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8ème FILEP : du 25 au 28 septembre 2019

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Ce communiqué de presse du Centre natonal de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) est relatif à la tenue du 25 au 28 septembre 2019, de la huitième édition du Festival international de la liberté d’expression et de presse (FILEP)

«COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Centre National de Presse Norbert Zongo a le plaisir d’informer le monde des médias et les défenseurs des droits humains de l’Afrique que la huitième édition du Festival International de la Liberté d’Expression et de Presse (FILEP) se tiendra du 25 au 28 septembre 2019 à Ouagadougou. Ce rendez-vous biennal aura pour thème cette année : « Des plumes, des micros et des caméras pour une Afrique libre et unie»

Comme les précédentes éditions Le FILEP 2019 réunira environ 200 participants du Burkina Faso, d’Afrique et d’ailleurs. Il s’agira des représentants d’organisations des Editeurs de presse, de journalistes, de la Fédération Africaine des Maisons et Centres de Presse (FACMP), d’organisations des droits des médias, de défense des droits humains, des personnalités importantes des médias, etc.

Au programme de cette édition :

  • Le 25 septembre 2019 : la cérémonie d’ouverture du Filep sous le patronage du Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso.
  • Du 25 au 27 septembre 2019 au CBC : le colloque international sur le thème du festival avec plusieurs sous thèmes qui constitueront des panels de débats avec une conférence inaugurale du Prof Théophile OBENGA.
  • Le 27 septembre 2019 à 20h dans le pavillon de la créativité du SIAO : Gala de remise du Prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation et le Prix du concours international en photos et caricatures
  • Du 25 au 30 septembre 2019 : l’exposition photos et caricatures de presse au Centre National de Presse Norbert Zongo
  • Des visites touristiques des lieux historiques
  • Des émissions Radio et plateaux télé.
  • Des rencontres professionnelles et ateliers divers sur la sécurité des journalistes et des médias
  • Le concert live de clôture le samedi 28 septembre à 20h au CENASA avec plusieurs artistes de renommée dont Didier AWADI du Sénégal.

Pour plus d’informations, prière contacter le secrétariat du FILEP au 25 34 41 89 / 25 34 37 45 / 70 25 85 08 ou par mail à cnpress@cnpress-zongo.org /cnpnzongo@gmail.com

Vive la liberté d’Expression et de la Presse !

Pour le comité de Pilotage

Boureima OUEDRAOGO

Président du Comité d’organisation »

Gros plan pont rail Brazzaville-Kinshasa

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Côté république du Congo, Le raccordement se fera au niveau du village de Yie

Comme annoncé, la visite du site du pont rail Brazzaville- Kinshasa le 5 septembre dernier a été l’un des moments forts de la session de formation des journalistes et communicateurs du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA). Pleins feux sur ce projet prioritaire du PIDA qu’est le pont-voie ferrée entre Brazzaville et Kinshasa dont le coût est estimé à 550 millions d’euros.

Les officiels et les journalistes au cours de la visite sur le pont rail

«Montrer des exemples  de projets sur le terrain destinés à faciliter la vie des populations africaines et inciter les décideurs à mettre plus d’accent et de priorités sur ces projets intégrateurs». Ce sont là des propos de Yagouba Traoré, chef de l’unité d’information sur les infrastructures du département Infrastructures et énergie de la commission de l’Union africaine, lors de la visite ce jeudi 5 septembre 2019 du site du pont- rail entre Brazzaville et Kinshasa.

Cette visite a été l’un des moments forts de la session de renforcement des capacités des journalistes et communicateurs du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) tenue du 3 au 5 septembre 2019 à Brazzaville.

Projet prioritaire du PIDA

Le pont- voie ferrée Brazzaville- Kinshasa dont le site a fait l’objet de visite le 5 septembre dernier, est l’un des 433 projets du plan d’action prioritaire du PIDA. Il s’agit d’un ambitieux projet qui va consister à la construction, sur le fleuve Congo, d’un pont route- rail sur le fleuve Congo entre les villes de Brazzaville et de Kinshasa. Selon les explications des techniciens du ministère congolais des transports,  La longueur du pont sera de 1,575 km. A chaque extrémité du pont sera construit un ouvrage qui servira à séparer la voie routière de la voie ferroviaire.  L’accès au pont du côté de la rive droite c’est-à-dire de la République du Congo est d’environ 3 km et du côté de la rive gauche au niveau de la République démocratique du Congo la longueur de l’accès au pont sera d’environ 6, 800 km.

Raccordements de part et d’autre

Côté république du Congo, Le raccordement se fera au niveau du village de Yie

Les raccordements au pont de part et d’autre, se feront, expliquent les experts, de façon suivante :

«Du côté de la république du Congo, le pont sera raccordé sur à la route nationale N°1 sur une longueur d’environ 27 km. Le raccordement se fera au niveau du village de Yie.

