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Attaque terroriste de Toéni : Ils l’ont revendiquée vendredi

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L’on en sait un peu plus sur l’identité des auteurs de l’attaque terroriste du 27 décembre à Toéni dont les victimes (10 gendarmes tués) seront inhumées ce dimanche 30 décembre à Dédougou. Il s’agit d’éléments de la JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimeen).

La JNIM est la branche malienne d’al-Qaïda (AQ). Basée au Mali, elle a revendiqué ce vendredi 28 décembre 2018, l’attaque de la veille à Toéni, localité située à une cinquantaine de km au Nord de Tougan dans région de la Boucle du Mouhoun. Cette attaque, on le sait, a coûté la vie à 10 gendarmes burkinabè. Dirigée par Lyad Ag Ghali, l’organisation terroriste est née de la fusion de plusieurs groupes et a maintes  fois fait parler d’elle dans la région, à cause notamment de ses multiples attentats meurtriers.

Liste des 10 gendarmes burkinabè tués à Toéni par des éléments JNIM

1-Adj OUATTARA Z. Issouf

2-MDC SANOU K. Louis ;

3-MDC  COULIBALY Paul ;

4-MDL SIB Jonas ;

5-MDL SEBEGO Boubacar ;

6-MDL YAMEOGO N. Stanislas ;

7-MDL TIENDREBEOGO Hyacinthe ;

8-MDL COULIBALY A. Roger ;

9-MDL YO Karim ;

10-MDL ZABSONRE Emmanuel

Jean Konombo

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 26 décembre 2018

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 26 décembre 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,  Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, procédé à des nominations, accordé des remises de peines et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATION

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE DOUZE (12) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :

–              un projet de loi portant mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes au Burkina Faso.

Ce projet de loi permettra à notre pays de respecter ses obligations internationales découlant du Traité sur le commerce des armes, de règlementer la circulation des armes classiques et la prévention des conflits armés.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

–              un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination Monsieur Vijay Singh CHAUHAN en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso avec pour résidence à Ouagadougou.

 

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :

–              un décret portant remise de peines à l’occasion du 1er janvier 2019.

Ce décret accorde une remise du reliquat de peine à 219 condamnés et une remise de peine partielle allant de 03 à 08 mois à 653 autres. Deux (02) condamnés à vie ont vu également leurs peines commuées à 20 ans.

Les bénéficiaires de cette remise de peines sont sélectionnés parmi les condamnés à l’emprisonnement ferme ayant accompli la moitié de leur peine au moins, et choisis en raison de leur mauvais état de santé, de l’âge, de la minorité pénale ou de la vieillesse, de l’intérêt porté aux travaux dans les unités de production agricole, les ateliers et les chantiers des établissements pénitentiaires.

Ces remises de peine sont une grâce présidentielle, prévue à l’article         54 de la Constitution du 2 juin 1991 et rendue applicable par la loi                         N°10-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso et le décret N°160 du 18 avril 1961 règlementant le droit de grâce.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

–              une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de don n° D411-BF conclu le 03 décembre 2018 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour la mise en œuvre du Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes (PUFDR).

D’un coût estimé à cinquante-sept milliards huit cent cinquante-sept millions neuf cent soixante mille (57 857 960 000) F CFA, ce don vise à soutenir le gouvernement à travers le PUFDR, à améliorer la sécurité alimentaire et l’offre de services de base en matière de santé et d’éducation dans les régions du Nord, du Centre et de l’Est du Burkina Faso.

–              Une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de crédit conclu le 6 décembre 2018 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique pour le financement du Projet de réalisation de vingt-sept (27) systèmes d’Adduction d’eau potable (AEP) dans la région du Centre-Est.

D’un coût global de cinq milliards huit cent quatre-vingt-dix-neuf millions trois cent mille (5 899 300 000) F CFA, ce projet est financé par l’État burkinabè et le Royaume de Belgique. La contribution du Royaume de Belgique est de cinq milliards deux cent quarante-sept millions six cent cinquante-six mille (5 247 656 000) F CFA et celle de l’État burkinabè s’élève à six cent cinquante un millions six cent quarante-quatre mille (651 644 000) F CFA.

–              un décret portant création, attributions et organisation du Comité national de coordination des actions du G5 Sahel Burkina Faso (CNC Sahel-BF).

Ce décret vise la révision du décret n°2015-1136/PRES-TRANS/PM/MEF du 07 octobre 2015 portant création, attributions et organisation du Comité national de coordination des stratégies pour le sahel et des actions du G5 Sahel Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permettra au Comité national de coordination des actions du G5 Sahel de remplir efficacement ses missions.

–              un décret portant définition et création des postes comptables des administrations des Douanes, des Impôts et du Trésor.

Ce décret définit les principaux postes comptables chargés de la tenue de la comptabilité générale de l’Etat et précise les structures auprès desquelles les postes comptables sont créés.

L’adoption de ce décret permet l’organisation des postes comptables en réseaux et l’opérationnalisation effective de la déconcentration de la fonction comptable.

–              une ordonnance portant autorisation de ratification des accords de don n°D392-BF et de prêt n°D6339-BF conclus le 21 novembre 2018 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du projet d’interconnexion régionale Dorsale Nord.

Ce projet régional vise à construire une ligne d’interconnexion de 330 kV pour réduire le coût, augmenter l’approvisionnement en électricité et accroître le commerce de l’électricité entre le Niger, le Bénin et le Burkina Faso.

Le coût global du Projet est de 640,3 millions de dollars USD. Ce projet est financé respectivement par la Banque africaine de développement (BAD) :119,7 millions de dollars USD ; l’Agence française de développement (AFD) : 34,1 millions de dollars USD ; l’Union européenne (UE) : 16, 1 millions de dollars USD ; la Banque mondiale : 465,5 millions de dollars USD et les pays bénéficiaires : 4,9 millions de dollars USD.

Pour le Burkina Faso, ce projet bénéficiera de la contribution de la Banque mondiale à hauteur de 114,67 milliards de F CFA, se composant comme suit :

  • Accord de don n°D392-BF de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 68,36 millions de dollars USD, soit environ 37,60 milliards de F CFA ;
  • Accord de prêt n°D6339-BF de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 117,50 millions d’Euro, soit 77,07 milliards de F CFA.

