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 Déplacés internes : Christophe Dabiré en parle avec Paulette Lenert

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Au cours de l'audience

Le Premier ministre a reçu ce 21 octobre 2019 à Ouagadougou, Paulette Lenert,  ministre de la coopération au développement et à l’action humanitaire du Grand-duché de Luxembourg Paulette Lenert. Au menu des échanges entre les deux personnalités : la situation des déplacés internes, la coopération bilatérale entre les deux pays.

Au cours de l’audience

Le Premier ministre Christophe Marie Dabiré a reçu en audience dans la soirée ce 21 octobre 2019 à Ouagadougou Paulette Lenert, la ministre de la coopération au développement et à l’action humanitaire du Grand-duché de Luxembourg .

Le Luxembourg réaffirme son engagement aux côtés du Burkina

Au sortir de l’audience

Selon la ministre luxembourgeoise, les échanges avec le PM ont tourné autour de l’état des relations entre les deux pays qui datent depuis une vingtaine d’années. Les domaines prioritaires sur lesquels il faut investir en ce moment concernent le maintien de l’aide au développement et à la coopération.

Par ces temps d’insécurité qui courent, le Luxembourg confirme son engagement auprès du Burkina Faso pour surmonter cette épreuve que le pays traverse. Il y a également l’accompagnement de la jeunesse dans la construction d’un avenir à travers  la facilitation à la création d’entreprises avec pour but d’amener les gens dans l’autonomie.

Cet accompagnement se fera surtout dans le domaine de l’éducation d’urgence par rapport aux populations déplacées en interne, a indiqué  tout en évoquant sa participation à la semaine africaine de microfinance ce 22 octobre 2019.

Pour la ministre Lenert, ces 20 années de coopération, le Luxembourg a été présent dans  l’éducation, le rétablissement des espaces pastoraux et aussi dans l’innovation par le projet d’infrastructure satellitaire avec une entreprise luxembourgeoise qui est leader mondiale dans la communication satellitaire.

Il convient de rappeler que Paulette Lenert a rencontré le Président du Faso et le directeur de la coopération dans la matinée de ce 21 octobre 2019.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain 

Elections de 2020 et 2021 : Concertation du MINEFID avec les PTF

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Le ministre de l'économie se prêtant aux questions des journalistes

Le Ministère de l’économie des finances et du Développement a organisé ce 21 octobre 2019 la table ronde des partenaires techniques et financiers à Ouagadougou avec comme au menu des échanges, le financement des élections de 2020 et 2021 au Burkina Faso.

Responsables du MINEFID et représentants des PTF étaient réunis autour d’une table ronde

Le financement des élections 2020 et 2021. C’est l’objet de la table ronde qui a réuni  ce lundi 21 octobre 2019 à Ouagadougou, responsables du Ministère de l’économie, des finances et du Développement  (MINEFID) les Partenaires techniques et financiers (PTF) ce 21 octobre 2019.

Pour Lassané Kaboré, patron du MINEFID, c’est une rencontre importante pour la vie du pays puisqu’elle porte sur deux grands rendez-vous  de la Nation que sont la présidentielle de 2020 et les municipales de 2021. Des rendez-vous intimement liés à la nature démocratique de l’Etat.

Le ministre de l’économie Lassané Kaboré (micro) se prêtant aux questions des journalistes

Et de rappeler le contexte particulier marqué par l’insécurité dans lequel se préparent ces élections. A l’entendre,  tenir dans ce contexte des élections de qualité sur l’ensemble du territoire national sera la démonstration absolue de la résilience et de la capacité  de notre pays à toutes les intempéries.

Le ministre Kaboré continue en précisant que le corps électoral à l’intérieur du pays est porté à plus de 10 millions électeurs,  selon des chiffres de la CENI.

L’autre défi majeur à relever

Réussir la participation de la diaspora aux élections de 2020 est l’autre défi majeur que le Burkina Faso se doit de relever. Les défis sont énormes, a-t-il indiqué.

La présente table ronde à un double objectif. Tout d’abord présenter aux PTF un état des lieux exhaustif des besoins techniques et logistiques ; et ensuite examiner les possibilités d’accompagnement pour le financement de ces élections de 2020 et de 2021.