Du côté de la république démocratique, le raccordement se fera de Maluku jusqu’à la route nationale N°43 au centre-ville de Kinshasa puisque Maluku est déjà Kinshasa». Il est également prévu la construction de  deux postes juxtaposés de part et d’autre.

Etudes détaillées d’avant-projet  terminées

En termes d’avancement dans sa mise en œuvre,  le projet point- rail Brazzaville-Kinshasa est actuellement au stade de restructuration : restructuration technique, juridique, et financière parce qu’il faut rechercher les fonds pour passer à la phase travaux. Les études d’avant-projet détaillées sont terminées depuis janvier 2017.

«Le mode de financement est PPP (Partenariats public-privé) de type concession. La mission de structuration du projet a été confiée à Africa 50 qui a déjà signé un accord avec la république du Congo et la République démocratique du Congo», a précisé Eleli Alain Alfred de la délégation des grands travaux en république démocratique du Congo.

A la recherche d’un concessionnaire

«Le projet a été monté  comme si c’était des appels d’offres classiques. Or, ce n’est pas le cas. Nous voulons recruter un concessionnaire. Il y a beaucoup d’aspects à revoir pour mieux vendre le projet et avoir un concessionnaire qui va venir avec un financement», a confié M. Batounguidio du ministère des transports de la république du Congo. Et un de ses collègues d’ajouter : «Nous espérons que d’ici la fin  de l’année, le projet de l’accord inter-Etat en cours d’élaboration par Africa 50, sera signé, de même que le contrat de concession. On pense que d’ici décembre, il y aura un forum de donateurs à Johannesburg sur l’accord intergouvernemental. Avant de parler de contrat de concession, il faut que cet accord soit signé».

Rôle de la BAD dans la maturation du projet

Selon Karine M’Bengue, la Banque africaine de développement a joué un rôle clé dans la maturation du projet. En effet, c’est la BAD qui a financé à hauteur de 8 millions d’euros, les études de faisabilité et d’impact environnemental et social. Les résultats de ces études seront confortés et complétés par Africa 50 afin de rendre le projet banquable et attractif aux yeux des bailleurs.

Quant au démarrage du projet, le dernier trimestre de 2020 est avancé par les experts pour une durée de travaux de quatre à cinq ans. Malgré les difficultés annoncées çà et là, ils se montrent rassurants.

«Je ne suis pas politicien, mais techniquement, je sais que le projet avance normalement». Et quand l’on évoque le projet de port en eau profonde du côté de la RD Congo qui semble avoir  les faveurs des autorités kinoises, M. Batounguidio du ministère des transports de la république du Congo persiste et signe : «Le problème est train d’être résolu au niveau intérieur». Il affiche le même optimiste sur la question des impacts socio-économiques sur les populations locales. Nous y reviendrons.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

Infrastructures en Afrique : Des acquis mais encore d’énormes défis

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Si tout se passe bien, dans un peu plus d’un an, en 2021, l’on procédera au lancement de la seconde phase de l’ambitieux PIDA-Programme de développement des infrastructures en Afrique- destiné à favoriser le développement sur le continent à travers la réduction du déficit  infrastructurel dans les secteurs stratégiques de l’énergie, des transports, des eaux transfrontalières et des technologies de l’information et de la communication. Cette question et l’état de mise en œuvre de la précédente phase (plan d’action prioritaire) ont figuré en bonne place au menu de la session de renforcement des capacités des journalistes PIDA tenue du 3 au 5 septembre 2019 à Brazzaville, au Congo.

Les journalistes et communicateurs africains traitant des infrastructures sont un maillon essentiel dans la lutte pour l’atteinte des objectifs de l’ambitieux Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA).

Pour leur permettre de jouer efficacement leur rôle, ces journalistes engagés sur les infrastructures ont bénéficié du 3 au 5 septembre 2019 à Brazzaville, en République du Congo, d’une session de renforcement de capacités.

«L’objectif premier, c’était de faire avec eux  l’état de la mise en œuvre du plan d’action prioritaire du PIDA. Deuxièmement, les informer sur le processus de développement de la phase 2 (2020-2030) et leur montrer un certain nombre d’outils qui leur facilitent le travail dans le reporting sur les infrastructures», a expliqué Yagouba Traoré, chef de l’unité d’information au département Infrastructures et Energie de la Commission de l’Union africaine.

