Le tête-à-tête à l'Elysée entre les présidents Sassou N'Guesso et Emmanuel Macron est prévu pour le 3 septembre
Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, va effectuer une visite de travail dans la capitale française, à partir du 2 septembre 2019. Le chef de l’Etat congolais, s’entretiendra en tête-à-tête, le 3 septembre avec son homologue français, Emmanuel Macron.
Le tête-à-tête à l’Elysée entre les présidents Sassou N’Guesso et Emmanuel Macron est prévu pour le 3 septembre
Les relations entre le Congo et la France sont historiques. La rencontre annoncée entre Denis Sassou N’Guesso et Emmanuel Macron va permettra sûrement aux deux chefs d’Etat de redynamiser la coopération entre leurs deux pays. Les questions bilatérales et multilatérales seront au centre de leurs entretiens qui déboucheront, selon une source diplomatique, sur la signature des accords de coopération dans plusieurs domaines.
On peut aussi estimer que la signature, par le Congo, le 11 juillet dernier, de l’accord de facilité élargie de crédit avec le Fonds monétaire international et la mise en œuvre du Plan national de développement dont l’éducation, la santé, la gouvernance publique et l’environnement constituent de piliers, pourraient aussi figurer au menu des échanges bilatéraux au cours de cette visite de travail du chef de l’Etat congolais en France.
Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a animé ce 29 août 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse avec pour objectif de dénoncer une fois de plus le manque de volonté du gouvernement de mettre en œuvre le protocole d’accord signé le 13 mars 2017.
C’est par une déclaration liminaire que le SYNTSHA a commencé ses échanges avec les hommes de médias dans la matinée de ce 29 août 2019 dans la capitale burkinabé. Selon Pissiyamba Ouedraogo , SG du SYNSTHA, les travailleurs de la santé humaine et animale dans leur grande majorité ont observé un mot d’ordre portant sur la non fourniture des statistiques, le boycott des tournées et missions, l’opération caisse vide et sur les conditions de travail mettant ainsi en échec les manœuvres du pouvoir et de leurs hommes de main ;et concernant les négociations faites à l’issue de la séance du 26 juillet 2019, le gouvernement n’a plus fait officiellement signe sur la suite des travaux, soi-disant pour aller jouir des vacances.
Il a poursuivi en martelant que la répression de leur lutte demeure à l’ordre du jour dans la mesure où le gouvernement tout en prétendant discuter avec les partenaires sociaux cache mal ces ambitions répressives comme par exemple la requête soumise au conseil d’Etat sur la légalité du « mouvement d’humeur » selon le compte rendu des ministres du 25 juillet 2019.
Le SYNTSHA dénonce avec force ce mépris du gouvernement à l’égard de la santé des populations et le tient entièrement responsable des conséquences du blocage actuel du traitement de leurs justice revendications a-t-il-dit, en ajoutant qu’ils prennent l’opinion en à témoin et l’informe du manque de réelle volonté de se pencher avec sérieux sur la situation chaotique des formations sanitaires et des services de l’élevage du pays. Ainsi, selon Pissiyamba Ouedraogo, la présente phase de la lutte va de 02 septembre 2019 à 00heures au 27 novembre 2019 inclus pour exiger du gouvernement la reprise sans délais des négociations pour une mise en œuvre satisfaisante du protocole d’accord gouvernement-SYNTSHA du 13 mars 2019.
« A prendre la pleine mesure de la situation et à rester mobilisés et déterminés »
Concluant ces propos, le bureau national du SYNTHA, a appelé les travailleurs de la santé humaine et animale à prendre la pleine mesure de la situation et à rester mobilisés et déterminés, et a interpelé l’ensemble des acteurs l’opinion public, à rejeter les manœuvres du pouvoir visant à opposer les travailleurs entre eux d’une part et d’autre part les travailleurs aux populations et à soutenir cette juste lutte pour amélioration de la qualité des soins et services au profit du peuple.
Une délégation du Réseau burkinabè du suivi et de l’évaluation (RéBuSE) a été reçue, en audience, par le Premier ministre Marie Joseph Christophe Dabiré, ce 29 août 2019 à Ouagadougou. L’objectif de cette audience rentre dans le cadre de la tenue prochaine au Burkina, c’est-à-dire du 12 au 15 novembre 2019, d’un forum international francophone de l’évaluation. La délégation visiteuse, avec à sa tête, le secrétaire général du réseau, Jean Stanislas Ouédraogo, est venue ‘’kosé’’ ou demander l’accompagnement de ‘’nana Dabiré’’ pour la réussite de l’activité.
