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CODESP : Le point de la mise en œuvre des recommandations

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Le Premier ministère du Burkina Faso et la CEDEAO ont tenu ce jeudi 16 septembre 2019 à Ouagadougou la deuxième session de l’année 2019 du Comité de concertation et d’orientation  pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP). L’objectif de cette rencontre, c’est de faire le point de l’état de mise en œuvre des recommandations et de formuler des recommandations pour une mise en œuvre diligente de celles qui sont en cours ou qui n’ont pas encore connu un début de mise en œuvre.

Le Premier ministre Christophe Dabiré a présidé la session

Le Comité de concertation et d’orientation  pour le dialogue Etat/Secteur privée (CODESP) a tenu sa 2ème session 2019 ce 16 septembre 2019 dans la matinée. A entendre le Premier ministre, ce rencontre devrait permettre de faire le point de la mise des recommandations et de dégager des perspectives dans la mesure où cette rencontre vise à préparer la grande rencontre au mois d’octobre.

Selon le ministre du commerce, Harouna Kaboré, par décret n°2018-0925/PRES/PM/MCIA/MINEFID du 15 octobre 2018, un nouveau dispositif de dialogue dénommé « cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé a été créé en remplacement de la rencontre gouvernement secteur privé (RGSP). Ce nouveau dispositif comprend 3 instances et 2 organes que sont respectivement les rencontres régionales Etat/secteur privé, les rencontres sectorielles et la rencontre nationale, le comité de pilotage et le secrétariat du CODESP, poursuit-il.

Le ministre du commerce Harouna Kaboré

Continuant ses propos, Harouna Kaboré a précisé que le comité de pilotage est l’organe d’orientation et de décision chargé d’examiner les recommandations et des préoccupations issues de la rencontre nationale et de veiller à la une mise en œuvre diligente desdits recommandations ; et se réunit une fois par semestre et chaque fois que de besoin.

Au titre des activités déjà menées dans le cadre du CODESP 2019, il a rappelé la 1ère session 2019 qui a été tenue le 07 mars 2019 et qu’il a eu des rencontres régionales Etat/secteur privé 2019 dans les 13 chefs-lieux de région du 27 mai au 06 juin 2019 sous la présidence des gouverneurs de région avec pour thème les stratégies d’intégration des entreprises burkinabé dans les chaines de valeurs nationales, régionales et internationales.

Concluant son intervention, il a annoncé que conformément au fonctionnement du CODESP, il est prévu la tenue de rencontre sectorielles et par la suite la rencontre nationale. Ces rencontres sectorielles sont prévues pour se tenir les 17, 23,24 septembre à Ouagadougou et la rencontre nationale prévue les 14 et 15 octobre 2019.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

 

Ouaga : Au cœur de la répression des manifestants de l’UAS 

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Des acteurs de l'assaut sur la manifestation de l'UAS

Le bras-de-fer entre responsables de l’Union d’action syndicale (UAS) et les autorités communales sur la marche-meeting de ce lundi 16 septembre 2019 s’est soldé par une intervention musclée des forces de l’ordre qui ont violemment dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogènes.

Des acteurs de l’assaut sur la manifestation de l’UAS ce 16 septembre 2019

Lundi 16 septembre 2019. Cette date, les responsables et militants de l’Union d’action syndicale (UAS)  ne l’oublieront pas de sitôt. Eux dont la manifestation sur la voie publique a été dispersée sans ménagement  ce jour même alors que les acteurs tentaient de braver l’interdiction des autorités municipales.

La colère du chef policier monta d’un cran

ll était 10h00mn lorsque les marcheurs ont été stoppés net  par un commissaire de police qui a fait son apparition, à la place des cinéastes. Il se dirigea vers  la tête du cortège comprenant les responsables syndicaux.

Voulant voir coûte que coûte « le général Bassolma Bazié », secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Burkina, puisque c’est ainsi que certains préfèrent l’appeler ; le chef de la police a été, dans un premier temps, rejeté par une barrière de sécurité mais ne renonça pas.

Après plusieurs tentatives, il parvint finalement au niveau de Bassolma Bazié et tente encore de le dissuader d’avancer avec ses hommes.

«Est-ce que vous savez que la marche est interdite ?», lui lança-t-il. Mais, Bazié sembla l’avoir multiplié par zéro, lui qui disait un peu plus tôt à la bourse du travail que «la marche aura bel et bien lieu. La colère du chef policier monta d’un cran.

Tous masqués, ces agents de l’ordre

Non loin de là, c’était la mobilisation générale au sein des forces de l’ordre dont certains éléments n’attendaient que le feu vert de leurs supérieurs pour lancer l’assaut sur les manifestants.

En effet, au niveau de l’état-major général des armées, l’on pouvait compter le nombre impressionnant de  pick-up de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) qui ont quitté la place de la nation pour venir se stationner devant la justice militaire.

