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Bala Sankandé  : « Je ne crois pas en l’aéroport de Donsin»

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Le président de l'Assemblée nationale, Bala Sakandé

La commission CDRECC sur les projets de Bagrepole, de Samendeni et de l’aéroport de Donsin a, lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale, présenté les résultats d’une mission menée sur ces projets-là, en juillet 2019 dernier, dans la soirée de le vendredi 15 novembre 2019.

Le président de l’Assemblée nationale, Bala Sakandé

Le compte rendu de la commission CDRECC a eu lieu dans l’après-midi d’hier en présence du président de l’Assemblée nationale El Hadj Alassane Bala Sakandé, de certains députés et quelques membres du gouvernement. Avec à sa tête le député Moussa Zerbo de l’Union pour le progrès et changement (UPC), la commission dans sa mission a pu réunir à la fois état d’avancement des travaux des différents sites, des difficultés et les impacts subit par les populations grâce aux projets et des recommandations.

Situé à 35 km de la ville de Ouagadougou, avec une superficie de 4 400 ha, le site du nouvel aéroport de Donsin a cinq composantes dont l’exécution s’élève à 436 828 000 000 FCFA, selon les envoyés spéciaux. Dans la présentation de Moussa Zerbo, il est ressorti qu’à la date de la visite, les études techniques pour la réalisation des travaux de construction du nouvel aéroport sont quasi achevées et ont été financées par l’Etat Burkinabè et la BOAD à hauteur de 6,5 milliards de FCFA, soit 13 millions de dollars.

« Promouvoir l’enseignement technique de haut niveau »

Des représentants de l’exécutif au cours de la plénière

Ainsi, les difficultés rencontrées dans l’exécution de ce projet sont entre autres l’obtention tardive des avis de non objections auprès des bailleurs de fonds, l’incapacité des entreprises à exécuter les contrats dans les délais, l’insuffisance voire le manque de terres cultivables dans les localités de réinstallation, l’exiguïté des sites de relogement du fait de l’accroissement de la population, etc. La fin de la visite de l’aéroport a permis de faire des recommandations comme la dotation des jeunes et des femmes de formation techniques sur les activités génératrices de revenus à leur profit, la promotion de l’enseignement technique de haut niveau comme cheval de bataille et la prises de mesures visant à l’exécution par les différentes entreprises de leur part de marché dans les délais prévus. « Je ne crois pas en l’aéroport de Dossin », a renchéri Bala Sakandé dénonçant un manque de sérieux dans l’exécution des travaux.

21 000 ha d’irrigation possible  

Des parlementaires au cours de la plénière

             

Concernant le pôle de croissance de Bagré, l’objectif de la mission selon le député Moussa Zerbo était de permettre aux élus d’apprécier l’état des aménagements au niveau du pôle et surtout la problématique de l’écoulement des produits ainsi que sa contribution à la lutte contre la pauvreté.

Il a informé que le pôle de croissance est mis en œuvre à travers deux projets respectivement financés par l’Etat burkinabè, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Et d’ajouter qu’il y a une pluviométrie adéquate (700 à 900 mm par an de juin à octobre). Sur un potentiel de 30 000 ha, affirme-t-il, on peut irriguer 21 OOO ha au regard de la ressource actuelle disponible dans le barrage hydroélectrique et hydroagricole de Bagré.

85% de taux d’exécution

A l’écouter, les villages impactés par le projet sont au nombre de 30 répartis dans 5 communes. Et le nombre total de personnes affectées par le projet est de 4 543 avec 801 personnes déplacées et réinstallées. Le retard dans l’exécution des travaux, l’insuffisance des ressources financières sont les difficultés enregistrées. Parlant du barrage hydroélectrique de Samendéni, troisième barrage du Burkina Faso en termes d’envergures après ceux de la Kompienga et Bagré avec une capacité de stockage de 1,5 milliards de mètre cube, le taux d’exécution est de 85%. La visite des périmètres en cours d’aménagement a permis à la commission de savoir que 17 sites ont été identifié sur les deux rives du Mouhoun, pour bénéficier d’aménangements agricoles d’une superficie d’environ 23 400 ha.

Les difficultés constatées sur le terrain à Samendéni sont l’absence d’accompagnement des personnes sinistrées suite aux affrontements entre populations affectées, l’absence d’accompagnement dans la création d’activités génératrices de revenus, etc. La commission a recommandé à ce que l’on mette en œuvre des politiques qui promeuvent l’expertise et la stabilité des agents commis à l’exécution du projet à travers un statut attrayant.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Le CFOP salue l’engagement et la bravoure des FDS

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Au cours de la dernière rencontre de son Cadre de concertation tenue le 12 novembre, le du Chef de file de l’Opposition politique s’est penchée sur la situation sécuritaire du pays, cela au lendemain de la meurtrière attaque de Boungou. Compte-rendu de réunion.

«Compte-rendu de la rencontre CFOP du 12 Novembre 2019

(Mis à jour le 13 Novembre 2019 par le Cadre de Concertation du CFOP)

Le Cadre de concertation du Chef de file de l’Opposition politique (CC/CFOP) a tenu une réunion ordinaire le mardi 12 novembre 2019 à Ouagadougou. La rencontre, présidée par le Chef de file de l’Opposition, M. Zéphirin DIABRE, portait sur l’ordre du jour ci-après :

  • -la crise sécuritaire,
  • -les démembrements de la CENI à l’extérieur,
  • -divers.

I – Au titre de la crise sécuritaire

Au titre de la crise sécuritaire que vit notre pays, les  participants sont revenus sur l’attaque lâche et criminelle de Boungou, qui a causé de très nombreux morts, une douleur sans pareil dans de nombreuses familles, et un émoi qui a dépassé de loin nos frontières.

Une fois de plus, l’Opposition politique présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.

L’Opposition tient aussi à saluer l’engagement et la bravoure de nos Forces de défense et sécurité (FDS), qui paient chaque jour que Dieu fait le prix du sacrifice suprême pour protéger le Burkinabè.

Les participants ont procédé à un examen  approfondi du contexte sécuritaire général de notre pays, sous l’angle de considérations bien précises évoquées ci-après.

  • L’échec patent et la responsabilité historique du MPP et de ses alliés

Depuis 2016, date de l’arrivée au pouvoir du MPP, la situation sécuritaire de notre pays est en dégradation constante avec une multiplication des attaques terroristes. Graduellement, les forces du mal ont réussi à pénétrer notre territoire national, à y créer des sanctuaires, puis à se propager sur toute son étendue.

