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Burkina : «Renforcer la démocratie et l’unité nationale»

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Ceci est une chronique du gouvernement burkinabè à l’occasion de la 16e édition de la Semaine nationale de la citoyenneté. Lisez plutôt !

«CHRONIQUE DU GOUVERNEMENT

Semaine nationale de la citoyenneté, 16ème édition 2019

             Renforcer la démocratie et l’unité nationale

La Semaine nationale de la citoyenneté (SENAC), qui se déroule à partir du 28 octobre 2019, est placée sous le thème : « Quelle contribution du citoyen au renforcement de la démocratie et de l’unité nationale dans un contexte de défi sécuritaire ?». Organisée depuis 2004 par le ministère en charge des droits humains, la SENAC offre une occasion au Gouvernement burkinabè de mener des activités de sensibilisation consistant à faire largement connaitre et comprendre aux populations, les droits et devoirs du citoyen ainsi que les valeurs de la citoyenneté.

La SENAC constitue un cadre de sensibilisation, d’information, de plaidoyer et d’interpellation en faveur de l’engagement citoyen. Elle offre l’opportunité au Gouvernement de faire connaitre aux populations, aux acteurs de la société civile, aux politiques, les actions entreprises en matière de promotion des droits humains et de la citoyenneté

A ce titre, l’institutionnalisation de la SENAC le 7 novembre 2017, réaffirme l’engagement du Gouvernement à asseoir ses actions sur le socle d’une citoyenneté responsable et pleinement assumée par l’ensemble des citoyens.

        Tous engagés pour une citoyenneté responsable

Pour l’édition 2019, la SENAC se tient sous le thème : « Quelle contribution du citoyen au renforcement de la démocratie et de l’unité nationale dans un contexte de défi sécuritaire ?».

Inviter les citoyens à s’appesantir sur ce thème au cours de cette édition de la SENAC, témoigne de la volonté du gouvernement de réaffirmer la force de la grandeur de notre Faso qui a été bâti sur le socle de l’engagement citoyen de ses fils et de ses filles, parfois, au prix du sacrifice ultime.

Chacun doit se convaincre que la situation sécuritaire dans laquelle se trouve actuellement notre pays est un défi lancé aux fondamentaux de notre nation qui ont, au fil des épreuves, forgé la force de résilience de notre peuple face à l’adversité. Chaque citoyen et chaque citoyenne doit alors s’inspirer de cette force de résilience pour défendre les principes de la liberté et de la dignité afin de maintenir toujours vive, la flamme de l’espérance en un Faso toujours grand et prospère.

La 16ème édition de la semaine nationale de la citoyenneté qui se tient dans un contexte où le défi sécuritaire laisse entrevoir, légitimement, des doutes et des peurs, aura atteint ses objectifs, si les réflexions et débats auxquels elle nous invite parviennent à nous faire prendre conscience de l’importance de notre pleine et entière responsabilité dans la préservation de l’unité et de l’intégrité de notre Faso, comme l’ont fait nos devanciers et comme le feront nos enfants.

Afin d’atteindre les objectifs assignés à la SENAC, différentes activités de sensibilisation, d’échanges et de concertation sont organisées sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit, entre autres :

  • de conférences publiques en milieu scolaire et universitaire ;
  • des activités médiatiques au profit de toutes les couches de la population ;
  • des activités d’interpellation notamment des journées de contrôles en collaboration avec les différents corps de contrôle afin qu’ils jouent pleinement leur rôle dans la promotion du civisme et de la citoyenneté responsable;
  • des jeux concours sur le civisme et la citoyenneté au profit des élèves du primaire, du secondaire et du post-primaire  pour leur inculquer les valeurs qui fondent notre société.

Cette activité permet de primer chaque année 42 élèves sur le plan national qui seront par ailleurs faits ambassadeurs du civisme et de la citoyenneté responsable dans leurs régions respectives.

Des acquis de promotion du civisme à renforcer

Depuis la première édition, l’organisation de la SENAC a pu capitaliser des acquis sur le plan de la promotion des droits humains, du civisme et de la citoyenneté responsable dans notre pays.

Au nombre de ces acquis, il est à relever l’impact des échanges et plaidoyers organisés autour de la culture des droits humains, du civisme, de la cohésion sociale. Par ailleurs, il faut noter une réduction significative des actes de vandalisme et de destruction de biens lors des manifestations sur la voie publique. Il est également heureux de voir les plans régionaux et communaux de développement inscrire en bonne place les questions liées au civisme, signe que la prise de conscience de cet impératif est réel.

En outre, la redynamisation du rituel de montée et de descente des couleurs aussi bien dans les écoles que dans les administrations publiques atteste de cette propension des citoyens à se reconnaitre dans un même symbole. Enfin, la culture d’une citoyenneté responsable est le levier de la multiplication des actions citoyennes individuelles et /ou collectives en faveur du développement national.

Sur le plan de la mobilisation, la SENAC bénéficie de la forte adhésion des différents acteurs qui y voient non seulement un canal d’information, mais aussi une tribune d’interpellation citoyenne du Gouvernement sur les questions de droits humains, de civisme et de paix.