–              une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt entre le Gouvernement du Burkina Faso et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pour le financement d’une ligne de crédit pour l’appui à quatre (04) Fonds nationaux.

Cet accord de prêt vise à soutenir les efforts du Burkina Faso dans la promotion de l’accès des femmes et des jeunes aux crédits.

D’un montant de 20 millions de dollars USD soit environ 11 milliards de F CFA, cet accord de prêt de la BADEA permettra l’appui financier du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ), du Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE) et du Fonds d’appui au secteur informel (FASI).

–              une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de  prêt conclu à Nouakchott en République islamique de Mauritanie le 06 décembre 2018 entre le Gouvernement du Burkina Faso et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique              (BADEA) pour le financement du Projet de construction et de bitumage de la route nationale n°10 (RN10) entre Tougan et Ouahigouya.

Le coût total du Projet de construction de la RN10 est estimé à                   soixante-onze (71) millions de dollars USD, soit environ trente-neuf milliards cinquante millions (39 050 000 000) de F CFA. La BADEA apporte sa contribution partielle sous forme de prêt à hauteur de vingt millions (20 000 000)  de dollars US, soit environ onze milliards (11 000 000 000) de F CFA HT au financement dudit projet.

La contribution de l’Etat est d’environ deux millions (2 000 000)  de dollars US, soit environ un milliard quatre-vingt millions (1 080 000 000) de F CFA.

Ce projet constitue un maillon de la route communautaire de l’UEMOA n°Cu12 permettant de relier Abidjan (Côte d’Ivoire) à Mopti (Mali) en passant par Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).

–              un rapport relatif à deux (02) décrets.

Le premier décret porte création d’un établissement public de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique dénommé « Agence nationale de la formation professionnelle (ANFP) ».

La création de l’Agence nationale de la formation professionnelle vise à regrouper l’ensemble des centres d’envergure nationale que sont le Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPR-Z), le Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B), le Centre d’évaluation de formation professionnelle de Ouagadougou (CEFPO), les treize (13) centres régionaux et les douze (12) centres provinciaux de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).

Ce regroupement permettra la mise en place d’un mécanisme efficace de formation professionnelle dans notre pays.

Le second décret porte modification du décret                                                n° 2004-523/PRES/PM/MTEJ/MFB du 23 novembre 2004 portant création de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).

Ce décret permet de matérialiser la réforme de l’ANPE en recentrant ses missions sur le volet « emploi », suite à la création de l’Agence nationale de la formation professionnelle (ANFP).

I.1.5. Pour le compte du ministère des Ressources animales et halieutiques :

–              un décret portant approbation du statut particulier du Fonds de développement de l’élevage (FODEL).

L’adoption de ce décret permet au FODEL de disposer d’un nouveau statut en vue de remplir efficacement ses missions conformément aux dispositions du décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des fonds nationaux.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de la Santé :

–              un décret portant gratuité des soins de la planification familiale au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet la mise en œuvre de la mesure de gratuité de la planification familiale dans les structures de santé publique de notre pays et une intensification de l’offre des services de la planification familiale au profit des populations notamment les adolescents, les jeunes et les populations vivant en milieu rural.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

–              Monsieur Abdoul-Karim SORO, Mle 86 140 100 65, Adjudant-chef major, est nommé Directeur du Parc automobile de la Présidence du Faso.

B.AU TITRE DU PREMIER MINISTERE

–              Monsieur Issaka OUEDRAOGO, Mle 267 805 X, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat.

 

C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

–              Monsieur Ziwindgniga Joël Aristide DJIGUEMDE, Mle 212 332 K, Conseiller des droits humains, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

–              Monsieur Oumpouguila dit Charles COULIDIATI, Mle 130 423 K, Magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Membre de la Direction générale de la Justice pénale et du sceau ;

–              Monsieur Joseph COMPAORE, Mle 110 108 E, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade,    3ème échelon, est nommé Directeur de la production pénitentiaire et de la formation professionnelle ;

–              Monsieur Ibrahim TRAORE, Mle 113 377 F, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Chargé d’études à la Direction générale de la Garde de sécurité pénitentiaire ;

–              Monsieur Oscar Arzouma OUEDRAOGO, Mle 203 368 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade,         2ème échelon, est nommé Chargé d’études à la Direction générale de la Garde de sécurité pénitentiaire ;

–              Monsieur Eloi GUIGMA, Mle 113 371 E, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Chargé d’études à la Direction générale de la Garde de sécurité pénitentiaire.

D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

–              Monsieur Franck Eric Joel OUEDRAOGO, Mle 51 976 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, classe intermédiaire, 4ème échelon, est nommé Inspecteur technique ;

–              Monsieur Clément TIANKUY, Mle 34 824 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller fiscal auprès de « La Poste Burkina Faso » (La Poste BF) ;

–              Monsieur Dramane GANOU, Mle 110 102 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du Ministère de l’intégration africaine et des burkinabè de l’extérieur ;

–              Monsieur Adama SANOU, Mle 72 170 Z, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).

 

E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

–              Madame Flore Doussou BARRO/TRAORE, Mle 57 932 F, Inspecteur du travail, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice générale de la protection sociale ;

–              Madame Colette FOROGO/YELKOUNI, Mle 24 150 E, Inspecteur du travail et des lois sociales, est nommée cumulativement Directrice générale du travail et Responsable du « Programme Travail décent » ;

–              Monsieur Soumaïla GAMSORE, Mle 216 845 W, Inspecteur du travail, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Responsable du « Programme Pilotage et soutien » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles.

F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

–              Monsieur Wendpanga Bruno COMPAORE, Mle 119 280 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’information et de la promotion économique ;

–              Monsieur Aimé Yves BADO, Mle 105 160 C, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;

–              Monsieur Tuhansi Augustin BICABA, Mle 241 742 Z, Economiste-gestionnaire, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation.

