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MPP : Djiri Dakar n’est plus !

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Ce communiqué du Bureau politique du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) est relatif au décès, survenu ce lundi 12 novembre 2018 à Ouagadougou, de Djiri Dakar, ancien ministre de l’environnement et ancien  secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina Faso (ITIE-BF), ex-membre du MPP.

«Communiqué nécrologique : décès du camarade Djiri Dakar membre du Bureau politique du MPP

Le Secrétaire exécutif national a la profonde douleur de porter à la connaissance des militantes et militants du Mouvement du peuple pour le progrès du décès du camarade Djiri Dakar précédemment membre du Bureau politique national. Décès survenu ce jour 12 novembre 2018 au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo à Ouagadougou. Ancien ministre burkinabè de l’Environnement et du Cadre de vie de 2002 à 2004, Djiri Dakar a été en 2008 le Secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina Faso (ITIE-BF). Pièce maîtresse dans le dispositif du Burkina Faso en vue de son adhésion à l’ITIE. Le camarade Djiri Dakar fut un ex-pensionnaire de l’Institut des techniques forestières de Varonej (ex-URSS).

Au nom du Président du Bureau Politique National, des militantes et militants de notre parti, je présente mes condoléances les plus attristées à la famille éplorée. Que son souvenir demeure à jamais dans nos pensées.

Repose en paix camarade !

Démocratie-Egalité-Progrès

Pour le 1er vice-Président et par délégation»

Le Secrétaire Exécutif National

Lassané SAVADOGO

Reprise du procès Gbagbo à la CPI : Les avocats plaident l’acquittement

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Une semaine après le décès de son fidèle Abou Dramane Sangaré ; l’ancien président ivoirien Laurent Koudou Gbagbo est de nouveau face aux juges de la Cour pénale internationale (CPI). Dans cette reprise du procès à La Haye, les avocats du père du Front populaire ivoirien plaident l’acquittement pur et simple, invoquant l’absence de preuves.

 

Accusés de crimes contre l’humanité dans le cadre des  violences postélectorales ivoiriennes de2010-2011, Laurent Gbagbo a comparus ce lundi devant les juges de la Cour pénale internationale. Occasion pour ses avocats de  plaider l’acquittement pur et simple.

«Le procureur n’a rien, tout est construit sur du sable mouvant (…) En laissant entendre de façon constante que l’absence de preuve directe de l’existence d’un soi-disant plan commun constituerait en fait la preuve de l’existence de ce plan commun. Autrement dit, une absence de preuve est, pour lui, la preuve évidente d’un complot. Les seuls ordres dont il est fait état dans le dossier sont des ordres normaux donnés par des gradés de l’armée et des gradés de police à leurs subordonnés en vue de prévenir les attaques des groupes de rebelles lourdement armés contre les institutions ou en vue de défendre la population», ont-ils soutenu.

Jean Konombo

Burkina Demain

Echanges nourris autour des impacts sociaux des projets de centrales solaires

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Le présidium à l'ouverture de l'atelier, au milieu, le directeur de CEAS Burkina Henri Ilboudo ; à sa gauche, Martin Van Dam de la SNV et à sa droite, Charles Didace Konseibo, coordonnateur du projet

Dans le cadre du projet ‘’accélération de la mise en œuvre des politiques régionales sur les énergies propres en Afrique de l’ouest’’, le Centre Ecologique Albert Schweitzer Burkina (CEAS Burkina) a organisé un atelier sur les impacts sociaux des centrales solaires. C’était le 6 novembre 2018 à Ouagadougou. Henri Ilboudo, directeur de CEAS Burkina,  a présidé l’ouverture de l’atelier.

Le présidium à l’ouverture de l’atelier, au milieu, le directeur de CEAS Burkina Henri Ilboudo ; à sa gauche, Martin Van Dam de la SNV et à sa droite, Charles Didace Konseibo, coordonnateur du projet

Le présent  cadre de réflexion a regroupé des acteurs privés et publics intervenant dans le domaine des énergies renouvelables. Le directeur de CEAS-Burkina Henri Ilboudo a présidé l’ouverture de la session et le coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la  SNV Martin Van Dam a assuré la modération des échanges.

L’atelier a été articulé autour de deux grandes communications animées respectivement par Charles Didace Konseibo de CEAS Burkina et le directeur des énergies renouvelable du ministère de l’énergie Nongnogo.

Tous les deux ont présenté avec exemples à l’appui les impacts sociaux des centrales solaires en Afrique de l’ouest et au Burkina Faso en particulier. De façon général, dira Charles Konséibo, l’avènement des centrales solaires en Afrique est encore récent.

Poursuivant dans sa communication, le coordonnateur du  projet ‘’accélération de la mise en œuvre des politiques régionales sur les énergies propres en Afrique de l’ouest’’, présentera un tableau pas assez reluisant des impacts sociaux des centrales solaires déjà fonctionnelles. Selon lui, le constat général qui se dégage est qu’«on a l’impression que ces centrales ne profitent pas aux populations », a-t-il relevé.

Essakane Solar

Des participants à l’atelier

Pour approfondir la problématique des impacts sociaux des centrales solaires, il fallait trouver des exemples concrets pour mieux étayer cette question. L’emblématique centrale solaire installée par Essakane Solar sur le site minier d’Essakane Iamgold a servi de partage d’expérience.