A l’occasion de la SENAC édition 2019, il s’agit, donc, de rappeler à l’ensemble de la population que les aspirations légitimes portées par chacun et par tous, en termes d’amélioration continue des conditions de vie, ne peuvent se réaliser sans une réelle implication de tous en faveur de l’appropriation des principes de la démocratie et des valeurs fondamentales du vivre ensemble, socle de l’unité nationale.

L’ensemble de la population est invité à se mobiliser pour la réussite des activités inscrites au programme de cette semaine qui leur est dédiée.

Vive la citoyenneté responsable pour que vive le Faso digne et libre !

 

Ministère des Droits humains et de la promotion civique»

Les dynamiques démographiques au cœur d’une conférence scientifique

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La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, coorganise avec le Centre Régional d’Excellence en Economie Générationnelle (CREG) la première Edition de la Conférence Scientifique sur les « Comptes de Transferts Nationaux (National Transfer Accounts (NTA-Africa) NTA-AFRICA avec la collaboration du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), les Universités partenaires et les partenaires au développement. C’est la teneur du présent communiqué de presse.

«Les dynamiques démographiques et le développement durable au cœur d’une Conférence Scientifique sur les NTA-Africa au Sénégal

Mbour (Sénégal), 29 Octobre 2019 –  La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, coorganise avec le Centre Régional d’Excellence en Economie Générationnelle (CREG) la première Edition de la Conférence Scientifique sur les « Comptes de Transferts Nationaux (National Transfer Accounts (NTA-Africa) NTA-AFRICA avec la collaboration du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), les Universités partenaires et les partenaires au développement.

Avec pour thème central : « Dynamiques Démographiques et Développement Durable : La Contribution des NTA à l’Agenda 2063 », cette rencontre a pour objectif principal de promouvoir la méthode NTA, ses applications et extensions ainsi que le dialogue politique sur les dynamiques démographiques pour le développement.

Cette rencontre se tient dans un contexte où les efforts de croissance économique remarquables observés au cours des deux dernières décennies sont relativement anéantis par une forte croissance démographique dans de nombreux pays africains. Une stratégie de prise en compte des questions de population pourrait donc permettre de tirer parti des évolutions démographiques, pour générer des gains de productivité et améliorer la qualité de vie des populations. C’est dans cette logique que s’inscrit le Bureau Sous-régional de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (CEA/BSR-AO) qui s’est doté d’un centre spécialisé sur les Dynamiques Démographiques pour le Développement (DDD) dont le but, entre autres, est de promouvoir la capture du dividende démographique.

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture des travaux, le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération du Sénégal, M. Aliou Ndiaye a indiqué que « Le Sénégal, depuis 2015, s’est fortement investi dans le processus de la réalisation du dividende démographique. Cet engagement s’est considérablement renforcé depuis l’adoption de la déclaration de la Conférence de l’Union Africaine en janvier 2016, invitant les pays africains à “tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse” ».

« Notre pays est en train de mettre en place des mesures et politiques susceptibles, à travers la phase II du Plan Sénégal Emergent (2019-2023), de contribuer à la création d’un environnement plus favorable lui permettant de récolter les fruits du dividende démographique », poursuit le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération du Sénégal.

Quant au Directeur de la CEA en Afrique de l’Ouest, Bakary Dosso, a affirmé que trois motivations expliquent la présence de la CEA en tant que partenaire de cette importante conférence.

« La première tient à la mission fondamentale de notre Organisation, qui est de produire des idées et des actions pour accompagner l’Afrique dans ses efforts de développement. La deuxième raison est l’engagement universel vers la réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Les efforts pour l’atteinte de ces objectifs guident les actions de la CEA, et au-delà, tout le système des Nations Unies. Enfin, notre collaboration avec le réseau NTA trouve son origine dans la proche collaboration avec le CREG pour l’élaboration du Plan stratégique du Centre, en amont à l’opérationnalisation du Centre DDD. Cet élan a été renforcé par la convergence de vues des deux entités à développer et consolider un réseau de partenariat des Institutions et Structures engagées dans la capture du dividende démographique », a expliqué Dosso Bakary.

« La zone CEDEAO représente 17% de la superficie et 30% de la population de l’Afrique (estimée à 1,3 milliard d’habitants en 2019).  Elle est la sous-région la plus peuplée, et abrite le pays le plus peuplé du continent, en l’occurrence le Nigeria avec 200 millions d’habitants en 2019 », a dit le Directeur de la CEA en Afrique de l’Ouest.

«Nous sommes heureux de rehausser la portée de la Conférence NTA en l’associant à un dialogue politique entre chercheurs et autorités politiques, avec la participation de responsables et d’experts de haut niveau des Ministères en charge de l’économie et du Plan, des Observatoires nationaux sur la Population, des Instituts de statistique ainsi que les organisations sous-régionales »,a  déclaré Bakary Dosso.

Quant au  Coordonnateur du CREG, Abdelatif Dramani a expliqué que : « Cette conférence constitue une occasion importante qui regroupe plusieurs autorités, décideurs politiques et experts praticiens africains et du monde en charge des questions de population et développement, dans le but d’échanger et de discuter sur les défis démoéconomiques du continent ».