En prélude à la troisième édition du forum international francophone de l’évaluation, le poignet de main était serré entre le premier ministre Christophe Dabiré et le secrétaire général du RéBuSE, ce jeudi 29 aout 2019. Un poigné de main qui peut être interprété par « soyez les bienvenus dans mon institution » ou « j’accepte vous accompagner ». Vu que c’est la troisième édition du forum, dit le SG Jean Stanislas Ouédraogo à sortie d’audience, « nous avons voulu souhaiter la présence des plus hautes autorités de ce pays ».
Mais, poursuit-il, « le Premier ministre nous a accordé sa parole et nous sommes sortis satisfaits ». Tenir informer le chef du gouvernement de la date précise du forum en question et, encore faut-il le rappeler, lui demander son accompagnement, étaient entre autres le but du déplacement de la délégation de son ‘’tùuma ziigi’’ ou son lieu de travail jusqu’à la primature.
Une association non lucrative
En rappel, le Réseau burkinabè du suivi et de l’évaluation est une association nationale à caractère apolitique, non confessionnel et à but non lucratif ayant pour vocation de faire la promotion du suivi et de l’évaluation. Elle regroupe à son sein des professionnels en évaluation, des chercheurs, des formateurs et tout acteur intéressé par les questions relevant du domaine du suivi et de l’évaluation. Le plus important, c’est de savoir que le but fondamental du RéBuSE est de promouvoir la pratique du suivi et de l’évaluation et de contribuer aux réflexions et à la créativité en suivi et en évaluation. En ajout, cette association a pour objectifs spécifiques de produire des connaissances sur les pratiques et sur les innovations en suivi-évaluation et en assurer la promotion, d’accompagner au niveau national et régional, toute action de prise en compte du suivi et de l’évaluation dans l’élaboration des projets, programmes et politiques publiques, favoriser le développement et la diffusion de bonnes pratiques, etc.
Comme formation, le RéBuSE forme les parlementaires sur le thème « Evaluation des ODD axée sur le genre et l’équité », les évaluateurs émergents sur la gestion et analyse des données en évaluation, etc. Quant à ses contributions, elle participe à l’étude sur les capacités évaluatives du Burkina (2017), à l’évaluation de la journée continue, aux assises nationales sur le plan national de développement économique et social (2016) et à l’élaboration du guide d’évaluation de la performance des structures publiques édition 2016.
La ministre de l'action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal
«Notre pays fait face à une crise humanitaire marquée par des mouvements massifs des populations dus à l’insécurité. De janvier à août 2019, le nombre des personnes déplacées internes est passé de 87 000 à 271 000. (…) Les besoins humanitaires sont croissants de jour en jour». Ces constats sont de Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, qui exhorte dans ce communiqué les donateurs à s’adresser à son ministère via les structures compétentes. Lisez plutôt !
La ministre de l’action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal
HOUNDE GOLD OPERATION, filiale du Groupe ENDEAVOUR SA souhaite recevoir des candidatures pour le recrutement d’un (01) Superviseur Sénior Mining (H/F).