Une mission d’évaluation des besoins du Burkina

Selon Metsi Makhetha la président de la troïka des PTFs du Burkina Faso, c’est suite à la lettre du Premier ministre du Burkina Faso sollicitant l’accompagnement des nations unies pour l’organisation d’élections présidentielle et législatif, municipaux et du referendum prévu en vue qu’une mission d’évaluation des besoins électoraux a séjourné à Ouagadougou du 24 juin au 02 juillet 2019.

Disponibilité réaffirmée du système des Nations unies

Et comme recommandations issue de cette mission, a-t-elle poursuivi, on note la promotion de la parité et la participation effective des femmes à la vie politique et aux institutions nationales, à la communauté internationale ;l’accompagnement coordonné aux autorités burkinabé en vue de la tenue comme prévu d’élections crédibles qui contribueront à la consolidation de la démocratie ; aux nations unies ;  une assistance aux institutions nationales et au gouvernement pour l’organisation de ces élections.

Pour conclure ses propos, Metsi Makhetha a renouvelé leur disponibilité à accompagner le gouvernement dans l’organisation d’élections paisibles, transparentes, inclusives et crédibles.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Quelles solutions pour mettre fin aux mariages précoces dans votre pays ?

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Image d'illustration

Selon l’indice de capital humain mis au point par le Groupe de la Banque mondiale, en 2018 les pays d’Afrique subsaharienne affichent les scores les plus bas du monde en matière de santé, de compétences, de connaissances et de résilience. Ces mauvaises performances rendent compte du niveau élevé des taux de mortalité et de retards de croissance dans la région, ainsi que du faible niveau des acquis scolaires chez les élèves.

Image d’illustration

Afin d’aider les pays d’Afrique subsaharienne à améliorer leur situation, la Région Afrique de la Banque mondiale a lancé le Plan pour le capital humain. Cette initiative fixe des objectifs ambitieux : réduire la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans pour parvenir à sauver cinq millions de vies, prévenir les retards de croissance chez 11 millions d’enfants et accroître de 20 % le niveau des apprentissages chez les filles et les garçons.

Le plan fait aussi de la lutte contre les mariages et les grossesses précoces une de ses priorités. Comme le rappelle Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, « le taux de fécondité chez les adolescentes d’Afrique subsaharienne est de 102 naissances pour 1 000 filles âgées de 15 à 19 ans, soit trois fois plus qu’en Asie du Sud. Non seulement ces maternités précoces ont des effets néfastes sur les adolescentes et leurs enfants, mais elles nuisent aussi à la croissance économique. »

L’Afrique subsaharienne est la région du monde où la prévalence des mariages d’enfants est la plus élevée : près de quatre jeunes femmes sur dix ont été mariées avant 18 ans et ont vu leur enfance volée. Les mariages précoces posent un problème moral, et ils ont aussi des conséquences négatives sur le développement. Une fille mariée trop jeune aura en général des enfants tôt, mettant ainsi en danger sa santé, et elle sera plus susceptible d’abandonner ses études. Son manque de compétences et de qualifications la pénalisera sur le marché du travail, ce qui réduira ses revenus potentiels à l’âge adulte.

Selon des estimations portant sur 12 pays d’Afrique, les mariages d’enfants représentent un manque à gagner de 63 milliards de dollars en termes de revenus et de capital humain. La lutte contre cette pratique est par conséquent un enjeu de développement crucial pour tous les pays d’Afrique subsaharienne.

Et c’est la raison pour laquelle votre avis nous intéresse. Faites-nous part de votre point de vue en répondant à cette question : quelles solutions pour mettre fin aux mariages précoces dans votre pays ?

Source : Banque mondiale (Concours #Blog4Dev 🙂

CDP : Les sanctionnés prêts à réintégrer les rangs

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Les sanctionnés CDP au cours de leur point de presse

Le 22 septembre 2019 dernier, lors d’un congrès extraordinaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), il avait été décidé de la suspension et de l’exclusion de certains cadres et militants du parti. Mais suite aux lettres du président d’honneur dudit parti, l’ancien Président Blaise Compaoré, qui demande à ce que les sanctions soient rapportées, les sanctionnés après 1 mois de bisbilles, ont décidé, lors d’un point de presse tenu, ce 21 octobre 2019 à Ouagadougou, de réintégrer les rangs.