Cette conférence qui se tient du 28 au 30 Octobre 2019 enregistre la participation des Etats membres de la CEDEAO dans le cadre d’un haut panel sur la thématique « Dynamiques Démographiques pour le développement : Enjeux et Perspectives en Afrique », des pays membres du projet Autonomisation des femmes aux Sahel et dividende démographique (SWEDD) sur la thématique « Les Observatoires Nationaux et Régionaux du Dividende Démographique ».

Des contributions des différentes équipes de recherche et des équipes techniques du réseau NTA International NTA sont également attendues.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :   Tahirou Gouro, Chargé de Communication, CEA- BSR/AO Email :  gouro2@un.org

«Nous avons suffisamment pleuré nos morts»

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26 octobre 2019. Une date qui sera mémorable dans l’histoire du Burkina Faso. Victime depuis le 4 avril 2015 d’attaques terroristes à répétition, au lendemain de la prise du pouvoir par le Président Roch Marc Christian Kaboré, le peuple burkinabè est sorti nombreux, ce samedi 26 octobre 2019 à Ouagadougou, pour répondre présent à l’appel au grand rassemblement de sursaut patriotique et de soutien aux FDS. Et les gens sont sortis pour apporter un soutien moral et matériel aux braves hommes qui combattent jour et nuit, pour contrer l’avancée considérable des ennemis de l’Etat.

Le Larlé Naaba au cours de son intervention

Avec une multitude de personnes, venues de tous les quatre coins de la ville de Ouagadougou et d’ailleurs, ce sont des chefs coutumiers, des catholiques, des protestants, des musulmans, la première dame Sika Kaboré, le président de l’Assemblée nationale El hadj Alassane Bala Sakandé, le président par intérim du MPP Simon Compaoré, le conseiller spécial du Président du Faso Cément Sawadogo, l’émissaire spécial du Chef de l’Etat Siméon Sawadogo, le maire de Ouagadougou Armand Roland Pierre Béouindé, le ministre du Moogho Naaba Baongo le Larlé Naaba Tigré, sans compter tous les patriotes qui ont pris d’assaut le stade municipal de Ouagadougou, dans l’après-midi du 26 octobre 2019. Pour Le Larlé Naaba Tigré, parrain de la cérémonie, tout le monde au Burkina Faso a sa partition à jouer dans la lutte contre le terrorisme. Il pense qu’il est plutôt est nécessaire de sortir de la défensive pour s’engager dans une résolution et active à l’offensive.

La pitié des familles éplorées

Ce sursaut patriotique, dit-il, c’est pour faire des vingt millions des Burkinabès des soldats au service de la défense de la patrie. « Tous unis, nous parviendrons à cour de la barbarie », s’exclame le parrain de la cérémonie. Le président du comité d’organisation de ce grand meeting, Emmanuel Kaboré, lui, n’a pas cessé d’implorer la grâce de Dieu sur la nation. C’était le moment ou jamais de demander le secours de l’Eternel, surtout quand on  écoute les témoignages de certaines victimes des attaques. A écouter Ivette Nabaloum, représentante des familles des victimes d’attaques terroristes, « nous étions là, lorsque nous avons entendu des coups de feu.

Malheureusement, mon mari a été froidement abattu et son magasin brûlé. Et nous avons fui nos maisons pour nous retrouver à Kaya. Aidez-nous car ils ont tout emporté avec eux. Nous n’avons plus rien. Aidez-nous à sauver nos enfants. Que Dieu s’abaisse et nous regarde. » Ce cri de cœur pathétique de madame Nabaloum a attiré l’attention de tous ceux qui était présents dans le stade suscitant même un silence total. Emmanuel Kaboré de renchérir, souhaitant que d’ici peu, que le phénomène disparaisse dans le pays. « Nous avons suffisamment pleuré nos morts » », a conclu le Larlé Naaba Tigré.

Les regards tournés vers Dieu

«Plusieurs localités du pays sont remplies de peur, de souffrances, de larmes et de désespoir. Voilà pourquoi il est important que les protestants, les catholiques les musulmans et les chefs coutumiers s’assaillent et prient le tout puissant car, seul Dieu a le médicament du mal », a laissé entendre Naaba Kango, chef de canton de Sao. Selon El hadj Abdoul Rasmané Saaga, représentant de la fédération islamique, la question du terrorisme dans le passé ne faisait pas parti des rêves des Burkinabè et voilà qu’aujourd’hui, elle est devenue le problème auquel ils sont confrontés.

Le pasteur Henri Yé, représentant de la communauté des églises évangéliques, lui, a fait savoir que lorsqu’un peuple est meurtri, affamé, ne dort plus, perd sa dignité, ne vois plus que le malheur devant soi, il ne lui reste plus qu’une seule chose à faire : c’est de s’unir et se montrer solidaire les uns des autres.

De moyens de déplacement aux FDS

A en croire Abbé Albert Etienne Kaboré, représentant la communauté catholique, le retour de la paix et de la cohésion sociale dépendra de chaque Burkinabè. Pour ce faire, il a invité tout le monde au sursaut patriotique et au soutien total aux forces armées nationales sur le terrain de combat. Ce gigantesque meeting n’a pas été entaché que par des discours seulement. En effet, des gens ont laissé parler leur cœur. Ces bons samaritains ont pu offrir au Forces de l’ordre et de sécurité (FDS) deux pick-up, une Toyota 4×4, une soixantaine de motos et 300 tonnes de vivres pour les familles de victimes d’attaques terroristes.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Houndé : Démonstration de force de l’UPC

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Bain de foule à Houndé du président de l'UPC, Zéphirin Diabré ce dimanche 27 Octobre 2019

C’est en terrain conquis que le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré que s’est exprimé face aux militants ce dimanche 27 octobre 2019 à Houndé, où il a affiché ses ambitions  pour 2020.