Tous masqués, ces agents de l’ordre  ont formé une barrière au milieu de la voie.  Et de là ils lançaient ces mises en garde : « restez où vous êtes », «ne bougez pas, s’il vous plait».

Le coup d’arrêt imparable

Mais, le cortège des manifestants continuant d’avancer, l’intervention pour porter un coup d’arrêt au mouvement syndical  devenait imparable.

Même les mains en l’air des manifestants ne pouvaient plus rien faire. L’assaut était imminent. D’un coup, les policiers chargèrent à coups de gaz lacrymogène.

C’est la débandade générale : manifestants, journalistes, usagers de la route et riverains sont obligés de détaler pour ne pas respirer cette mauvaise fumée. Comme si on avait frappé tout le monde à coup de fouet, chacun larmoyait à sa manière.

Se transformer en ‘’Usain Bolt’’

Sur l’axe Etat-major-Bourse du travail, il fallait abandonner ses tapettes derrière soi et se transformer en ‘’Usain Bolt’’ pour se mettre en sécurité.

Sur des pancartes laissées sur place des manifestants, l’on pouvait lire : « Abas ! Gouvernement de bas niveau ». Par la force des choses, les manifestants ont été obligés de battre en retrait, d’observer un  repli tactique et rapide.

Mais, ils sont loin d’avoir perdu leurs voix : « Vous êtes des terroristes » ; « le président doit démissionner, sinon on libère Diendéré» ; « Allez au sahel » ; « Nous marchons pour vous et vous nous tirez dessus» ; « Je n’ai jamais vu ça depuis fort longtemps», et « Djibo, Djibo, Djibo ». Une manière de dire aux lanceurs de gaz-là de se rappeler de ce qui s’est passé à Djibo.

«Le pouvoir a montré qu’il n’est pas du tout catholique »

Après le passage des manifestants dispersés

Et le syndicaliste Séni  Kouanda de lancer  ce pic au pouvoir : «Le pouvoir de  MPP est incapable d’assurer la sécurité des populations mais a trouvé le moyen de mobiliser des troupes pour disperser des manifestants.

«Cela  ne fait que commencer parce que le pouvoir a montré aux yeux du monde qu’il n’est pas du tout catholique», indiquera pour sa part Bassolma Bazié.

«Le gouvernement dit que la marche est inopportune dans un contexte sécuritaire pareil. Pourtant, certains trouvent les moyens pour plonger leurs mains dans les caisses de l’Etat ou détournent des deniers publics. Nous devons montrer aux yeux du monde que le peuple burkinabè est mature et responsable», a-t-il soutenu.

Un après 16 septembre 2019

Tout avait pourtant commencé dans une ambiance bon enfant mais c’était sans compter avec la détermination des forces de l’ordre

Et d’appeler  tout le monde à rester à l’écoute, parce que, dit-il,  si les autorités ont fait sortir leurs griffes, il faut leur rappeler qu’il fut un temps au Burkina Faso, l’ancien président Blaise Compaoré et le général Gilbert Diendéré ont fait sortir les leurs mais qu’ils se sont retrouvés hors course.

On l’imagine, ils devraient être encore plus incisifs lors du panel qu’ils organisent  le 21 septembre prochain  afin de trouver les voies et moyens pour faire face à ce gouvernement ‘’bandit’’.  Comme quoi, au niveau  de l’Union d’action syndicale, il y aura  un après-16 septembre 2019.

Nicolas Bazié

Burkina Demain      

Lutte anti-Terrorisme : La CEDEAO s’engage pour 1 milliard de dollars

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18 chefs d'Etat et de gouvernement avaient fait le déplacement de Ouagadougou pour ce sommet de la CEDEAO sur le terrorisme

L’on en sait un peu plus sur les conclusions du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui sa réuni ce samedi 14 septembre à Ouagadougou, quelques  18 chefs d’Etat sur le thème de la lutte contre le terrorisme. Et s’il y a une chose qui résume l’engagement de ces dirigeants, c’est le chiffre d’un milliard de dollars à mobiliser sur quatre ans pour lutter efficacement contre hydre terroriste dans la région.

18 chefs d’Etat et de gouvernement avaient fait le déplacement de Ouagadougou pour ce sommet de la CEDEAO sur le terrorisme

Un milliard de dollars. C’est la principale décision à retenir du sommet de la CEDEAO élargi à la Mauritanie et au Tchad et qui s’est tenu ce samedi 14 septembre 2019 à Ouagadougou en présence de 18 chefs d’Etat. Ce colossal montant à mobiliser sur quatre ans par les Etats de la région, devrait, dans l’entendement des chefs d’Etat, permettre de contre efficacement  le terrorisme.  La mobilisation de ces fonds permettra de mettre en œuvre le plan d’action adopté au cours du sommet.