 

G.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

–              Monsieur Fatié OUATTARA, Mle 245 786 K, Maître-assistant, catégorie P, échelle 3, 1er grade, 2ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation ;

–              Monsieur François de Charles OUEDRAOGO, Mle 74 289 R, Enseignant-chercheur, catégorie P, classe terminale, 1er échelon, est nommé Chargé de missions au Centre universitaire de Ziniaré ;

–              Monsieur Emmanuel SORGHO, Mle 118 969 G, Administrateur civil, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Secrétaire général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) ;

–              Monsieur Herbert KALMOGO, Mle 210 818 T, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Université de Fada N’Gourma ;

–              Monsieur Yahaya SAMANDOULGOU, Mle 0014 006 T, Chercheur, catégorie P3, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la valorisation des résultats de recherche et de l’innovation à l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche (ANVAR).

 

H.AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES

–              Monsieur Pascal SOUBEIGA, Mle 25 134 Y, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Responsable du « Programme Développement durable des productions agricoles », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des productions végétales ;

–              Monsieur Moussa Roch Mathurin KABORE, Mle 41 573 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

 

I.AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

–              Monsieur Pako Franck Olivier TOE, Gestionnaire, est nommé Chargé de missions ;

–              Madame Ami Adeline ROUAMBA/NANA, Mle 71 476 M, Administrateur civil, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

–              Monsieur Siaka Laurent GANOU, Mle 49 993 E, Psychologue,      1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des travaux publics ;

–              Monsieur Daouda DIABATE, Ingénieur d’Etat en bâtiment et infrastructures de transport, est nommé Secrétaire permanent du Programme sectoriel des transports (PST) ;

–              Monsieur Ismaël ZEBRET, Mle 74 293 E, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Programme d’infrastructures ferroviaires, aéroportuaires et maritimes ;

–              Madame Bibiane DEMBELE/KABORE, Mle 233 703 C, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Chargée d’études ;

–              Monsieur Sountonnoma Réné OUEDRAOGO, Mle 115 916 T, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur d’appui aux collectivités à la Direction générale des pistes rurales ;

–              Madame Jeanne BAGO/SARAMBE, Mle 303 241 U, Conservateur d’archives, 1ère classe, 1er échelon, est nommée Directrice des archives et de la documentation ;

–              Monsieur Dénis BAKOUAN, Mle 102 827 G, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale des travaux publics.

 

J.AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

–              Madame Sétou COMPAORE, Mle 130 357 R, Magistrat, 1er grade, 2ème échelon, est nommée Secrétaire générale ;

–              Madame Georgette KIENTEGA, Mle 212 424 K, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice générale du Cadastre minier ;

–              Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Attaché des affaires économiques, 2ème grade, 10ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

–              Monsieur Kuilga Emmanuel YAMEOGO, Mle 49 147 A, Ingénieur des mines, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Commission nationale des mines ;

–              Monsieur Bramma Martial SAMA, Mle 315 003 Y, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, est nommé Directeur des mines ;

–              Monsieur Patindé Alain YAMEOGO, Mle 256 572 Y, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;

–              Madame Abzéta LINGANI, Mle 241 882 B, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice de la géologie à la Direction générale des mines et de la géologie ;

–              Monsieur Mamadou SAGNON, Mle 207 637 L, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directeur du Cadastre minier.

 

K.AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

–              Monsieur Claude Marcel KYELEM, Mle 74 238 K, Géographe-géomaticien, catégorie A, échelle 2, 12ème échelon, est nommé Directeur de cabinet ;

–              Monsieur Yacouba SIKO, Mle 75 908 M, Géographe-planificateur-urbaniste, 1ère catégorie, échelle B, 6ème échelon, est nommé Directeur général du Contrôle des opérations d’aménagement et de construction.

 

L.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

–              Monsieur Nebwoumya SAWADOGO, Mle 43 566 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;

–              Monsieur Sayouba SAWADOGO, Mle 294 374 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) ;

–              Monsieur Boukary KABORE, Mle 267 799 K, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du Laboratoire d’analyse de la qualité de l’environnement.

 

M.AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

–              Monsieur Lassina SIMPORE, Mle 54 546 G, Enseignant chercheur, catégorie P2, grade initial, est nommé Secrétaire général ;

–              Monsieur Bassirou SAWADOGO, Mle 86 017 G, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du livre et du développement éditorial ;

–              Monsieur Bely BAYALA, Mle 35 551 K, Conseiller d’éducation,   1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la culture, des arts et du tourisme du Boulkiemdé ;

–              Monsieur David KINDA, Mle 225 857 F, Assistant des affaires culturelles, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la culture, des arts et du tourisme de l’Oubritenga ;

–              Monsieur Narcisse BAMA, Mle 114 802 C, Instituteur certifié, catégorie 2, échelle A, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Sanguié ;

–              Monsieur Etienne Baowendmalgré SANDOUIDI, Mle 86 704 B, Instituteur certifié, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Sanmentenga.

 

N.AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

–              Monsieur Koudougou David YAMEOGO, Mle 18 503 U, Conseiller pédagogique de l’enseignement secondaire, 1ère classe,               14ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

–              Monsieur Ibrahim SERE, Mle 300 510 W, Médecin, catégorie P, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur général du Centre national médico sportif ;

–              Monsieur Rasmané SAWADOGO, Mle 34 298 U, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur général des sports ;

–              Monsieur Justin KOAMA, Mle 34 246 C, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Centre ;

–              Monsieur Nicolas Wêndwaoga OUEDRAOGO, Mle 117 238 N, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Centre-Nord ;

–              Monsieur Fernand KABORE, Mle 46 481 X, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs de l’Est ;

–              Monsieur Kambatière Arsène SOME, Mle 117 241 J, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Sud-Ouest ;

–              Monsieur Moustapha YANGANE, Mle 94 663 K, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial des sports et des loisirs du Zoundwéogo.

III. 2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

–              de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU),  au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

–              de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO), au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

–              du Bureau des mines et de la géologie (BUMIGEB), au titre du ministère des Mines et des carrières ;

–              de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) et de la Minoterie du Faso (MINOFA), au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat ;

–              du Groupement d’Intérêt public Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB), au titre du ministère de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

Le Ministre de la Communication et  des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Coupe CAF : Salitas FC historiquement en 16es de finale !