Nous vivons un drame national qui nous interpelle tous en tant que Burkinabè, mais il  convient de savoir en situer clairement la hiérarchie des responsabilités.

C’est le MPP, parti au pouvoir, et ses alliés qui sont les premiers et principaux responsables de cette débâcle historique de notre pays face à l’hydre terroriste.

C’est à eux que les Burkinabè ont confié, en toute liberté, la gestion du pays. C’est le MPP et ses alliés politiques  qui gèrent le pays et personne d’autre. Partant de ce fait, ce sont eux les responsables de la situation du pays. Si le pays se portait bien, ils allaient à bon droit s’enorgueillir, s’en prévaloir pour solliciter les nouveaux suffrages et jamais ils n’associeraient quelqu’un d’autre à leur succès. Le peuple les féliciterait, et ce serait normal.

Dans la même logique, ils sont les premiers responsables de la mauvaise santé actuelle de notre pays aujourd’hui. Ce sont eux les responsables, et personne d’autre. Ils doivent accepter d’être indexés.

Pour notre malheur à tous, le MPP et ses alliés ont échoué dans la gestion de notre sécurité à tous. Et rien n’indique qu’ils feront mieux dans les temps à venir.

En effet, depuis le premier acte d’envergure signé par ces criminels, avec  l’attaque du café Cappucino en Janvier 2016, on n’a vu nulle part  une démarche, une stratégie mise en œuvre qui stabilise ou renverse la tendance. Au contraire, on a assisté à une approche par tâtonnements et par improvisation.

Depuis janvier 2016, on note que trois ministres de la défense (y compris le Président du Faso lui-même) et trois ministres de la sécurité se sont succédé sans qu’il n’y ait le moindre indice d’une amélioration de la situation. En dépit de déclarations péremptoires qui ont accompagné leur arrivée aux affaires, tout ce beau monde a étalé une incompétence notoire et une incapacité à nous faire voir autre chose qu’une lente descente aux enfers du pays.

Là  où les Burkinabè attendaient une amélioration, ils ont vu une dégradation constante.

Il  est important que cet échec soit souligné et admis,  avant même de parler d’autre chose. Et les supporters du régime doivent l’admettre. Or, il s’en trouve qui, par ignorance ou par malhonnêteté politique, cherchent à semer la confusion, soit en voulant trouver des excuses, soit en voulant parler d’une responsabilité  commune à  l’opposition et au pouvoir.

Pour expliquer ou excuser leur échec, le pouvoir du MPP et ses supporters aiment à nous dire soit que c’est l’ancien régime qui leur met les bâtons dans les roues, soit que le phénomène du terrorisme est mondial et que le Burkina Faso n’est pas le seul pays touché.

Sur le premier argument, celui de l’implication présumée de l’ancien régime, l’Opposition politique  dit que si tel est le cas, elle ne comprend pas pourquoi le pouvoir ne montre pas les preuves dont il dispose et pourquoi il ne traduit pas les personnes concernés en justice.

Le deuxième argument, celui de l’universalité du terrorisme, s’il est vrai dans la forme, ne saurait constituer une excuse pour justifier un échec. Le terrorisme frappe beaucoup de pays, mais tous les pays ne réagissent pas de la même manière. Il ya  des différences de résultats dans les  réactions. Dans notre sous-région, jusqu’à l’arrivée du MPP au pouvoir, c’est uniquement du Mali, et dans une moindre mesure du Niger, qu’on parlait. Comment les autorités du Burkina ont-elles laissé leur pays s’ajouter dans cette  liste ? Aujourd’hui, la gravité de notre situation a dépassé celle du Niger pour atteindre, voire même dépasser celle du Mali. Dans  la forme de mondialisation que nous vivons actuellement, tous les problèmes que rencontrent les pays sont universels. Mais la différence entre pays réside dans la manière dont les dirigeants  gèrent ces problèmes. Le sida est une pandémie mondiale, mais le Burkina Faso a pu mieux le contenir que le Botswana, quand on compare les taux de prévalence. Les dirigeants du Burkina sont donc plus compétents que ceux du Botswana dans ce domaine. Le chômage est un mal mondial qui frappe tous les pays capitalistes, mais  les Etats Unis sont proches du plein  emploi tandis que la France atteint les 10% de chômeurs.

Face au terrorisme, notre gouvernement fait beaucoup moins que les autres, et ce sont les Burkinabè qui payent le prix de leur incompétence.

Aux uns et aux autres, il convient de rappeler que l’Opposition politique n’est nullement consultée et encore moins associée à la gestion des affaires de l’Etat. Ce n’est pas elle qui  nomme  les responsables aux différents postes de l’Etat et son avis n’est pas demandé. Ce n’est pas elle qui  décide  des allocations budgétaires comme le budget de l’Armée. Ce n’est pas elle qui définit la stratégie de guerre. Ce n’est pas elle qui organise l’Armée. Ce n’est pas elle qui décide quel armement acheter et à qui. On ne peut donc pas, à moins d’être de mauvaise foi, lui imputer une quelconque responsabilité dans la situation chaotique du pays.

Les Burkinabè ont choisi en toute liberté leur pouvoir. Ils sont maintenant en mesure de constater les conséquences de leur choix.

Ils ont confié la destinée du pays à un pouvoir incompétent, totalement incapable d’assurer leur sécurité. C’est lui le premier responsable des malheurs de notre pays.

  • La question de l’union sacrée

L’incompétence du pouvoir du MPP et de ses alliés serait risible, s’ils ne présidaient pas aux destinées de notre pays. Cette incompétence face au terrorisme met tout le monde en danger. C’est historique, car rien de ce qui nous arrive aujourd’hui n’a de précédent dans notre histoire.

Parce que la menace est nationale, la cause est nationale. L’union sacrée des fils et filles du Burkina est donc plus que jamais nécessaire, et l’Opposition politique y adhère totalement. Pour elle, cette union sacrée doit se faire autour de la nation et de nos FDS.

Le problème c’est que le pouvoir du MPP, qui appelle à l’union sacrée, n’a jamais dit en quoi doit consister concrètement   cette unions sacrée. Le sait il lui-même ?  On peut en douter puisque depuis 4 ans qu’il utilise cette rengaine, il n’a jamais proposé une série d’actions supposées rentrer dans le cadre de cette union sacrée. Or c’est aussi sa responsabilité. Pour rassembler les Burkinabè, on ne peut pas se limiter à une formule lapidaire. On doit définir les taches appelées par l’urgence nationale.

