burkina, Elie Justin Ouédraogo et de l’ambassadrice du Canada dans notre pays Carol McQueen, il a dit être venu apporter le soutien de sa société aux familles des victimes et au peuple burkinabè, après l’attaque d’un convoi de cars de la mine d’or de Boungou, qui a fait 39 morts et une soixantaine de blessés.    

La haute délégation de SEMAFO chez le PM Christophe Dabiré, était accompagnée par l’ambassadrice du Canada Carol McQueen

  Après le drame qui a frappé la mine d’or de Boungou, située dans la région de l’Est et qui a endeuillé de nombreuses familles dans notre pays, le PDG de SEMAFO INC, Benoît Desormeaux, est venu du Canada, pour présenter ses condoléances aux familles des victimes de cette attaque terroriste, ainsi qu’à l’ensemble du peuple burkinabè. Reçu ce lundi 11 novembre 2019, il a indiqué qu’il est venu s’assurer que les familles des victimes sont bien accompagnées et que les blessés sont également bien pris en charge. « Les opérations de la mine en ce moment-ci sont secondaires. Nous voulons nous assurer que l’ensemble de notre personnel est en sécurité », a-t-il déclaré à la fin de l’audience.

Benoît Desormeaux et sa suite à leur sortie d’audience avec le PM Dabiré

Benoît Desormeaux a rappelé qu’il fréquente notre pays depuis plus de 22 ans et que c’est également un grand deuil pour la grande famille de SEMAFO. « La rencontre avec le Chef du Gouvernement visait dans un premier temps, à témoigner la sympathie des responsables de la mine, aux familles des victimes et au peuple du Burkina Faso. On veut aussi voir avec l’Etat, comment nous pouvons reprendre la production à Boungou, tout en nous assurant qu’on peut le faire de façon sécuritaire. Nous avons encore un engagement avec le Burkina Faso, mais la priorité aujourd’hui, ce sont nos employés qui travaillent avec nous », a-t-il détaillé.

Le PDG de SEMAFO INC a par ailleurs confié que les employés restés à la mine d’or de Boungou sont en train d’être évacués, et que les opérations sont actuellement à l’arrêt sur ce site. En effet, a-t-il souligné, le drame qui est survenu le mercredi 6 novembre dernier, a eu des répercussions très importantes sur la vie de l’entreprise. Selon lui, sur les 240 personnes (employés, fournisseurs) transportées par le convoi des cinq cars, 39 d’entre elles ont perdu la vie, une soixantaine sont blessées et une personne manque toujours à l’appel. Avant donc de reprendre la production, les responsables de SEMAFO souhaitent s’assurer que toutes les mesures sécuritaires sont réunies. « Nous ne pouvons parler de partir du Burkina Faso. Nous sommes avec votre pays depuis de longues années. SEMAFO est en production ici depuis 2008 avec sa mine de Mana. Aujourd’hui, notre désir et notre objectif, c’est de reprendre les opérations, mais nous ne pouvons le faire, si ce n’est dans la sécurité », a insisté le patron de SEMAFO INC.

SEMAFO est une société minière canadienne. Son siège social est basé à Montréal, au Canada. Elle exploite la mine d’or Mana, laquelle est la troisième plus grande mine d’or de notre pays. Depuis 2018, la mine de Boungou est entrée en exploitation et une troisième est en chantier. 

DCI/PM

Rumeurs de couvre-feu et rafle générale à Ouaga : Il n’en est rien, selon le gouvernement

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Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, a démenti les rumeurs

Dans ce communiqué de presse, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, dément formellement  les rumeurs faisant état d’instauration de rafle générale et de couvre-feu à Ouagadougou. «Cet acte de désinformation sur les réseaux sociaux, fait partie des œuvres obscurantistes d’hommes et de femmes qui ont des intérêts inavouables à déstabiliser notre Faso», précise le communiqué gouvernemental en date de ce lundi 11 novembre 2019.

Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, a démenti les rumeurs

Lisez plutôt !

 

Attaque de Boungou : La déclaration de l’ APMP

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Des représentants de l'APMP au sortir d'une audience présidentielle, en marge du dernier dialogue politique

Ceci est une déclaration de l’Alliance des Partis et Formations Politiques de la Majorité Présidentielle (APMP), suite à l’attaque meurtrière des travailleurs de la société SEMAFO de la Mine de Boungou dans la région de l’est. Lisez plutôt !

Des délégués  de l’APMP au sortir d’une audience présidentielle le 20 avril dernier, en marge du dernier dialogue politique national

«Déclaration de l’Alliance des Partis et Formations Politiques de la Majorité Présidentielle (APMP), suite à l’attaque meurtrière des travailleurs de la société SEMAFO de la Mine de Boungou dans la région de l’Est.

