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PIDA 2 : Malabo, une étape importante dans le processus préparatoire

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Lors du premier dialogue politique en 2018 au siège de l'Union africaine à Addis Abeba

L’absence d’infrastructures constitue l’un des obstacles majeurs au développement de l’Afrique. Et selon des récentes données (2018) de la Banque mondiale, les besoins en infrastructures de notre continent sont estimés à 93 milliards de dollars par an. La résolution de cette cruciale question est au cœur de l’action du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA). Ainsi, après Addis Abeba l’année dernière, c’est la capitale équato-guinéenne qui accueille ces 24 et 25 septembre 2019 le deuxième dialogue politique sur la facilitation de sa mise en œuvre. Les réflexions au cours de ce rendez-vous de Malabo seront focalisées notamment sur l’engagement des Etats en vue d’accélérer notamment la réalisation des infrastructures sur le continent.

Lors du premier dialogue politique en 2018 au siège de l’Union africaine à Addis Abeba

«Engagement des Etats pour un développement accéléré des infrastructures régionales et continentales». C’est le thème du deuxième dialogue politique sur la facilitation de la mise en œuvre du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) qui débute ce mardi 24 septembre 2019 à Malabo, en Guinée Equatoriale.

Environs 300 participants venus des quatre coins du continent y sont attendus. Il s’agit notamment des représentants des ministères sectoriels (énergie, transport, eau, technologies de l’information et de la communication), les responsables du développement des infrastructures, les organismes chargés de la promotion des investissements en infrastructures, les communautés économiques régionales, la société civile, le secteur privé, les agences des Nations unies, les jeunes, les femmes, les bailleurs de fonds et les partenaires au développement. Il s’agit de faire de la question des infrastructures, une affaire de tous, sans exclusive. En cela,  Malabo constituera, à la suite d’Addis Abeba en 2018, une étape importante dans le processus préparatoire de la deuxième phase du PIDA qui est prévue pour démarrer en 2021. Cette phase du PIDA qui couvre la période 2021-2030 se veut très inclusive

Des progrès, mais aussi des défis

Il sera également question à Malabo du bilan du Plan d’action prioritaire qui s’achève en 2020. Certes, depuis l’adoption du PIDA en 2012, des progrès notables ont été enregistrés dans les quatre secteurs : mise en place de structures institutionnelle et opérationnelle comme Africa 50 ; la préparation et la réalisation de projets. Mais, beaucoup de défis doivent encore être relevés. Ainsi, sur 433 projets répertoriés en 2012 dans le cadre du plan d’action prioritaire, l’on estime à ce jour environ 32% sont en construction (corridor Abidjan-Lagos en Afrique de l’Ouest, Barrage de la Renaissance en Ethiopie) ou déjà opérationnels (barrage hydroélectrique de Kaléta en Guinée Conakry). Par ailleurs,  16% des 433 projets sont en cours de structuration en vue de passation de marché et 26% sont entre les phases de conception et celles de préfaisabilité et de faisabilité. L’on devrait donc faire en sorte que tous ces succès et difficultés observés servent de leçons pour la mise en œuvre de la deuxième phase du PIDA.

Grégoire B. Grégoire

Burkina Demain

«Desert To Power» : Dans les coulisses de la réunion ministérielle

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Au sortir de la réunion des ministres de l'énergie le 13 septembre 2019 à l'hôtel Laïco de Ouaga 2000. Ils ont posé pour la postérité

Désormais, la lutte contre le terrorisme dans le Sahel passe aussi par celle pour l’accès à l’énergie. Ce changement de paradigme dans l’approche des affaires anti-terroristes a été acté le 13 septembre dernier à Ouagadougou, lors du sommet des chefs d’Etat sur l’initiative «Desert To Power», mise en œuvre avec l’accompagnement de la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres partenaires au développement. Les décisions de ce sommet inédit ont été préparées dans la matinée au cours d’une réunion ministérielle élargie présidée par le ministre burkinabè de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, en présence de ses pairs de Mauritanie, du Mali et du Tchad.  

Au sortir de la réunion des ministres de l’énergie du G5 Sahel le 13 septembre 2019 à l’hôtel Laïco de Ouaga 2000. Ils ont posé pour la postérité

Presque toutes les problématiques relatives au secteur de l’énergie en Afrique sub-saharienne ont été abordées au cours de la réunion des ministres de l’énergie des pays du G5 Sahel tenue dans la matinée du 13 septembre 2019 à l’hôtel Laïco Ouaga 2000, en prélude au sommet des chefs d’Etat de la région sur l’initiative «Desert To Power».

Faible taux d’électrification (autour de 20%) dans la plupart des pays avec une faible part des énergies renouvelables dans le mix énergétique des Etats, à l’exception de la Mauritanie (40%) ; projets souvent mal préparés et peu bancables conduisant à des problèmes de financement ; faible implication du secteur privé et des communautés locales ; lenteurs dans l’exécution des projets énergétiques dans un contexte de forte demande ; faiblesse de coordination des actions (problèmes de communication entre acteurs) ayant un impact négatif sur l’efficacité et les coûts des projets ; faible circulation de l’électricité entre pays voisins (10%).

Tenant compte de ces pesanteurs, les organisateurs –le Burkina et la BAD- de la présente réunion ont tenu à l’élargir à la plupart des intervenants du secteur des énergies et énergies renouvelables pour non seulement donner toutes les chances à la première phase de l’initiative «Desert To Power» de tirer leçon des expériences des uns et des autres ; mais aussi permettre aux différents acteurs d’être au même niveau d’information et de se donner les bonnes idées pour une meilleure conduite de ladite initiative.

Décor bien campé

«Le continent africain affiche les taux d’accès à l’électricité les plus bas du monde, dans un contexte de fragilité, notamment dans la zone du Sahel. En outre, les pays de la zone du Sahel bénéficient d’un potentiel d’irradiation solaire parmi les plus élevés au monde alors qu’ils sont fortement dépendants des énergies fossiles (importées) et des ressources hydrauliques (…) l’irradiation solaire excède 5,5 kWh/m2 dans les 11 pays bénéficiaires de l’initiative», a campé d’entrée de jeu le ministre burkinabè de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, dans son mot introductif aux échanges.