Les sanctionnés CDP au cours de leur point de presse

Les sanctionnés du CDP se sont entretenus avec les hommes de média ce lundi matin à Ouagadougou. « Nous avons souhaité vous rencontrer dans le but de vous donner des informations claires et précises, sur les derniers développements de la crise qui a donné lieu aux sanctions et, singulièrement, sur les dispositions que nous avons prises pour donner suite aux orientations qui ont été fixées par le président d’honneur du CDP Blaise Compaoré, à l’occasion des concertations des 8 et 9 octobre 2019 à Abidjan », a précisé Léonce Koné, un sanctionné, avant de déplorer qu’il est indécent pour un parti politique qui a géré le pouvoir d’Etat et aspire à assumer encore cette responsabilité, de donner l’impression qu’il n’est préoccupé que par des luttes intestines sur le choix de son candidat à l’élection présidentielle.

La main salvatrice de Blaise Compaoré

Pour mieux comprendre les propos de Léonce Koné dans sa déception, il fallait avoir un dictionnaire Larousse auprès de soi afin d’avoir une idée claire sur certains termes qu’il a utilisé. Il est normal pour lui qu’un parti qui se veut démocratique connaisse la confrontation d’ambitions antagonistes. Mais, a-t-il poursuivi, ce n’est pas une raison pour exposer à la face du pays et devant les militants, un psychodrame interminable sur les problèmes de leadership au sein du CDP. Après donc que le fondateur du parti Blaise Compaoré soit intervenu, les 22 sanctionnés ont accepté de ‘’revenir à la maison’’. Et le démissionnaire Boureima Badini lui, a déjà adressé une lettre à la direction du CDP demandant une réintégration.

CDP, un parti et non une boutique

Quant à Léonce Koné, il a affirmé vouloir repartir dans le parti, tout en soutenant que cela n’exclut pas le fait qu’il a son camp. « Nous avons fait un choix politique », a-t-il dit. Une manière d’avouer qu’il soutient le parti de Kadré Désiré Ouédraogo, lui aussi démissionnaire du CDP. Qu’en est-il pour Kadré Ouédraogo ? Comment vont-ils cohabiter ensemble ? « On verra comment ça va se passer », a répondu monsieur Koné. Mais la vraie question dans cette affaire, c’est de savoir si certains n’ont pas un problème personnel avec le président du parti Eddie Komboïgo ? A cette question, Salia Sanou, un exclu, dira que personne n’a un problème avec monsieur Eddie mais c’est plutôt l’inverse qui sied. « Il gère le parti à lui seul comme bon le semble sans consulter quelqu’un », a-t-il révélé. Et pour conclure, Salia Sanou a martelé que le CDP n’est pas la boutique de Eddie Komboïgo.

Nicolas Bazié                      

Burkina Demain

Nord Burkina : 5 morts, 11 blessés dans des attaques contre les FAN

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Selon un communiqué du chef d’état-major général des armées, 5 éléments des Forces armées nationales (FAN) ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans des attaques terroristes dans le nord du pays, pendant que 11 éléments étaient blessés.  «Dans la nuit du 18 au 19 Octobre 2019 vers trois heures du matin (03 heures), les détachements militaires de Bahn (Province du Lorum) et Yensé (Province du Yatenga) ont été les cibles d’attaques terroristes, quasiment au même moment», précise ledit communiqué.

Toutefois, les FAN attaquées ont réussi à garder le contrôle de leurs positions, «zones de responsabilités respectives». Mieux, «la vigoureuse riposte des unités au contact a permis de repousser les assaillants avant l’arrivée des renforts qui s’est effectué de façon très prompte».

 

Burkina Demain

Primature : Ambassadeur Luc Hallade reçu par Christophe Dabiré

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Ambassadeur Luc Hallade (à gauche) reçu par le Premier ministre Christophe Dabiré lors d'une audience à la Primature

Le nouvel ambassadeur de la France  au Burkina, Luc Hallade, a été reçu en audience  ce vendredi soir par le Premier ministre burkinabè Marie Joseph Christophe Dabiré. Le diplomate français est venu se présenter officiellement au chef du gouvernement du Burkina.

Ambassadeur Luc Hallade (à gauche) chaleureusement reçu par le Premier ministre Christophe Dabiré

Ce 18 octobre 2019 à la Primature, le poignet de main était serré entre Luc Hallade et Christophe Dabiré, respectivement, nouvel ambassadeur de France au Burkina et Premier ministre du Burkina.