Bain de foule à Houndé du président de l’UPC, Zéphirin Diabré ce dimanche 27 Octobre 2019

Dans le cadre de sa tournée dans les 45 provinces du Burkina Faso débutée depuis février dernier, le président du parti l’Union pour le Progrès et le Changement(UPC), Zéphirin Diabré était dans la province du Tuy ce dimanche 27 Octobre 2019. L’objectif de cette rencontre pour la direction du parti, c’est de rencontrer les responsables des structures et les membres des bureaux, des sections et des sous-sections et des unions provinciales et communales du parti.

C’est une foule immense qui l’a accueilli à la maison de la femme de Houndé, pour la concertation entre le bureau exécutif central de L’UPC et les militants UPC de la province du Tuy.

Dans son intervention, le président Zéphirin Diabré a rassuré que la province du Tuy est un terrain conquis malgré ce qu’il a qualifié de traîtrise de certains camarades mais, a-t-il assuré,  ce sont  des choses qu’on voie en politique. Malgré cela,  les militants sont restés engagés, a-t-il poursuivi.

Pour lui, les défis du parti à Houndé doivent toujours être relevés, d’où la nécessité de travailler à  corriger les insuffisances.

Parlant de la sécurité nationale, Zéphirin Diabré dira que la situation est  préoccupante tous et que nous devons ensemble lutter contre la force du mal. De confier  que l’opposition a déjà  collecté des fonds qui seront remis  aux FDS pour témoigner à nouveau leur engagement à leurs côtés.

Par rapport aux élections de 2020, le président de L’UPC explique que c’est une date qu’il faut garder à l’esprit, et il pense que d’ici là le gouvernement va réussir pour qu’on puisse organiser les élections dans les zones où il y’a l’insécurité. De rappeler qu’il entend des rumeurs sur une campagne financée par certains leaders du MPP auprès de certains OSC pour qu’il n’y ait pas des élections en 2020 à cause de la situation sécuritaire du Pays. Cette démarche intrigue parce qu’il ne sait pas très bien en quoi elle procède et  ils attendent de voir ce jeu de politicien se dérouler puisque personne ne peut savoir si la situation ne va pas s’améliorer d’ici l’année prochaine. Il est rassuré que le MPP s’en rend compte que ça va être très difficile pour lui d’avoir le pouvoir en 2020, a-t-il terminé.

Pour le secrétaire général de l’UPC dans le Tuy, Issouf K. Ouédraogo, le parti se porte très bien dans la province, malgré la malhonnêteté de certains camarades. Il confirme que toutes les communes sont représentées.

Le président du l’UPC  a profité rendre visite aux autorités coutumières et religieuses de la ville lors de cette tournée. Partout où la délégation de l’UPC est passée, le message a été clair : toutes les populations rassemblées autour de l’UPC pour la prise du pouvoir d’État et pour un véritable changement en 2020.

Gafson/ Houndé

Burkina Demain

Augmentation des prix du carburant : Le RENCOF donne de la voix

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Ceci est une déclaration du Réseau National des Consommateurs du Faso (RENCOF), suite à la récente augmentation des prix du carburant à la pompe. Lisez plutôt !

«Réseau National des Consommateurs du Faso

Le lundi 21 octobre dernier, le gouvernement rendait public un arrêté conjoint 2019-008 /MCIA / MINEFID portant fixation des prix de vente en détails des hydrocarbures aux consommateurs. Désormais, les stations-services affichent une hausse de treize (13) francs CFA sur le super 91 et neuf ( 9) francs CFA sur le prix du gasoil. Le litre du super 91 passe ainsi de passe de 657 francs CFA à 670 francs CFA et le litre de gasoil de 571 F francs CFA à 580 francs CFA.

Cette énième augmentation, non encore expliquée, est pour le moins intenable et insupportable pour le consommateur, d’autant plus qu’elle est consécutive à une récente pilule indigeste portant augmentation de 75 francs CFA le prix des hydrocarbures. Du 8 novembre 2018 au 21 octobre 2019, on enregistre au total une hausse globale de 88 francs CFA sur le litre du super 91. Trop et excessif !

L’on se souvient que la population, prise de court, n’avait pas hésité, le 29 nombre 2018, à battre le macadam dans la ville de Ouagadougou et celles de l’intérieur du pays, en vue d’interpeller les autorités gouvernementales, dans le but qu’elles reviennent au prix initial qui, en date de 2016, avait fait l’objet de deux phases de diminution cumulée de 135 francs CFA, pour être fixé à 582 francs CFA.

Le gouvernement, comme s’il en avait cure de la réaction des consommateurs, est allé, dans une démarche solitaire, avec une batterie de mesures fiscales sur les véhicules, les boissons non alcoolisées, les billets d’avion, la parfumerie, les armes à feu, le café, le thé et bien d’autres produits.