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Les joueurs de Salitas FC ont réussi l'exploit en écartant de leur chemin Al Narsry pour se hisser en seizièmes de finale de la compétition

Après  leur surprenante victoire au match-aller 2-0 aux dépens des Egyptiens d’Al Masry, les joueurs burkinabè de Salitas FC devraient confirmer ce samedi au stade du 4 août. Et c’est ce qu’ils ont fait  en ne concédant aucun but. Résultat : Ils sont, pour la première fois de leur histoire, en seizièmes de finale de la coupe de la Confédération africaine de football (CAF), fort de leur acquis du match-aller.

Les joueurs de Salitas FC ont réussi l’exploit en écartant de leur chemin Al Narsry pour se hisser en seizièmes de finale de la compétition

Qui l’aurait cru ? Mais, ils l’ont fait, confirmant l’adage selon lequel «Impossible n’est pas Burkinabè». Bravo à ces stars montantes du football et à leurs encadreurs ! Et surtout bonne suite de compétition !

Amidou Traoré

Burkina Demain

Armée burkinabè : 3 morts et 4 blessés dans une explosion de véhicule

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Ce communiqué en date de ce samedi 22 décembre 2018 de l’Etat-major des forces armées nationales, est relatif à l’explosion d’’un véhicule d’armée sur l’axe Fada-Kompienga, fait 3 morts et 4 blessés.

«COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans la matinée du 22 décembre 2018, une patrouille a été victime d’une attaque à l’IED sur l’axe Fada-Kompienga. Un véhicule a sauté sur un engin explosif causant la mort de trois (03) militaires et faisant quatre (4) blessés.

En  cette douloureuse circonstance, le Chef d’Etat-Major Général des Armées présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, aux compagnons d’armes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Il salue la bravoure et l’engagement des unités.»

Compte rendu du Conseil des ministres du 19 décembre 2018

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 19 décembre 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du Gouvernement.

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SEPT (07) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un rapport relatif à sept (07) décrets concernant les Etablissements publics locaux (EPL). Il s’agit de :

un décret fixant les conditions et modalités de création, de gestion et de suppression des Etablissements publics locaux (EPL) ;

un décret portant statut général des Etablissements publics locaux (EPL) à caractère administratif ;

un décret portant statut général des Etablissements publics locaux (EPL) de santé ;

un décret portant statut général des Etablissements publics locaux (EPL) à caractère économique ;

un décret portant statut général des Fonds locaux de financement ;

un décret portant Régime financier et comptable des Etablissements publics locaux (EPL) ;

un décret portant nomenclature budgétaire des Etablissements publics locaux (EPL).

L’adoption de ces décrets permet de doter les Etablissements publics locaux (EPL) d’un cadre juridique garantissant leur bonne gestion administrative, financière et comptable conformément aux dispositions de la loi n°010-2013/AN du 30 avril 2013 portant règles de création des catégories d’établissements publics.

– une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de don n°D374-BF, conclu le 26 octobre 2018 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA), pour le financement du projet de renforcement de la résilience climatique au Burkina Faso.

D’un montant global de 4,675 milliards de francs CFA, ce projet vise à améliorer les services hydrométéorologiques, climatiques et d’alertes précoces du pays et à renforcer l’accès à ces services en ciblant des secteurs et des communautés.

– une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°119/AP/LA/BIDC/EBID/10/2018 conclu le 19 octobre 2018 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et la Banque d’investissement de la CEDEAO (BIDC), pour le financement complémentaire du Projet d’implantation d’une usine de transformation de tomates et de mangues au Burkina Faso.

D’un montant de 8,12 millions de dollars US, soit environ 4,060 milliards de FCFA, ce financement permettra de poursuivre les travaux de construction de l’usine et de la rendre opérationnelle.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

– un décret portant révocation de Monsieur IDO Bouladeyoi Dieudonné, maire de la commune de Pouni.

L’adoption de ce décret consacre la révocation de Monsieur IDO Bouladeyoi Dieudonné de ses fonctions de maire de la commune de Pouni, province du Sanguié, région du Centre-Ouest, pour « absence du Président du conseil municipal depuis plus de six (06) mois pour des raisons autres que celles relatives à l’intérêt de la collectivité territoriale ou de santé » et pour « poursuite devant un tribunal répressif ou condamnation pour des faits et actes punis par la loi, à l’exception des contraventions de simple police ou des délits d’imprudence, hormis les cas de délit de fuite concomitant », en application des articles 271 et 272 de la loi n°055-2004/AN du 21 décembre 2004 portant Code général des collectivités territoriales (CGCT) au Burkina Faso, ensemble ses modificatifs.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– un rapport relatif aux tableaux de réponses du gouvernement en vue de la tenue de la rencontre annuelle Gouvernement/Organisations syndicales de travailleurs.

Au titre de l’année 2017, le cahier de doléances de travailleurs contenait quarante-un (41) points dont un (01) point relatif à la mise en œuvre des vingt-deux (22) engagements de 2015 et 2016.

Le Conseil a examiné ces différents points et instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires en vue de la tenue prochaine de la rencontre annuelle gouvernement/Organisations syndicales de travailleurs.

I.1.4. Pour le compte du ministère des Mines et des carrières :

– un décret modificatif du décret n°2017-0104/PRES/PM/MEMC/MINEFID/MEEVCC du 13 mars 2017 portant octroi d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la Société des mines de Sanbrado (SOMISA) SA dans la commune de Boundry, province du Ganzourgou, région du Plateau-Central.

L’adoption de ce décret permet de définir de nouvelles coordonnées du permis d’exploitation industrielle de la grande mine d’or de Sanbrado (SOMISA) SA située dans la commune de Boudry, province du Ganzourgou.

– un rapport relatif à une autorisation de signature d’une convention minière entre la société OREZONE BOMBORE SA et l’Etat du Burkina Faso.

La signature de cette convention vise à se conformer à la réglementation minière notamment l’article 96, alinéa 3 de la loi n°036-2015/CNT du 26 juin 2015 portant Code minier du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la signature de la convention minière entre la société OREZONE BOMBORE SA et l’Etat du Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques :

– un rapport relatif à la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe avec le Groupement Opérateur CA17 International/CACG/ARP Développement/ODEC.