Peuple du Burkina Faso,

C’est avec une grande consternation et une profonde tristesse mêlée d’indignation, que l’APMP a appris l’attaque barbare et lâche du convoi des travailleurs et prestataires de services de la société SEMAFO, exerçant à la mine d’or de Boungou dans la région de l’Est, dans la matinée du mercredi 06 novembre 2019

Tout d’abord, l’APMP voudrait s’incliner sur la mémoire des hommes et des femmes tombés en ce mercredi noir et présenter ses sincères condoléances à toutes les familles éplorées et au peuple burkinabè dans son ensemble, puis enfin souhaiter un prompt rétablissement à tous les blessés.

L’APMP condamne avec la dernière énergie cette attaque indigne et ignoble perpétrée sur des travailleurs civils, dont le grief n’est autre que la recherche du bien-être pour leurs familles respectives et du développement économique du Burkina Faso.

L’APMP félicite les Forces de Défense et de Sécurité (FDS),  pour leur courage, leur bravoure et la détermination de ses soldats, qui de jour comme de nuit, en intrépides combattants, veillent à la sécurité et à la protection des Burkinabè. Elle leur apporte tous ses encouragements et sa solidarité dans cette situation très difficile dont l’issue n’est autre que le triomphe du peuple burkinabè.

Peuple du Burkina Faso,

En reprenant l’histoire toute récente du terrorisme dans notre pays, nous pouvons affirmer que ce phénomène a commencé par des enlèvements d’occidentaux, puis d’attaques de lieux fréquentés par ces derniers, ensuite par les agressions tout azimut de nos FDS et le sabotage des centres d’intérêt économique, puis par les assassinats d’élus locaux et nationaux, pour en venir maintenant aux populations civiles prises comme cibles. Nul besoin encore de rechercher les velléités déstabilisatrices et d’occupation territoriale de nos assaillants drapés de la robe du terrorisme. Gardons à l’esprit cette citation d’un grand penseur qui disait : « Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir le pouvoir politique pour présenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général ». C’est là la stratégie et le but ultime de ces oiseaux de mauvaise augure et qu’ils veulent implémenter dans notre pays.

Mais, considérant que toute forme de domination et de caporalisation sur un peuple n’est d’autre que de l’impérialisme, nous devons faire nôtres cette citation du Président Thomas SANKARA : « Quand le peuple se met debout, l’impérialisme tremble ».

En effet, nous ne devons pas nous tromper d’adversaire ni de cible car l’objectif de nos ennemis est de créer la panique, la psychose et la confusion pour nous opposer les uns aux autres afin de remettre en cause notre vivre ensemble légendaire et les acquis démocratiques arrachés de hautes luttes. Nous devons savoir que là où s’abat le découragement s’élève la victoire des persévérants, pour paraphraser le Président Thomas SANKARA. L’heure n’est donc pas aux incriminations, ni à la recherche de boucs émissaires par des allégations sans fondement, qui souvent émanent des valets locaux des terroristes qui n’ont d’autres visées que l’interruption du mandat de Son Excellence Roch Marc Christian KABORE et la désarticulation de notre Nation, ainsi que la remise en cause des efforts et des sacrifices consentis par notre peuple pour s’affranchir et instaurer dans notre pays une démocratie véritable avec une gouvernance qui se veut vertueuse. Que les revanchards de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre retiennent définitivement que leurs plans machiavéliques ont échoué et que leurs basses besognes ne passeront pas. Le peuple est vigilant et reste la sentinelle de son insurrection.

Aussi, l’APMP voudrait dire en réponse à tous ceux qui de façon irresponsable réclament à cor et à cri la démission du Président du Faso, qu’ils feignent d’ignorer qu’une telle aventure plongera notre pays dans une crise politique grave qui contribuera à renforcer les desseins macabres des forces du mal qui profiteront pour assiéger définitivement notre pays et le soumettre à leur diktat.

La lutte pour la défense de la patrie et  pour la liberté est l’affaire de tous les fils et filles du pays sans distinction d’ethnie, de religion et d’appartenance politique.

C’est pourquoi, l’APMP en appelle à un sursaut patriotique de tous les fils et filles de la Nation, aussi bien ceux de l’intérieur que de l’extérieur, à l’heure où Son Excellence Roch Marc Christian KABORE appelle à la mobilisation généralisée contre cette hydre aux multiples facettes, qu’est le terrorisme.

En réponse à l’appel du Chef de l’Etat, Chef suprême des armées, l’APMP appelle les populations des villes et des campagnes à l’enrôlement massif pour la défense de la Patrie.

Par ailleurs, l’APMP invite le gouvernement à entreprendre avec diligence des mesures d’encadrement et d’accompagnement des populations pour la mise en œuvre de l’appel du Chef de l’Etat.

Enfin, l’APMP apporte tout son soutien inconditionnel à Son Excellence Roch Marc Christian KABORE et à son Gouvernement, et les rassure de sa disponibilité et de sa détermination  pour la mise en œuvre réussie de l’appel à la mobilisation généralisée pour la défense de la Patrie, gage de sûreté, de sécurité, de paix, de cohésion sociale et de bien-être pour tous les Burkinabè

Vive le Burkina Faso,

Que Dieu bénisse le Burkina Faso ;

La patrie ou la Mort nous Vaincrons !