A ce sujet, la directrice d’Essakane Solar,  Kantiono a présenté une expérience réussi quant à la question d’impacts sociaux de l’installation de la centrale, même si les riverains ne bénéficient pas de l’électricité de la centrale pour le moment. Le secret de cette réussite, dit-elle est le résultat de l’implication et de la création d’emploi au profit des populations riveraines.

Ba Abdoul Karim de la Sonabel, a lui aussi, partagé l’expérience des impacts sociaux relevés au niveau des centrales solaires suivies par la nationale d’électricité dont celle de Zagtouli. Là, Abdoul Karim fait savoir qu’il subsiste quelques difficultés liées à la satisfaction des besoins des riverains en termes d’électrification rurale.

Urgence d’agir pour trouver des réponses justes

Toutes les centrales d’énergies renouvelables inaugurées jusqu’à présent injectent leur production directement dans le réseau conventionnel national, affirme Charles Didace. Or, il se trouve que dans la plupart des cas, les zones d’implantation de ces centrales ne disposent pas d’infrastructures de transport et de distribution et de main d’œuvre qualifiée. Par conséquent, les villages environnants ne bénéficient pas directement de l’apport de l’énergie ainsi produites de leurs propres terres.

Pour lui, il y a urgence d’agir pour « trouver des réponses justes et durables pour les communautés rurales » afin que celles-ci « ne continuent pas à rester les parents pauvres des projets de centrales ».

Pour se faire, les participants ont fait des recommandations et élaboré une note de position pour une meilleure prise en compte des impacts sociaux dans les projets de construction de centrales solaires.

Jean Konombo

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 8 novembre 2018

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 8 novembre 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement.

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATION

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE  CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

–              un décret portant autorisation de perception de recettes relatives aux opérations de création, d’ouverture et de fonctionnement des écoles privées de formation professionnelle en élevage et en santé animale au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de mettre en place un cadre légal de création et de perception des recettes liées aux différentes prestations relatives à la création, à l’ouverture et au fonctionnement des écoles privées de formation professionnelle en élevage et en santé animale dans notre pays.

–              un décret portant création d’une perception auprès du Consulat général du Burkina Faso à Soubré en République de Côte d’Ivoire.

L’adoption de ce décret permet la mise en place d’une perception de recettes auprès du Consulat général de notre pays à Soubré en République de Côte d’Ivoire, conformément aux articles 4 et 5 du décret n°2000-323/PRES/PM/MEF du 19 juillet 2000 portant gestion financière et comptable des missions diplomatiques et consulaires du Burkina Faso à l’étranger.

–              un décret portant modification du décret                          n°2013-772/PRES/PM/MEF/MAECR/MATS du 17 septembre 2013 portant tarification des prestations de services dans les missions diplomatiques et consulaires et à l’administration centrale.

Ce décret modificatif vise à prendre en charge les termes du contrat de partenariat public privé pour la production et la délivrance des passeports à puce électronique dans notre pays.

L’adoption de ce décret permet de fixer une base juridique de la répartition des recettes issues de la délivrance des passeports à puce.

I.1.2. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

–              un rapport relatif à la sécurisation de l’approvisionnement du Burkina Faso en hydrocarbures.

Ce rapport permet l’adoption du schéma d’apurement de la dette de l’Etat vis-à-vis de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et d’un nouveau mécanisme de détermination des prix des hydrocarbures.

Le Conseil a décidé d’une hausse de soixante-quinze (75) francs CFA par litre du prix à la pompe de l’essence super et du gasoil pour compter du 09 novembre 2018.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles :

–              un décret portant création, attributions et fonctionnement du Conseil d’orientation et de suivi de Youthconnekt Burkina (COS-Y).

L’initiative Youthconnekt Burkina est une plateforme qui a pour objectif de contribuer à améliorer l’employabilité des jeunes et leur participation citoyenne au développement du pays.

L’adoption de ce décret permet de doter notre pays d’une instance stratégique d’orientation et de suivi des actions de l’initiative Youthconnekt Burkina.

Rémis Fulgance DANDJINOU

Bobo, carrefour des PME de l’UEMOA

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Le ministre du commerce, Harouna Kaboré

 «La PME dans l’UEMOA à l’ère du numérique» c’est sous ce thème que se tient la 4ème édition du salon des banques et PME de l’UEMOA dans la ville de SYA depuis le jeudi 08 novembre 2018. Cet évènement placé sous le patronage du ministre du commerce de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré et sous le co-parrainage du ministre du développement de l’économie numérique et des postes et du président de la chambre du commerce monsieur Lassina Diawara, ambitionne offrir un cadre de rencontre et de partage afin de bâtir des PME innovantes et performante à l’ère du numérique dans l’espace UEMOA.

Hermann Nagalo, promoteur du Salon des Banques et PME de l’UEMOA

Après Niamey Bamako… c’est au tour de la capitale économique du Burkina Faso d’abriter la 4ème édition du salon des banques et PME de l’UEMOA. Les initiateurs de cet événements soutiennent qu’ils font œuvre utile à travers l’évènement car ils fournissent une occasion de partager la science des expert sur les opportunités que le numérique génère au profit des petites et moyennes Entreprises.