Au sujet des véhicules, il faut débourser la coquette somme de dix (10 000) francs CFA pour un engin de neuf à quinze chevaux, vingt mille (20 000) francs CFA pour les engins de seize à vingt chevaux et trente mille (30 000) francs CFA pour ceux de plus de vingt. Sans compter qu’il faut débourser, dans le délai de trois ans, la somme de huit mille cinq cent (8 500) francs CFA pour renouveler son ancien permis de conduire, en vue de se conformer à une nouvelle loi portant fixation des règles à l’établissement, la délivrance et la validité de ce titre. Aussi, il faut débourser la somme de dix mille (10 000) francs CFA pour renouveler la plaque d’immatriculation des engins à deux roues et vingt-deux mille (22 000) francs CFA pour les plaques d’immatriculation des véhicules, dans un délai de cinq ans.

A penser qu’il faudra payer plus, au titre des hydrocarbures, pour faire fonctionner ces engins, on se demande bien où l’usager va trouver les moyens, dans un contexte de marasme national, gangréné par l’érosion corrosive du pouvoir d’achat ?

Notre inquiétude est d’autant plus légitime que l’on craint une poussée inflationniste dans le dernier trimestre de l’année, avec la hausse des prix du transport, des denrées alimentaires de première nécessité, des produits manufacturés, avec des retentissements dans le panier de la ménagère. Ce d’autant plus qu’on se rappelle que, l’an dernier, furent laborieuses les négociations entre le gouvernement et les organisations des transporteurs pour endiguer une éventuelle hausse des prix du transport.

Cette hypothèse, tant redoutée, si elle venait à se matérialiser, paupériserait davantage les consommateurs du Burkina Faso. C’est pour cela que nous, le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), dénonçons avec force, cette nième mesure. Ainsi donc, nous invitons le gouvernement à placer l’homme au centre de sa politique, avec des mesures apaisante et rassurante, comme :

L’annulation pure et simple de la nième augmentation des prix des hydrocarbures à la pompe ;

Le plafonnement des prix des hydrocarbures, au seuil du supportable, sur la base du prix référentiel de 582 francs CFA, en vigueur jusqu’en novembre 2018 ;

La révision de l’interprétation des nouvelles lois, en vue de les appliquer aux candidats aux permis de conduire et aux véhicules entrés en circulation, à compter des dates d’adoption desdites lois ;

L’engagement de larges concertations avec les partenaires sociaux.

Tout en fondant espoir que notre appel inspirera autant qu’il orientera l’action gouvernementale, nous voudrions reconnaître et saluer le travail des organisations de défense des intérêts des consommateurs du Burkina Faso. Par la même occasion, nous voudrions leur exprimer notre ferme engagement à œuvrer à leur côté pour l’épanouissement et le bonheur de nos concitoyens.

Le président

Adama BAYALA»

Primature : L’ambassadeur  Mc Queen reçu en audience

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Le nouvel ambassadeur du Canada chaleureusement reçu par le Premier ministre Dabiré

Carol Mc Queen, nouvelle ambassadeur de la République du Canada a été reçue en audience, ce 25 octobre 2019, à la primature de Ouagadougou, par le chef du gouvernement burkinabè Marie Joseph Christophe Dabiré. Au menu des échanges entre les 2 personnalités, l’éducation, la sécurité et l’assistance du Canada à l’aide au développement. 

Le nouvel ambassadeur du Canada chaleureusement reçu par le Premier ministre Dabiré

Le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré  a eu un tête-à-tête ce jour, avec le nouvel ambassadeur du Canada au Burkina Faso, dans la salle d’audience de son administration.

Carol Mc Queen à sa sortie d’audience s’est entretenue avec les hommes de média qui étaient à la porte. Primo, elle a affirmé que l’éducation est très importante pour les jeunes filles et les jeunes garçons car, ils peuvent s’épanouir à travers elle.

Carol Mc Queen à sa sortie d’audience

Secundo, concernant le terrorisme, elle a fait savoir que le Canada se tient débout avec le Burkina Faso pour combattre ce mal qui ne fait qu’agrandir jour après jour. Tertio, quant au secteur privé elle a laissé entendre que le Canada est le premier pays investisseur étranger au Burkina Faso. Pour dire que les échanges ont aussi porté sur le secteur minier.

Au cours de l’audience

« Le Canada offre une aide humanitaire aux personnes affectées et nous allons bientôt entamer un projet dans le domaine de l’éducation juste pour aider les enfants qui ont peut-être perdu une année de scolarité ou ceux déplacés », a déclaré madame McQueen, informant que le Canada tient à être aux côtés du Burkina Faso.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Pèlerinage à la Mecque : Les agences de voyages veulent participer à la prise des décisions

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Les conférenciers des agences de voyage

Les différentes agences de voyage retenues pour le hadj édition 2018 et 2019 au Burkina Faso, étaient en conclave, ce jeudi 24 octobre 2019 à Ouagadougou. Il s’agissait pour les premiers responsables de ces agences en question, de faire le bilan des actions entreprises de par le passé et de dresser les perspectives pour les prochaines éditions.