4 000 km de voie ferrée

De la présentation de M. Traoré sur  le bilan de la mise en œuvre du Plan d’action prioritaire du PIDA couvrant la période 2012-2020 ; il est ressorti que la réalisation de 51 programmes et 433 projets étaient envisagée dans les quatre secteurs concernés : énergie, transports, eaux transfrontalières et technologies de l’information et de la communication.

A un peu plus d’un an de la fin de cette première phase, l’on retient entre autres que 16 066 km de route, 4 077 km de voie ferrée, plusieurs ouvrages électriques ont été réalisés. 17 pays africains ont été interconnectés. Inauguré en septembre 2015, le barrage hydroélectrique de Kaléta (240 MW) en Guinée Conakry fait partie des projets PIDA déjà réalisés en Afrique de l’ouest. En outre, toujours sur le volet énergie, 3,506 km de lignes de transmission électriques ont été réalisés.

Le corridor Abidjan-Lagos (1028 km) destiné à générer 75% des échanges économiques dans la région progresse sur le terrain malgré les lenteurs. 112 900 emplois directs et 49 400 emplois indirects ont été créés dans le cadre du PIDA.

Mais, globalement, les résultats du PIDA restent en deçà avec un taux de réalisation des projets estimé à ce jour à 35%, soit au total 143 projets. Un certain nombre de raisons expliquent ce relatif faible taux de réalisation : projets mal préparés, problèmes de financement, lourdeurs administratives. Les projets PIDA sont, faut-il le rappeler,  des projets intégrateurs et impliquent plusieurs pays.

Plus d’informations sur les infrastructures

Et pour tirer les leçons des difficultés de la première phase et se donner les moyens de réussir la seconde phase du PIDA, les journalistes PIDA, se doivent de jouer pleinement leur partition, tout comme les autres parties prenantes. Cela est vraiment important pour l’atteinte des objectifs du Programme, à entendre Sophia Nesri, chargée de communication. D’où donc la présente session de formation à laquelle ont pris part des journalistes venus des 4 coins du continent. Session de formation assurée également par Larban Cliff, consultant.

Réalités des infrastructures en Afrique

«Cette session était indispensable. Elle nous a permis de mettre à jour nos connaissances sur la mise en œuvre du PIDA», confie Ansoumany Camara de la Radio télévision guinéenne, coordonnateur Afrique francophone du réseau des journalistes PIDA. «Cela a été une très belle initiative», a renchéri Alcides du Mozambique.

«Les résultats sont satisfaisants. Nous espérons que les journalistes ont eu des informations sur l’état de mise en œuvre du PIDA. Nous devons continuer de travailler avec eux dans le processus de développement de la nouvelle phase», a indiqué pour sa part Yagouba Traoré, chef de l’unité d’information.

Et comme il est de coutume au PIDA, la  présente session a été une opportunité pour les journalistes PIDA de visiter un projet, notamment le site du projet pont- rail situé entre Brazzaville et Kinshasa, histoire de leur faire toucher du doigt les réalités des infrastructures sur le continent. Nous y reviendrons.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

Verdict du procès du putsch : Le coup du marteau du juge fait rage

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Février 2018- Septembre 2019, cela fait exactement 1 an, 8 mois, que le tribunal militaire de Ouagadougou juge les têtes pensantes du putsch manqué du 16 septembre 2015. Ce 2 septembre 2019 dans la salle des banquets de Ouaga 2000, la sentence finale.

Ce lundi 2 septembre au tribunal militaire de Ouagadougou, que d’émotions dans la salle. Tous les yeux et les oreilles n’attendait que ce que l’on appelle « le verdict final ». Un verdict qui fait multiplier la vitesse des battements cardiaques des accusés. Que va dire le juge ? Va-t-il être sévère ? ou tout sera ‘’no pitié’’ comme le disent certains ? En tout cas, le coup du marteau du juge a sonné et la sentence a été proclamée. Ainsi, les peines retenues contre les accusés sont de plusieurs catégories selon la gravité des infractions. Mais après avoir mis l’assistance au parfum des charges retirées contre certains accusés pour infractions non constituées, le président du tribunal Seydou Ouédraogo livré le verdict tant attendu aussi bien par les accusés eux-mêmes, que par les victimes et le peuple burkinabè. Alors, le général Gilbert Diendéré considéré comme le patron du coup d’Etat contre le président Michel Kafando et son gouvernement a écopé 20 ans de prison ferme avec déchéance de ses médailles d’honneur. Le général Djibril Bassolé lui, a été condamné à 10 ans de prison ferme avec aussi déchéance de ses médailles d’honneur.