Le ministre du commerce, Harouna Kaboré

« Le numérique est devenu est outil incontournable dans la vie quotidienne si bien que les petites et moyennes entreprises ne peuvent pas les contourner. Afin de réaliser une véritable croissance économique la présence d’un secteur privée dynamique compétitif et innovant s’impose. » Des lors,  Justin Damo Barro, président du comité des experts déplore le fait que : «la place des PME dans les stratégies de développement soit largement sous-estimée».

L’initiative de cette 4e édition du salon des banques et des PME de l’UEMOA vise à cet effet  à créer un cadre d’échange pour les  PME afin de partager leurs préoccupations  et de rechercher ensemble des solutions affirme Hermann NAGALO président du comité d’organisation. Il ajoute qu’il s’agit durant ces 3 jours de permettre aux banques et aux PME de chercher un partenariat gagnant-gagnant.

La 4e  édition du salon des banques  et PME de l’UEMOA  apporte deux innovations majeures : la première innovation est inovativ project qui est un espace dédié pour le be to bé entre les PME qui ont des projets innovants et les établissements de crédit. La deuxième innovation est Le SME networking  qui est un cocktail de panel de présentation de solution innovante “ made in UEMOA.

Le patron de cette édition, le ministre du commerce de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré  confie que plus de 80%   des entreprises sous régionale sont des PME. À ce titre toute initiative qui permet de    regrouper les PME les instituts de financement et des experts qui traitent des problématiques liées  au financement des PME, l’État reste disposé à leur apporter sa contribution. Harouna Kaboré affirme qu’il  prendra en compte toutes les recommandations qui seront proposées à l’issue des travaux du 4e salon des Banques et PME de l’UEMOA.

Sotouo Justin Dabiré/Bobo

Burkina Demain                      

1 milliard US$ pour la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents les plus pauvres

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Les dirigeants mondiaux ont pris d'importantes à Olso

Ce communiqué est relatif à la conférence sur le réapprovisionnement du financement mondial en faveur de la santé des enfants, des adolescents et des femmes à laquelle a pris part le président du Faso. Conférence co-organisée par les gouvernements du Burkina Faso et de la Norvège, la Banque mondiale et la Fondation Bill and Melinda Gates.

Les dirigeants mondiaux ont pris d’importantes à Olso

«Communiqué de Presse

Les dirigeants mondiaux engagent 1 milliard d’US$ pour transformer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents les plus pauvres du monde

–              Dix nouveaux investisseurs—le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire le Danemark, la Commission européenne, l’Allemagne, le Japon, Laerdal Global Health, les Pays-Bas, le Qatar et un donateur anonyme—ont rejoint le Mécanisme de financement mondial depuis le lancement de son processus de réapprovisionnement. Ils rejoignent les bailleurs de fonds existants, la Fondation Bill & Melinda Gates, le Canada, MSD for Mothers, la Norvège et le Royaume-Uni, pour financer le GFF et améliorer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

–              Le milliard d’US$ engagé aujourd’hui à Oslo pour le Fonds fiduciaire du GFF devrait être associé à 7.5 milliards d’US$ supplémentaires de l’IDA/BIRD et cela, pour la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

–              Le Burkina Faso a réaffirmé son engagement de consacrer au moins 15% de son budget annuel pour améliorer la santé ; la Côte d’Ivoire s’est engagée à accroître son budget de santé à raison de 15% par année; et, le Nigeria s’est réengagé à investir annuellement 150 millions d’US$ de son budget pour durablement financer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

–              Ce milliard d’US$ aidera le partenariat du GFF à progresser dans sa démarche qui vise à s’étendre à l’ensemble des 50 pays aux besoins les plus importants et à transformer la façon dont la santé et la nutrition sont financées. Avec d’autres initiatives mondiales de santé, cela peut contribuer à sauver et à améliorer des millions de vies dès 2030.

Par la voix de son président du Faso, le Burkina s’est engagé à allouer 15% de son budget à la santé

OSLO, NORVÈGE – Aujourd’hui, le Mécanisme de financement mondial (GFF) en soutien à Chaque Femme Chaque Enfant a annoncé un total de 1 005 000 000 US$ de contributions de la Fondation Bill & Melinda Gates, du Burkina Faso, du Canada, de la Côte d’Ivoire, de la Commission européenne, du Danemark, de l’Allemagne, du Japon, de Laerdal Global Health, des Pays-Bas, de la Norvège, du Qatar et du Royaume-Uni. Cela aidera le partenariat du GFF à progresser dans sa démarche qui vise à s’étendre à l’ensemble des 50 pays aux besoins de santé et de nutrition les plus importants et à contribuer ainsi à sauver et à améliorer des millions de vie dès 2030.  L’événement d’aujourd’hui constitue une étape importante pour lever jusqu’à 2 milliards d’US$ afin d’étendre le partenariat du GFF à un total de 50 pays ; le GFF s’attend à recevoir des engagements additionnels de la part d’investisseurs, nouveaux et existants, qui envisagent de nouveaux engagements pluriannuels.

Le GFF est un catalyseur pour le financement de la santé qui aide les pays à transformer la façon dont ils investissent dans les femmes, les enfants et les adolescents et cela, parce que depuis bien trop longtemps leur santé et leur nutrition ont été négligées et sous-financées—entraînant, chaque année, 5 millions de décès évitables parmi les femmes et les enfants. Le GFF appuie les pays de trois façons spécifiques :

(1) En développant un dossier d’investissement et un plan de mise en œuvre qui privilégient la santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent et la nutrition ainsi qu’un solide système de santé primaire ;

(2) En renforçant une plateforme pilotée par le pays qui aligne toutes les parties prenantes avec un plan de santé et de nutrition priorisé ; et,

(3) En travaillant avec les pays pour mobiliser et coordonner les ressources financières requises pour accélérer les progrès réalisés pour les populations les plus vulnérables et les plus difficiles d’accès.