Les conférenciers des agences de voyage

73 agences de voyage pour le hadj se sont rencontrées, ce 24 octobre 2019, lors d’une assemblée générale, pour des échanges approfondis. En effet, après le bilan « à chaud » du comité de suivi du pèlerinage à la Mecque, dressé le mardi 17 septembre 2019 passé, c’est le tour des différentes agences de voyage, de se rencontrer pour évaluer les actions menées et envisager des perspectives pour le bon déroulement du cinquième pilier de l’islam qu’est le pèlerinage. Avec deux agences suspendues, ce sont 73 agences de voyage constituées en quatre groupes, qui ont fait l’organisation pratique du Hadj 2019. Il fallait donc que lesdites agences se concertent pour que chacune puisse donner sa voix, afin de contribuer à l’amélioration des conditions du Hadj au Burkina Faso.

Selon Issa Dianda, représentant d’une agence de voyage, le bilan est peu satisfaisant. « Nous sommes un peu satisfaits pour l’organisation en Arabie Saoudite, mais en ce qui concerne le Burkina, notamment côté transport, il y a vraiment beaucoup d’inquiétudes et de difficultés que les agences subissent », a-t-il déploré, affirmant que c’est surtout les problèmes liés au choix de l’avion, qui touchent absolument les agences. A l’écouter, si le choix de l’avion se passe bien, il n’y a pas de problème. Dans le cas contraire, dit-il, ce sont les agences qui subissent directement les conséquences, une fois en Arabie Saoudite et sur les contrats qu’elles signent en terre sainte, pour accueillir les pèlerins. Issa Dianda a conclu en rassurant qu’ils travailleront d’arrache-pied pour que les hadj des éditions prochaines soient plus commodes que ceux antérieurs.

Il a par ailleurs, souhaité que les avions sélectionnés respectent désormais le programme déterminé, pour le bonheur de tous. Concernant les éditions à venir, les agences de voyage demandent à être associées dans certaines prises de décision et de directives, pour ce qui est de l’organisation du pèlerinage à la Mecque. En rappel, l’Arabie Saoudite avait renouvelé le quota des 8143 pèlerins accordés au Burkina Faso, en plus de la signature de la convention entre cet État arabe et le Burkina, qui consacre la participation du pays des Hommes intègres au Hadj 2019. Le coût du Hadj de cette édition-là était fixé à 2 132 000 FCFA, soit une diminution de 153 000 FCFA.

Nicolas Bazié             

Burkina Demain

L’alliance OSC-PCR pour le développement se renforce

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Représentants des OSC V4CP et PCR BF posant pour la postérité

Koudougou, chef-lieu de la région du Centre Ouest, a abrité ce mercredi 23 octobre 2019, la deuxième rencontre entre les Organisations de la société civile (OSC) du Programme voix pour le changement (V4CP) et les Présidents des conseils régionaux du Burkina Faso (PCR BF). Les échanges ont porté sur la mise en œuvre des engagements pris à Bobo par les PCR lors d’une première rencontre sur les problématiques de l’accès des populations aux énergies renouvelables, à la sécurité alimentaire et  nutrition et du pastoralisme dans notre pays.

Sentiments de satisfaction générale dans les rangs des officiels à la clôture de l’atelier

Après une première rencontre les 17, 18  et 19 juin derniers à Bobo qui leur a permis de prendre la mesure de leurs responsabilités sur ces questions cruciales des Energies renouvelables, de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle, et du pastoralisme dans notre pays ; les Présidents des conseils régionaux (PCR) ont encore répondu massivement à l’invitation des organisations de la société civile (OSC) du Programme voix pour le changement (V4CP), ce mercredi 23 octobre 2019 dans la cité du cavalier rouge.

Prise en compte dans les Projets et PAI 2020

Le président de l’ARBF Eric Tiemtoré (micro) se prêtant aux questions des journalistes

Au menu des échanges de cette rencontre entre présidents des exécutifs régionaux et représentants des OSC membres du V4CP, la suite à donner aux engagements pris à Bobo par les PCR sur les questions de l’accès des populations aux énergies renouvelables, à la sécurité alimentaire et  nutrition et du pastoralisme dans notre pays.

 «Atelier de plaidoyer et d’analyse du niveau de  prise en compte des préoccupation des OSC/V4CP dans les projets de plans annuels d’investissement (budgets) 2020 des 13 Conseils régionaux du Burkina Faso». C’est l’intitulé de cette deuxième rencontre qui aura tenu toutes ses promesses.

«Nous sommes déjà dans cette dynamique avant même la première rencontre de Bobo ; nous allons continuer à prendre en compte les préoccupations des OSC sur la question d’accès des populations aux énergies renouvelables, à la sécurité alimentaire et sur le problème de pastoralisme dans notre pays», a indiqué Eric Tiemtoré, président de l’Association des régions du Burkina (ARBF).

PCR, des alliés pour les OSC

Mahamadou Badiel (micro), coordonnateur du Programme voix pour le changement a salué l’alliance avec les PCR
Le PCR du Centre Ouest, Abdoulaye Badoh (micro) s’est félicité de la tenue de la rencontre à Koudougou

Pour le PCR du Centre Ouest, Abdoulaye Badoh, les OSC et les présidents des conseils régionaux mènent le même combat pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Ce qui fait des PCR, assure le coordonnateur du Programme voix pour le changement Mahamadou Badiel, «des alliés» naturels.