De nouveaux visiteurs à la MACA

Pour ce qui concerne L’adjudant-chef Roger Koussoubé dit Touareg et le sergent-chef Laoko Zerbo, ils ont été reconnus coupables et ils ont écopé 15 ans de prison ferme. Léonce Koné, Hermann Yaméogo et le major Boureima Kéré, ont écopé la peine de 5 ans avec sursis. Les capitaines Abdoulaye Dao et Oussein Zoumbri ont reçu la peine de 5 ans de prison ferme. Le major Eloi Badiel écope 19 ans de prison ferme tandis que l’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo doit purger la peine de 17 ans de prison ferme. Minata Guélwaré, le soldat de 1ère classe Seydou Soulama et le colonel Mamadou Bamba sont matés par la peine de 10 ans d’emprisonnement ferme. Pour ce qui est du journaliste Adama Ouédraogo, il est condamné à 5 ans de prison ferme. Les accusés ont 15 jours pour contester le verdict final prononcé par le tribunal.

L’échec est consommé

A la sortie de la salle d’audience, on se croirait à un match de football dominé par les Etalons au stade du 4 aout face à une équipe adverse. En effet, les visages de la partie de la société civile transmettaient des messages assez intéressants. « Nous sommes très heureux pour ce jugement. En effet, désormais tout le monde saura que le coup d’Etat est interdit au Burkina Faso. Au-delà du verdict, le plus important pour nous est de voir le procès se tenir jusqu’au bout. Nous félicitons le tribunal pour ce travail abattu », a affirmé Me Prospère Farama, avocat de la partie civile. « Pour nous, c’est une victoire du peuple burkinabè, une victoire pour la démocratie et l’Etat de droit. Ce que nous espérons, c’est que tout le monde tirera comme leçon que jamais aucun Burkinabè, armé ou non, ne pensera qu’un coup d’Etat puisse le conduire au pouvoir. Seul le peuple, par sa légitimité, donne le pouvoir », a ajouté Me Farama.

Mais du côté de la défense, les déclarations sont contraires. A écouter Me Somé, avocat du général Gilbert Diendéré, le procès est à une dimension politique. « Nous pensons que le droit de la défense n’a été respectée. On parle d’attentats à la sureté de l’Etat alors le régime de la transition était illégal, car il n’était pas conforme à la constitution. Aussi, aucune preuve objective n’a été démontrée par le parquet militaire », a-t-il dit. Quant au procès des accusés en fuite poursuivis dans le cadre dudit coup d’Etat, il débutera le mardi 3 septembre 2019 toujours au tribunal militaire de Ouagadougou.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Biotechnologies : Le Burkina  classé 3e en Afrique

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A l’instar de la machine à vapeur, de l’électricité ou encore de l’informatique, les biotechnologies constituent une rupture technologique majeure. Pour donc assurer une utilisation sécurisée des OGM susceptibles d’avoir des effets néfastes sur l’environnement, la santé humaine et animale et qui affectent la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Alkassoum Maïga a procédé, ce 2 septembre 2019 à Ouagadougou, à l’inauguration du laboratoire national de biosécurité.

Inauguré sous les yeux des ministres de l’urbanisme Dieudonné Bonanet et de l’agriculture Salifou Ouédraogo, de quelques parlementaires, de certains anciens ministres et du Larlé naaba Tigré, le ministre Alkassoum Maïga est convaincu que le rattachement de ce laboratoire à l’Agence nationale de biosécurité (ANB) qui est la structure nationale en charge de la règlementation et de la régulation des OGM, contribue à renforcer sa crédibilité et assurer une stricte indépendance du laboratoire vis-à-vis des laboratoires de recherche en biotechnologique.

En prolongement, il a continué en indiquant que les biotechnologies peuvent constituer une solution à travers la création d’un courant d’innovations techniques et leurs applications, malgré les obstacles liés à leur méconnaissance par le grand public, vu que le monde est marqué par des phénomènes comme le changement climatique, la dégradation des écosystèmes, la démographie galopante et les défis de santé publique.

L’infrastructure a été entièrement financée par l’Etat burkinabè à un coût global de 565 817 869 FCFA à travers une convention de prêt contracté auprès de la Banque mondiale, si on en croit le ministre Alkassoum.

Les équipements dudit laboratoire ont été acquis grâce à des financements successifs nationaux et à un don de matériel de l’UEMOA à 825 094 693 FCFA, a-t-il ajouté.

Il dispose de capacité de détection, d’identification et de quantification des OGM et des nuisibles (microorganismes, virus, viroïdes et autres), d’une chaine complète pour les analyses d’acides nucléiques (ADN et ARN), d’équipements des aliments et leurs valeurs nutritives et permet la détermination des résidus de pesticides contenus dans les produits alimentaires.

La directrice générale de l’agence nationale de biosécurité, Chantal Zoungrana, dira dans cette dynamique que le Burkina Faso s’est engagé en toute responsabilité dans la voie de la biotechnologie moderne.