« Aujourd’hui, nous fondons le grand espoir de voir les pays les plus pauvres du monde se constituer un avenir sain et dynamique dans lequel aucune femme, aucun enfant et aucun adolescent ne sera laissé pour compte. Le partenariat du GFF est efficace et efficient—travaillant avec les pays pour les aider à développer les capacités requises pour construire et maintenir les systèmes de santé dont les femmes et les enfants ont besoin pour survivre et prospérer », a déclaré Erna Solberg, Premier Ministre de la Norvège et Co-Présidente du groupe des Défenseurs des Objectifs de développement durable.

Plus de 2 milliards de personnes vivent dans des pays où les dépenses de santé sont inférieures à 25$ par personne et par an, ce qui constitue moins du tiers requis pour fournir des services vitaux de base à leurs populations. À travers leur collaboration avec le GFF, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et d’autres pays appuyés par le GFF ont démontré qu’il était possible pour tous les pays d’améliorer leur avenir et d’investir dans les populations les plus vulnérables de leurs sociétés et cela, en accroissant les investissements de santé.  Ils ont également démontré que des contributions financières généreuses, mais de petite taille—lorsqu’elles sont alignées et dépensées de manière catalytique et efficace pour appuyer des dossiers d’investissement nationaux—peuvent avoir un impact exponentiel, en mobilisant des financements supplémentaires et en sauvant des millions de vies.

Aujourd’hui à Oslo, le Burkina Faso a réaffirmé son engagement de consacrer au moins 15% de son budget annuel pour améliorer la santé ; la Côte d’Ivoire s’est engagée à accroître son budget de santé à raison de 15% par année; et, le Nigeria s’est réengagé à investir, chaque année, 150 millions d’US$ de son budget pour durablement financer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents. L’accroissement des ressources nationales fait partie intégrante des priorités de chaque pays appuyé par le GFF.

« La raison d’être du GFF est l’appropriation nationale — travailler avec les pays pour établir des priorités et favoriser la mobilisation des ressources nationales. Cela constitue la grande force du GFF.  Il plaide de façon convaincante pour que les pays soient aux commandes et investissent leur propre argent et, renforce la priorisation de l’allocation des ressources pour les secteurs sociaux de base, en particulier, le secteur de la santé », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, Président du Burkina Faso.

Aujourd’hui, les bailleurs de fonds et les pays ont répondu au besoin urgent des pays de transformer le financement de la santé et, cela, pour accélérer leur progression vers une couverture sanitaire universelle et contribuer ainsi à la réalisation des cibles des Objectifs de développement durable (ODD) qui visent à mettre fins aux décès évitables de mères, de nouveau-nés et d’enfants et à améliorer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

« En 2018, toutes les mères devraient être en mesure de protéger leur propre santé ainsi que la santé de leurs bébés et de leurs enfants. Mais, chaque jour, 830 femmes meurent de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement et, chaque mois, 450 000 enfants de moins de cinq ans meurent inutilement », a dit Kristalina Georgieva, PDG de la Banque mondiale. « Le GFF apporte une réflexion audacieuse pour mettre fin à cette injustice et cela, à travers des interventions intelligentes et des financements coordonnées qui peuvent transformer la santé, le bien-être ainsi que les chances de vie des femmes, des enfants et des adolescents des pays en voie de développement. »

Aujourd’hui, la Banque mondiale, qui héberge le GFF, a annoncé que les financements de 482 millions d’US$ du Fonds fiduciaire du GFF ont été associés à 3.4 milliards d’US$ de l’Association internationale pour le développement (IDA) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et cela, au cours des trois dernières années seulement. Il est prévu que les engagements de 1 005 000 000 US$, effectués aujourd’hui à Oslo pour le Fonds fiduciaire du GFF, seront associés à 7.5 milliards d’US$ de l’IDA/BIRD et cela, pour la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents

En outre, en partenariat avec le GFF, la Banque mondiale a annoncé que la série d’Obligations pour le Développement durable, lancée par la Trésorerie de la Banque mondiale pour sensibiliser les investisseurs aux avantages significatifs et pérennes des investissements en faveur de la santé et de la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents, avait levé 935 millions d’US$ et cela, depuis juin 2018. Ces obligations apportent un capital privé au pool de financement de la BIRD et servent de point d’entrée pour que les investisseurs prennent conscience des opportunités qui existent en matière d’investissement durable. Pour réduire les barrières qui entravent la capacité des pays à accéder à ces fonds, le GFF fournit des co-financements et subventionne l’achat de prêts à taux d’intérêt réduit, leur permettant ainsi de catalyser des fonds publics et privés et d’investir dans la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

Une étude récente, revue par des pairs et publiée dans The BMJ Global Health—qui reflète les efforts combinés qui contribuent à modifier la tendance en matière de mortalité maternelle, néonatale et infantile, notamment du GFF; de Gavi, l’Alliance du Vaccin; du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme; de UNAIDS; du FP2020; et d’autres partenaires¬—a estimé que les pays peuvent sauver jusqu’à 35 millions de vies dès 2030 et cela, si les investissements de santé au niveau mondial continuent de croitre aux taux actuels, si d’autres initiatives mondiales de santé atteignent leurs cibles et, si le partenariat du GFF peut étendre sa portée et appuyer l’ensemble des 50 pays aux besoins de santé et de nutrition les plus importants. Elle a également estimé que les financements en faveur du Fonds fiduciaire du GFF avaient le potentiel de mobiliser 50 à 75 milliards d’US$ supplémentaires pour la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents, dont 70% seraient constitués par les ressources nationales des pays.