Des fonds destinés  à renforcer les capacités opérationnelles des armées nationales ainsi que des forces conjointes, notamment  la force G5 Sahel et celle multinationale mixte du Bassin du lac Tchad.

 «Aucun pays n’est à l’abri »

Le président Roch Marc Christian Kaboré dont le pays, le Burkina Faso, a enregistré dans la seule dernière semaine ; une trentaine de morts suite à des attaques terrorisme, de rappeler à juste titre qu’aucun pays n’est à l’abri.

Du reste dans la région, les chiffres des 4 dernières années en eux-mêmes parlent de l’ampleur du péril sécuritaire dans la région : 2 200 attaques, 11.500 morts, des milliers de blessés, des millions de déplacés », des activités économiques beaucoup  affectée, des « conflits intercommunautaires exacerbés.

C’est pourquoi, les chefs d’Etat de la CEDEAO en appellent à un soutien robuste de la communauté internationale, ne serait-ce qu’à travers un mandat plus offensif de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation pour le Mali (Minusma) fort de 13.000 hommes).

Ce qui devrait permettre de prêter main forte par exemple à la force G5 Sahel encore sous-équipée en hommes et en matériels.

Lutte anti-terrorisme et Développement

Aussi, la nécessité de recourir d’autres bailleurs internationaux de développement pour le financement de la lutte contre le terrorisme a également été préconisée et fera son chemin. Cela d’autant plus que le principe selon lequel la lutte contre le terrorisme est indissociable de la lutte pour le développement.

Du reste, c’est dans  cette perspective qu’un sommet sur l’initiative «Desert To Power» s’est tenu ce vendredi 13 septembre à Ouagadougou. Nous y reviendrons.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Sommet de la CEDEAO sur le terrorisme : A l’accueil des chefs d’Etat

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Le chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbe, chaleureusement reçu par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré

9h17mn, 9h30mn et 9h40mn, c’est à ces heures précises que les Présidents de la république fédérale du Nigeria Muhammadu Buhari, de l’Etat togolais Faure Gnassingbé et de la république du Ghana Nana Akuffo Ado ont respectivement posé leurs appareils volants, sur la piste de l’aéroport international de Ouagadougou, ce 14 septembre 2019. Une venue qui rendre dans le cadre du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat du G5 Sahel et de la CEDEAO, sur l’initiative <desert to power> et la lutte contre le terrorisme.

Le président Muhammadu Buhari reçu par le président Kaboré à sa descente d’avion

Les présidents togolais, nigérian et ghanéen ont été accueillis, ce matin à l’aéroport de Ouagadougou par le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, accompagné par son premier ministre Christophe Dabiré et quelques membres du gouvernement. Après l’accueil chaleureux et les hommoges, le Président Kaboré et ses homologues se sont dirigés dare-dare vers la salle internationale de conférences de  Ouaga 2000, où devrait se tenir l’ouverture du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO.

Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbe, chaleureusement reçu par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré

Précisons qu’hier 13 septembre, les chefs d’Etat du G5 Sahel étaient en conclave pour ensemble élaborer des plans d’actions, afin de venir à bout de leurs différentes préoccupations.

Le président ghanéen Nana Akuffo Ado à son tour reçu avec tous les honneurs digne de son rang de chef d’Etat

Les causes de ces deux importantes activités se résument en deux termes à savoir: énergie et terrorisme. Et faire du secteur de l’énergie un facteur de développement et venir à bout du terrorisme, sont entre autres les buts poursuivis par les hommes forts du G5 Sahel et de la CEDEAO, d’où leurs présences dans la capitale du pays des Hommes intègres.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Putsch de 2015 : «Dans la liberté, nous avons triomphé ensemble», UNIR/PS

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Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l'UNIR/PS

16 septembre 2015 – 16 septembre 2019 ! Voilà déjà 4 ans qu’a eu lieu le putsch manqué du 16 septembre 2015. A l’occasion de ce quatrième anniversaire, l’UNIR/PS-Union pour la renaissance/Parti sankariste- fait cette déclaration.

Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’UNIR/PS

 «DECLARATION DE L’UNION POUR LA RENAISSANCE/ PARTI SANKARISTE (UNIR/PS) A L’OCCASION DU 4E ANNIVERSAIRE DU COUP D’ETAT MANQUE DU 16 SEPTEMBRE 2015

16 septembre 2015 – 16 septembre 2019 ! Voilà déjà 4 ans que des  éléments issus de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP), appuyés par quelques civils ont décidé de ramer à contrecourant de l’histoire de notre peuple. Le dessein sinistre et lugubre de ces  hommes dégénérés était de tenter d’arrêter la marche radieuse de notre peuple vers la liberté et la démocratie que l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 venait  de consacrer.