(01) SUPERVISEUR SENIOR MINING (H/F)
Description du poste
Sous la responsabilité du Superintendant Mining, le titulaire du poste aura pour missions principales :
Principales tâches et responsabilités du titulaire du poste
Superviser toutes les activités minières de façon efficace afin d’atteindre, voire dépasser les objectifs de production;
S’assurer que tout le personnel sous sa responsabilité et les Sous-Traitants travaillent conformément aux lois, aux règlements, aux politiques, aux normes et aux procédures de HGO;
Soutenir une équipe d’ingénieurs jeune mais désireuse d’atteindre les objectifs hebdomadaires et mensuels de la mine en rapport avec la production annuelle de l’or;
Fournir des rapports (journaliers, hebdomadaires, mensuelles, annuelles);
Veiller au respect des normes les plus strictes en matière de Santé et Sécurité au travail ;
S’assurer que tous les dangers et les risques sont identifiés et que des mesures correctives et préventives sont mises en place en permanence pour assurer un environnement de travail sûr et efficace ;
S’assurer que la formation et les objectifs de développement des employés sont respectés ;
S’assurer d’une bonne culture d’entreprise et veiller au respect de toutes les exigences de l’entreprise en matière de santé, de sécurité et d’environnement ainsi que de celles requises par la réglementation nationale ;
Maintenir une communication régulière et faire un feedback à sa hiérarchie;
Bien gérer le respect du temps de travail, la discipline et la motivation des employés ;
Etablir des rapports permettant une bonne visibilité de l’activité et les améliorations éventuelles ;
Suivre, informer et établir les rapports d’enquêtes en cas d’incidents ou d’accidents ;
Prendre part aux réunions de santés & sécurité et organiser les plans de travail donnés par les ingénieurs ;
Exécuter toute autre tâche demandée par la hiérarchie en rapport avec ses aptitudes professionnelles.
Qualifications, expériences et compétences requises
Avoir une expérience professionnelle d’au moins 5 ans en mine dont 5 ans à un poste de supervision ;
Avoir des compétences de former et de manager une équipe ;
Avoir du leadership ;
Etre proactif, dynamique, rigoureux, sens élevé de l’éthique et de la discrétion;
Faire preuve d’une bonne condition physique ;
Avoir la culture du travail en équipe et de la gestion des priorités dans un environnement très dynamique ;
Une bonne maitrise du Français (parler, écrire et lire);
Une maitrise de l’anglais (écrire, lire et parler) serait un grand atout.
Conditions du poste
Localisation : Site de Houndé
Nature du contrat : CDI et incluant une période d’essai de trois (03) mois
Lieu et date limite de dépôt des dossiers de candidatures
Merci de faire parvenir par MAIL EXCLUSIVEMENT, avant le 04 septembre 2019, votre dossier de candidature, sous la référence obligatoire SUPERVISEUR SENIOR MINE, qui comprendra :
Curriculum Vitae (Français et / ou Anglais) ;
Lettre de motivation, en indiquant vos prétentions salariales (Français et / ou Anglais) ;
Éventuellement, copie de tout document que vous souhaitiez soumettre dans l’intérêt de votre candidature (lettre de recommandation, diplômes, attestations, certificats de travail) à l’adresse suivante : hgorecruitment@edv-ops.com
Les conférenciers du BBDA face la presse ce mercredi
Dans le cadre de sa première répartition de payement des droits d’auteur, le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) à convié les hommes de média, ce mercredi 28 aout 2019 à Ouagadougou, pour leurs annoncer la date de paiement desdits droits et profiter leurs expliquer les techniques de répartition de ces droits. Cette répartition d’aout 2019 porte sur les Droits de reproduction mécanique (DRM), les droits voisins et les droits provenant de l’étranger.
Les conférenciers du BBDA face la presse ce mercredi
Les premiers responsables du BBDA étaient face à la presse ce mercredi matin dans la capitale burkinabè. Selon Lanssa Moïse Kohoun, secrétaire général du BBDA, pour le paiement des droits d’auteur, plus de 626 000 000 F CFA ont été donnés en sacrifice et en plus de ça, il y’a aussi le paiement des droits en instance, c’est-à-dire ceux qui, depuis un certain moment n’ont pas encore touché leurs droits. La somme arrêtée pour ces droits en question s’élève à 195 000 000 F CFA. Les œuvres concernées pour les droits au niveau de la musique sont les droits de reproduction mécanique (arrangeurs, auditeurs, compositeurs, éditeurs) dont les albums ont été reproduits de janvier à juin 2019, les droits voisins qui comprennent la rémunération équitable (25% des droits perçus auprès des radios, télévisions, bars, restaurants, hôtel, salles de cinéma et des kiosque) et la copie privée perçue auprès des importateurs d’appareils permettant de stocker, d’enregistrer ou de reproduire les œuvres protégées, et enfin les droits provenant de l’étranger. A ce niveau, Lanssa Moïse Kohoun a précisé que ce sont les droits envoyés par les sociétés partenaires du BBDA du fait de l’exploitation des œuvres du répertoire du BBDA sur leur territoire.