« Les femmes, les enfants et les adolescents en bonne santé contribuent à un cercle vertueux », a déclaré Melinda Gates, Co-Présidente de la Fondation Bill & Melinda Gates. « Avec la santé vient la capacité d’aller à l’école et d’apprendre, ce qui aide les individus à prospérer en tant qu’adulte et à élever des enfants capables de poursuivre le cycle. C’est pour cela que le GFF représente un excellent investissement. »

Avec les engagements annoncés aujourd’hui, un total de 1.005 milliard d’US$ a été levé pour la période du réapprovisionnement qui s’étend de 2019 à 2023 et qui vise à mobiliser un total de 2 milliards d’US$ pour une expansion du GFF à un total de 50 pays.

« Aujourd’hui, nous nous trouvons à l’orée d’un changement transformateur dans le domaine de la santé mondiale, où aucune femme, aucun enfant et aucun adolescent ne sera laissé pour compte. Le partenariat du GFF aide les pays à transformer l’avenir de leurs populations et cela, à travers une intégration culturelle, politique et financière de la priorisation de la santé. Il est essentiel d’appuyer les dirigeants à travers le monde pour qu’ils puissent opérer ces changements et, aujourd’hui, nous sommes ravis d’obtenir un tel soutien pour faire de cette vision une réalité », a déclaré Mariam Claeson, Directrice du GFF.

Le GFF a été fondé en 2015 par la Banque mondiale, les Gouvernements du Canada et de la Norvège, les Nations Unies et d’autres partenaires. Agissant en tant qu’éclaireur pour un financement novateur des ODD, le GFF aide à aborder le programme inachevé de la santé et de la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents et à combler le déficit de financement.

Pour plus d’information sur le réapprovisionnement du Mécanisme de financement Mondial : https://www.globalfinancingfacility.org/fr/réapprovisionnement-du-gff

Photos pour les médias : https://drive.google.com/drive/folders/1U54KVVy27l55D6NMNwq_X005ZQ44xU0i

À Propos du Mécanisme de financement mondial

Le Mécanisme de financement mondial (GFF) est un partenariat à multiples parties prenantes qui aide les pays à aborder les plus grands problèmes de santé et de nutrition qui affectent les femmes, les enfants et les adolescents. Le Fonds fiduciaire du GFF est appuyé par le Burkina Faso, le Canada, le Danemark, la Commission européenne, l’Allemagne, le Japon, Laerdal Global Health, les Pays-Bas, la Norvège, le Qatar, le Royaume-Uni, la Fondation Bill & Melinda Gates, MSD for Mothers et un donateur anonyme.  Le GFF aide les gouvernements à rassembler les partenaires autour d’un plan piloté par le pays qui privilégie les domaines de santé à fort impact qui demeurent sous-financés. Le Fonds Fiduciaire du GFF joue un rôle de catalyseur de financement, avec les pays utilisant des subventions modestes pour significativement accroitre leurs ressources nationales et cela, en parallèle aux financements de l’IDA et de la BIRD de la Banque mondiale, aux financements externes alignés et aux ressources du secteur privé. Chaque investissement de taille relativement modeste est multiplié par les engagements des pays eux-mêmes—produisant d’importants retours sur investissement et sauvant et améliorant des vies.  Pour en apprendre davantage : www.globalfinancingfacility.org/fr et @theGFF

Contacts Média

Melanie Mayhew, Mécanisme de financement mondial, +1 (202) 459-7115, mmayhew1@worldbankgroup.org

Arvid Samland, Bureau du Premier ministre, Norvège, +47 930 51 458, arvid.samland@smk.dep.no

Aisha Faquir, Banque mondiale, +1 (202) 458-5465, afaquir@worldbankgroup.org

Fondation Bill & Melinda Gates, + 1 (206) 709-3400, media@gatesfoundation.org

Sahel et Afrique de l’ouest : Conclave pour la synergie des interventions de l’ONU et des organisations inter-gouvernementales

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Ce communiqué de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) est relatif à la réunion annuelle à Dakar du mécanisme de Coordination sous régional en vue d’une synergie des interventions de l’ONU et des organisations inter-gouvernementales au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

«Communiqué de presse

Conclave pour promouvoir la synergie des interventions de l’ONU et des organisations inter-gouvernementales au Sahel et en Afrique de l’Ouest

Dakar (Sénégal), 05 Novembre 2018 –  La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, organise ce jour à Dakar, au Sénégal, avec les agences et programmes du Système des Nations Unies et les Communautés économiques régionales, la réunion annuelle du mécanisme de Coordination Sous régional (MCSR)

Cette réunion qui intervient dans un contexte marqué par le renforcement des efforts du Système des Nations Unies pour le Sahel a pour objectif de promouvoir une plus grande synergie et une plus grande efficacité des interventions, en particulier au Sahel, par la mise en œuvre dans la mesure du possible, des programmes ou des projets communs ou conjoints, en appui aux organisations inter-gouvernementales existantes en Afrique de l’Ouest.