En ce triste anniversaire, je voudrais au nom de l’UNIR/PS avoir  une pensée pieuse envers tous ceux qui  sont tombés sur le champ de bataille et une compassion  pour leurs familles respectives. A celles et ceux qui souffrent encore dans leur chair des suites de cette folie meurtrière de septembre 2015, je leur exprime toute ma solidarité.

Comme l’avait dit le Président de la Transition, Michel Kafando,  «Dans la liberté, nous avons triomphé ensemble ».

En effet, ce jour-là, le Général Gilbert Diendéré, à la tête d’un commando tentera un coup de force contre les institutions républicaines issues de la Charte de la Transition pour essayer de remettre en cause le processus électoral qui battait son plein.

Débout comme un seul homme, le peuple burkinabé opposera une résistance farouche aux putschistes, et, soutenu par l’armée loyaliste, le Général Gilbert Diendéré sera capturé et le RSP démantelé, contraignant les putschistes à capituler.

L’Union pour la renaissance parti sankariste (UNIR/PS) qui a pris part activement à ce combat pour la démocratie et la liberté s’en souvient.  Engagée à l’époque dans la campagne électorale, l’UNIR/PS avait transformé ses structures de campagne en structures de résistance active et ses militants ont été invités à se mettre aux côtés du peuple pour le triomphe de la démocratie.

Oui ! Nous avons ensemble triomphé. Puisque, après avoir vaincu les antidémocrates et anéanti l’apatridie, le Burkina Faso a procédé à des élections les plus démocratiques de notre histoire et aujourd’hui, la tenue réussie du procès contre le putsch prouve à souhait l’attachement de notre peuple aux idéaux de la démocratie et de la justice sociale.

Malheureusement, notre peuple n’aura pas le temps de savourer sa victoire que notre pays est l’objet d’attaques les plus meurtrières de la part des terroristes dont l’organisation et les moyens laissent supposer des appuis et des collusions multiples.

Comme l’a dit  le Pr Joseph Ki-Zerbo,  quand vous sautez dans le feu, il y a nécessairement un second saut à faire. Ce second saut pour tous les burkinabé, c’est gagner la victoire contre le terrorisme sous toutes ses formes.

Alors, convaincue que la sécurité et la paix sont des préalables à l’ancrage démocratique qui est indispensable au développement, l’UNIR/PS exprime avec véhémence son soutien aux forces de Défense et de sécurité(FDS) et exhorte tout le peuple burkinabé à faire corps avec les FDS afin d’opposer une résistance salvatrice aux attaques contre notre peuple et ses institutions.

A l’image de la résistance que les burkinabé ont mené contre le Régiment de sécurité présidentielle et ses complices de tout bord, par notre unité et notre cohésion, nous pouvons aussi  venir à bout des terroristes quel qu’en soit leur bord.

C’est pourquoi, en ce jour anniversaire qui rappelle notre cause commune, l’UNIR/PS voudrait féliciter les forces de Défense et de sécurité pour leur grande détermination à assurer la paix, la sécurité et la quiétude à chaque citoyen. Elle félicite les plus hautes autorités dans leur détermination à combattre le terrorisme et les exhorte à ne ménager aucun effort pour soutenir conséquemment les FDS.

Que Dieu bénisse notre chère patrie

Vive le Burkina Faso

Pas un pas sans le peuple

Avec le Peuple, victoire!

Fait à Ouagadougou, le 14/09/2019

Le Président

Me Bénéwendé Stanislas Sankara»

BAD : Un nouvel emprunt obligataire de 2 milliards de dollars

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La Banque africaine de développement (BAD) (www.AfDB.org), notée Aaa/AAA/AAA par les agences de notation internationales (Moody’s, S&P, Fitch), a exécuté, mercredi 11 septembre 2019, un nouvel emprunt obligataire de référence de 2 milliards de dollars américains avec une maturité de trois ans arrivant à échéance le 16 septembre 2022.

Cette transaction est la seconde obligation de référence émise par la Banque cette année, faisant suite à l’émission obligataire de référence de 1 milliard d’euros à 10 ans exécutée en mars 2019. Avec cette nouvelle émission, la Banque poursuit avec succès sa stratégie consistant à réaliser des transactions plus liquides sur le marché américain. Depuis le début de l’année, la Banque africaine de développement a levé 4,4 milliards de dollars sur les marchés de capitaux, soit 61% de son programme d’emprunt pour 2019.

Cette nouvelle émission obligataire a généré une forte demande des investisseurs, avec un livre d’ordres atteignant 2,8 milliards de dollars, et ce à un niveau record contre l’obligation du Trésor américain de référence, car le plus serré jamais obtenu par la Banque sur une telle maturité. 53 investisseurs globaux, dont 7 nouveaux pour l’institution, ont participé à la transaction, avec une répartition diversifiée tant du point de vue géographique que par type d’investisseurs. La qualité exceptionnelle du carnet d’ordres s’illustre par la forte participation des banques centrales et institutions officielles, représentant ainsi près de deux tiers de l’allocation finale.