Les droits qui sont repartis en cette année 2019 sont ceux qui ont été collectés au titre de l’année 2018. Et lorsqu’on totalise les droits de reproduction mécanique, les droits voisins et les droits en provenance de l’étranger pour ce qui est de l’année 2018, la somme s’élève à 1 549 180 401 F CFA contre 753 299 087 F CFA en 2017, soit un accroissement de 27%, si on en croit les résultats mis dans le dossier de presse. Concernant les droits mis en répartition à l’issu des prélèvements statutaires (frais de gestions et fonds de promotion culturelle et d’œuvres sociales), le montant global, faut-il le rappeler est de 626 897 235 F CFA en aout 2019 contre 440 659 470 F CFA en septembre 2018, soit un accroissement de 30%. Et le nombre total des bénéficiaires est de 16 221 cette année contre 14 440 en 2018. Les bénéficiaires membres du BBDA sont au nombre de 6 446. Cet accroissement pour le secrétaire général du BBDA est dû à l’effort de recherche de nouveaux utilisateurs par les services de recouvrement du bureau et aussi à l’excellent partenariat avec la douane. Dans cette répartition, le plus gros lot est à 12 millions de francs CFA. Et la date du payement est prévue pour le 29 aout 2019.
Des plaintes intenables
Cette conférence de presse n’a pas été que dévoilement de sommes d’argents. Car, un auteur, en la personne de Désiré Traoré, s’est plaint parce qu’il n’a jamais reçu ses droits d’une de ses œuvres mais qui est jouée dans beaucoup de films. Mais la réponse du SG du BBDA vis-à-vis du plaignant a été précise et concise. A l’écouter, « il faut que l’œuvre soit exploitée pour bénéficier des droits. Donc, vous pouvez créer une œuvre mais si elle n’est pas exploitée ou peut même être exploitée, mais si celui qui l’exploite ne paye pas de droit, où voulez-vous que le BBDA trouve des droits pour donner à l’auteur ? » Mais à entendre l’artiste musicienne Assétou Rouamba alias Miss Maya contrairement à Désiré Traoré, le droit de payement au BBDA est une quasi satisfaction. Elle a profité interpeller ses collègues à venir assister aux réunions pour mieux comprendre le fonctionnement de l’administration.
Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré s’est prêté aux questions des journalistes à l’issue de la cérémonie d’ouverture de la septième conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7) intervenue ce mercredi 28 août 2019 à Yokohama au Japon. Occasion pour le président en exercice du G5 Sahel d’inviter le pays du soleil levant à participer à l’alliance internationale autour du G5 Sahel que souhaite le PF.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du G5 Sahel, se prêtant à la presse à l’ouverture du TICAD VII à Yokohama
«Comme vous l’avez constaté, la TICAD connait une bonne participation des pays africains. Je voudrais noter que la coopération entre le Japon et l’Afrique de façon générale, s’élève à plus de 20 milliards de dollars d’investissements. La vision sur laquelle le Japon travaille, c’est d’abord la formation du capital humain, à travers des bourses d’études qui sont données à des pays africains, pour former des étudiants, qui participent également à des sociétés ici en termes de stage. Deuxièmement, c’est de développer l’entrepreneuriat, c’est-à-dire le contact entre les sociétés japonaises et africaines. Et enfin, favoriser l’investissement en Afrique.
Comme vous le savez, qui parle d’investissement, parle également de politique démocratique, parle de paix, etc. C’est donc sous de bons auspices que cette rencontre s’ouvre. Et comme le Japon l’a souligné, il va mettre en place un nouveau mécanisme qui s’occupe de la paix et du développement de l’Afrique, et nous attendons d’en savoir un peu plus au cours des prochaines séances.
En tant que Burkina Faso, nous sommes venus avec des attentes particulières. Nous avons déjà rencontré la JICA autour d’un certain nombre de programmes que nous avons ensemble. Vous savez qu’il y avait les jeunes volontaires japonais qui venaient au Burkina Faso. Cette mission a été suspendue du fait des questions de sécurité.
Nous avons également discuté avec la JICA autour de la question de la construction de l’ENEP de Kaya. Nous sommes dans une discussion pour rechercher une solution, puisque, là également, il s’agit d’assurer le contrôle de l’exécution des travaux. Ce sont les Japonais qui doivent les exécuter et ils ont des craintes toujours sur la question sécuritaire.