A sa sortie de la salle d’audience, l’ambassadeur France a dit vouloir travailler avec le Premier ministre et les autorités en général, de la manière la plus étroite et de la plus confiante.

L’ambassadeur Hallade se confiant à la presse à l’issue de l’audience

Et d’avouer à l’issue de l’entretien que le PM Dabiré s’est senti rassuré et heureux de sa volonté de faire en sorte que  les relations entre le Burkina et la France soit fluides et directes.

«Je le considère comme un ainé, quelqu’un qui peut guider mes pas ici au Burkina, parce qu’il connait mieux le pays que moi, je ne pourrai jamais bien le connaître plus que lui. Donc, avec son aide, son appui et conseil, je pourrai faire un mandat fructueux au Burkina », a conclu Son Excellence Hallade.

Rappelons que le nouveau représentant du Président Emmanuel Macron est celui-là même qui a remplacé l’ancien Ambassadeur Xavier De Cabanes. Aussi a-t- il jugé bon de faire le tour des différents ministères pour se faire connaître et réaffirmer l’engagement et la volonté de son pays à être auprès du pays des hommes intègres.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Efficacité énergétique et ER : Des journalistes ambassadeurs

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Photo de famille des officiels et des participants de la formation initiée par l'ANEREE

Les 72 heures de formation et de sensibilisation des journalistes et communicateurs sur l’efficacité énergétique et les Energies renouvelables  (ER)  initiées par l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), ont pris fin ce vendredi 18 octobre 2019 sur des notes de satisfaction. Remise d’attestations aux participants et allocution du directeur général de l’ANEREE Issouf Zoungrana, ont ponctué cette clôture.

Le DG de l’ANEREE Issouf Zoungrana, exhortant les participants à être des bons ambassadeurs de la cause de l’efficacité énergétique et des ER

Initiée par l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), pour une durée de trois jours, la formation des acteurs de l’information et de la communication sur l’énergie a pris fin dans la soirée de ce 18 octobre 2019 à Ouagadougou. Les trois jours de formation selon le directeur général de l’ANEREE, Issouf Zoungrana, ont permis de dérouler des modules sur le volet efficacité énergétique.

Et comme efficacité énergétique signifie utiliser de façon rationnelle l’énergie dont on dispose, le DG de l’ANEREE a fait savoir qu’il y a à cet effet, des comportements à cultiver et à partager avec les populations. Il croit que pour sensibiliser et informer les citoyens, le canal le plus approprié est la communication. C’est pourquoi, le DG Zoungrana attend des participants qu’ils soient de bons ambassadeurs et participent à la sensibilisation des populations sur les questions d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.

Un apport à la spécialisation des journalistes sur les ER et l’EE

Pour Grégoire B. Bazié, participant, par ailleurs président de l’association des Journalistes et communicateurs pour les énergies renouvelables et le développement durable (JED), on ne peut pas se spécialiser tant qu’on n’a pas la formation requise en matière d’énergie. Donc pour lui, il est important que les journalistes soient outillés sur la maîtrise du jargon, des termes du domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

C’est ce qui va leur permettre de faire de bonnes productions. Si cela est bien fait au niveau du Burkina, a-t-il poursuivi, ils pourront exporter leurs expertises à l’extérieur. Et c’est là, a-t-il dit, toute l’importance de la présente initiative de l’ANEREE qui prend en compte l’un des objectifs majeurs de la JED à savoir la spécialisation des journalistes et des communicateurs  sur ces questions d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique.

5000 jeunes à former sur les ER

Photo de famille des officiels et des participants de la formation initiée par l’ANEREE

Déterminée pour atteindre ses objectifs, l’ANEREE a également initié un projet de formation de 5000 jeunes dans le domaine des Energies renouvelables (ER) et de l’Efficacité énergétique (EE) dont les niveaux d’études sont le CEP, BEPC, BAC et des diplôme universitaires.