En attendant que le pouvoir du MPP ait l’intelligence de  tracer la voie, l’Opposition nationale fait de son mieux pour soutenir notre nation en guerre :

  • depuis le début, elle a systématiquement condamné et fustigé l’action des terroristes,
  • elle a toujours apporté son soutien et ses encouragements aux FDS,
  • elle a réalisé des collectes d’argent pour soutenir l’action des FDS,
  • dans le cadre du Dialogue politique, et à l’occasion de rencontres avec le pouvoir, elle a présenté ses opinions, et ses propositions ;
  • Elle a toujours répondu présente à toutes les manifestations organisées par le pouvoir ou les forces sociales et rentrant dans le cadre de la lutte contre le terrorisme,
  • elle n’a eu de cesse d’exhorter nos populations à la résistance,
  • elle a constamment mis en garde les populations sur les dangers qui menacent notre vivre-ensemble, et mis en garde les populations contre l’ethnicisme et le communautarisme ;
  • Elle a toujours joint ses prières à celles de tous les Burkinabè pour souhaiter le retour à la paix ;
  • elle a distribué des vivres aux personnes déplacées pour cause d’insécurité terroriste,

Parce que le Burkina doit être un et indivisible, l’Opposition politique  est prête à prendre part à toute initiative entrant dans le cadre de cette union sacrée, pour peu qu’on lui en présente une.

Mais elle ne se prêtera pas au jeu du MPP pour qui l’union sacrée  implique qu’il faut que l’Opposition arrête de critiquer les mauvaises décisions du pouvoir du MPP.

L’Opposition n’acceptera pas non plus que le pouvoir du MPP utilise le terrorisme comme un fonds de commerce pour se victimiser, et présenter toute critique à son endroit comme un manquement à l’union sacrée.

Enfin,  alors que le pouvoir en place ne perd jamais une occasion pour organiser ses troupes et aller battre campagne sur le terrain (même les lancements de 04 ou 2Okms de route mobilisent le Chef de l’Etat), elle instrumentalise ses supporters pour dénoncer tout rassemblement de l’Opposition comme étant un acte de campagne en période d’insécurité. C’est un piège dans lequel l’Opposition ne tombera jamais. Pour nous ce pouvoir incompétent n’apportera rien à notre pays. Il faut donc le changer. En tant qu’Opposition républicaine, nous ne voyons aucun moyen de le changer que de le battre démocratiquement. Il nous faut donc préparer notre victoire électorale, en allant sur le terrain.

  • La question de l’enrôlement des volontaires

Les participants  ont  examiné la décision du Chef de l’Etat de faire recruter des volontaires de défense. Dans le principe, l’Opposition politique burkinabè n’est pas contre cette initiative qui permet aux citoyens de participer directement à la défense de la patrie. Toutefois, l’Opposition souhaite obtenir du Gouvernement que des zones d’ombre soit levées :

-Pourquoi a-t-on besoin de recruter des volontaires de la défense, au lieu de militaires et paramilitaires en plein temps?

-Notre Armée connait-elle des problèmes d’effectifs ?

-Qui va recruter les volontaires, les former, les équiper, les payer ?

-Qui contrôlera les actions de ces volontaires, et qui s’assurera leur désarmement une fois la guerre terminée ?

-Pourquoi ne rappelle-t-on pas les éléments de nos FDS qui sont dans les missions onusiennes ?

-Que fait-t-on des policiers et militaires radiés qui connaissent déjà le métier des armes, surtout que leur reprise dans la Fonction publique avait été envisagée?

-Quid des réservistes, des FDS à la retraite ?

-Les officiers supérieurs et les officiers généraux à Ouagadougou ne pourraient-ils pas fortifier le front par leur présence?

-Comment expliquer le fait que l’Armée n’arrive pas à absorber le budget à elle allouée, alors que les FDS manquent de matériels de combat ?

Pour revenir à la question des volontaires, l’Opposition estime  qu’on doit éviter à tout prix que cette opération ne donne lieu à la création de milices politiques et partisanes, régionalistes ou communautaires hors du contrôle de l’Etat, ce qui pourrait ouvrir les portes d’une guerre civile au Burkina Faso.

En outre, ces questions sur le sort réservé aux volontaires se justifient par la manière dont le Gouvernement gère déjà certaines questions liées au bénévolat: cas des Volontaires adjoints de sécurité (VADS), des professeurs du Programme emplois-jeunes pour l’Education nationale (PEJEN), des agents communautaires de santé, et des agents de recensement dans une moindre mesure.

Enfin, on a la nette impression que cette mesure a été annoncée sous la contrainte de l’émotion née de l’attaque de Boungou, un peu comme si le Président du Faso se croyait obligé d’annoncer une mesure phare lors de son adresse à la nation, pour contrer les critiques. Et, le compte-rendu du Conseil des ministres du 13 novembre vient confirmer l’improvisation : le Gouvernement y annonce qu’il y aura un travail législatif et réglementaire pour encadrer le recrutement des volontaires de défense. Les charrues ont été mises avant les bœufs !

Par ailleurs, la lenteur mise dans l’opérationnalisation de la mesure a permis à des personnes sans foi ni loi de devancer les services de l’Etat et de se présenter comme  recruteurs dans certains zones. Le ministre de la défense a été obligé de publier un communiqué pour mettre les uns et les autres en garde. Si l’idée avait été murie, son opérationnalisation aurait été immédiate et ces profiteurs auraient eu du mal à opérer. Tout cela révèle une certaine improvisation qui n’incite pas à l’optimisme !

  • La question du financement de la guerre

La question du financement de la guerre a été examinée par les participants. Depuis la montée en puissance des attaques terroristes, des collectes de fonds sont organisées ici et là pour soutenir nos FDS. Lors du Dialogue politique, l’idée d’une contribution patriotique pour financer l’effort de guerre a été adoptée. Suite à la dernière attaque, certains leaders politiques ont fait des propositions allant dans le même sens.

L’Opposition politique redit ici que sur le principe, elle n’est pas opposée à ce que nos compatriotes soient invités à contribuer à un effort de guerre. Mais cette contribution doit être volontaire pour tenir compte des difficultés que rencontrent les ménages.