Fier de lui, le ministre de la recherche scientifique a déclaré haut et fort qu’excepté l’Egypte et l’Afrique du sud, le Burkina Faso n’a peur de personne en matière de biotechnologie en Afrique. Le labo national de biosécurité de par son plateau technique haut gamme se positionne comme une base d’un technopôle en matière de biosécurité pris dans son sens large, a conclu Chantal Zoungrana.

Jean Conombo

Burkina Demain

Justice -confits communautaires : Le CISC pose le débat

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Des panélistes face au public

Le Collectif contre l’Impunité et la Stigmatisation des Communauté (CISC) a organisé ce 31 août 2019 à Ouagadougou à un panel sur la justice dans un contexte d’extrémisme violent et de conflits communautaires : rôle et mécanismes de la CADH. L’objectif de cette rencontre était d’échanger avec les acteurs locaux et de proposer un mémorandum.

Des panélistes face…

«La justice dans un contexte d’extrémisme violent et de conflits communautaires : rôle et mécanismes de la CADH », c’est sous ce thème central que les panélistes se sont entretenus avec les acteurs locaux dans la soirée du 31 août 2019. Avant « d’ouvrir le bal » Dr Daouda Diallo, SG du CISC, a rappelé les différents acteurs invités à ce panel qui sont entre autre les FDS, CNDH, MBDHP, OSC, les syndicats, les kolgweogos… l’autorité de l’Etat qui est de plus en plus menacée, poursuit-il, la solidarité entre les communautés menacées, le vivre-ensemble ; il affirme que chaque acteur doit faire quelque chose pour que le pays soit en paix. D’où cette thématique pour inviter les différents acteurs à bien se comporter pour lutter contre l’extrémisme violent.

« Le terrorisme est une violation des droits humains »

… au public

C’est une salle du CBC « pleine à craquer » que Aly Sanou, SG du MBDHP a pris la parole pour s’exprimer sur la situation des droits humains dans un contexte de lutte contre l’insécurité ; pour lui le Burkina Faso s’est engagé de façon libre pour défendre les droits de l’homme ; et de ce fait il a certain nombre d’obligations qui peuvent être résumés en 3 : l’obligation de respect les droit humains , l’obligation de protéger les droits humains et l’obligation de réaliser les droit humains.

Après son bref cours magistral sur les droits humains, il rappelé que de 2016 à nos jours les attaques terroristes ont fait au Burkina Faso plus de 500 morts, des centaines de blessés, plus de 240 000 personnes déplaces, près de 2000 écoles fermées, des centaines de milliers d’enfants qui ne vont plus à l’école ; et face à cette situation l’Etat à un devoir de protection et de réunir tout ce qu’il faut pour que les droits de l’homme soit respecté. Malheureuse loin d’être le cas le peuple est dans le désarroi, il vit avec la peur au ventre, constat-il. Tout en poursuivant, il a précisé que le défenseur des droits humains n’est pas opposé à la lutte contre le terrorisme puisque le terrorisme est une violation des droits humains.

« L’incarnation par chacun de l’identité burkinabé et des valeurs de tolérance »

Hadjaratou Sawadogo, conseillère en droits humains, intervenant sur le rôle de la communauté locale dans la lutte contre l’extrémisme violent, a martelé que les conflits communautaires se nourrissent des germes tels que l’exclusion, le sentiment d’exclusion, le manque de confiance aux autorités, l’impunité, le manque de rigueur dans l’application des textes, les frustrations…

Les actions à mener au niveau des communauté à la base, poursuit-elle, sont le désarmement des cœurs, l’incarnation par chacun de l’identité burkinabé et les valeurs de tolérance.

Après l’intervention des autres panélistes marqués par un riche partage ; l’on en arrive à la phase d’interaction avec le public, où l’on a failli croire à un meeting lorsque Bassolma Bazie a voulu poser sa question.

Amir Théophane Tiendrebéogo

Burkina Demain

« Planter c’est protéger, c’est arroser»

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Dans le but de donner à dame nature toute sa beauté resplendissante et d’éviter l’avancée du désert due à la déforestation, le gouvernement burkinabè a décidé en conseil de ministre, d’une compagne de reforestation annuelle. Laquelle campagne qui va permettre un tant soit peu, de mettre en terre 10 000 000 de plants sur toute l’étendue du territoire nationale, cette année 2019. Pour apporter sa pierre, les jeunes volontaires de l’Assemblée nationale ont initié, ce samedi 31 aout 2019 à Ouagadougou, une journée de reboisement. Cette journée de reboisement rentre en droite ligne avec la vision du gouvernement.