Indication initiale de prix       

La Banque africaine de développement a choisi de tirer parti de la forte demande des investisseurs sur le segment 3 ans pour émettre sa première obligation de référence en dollars de l’année. La Banque a annoncé le mandat le mardi 10 septembre à 12h, heure de Londres, avec une indication initiale de prix autour de mid-swaps plus 13 points de base. La transaction a été favorablement accueillie par les investisseurs avec des indications d’intérêts approchant 1,47 milliards de dollars, à la clôture de la séance américaine.

Le carnet d’ordres a officiellement ouvert à 8h, heure de Londres, avec un prix d’émission indicatif autour de mid-swaps plus 13 points de base. La dynamique s’est poursuivie au cours de la matinée avec davantage d’ordres provenant de comptes européens et asiatiques, et un carnet d’ordres excédant 2,5 milliards de dollars peu après 11h20, heure de Londres, permettant à la Banque de fixer le prix d’émission à mid-swaps plus 13 points de base.

Après la fermeture du carnet d’ordres américain à 14h20, heure de Londres, le montant final du carnet d’ordres dépasse 2,8 milliards de dollars (excluant les intérêts des chefs de file) et la Banque fixe la taille de l’émission à 2 milliards de dollars.

Trésor américain de maturité 3 ans

L’exécution finale de la transaction s’est déroulée à 16h24, heure de Londres, avec un rendement de 1,679%, équivalent à une marge de 8,75 points de base au-dessus de l’obligation du Trésor américain de maturité 3 ans (CT3), de 1.5% échéance 15 septembre 2022, la marge la plus faible contre l’obligation du Trésor américain jamais réalisée par l’institution.

« Nous sommes très heureux du succès de cette émission obligataire de référence en dollar, et particulièrement satisfaits de la très haute qualité du carnet d’ordres, mais aussi de la forte participation des banques centrales africaines dans cette transaction.

La Banque africaine de développement, grâce à cette émission, a réalisé la marge contre l’obligation du Trésor américain la plus faible historiquement, et nous remercions tous nos investisseurs pour ce résultat exceptionnel, et à travers celui-ci, pour le financement qui sera accordé au continent africain» Hassatou Diop N’Sele, Trésorière du Groupe de la Banque africaine de développement.

Détails de la transaction

Émetteur : Banque africaine de développement

Notation de l’émetteur : AAA / AAA / AAA (Mody’s / S&P / Fitch)

Montant : 2 milliards de dollars

Date de fixation du prix : 11 septembre 2019

Date de règlement : 18 septembre 2019

Coupon : 1,625%, fixe, semi-annuel 30/360

Date de maturité : 16 septembre 2022

Prix re-offert : 99,843%

Rendement re-offert : 1,679% semi-annuel

Spread re-offert : Mid-Swaps + 13 pb / UST 1,5% septembre 2022 + 8,75 bps

Chefs de file : Citi, Daiwa, HSBC, JP Morgan, Société Générale

ISIN : US00828EEA38

Burkina Demain

Source : APO Group

Santé de Djibrill Bassolé : La NAFA en appelle à humanisme du président Kaboré

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Les conférenciers de la NAFA face à la presse ce vendredi 14 septembre

La Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) a animé ce vendredi une conférence de presse qui a porté entres autres sur la situation nationale, et surtout la santé du Général Djibrill Bassolé, toujours en attente d’évacuation à l’étranger pour des soins appropriés.

Les conférenciers de la NAFA face à la presse ce vendredi 14 septembre. Au micro, le président Mahamoudou Dicko

«Le Général Djibrill Bassolé est devenu malgré lui, l’exemple des difficultés du Burkina Faso à réconcilier ses fils ». Ces propos sont du président de de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), Mahamoudou Dicko, principal animateur de la conférence de presse tenue ce jour 13 septembre à Ouagadougou par le parti.

«Le Burkina est un Etat de droit et nous croyons qu’au-delà du fait que Djibrill Bassolé soit condamné en première instance par la justice, nonobstant les appels en cours, sa vie mérite d’être protégée et préservée.

Nous déplorons aujourd’hui que le Burkina sous la gouvernance du Président KABORE arrive  à un tel niveau de répression froide. Nous pensons que personne ne voudra que son nom soit jamais cité comme étant le responsable du malheur qui pourrait advenir au Général Djibrill BASSOLE», a-t-il indiqué.

«Qu’il use de tout son poids afin de préserver du citoyen Bassolé»

Et que face à ce qu’il qualifie de «traitement inhumain » du Bassolé, le président de la NAFA en appelle «à l’humanisme et surtout à la responsabilité historique du chef de l’Etat Son excellence Roch Marc Christian Kaboré, Garant de l’unité et de la cohésion nationale afin d’éviter que l’irréparable se produise».