L’adoption de ce rapport permet la mise en œuvre efficace du Projet de sécurité alimentaire dans l’Est du Burkina (PSAE) et de son volet Initiative Tiwara.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement Opérateur CA17 International/CACG/ARP Développement/ODEC pour un montant de un milliard cinq cent neuf millions trois cent vingt-huit mille cent quatre-vingt-quinze (1 509 328 195) F CFA HT-HD.

Le financement est assuré par l’Agence française de développement (AFD) à travers la Convention de subvention n°CBF 1309 01C et 02D du 29 mars 2018 et le budget de l’Etat, gestion 2018.

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Energie :

– un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert n°2018-007/ME/SG/DMP du 12 juillet 2018 pour la construction de mini-centrales solaires avec stockage dans trente-quatre (34) Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours :

– Lot 1 : PPS SARL pour la construction de mini-centrales solaires avec stockage dans des Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) des régions du Centre (CMA de Saaba, maternité de Gounghin, CMU de Koubri, DS de Tampouy) et du Plateau-Central (CMA de Boussé, CMA de Ziniaré), pour un montant de cinq cent cinquante-un millions soixante-quinze mille (551 075 000) F CFA TTC ;

– Lot 2 : GROUPEMENT PLANETE TECHNOLOGY/GESEB SA pour la construction de mini-centrales solaires avec stockage dans des Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) des régions du Sahel (CMA de Sebba, CMA de Djibo), du Centre-Nord (CMA de Boulsa, CMA de Kongoussi, CMA de Bourzanga, CMA de Barsalogo) et du Nord (CMA de Titao, CMA de Seguenega), pour un montant de neuf cent cinquante-six millions huit mille trois cent quatre-vingt (956 008 380) F CFA TTC ;

– Lot 3 : GROUPEMENT YANDALUX/SIFA SA pour la construction de mini-centrales solaires avec stockage dans des Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) des régions de la Boucle du Mouhoun (CMA de Boromo, CMA de Solenzo, CMA de Nouna) et des Hauts-Bassins (CMA de Dafra, CMA de Dandé, CMA de Do), pour un montant de six cent quatre-vingt-dix-sept millions trois cent cinquante-quatre mille deux cents (697 354 200) F CFA TTC ;

– Lot 4 : GROUPEMENT BELMAX BURKINA SARL/SDA pour la construction de mini-centrales solaires avec stockage dans des Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) des régions des Cascades (HD RGNL de Banfora, CMU de Niangoloko), du Centre-Ouest (CMA de Réo, CMA de Léo), du Sud-Ouest (CMA de Batié, CMA de Dano) et du Centre-Sud (CMA de Kombissiri, CMA de Saponé), pour un montant de huit cent soixante-six millions neuf cent quarante-huit mille (866 948 000) F CFA TTC ;

– Lot 5 : NEWTECH ENERGY pour la construction de mini-centrales solaires avec stockage dans des Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) des régions de l’Est (CMA de Gayeri, CMA de Mani, CMA de Pama) et du Centre-Est (CMA de Bittou, CMA de Ouargaye, CMA de Zabré), pour un montant de cinq cent quarante-un millions huit cent trente-huit mille (541 838 000) F CFA TTC.

Le montant total des attributions s’élève à trois milliards six cent treize millions deux cent vingt-trois mille cinq cent quatre-vingt (3 613 223 580) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat.

– un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert n°2018-008/ME/SG/DMP du 12 juillet 2018 pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires dans les bâtiments publics.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours :

– LOT 1 : Groupement Yandalux Solar GmbH/IIdobusiness pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires au profit des bâtiments publics dans les régions des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-Ouest, du Centre-Ouest, du Centre-Sud et de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cinq cent quatre-vingt-quatorze millions quatre cent mille (594 400 000) F CFA TTC ;

– LOT 2 : COGE-OK pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires au profit des bâtiments publics dans les régions du Centre, du Plateau-Central, du Centre-Est, de l’Est, du Centre-Nord, du Sahel et du Nord, pour un montant de trois cent soixante-treize millions huit cent soixante-neuf mille huit cent trente-sept (373 869 837) F CFA TTC ;

– LOT 3 : PPS Sarl pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires au profit des bâtiments publics dans la région du Centre, pour un montant de six cent treize millions huit cent dix-sept mille (613 817 000) F CFA TTC ;

– LOT 4 : SIDAF Sarl pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires au profit des bâtiments publics dans la région du Centre, pour un montant de quatre cent quatre-vingt-treize millions cent trente-huit mille sept cent quarante-neuf (493 138 749) F CFA TTC ;

– LOT 5 : Groupement Belmax Burkina Sarl/Société de Distribution Africaine pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires au profit des bâtiments publics dans les régions des Hauts-Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest, pour un montant de six cent quatre-vingt millions cinq cent quatre-vingt-onze mille (680 591 000) F CFA TTC ;

– LOT 6 : Groupement INDMOVE/POLY SOLAR Technologies pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires au profit des bâtiments publics dans les régions du Centre-Est, de l’Est et du Plateau-Central, pour un montant de huit cent trente-deux millions cent neuf mille trois cent quatre-vingt-deux (832 109 382) F CFA TTC ;

– LOT 7 : PPS Sarl pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires au profit des bâtiments publics dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest et du Centre-Sud, pour un montant de six cent soixante-quinze millions neuf cent vingt-cinq mille cinq cent cinquante-huit (675 925 558) F CFA TTC ;

– LOT 8 : Groupement INDMOVE/POLY SOLAR Technologies pour l’acquisition et l’installation d’équipements solaires au profit des bâtiments publics dans les régions du Nord, du Centre-Nord et du Sahel, pour un montant de sept cent trente-six millions cent dix-huit mille neuf cent trente-huit (736 118 938) F CFA TTC.

Le montant total de ces attributions s’élève à quatre milliards neuf cent quatre-vingt-dix-neuf millions neuf cent soixante-dix mille quatre cent soixante-quatre (4 999 970 464) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le Budget de l’Etat, gestions 2018, 2019, 2020.

II COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres a informé le Conseil de la réunion du Conseil d’Administration du Millenium Challenge Corporation (MCC) à l’issue de laquelle le Burkina Faso a été déclaré éligible à l’initiative du Compact Régional aux côtés de quatre pays de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, outre le Compact bilatéral déjà conclu avec le MCC, cette décision permettra à notre pays d’avoir un ou deux Compacts régionaux avec deux autres pays voisins éligibles.

Les projets régionaux potentiels concerneront l’énergie, les transports (chemin de fer et routes) et l’économie numérique.

Le Gouvernement se félicite de cette éligibilité et de l’accompagnement dont bénéficie le Burkina Faso dans le cadre de cette coopération avec les Etats unis d’Amérique.

II.2. Le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques a fait au Conseil une communication relative aux résultats prévisionnels de la campagne agropastorale 2018-2019.

La campagne céréalière prévisionnelle nationale 2018-2019 est estimée à 4 953 257 tonnes. Comparée à la production totale définitive de la campagne agricole 2017-2018 et à la moyenne des cinq (05) dernières campagnes, elle est en hausse respective de 21,91% et 11,77%.

La production des autres cultures vivrières est estimée à 937 448 tonnes, soit une augmentation respective de 30,67% et 25,10% par rapport à la campagne passée et à la moyenne quinquennale.

La production des cultures de rente est estimée à 1 180 150 tonnes, soit une baisse de 13, 29% par rapport à la campagne précédente et de 16,74% par rapport à la moyenne quinquennale.

La situation pastorale est assez satisfaisante et est marquée par la disponibilité de fourrages et le bon niveau de remplissage des points d’eau. Le bilan prévisionnel fourrager fait ressortir vingt-deux (22) provinces excédentaires, six (06) équilibrées et dix-sept (17) provinces déficitaires.

II.3. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a informé le Conseil de la tenue de la « Semaine des transports » du 20 au 22 décembre 2018 à Bobo-Dioulasso.

Cette semaine connaîtra entre autres activités les lancements officiels des vols quotidiens de Air Burkina de la ligne aller-retour Ouagadougou Bobo-Dioulasso et de l’exploitation des lignes de bus de la SOTRACO à Bobo-Dioulasso.

II.4. Le ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 24ème Conférence des parties (COP24) de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui s’est déroulée du 02 au 14 décembre 2018 dans la ville de Katowice, en Pologne.

Lors de cette conférence, le Burkina Faso a été désigné pour assurer la vice-présidence de la Conférence des ministres africains de l’Environnement (CMAE) pour l’année 2019.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.PREMIER MINISTERE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Madame Amélie Josseline Gisèle BELEM/ZAGRE, Mle 39 697 J, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND), pour un dernier mandat de trois (03) ans :

Au titre du Premier ministère :

– Madame Adama VIGNIGBE/OUEDRAOGO, Mle 77 749 M, Conseiller en Gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :

– Monsieur Soyo Ardiouma PALE, Officier.

Le troisième décret nomme Madame Adama VIGNIGBE/OUEDRAOGO, Mle 77 749 M, Conseiller en Gestion des ressources humaines, Présidente du Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND), pour un mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Célestin Santéré SANON, Mle 47 667 T, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Célestin Santéré SANON, Mle 47 667 T, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), pour un premier mandat de trois (03) ans.

C.MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Madame Aïssata DIALLO/DIALLO, Mle 56 693 J, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat au titre du Premier ministère au Conseil d’administration de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret porte renouvellement de mandat d’Administrateurs au Conseil d’administration de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Wendkouny Blaise Parfait KEMDE, Mle 59 671 P, Inspecteur du trésor ;

– Monsieur Adama BAMBARA, Mle 56 714 V, Inspecteur du trésor.

D. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

– Monsieur Boukaré LINKONE, Mle 23 556 B, Administrateur civil.

Au titre de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) :

– Monsieur Alidou BAGAYOGO, Elu consulaire de la délégation régionale de la Boucle du Mouhoun.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique

– Monsieur Gontran Yanbèfar SOME, Mle 215 332 G, Conseiller en études et analyses.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Issa YONABA, Mle 46 226 T, Inspecteur du trésor.

Au titre de la Confédération paysanne du Faso (CPF) :

– Monsieur Bassiaka

Au titre du Secrétariat permanent des Organisations non gouvernementales (ONG) :

– Monsieur Oumarou Boureima CISSE.

Le troisième décret nomme Monsieur Issa YONABA, Mle 46 226 T, Inspecteur du Trésor, Président du Conseil administration du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Notation financière: Paul Kaba reçoit une délégation de la WARA

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Une délégation de la « West Africa rating agency » (l’agence de notation de l’Afrique de l’Ouest) a été reçue ce 17 décembre 2018 à Ouagadougou, en audience par le premier ministre Paul Kaba Thiéba. Occasion pour la délégation de comprendre les enjeux et la notation financière du pays.

C’est dans la salle d’audience du premier ministère que la délégation WARA a été chaleureusement accueillie ce lundi 17 décembre 2018 dans la capitale politique burkinabè.

West africa rating agency est basée à Dakar, dans le pays de la Teranga (Sénégal). Elle est par construction une échelle de notation régionale notant toutes les catégories de dette (y compris les obligations) des émetteurs de la zone UEMOA libellés en monnaie régionale (FCFA).

Il faut retenir que cette agence a  pour mission d’apprécier plus finement la situation économique et financière des Etats, sur la base de critères qui prennent mieux en compte les spécificités des économies et de l’environnement sous- régional, notamment l’appartenance des Etats à une même zone économique et monétaire.

Selon le chef de la délégation, Hamza Hadji, ces notes donnent non seulement une indication sur la capacité du pays à rembourser les emprunts qu’il va émettre sur un horizon de trois ans mais donnent aussi une information sur le risque de crédit pour les investisseurs basés en zone rurale ou à l’étranger.

Il souligne alors que les perspectives sont bonnes et qu’ils continueront à travailler main dans la main avec les différents ministères dans le but de pouvoir raffiner les dossiers d’analyse.

Pour lui, grâce à ce niveau d’endettement faible, comparé à d’autres pays de la zone ainsi que la gestion prudente qui est faite par le gouvernement pour garder sa crédibilité auprès des marchés financiers.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

COP24 : Les meubles de Paris sauvés mais la planète reste vulnérable !