« Un député, un arbre », c’est sous ce thème que les volontaires de l’hémicycle ont mis en terre 127 plants à l’image des 127 députés que constitue l’Assemblée nationale, ce 31 aout 2019, à la ceinture verte de Tanghin. Après avoir passé trois mois aux côtés des honorables députés, ces volontaires sont en fin de mandat, d’où la décision de faire un reboisement en la mémoire de leurs expérience vécue.

L’implication de l’institution parlementaire dans un élan solidaire et unitaire à cette initiative, déclare Bagoinda Bamouni, porte-parole du comité d’organisation, témoigne de son engagement constant à relever les défis énormes qui ont pour noms : la conservation de la biodiversité, la lutte contre le dérèglement climatique, et l’amélioration du cadre de vie et des moyens d’existence des populations. Et ce reboisement pour lui, va contribuer au développement d’une ville verte. « Il va contribuer à redorer le couvert végétal et à améliorer notre cadre vie », a ajouté Issaka Congo, 3e vice-président de l’Assemblée nationale. « C’est ce que nous avons voulu », soutien Wahabou Abdoul Ilboudo, président de la fédération des jardiniers et pépiniéristes du Burkina. On est alors tenté de dire que les défis seront nombreux et les enjeux énormes.

« Le reboisement d’aujourd’hui ne doit pas être comme ceux antérieurs, mais il doit être à part entière. », a précisé Wahabou Ilboudo tout en ajoutant que planter c’est protégé, c’est arrosé. Dans cette politique qu’est mettre en terre 10 000 000 de plants, l’inquiétude est commune. Comment assurer la survie des plants mis en terre ? Que faire pour éviter les ‘’ennemis’’ en divagation, c’est-à-dire les animaux ? Quelles actions fortes faut-il entreprendre ?

Autant de questions qui suscitent à elles seules beaucoup de réflexion. « Nous avons l’habitude de protéger les plants en mettant des grilles autour et en mettant un grillage sur toute la superficie de l’espace reboisé. Après cela, nous permettons aux jardiniers de cultiver des condiments à l’intérieur du site sécurisé », a expliqué monsieur Ilboudo. A écouter sa justification, recruter des personnels pour assurer la protection de ces ‘’bébés végétaux’’ serait des dépenses. Pire, si ces derniers, à un moment donné ne perçoivent pas leurs revenus, ces plants seront laissés à la merci des intempéries et des bêtes noires qui dévastent tout sur leurs passages.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Le projet Iwili outille des jeunes sur l’entreprenariat

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Le projet IWILI, a ténu sa conférence Iwili sur l’entreprenariat, ce samedi 31 aout 2019 à Ouagadougou. Cette conférence a été l’occasion pour plus de deux cents jeunes à se familiariser sur le concept de l’entreprenariat, d’échanger directement avec des entrepreneurs et de répartir avec divers lots en nature et en espèce. Au menu du programme, un panel des entrepreneurs pour éclaircir aux participants le chemin de leur projet et orienter les jeunes qui souhaitent entreprendre,  un débat des entrepreneurs, des remises des lots et un cocktail de réseautage.

Pour le président du comité d’organisation de cette activité, M. Stanislas Koudougou, le projet Iwili, depuis son lancement en 2016, le développent de l’entreprenariat des jeunes burkinabè a été au centre de son action. Pour lui, l’Etat à travers  la fonction publique et le ministère de promotion de l’entreprenariat des jeunes, multiplie les actions pour créer un environnement favorable aux affaires. C’est démarche est louable, mais ce n’est pas la seule issue pour relever le défis dans ce domaine, a-t-il renchérie. Sur cette même ordre d’idée, il a ajouté également ajouter que la présente conférence est une opportunité d’envergure pour les jeunes qui désirent se lancer dans l’entreprenariat et le motivera à oser inventer le présent et l’avenir.

Cette conférence a vu également, la présence du représentant du ministre de la jeunesse et de la promotion de l’entreprenariat des jeune M. Salifou Tiemtoré, le ministre n’a pas pu assister pour raison de calendrier, à en croire les organisateurs. Quand même, cela n’a empêché, à son représentant de montrer aux jeunes, pour la plus part des étudiants, le chemin à suivre pour développer ses propres affaires. Il a appelé les jeunes à redoubler d’efforts, à faire preuve de courage pour réussir dans les affaires. Pour lui, les jeunes représentent les forces vives de la nation, et son appelé au dévouement dans leur action, avant de déclarer que la vision du projet Iwili est en adéquation avec les objectifs du ministère.