«Nous lui demandons et nous pensons qu’il entendra nos cris de cœur, qu’il use de tout son poids afin de prendre toutes les mesures pour permettre au citoyen Bassolé de préserver sa vie. Qu’il l’autorise d’aller se soigner et de revenir faire face aux charges qu’on pourrait lui reprocher. Il est le seul à détenir entre ses mains la vie de Djibrill Bassolé», a plaidé M. Dicko.

Rappel des actions antérieures

Dans son intervention, le président de la NAFA a rappelé les différentes actions antérieures relative au dossier santé de Djibrill Bassolé.

«Rentré de Tunisie le 5 mai 2019, après que ses soins aient été hélas prématurément interrompus, Monsieur Djibrill BASSOLE, devait repartir en Turquie le 10 mai 2019 pour poursuivre ses soins. Et cela conformément à ce qui avait été promis par les plus hautes autorités du pays.

Malheureusement, il s’est vu opposer un refus du gouvernement par la non approbation jusqu’à ce jour de sa requête malgré la non objection du tribunal militaire pour son évacuation. En effet la pathologie dont souffre le Général Bassolé a conduit le juge comme la première fois pour Tunis à marquer son avis favorable pour son évacuation.

Comme vous le savez, beaucoup de personnes, se sont déjà exprimées sur la situation critique que vit actuellement Djibrill Bassolé, notamment l’opposition politique qui a fait un plaidoyer à son égard lors du Dialogue politique tenu du 15 au 22 Juillet 2019. Nous profitions d’ailleurs de l’occasion pour remercier tous ceux qui se sont manifestés spontanément pour demander au gouvernement, plus particulièrement au chef de l’état, son évacuation dans les plus brefs délais pour recevoir les soins appropriés à sa pathologie.

Il y a de cela trois jours, c’était sa famille biologique par le biais de sa fille Yasmine BASSOLE qui au vu de l’urgence lançait un SOS aux autorités afin qu’il bénéficie, de l’autorisation pour aller se soigner à l’étranger».

La nécessité de l’union dans la lutte contre le terrorisme

Abordant la question sécuritaire du pays, le président de la NAFA insiste sur la nécessité de l’union des fils et filles du pays dans la lutte contre le terrorisme, rendant hommages aux victimes des attaques terroristes et saluant le dévouement des forces de défense et de sécurité.

«Je voudrais, en ces circonstances où le Burkina Faso est confronté au terrorisme, témoigner aux forces de défenses et sécurité, notre fierté et notre admiration pour leur dévouement et leur sens élevé du sacrifice pour la défense de notre patrie».

«La lutte contre le terrorisme nécessite d’abord que tous les fils et toutes les filles du Burkina Faso s’unissent. C’est dans cette union que nous retrouverons la paix. La NAFA s’engage à ouvrer que tous nous transcendions nos divergences et ne privilégier que l’intérêt supérieur de la nation», a-t-il souligné.

Amir Théophane Tiendrébéogo

Burkina Demain

‘’Desert To Power’’ : Les présidents Kaboré et Akinwumi Adesina en ont parlé

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Les présidents Kaboré et Adesina au cours de leur tête-à-tête à Kosyam

A Ouagadougou dans le cadre de la tenue ce jour 13 septembre du sommet des chefs d’Etat de G5 Sahel sur l’initiative «Desert To Power» ; le président de la Banque africaine de développement (BAD) Akinwumi Adesina dont on connaît l’engagement pour la question de l’énergie, a été reçu en audience à Kosyam par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Les présidents Kaboré et Adesina au cours de leur tête-à-tête à Kosyam

Le président de la BAD a tenu à saluer l’engagement, la vision et le leadership du président Kaboré pour avoir accepté d’accueillir le Sommet dans son pays. Il a souligné l’importance de la volonté politique pour la réussite de l’initiative Desert to Power , qui donne l’opportunité de renforcer le partenariat Sud-Sud. « La volonté politique est très importante et je ne peux que me réjouir de la détermination des présidents du G5 Sahel autour de l’initiative » a-t-il ajouté.

Les présidents Kaboré et Adesina ont insisté sur  la nécessité d’une mobilisation globale autour de l’initiative Desert to Power, au-delà même des pays du G5 Sahel.

Au moins 20 milliards de dollars à mobiliser

À l’occasion de ce Sommet, la Banque doit présenter officiellement son initiative Desert to Power aux chefs d’État et de gouvernement. Au moins 20 milliards de dollars américains devront être mobilisés auprès des partenaires au développement. La Banque doit porter le plaidoyer lors du Sommet, avec pour objectif de garantir l’accès universel à l’électricité à plus de 60 millions de personnes, grâce à l’énergie solaire.