Avant de passer la parole à ses pairs pour parler des expériences de leurs pays respectifs, le ministre Ouédraogo a évoqué le projet YEELEN au niveau du Burkina mais qui peut servir dans le cadre de l’initiative Desert To Power. Le Projet YEELEN va permettre, a-t-il indiqué, d’apporter de l’énergie à 150 000 foyers de 150 villages, soit 100 000 habitants.

Desert To Power unanimement saluée

A la suite du Dr Ouédraogo, le ministre mauritanien du pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed Ould Abdel Fattah, ministre du Pétrole, de l’énergie et des mines ; le ministre de l’énergie et de l’eau du Mali, Sambou Wagué, ainsi que le ministre du pétrole et de l’énergie du Tchad, Mahamat Hamid Koua, ont pris respectivement la parole pour apprécier l’initiative à sa juste valeur.

«Pour la première, on parle d’énergie, au lieu de sécurité. L’énergie est un moteur pour le développement inclusif. Les objectifs de Desert To Power est en parfaite harmonie avec de notre politique nationale. Nos différents pays devraient accélérer sa mise en œuvre. Que cette initiative puisse profiter rapidement à nos populations», a relevé Mohamed Ould Abdel Fattah.

«Il n’y a pas de cadre plus approprié que celui-là (sommet de chefs d’Etat) pour décider de la place de l’énergie dans la lutte contre le terrorisme. L’énergie est un des secteurs stratégiques ; un secteur qui a un impact sur les autres secteurs», renchérira Sambou Wagué dont le pays, le Mali, est à  un taux d’électrification rurale de 24%. Et le ministre tchadien du pétrole et de l’énergie, Mahamat Hamid Koua, d’ajouter pour sa part : «Pour l’accessibilité à l’énergie, il ne faut laisser personne pour compte. L’énergie fait partie de la sécurité, si les populations ont de l’électricité. Le développement de l’énergie permet de sédentariser les jeunes, d’éviter les migrations. Si nous réussissons cette initiative, ce sera un pas important de franchi».

De l’urgence de passer rapidement à l’action

A la suite des ministres de l’énergie, des représentants d’autres importants du secteur dont le représentant résident de la Banque mondiale Burkina Faso, Cheick F. Kanté, la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) du Burkina  Mariam Nikièma, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le directeur général de Africa 50 Alain Ebobissé ou le secrétaire permanent du G5 Sahel, pour ne citer qu’eux ont voix au chapitre.

Les uns et les autres ont également salué l’initiative tout en soulignant l’urgence d’aller rapidement à l’action, à l’image notamment d’Alain Ebobissé d’Africa 50  qui a évoqué l’expérience de l’Egypte en la matière.

Desert To Power, une ambitieuse initiative

Desert To Power est une ambitieuse initiative qui sera mise en œuvre avec l’accompagnement de la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres partenaires au développement. L’initiative vise à transformer les zones désertiques de l’Afrique en de nouvelles sources de production d’énergie électrique mais aussi de production agricole (pompage/irrigation) grâce à l’utilisation de l’énergie solaire. L’initiative prévoit de développer des systèmes de production d’énergie électrique de sources solaire d’une puissance totale installée  de 10 000 MW. Elle devrait permettre de fournir de l’électricité à 250 millions de personnes dans 11 pays que sont : Burkina Faso, Ethiopie, Erythrée, Djibouti, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Soudan et Tchad.

A l’issue du sommet des chefs d’Etat des pays du G5 Sahel du 13 septembre pour lequel la réunion des ministres de l’énergie a été pour beaucoup ; Desert To Power bénéficie du soutien politique pour la mise en œuvre de sa première phase dans les pays du Sahel. Il ne reste donc qu’à passer à l’action pour répondre aux besoins pressants des populations en matière d’accès aux services énergétiques de qualité.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

Ouaga- Paris : Ambassadeur Luc Hallade pour redonner «confiance et aider»

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Luc Hallade, nouvel ambassadeur de la France au Burkina Faso, a pris fonction

A l’occasion de sa prise de fonctions en tant que  nouvel Ambassadeur de la France au Burkina, Luc Hallade, s’est entretenu avec la  presse dans la soirée de ce jeudi 19 septembre 2019 à sa résidence à Ouagadougou. Cette première prise de contact de l’Ambassadeur Hallade avec les Hommes de média lui a permis de décliner sa vision des relations franco-burkinabè et d’affirmer son engagement à travailler à les renforcer dans l’intérêt des populations burkinabè et françaises.

Luc Hallade, nouvel ambassadeur de la France au Burkina Faso, a répondant aux préoccupations de la presse

Que cherche la France ou quel est l’objet de sa présence au Burkina Faso ? C’est l’une des questions auxquelles le nouvel ambassadeur français Luc Hallade a tenu à répondre en premier lieu lors de sa rencontre avec la presse ce jeudi 19 septembre à la résidence de France, à Ouagadougou.

A l’entendre la présence française au Faso se résume à l’aide au développement du pays. La France n’est pas au Burkina pour piller les richesses du Burkina Faso mais pour l’aider à se développer. Et pour corroborer ses propos, il a confié avoir signé dans la matinée des conventions avec l’Association des régions du Burkina et d’autres acteurs du développement.

«Le Burkina est bien vu en France »

Luc Hallade, nouvel ambassadeur de la France au Burkina Faso, a pris fonction

Une façon pour lui de contredire tous ceux qui pensent que la France s’accapare de tout dans ce pays. Le nouveau patron de l’ambassade de France a bien conscience que l’action de son pays souvent  mal décrite  dans des discours anti-français. Et d’indiquer que c’est la France qui est mal vue ici au Burkina, sinon, le Burkina est bien vu en France.

Pour changer cette donne, Son Excellence Hallade veut compter sur les médias pour qu’ils véhiculent la bonne information auprès des populations pour qu’elles sachent véritablement  que la France veut faire pour le Burkina.

«Nous avons besoin de communiquer sur ce que nous faisons ici et je voudrais que vous nous aidiez parce que nous savons bien qu’ici au Burkina Faso, il y’a une grande liberté de presse », a-t-il dit.