Un débat des entrepreneurs a été organisé en marge de cette conférence. Les participants, au nombre de huit et repartie en groupe de deux personnes, ont été sélectionné et retenue pour la finale par un jury, mise en place à cet effet. Les sélections se sont déroulées sur une plateforme numérique créée par le comité d’organisation, pour donner la chance à tous les jeunes de participer. Deux thèmes ont été retenus pour le débat. Le premier thème porte sur « Est-ce que tout le monde peut entreprendre ? », le second thème est « La responsabilité de développer l’entreprenariat au Burkina Faso, appartient-il à l’Etat ou aux jeunes ». Après une intense confrontation entre les débatteurs, le jury a proclamé vainqueurs, les équipes défendant le «Pour » de chaque thème. Cela a permis aux lauréats de répartir avec une enveloppe de 25.000 f cfa pour chacun des vainqueurs d’un thème.

Le panel animé par des entrepreneurs de renommé, a été l’opportunité pour les jeunes de recevoir les réponses de leur préoccupations sélectionnées sur la même plateforme numérique. Les panélistes ont passé en revue toutes les armes nécessaires qu’il faut posséder pour entreprendre. A la sortie, les jeunes qu’on a approché ont exprimé toutes leur reconnaissance au projet Iwili et affirment répartir avec pleines des notions d’entreprenariat. Avant la fin de la conférence, des jeunes ont eu l’opportunité de gagner, après une série des questions réponses, plusieurs lots comprenant, un Smartphone, des cartes de recharges et des matériels électroniques divers. La fin de la cérémonie a été ponctuée par un cocktail de réseautage visant à offrir aux jeunes un échange direct  avec des entrepreneurs et des personnalités publiques, invités pour la circonstance.

Cette conférence entrepreneuriale est l’œuvre du projet IWILI, signifiant « s’élever » en langue locale Dioula, débuté en juillet 2016 et fondé par une jeune étudiante burkinabè aux Etats unis, du nom de Rassidatou Konaté. Selon ces concepteurs, ce projet vise à remédier à l’insuffisance de l’enseignement général du secondaire et préparer les jeunes burkinabè à relever les défis auxquels ils sont confrontés dans le marché du travail, à travers l’entreprenariat, le leadership, et le développement des compétences.

Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain

Le maïs, une plante de 1ère importance pour l’alimentation

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Figure 1: Un champ de maïs dans le village de Ralo (Source : la présente étude)

Dans cette communication Jérôme Compaoré, chargé de recherches à l’INERA fait la promotion des bonnes pratiques culturales et agronomiques du maïs au Burkina Faso : cas des producteurs de la province du Boulkiemdé. Lisez plutôt !

«Communication dans la promotion des bonnes pratiques culturales et agronomique du maïs au Burkina Faso : cas des producteurs de la province du Boulkiemdé.

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Le maïs est une plante de première importance dans la nourriture humaine et animale. Le maïs est l’une des cultures les plus produites au Burkina Faso et contribue fortement à l’économie nationale avec une production en 2014 qui était estimée à 1 433 085 tonnes (INSD, 2015). Elle est cultivée essentiellement dans les régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. Par ailleurs certaines régions tels que la région du Centre Ouest s’adonnent de plus en plus à la production du maïs. Dans cette lancée nous avons mené une étude pour montrer en quoi la communication contribue à la promotion des pratiques culturales et agronomique du maïs. Cette étude a été menée en septembre 2017 dans la région du Centre Ouest du Burkina Faso précisément dans la province du Boulkiemdé.

De cette étude on retient que la communication de proximité menée par les techniciens d’agriculture après des producteurs de maïs contribue significativement à l’adoption du choix du type d’engrais et du mode d’application des ces engrais par les producteurs. Cette communication contribue à obtenir de meilleur rendement si les producteurs respectent scrupuleusement les directives des techniciens d’agriculture.

Figure 1: Un champ de maïs dans le village de Ralo (Source : la présente étude)

Il est ressorti qu’outre le fait que les techniciens d’agriculture aident au choix et au bon usage des engrais, ces derniers accompagnent également les producteurs de maïs à l’adoption de bonne pratiques culturales tel que le les semis en ligne avec un accent mis sur le respect des écartements, les cordons pierreux et le zaï. Ces techniques permettent entre autres d’amortir le ruissellement des eaux, de conserver et de restaurer les sols (Hauchart, 2007).

Enfin cette étude s’est penchée sur les différents moyens et cadre de communication mis en place par l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) qui est une structure de recherche spécialisée dans les recherches agricoles et environnementales. Cet institut a mené plusieurs études sur le maïs notamment sur les différentes variétés dans le but d’accroitre le rendement en fonction du type d’engrais utilisé. De ces études il est ressorti que la fumure organo- minérale qui permet d’avoir un meilleur rendement sur les différentes variétés du maïs.