Pour le président Adesina, c’est un paradoxe que dans cette région, parmi les plus ensoleillées du monde, on note un déficit d’accès à l’électricité : « aujourd’hui plus que jamais, la coopération et le commerce transfrontaliers dans le domaine de l’énergie seront essentiels pour maintenir la sécurité d’approvisionnement à long terme face aux défis du changement climatique », affirmera-t-il, ajoutant qu’au « Burkina Faso, des étapes significatives ont été franchies avec le projet Yeleen d’électrification rurale. »

Déficit d’accès à l’électricité pour 60 millions personnes

Dans les pays du G5 Sahel, quelque 60 millions de personnes subissent les conséquences d’un déficit d’accès à l’électricité, avec pour les secteurs clés de l’économie, une lourde dépendance aux énergies fossiles, une faiblesse des capacités de production et des infrastructures physiques.

Dans le cadre de sa stratégie d’électrification de l’Afrique, la Banque s’est résolument engagée à accélérer l’accès à une énergie de qualité et à moindre coût pour les populations africaines. Des interconnexions essentielles de réseaux ont été approuvées par le Conseil d’administration de la Banque : Mali-Guinée, Nigeria-Niger-Bénin-Burkina Faso et Tchad-Cameroun. « Il faut une harmonisation des politiques et aller vers une zone de libre-échange énergétique », a ajouté le président de la Banque.

11 pays concernés

L’initiative Desert to Power couvre 11 pays : Burkina Faso, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Soudan, Djibouti, Sénégal et Tchad. Elle aura un impact significatif sur les conditions de vie de 250 millions de personnes qui devraient avoir accès à l’électricité. L’objectif est d’installer près de 10 gigawatts de capacité solaire d’ici à 2030. Cette initiative se veut une contribution de taille à la réalisation des cinq priorités stratégiques de la Banque, les « High 5 », car l’accès à l’énergie est transversal à tous les secteurs du développement de l’Afrique. Elle est en adéquation avec les Objectifs de développement durable des Nations unies, l’Accord de Paris sur le climat et l’Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique.

Le G5 Sahel est un cadre stratégique de coopération régionale créé en 2014, qui a pour objectif de garantir les « conditions de développement et de sécurité de ses États membres ». Il comprend le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Les pays du G5 Sahel sont persuadés de l’interdépendance entre la sécurité et le développement, notamment dans les services de base (énergie, transport, télécommunications, hydraulique).

Nicolas Bazié

Burkina Demain

La société Eco-Camaco, bientôt opérationnelle

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Les responsables Eco-Camaco et le gouvernement du Congo ont touché du doigt le 12 septembre 2019, le prototype de tracteurs que produira cette société spécialisée dans le montage et la commercialisation des tracteurs. L’usine de montage est située dans la Zone économique spéciale de Maloukou.   

 

 Gilbert Ondongo, ministre de l’économie et du portefeuille public, ainsi que les deux responsables de la société Eco-Camaco (Claude Wilfried Etoka et Cai Jubo) ont visité les installations de l’usine de montage de tracteurs. Un engin témoin servant de prototype a été présenté à la presse ainsi qu’à la forte délégation des participants au 5ème forum Investir en Afrique, conduite par le ministre des Zones économiques spéciales, Gilbert Mokoki. Selon M. Mohamed Samba, « les premiers tracteurs pourraient être disponible au premier semestre de l’année 2020 parce qu’il s’agit de monter, donc on va relativement aller très vite ».

La fiche technique renseignant sur l’usine, indique que sa « capacité de production est évaluée à 3 000 tracteurs par an pour une seule équipe, soit 8 heures de travail par jour. Alors que, 6 000 tracteurs par an pour deux équipes, soit 16 heures de travail par jour. Et la production devra atteindre 9 000 tracteurs par an si l’on fait travailler trois équipes, soit 24 tracteurs par jour. »

Satisfaction du gouvernement congolais  

En sa qualité du ministre de l’économie et du portefeuille public, Gilbert Ondongo s’est réjoui de l’aboutissement de ce qui, selon lui, n’était hier qu’un projet et est devenue une société. « Je dois me féliciter de la démarche qui est la nôtre », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Nous avons commencé à concevoir un projet, un accord a été signé en chine. Désormais, la société à une Assemblée générale et un conseil d’administration, les organes qui vont se retrouver pour délibérer et donner de vie réellement à la société », a précisé Gilbert Ondongoen relevant l’intérêt pour le gouvernement de l’appuyer de toute ses forces pour que ce projet soit une réussite et qu’il ne pas soit l’unique, … de sorte que l’agriculture soit réellement et soutenue. « Nous devons le hisser vers le haut pour servir de plateforme pour le développement de notre pays », a encore déclaré le ministre du portefeuille public. Pour lui, « l’agriculture et les ressources naturelles doivent servir de base à l’industrialisation » comme cela est prévu dans le plan stratégique du gouvernement.