 Quand les représentants du V4CP ont des occasions de rencontrer les autorités par rapport à leurs préoccupations, ils n’oublient pas les PCR. Ainsi, il leur arrive d’évoquer avec elles la question du transfert des ressources aux collectivités territoriales pour permettre à celles-ci de jouer pleinement leurs rôles d’acteurs du développement local et régional.

Marges de manœuvre des PCR limitées

Et le président du conseil régional de la Boucle du Mouhoun,  Sanou, en charge du suivi des engagements pris,  de renchérir en assurant que cette alliance OSC V4CP – PCR BF est même plus profitable à la population car, seuls les PCR ne peuvent pas faire grand-chose dans le contexte actuel où leurs marges de manœuvre sont limitées.

Dans beaucoup de conseils régionaux, les investissements relevant des secteurs des énergies renouvelables, du pastoralisme, de la sécurité alimentaire sont souvent supportés financièrement par les partenaires étrangers, faute de moyens au niveau des régions. C’est le cas par exemple de la région de l’Est où 1 milliard 600 millions sont programmés pour les pistes pastorales au titre du budget 2020 du conseil régional grâce notamment à des partenaires.

Aussi au niveau du plateau central, quatre centrales solaires sont au programme grâce à des fonds de partenaires de la région.

Sur la question du pastoralisme par exemple, les PCR n’ont encore tous les pouvoirs de faire respecter les décisions relatives à la délimitation des pistes pour bétails souvent occupées par les agriculteurs pendant les saisons des pluies. Ce qui occasionne souvent des conflits meurtriers entre agriculteurs et éleveurs.

L’engagement aux côtés des OSC réaffirmé

Représentants des OSC V4CP et PCR BF posant pour la postérité

Qu’à cela ne tienne. Les PCR ont tenu à réaffirmer au de cette rencontre de Koudougou leurs engagements à travailler aux côtés des OSC pour satisfaire aux préoccupations des populations en matière de sécurité alimentaire, de nutrition, d’accès services énergétiques renouvelables de qualité et pour prendre à bras-le-corps les nombreux problèmes du pastoralisme dans le pays.

A l’écouter, toutes les régions à ce jour ne sont pas logées à la même enseigne sur la question de la prise en compte des préoccupations des OSC V4CP mais le fait est que tous les PCR sont engagés. «Leurs présences physiques à chacune de vos rencontres témoignent déjà  si besoin en était de leurs engagements à prendre en compte vos préoccupations, en dépit de la faiblesse des budgets des conseils régionaux», a rassuré le président de l’ARBF.

«Nous sommes fiers à côtés de vous. Au-delà des engagements, c’est également un cadre d’apprentissage pour nous», a conclu Eric Tiemtoré.

Satisfaction des organisateurs

Dieudonné Sanou a exprimé sa fierté et sa satisfaction au vu des résultats de la rencontre

 Pour Dieudonné Sanou, représentant des OSC V4CP et du secrétaire exécutif de l’OCADES Dédougou, organisateur de l’atelier, il y a de réels motifs de satisfaction à l’issue de cette deuxième rencontre avec les PCR.                                                

«Nous sommes satisfaits  de ce qui a été fait. Les objectifs de départ ont été atteints. Nous sommes fiers et rassurés de savoir que les engagements pris par les PCR seront traduits en actes concrets et ne resteront pas lettres mortes ».

Dans cette perspective, des cadres d’évaluation périodiques de la mise en œuvre des engagements des PCR sont envisagés, à l’image de la réunion du 3 octobre dernier qui déjà permis de faire un premier point sur la réalisation des résolutions de Bobo.

Projet de formation 5000 jeunes de l’ANEREE

Par ailleurs, les participants à la présente rencontre ont eu droit à un exposé sur  le Projet de formation et d’insertion de cinq mille (5 000) jeunes du Burkina Faso aux métiers des Energies renouvelables (ER) et de l’Efficacité énergétique (EE). Projet initié par l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), en partenariat avec Job Booster.

Ce projet vise, a expliqué Toussaint Nestor  Noufé,  à outiller les jeunes des villes et campagnes (2 500 hommes/2 500 femmes) dans le domaine de l’énergie solaire et de l’efficacité énergétique, à faciliter leur insertion socioprofessionnelle et à développer l’auto emploi.

La réception des dossiers  dans le cadre de cette formation a débuté depuis le 1er octobre et se poursuit jusqu’au 10 novembre 2019. La  formation est ouverte aux jeunes des deux (02) sexes, âgés d’au moins quinze (15) ans et résidents dans l’une des treize (13) régions. 

Paul Issoufou Kiemdé / Koudougou

Burkina Demain

Energies renouvelables : Tout sur la formation 5000 jeunes de l’ANEREE

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A3 Aneree

L’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), structure opérationnelle du Ministère de l’Energie en partenariat avec Job Booster lance le Projet de formation et d’insertion de cinq mille (5 000) jeunes du Burkina Faso aux métiers des Energies renouvelables (ER) et de l’Efficacité énergétique (EE). Toutes les informations sur le projet dans ce communiqué de presse.