De plus, pour être crédible en cette matière, le Gouvernement devrait faire preuve de plus de transparence dans la gestion des fonds de l’Armée, si on se réfère aux récentes  déclarations  du Contrôleur général d’Etat, M. Luc Marius IBRIGA.

C’est pourquoi l’Opposition politique demande au Gouvernement la levée du  secret défense sur le contrôle du budget de l’Armée. Les structures étatiques de contrôle devraient pouvoir s’assurer que l’argent destiné à l’Armée va effectivement à l’Armée, et que les marchés concluent au profit de l’Armée (achats d’armes, équipements, formations, infrastructures) respectent la règlementation et sont bien exécutés. Cela renforcera la confiance, d’une part au sein de l’Armée, d’autre part entre l’Armée et le Gouvernement,  et galvanisera nos troupes au front.

II – Au titre des démembrements de la CENI à l’étranger

Au chapitre des démembrements de la CENI à l’extérieur, le Chef de file de l’Opposition a fait le point de la participation des partis d’opposition à ces instances. Les membres du Cadre ont fait des observations et formulé des propositions allant dans le sens d’une meilleure participation de la diaspora burkinabè à l’élection de 2020.

III – Divers

En divers, le Chef de file de l’Opposition, par ailleurs Président de l’UPC, a remercié ses pairs qui ont envoyé des représentants à la cérémonie de prière et de recueillement organisée par son parti le 09 novembre dernier à Abidjan. Les participants, eux, ont félicité l’UPC pour la grande mobilisation et pour le succès de l’activité.

 

Ouagadougou, le 13 novembre 2019

Le service de communication du Chef de file de l’Opposition»

Front politique : Alassane Bala Sankandé à l’ADF/RDA

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Photo de famille des officiels et des participants à la visite

Après les visites, le 14 février 2019, des sièges de partis politiques comme l’Union pour le progrès et le changement (UPC), et  le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le président de l’Assemblée nationale El Hadj Alassane Bala Sankandé était, pour une visite de courtoisie, ce jeudi 14 novembre 2019, dans les locaux de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), accueilli par le président du parti, Me Gilbert Noel Ouédraogo.

Photo de famille des officiels et des participants à la visite

Les partisans de l’ADF/RDA ont reçu la visite du président de l’Assemblée nationale ce jeudi matin, au siège national même du parti, situé au quartier Cissin de Ouagadougou. Pour Gilbert Noel Ouédraogo, c’est un plaisir de recevoir le chef de l’hémicycle accompagné de deux de ses vice-présidents, de ses conseillers, de son directeur de cabinet bref, de son équipe, à travers la visite. Laquelle visite qui a un sens très important, selon lui. De tels actes à l’écouter, contribuent à consolider la cohésion sociale, le vivre ensemble et la démocratie.

Le PAN El Hadj Alassane Bala Sakandé se confiant à la presse

A en croire le le ‘’Gorba junior’’, il est important de profiter de cette visite de courtoisie pour  rendre compte au président de l’ADF/RDA du travail que les représentants du parti font à l’Assemblée nationale. Nonobstant que ces députés sont trois, El Hadj Alassane Bala Sakandé a confié que le fait de ne pas avoir assez de représentants à l’hémicycle n’est pas un problème mais ce qui est très important c’est plutôt la qualité de ces représentants qui siée. Et d’affirmer qu’au regard donc de ce que les députés de ce parti font à l’Assemblée nationale, il lui devait de venir lui-même le dire de vive voix au président Ouédraogo.

Le président de l’ADF RDA, Me Noel Gilbert Ouédraogo

Il a aussi demandé au président de l’ADF/RDA d’être fier desdits députés et de les féliciter pour le travail qu’ils abattent. « Il est plus que jamais nécessaire que les présidents de partis se rencontrent, se visitent car, cela contribuera a apaisé le climat social, vue que nous traversons des moments très difficiles à cause du terrorisme.

C’est main dans la main que nous viendrons à bout de ce mal imposé », a conclu Me Gilbert Noel Ouédraogo, président de l’ADF/RDA, membre du CFOP.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Entreprenariat : C’est parti pour les  JEB 2019 !

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Les officiels dont le ministre Salifou Ouédraogo, procédant au lancement des JEB 2019

La maison de l’Entreprise a organisé ce 13 novembre 2019 à Ouagadougou les quatorzièmes Journées de l’entreprenariat burkinabè qui va s’étendre deux jours avec comme objectif pour cette édition, la promotion de l’entreprenariat agricole.

Les officiels dont le ministre Salifou Ouédraogo, procédant au lancement des JEB 2019

« Entreprenariat agricole : quelles opportunités pour les jeunes et les femmes ?».  C’est sous ce thème que salifou Ouédraogo, ministre de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles représentant le ministre du commerce, a déclaré ouvert les 14èmes  JEB dans la soirée de ce 13 novembre 2019 à Ouagadougou.

Selon le ministre Ouédraogo, les JEB sont   une tribune idéale pour célébrer et promouvoir l’entreprenariat au Burkina Faso. En effet, poursuit-il, les JEB visent  le renforcement du tissu économique burkinabè par le développement des relations d’affaires à travers la promotion des projets et la mise en contact des acteurs économiques.

Le Burkina étant un pays agricole, plus de 80% des Burkinabè travaillent dans le secteur primaire et l’agriculture représente environ 60% des emplois et 40% du PIB. Avec un potentiel agricole estimé à 9 000 000 ha de terre arable, environ 1200 plans d’eau, 70% du territoire national soit environ 19 048 352 ha, le Burkina renferme une grande diversité de produits forestiers non ligneux et ligneux. Cependant l’entreprenariat rural est très faiblement développé, réduisant les possibilités de valorisation, de diversification et de commercialisation des produits nationaux, note le ministre de l’agriculture avant de procéder à la visite des stands.

Très bientôt une assurance agricole

Pendant le premier  panel organisé un peu plus tôt, le directeur de la banque agricole du Faso, intervenant sous le thème « quel mécanisme d’accompagnement et de financement pour une croissance accélérée de l’entreprenariat agricole ? », a laissé entendre que très bientôt une assurance agricole sera mise en œuvre par la compagnie d’assurance SONAR  et pour permettre aux producteurs d’avoir accès au crédit il faut être client de la BADF par l’ouverture d’un compte.