Citant sans le nommer, un membre du conseil d’administration de la société, Gilbert Ondongo a rassuré « qu’en octobre, va se tenir le conseil d’administration et on lancerait alors le processus conduisant à la production des tracteurs, outil de développement dans notre pays », a-t-il conclu.

Le 11 septembre 2019, date mémorable

La société Eco-Camaco est née le 11 septembre 2019. Les statuts portant sa création ont été signés à cette date, au centre international de conférence de Kintelé, en marge en marge du 5è forum Invertir en Afrique. Société à capitaux mixte, Eco-Camaco appartient à l’Etat congolais qui y détient 30% de parts dans le capital à Eco Oil, détenant elle aussi 30% alors que Camaco détient 40%. 

Le ministre de l’économie et du portefeuille public, Gilbert Ondongo a signé pour le compte du gouvernement congolais, Claude Wilfried Etoka pour le compte de Eco Oil et Cai Jubo pour Camaco. Eco-Camaco est ainsi créée une année après la signature de l’accord signé, le 8 septembre 2018 à Shanghai, en Chine et qui portait sur le projet de création de la société.

Wilfrid Lawilla/Brazzaville

Burkina Demain

APMP : «Le train de la réconciliation nationale est en marche”

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Les responsables de l'APMP animateurs de la conférence de presse

A l’occasion de la journée d’activités des partis de la mouvance présidentielle, l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a effectué un voyage à Kaya, ce jeudi 12 septembre 2019. Objectif, animer de prime à bord, un point de presse  sur la situation du pays, et ensuite procéder à une remise de vivres aux déplacés internes venus de divers horizons.

Les responsables de l’APMP animateurs de la conférence de presse

Conduite par Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’UNIR\PS et Clément Sawadogo, ancien ministre de la sécurité, l’APMP s’est entretenue avec la presse, ce jour 12 septembre à Kaya, Chef-lieu de la région du centre Nord. Avant d’aborder le sujet proprement dit, Bénéwendé Sankara a tenu a informé que malgré les conditions difficiles que traverse le pays, des acquis ont permis d’améliorer les conditions de vie des populations. Et, a-t-il ajouté, le train de la réconciliation nationale est en marche avec le début du triptyque vérité, justice et réconciliation.

«Marche-meeting de l’UAS inopportune”

Le « zuloèega » ou le véritable problème que connait la nation burkinabè est connu de tous: l’insécurité grandissante et la psychose ont plongé les populations dans le désarroi. A ce niveau, l’APMP a lancé un appel au peuple burkinabè les invitant à capitaliser l’esprit de l’insurrection populaire passée, à produire et fédérer la même énergie en tant que peuple uni et solidaire, pour apporter une réponse cinglante aux terroristes.

Autre point abordé au cours de la conférence de presse, la marche-meeting de l’Unité d’action syndicale (UAS) prévue pour le 16 septembre prochain. Une marche que Bénéwendé et son co- conférencier ont jugé inopportune et illégale. Pour eux, comment comprendre que dans une situation sécuritaire pareille, où les gens réfléchissent profondément pour trouver des solutions idoines face au mal, des syndicats se donnent le plaisir de vouloir marcher pour engendrer d’autres problèmes auxquels il va falloir y faire face.

Don de 10 tonnes de vivres aux déplacés

Si la lutte des travailleurs et leurs revendications  de meilleures conditions de travail sont légitimes, dit monsieur Sankara, elles ne sauraient occulter la nécessité d’une sacrosainte alliance, pour la lutte contre le terrorisme qui est la négation de la liberté et de la démocratie, au nom desquelles s’expriment avec aisance et suffisance, certains acteurs sociaux. A cet effet, il a proposé une table de dialogue plutôt qu’une marche-meeting.

La journée de ce jeudi à Kaya a été salvatrice pour les nombreux déplacés qui avaient du mal à se nourrir. En effet, comme le disait le maître de cérémonie, <nous ne sommes pas venus faire seulement une conférence de presse, nous avons jugé bon de vous venir aide>. Cette aide est constituée de 10 tonnes de vivres (riz, haricot, maïs), de cartons d’huile, du savon et des draps.

La question de savoir si cet acte justifie une campagne électorale vu que les élections sont pour bientôt, Clément a répondu par la négative. A l’écouter, <il n’y a rien de campagne électorale parce que s’il s’avérait que tel était le cas, c’est que nous sommes des démagogues>.  A en croire le haut-commissaire Patrice Zorgho, représentant le gouverneur de la région du centre Nord, ce don permettra d’atténuer le déficit alimentaire de ces déplacés forcés. Les activités ont été closes par la visite d’un site de déplacés, dans l’école Louda du secteur n°4 de la ville Kaya.

Nicolas Bazié

Burkina Demain