Répondant à une question relative à son prédécesseur, le nouvel ambassadeur indique que son prédécesseur, Pierre De Cabanes, est ce qu’il est et  que lui aussi est ce qu’il est, chacun ayant son style et sa particularité d’apprendre les choses. Et que pour ce qui le concerne, il espère apporter sa pierre pour améliorer la compréhension mutuelle, et faire en sorte que la jeunesse arrête de véhiculer quelque part des idées reçues.

«Mandat sous le signe de l’espoir, de l’espérance et de la confiance »

Luc Hallade, nouvel ambassadeur de la France au Burkina Faso, a pris fonction

Concernant la situation sécuritaire du pays, le représentant français au Burkina affirme qu’elle n’est pas bonne.

C’est pourquoi sa préoccupation est de travailler au maximum avec l’Etat du Burkina pour résorber le mal et reprendre le contrôle du pays. Il va falloir selon lui, refonder les relations entre les populations et l’Etat. Il place à cet effet, son mandat sous le signe de l’espoir,  l’espérance et de la confiance.

Une confiance, tout en sachant que le Burkina a renoué ses relations diplomatiques avec la Chine continentale, un concurrent potentiel de la France.

Sur la question, le diplomate français s’est voulu rassurant.  La Chine n’est pas une concurrente en terre burkinabè, assure-t-il. Au contraire, plus le Burkina reçoit d’aide internationale, plus il se portera mieux, parce que, avoue-t-il, le pays est très pauvre.

En tout cas, Ambassadeur  Hallade entend travailler d’arrache-pied pour aider les Burkinabè à venir à bout du terrorisme et du sous-développement.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Burkina : C’est parti pour le championnat national de l’emploi !

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Des candidats à l'emploi dans la fonction publique en pleine composition

Le Ministère de la fonction publique, du travail et de la protection sociale a lancé ce 18 septembre 2019 à Ouagadougou les épreuves de composition aux concours 2019 avec plus d’un million de candidats.

Des candidats à l’emploi dans la fonction publique en pleine composition

Il était 08h20 min lorsque le coup d’envoi de la composition des concours 2019 a été donné par le président du sous centre jury I au Lycée Marien Gouabi en présence des hommes de médias dans la matinée de ce 18 septembre 2019.

Bien avant cela, il a montré aux candidats les sujets dans les enveloppes sellés tout en souhaitant bonne chance aux candidats venu composer conseiller d’économie et développement.

Après avoir rappelé les consignes comme exemple la non-utilisation du téléphone portable pendant la composition ; l’un des surveillant nommé didier qui distillait la bonne humeur a essayé de défroisser l’atmosphère avant de la distribution des sujets.

Au dehors on pouvait voir les hommes en tenues : un cargo de CRS faisant les va et vient. Ces hommes, le visage froissé, kalachnikov a la main, donnaient l’impression de savoir ce qu’ils faisaient.

A la fin de la composition, un des candidats qui a souhaité gardé l’anonymat, a fait remarquer que les années antérieurs ce concours n’existait pas et espère Dieu voulant être admis.

Un autre candidat, par ailleurs ancien de l’UO2 ; se dit satisfait du présent du concours. A la question de savoir pourquoi vous faites ce concours ? il répond qu’il n’y a pas travailler dans le pays et qu’il est venu participé au « championnat national».

Amir Théophane Tiendrébeogo

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 18 septembre 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 18 septembre 2019, en séance ordinaire, de 09 H 15 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– un rapport relatif au respect des principes de bonne gouvernance au Burkina Faso en 2018.

Ce rapport fait ressortir les progrès réalisés en matière de respect de la primauté du droit, de promotion de la transparence et de la responsabilité, de renforcement de la participation et de l’équité, de lutte contre la corruption et de la promotion de la performance. Il relève aussi les insuffisances dans ces domaines et formule des recommandations afin de renforcer la bonne gouvernance au Burkina Faso.

Selon ce rapport, de nombreuses actions ont permis de renforcer le niveau de respect des principes de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques. Les insuffisances constatées ont suscité des recommandations.

Le Conseil a instruit les membres du gouvernement de prendre les dispositions idoines en vue de la mise en œuvre de ces recommandations pour le renforcement de la bonne gouvernance au Burkina Faso.

– un rapport relatif « à la réforme de la fonction publique et à la réorganisation du cadre institutionnel porteur de ces réformes».

Ce rapport fait le constat d’une administration publique restée stationnaire, voire statique malgré les profondes mutations de ses missions, l’évolution du contexte et les défis nouveaux qui en découlent.

Cette réforme vise à exploiter les technologies numériques pour renforcer durablement le développement de notre administration et à mettre en place un dispositif organisationnel à même d’assurer toutes les diligences requises tout au long de la carrière de l’agent public.

Le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre de cette réforme et a instruit les ministres en charge du dossier pour une mise en œuvre réussie en vue d’impulser une nouvelle dynamique d’offres de services publics par la simplification des formalités et des procédures administratives au moyen des approches technologiques et de faciliter les relations entre l’administration et ses clients internes et externes.

 I.1.2. Pour le compte du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

– un décret portant détermination de critères d’identification de la personne indigente.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’une base règlementaire unique d’identification de la personne indigente pour la mise en œuvre cohérente de programmes structurants en sa faveur.

I.1.3. Pour le compte du ministère des Ressources animales et halieutiques :

– un décret portant règlementation de la médecine vétérinaire  traditionnelle au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet d’encadrer l’exercice de la profession du tradipraticien de santé animale, la fabrication et la commercialisation des remèdes comme médicaments à usage vétérinaire, en application de la loi n°48-2017/AN du 16 novembre 2017 portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.

– un décret portant attributions, organisation et fonctionnement de la mise en place de la Plateforme nationale de coordination One Health.

L’approche One Health (une seule santé) a été développée et formalisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). C’est une approche intégrée, multisectorielle et holistique qui met en cohérence les interactions entre les animaux, les humains et les écosystèmes, dans le cadre de la prévention et de la gestion des menaces de santé publique.

L’adoption de ce décret permet le fonctionnement du dispositif de la Plateforme nationale de coordination One Health en vue d’accomplir efficacement ses missions. 

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale a fait au Conseil une communication relative au lancement le 15 septembre 2019, des activités entrant dans le cadre de la commémoration de la fête nationale du 11 décembre 2020 à Banfora dans la Région des Cascades.