Selon le Directeur par intérim du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, Monsieur Bakary Dosso : « Un des défis majeurs identifiés dans la mise en œuvre du Plan de Soutien des Nations Unies pour le Sahel reste celui de la coordination. Nous sommes de ce fait persuadés que le Mécanisme sous régional de coordination en Afrique de l’Ouest a encore un rôle majeur à jouer en tant qu’instrument pour faciliter la coopération au sein du système des Nations Unies et entre le Système des Nations Unies et les acteurs de développement au niveau régional et national. » .

Avec pour thème : «Mobiliser les efforts pour faire du Sahel un moteur du développement de l’Afrique de l’Ouest », cette réunion permettra aux participants, non seulement de s’informer sur les interventions des Nations Unies en cours et à venir dans le cadre de Plan de Soutien au Sahel, mais aussi de présenter leurs activités au service du Sahel.

Il s’agira au cours de cette réunion d’offrir à l’ensemble des acteurs régionaux opérant au Sahel une plateforme d’échanges qui devrait faciliter la synergie de leurs interventions futures. Le MCSR offrira également aux Nations Unies l’opportunité de partager avec plusieurs parties prenantes les résultats des travaux menés récemment dans le cadre de l’appui au Sahel.

Cette réunion qui se déroule en séances plénières sur deux journées a enregistré la participation des agences et programmes des Nations Unies, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), de l’Union du Fleuve Mano, de l’Autorité du Liptako Gourma (ALG) et d’autres organisations inter-gouvernementales impliquées dans des activités d’appui à la région du Sahel. Les représentations sous régionales de l’Union Africaine, de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Banque Mondiale sont également conviées au MCSR.

Pour plus d’informations, prière de contacter: Tahirou Gouro, Chargé de Communication, CEA- BSR/AO,

mob: +227 90 99 99 39, Email: gouro2@un.org

Le Festival Dwi Joro-Buuri Tigsgo de Nahouri du 23 au 25 Novembre

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Les conférenciers

La deuxième édition du festival des arts et de la culture du Nahouri dénommé Dwi Joro-Buuri Tigsgo, se tiendra du 23 au 25 novembre 2018 sur le site du siège du Fespaco. Les organisateurs de l’évènement étaient face à la presse le 02 novembre dernier pour donner les détails sur la tenue de l’activité.

Les conférenciers

A trois semaines de la 2e édition du festival Dwi Joro-Buuri Tigsgo, Abraham Abassagué, président d’organisation du festival et ses collaborateurs ont déjà leur plan d’activité ficelé. Si la 1ère édition a été un succès, cette 2e édition doit l’être encore plus, souhaitent les organisateurs. Pour se faire, les organisateurs disent compter sur la bonne volonté des fils et filles de la localité de la province du Nahouri.

Selon le président d’organisation, l’objectif de ce festival est de promouvoir le patrimoine culturel Kassena et Nankana et de valoriser la destination Nahouri. Pendant ce festival, « les projecteurs seront dirigés sur ces deux grandes cultures du Nahouri à travers un programme d’activité », a expliqué Abraham Abassagué. En effet, Dwi Joro-Buuri Tigsgo est un festival des arts et des cultures des peuples Kassena et Nankana de la ville de Pô.

L’activité est prévue se dérouler sur le site du siège du Fespaco sous le thème « culture Kassena-Nankana, patrimoine et changement climatique ». Le Ghana est le pays invité d’honneur.

Plusieurs activités vont parsemer le déroulement de ces trois jours de festival dans l’enceinte du Fespaco. Mais avant, précise les organisateurs, l’ouverture du Festival se fera dans le quartier Bilbalgo de Ouagadougou le matin du 23 Novembre 2018 à travers une grande parade guerrière des deux peuples à l’honneur, appuyé par les marionnettes et les majorettes de la ville Pô. La cérémonie d’ouverture, quant à elle, se déroulera dans la même soirée au siège du Fespaco.

On aura également au programme, une foire d’exposition, une soirée de la parole et de la mode, des conférences et une nuit de distinction le jour de la clôture.

A en croire les organisateurs, plusieurs festivaliers venant de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la France et d’Italie seront à ce rendez-vous culturel.

Joséphine Compaoré

Burkina Demain

Affaires : L’Afrique sub-saharienne bat son propre record dans les réformes

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Ce communiqué de presse de la Banque mondiale souligne les efforts accomplis par les Etats sub-africains en matière de réformes dans le secteur des affaires. Des résultats qui ressortent du rapport Doing Business 2019 de la Banque.

«Communiqué de presse

Rapport Doing Business : pour la troisième année consécutive, l’Afrique subsaharienne bat son propre record pour le nombre de réformes réglementaires facilitant les affaires

WASHINGTON, 31 octobre 2018 – Dans son rapport Doing Business 2019 : Formation pour mieux reformer, publié aujourd’hui, le Groupe de la Banque mondiale souligne que les pays d’Afrique subsaharienne ont établi un nouveau record pour la troisième année consécutive. L’an dernier, ils ont mené 107 réformes destinées à améliorer la facilité de faire des affaires pour les petites et moyennes entreprises.