Nous avons donné des assurances et c’est une question qu’ils vont réexaminer, de manière à ce que nous puissions avancer sur ce dossier.
Au-delà de ça, en ce qui concerne l’anneau de croissance que nous avons avec le Japon et certains pays de notre région, nous avons des routes qui ont été déjà désignées comme étant prioritaires dans l’anneau de croissance, avec des routes qui doivent être bitumées. Et nous travaillons à ce que cela puisse se faire rapidement, sans compter le fait que parmi ces routes, il y a la route Bobo-Dioulasso-Banfora-frontière de la Côte d’Ivoire, qui sera prise en compte le plus rapidement possible.
Enfin, ils nous ont demandé de choisir un projet sous forme de don, qui sera une infrastructure qui va se faire également à Ouagadougou. C’est dire que nous avons des attentes, nous y travaillons. Nous allons aussi profiter de l’audience que nous aurons avec le Premier ministre japonais, certainement demain, pour renforcer la coopération entre le Japon et le Burkina Faso, et remercier également le gouvernement japonais pour tout ce qu’il a entrepris pour consolider et renforcer la police et la gendarmerie avec des dons de véhicules et de motos.
Et je pense que le Japon ayant participé au G7, participera également à l’alliance internationale que nous avons souhaitée autour du G5 Sahel pour la lutte contre le terrorisme. Les attentes sont nombreuses mais on essayera d’avancer à petit pas dans chacun de ces domaines
Direction de la communication de la présidence du Faso»
Le caissier général de la CDC,Remy Léopold Malgoubri , prêtant serment devant la Cour des comptes
La Cour des comptes a procédé ce 23 août 2019 à Ouagadougou à l’installation du cassier général, l’un des 3 organes de la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) du Burkina Faso. La prestation de serment devant la Cour a constitué le menu principal de la présente audience.
Le caissier général de la CDC,Remy Léopold Malgoubri , prêtant serment devant la Cour des comptes
« Je jure de m’acquitter de mes fonctions de caissier général et de me conformer aux lois et règlements relatifs à l’inviolabilité et au bon emploi des fonds, des effets, valeurs et titres de la caisse de dépôt et de consignation du Burkina Faso (CDC-BF) dont la conservation et la garde me sont confiées » ; voici ce que devait dire Remy Léopold Malgoubri, inspecteur du trésor, ce 23 aout 2019 avant d’entrer officiellement en fonction après sa nomination par décret n° 641 du 14 juin 2019.
A entendre le 1er président de la cour des comptes, Jean Emile Somda, la CDC est une nouveauté dans l’environnement institutionnel du pays créé par la loi 023/2017/AN du 19 mai 2017. Elle est qualifiée d’établissement public à caractère spécial. Pour lui, le serment a une connotation religieuse et le caissier général étant un pionnier, doit faire preuve d’intégrité, d’esprit d’indépendance, de force de caractère et de fermeté pour pouvoir donner à cette nouvelle institution de la crédibilité.
« Personnellement et pécuniairement responsable »
Pour le Bâtonnier de l’ordre des avocats, Après avoir montré la composition du la CDC : la commission de surveillance, la direction général et du caissier général, il a souligné l’importance de la tâche du caissier général est d’assurer la gestion des fonds, valeurs et patrimoine. Il l’a aussi rappelé qu’il est personnellement et pécuniairement responsable de la conservation des fonds et valeurs qui lui sont remis.
« La CDC a été créée pour servir l’intérêt général »
Le directeur général de la CDC, Paul Kaba Thieba
Selon Paul Kaba Thieba, directeur général de laditecaisse, appelé à la barre par le procureur général, a tenu à préciser que la CDC a été créée pour servir l’intérêt général en utilisant l’épargne populaire pour financer les collectivité territoriales, les communes dans les projets d’investissement, les PME qui sont le levier de la croissance, les logements sociaux. C’est une institution dans laquelle les burkinabè ont beaucoup d’espoir, poursuit-il, en félicitant le caissier général ; il rappelé que la CDC n’est pas assujetti à la commission bancaire de l’UEMOA mais étant une institution à caractère spécial elle est sous tutelle du parlement à travers la commission de surveillance.