Le Conseil félicite les filles et fils de la région pour la mobilisation lors ce lancement et les invite à une appropriation de cet évènement national pour sa réussite.

II.2. Les ministres en charge des Affaires étrangères et de l’Economie, ont fait au Conseil le bilan du Sommet de concertation des Chefs d’Etat de la force G5 Sahel et le sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenus respectivement le 13 et le 14 septembre 2019 à Ouagadougou.

Le Conseil se félicite de la réussite de ces deux sommets tenus à Ouagadougou et remercie tous les acteurs qui y ont contribué.

II.3. Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a présenté au Conseil le bilan à mi-parcours de la Feuille de route de la présidence burkinabè du G5 Sahel.

A la date du 31 juillet 2019, le taux global de réalisation du Plan d’actions de la Feuille de route est de 52%. Ce niveau correspond à la moyenne pondérée des taux de réalisations des quatre priorités et des actions transversales. Ces priorités concernent :

– le renforcement des actions d’opérationnalisation de la Force conjointe ;

– la mise en œuvre des projets prioritaires de développement ;

– le renforcement des capacités du Secrétariat permanent du G5 Sahel ;

– le renforcement de la résilience des femmes et des jeunes, la cohésion sociale et les droits humains.

II.4. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil le bilan des mesures relatives à la consommation des produits locaux par les structures publiques.

Seize (16) départements ministériels ont transmis le point de leur consommation en produits locaux au titre de l’année 2018 et du premier semestre 2019.

La valeur globale de l’année 2018 et du 1ersemestre 2019 est estimée à deux cent six milliards sept cent soixante-deux millions quatre cent quatre-vingt-douze mille douze  (206 762 492 012) F CFA.

En 2017, la consommation globale était de onze milliards sept cent quarante-six millions six cent soixante-sept mille six cent quatre-vingt-dix (11 746 667 690) F CFA. 

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES 

A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte du Conseil supérieur de la communication (CSC)

– Monsieur Wendingoudi Louis Modeste OUEDRAOGO, Mle 110 789 V, Juriste, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions.

B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE

– Monsieur Inoussa DIANDA, Mle 260 182 F, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général de la Province du Zondoma, Région du Nord.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Préfets de département :

Région de la Boucle du Mouhoun

– Monsieur Ouinkouni Richard OUEDRAOGO, Mle 324 921 Y, Secrétaire administratif, Département de Kougny, Province du Nayala.

Région du Centre-Est

– Monsieur N. Timothée ZOMBRE, Mle 260 011 X, Administrateur civil, Département de Garango, Province du Boulgou ;

– Monsieur Roland KI, Mle 238 330 T, Secrétaire administratif, Département de Béguedo, Province du Boulgou ;

– Monsieur Wendpouiré Dieudonné SAWADOGO, Mle 207 760 U, Secrétaire administratif, Département de Komtoega, Province du Boulgou ;

– Madame Sandrine Joséphine Diane DJIMOUDI,   Mle 79 415 C, Département de Niaogho, Province du Boulgou. 

Région du Centre-Nord

– Monsieur Abdoul Kader KONGZABRE, Mle 220 621 K, Administrateur civil, Département de Kaya, Province du Sanmatenga ;

– Monsieur Hamadou OUEDRAOGO, Mle 23 690 T,Secrétaire administratif, Département de Mané, Province du Sanmatenga ;

– Madame Aïcha Olga COMPAORE, Mle 97 401,Secrétaire administratif, Département de Korsimoro, Province du Sanmatenga ;

– Monsieur Ollé KAM, Mle 324 164 V, Secrétaire administratif, Département de Namissiguima, Province du Sanmatenga ;

– Monsieur Tambi ZOUMA, Mle 247 386 Y, Secrétaire administratif, Département de Pibaoré, Province du Sanmatenga ;

– Monsieur Harouna KABORE, Mle 303 432 V, Secrétaire administratif, Département de Naguebingou, Province du Sanmatenga ;

– Monsieur Sibiri NEYA, Mle 112 019 V, Agent public, Département de Sabcé, Province du Bam.

Région du Centre-Ouest

– Siaka OUATTARA, Mle 279 331 F, Administrateur civil, Département de Sapouy, Province du Ziro ;

– Monsieur Elie OUEDRAOGO, Mle 212 098 T,Secrétaire administratif, Département de Bakata, Province du Ziro ;

– Monsieur Ouamadaogo OUIYA, Mle 212 107 W, Secrétaire administratif, Département de Cassou, Province du Ziro ;

– Monsieur Bassirou OUEDRAOGO, Mle 229 939 K,Secrétaire administratif, Département de Gao, Province du Ziro. 

Région du Sahel

– Monsieur Fernand YAMEOGO, Mle 247 386 Y, Administrateur civil, Département de Djibo, Province du Soum.

Région des Hauts-Bassins

– Monsieur Sibiri Bruno TAMALGO, Mle 212 032 S, Secrétaire administratif, Département de Kayan, Province du Kénédougou;

– Monsieur Bia TOPAN, Mle 75 963 G, Secrétaire administratif, Département de Péni, Province du Houet.

Région du Sud-Ouest

– Monsieur Paul Simplice NABI, Mle 76 186 S, Secrétaire administratif, Département de Dissin, Province du Ioba.

 

Région du Nord

– Monsieur Zakaria OUEDRAOGO, Mle 247 333 K, Administrateur civil, Département de Gourcy, Province du Zondoma.

 C.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION 

– Monsieur Tobignaré Jacques GOUBA, Mle 200 455 P, Conseiller des affaires étrangères, 1èreclasse, 2ème échelon, est nommé Consul adjoint à Kumassi (Ghana) ;

– Monsieur Wendpanga Jean Didier RAMDE, Mle 236 366 N, Conseiller des affaires étrangères, 1èreclasse, 3ème échelon, est nommé deuxième Conseiller près Mission permanente du Burkina Faso à New York ;

– Monsieur Michel NONKOUNI, Mle 200 462 P, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé deuxième Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Abidjan (République de la Côte d’Ivoire) ;

– Monsieur Labalo FOROGO, Colonel-Major, est nommé Attaché de Défense à l’Ambassade du Burkina Faso à Abidjan en République de Côte-d’Ivoire ;

– Monsieur Zitiba SAWADOGO, Colonel-Major, est nommé Attaché de Défense à l’Ambassade du Burkina Faso à Bamako en République du Mali.