C’est une hausse non négligeable par rapport aux 83 réformes mises en œuvre dans la région l’année précédente. En outre, c’est aussi un record pour le nombre de pays engageant des réformes : 40 des 48 économies de la région ont mené au moins une réforme, contre 37 il y a deux ans pour le précédent record.

Quatre pays de la région se sont hissés parmi les pays les plus réformateurs au monde : le Togo, le Kenya, la Côte d’Ivoire et le Rwanda. Et Maurice rejoint le peloton de tête cette année, au 20e rang.

Maurice a mené cinq réformes l’an dernier, éliminant notamment un obstacle qui pénalisait les femmes. Dans le domaine de la création d’entreprise, il a uniformisé la procédure d’enregistrement d’une entreprise pour les hommes et les femmes et simplifié encore les procédures pour l’ensemble des demandeurs. La protection des investisseurs minoritaires a été renforcée grâce à une clarification des structures de propriété et de contrôle et un renforcement de la transparence des entreprises. Des réformes ont également été mises en œuvre dans les domaines du transfert de propriété, du commerce transfrontalier et du paiement des taxes et impôts.

Avec sept réformes à son actif l’an dernier, le Rwanda est le pays le plus réformateur de la région, grimpant au 29e rang mondial. Dans le domaine de la création d’entreprise, le Rwanda, qui enregistre le plus grand nombre de réformes depuis la création de Doing Business il y a 16 ans, a remplacé les machines à facturation électronique par des logiciels gratuits pour les factures avec taxe sur la valeur ajoutée. Concernant le transfert de propriété, un domaine dans lequel le Rwanda se classe au deuxième rang mondial derrière la Nouvelle-Zélande, de nouveaux mécanismes de règlement des différends fonciers facilitent l’enregistrement des biens. Une nouvelle loi sur l’insolvabilité améliore l’accès au crédit, autre domaine dans lequel ce pays excelle, et facilite le règlement de l’insolvabilité en rendant les procédures plus accessibles pour les créanciers et en leur permettant d’y participer davantage. Le Rwanda a également réformé les domaines du commerce transfrontalier et du raccordement à l’électricité.

Le Kenya a mis en œuvre cinq réformes, ce qui l’a porté au 61e rang. Il a notamment adopté une nouvelle loi sur l’accès au crédit, qui l’a propulsé au 8e rang mondial pour l’obtention de prêts. Ce pays a également simplifié le paiement des taxes et impôts pour les entreprises (regroupement des autorisations et service de télépaiement de l’impôt baptisé iTax), tandis qu’un système en ligne facilite le transfert de propriété. D’autres améliorations ont renforcé la protection des investisseurs minoritaires et facilité le règlement de l’insolvabilité.

La Côte d’Ivoire et le Togo ont notamment introduit des systèmes en ligne pour la déclaration de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée, ce qui facilite le paiement des taxes et impôts pour les entreprises. Les cinq réformes menées par la Côte d’Ivoire ont amélioré l’accès au crédit et le contrôle de la qualité des constructions et facilité l’enregistrement des entreprises et l’exécution des contrats. Le Togo, avec six réformes à son actif, a facilité l’enregistrement des entreprises, en réduisant le minimum de capital requis, et l’exécution des contrats grâce à l’adoption d’une nouvelle loi sur la médiation.

Le Nigéria a mené quatre réformes qui ont notamment facilité la création d’entreprise à Kano et Lagos, les deux villes couvertes par Doing Business, mais aussi le raccordement à l’électricité et le commerce transfrontalier. En outre, Lagos a facilité l’exécution des contrats grâce à de nouvelles règles de procédure civile pour les tribunaux en charge des petits litiges, tandis que Kano a, au contraire, rendu le transfert de propriété moins transparent en arrêtant de publier en ligne la grille tarifaire et la liste des documents nécessaires.

Concernant les autres pays de la région, l’Éthiopie a mené trois réformes visant à faciliter l’enregistrement d’une entreprise, l’exécution des contrats et l’obtention des permis de construire, tandis qu’en Afrique du Sud, deux réformes ont amélioré le suivi et la gestion des coupures électriques et réduit le délai nécessaire à la création d’entreprise.

Au niveau régional, la plupart des réformes se sont concentrées sur l’amélioration de l’exécution des contrats : les 27 réformes adoptées dans cette région représentent plus de la moitié des réformes enregistrées dans ce domaine dans le monde entier. Les 17 États Parties de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) ont en effet adopté, en 2017, un Acte uniforme sur la médiation comme mode de règlement à l’amiable des différends.

Le domaine de la création d’entreprise a bénéficié de 17 réformes, qui se sont essentiellement concentrées sur la réduction du délai nécessaire à l’obtention d’une licence d’exploitation, en rationnalisant les services existants ou en introduisant de nouvelles solutions en ligne. Le Burundi, qui figure en tête des pays de la région dans ce domaine (17e rang mondial), a encore abaissé le coût d’enregistrement d’une entreprise.

« C’est une année de records pour l’Afrique subsaharienne. La vive accélération des réformes l’an dernier et sur plusieurs années est la preuve de la puissante dynamique de changement à l’œuvre dans la région. Un environnement des affaires efficace, qui permet aux entreprises privées de prospérer, est essentiel à la création d’emplois et à la croissance », affirme Santiago Croci Downes, responsable du projet Doing Business.