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Les délégués de près de 200 pays qui participaient à Katowice, en Pologne ;  à la 24e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP24), sont finalement parvenus à un accord ce samedi 15 décembre 2018. Accord qui permet, dit-on, de remettre sur les rails l’Accord de Paris de 2015 avec notamment  des conditions d’application précisées. Sans plus car, l’alerte donnée à la veille de cette COP24 par la GIEC n’a réussi à faire bouger véritablement les lignes en termes de nouvelles ambitions pour contenir davantage le rythme du réchauffement climatique.

Au sortir de la 24e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP24) de Katowice ; un accord d’une centaine de page a été trouvé. Une sorte de compromis qui permet de remettre sur les rails l’Accord de Paris de 2015 avec des conditions d’application définies et à mettre en œuvre au fur et à mesure. L’ambition  de l’Accord de Paris, faut-il le rappeler, est de limiter la hausse de la température mondiale à moins de deux degrés Celsius par rapport à l’époque pré- industrielle. A Katowice, les délégués de près de 200 pays ont adopté des outils qui permet de passer à la mise en œuvre de l’Accord. Il indique les modalités de suivi des actions nationales, avec une  flexibilité pour les pays en développement.  Dès 2019 le fonds vert devrait être alimenté à hauteur de 10 milliards de dollars et il devrait connaître  un accroissement au cours des années suivantes, surtout avec l’annonce au cours de cette COP24 de nouveaux financements, notamment de la Banque mondiale à hauteur de 200 milliards sur la période 2021-2025 et de l’Allemagne. Mais, l’utilisation de ces fonds devrait se faire, précise des dispositions du texte, dans la transparence.

L’alerte du GIEC reste lettres mortes

A la veille de cette COP24, le GIEC avait sonné l’alerte sur la nécessité pour la communauté internationale à consentir plus d’efforts en matière d’émissions de CO2 car les  conséquences climatiques seraient plus importantes avec les engagements actuels des Etats qui conduiraient à un monde à +3 C avec tous les risques possibles d’inondations, de tempêtes ou de sécheresses. Avec cette sortie alarmiste du GIEC qui n’était du goût de certains Etats, les auteurs espéraient plus d’ambitions de la part des Etats. Mais, cela a été peine perdue car, l’alerte est restée lettres mortes. Les pro de la ligne défendue par le GIEC pour un monde à au moins +1,5C n’ont pas réussi à prendre le dessus sur les réfractaires, au grand dam de certaines ONG. Bref, au sortir de Katowice, les meubles de l’Accord de Paris ont été sauvés mais la planète reste vulnérable.

Grégoire B. Bazié,  Envoyé spécial à Katowice

 Burkina Demain

 

Groupe UPC- RD rebaptisé ‘’Groupe RD : L’UPC crie victoire

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Par le présent communiqué, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) informe le public de ce que le groupe parlementaire UPC-RD se nomme désormais ‘’groupe parlementaire RD’’. Le parti s’en félicite et invite les membres à aller jusqu’au bout de leur logique en se réclamant plus de l’UPC.

«Communiqué de presse

L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) a été informée en date du 13 décembre 2018, que le groupe parlementaire précédemment dénommé « Groupe parlementaire UPC-RD», a pris désormais la nouvelle dénomination de «Groupe parlementaire RD» au sein de l’Assemblée nationale.

En rappel, le groupe parlementaire dénommé « Groupe parlementaire UPC- RD » était né suite à la trahison d’un certain nombre de députés élus sous la bannière et grâce  au soutien de l’UPC en 2015.

Sommés par la justice de cesser d’utiliser le sigle et les emblèmes du parti, ils ont dans un premier temps fait appel, pour finalement se résigner à s’exécuter, avant même que l’appel ne soit examiné par la justice.

L’UPC vient ainsi de gagner une bataille, car, par son action en justice,  elle a contraint les traitres  à changer de sigle et à cesser ainsi l’usurpation de l’appellation « UPC ».

Cependant, malgré ces aménagements de forme, ce qui nous a opposé hier demeure aujourd’hui. De ce fait, nous invitons nos militants et sympathisants à rester mobilisés pour lutter contre l’escroquerie politique qui caractérise la démarche des membres de ce groupe.

En effet, il nous revient de manière récurrente, que depuis leur séparation, les députés membres de ce groupe continuent de se réclamer de l’UPC, et ne ratent  pas une occasion pour expliquer aux militants et autres responsables des structures, qu’ils se considèrent et demandent à être considérés comme des militants à part entière de l’UPC, et à être associés aux activités du parti.

Les choses sont désormais claires. On optant de ne plus se réclamer de  l’UPC dans leur dénomination, ces députés confirment que, contrairement à leurs dénégations, ils ne se sont plus des  militants de notre parti. Les militants de l’UPC à tous les niveaux doivent donc  tirer toutes les conséquences qu’implique cette démission de fait.

L’UPC est sortie grandie de cette épreuve, grâce à l’esprit de lion qui a animé l’ensemble des militants.  Elle s’engage  à poursuivre résolument sa lutte pour le vrai changement et pour le renforcement de la démocratie dans notre pays.

Ouagadougou, le 14 décembre 2018 »

Pour le Bureau Politique National de l’UPC,

Le Secrétaire Général National,

Rabi YAMEOGO

Compte rendu du Conseil des ministres du 12 décembre 2018

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 12 décembre 2018, en séance ordinaire, de 09H 30 mn à 13H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du Premier ministère :

– deux (02) décrets portant respectivement nomination et renouvellement de mandats de membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).

L’adoption de ces décrets permet la nomination de deux (02) membres au Conseil de régulation de l’ARCOP pour un premier mandat de trois (03) ans et le renouvellement du mandat de quatre (04) membres pour une dernière période de trois (03) ans.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Energie :

– un rapport relatif aux mesures d’urgence pour la fourniture et la gestion d’une centrale électrique temporaire fonctionnant au fuel-oil d’une puissance de 50 Mégawatts (Mw) à Ouagadougou.