 D.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

– Monsieur Adama MARE, Mle 97 449 P, Greffier en chef, 1er grade, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Madame Sidpayété Nadine Michelle BAMBARA/SAVADOGO,     Mle 130 250 Y,Magistrat, grade terminal, 4ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Adama NIKIEMA, Mle 59 823 X,Greffier en chef, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Boureima TIROUDA, Mle 111 102 V,Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds d’assistance judiciaire ;

– Monsieur Rasmané SAM, Mle 225 107 K,Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

 E.AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Abdoulaye ILBOUDO, Mle 49 892 W,Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire du Centre ;

– Madame Ahoua KABORE/ILLY, Mle 36 629 B, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 14ème échelon, est nommée Directrice régionale des enseignements post-primaire et secondaire du Centre-Sud ;

– Monsieur Abdou KIRAKOYA, Mle 049 921 X, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire du Plateau-Central ;

– Madame Julienne BENON/YAMEOGO, Mle 14 681 Z, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Centre-Ouest ;

– Monsieur Yacouba SANOGO, Mle 27 254 B, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des Hauts-Bassins ;

– Monsieur André SAYAOGO, Mle 25 879 K, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Nord ;

– Monsieur Zéramoussi HANDE, Mle 54 689 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Houet ;

– Monsieur Ragahi BAZIE, Mle 76 601 V, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Nahouri ;

– Monsieur Drissa SISSE, Mle 20 267 M, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Tuy ;

– Monsieur Arsène Zangbéwenné  BIRBA, Mle 38 561 T, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe,       6ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Yagha ;

– Monsieur Maxime YARO, Mle 33 235 G, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Yatenga.

F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Laurent Blaise KABORE, Mle 49 368 D,Inspecteur divisionnaire des douanes, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Secrétaire permanent du Comité de politique fiscale ;

– Madame Alimata dite Nadège KABORE/PARE, Mle 91 370 W, Conseiller en aménagement du territoire et développement local,  1ère classe, 7èmeéchelon, est nommée Conseiller technique auprès de Madame le ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire ;

– Monsieur Windéyam Vincent de Paul YAMEOGO, Mle 58 689 T, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des engagements du budget de l’Etat;

– Monsieur Moussa KADIO, Mle 51 193 W,Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des actes administratifs ;

– Madame Hawa OUEDRAOGO/SIRIMA, Mle 96 904 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de la programmation et du suivi de l’exécution de la commande publique.

 G.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Soumaïla BARRO, Mle 59 693 F, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de la fonction publique ;

– Monsieur Moctar Séïdou GANAMA, Mle 117 000 K, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et de la législation ;

– Monsieur Niguipanga Séverin TIENDREBEOGO, Mle 214 979 A, Attaché en études et analyses, 1èreclasse, 5ème échelon, est nommé Directeur du contrôle approfondi ;

– Monsieur Yamatien Ibrahim HEMA, Mle 274 159 P, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’organisation des concours ;

– Monsieur Roger Rakiswendé OUEDRAOGO, Mle 212 435 E, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe,                   2ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale du Centre-Sud.

 H.AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

– Monsieur Koumia Alassane KARAMA, Mle 88 788 T, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des médias ;

– Monsieur Jean Louis Ludovic OUEDRAOGO, Mle 76 313 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur régional de la Communication et des relations avec le parlement du Centre-Est ;

– Monsieur Sébastien MONNE, Mle 117 397 Y, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication,  1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Communication et des relations avec le parlement de l’Est ;

– Monsieur Aboubacar TRAORE, Mle 273 008 G, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication,  1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de la Communication et des relations avec le parlement du Sud-Ouest.

 I.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

– Monsieur Bakary SOSSO, Mle 51 702 M, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire des Balé ;

– Monsieur Ousséni KABORE, Mle 82 015 L, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Bam ;

– Monsieur Salfo KARANGA, Mle 85 541 V, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire de la Bougouriba ;

– Madame Delphine BICABA/KANDO, Mle 258 163 M, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée  Directrice provinciale de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Boulkiemdé ;

– Monsieur Rahitaba Désiré Romain COMPAORE, Mle 53 480 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Kadiogo ;

– Monsieur Jean-Paul OUEDRAOGO, Mle 109 118 S, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire de la Komondjari ;

– Monsieur Wendingoudi Justin TIENDREBEOGO, Mle 281 468 K, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Nahouri ;

– Monsieur Zakaria OUEDRAOGO, Mle 85 535 R, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Namentenga ;

– Monsieur Harouna SAWADOGO, Mle 92 432 Z, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1èreclasse, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire de l’Oudalan ;

– Monsieur Ollé KAM, Mle 51 713 L, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 5èmeéchelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Poni ;

– Monsieur Lamoussa VALIAN, Mle 205 366 X, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Sanmatenga ;

– Monsieur Abdou GUEBRE, Mle 55 814 E, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Sanguié ;

– Monsieur Karim DIALLO, Mle 53 525 A, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1èreclasse, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Séno ;

– Monsieur Lassina SOUGUE, Mle 205 427 K, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Sourou ;

– Monsieur Karim ZOUMA, Mle 247 144 H, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Soum ;

– Monsieur Arzouma Norbert KIELEM, Mle 281 467 W, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire de la Tapoa ;

– Monsieur Issouf BAKOUAN, Mle 258 172 P, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 2èmeéchelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Yagha ;

– Madame Wend-Yam Caroline SORGHO/OUEDRAOGO,            Mle 237 931 D, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 3èmeéchelon, est nommée Directrice provinciale de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Yatenga ;

– Monsieur Ousseiny NACANABO, Mle 55 779 U, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1èreclasse, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Zondoma.

 J.AU TITRE DU MINISTERE DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

– Monsieur Pingdwendé Thierry Roland ZIDA, Mle 112 457 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des affaires administratives et financières de la Commission nationale des droits humains (CNDH).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et d’un président aux Conseils d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) au titre du ministère des Infrastructures et de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.                                        

III.2.NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination de Monsieur Ollo Franck Hervé KANSIE, Mle 85 495 H, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures au Conseil d’Administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Naba DABIRE, Mle 25 782 C, Administrateur des services financiers, Président du Conseil d’Administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B.MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur William Alassane KABORE, Mle 49 364 X, Inspecteur divisionnaire des douanes, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’Administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Adama SAWADOGO, en fin de mandat.