Ces jeunes en croire Nestor Noufé, directeur de mobilisation des ressources et du plaidoyer, seront former et insérer dans le secteur des ER et EE. « Nous allons les former et les convaincre de rester dans les villages les plus reculés pour qu’à leur tour, ils puissent former et sensibiliser les habitants de leurs localités », a-t-il conclu.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Communauté musulmane : Une AG de crise les 26, 27 et 28 octobre à Bobo

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Face à une crise interne, le premier vice-président du Bureau exécutif permanent de la communauté musulmane du Burkina Faso (BEP CMBF), convoque les membres statutaires de la CMBF à une Assemblée générale extraordinaire des 26-27 et 28 octobre 2019 à Bobo-Dioulasso. C’est la teneur du présent communiqué de presse.

«Bureau exécutif permanent de la communauté musulmane du Burkina Faso (BEP-BF)

Comité d’organisation de l’Assemblée générale extraordinaire des 26-27 et 28 octobre 2019

Communiqué de presse

De par la grâce d’Allah, très miséricordieux, tout miséricordieux.

Assalamou aleikoum warahmatoulay wabarakatouhou 

Le premier vice-président du Bureau exécutif permanent de la communauté musulmane du Burkina Faso (BEP CMBF),

Vu les statuts et règlement intérieur de la communauté musulmane du Burkina Faso qui stipulent :

Statuts, article X.

 L’assemblée générale se réunit tous les cinq ans en congrès à la date et au lieu fixés par le bureau exécutif permanent.

Il peut se réunir en session extraordinaire sur initiative du bureau exécutif permanent ou à la demande d’au moins du tiers (1/3) des comités provinciaux.

Vu les demandes de trente-quatre (34) comités provinciaux transmises au président du bureau exécutif permanent par voie d’huissier les 19 février, 26 et 29 mars 2019, ayant toutes pour objet : « demande de convocation d’une assemblée générale extraordinaire de notre organisation » ;

Vu la lettre du 23 mars transmise par voie d’huissier le 29 mars 2019, ayant pour objet : « convocation d’une assemblée générale extraordinaire » adressée au président du bureau exécutif permanent en application de l’alinéa 2 de l’article X de nos statuts visé ci-dessus,

Vu que cette demande est restée sans suite,

Considérant les conclusions la médiation infructueuse menée par la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB),

Vu que le président persévère dans l’inobservation de nos statuts et règlement intérieur ;

En application des dispositions suivantes de notre règlement intérieur, notamment les articles 25 et 26 ci-dessous,

ARTICLE 25: le président du BEP dirige la CMBF. Il le représente en tout lieu et en toute circonstance. Il veille à l’observation scrupuleuse des statuts et du Règlement Intérieur.                                                                                                                                                        ARTICLE 26 : les vices président suppléent le président dans ses fonctions ; ils le remplacent en cas d’empêchement,

Confirme :

A l’attention des membres statutaires de l’Assemblée générale, la convocation d’une assemblée générale extraordinaire les 26-27 et 28 octobre 2019 à Bobo Dioulasso.

Il rassure l’ensemble des musulmans et particulièrement les membres et sympathisants de la communauté musulmane, tous les membres désignés pour prendre part à l’assemblée générale de Bobo que nous observons et appliquons scrupuleusement nos statuts et règlement intérieur. Vous êtes tous témoins du fait que notre bureau exécutif permanent ne s’est plus réuni depuis janvier 2018 ; soit (21) vingt et un mois, alors que nos statuts disposent que :

 

Article XV.                       SESSIONS

 

Le bureau exécutif permanent assure le fonctionnement quotidien de l’organisation. Il se réunit une fois par mois en session ordinaire et chaque fois que la nécessité s’impose. Il prépare et propose l’ordre du jour des réunions du conseil national. Il présente à l’AG le rapport moral et financier de la communauté musulmane.

Depuis que nous avons fait transmettre par voie d’huissier les convocations de cette assemblée générale extraordinaire le samedi 12 octobre 2019 ; soit quinze jours avant la date fixée et seize jours avant l’ouverture des travaux, le président du bureau exécutif permanent œuvre à l’échec de cette rencontre qu’il refuse de convoquer.

Dans cette perspective, il a déjà organisé deux rencontres au siège à Ouagadougou les mardi et mercredi 15 et 16 octobre 2019 et transmis des correspondances aux comités provinciaux pour dénoncer la légalité de cette assemblée générale. Il menace de traduire ceux qui convoquent cette assemblée générale en justice, de les faire enfermer et demande aux membres statutaires de ne pas prendre part à cette assemblée générale à Bobo Dioulasso.