COMPAORE Jérôme
Chargé de recherches, INERA, 04 BP 8645 Ouagadougou 04, Burkina Faso
E-mail : jcompaore2003@yahoo.fr

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Bibliographie

2iE, and CRDI. “Guide de conception et de mise en place des bassins de collecte des eaux de ruissellement pour l’irrigation de complément.” 2015.

Akshay Koli, Xiaozhou Chen, Thea How Choon, and Koli Eui Jung Lee. « Improving the Efficiency of the Supply Chain of Maize in Northern Tanzania. » 2011.

Bado Boubié Vincent, Michel Papdoba Sédogo, ado, Michel Papdoba Sédogo, Michel Pierre Cescas, Francois Lompo et André Bationo. « Effet à long terme des fumures sur le sol et les rendements du maïs au Burkina Faso. » Cahiers Agricultures 6.6 (1997): 571-575.

Banque Mondiale, « Evolution du contexte réglementaire pour l’enseignement privé dans les économies émergentes : avant-projet et documents des pays : Évolution du contexte réglementaire pour l’enseignement privé dans les économies émergentes : avant-projet et documents des pays », 2008.

Diarra, A, S.K. Da Silveria, and M. Zorom. “Irrigation de Complément et Information Climatique : De La Recherche Au Renforcement Des Capacités D’adaptation Institutionnelles et Communautaires Au Sahel.” Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement-2iE. 2015.

Hauchart, Valérie. « Durabilité de l’agriculture en fonction des pratiques culturales actuelles et conseillées (Burkina Faso et Nord Ghana). » 2007.

INSD. « Tableau de bord de l’économie », 2015

Leeuwis, Cees. Communication for rural innovation: rethinking agricultural extension. John Wiley & Sons, 2013.

Sanyang Sidi, George Achu Muluh, Julienne Kuiseu et Richard Stirzaker « Innovation platform for technology adoption (IPTA): maize value chain in Burkina Faso. » Draft paper. West and Central African Council for Agricultural Research and Development (CORAF/WECARD): Dakar. A CIAR MONOGRAPH NO (2011).

TENE, Mabah, LAURE, Gwladys, HAVARD, Michel, et Temple Ludovic. « Déterminants socio-économiques et institutionnels de l’adoption d’innovations techniques concernant la production de maïs à l’ouest du Cameroun. » Tropicultura, 2013, vol. 31, no 2, p. 137-142.

Lefaso.net, « Projet maïs de l’UEMOA : Quand des chercheurs Burkinabè pourraient nourrir l’Afrique de l’Ouest », [En ligne]  http://lefaso.net/spip.php?article67552 (Consulté le 02 novembre 2017).»

JA de Rabat : Les Etalons s’en sortent avec l’or

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Ils ont décroché l'or à ces jeux africains de Rabat

Jamais une équipe de footballeurs burkinabè  ne s’était montrée aussi déterminée et efficace dans une compétition internationale que celle des Etalons juniors de moins de 20 ans aux jeux africains de Rabat qu’elle a terminé de fort belle manière, 2-0 face aux aiglons nigérians, et avec en prime le trophée et les médailles en or.

Ils ont décroché l’or à ces jeux africains de Rabat

Qui l’aurait cru à l’entame de ces jeux africains de Rabat. Mais, c’est fait depuis ce vendredi 30 août. Les Etalons juniors de moins de 20 ans aux jeux africains ont effet remporté le tournoi de football devant les aiglons nigérians, défaits 0-2. Les buts burkinabè ont été inscrits en première période et ont été les œuvres de de Cheick Djibril Ouattara (24e) et d’Ismahila Ouedraogo (31e). Jamais une équipe de footballeurs burkinabè  ne s’était aussi déterminée et efficace dans une compétition internationale que celle des Etalons juniors de moins de 20 ans lors ces jeux africains de Rabat ; elle qui a su réaliser un parcours sans faute.

Leçon de Brazzaville bien assimilée

Ce trophée de Rabat vient couronner tout un beau  travail de l’encadrement technique et des joueurs depuis quelques années. On se rappelle il y a quatre ans, les mêmes Etalons perdaient la finale des précédents jeux  face aux lionceaux sénégalais. Aujourd’hui, la défaite de Brazzaville n’est désormais qu’un lointain souvenir. Preuve aussi que la leçon a été bien assimilée. Comme on dit, la victoire se construit souvent sur les cendres de la défaite. Bravo au coach Oscar Barro et à ses poulains pour cette victoire, cette médaille en or à ces jeux de Rabat qui vient mettre du baume au cœur des Burkinabè. Vivement que cette dynamique soit maintenue pour encore plus de victoires burkinabè à des compétitions internationales !

Amidou Traoré

Burkina Demain