 Le Ministre de la Communication et     des Relations avec le Parlement,Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Hadj 2019 : Un bilan à chaud peu satisfaisant

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Les conférenciers face à la presse

Le comité d’organisation du hadj 2019 a convié la presse dans la matinée de ce mardi 17 septembre 2019 à Ouagadougou. Objectif, faire un bilan à chaud du hadj 2019, en entendant le bilan définitif.

Les conférenciers face à la presse

C’est en nombre absolu que les journalistes ont répondu présents à l’appel des boubous blancs, c’est-à-dire, des musulmans, ce mardi matin à Ouagadougou. Du 14 au 27 juillet passé, les pèlerins volaient de Ouaga et de Bobo, pour l’Arabie Saoudite, terre sainte pour implorer la grâce d’Allah. Un mois après, ils ont regagné le Burkina, terre de leurs ancêtres. Quel bilan faut-il faire de ce voyage en terre sainte? Pour Siméon Sawadogo, ministre d’Etat, de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, ces pèlerins sont arrivés au bercail sains et saufs, et le dernier vol à arriver ici, date du 6 septembre passé.

Au départ, 22 vols dont 16 à Ouagadougou et 6 à Bobo Dioulasso étaient dans les airs pour la destination prévue. A bord de ces appareils volants, étaient installés 7246 pèlerins dont 5125 à Ouaga et 2121 à Bobo. Un nombre important enregistré par 76 agences de voyage réparties en quatre groupes. Pour qu’on sente un suivi sanitaire adéquat, l’Etat mis à leurs disposition 15 à 25 agents de santé. Tout ça avec l’appui de l’ambassade du Burkina Faso en Arabie Saoudite et celle de l’Arabie Saoudite au Burkina Faso. Les acquis dans ce voyage selon le ministre sont énormes. Il s’agit notamment du libre choix du transporteur aérien, le départ et le retour très tôt des pèlerins même si leur retour a connu quelques difficultés, le changement de la plateforme d’inscriptions des pèlerins, etc.

Pour ne pas parler de Pierre et oublier Paul, Siméon Sawadogo a aussi relevé quelques difficultés et insuffisances au niveau de l’organisation. Il a par exemple cité l’arrêt tardif des inscriptions des pèlerins, le retard des vols au retour, les multiples modifications des programmes de vol, la non maitrise par certaines agences de la nouvelle formule d’acquisition des visas saoudiens et la mauvaise occupation des tentes à mina par certaines agences.

Mais le ministre de l’administration territoriale a rassuré que des solutions ont été trouvées pour que les éditions prochaines soient mieux que les précédentes, car dit-il, le hadj est assez complexe. Néanmoins, le ministre Siméon Sawadogo croit qu’on peut se réjouir du bon déroulement du pèlerinage dans la généralité. Malheureusement, la joie ne sera pas assez parce que 6 Burkinabè sont décédés là-bas des suites de courtes maladies et de crise. Le bilan définitif sera livré selon eux, à une date ultérieure.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

La 4e édition SAMAO : Le Canada pays invité d’honneur

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Le Ministère des mines et des carrières, la chambre des mines, l’association des carrières du Burkina ont organisé ce 17 septembre 2019 à Ouagadougou une conférence de presse avec pour objectif d’annoncer la tenue de la 4ème édition de la SAMAO sous le patronage du président kaboré.

Les conférenciers, le ministre Oumarou Idani (au milieu) ; à sa droite le président de la Chambre des mines, Tidiane Barry

«Exploitation des ressources minérales et opportunité d’industrialisation de l’Afrique», c’est sous ce thème que se tiendra la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest du 26-28 septembre à Ouagadougou.

A entendre Oumarou Idani, ministre des mines et des carrières, le choix dudit thème tient au fait que malgré le boom minier, donc les performances du secteur des industries extractives, les retombées socio-économiques restent faiblement perçues ; une situation qui pourrait justifier des perceptions sociales négatives et des attentes populaires très fortes vis-à-vis de cette branche d’activités.

La participation du canada

Poursuivant ses propos, il ajoute que le Plan national de développement économique et social (PNDES) sert de base à la réflexion poussée sur le thème dans la mesure où le PNDES à travers ses objectifs spécifiques voudrait accroitre l’impact des mines sur les autres secteurs de l’économie. Dans le même élan, il a annoncé la participation du canada, un grand pays minier comme pays invité d’honneur pour cette 4ème édition.

Pour le ministre Idani, les actifs du canada sur le secteur minier burkinabé se chiffrent à 3,39 milliards de dollars soit environ 2000 milliards de francs CFA ; et sur les 13 mines industrielles en exploitation au Burkina, 7 sont canadiennes et sur les 3 mines en construction, 2 sont canadiennes. Toutes choses font de ce pays, le premier investisseur minier au pays des hommes intègres, a-t-il poursuivi en ajoutant qu’une série d’innovation a été introduite par le comité national d’organisation de la SAMAO 2019.

Des innovations

Et comme innovations, on peut mentionner l’instauration d’un concours du meilleur stand et l’implication forte du ministère en charge du commerce dans l’animation des débats. Concluant ses propos, il a lancé un appel aux professionnels du secteur, aux investisseurs miniers nationaux et internationaux, aux opérateurs économiques, aux banques et établissements financiers, aux fournisseurs de biens et services miniers, aux organisations de la société civile, aux chercheurs et aux étudiants qui souhaitent prendre part à l’évènement, à s’inscrire et à apporter une contribution actives à cette importante manifestation.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Economie congolaise : Le FMI note déjà des signaux positifs

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Le Fonds monétaire international (FMI) a effectué, du 10 au 16 septembre 2019, à Brazzaville, sa première mission de préparation de la mission de revue du Programme qui aura lieu vers octobre-novembre.