L’agence pour le financement et la promotion des PME (AFP/PME) a été instituée dans les années 2008 à la suite du programme d’appui au développement des PME/PMI ; et pour son directeur, l’encours bancaire pour le secteur agricole représente 3 à 5% et ce phénomène est observé sur toute la chaîne de valeur allant de la production à la transformation jusqu’à la distribution.  Et si ce taux passait à 10 ou 15% la qualité de vie des acteurs du secteur agricole serait amélioré sachant que ce secteur regroupe 80% de la population burkinabè.

Hioua Eric Bassolé                     

Burkina Demain

Burkina : Focus sur les préoccupations énergétiques locales !

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Officiels et participants à l'ouverture des JACE 2019 le mercredi 6 novembre à Dédougou

Avec un taux d’électrification rurale de 3%, pour le Burkina Faso les préoccupations d’accès aux services énergétiques se posent avec acuité dans les régions et les campagnes. Pour contribuer à la réflexion sur la problématique, l’association Journalistes et communicateurs pour les énergies renouvelables et le développement durable (JED), a  en collaboration avec ses partenaires, tenu les 6 et 7 novembre 2019 à Dédougou, ses sixièmes Journées des acteurs de la communication sur les énergies (JACE 2019).

Photo de famille des officiels à l’ouverture des JACE 2019 à Dédougou, le 6 novembre dernier

«Place et rôle des acteurs régionaux et locaux dans les initiatives visant l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso». C’est le thème de l’édition 2019 des Journées des acteurs de la communication sur les énergies (JACE) tenue les 6 et 7 novembre 2019 à Dédougou, sous le patronage du ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo.

C’est la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma (milieu) qui a présidé l’ouverture des JACE 2019

Mariam Gui Nikièma, présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), a salué l’engagement des journalistes et des communicateurs  en faveur de l’accès des populations à l’énergie qui ne doit plus être considérée, a-t-elle dit comme un luxe ; mais comme un produit de consommation comme l’eau potable. La présidente de l’ARSE s’est également félicitée de la mobilisation des jeunes et des étudiants au regard des opportunités que pourrait leur offrir le secteur des énergies renouvelables, les exhortant  à bien s’informer et à se former pour saisir pleinement ces opportunités.

Forte participation des jeunes

Et d’évoquer le cas des femmes qui ne devraient pas être occultées dans les initiatives de sensibilisation de la JED afin de faire d’elles des actrices à part entière  de la question de l’accès des populations aux services énergétiques en milieu rural au Burkina Faso.

Ce plaidoyer de la présidente de l’ARSE a ravi la responsable Genre et Communication d’ECED Mouhoun, Antoinette Kaboré/Ramdé qui a exprimé sa satisfaction à la clôture des JACE le 7 novembre 2019.

Initiative saluée par ECED Mouhoun

Honoré Bonkoungou (micro), chef de mission adjoint d’ECED Mouhoun, a relevé les avantages de l’accès à l’énergie

Honoré Bonkoungou, chef de mission adjoint du Projet croissance économique  durable  dans la Boucle du Mouhoun (ECED Mouhoun), a également salué l’initiative de la tenue des présentes JACE à Dédougou et auxquelles ECED Mouhoun a activement participé, depuis l’organisation jusqu’à la clôture.

Edouard Zerbo, maire de Tougan et représentant de l’AMBF, a apprécié l’initiative de la JED

L’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF) par la voix de son président pour la Boucle du Mouhoun, Edouard Zerbo, maire de Tougan, a apprécié l’initiative de la JED à sa juste valeur, promettant le soutien de l’AMBF dans la mesure de ses possibilités.

Charles Didace Konseibo, président du Groupe d’experts de la Coalition nationale des OSC pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER BF) a abondé dans le même sens, exhortant les jeunes à s’engager aussi dans la promotion des énergies renouvelables de qualité en s’informant et en se formant.

Charles Didace Konseibo (extrême droite), président du Groupe d’experts de la Coalition, a fait le déplacement pour encourager l’initiative

Les conseils régionaux de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Ouest ont par ailleurs pris part active à l’évènement à travers leurs représentants. L’on a noté en outre la présence à l’ouverture des présentes JACE, du représentant du chef de Canton de Dédougou.

Objectifs atteints

La JED par les voix de Grégoire B. Bazié et de Grégoire Zongo, a salué le soutien et la participation des uns et des autres

Selon le président de la JED, Grégoire B. Bazié, la tenue des JACE 2019 à Dédougou a permis d’atteindre un certain nombre d’objectifs. Elles ont permis, a-t-il dit, de :

-Contribuer à travers des échanges francs et constructifs des participants à une meilleure implication, un meilleur engagement des acteurs locaux et régionaux sur la problématique de l’accès des populations aux services énergétiques modernes dans nos régions et campagnes ;

– Contribuer à la sensibilisation des populations, notamment des jeunes sur les avantages liés à l’accès aux services énergétiques modernes : santé, meilleur cadre de vie, productivité, progrès économique et social, développement ;

-Interpeller les acteurs locaux et  régionaux sur leurs responsabilités par rapport à la question de l’accès des populations aux services énergétiques modernes ;

– Interpeller les pouvoirs publics et privés  pour une meilleure implication des acteurs locaux et régionaux dans les initiatives visant l’accès des populations aux services énergétiques modernes.

Problème des équipements solaires de mauvaise qualité

Plusieurs préoccupations ont été évoquées pendant le panel

Plusieurs activités étaient au menu des JACE 2019 à Dédougou. Outre la cérémonie d’ouverture présidée par la présidente de l’ARSE, il y a eu le panel sur le thème des Journées, à savoir «Place et rôle des acteurs régionaux et locaux dans les initiatives visant l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso».

Le panel a été animé par le maire de Tougan, Edouard Zerbo ; le chef de mission adjoint d’ECED Mouhoun Honoré Bonkoungou ; le directeur de cabinet du conseil régional du Centre-Ouest Bamoua Bazié, ainsi que le président de la JED.

Officiels et participants à l’ouverture des JACE 2019 le mercredi 6 novembre à Dédougou

Les uns et les autres ont évoqué l’ampleur du défi à relever pour favoriser l’accès du plus grand nombre des citoyens aux services énergétiques au Burkina Faso, notamment dans les régions et les campagnes.