C’est dans les domaines de l’obtention de prêts et de la création d’entreprise que les pays de la région enregistrent les meilleures performances : quatre d’entre eux (le Kenya, le Malawi, le Rwanda et la Zambie) se classent parmi les 10 premiers au monde pour l’obtention de prêts. En outre, le délai et le coût de création d’une entreprise dans la région ressortent en moyenne respectivement à 21 jours et 39 % du revenu par habitant, contre 61 jours et 305 % en 2003, au moment de la première édition du rapport Doing Business. De plus, la majorité des pays ont supprimé le minimum de capital requis et d’autres l’ont fortement réduit.

La région enregistre de mauvais résultats pour le raccordement à l’électricité et le commerce transfrontalier. Une entreprise doit par exemple débourser 3 456,5 % du revenu par habitant en moyenne pour un raccordement au réseau, contre 1 229 % dans le monde. Et il faut 98 heures pour satisfaire aux obligations de documentation pour importer, contre 61 heures dans le monde.

Cette année, Doing Business a collecté des données sur la formation dispensée aux agents de la fonction publique et aux utilisateurs des registres du commerce et des registres fonciers. Le rapport mentionne une étude de cas qui analyse ces données et constate que les formations obligatoires et annuelles dispensées aux fonctionnaires concernés améliorent l’efficacité de ces registres. Elle fait toutefois observer que moins d’un quart des pays d’Afrique subsaharienne proposent ces formations. Une deuxième étude note que lorsque les agents de dédouanement et les commissionnaires en douane suivent une formation régulière, les contrôles aux frontières et les formalités douanières s’en trouvent accélérés, ce qui facilite la circulation transfrontalière des marchandises. Elle constate que des pays comme l’Angola, la République démocratique du Congo et le Lesotho ont mis en œuvres des réformes commerciales qui ont bénéficié d’une communication et de formations efficaces. En Angola et au Lesotho, des programmes de formation ou des projets pilotes ont réduit le temps nécessaire pour préparer la documentation lors de la mise en œuvre du Système douanier automatisé (SYDONIA World), un système de gestion des données douanières développé par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Deux autres études de cas s’intéressent aux avantages que procurent la certification des électriciens et la formation des juges.

La version intégrale du rapport et les bases de données associées sont disponibles sur www.doingbusiness.org

Contacts

À Washington : Indira Chand +1 (202) 458-0434, +1 (703) 376-7491, ichand@worldbank.org »

Service audiovisuel : Huma Imtiaz +1 (202) 473-2409, himtiaz@worldbankgroup.org

La 4e édition du salon des Banques et des PME de l’UEMOA du 8 au 11 novembre à Bobo

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Dans le cadre de la redynamisation des PME de l’espace UEMOA, la chambre de commerce et d’industrie des Hauts-Bassins organise du 8 au 11 novembre 2018, la 4e édition du salon des Banques et des PME de l’UEMOA. Cette 4e édition qui se tiendra à Bobo est placée sous le thème « La PME dans l’UEMOA de l’ère du numérique. » À cet effet, les organisateurs ont tenu un point de presse ce vendredi 2 novembre 2018 dans la salle de conférence de la chambre de commerce et d’industrie des Hauts-Bassins pour annoncer cet événement international.

Du 8 au 11 novembre 2018, la maison de la culture de Bobo-Dioulasso abritera la 4e édition du Salon des Banques et PME de l’UEMOA.  300 participants professionnels sont attendus à cette grande rencontre sous régional. Une rencontre qui verra la participation des 8 pays de l’UEMOA. L’objectif de cette rencontre vise selon les organisateurs à accompagner les PME vers le numérique. Pour le président du comité d’organisation Youépéné Hermann Nagalo,  ce salon permettra au PME de s’intégrer pleinement dans l’ère du numérique afin de pouvoir davantage être compétitive et de profiter des opportunités de la transformation numérique. Elle vise aussi à outiller les PME à renforcer leur capacité et leur permettre d’avoir des contacts à l’international précise Hermann Nagalo.

Cette 4e édition du salon des Banques et PME de l’UEMOA à Bobo sera marquée par des rencontres B to B, des panels de haut niveau avec des experts de l’UEMOA. Une caravane des PME est aussi prévue à cet effet. La participation à ce salon des Banques et PME de l’UEMOA est ouvert gratuitement à tous les participants et visiteurs. Cependant seul les participants professionnels pourront prendre part à certaines activités comme les panels, les formations et bien d’autres activités réservées selon le comité d’organisation. Pour faire partie du lot de participants professionnels, les PME devraient à en croire Hermann Nagalo, payer la somme de 50 mille francs CFA comme frais de participation.

Ce salon est une tribune dédiée aux artisans tels que les Micro-petites-Moyennes Entreprise et industries ainsi qu’aux start-up de la zone UEMOA a fait savoir le président du comité d’organisation. Il y aura aussi l’accomplissement financière et non financière des banques, établissement financier, organisation professionnelle, ONG, grande entreprise dans l’UEMOA.

Le président du comité du salon des banques et PME de l’UEMOA rassure tous les participants que des dispositions sécuritaires sont prises pour le bon déroulement de cet événement.  C’est pourquoi, Hermann Nagalo invite les PME de la ville de Sya à participer à cette 4e édition de ce salon à Bobo, le 2e  du genre au Burkina, en vue d’avoir des contacts pour pouvoir faire valoir les produits hors du pays.

Sotouo Justin Dabiré/ Bobo

Burkina Demain