Cette première visite, courte qu’elle soit, s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la prochaine mission pour la revue semestrielle du Fonds monétaire international (FMI) au Congo. Au terme de ladite mission, le chef de la délégation du FMI, Alex Segura-Ubiergo, s’est félicité de l’amélioration de la situation économique du Congo: « Après 3 ans de récession, les premiers signaux d’amélioration de l’économie congolaise s’observent ».

Deux mois après la signature, par le Conseil d’administration du FMI, cette réunion technique entre la délégation du Fmi et le gouvernement congolais est une façon pour le Fmi de venir toucher du doigt l’état de sa mise en œuvre.

Cette mission a permis également à la délégation du FMI d’échanger avec l’argentier congolais, Calixte Nganongo, sur les prévisions de croissance, sur le budget de l’Etat. « Nous avons regardé ensemble la possibilité de renforcer le système de recouvrement des recettes hors pétrole, surtout pour pouvoir générer les ressources budgétaires, afin de soutenir les dépenses prioritaires de l’Etat ». a déclaré Alex Segura-Ubiergo.

Le chef de la délégation du FMI pense qu’il est trop tôt, après cette première visite, de faire une évaluation de l’ensemble des indicateurs financiers de l’économie congolaise, parce qu’il faudra faire une analyse plus approfondie. « Cependant, nous constatons que la situation économique demeure difficile, mais elle commence à se stabiliser », a-t-il expliqué.

Certes, le secteur hors pétrole reste assez faible, tandis que le secteur privé a besoin de renforcer son dynamisme. Cependant, selon Alex Segura-Ubiergo, après 3 ans de récession, les premiers signaux d’amélioration et de récupération s’observent. Il estime qu’avec la mise en œuvre du Programme économique du gouvernement congolais, y compris le plan d’apurement d’arriérés intérieurs, et au fur et à mesure que le gouvernement commence à augmenter les dépenses sociales, la situation économique devrait s’améliorer.

A titre de rappel, le Programme triennal conclu le 11 juillet dernier avec le Fonds monétaire international prévoit des revues semestrielles. Mais, tous les 3 ou 4 mois, la délégation du FMI effectuera le pays pour faire une évaluation. Le Fonds monétaire international, au cours de sa mission du mois de novembre prochain, fera une évaluation avec le ministère des finances et du budget. Et, si tout se passe bien, elle passera à un nouveau décaissement, au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) de ce Programme, a conclu Alex Segura-Ubiergo.

Wilfrid Lawilla/ Brazzaville

Burkina Demain

L’innovation et la technologie agricoles, la clé de la réduction de la pauvreté

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Selon la Banque mondiale, l’innovation et la technologie sont la clé de la réduction de la pauvreté dans les pays en développement. C’est la teneur du présent communiqué de presse   en date du 16 septembre 2019.

«Pays en développement : l’innovation et la technologie agricoles sont la clé de la réduction de la pauvreté           

WASHINGTON, 16 septembre 2019 — Les pays en développement doivent radicalement accroître l’innovation agricole et l’utilisation de la technologie par les agriculteurs pour éliminer la pauvreté, répondre à la demande croissante de denrées alimentaires et surmonter les effets négatifs du changement climatique. C’est le constat d’un rapport de la Banque mondiale publié aujourd’hui sous le titre Harvesting Prosperity : Technology and Productivity Growth in Agriculture 

La stagnation relative de la productivité agricole durant les dernières décennies, particulièrement en Asie du Sud et en Afrique où vit la grande majorité des populations pauvres, montre combien il est nécessaire de trouver de nouvelles idées pour améliorer les moyens de subsistance en milieu rural. D’après le rapport de la Banque, la relance de l’investissement dans l’accroissement et l’adoption de nouvelles connaissances pourrait contribuer à engendrer de substantiels gains de productivité agricole, donc de revenus.

Les auteurs du rapport constatent que près de 80 % des populations extrêmement pauvres de la planète vivent en zone rurale et que nombre d’entre pratiquent l’agriculture.  En conséquence, la lutte contre la pauvreté doit être fortement axée sur l’augmentation de la productivité agricole, qui a plus d’impact que n’importe quel autre secteur sur la réduction de la pauvreté — environ deux fois plus que l’industrie manufacturière.

« En stimulant la productivité dans le secteur agricole, il est possible de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité tout en permettant à un plus grand nombre de personnes de quitter la ferme pour pratiquer d’autres activités en ville. Cette démarche exige une réforme générale des systèmes nationaux d’innovation agricole, une plus grande efficacité des dépenses publiques et le développement de chaînes de valeur agricoles inclusives dans lesquelles le secteur privé joue un rôle accru », estime Ceyla Pazarbasioglu, vice-présidente pour les questions de croissance équitable, de finance et d’institutions à la Banque mondiale. « Les nouvelles technologies améliorent l’accès à l’information, aux financements et aux services d’assurance — tout en réduisant leur coût — dans tous les secteurs, y compris le secteur agricole. Cette approche peut contribuer à améliorer la productivité des exploitants agricoles peu qualifiés, mais seulement avec les capacités et les mesures d’incitation nécessaires pour développer ces technologies et les appliquer à grande échelle. »

Le rapport examine les éléments moteurs et les obstacles en matière de productivité agricole et formule des conseils pragmatiques sur l’action à mener. Selon ses auteurs, alors que les rendements de culture ont sextuplé en Asie de l’Est durant les 40 dernières années et ont ainsi contribué à la réduction spectaculaire de la pauvreté en Chine et dans d’autres pays d’Asie de l’Est, ils ont seulement doublé en Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie du Sud, où, en conséquence, la réduction de la pauvreté a été décevante.

De surcroît, le changement climatique et la détérioration des réserves de ressources naturelles affecteront durement l’agriculture, en pénalisant les populations pauvres et vulnérables, précisément en Afrique et en Asie du Sud.

L’adoption de technologies et méthodes innovantes par les agriculteurs est le principal moteur de l’amélioration de la productivité agricole et de la hausse des revenus. Cette approche permettra aux agriculteurs d’accroître les rendements, de gérer les intrants de façon plus efficiente, d’adopter de nouvelles cultures et de nouveaux systèmes de production, d’améliorer la qualité de leurs produits, de préserver les ressources naturelles et de s’adapter aux dysfonctionnements climatiques.