«C’est une réelle préoccupation dans nos communes», a avoué le maire Zerbo, soulignant l’intérêt de plus en plus accordé aux énergies renouvelables, porteuses d’opportunités. Même vision du côté du dircab du conseil régional du Centre-Ouest, Bamoua Bazié.

La sensibilisation, une solution

Sentiments de satisfaction partagés à la clôture des JACE

Le chef de mission adjoint d’ECED Mouhoun, Honoré Bonkoungou, a pour sa part évoqué les avantages de l’accès à l’énergie (éducation, santé, productivité, gain en temps, meilleurs revenus, développement). En outre, il s’est évertué à convaincre les jeunes étudiants présents sur les avantages pour les populations à investir sur les équipements solaires de qualité car les équipements non homologués reviennent souvent plus chers aux clients puis qu’ils ne durent pas et il faut régulièrement les remplacer.

Halimatou Touré, gestionnaire de projet à l’ANEREE au cours de son exposé

Sur cette question des équipements solaires de mauvaise qualité qui inondent nos marchés et découragent plus d’un, certains participants au panel étaient pour de mesures fortes c’est-à-dire l’interdiction d’importation de ces produits au Burkina Faso. Sans rejeter totalement cette option, la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie, pense que la sensibilisation des citoyens peut aider aussi à maîtriser le phénomène.

A l’écouter, si l’on interdit l’importation des produits solaires de mauvaise qualité et que dans le même temps, les gens continuent d’acheter clandestinement ces mêmes produits, rien ne changera.

Programme 5000 jeunes ANEREE, efficacité énergétique

Représentée aux JACE 2019, l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) en a profité par le biais de ses représentants, en l’occurrence  Abdul Rachid Nignan,  contrôleur qualité ; Halimatou Touré, gestionnaire de projet, et Souleymane Gansaoré, directeur de la communication ;  pour informer et sensibiliser  les participants de Dédougou sur le Programme national  5000 jeunes en cours de mise en œuvre et qui devrait contribuer à l’accès des populations aux services énergétiques renouvelables de qualité.

En outre, des communications sur l’efficacité énergétique ont été assurées au grand bonheur des étudiants dont le représentant, M. Sidibé, a souhaité leur meilleure prise en compte, notamment dans le cadre du programme 5 000 jeunes destiné à former 5000 burkinabè en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique.

Les autres moments forts des JACE 2019 à Dédougou ont été marqués par la visite de l’unité d’assemblage des lampes solaires de LAGAZEL et celle d’une entreprise de micro- finance qui accorde des crédits à ses membres pour l’acquisition de matériels solaires de qualité.

Plusieurs acteurs du secteur impliqués

Initiées par l’association Journalistes et communicateurs  pour les énergies renouvelables et le développement durable (JED), ces JACE ont connu l’implication, le  soutien et la participation de divers organismes publics, privés et de la société civile du secteur de l’énergie et des énergies renouvelables ; que ce soit au niveau  national, régional et local. Au niveau national, l’on peut citer le ministère de l’énergie,  l’ARSE, l’ANEREE, la SONABEL, l’ABER, la CNPDER BF, AMBF.

Au niveau régional et local, l’on peut citer ECED Mouhoun, OCADES Dédougou, les conseils régionaux de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Ouest, Lagazel, etc.

Antoinette Kaboré/Ramdé, responsable Genre et Communication d’ECED Mouhoun, s’est félicitée des résultats des JACE 2019

Pour rappel, les JACE 2019 étaient placées sous le patronage du ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, la présidence de la présidente de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie, Mariam Nikièma, la co-présidence du président de l’Association des régions du Burkina Eric Tiemtoré et du président de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), Pierre Beoinde.

Et sous le parrainage du directeur général de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) Ahmed Coulibaly, du directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) ; du directeur général de l’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER) Ismaël Nacoulma ; du chef de mission du Projet  croissance économique  durable  dans la Boucle du Mouhoun (ECED Mouhoun) Maxim Fortin et du secrétaire exécutif de l’OCADES Dédougou, Abbé André Toé.

Amir Théophane Tiendrébeogo

Burkina Demain

 

Secteur minier : «Concilier les affaires et les droits humains»

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Le Centre panafricain pour la gouvernance des ressources extractives (CPGRE), en partenariat avec le Centre pour la gouvernance démocratique Burkina Faso (CGD) ont, lors d’un atelier débuté ce 12 novembre 2019 à Ouagadougou, discuté de la problématique du respect des droits de l’homme dans le secteur minier.

Le CPGRE et le CGD sont en conclave depuis ce depuis ce 12 novembre dans la capitale burkinabè. Initié pour une durée de 48 heures, l’atelier va permettre de parvenir à une meilleure sauvegarde et respect des droits de l’homme, si on en croit le directeur exécutif du CPGRE, Basile Kaboré. En effet, dans les termes de références de l’activité, il ressort que la question des droits de l’homme dans les activités extractives constitue de nos jours un défi majeur au Burkina, à l’instar des autres pays à fort potentiel minier.

On constate aussi que certaines entreprises ou opérateurs miniers ne prennent pas totalement ou suffisamment en compte les droits de l’homme ; ce qui entraine des répercussions négatives dans leurs activités. Et pour le cas du Burkina, on peut mentionner les dommages environnementaux causés par l’orpaillage, le travail des enfants sur les sites artisanaux, la prostitution, les maladies sexuellement transmissibles, le non-respect de la législation sur le travail, etc.

Des améliorations à faire

Pour tout dire, le problème des droits de l’homme selon Basile Kaboré est un combat et qu’il faut toujours rester en veille. C’est pourquoi selon son propos, il était nécessaire que le centre panafricain pour la gouvernance des ressources extractives organise cet atelier tout en mettant le grappin sur la thématique des droits de l’homme, dans les réflexions qui seront menées. Monsieur Kaboré a continué en indiquant que la situation au Burkina Faso est appréciable mais toujours est-il qu’il y a encore des améliorations à faire car dit-il, il faudra arriver à concilier à la fois prospérité des affaires et respect des droits humains.