A3 Aneree

Cliquez pour lire le communiqué ci-joint :

Communiqué officiel d’ouverture formation 5 000 jeunes OK

L’alliance V4CP – ARBF pour le développement se confirme

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Représentants des OSC V4CP et PCR BF posant pour la postérité

Les Organisations de la société civile (OSC) du Programme voix pour le changement (V4CP) et les Présidents des conseils régionaux du Burkina Faso (PCR BF) regroupés au sein de l’Association des régions du Burkina Faso (ARBF) ont tenu ce mercredi 23 octobre 2019 à Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest, leur deuxième rencontre sur la problématique de la prise en compte des préoccupations des OSC, des populations au niveau des projets et plans annuels des conseils régionaux. Communiqué.

Représentants des OSC V4CP et PCR BF posant pour la postérité

«Communiqué de presse

L’alliance V4CP – ARBF pour le développement confirmée

Koudougou-23 Octobre 2019– Les Organisations de la société civile (OSC) du Programme voix pour le changement (V4CP) et les Présidents des conseils régionaux du Burkina Faso (PCR BF) regroupés au sein de l’Association des régions du Burkina Faso (ARBF) ont tenu ce mercredi 23 octobre 2019 à Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest, leur deuxième rencontre sur la problématique de la prise en compte des préoccupations des OSC au niveau des projets et plans annuels des conseils régionaux.

L’objectif global du présent atelier était de mesurer les progrès dans la prise en compte dans les Plan annuels d’investissements (PAI)  ou projets 2020 des 13 collectivités territoriales du Burkina Faso et  des préoccupations des OSC en matière d’accès des populations aux équipements et services d’énergies renouvelables de qualité, aux facteurs de production (engrais, semences améliorées, équipements, conseil agricole), et à une gestion apaisée des ressources et zones pastorales.

A travers des échanges francs et constructifs, la rencontre a permis de façon spécifique de :

-rappeler les engagements pris par les PCR en matière d’énergie renouvelable, de sécurité alimentaire et nutritionnelle, et  de pastoralisme ;

-d’analyser et d’échanger autour des actions envisagées par chaque région pour prendre en compte les préoccupations des OSC ;

-de définir les prochaines actions pour une mise en œuvre des engagements des PCR.

En dépit de la faiblesse des budgets des conseils régionaux, les PCR ont réaffirmé à travailler engagements à travailler aux côtés des OSC pour satisfaire aux préoccupations des populations en matière de sécurité alimentaire, de nutrition, d’accès services énergétiques renouvelables de qualité et pour prendre à bras-le-corps les nombreux problèmes du pastoralisme dans le pays.

«Nos présences physiques à chacune de vos rencontres témoignent déjà  si besoin en était de leurs engagements à prendre en compte vos préoccupations. Nous sommes fiers à côtés de vous. Au-delà des engagements, c’est également un cadre d’apprentissage pour nous», a rassuré le président de l’ARBF, Eric Tiemtoré.

Pour le PCR du Centre Ouest, Abdoulaye Badoh, les OSC et les présidents des conseils régionaux mènent le même combat pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

«Les PCR sont des alliés naturels pour nous dans nos actions de plaidoyer envers les décideurs. Quand nous aussi nous avons des occasions de rencontrer les autorités par rapport à nos préoccupations, nous ne les oublions pas. Ainsi, il nous arrive d’évoquer la question du transfert des ressources aux collectivités territoriales pour leur permettre de jouer pleinement leurs rôles d’acteurs du développement régional», a soutenu pour sa part le coordonnateur du Programme voix pour le changement Mahamadou Badiel.

«Sans les OSC, nous ne pouvons pas faire grand-chose pour satisfaire les préoccupations des populations parce que nos marges de manœuvre sont souvent limitées», renchérira le président du conseil régional de la Boucle du Mouhoun,  Aboubacar Sanou, en charge du suivi des engagements pris des PCR.

Sur la question du pastoralisme par exemple, les PCR n’ont encore tous les pouvoirs de faire respecter les décisions relatives à la délimitation des pistes pour bétails souvent occupées par les agriculteurs pendant les saisons des pluies. Ce qui occasionne souvent des conflits meurtriers entre agriculteurs et éleveurs.

Malgré tout, les PCR sont déterminés à jouer leur partition, même au-delà de leurs mandats en 2021, à en croire le président de l’ARBF car, c’est du développement de nos collectivités qu’il est question.

«Nous sommes satisfaits  de ce qui a été fait. Les objectifs de départ ont été atteints. Nous sommes fiers et rassurés de savoir que les engagements pris par les PCR seront traduits en actes concrets et ne resteront pas lettres mortes», s’est félicité Dieudonné Sanou, représentant des OSC V4CP et du secrétaire exécutif de l’OCADES Dédougou, organisateur de l’atelier. A l’écouter, il y a de réels motifs d’espérance pour l’avenir.

La présente rencontre fait suite à une première tenue les 17, 18 et 19 juin 2019 à Bobo-Dioulasso sur le thème : «Rôle des Collectivités Territoriales pour un accès durable des populations aux Energies Renouvelables de Qualité, à une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable et à un élevage transhumant apaisé au Burkina Faso».

Pour de plus amples informations sur le Programme V4CP, contactez :

Samuel BACYE, Communicateur au Programme voix pour le changement, Mail : sbacye@snv.org

Dieudonné SANOU, Expert planificateur/Master II en Management Stratégique et Opérationnel (MSO) des Organisations/Coordonnateur du Programme de Développement Intégré (PDI), OCADES CARITAS Dédougou ; Mail : sanoudez@yahoo.fr.