Le monde est toutefois confronté à des écarts croissants en matière de dépenses de recherche et développement (R&D), bien que le financement public de l’agriculture atteigne de nouveaux sommets. En 2011, l’investissement dans la R&D agricole correspondait à 3,25 % du PIB agricole dans les pays développés contre 0,52 % dans les pays en développement. Parmi ces derniers pays, le Brésil et la Chine ont investi des montants relativement élevés dans la R&D agricole, mais l’Afrique et l’Asie du Sud affichaient le plus bas niveau de dépense par rapport au PIB agricole. En fait, les dépenses de recherche-développement sont en recul dans la moitié des pays africains.

Les pouvoirs publics doivent prendre en considération à la fois la recherche publique et privée et le transfert de technologie pour renforcer leur système global d’innovation La réorientation de l’aide publique actuelle à l’agriculture est l’occasion de revitaliser les systèmes publics de recherche agricole, d’investir dans l’enseignement supérieur agricole et de mettre en place les conditions nécessaires à la mobilisation de la R&D du secteur privé. Pour sa part, le secteur privé peut accélérer l’accès des agriculteurs aux nouvelles technologies. Les entreprises privées contribuent à environ la moitié des dépenses totales de R&D axées sur les besoins des agriculteurs dans les pays développés et jusqu’à un quart dans les grandes économies émergentes telles que la Chine, l’Inde et le Brésil. En matière de politiques et de réglementation, il existe plusieurs façons d’encourager l’accroissement de la R&D privée dans l’agriculture : réduction des entraves à la participation au marché, mesures visant à favoriser la concurrence, suppression des réglementations coûteuses et renforcement des droits de propriété intellectuelle.

« En Afrique et en Asie du Sud, l’agriculture est confrontée à un paradoxe sur le plan de l’innovation. Alors qu’il est prouvé que la R&D et la diffusion des connaissances ont un impact très élevé sur les rendements et la croissance économiques, les dépenses de recherche diminuent dans des zones critiques du monde et les universités et centres de recherche locaux n’arrivent pas à suivre. Les responsables de l’action publique des pays en développement doivent prêter une attention toute particulière à la nécessité de renverser ces tendances et créer des conditions générales plus favorables pour encourager aussi la contribution du secteur privé », déclare William Maloney, économiste en chef à la Banque mondiale pour les questions de croissance équitable, de finance et d’institutions, qui est aussi le principal auteur du rapport.

Les nouvelles technologies de communication rendent l’accès à l’information, aux financements et aux services d’assurance plus aisé que dans le passé, mais les petits agriculteurs se heurtent à des obstacles considérables quand il s’agit d’adopter les nouvelles technologies que produisent ces efforts de recherche.

« La médiocrité des informations sur les nouvelles technologies, l’absence de marchés de l’assurance et des capitaux, le niveau élevé des coûts de transaction sur le marché, l’insécurité qui entoure le régime foncier et le manque d’infrastructures de transport entravent l’adoption et la diffusion de nouvelles technologies parmi les agriculteurs », déplore Martien Van Nieuwkoop, directeur au Pôle mondial d’expertise en agriculture et alimentation de la Banque mondiale. « Outre l’accroissement des dépenses de R&D, il est nécessaire de déployer des efforts soutenus pour éliminer ces obstacles ».

Le rapport « Récolter la prospérité : technologie et productivité dans l’agriculture » est le quatrième volume de la série d’études du Projet sur la productivité de la Banque mondiale. Ces travaux examinent le « paradoxe de la productivité » que constitue le ralentissement persistant de la croissance de la productivité en dépit des progrès technologiques. Pour consulter le rapport et les produits connexes (en anglais).

Contacts :

À Washington : Indira Chand, +1 (202) 458-0434, +1 (703) 376-7491

Pour de plus amples renseignements, consulter le site http://www.worldbank.org/ »   

Terrorisme : «La solution ne viendra pas de l’extérieur mais de l’intérieur»

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Le ministre Séni Ouédraogo

A l’occasion de la commémoration du quatrième anniversaire de la résistance victorieuse au putsch du 16 septembre 2015, le ministre de la fonction publique Séni Ouédraogo et l’avocat au barreau Guy Hervé Kam ont animé un panel ce lundi 16 septembre 2019 à Ouagadougou.

Le ministre Séni Ouédraogo pense que la solution ne viendra pas de l’extérieur

«An 4 de la résistance au putsch du 16 septembre 2015: Devoir de mémoire, droits et devoirs des citoyens dans la lutte contre le terrorisme>, c’est sous ce thème que les deux panélistes ont débattu, ce lundi soir au CENASA. Vu que le dossier du coup d’Etat est maintenant classé Me Guy Hervé Kam avoue que le sujet est complexe, donc il ne faut pas trainer les pas là-dessus. Parlant du terrorisme, le Pr Séni Ouédraogo affirme que les terroristes recherchent des couloirs ou voies commerciales pour écouler des produits trafiqués. Alors, comment faciliter ce trafic? Il faudrait dégager un espace territorial et cela s’accompagne par les crimes transfrontaliers et le trafic d’êtres humains, vision des terroristes.

Pour donc combattre ce phénomène, Séni Ouédraogo pense qu’il faut être des acteurs communs, préserver l’intégrité du territoire, c’est-à-dire devenir auxiliaire de l’armée en renseignant les FDS et répondre au devoir patriotique de la mobilisation. Et pour arriver au sommet de l’échelle, dit-il, <nous devons compter sur nous-mêmes parce que la solution ne viendra pas de l’extérieur mais de l’intérieur>. Mais malheureusement au Burkina Faso, au lieu de savoir lire entre les lignes face à ce fléau, chacun est devenu spécialiste de tout et de rien.

Me Hervé Kam

A écouter Hervé Kam, avocat de la partie de la société civile lors du procès du putsch, la résistance aux putschistes a été au service de la démocratie et cela a permis d’aboutir  à des élections libres et transparentes. Il a par exemple martelé que le terrorisme est un ennemi de la démocratie et de l’Etat de droit et vice-versa. Concernant le putsch, le président de l’association des blessés de l’insurrection Franck Sia a laissé entendre qu’on ne peut pas comprendre que des gens soient morts pour une cause et au lieu de lutter pour cette cause d’autres se permettent de faire passer leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général.

Jean Conombo

Burkina Demain