Des dispositifs mis en place

Dans cette dynamique, le représentant régional adjoint du haut-commissariat aux droits de l’homme pour l’Afrique de l’Ouest, en l’occurrence Daniel Akiébo, s’est dit fier de l’initiative du gouvernement pour encadrer l’exploitation artisanal de l’or au Bunkina. « Des dispositifs sont mis en place pour ce qui est du respect des droits humains dans le secteur minier », a rassuré Magoula Nombré, inspecteur général de service du ministère de mines et des carrières, représentant le ministre de tutelle. A l’écouter, il reste maintenant à veiller sur l’application desdits dispositifs. En épilogue, il revient aux dirigeants des Etats africains en général et du Burkina Faso en particulier, de veiller au respect strict des droits de l’homme sur les sites miniers.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 13 novembre 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 novembre 2019, en séance ordinaire, de 09 H 15 mn à 13 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère du Développement de l’économie numérique et des postes :

un décret portant définition des modalités d’utilisation du Fonds d’appui à la mise en œuvre des mesures exceptionnelles dans le secteur des communications électroniques.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’une base juridique pour l’utilisation du Fonds d’appui à la mise en œuvre des mesures exceptionnelles dans le secteur des communications électroniques en application de l’article 174 de la loi n°061-2008/AN du 27 novembre 2008 portant réglementation des réseaux et services de communications électroniques.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

un décret portant organisation du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles de disposer d’un nouvel organigramme afin d’accomplir efficacement ses missions et de se conformer au décret n°2016-027/PRES/PM/SGG-CM du 23 février 2016 portant organisation type des départements ministériels et au décret                                         n°2019-0139/PRES/PM/SGG-CM du 18 février 2019 portant attributions des membres du gouvernement.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Energie :

un décret portant adoption des statuts de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).

L’adoption de ce décret permet à l’ANEREE de se conformer à la loi n°014-2017/AN du 20 avril 2017 portant règlementation générale du secteur de l’énergie et aux dispositions règlementaires sur les établissements publics de l’Etat en dotant cette structure d’organes de gestion pour la réalisation de ses missions. 

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

 Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

un rapport relatif à un marché supplémentaire par entente directe n°42/00/05/01/00-04/2018/00011 portant travaux de construction des barrages et périmètres irrigués de Taba et de Kouldisgou dans la province du Ganzourgou (Lot 2) pour le compte du Projet de mobilisation et de valorisation des eaux de surface dans le Plateau-Central (PMVEC).

La procédure d’entente directe se justifie car les travaux supplémentaires liés à la modification du lit des barrages sont nécessaires pour la finalisation des travaux de construction des barrages et périmètres irrigués de Taba et de Kouldisgou et nécessitent de continuer avec le même prestataire.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution de ce marché supplémentaire à l’entreprise JOC-ER SA, pour un montant d’un milliard neuf cent soixante-trois millions (1 963 000 000) de F CFA TTC, pour un délai d’exécution de deux (02) mois hors saison des pluies.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2019.

I.3. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.3.1. Pour le compte du ministère des Infrastructures :

un rapport relatif à l’attribution des marchés de travaux d’entretien périodique des routes en terre 2019, par la procédure d’entente directe.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

lot 1 : Entreprise Burkinabè de Location et de Construction tous travaux publics (EBLC), pour les travaux d’entretien périodique de la route départementale n°112, (RD112) RN 10-Niémpourou-Yé-Gossina, longue de 42 km, pour un montant de huit cent cinquante-six millions cinq cent soixante-trois mille cinq cent trente-quatre (856 563 534) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

lot 2 : Entreprise BEOGO, pour les travaux de construction d’ouvrages de franchissement et d’aménagement de la déviation de la RD 55 : Emb.RN4-Absouya, longue de 37 km, pour un montant d’un milliard deux cent quatre millions neuf cent soixante-quatorze mille quatre-vingt-dix-huit (1 204 974 098) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois.

Le financement est assuré par le Fonds spécial routier (FSR-B).

I.3.2. Pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

un rapport relatif à l’appel d’offres ouvert international n°2018-001/PM/SG/MOAD/PRM du 12/07/2018 pour les travaux d’éclairage public des voies d’accès à l’aéroport de Ouagadougou-Donsin.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au groupement d’entreprises Alliance.CO/SEB SARL/SHENZHEN FARAD ELECTRIC CO.LTD pour un montant de cinq milliards huit cent quatorze millions sept cent soixante-quinze mille deux cent quarante-quatre (5 814 775 244) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat.

II COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’un symposium régional sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble du 21 au 23 novembre 2019 à Ouagadougou.

Ce symposium vise à renforcer la cohésion sociale dans l’espace G5 Sahel et en Afrique à travers le dialogue inclusif et la promotion d’une paix durable.

Le ministre d’Etat a également informé le Conseil de la suspension pour une période de trois (03) mois des activités du Front patriotique pour le renouveau (FPR). Cette suspension est faite en application de l’article 30 de la loi n°032-2001/AN du 29 novembre 2001 portant Charte des partis et formations politiques au Burkina Faso.

Les propos tenus par monsieur Aristide OUEDRAOGO, Président du FPR, lors des déclarations publiques des 03 et 11 novembre 2019 appellent à la sédition et sont contraires aux dispositions des articles 3, 4, 20 et 21 de la Charte des partis et formations politiques au Burkina Faso.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil le compte rendu du Sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu le 08 novembre 2019 à Niamey au Niger.

Au cours de ce Sommet les Chefs d’Etat ont réitéré leur soutien au Premier ministre de Guinée Bissau Monsieur Aristide Gomes et à son gouvernement. Ils ont décidé du renforcement du mandat et des effectifs de la force de la Mission de la CEDEAO en Guinée Bissau (ECOMIB).

Ce Sommet extraordinaire a également discuté de la décision unilatérale du Nigéria de fermer ses frontières terrestres avec ses voisins et des conséquences économiques de cette fermeture.

La conférence a donné mandat au Président du Faso, en sa qualité de Champion de la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace CEDEAO, d’organiser une réunion avec le Nigeria et les Etats concernés.

Le Conseil a remercié les Chefs d’Etat de la CEDEAO et le Président Macky SALL pour avoir témoigné leur compassion au Président du Faso, au gouvernement et au peuple burkinabè suite à l’attaque de Boungou.

II.3. Le ministre de la Sécurité a fait au Conseil le point de la mise en œuvre du processus de recrutement des volontaires pour la défense dans les zones sous menace.

Le Conseil recevra les textes encadrant le recrutement de ces volontaires et le processus sera conduit par le ministère en charge de la Défense nationale. Il a précisé que dans l’attente de ces textes, aucun appel à recrutement n’a encore été lancé par le ministère de la Défense.