 

  Pour l’APMP»

 

Lutte contre le chômage : Des jeunes musulmans apportent leur pierre

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La Coordination des jeunes musulmans du Burkina Faso (CJMB) a tenu un point de presse dans la matinée du 9 novembre 2019 dans la ville de Ouagadougou. L’objectif de cette conférence de presse était de faire la présentation du récépissé et du fonctionnement de la coordination dont l’objectif premier est de susciter une mobilisation générale de toute la jeunesse des associations islamiques, sur le territoire national, pour une coordination effective. 

La CJMB s’est entretenue avec les hommes de médias hier matin à Ouagadougou. A en croire El Hadj Hamoudou Kaboré, président de ladite coordination, le CJMB est une structure associative à but non lucratif, apolitique et non syndicale. Créée donc depuis le 4 décembre 2011, elle regroupe selon lui des jeunes burkinabè de divers horizons soucieux de l’avenir et de la promotion des valeurs de l’islam, de l’acquisition de la connaissance islamique et de la lutte pour le bien être.

A l’entendre, les principaux objectifs de la coordination en question sont assez. Par exemple, elle lutte pour donner une éducation islamique à la jeunesse musulmane du pays, améliorer le cadre de vie des citoyens à travers des activités d’hygiène et d’assainissement, promouvoir l’esprit de communauté, de fraternité et de solidarité envers toute la population, soutenir les personnes vulnérables et nécessiteuses, construire et gérer des centres de santé et d’alphabétisation, promouvoir le système éducatif franco-arabe.

Aussi, il a souligné que la CJMB veut lutter contre le chômage des jeunes ainsi que les fléaux sociaux. Et c’est pour que ces objectifs soient atteints que des activités ont été menées de par le passé, a-t-il affirmé.

La Coordination ne compte pas se stopper aux activités déjà menées. Elle entend étendre son champ d’action sur tout le territoire national à travers la mise en place effective des structures régionales et ambitionne même renforcer ses activités déjà en exécution, si on en croit les propos de El Hadj Hamoudou Kaboré.

Il a continué en informant que cette coordination envisage également la création d’activités génératrices de revenus, en vue de réduire le chômage des jeunes par des sessions de formation de tout genre. Par ailleurs, comme la question sécuritaire ne passe pas inaperçue au pays des hommes intègres, ces derniers temps, la CJMB a elle aussi condamné verbalement comme tout le monde, les attaques terroristes à répétition qui endeuillent pitoyablement et de façon considérable voire continue, le peuple burkinabè.

Concernant la crise qui traverse actuellement la communauté musulmane, aux dernières nouvelles, pour question de gouvernance, ces jeunes musulmans croient que cette crise est « un problème très sérieux ». Et ils estiment qu’il y a absolument un problème de fond et il faut plutôt trouver des solutions islamiques. Une façon d’avouer que ce problème est à remettre dans les mains d’Allah car, seul lui à son dernier mot à dire.

Jean Conombo

Burkina Demain

Attaque de Boungou : 29 corps déjà identifiés, 9 autres en attente !

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L’on connaît depuis ce vendredi soir, l’identité de 29 personnes tuées lors de l’attaque terroriste de Boungou intervenue mercredi dernier. 9 autres corps des victimes attendaient également d’être identifiés. La liste des 29 victimes  a été effectuée sur la base des documents d’identité trouvés sur les dépouilles mortelles, le concours des familles et des employeurs. Voici le liste des 29 victimes :

1- BARRO Diakalia, 

2- BENOA Bahouda Mohamed,

3- CONGO Halilou,

4- DAH Aboukari,

5- GAMBERE Somyeguebnoma Thierry Jules,

6- HEMA Sibiri Manké,

7- KABORE Grégoire,

8- MAÏGA Hama Amadou,

9- NABALOUM Mahamoudou,

10- OUALI Ouinténi Jérémie, 

11- OUEDRAOGO Oambi,

12- OUEDRAOGO Elysé,

13- OUEDRAOGO Cheik Ahmed Rahid Relwindé,

14- OUEDRAOGO Toussaint,

15- OUEDRAOGO Issa,

16- OUEDRAOGO Issoufou,

17- OUATTARA Moussa,

18- PORGO Mohamadi,

19- SAVADOGO Salifou,

20- SANOGO Abou Dramane,

21- SOMA Baba Edmond,

22- SOMDA Boku Sévérin,

23- SOUBEIGA Tuuwensida Remond,

24- TRAORE Mamadou, 

25- THIOMBIANO Tiladia Augustin,

26- TIEMTORE Noufou,

27- TANKOANO Foldjoa, 

28- YAOGO Clément Francis, 

29- ZONG-NABA Arzouma Noël,

Le Parquet près le TGI de Ouagadougou informe par ailleurs les familles des vingt-neuf (29) personnes formellement identifiées qu’elles pourront procéder à l’enlèvement des corps de leur parent à la Morgue de l’Hôpital de District de Bogodogo ce jour même à partir de 17 heures 00 minutes.