Le président du Faso, chef suprême des armées, a décrété un deuil national de 72 heures en la mémoire des militaires tués dans l'attaque de Koutougou
Suite à l’attaque de Koutougou au lourd bilan (24 militaires tués), le président du Faso a décrété un deuil national de 72 heures Un deuil national allant du 23 août au 25 août 2019.
Le président du Faso, chef suprême des armées, a décrété un deuil national de 72 heures en la mémoire des militaires tués dans l’attaque de Koutougou
Par ailleurs les cinq militaires burkinabè portés disparus ont été retrouvés selon l’état-major de l’armée.
Des victimes de la fermeture des écoles face à la presse
La coordination des écoles dites non reconnues fermées dans le Kadiogo n’est pas contente de la décision gouvernementale. Elle a animé ce 22 août 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse avec pour objectif d’attirer l’attention du gouvernement et des populations sur leur situation.
Jean Théophile Kaboré, principal animateur de la conférence de presse
C’est par une déclaration liminaire que la coordination des promoteurs des écoles dites non reconnues s’est entretenue avec les hommes de medias dans la matinée de ce 20 août 2019 dans la capitale burkinabé. Selon Jean Théophile Kaboré, principal animateur de la conférence, c’est par le communiqué N°2019/000775/MENAPLN/SG/DGEFG/DGEP en date du 08 août 2019 qu’ils ont été informés de la fermeture de leurs établissements par les réseaux sociaux.
Ce communiqué portait à la connaissance des élèves, parents d’élèves et promoteurs des écoles dites non reconnues la non autorisation à ouvrir à la rentrée scolaire 2019-2020. C’est ainsi qu’ils se sont réunis le 10 et 17 août 2019 à Ouagadougou pour échanger autour dudit communiqué afin d’attirer l’attention du ministre sur un certain nombre de points et appeler à une certaine lucidité dans la prise de décision concernant les écoles à régulariser, tout en reconnaissant des manquements liés aux cahiers des charges. Poursuivant son allocution, il a précisé qu’après examen du communiqué du ministère, il est ressorti qu’aucun justificatif du projet de fermeture n’a été donné.
« Mise au chômage de milliers d’employés »
Des victimes de la fermeture des écoles face à la presse
Continuant dans la même lancée, Jean Kaboré, a souligné qu’après avoir échangé avec les techniciens du ministère, on leur a reproché un certain nombre de manquements tels que la qualité des locaux, le non-respect des superficies recommandées… Ne comprenant pas l’attitude du gouvernement sur la nature d’un tel communiqué, il a martelé que les écoles indexées sont en procédure de régularisation de leurs situations et que les dossiers sont à différents niveaux de traitement et d’avancement dans les différents services techniques dudit ministère.
Pour lui, si le projet de fermeture des écoles dites non reconnues, venait à s’avérer ce ne serait pas sans conséquences aussi bien pour l’Etat, les élèves, les parents d’élèves que les promoteurs. Il a mentionné entre autres l’éloignement de l’école, une perte de confiance des parents d’élèves vis-à-vis des promoteurs, la mise au chômage de milliers d’employés (par exemple si 08 personnes sont employées dans les 1246 établissements, 9968 personnes seront au chômage), l’étouffement de l’entreprenariat social privé.
« Communiqué rectificatif de la levée de la mesure de fermetures»
Pour Paul Yanogo, Promoteurs d’une école inclusive, se serait regrettable si l’on n’arrivait là.
A entendre les conférenciers, les écoles à fermer pour l’année 2019-2020 n’avaient pas les noms de leurs établissements inscris dans les 2 précédents listes de l’année dernière à savoir la liste des écoles à fermer pour l’année 2018-2019 et la liste des écoles à régulariser dans un délais de 06 mois.
Comme recommandations, les promoteurs ont sollicité l’assouplissement de la condition d’obtention des documents administratifs au regard des superficies en vigueur, la proposition des effectifs à respecter selon les superficies (au prorata). Au regard de tout ce qui précède, la diffusion dans un bref délai d’un communiqué rectificatif de la levée de la mesure de fermetures des différents établissements scolaires et une décision favorable relative à une autorisation spéciale pour fonctionner dans l’attente de la régularisation de la situation des établissements dite non reconnues.