II.4. Le ministre des Sports et des loisirs a informé le Conseil de l’organisation les 19 et 20 décembre 2019 à Ouagadougou, d’une table ronde des partenaires pour la mobilisation du financement du Projet régional de l’Organisation des Nations unies pour la culture et l’éducation (UNESCO).

Le Projet régional de l’UNESCO, intitulé « Promouvoir les valeurs du sport dans l’éducation, la santé et la gouvernance des fédérations sportives en Afrique » vise à faire de l’éducation physique de qualité et du sport, un facteur de développement durable, de paix et de coexistence pacifique entre les Etats.

    NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

    AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

Monsieur Péguy Hyacinthe YODA, Officier, Colonel-major des Forces armées nationales est nommé Attaché de Défense près l’Ambassade du Burkina Faso à Rabat (Maroc).

    AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Monsieur Georges Marie COMPAORE, Officier, Colonel-major, est nommé Conseiller technique ;

Monsieur Issiaka TOU, Mle 211 707 H, Commissaire principal de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur général des transmissions et de l’informatique ;

Monsieur Issoufou BOLY, Mle 58 776 C, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;

Madame Marie Denise SEBGO, Mle 57 727 X, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 4ème échelon, est nommée Directrice de la police judiciaire ;

Monsieur Désiré OUEDRAOGO, Mle 24 361 R, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Centre ;

Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO, Mle 17 817 N, Commissaire divisionnaire de police, catégorie A1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale des Hauts-Bassins;

Monsieur Pierre Claver KONATE, Mle 227 565 E, Commissaire principal de police, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Sahel.

    AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE

Monsieur Idrissa OUEDRAOGO, Consultant-formateur en Sciences sociales, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Jean Paul KABORE ;

Monsieur Malick SIMPORE, Mle 76 095 H, Conseiller pédagogique de l’enseignement secondaire, Catégorie P, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Michel Ernest FORO, Mle 32 018 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

Monsieur Kibsa Issaka NONG-NOGO, Mle 225 600 A, Ingénieur de l’énergie, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des énergies renouvelables.

    AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

    Madame Eveline BOUGOUMA/BICABA, Mle 43 602 M, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

Monsieur Jean-Paul KOUDOUGOU, Mle 47 619 D, Conservateur de musée, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

Monsieur Sidi TRAORE, Mle 49 847 L, Professeur certifié de collège d’enseignement général, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

Monsieur Moussa KONFE, Sociologue, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Salfo OUEDRAOGO, Mle 117 269 X, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général des études et des statistiques sectorielles et Responsable du « Programme de pilotage et soutien » ;

Monsieur Kassum BADO, Mle 41 761 G, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Musée national ;

Monsieur Gnami Jean-Baptiste DAKUYO, Mle 238 101 A, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Culture, des arts et du tourisme de la Boucle du Mouhoun ;

Monsieur Nassouri Norbert NAHINI, Mle 303 495 W, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chef de département de la promotion et des relations publiques à la Direction générale de la Semaine nationale de la culture (SNC) ;

Monsieur Siaka SANOU, Mle 216 774 L, Conservateur- restaurateur des musées, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Houet ;

Monsieur Georges BADO, Mle 37 111 E, Instituteur certifié, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Kénédougou ;

Monsieur Norbert Sidbewendé LOAGBOKO, Mle 225 873 W, Assistant des affaires culturelles, 1ère classe, 2ème échelon, est Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme de l’Oubritenga ;

Monsieur Idrissa Oumarou DICKO, Mle 86 416 F, Instituteur certifié, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Soum ;

Monsieur Kobié Antoine NEBIE, Mle 304 203 U, Technicien supérieur du cinéma et audiovisuel, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Lorum. 

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

de la Société d’exploitation des phosphates du Burkina (SEPB), au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles ;

de l’Agence de l’eau des Cascades, au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

Le Ministre de la Communication et  des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

 Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national                     

Eliminatoires  CAN 2021 : Les Etalons tenus en échec à Ouaga

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Les Etalons ont été contraints au match nul ce soir au stade du 4 août par les Crânes d'Ouganda

Les Etalons n’ont pas très  bien entamé les éliminatoires de la CAN 2021. En recevant ce mercredi 13 novembre au stade du 4 août, les Crânes d’Ouganda, ils ont été contraints au match nul blanc : 0-0. Conséquence : ils s’en tirent avec un seul point au compteur, au même que les Ougandais qui peuvent logiquement se satisfaire de ce point arraché en déplacement.

Les Etalons ont été contraints au match nul ce soir au stade du 4 août par les Crânes d’Ouganda

 Kamou Malo, le sélectionneur des Etalons a encore du pain sur la planche.

Amidou Traoré

Burkina Demain

Naïm Touré finalement interpellé par la police

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On le disait enlevé par des individus non identifiés, mais il est finalement dans les mains de la police

L’on en sait un peu plus sur ce qui était encore qualifié ce matin d’enlèvement de l’activiste burkinabè Naïm Touré par des individus non identifiés. Déjà, en milieu de journée, l’interpellation de M. Touré par la police a été confirmée par plusieurs sources dont celle de son avocat Prosper Farama cité par plusieurs médias.

On le disait enlevé par des individus non identifiés, Naïm Touré est finalement dans les mains de la police

«Dans le cadre des investigation d’une enquête en cours, monsieur Touré  Naïm a fait l’objet d’une interpellation par les services de la police nationale dans la nuit du 12 au 13 novembre 2019. Cette interpellation qui fait suite à des publications faites par l’intéressé sur les réseaux sociaux, vise à concourir à  la manifestation de la vérité, relativement à l’enquête ouverte qui se déroule sous le contrôle de la justice. Le directeur général de la police salut la collaboration citoyenne et quotidienne des populations dans l’œuvre  commune d’édification d’un Burkina Faso de paix et de sécurité», précisera plus tard la direction générale dans un communiqué de presse».

Burkina Demain

Un exercice des forces policières ce 14 novembre à Ouaga

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Selon une source diplomatique, des forces de police procèderont  ce jeudi 14 novembre 2019 à un exercice. Selon la source, l’exercice a  lieu sur le site de l’ancienne Assemblée Nationale, avenue de l’Indépendance à partir de 10h.

Avec les coups de feu que les tirs de balles à blanc engendreront, l’ambassade de France dont les locaux ne sont pas situés loin du site, a exhorté, dans un communiqué, ses employés à éviter tout mouvement de panique pendant l’exercice.

Burkina Demain