Comme vous le constatez, le président du bureau exécutif permanent continue dans le bafouement de nos statuts et règlement intérieur. Pour vous démobiliser, il estime que lui seul est habilité à convoquer une assemblée générale extraordinaire. Nos textes, rappelés ci-dessus, prévoient que les vices présidents suppléent le président dans ses fonctions. Le président refuse sciemment :

– de convoquer les assemblées générales ordinaires statutaires une fois par mois,

– de convoquer l’assemblée générale extraordinaire demandée par plus de deux tiers de comités provinciaux ;

– de donner suite à toutes les correspondances à lui transmises par voie d’huissier ; notamment toutes les demandes des comités provinciaux, la demande convocation de l’assemblée générale extraordinaire, la demande de mise en place du conseil de discipline,

– il ne donne pas suite à la médiation de la Fédération des associations islamiques instituée par son excellence monsieur le ministre d’Etat, ministre en charge du culte.

Aujourd’hui, il veut encore bloquer la tenue de cette assemblée générale statutaire, régulière convoquée pour relancer nos activités. Si vous ne venez pas et ne participez pas à cette assemblée générale, vous aurez conforté le président dans sa volonté de bloquer notre bureau exécutif permanent et de poursuivre sa gestion dans le non- respect de nos statuts et règlement intérieur.

En ma qualité de premier vice-président, président du comité d’organisation, je vous assure que toutes les dispositions sont déjà prises pour le plein succès de notre assemblée générale. Ne cédez pas à cette tentative de démobilisation du président du bureau exécutif permanent. D’avance merci de votre présence effective et de votre contribution à la relance de nos activités.

Lahaoulah walakouata illah bilaha aliyou aziim

Il n’y a de force et de puissance qu’en Allah, le sublime

 

Le 1er Vice-président                                                                                                                             Président du Comité d’organisation

El Hadj Mama SANOU

         Chevalier de l’Ordre National »

Déplacés internes : Le chiffre de plus de 486 000 confirmé par le gouvernement

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La ministre de la solidarité nationale et de l'action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo face à la presse ce jeudi

Le gouvernement par le biais du ministre de la solidarité nationale Marie Laurence Ilboudo/Marshal et du ministre de la communication a tenu, ce 17 octobre 2019 à Ouagadougou, un point de point avec comme objectif d’échanger avec les journalistes sur le plan d’urgent et d’actions du gouvernement en faveur des déplacés internes.

La ministre de la solidarité nationale et de l’action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo face à la presse ce jeudi

Le gouvernement s’est prêté au traditionnel point de presse ce 17 octobre 2019 dans la soirée à Ouagadougou. Pour Marie Laurence Ilboudo/Marshal, ministre de la femme et de la solidarité nationale, le Burkina Faso fait face à une crise humanitaire sans précédent. Le pays enregistre en effet des déplacements massifs de populations dans toutes les 13 régions exacerbées par la récurrence des attaques terroristes à partir de janvier 2019. L’on enregistre selon les 2 conférenciers gouvernementaux, à ce jour 486.360 déplacés internes(PDI) repartis dans toutes les régions du pays, dit-elle, en indiquant que l’assistance alimentaire et en matériels de survie apportée par le gouvernement a coûté 2.155.633.525 F CFA.

Les défis à relever

Pour elle, les défis à relever sont entre autres le renforcement de la cohésion sociale, la sécurisation des différentes localités pour réduire, voire mettre fin aux déplacements des populations, le financement et la coordination des interventions humanitaire.

Comme perspectives, Marie Laurence Ilboudo/Marshal à relever la protection des populations vulnérables (femmes et enfants) et la réduction de l’exposition aux violences sexuelles, l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, l’accès aux soins de santé et la nutrition, l’accès à l’éducation pour les enfants des ménages déplacés dans les zones d’accueil, l’appui aux moyens d’existence et de financement. Durant les échanges avec les hommes de media, la ministre de la femme a martelé que des convois de vivres en destination des populations de koutoukou avaient été attaqués et que koutoukou sera repris.

Commémoration de l’insurrection populaire

Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou face à la presse

L’annonce de la commémoration de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, a été faite par Remis Fulgance Dandjinou, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement. Cette commémoration vise à rendre hommage à nos martyrs, à magnifier le combat pour la liberté et la démocratie et à transmettre par ces moments difficiles un exemple de courage et de maturité qui a animé les Burkinabé durant ces évènements, a-t-il précisé, tout en appréciant le geste de solidarité du peuple ghanéen par la remise de 200 000 dollars ( 110 000.000) pour soutenir le pays dans sa gestion de la crise humanitaire.

Il a conclu son propos en annonçant que le 20 octobre la famille de la presse burkinabè sacrifiera au rituel de la célébration de la journée nationale de la liberté de la presse avec pour thème : comment consolidé la liberté de la presse face à la menace terroriste.

Amir Théophane Tiendrebéogo

Burkina Demain

Afrique : Relever l’énorme défi de l’éducation

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Les participants burkinabè de la vidéo-conférence au siège de la Représentation nationale de la Banque mondiale

Au bureau de la banque mondiale au Burkina Faso, des représentants d’une dizaine de pays africains ont échangé sur la problématique de l’éducation sur le continent, via une vidéo-conférence, dans l’après-midi de ce jeudi 17 octobre 2019. Il était question de voir comment résoudre la crise mondiale de l’apprentissage dans le système éducatif.

Les participants burkinabè de la vidéo-conférence au siège de la Représentation nationale de la Banque mondiale

A l’occasion de la journée de la fin de la pauvreté encore appelée « end poverty day », la banque mondiale a tenu à regrouper nombres de pays africains, ce jour, comme chaque année, pour discuter des problèmes préoccupants qui font l’actualité. Dans le cadre de la stratégie de cette banque pour entretenir une dynamique impulsée par le projet pour le capital humain, le pôle mondial d’expertise en éducation selon des sondages, s’attaquent à l’enjeu capital de la lecture, en lançant une campagne visant à réduire de moitié d’ici 2030, le pourcentage d’enfants qui ne sont pas à mesure de mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

Toujours dans cette lancée, une étude de la Banque mondiale et de l’UNESCO ont montré que le taux des enfants de dix ans incapables de lire et de comprendre un texte adapté, a atteint environ 52% dans les pays en développement, pendant que dans les pays pauvres, le taux de pauvreté d’apprentissages est à 78% contre 8% dans les pays riches. Le rapport indique aussi que les chiffres sont plus écœurants en Afrique subsaharienne, où 86% des enfants en fin de cycle primaire ne sont pas en mesure de lire et de comprendre un texte court. L’ampleur de la pauvreté des apprentissages et la lenteur des progrès des pays à revenu faible et intermédiaire compromettent la réalisation des objectifs mondiaux d’éducation et sapent les efforts déployés pour mettre fin à la pauvreté.

Alors, pour changer la donne, certains trouvent qu’il faut assurer un accès libre et équitable à une éducation de qualité et promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie. Dans le cas contraire, il est ressorti dans le rapport qu’au rythme actuel, la communauté internationale sera dans l’incapacité d’atteindre la cible visant à garantir, d’ici à 2030, l’acquisition des bases de la lecture, de l’écriture et du calcul chez ces enfants en âge de fréquenter le primaire. Voilà pourquoi dans les échanges, certains intervenants ont proposé à ce que les différents Etats s’assurent d’abord de la formation de qualité des enseignants, avant de leurs donner l’autorisation d’enseigner. Pour ainsi dire qu’il est trop vilain qu’un enseignant qui ne comprend lui-même pas bien le français, donne des cours à des enfants qui à leur tour, ne comprennent d’abord rien. Sinon, c’est une bombe à retardement qui peut si elle s’explose, ramener les compteurs à zéro. « C’est un énorme défi à relever », a martelé un intervenant. Et d’ajouter que la lecture est le fondement de beaucoup de compétences.

Afin de galvaniser la lutte contre la pauvreté d’apprentissage et de mieux cibler le soutien en faveur de l’enseignement de base, le groupe de la Banque mondiale a trouvé une nouvelle stratégie. Laquelle stratégie qui va aider à réduire de moitié au moins, le nombre d’enfants ne sachant pas lire à dix ans d’ici 2030. Donc, pour réaliser ce nouvel objectif, les experts du domaine pensent qu’il faudra multiplier par deux les progrès à l’échelle mondiale, mais par deux fois et demie en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

Nicolas Bazié

Burkina Demain