La production de cette capacité additionnelle sera injectée au niveau de la centrale SONABEL de Ouaga 2 (sise à Gounghin) et permettra au réseau national de faire face à la période de pointe de 2019, en attendant l’achèvement des différents projets en cours pour l’augmentation définitive de l’offre énergétique.

Le Conseil a marqué son accord pour la finalisation des discussions entre la SONABEL et la société Aggreko, retenue par un appel d’offres international restreint pour la fourniture et la gestion de cette centrale électrique temporaire au fuel-oil de 50 Mw.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation :

– un rapport relatif à l’approbation des résultats de l’appel d’offres international pour la construction d’un lycée scientifique à Ouagadougou et d’un lycée scientifique à Bobo-Dioulasso dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

– Lot 1 : composé de la construction du bloc pédagogique (RDC et R+1), du bloc administratif (RDC) et du bloc restaurant/cuisine (RDC), de la salle polyvalente et de deux (02) logements (RDC), de la clôture extérieure pleine de la parcelle et de la clôture intérieure ajourée des dortoirs-clôtures décoratives-guérite et du portique d’entrée, des parkings-VRD aménagement, a été attribué comme suit :

LOT 1A : TSR/GTI pour un montant de un milliard cent soixante-deux millions quatre cent quatre-vingt-quatre mille soixante-huit (1 162 484 068) F CFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

LOT 1B : Groupement ECOBAA/TMC pour un montant de un milliard cinquante-sept millions cinq cent quatre-vingt-quatorze mille trois cent cinquante-sept (1 057 594 357) F CFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois.

– Lot 2 : composé de la construction des dortoirs filles (RDC et R+1), des dortoirs garçons (RDC et R+1), de la salle d’études, d’une infirmerie, de deux (02) buanderies (tous en RDC), d’un local transformateur-local groupe-local gardien-toilettes extérieures-local surpresseur (tous en RDC), a été attribué comme suit :

LOT 2A : ECW pour un montant de six cent cinquante-trois millions soixante mille cinq cent six (653 060 506) F CFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

LOT 2B : EKS/SOGEDIM BTP pour un montant de six cent quatre-vingt-douze millions deux cent soixante-neuf mille neuf cent trente-deux (692 269 932) F CFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois.

– Lot 3 : composé des travaux d’électricité (sources d’énergie et du réseau de distribution BT-éclairage extérieur-sonorisation-réseaux téléphoniques-réseau informatique-équipement groupe électrogène-équipement transformateur-équipement vidéo-projecteur-détection incendie), a été attribué comme suit :

LOT 3A : TOTAL ACCES/TOTAL ACCES RCI pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-huit millions huit cent quatre-vingt-cinq mille sept cent dix (498 885 710) F CFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

LOT 3B : SATEL pour un montant de quatre cent quatre-vingt-seize millions huit cent quatre-vingt-dix mille cent (496 890 100) F CFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois.

– Lot 4 : relatif à la plomberie (assainissement-plomberie sanitaire-protection incendie), a été attribué comme suit :

LOT 4A : SEGNA BTP/BGR pour un montant de deux cent quatre-vingt-seize millions cent quinze mille sept cent soixante-huit (296 115 768) F CFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

LOT 4B : GERBATP SARL pour un montant de quatre cent trente-quatre millions cent dix mille trois cent soixante-cinq (434 110 365) F CFA TTC avec un délai d’exécution de six (06) mois.

Le montant total des attributions s’élève à cinq milliards deux cent quatre-vingt-onze millions quatre cent dix mille huit cent six (5 291 410 806) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le don IDA n°D33-BF du 13 mai 2015.

I.2.2. Pour le compte du ministère de la Santé :

– un rapport relatif au Plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de méningite en 2019 au Burkina Faso.

Ce plan permettra de détecter précocement et de riposter efficacement à toute survenue d’épidémie de méningite en 2019 au Burkina Faso.

Les stratégies prévues pour sa mise en œuvre sont entre autres, le renforcement de la surveillance épidémiologique à tous les niveaux, la constitution d’un stock de sécurité en vaccins et consommables, la vaccination réactive de masse en cas d’épidémie et la coordination de la lutte contre l’épidémie.

 

II COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a informé le Conseil de la visite de Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la république du Tchad, les 13 et 14 décembre 2018 au Burkina Faso, dans le cadre du 50ème anniversaire de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE).

II.2. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la première édition de « la Nuit de l’Excellence Scientifique », prévue pour se tenir le 14 décembre 2018 à Ouagadougou.

Les prix d’excellence et spéciaux de la recherche scientifique visent à susciter l’émulation au sein de la jeunesse dans le métier de la recherche, à travers la reconnaissance du mérite des chercheurs par les autorités.

II.3. Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a informé le Conseil que l’Algérie a décerné le Prix Myriam Makéba au FESPACO pour avoir été un modèle de réussite culturelle en Afrique. Le prix sera décerné lors de la 26ème édition correspondant au cinquantenaire du FESPACO.

 

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DU PREMIER MINISTERE

Sont nommées membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), les personnes ci-après pour un premier mandat de trois (03) ans :

Au titre de l’Administration publique :

– Monsieur B. Olivier SAWADOGO, représentant le ministère de l’Economie, des finances et du développement.

Au titre de la Société civile :

– Madame Marie Eugénie MALGOUBRI/KYENDREBEOGO, représentant le Centre d’information et d’étude sur le budget (CIFOEB).

Sont nommées membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), les personnes ci-après pour un dernier mandat de trois (03) ans :

 

Au titre du secteur privé :

– Monsieur Aladji DORO, représentant les organisations professionnelles des secteurs du bâtiment et des travaux publics ;

– Monsieur Dieu-Donné Hubert MILLOGO, représentant les organisations professionnelles des secteurs du commerce et des services ;

– Monsieur Téné Boukari ZAMPOU, représentant les organisations professionnelles des cabinets de consultants.

Au titre de la Société civile :

– Madame Agnès Kiswendsida KABORE, représentant le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD).

 

B.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

– Monsieur Benjamin NANA, Mle 25 789 M, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Abidjan, République de Côte d’Ivoire ;

– Monsieur Bourèma KI, Mle 97 439 D, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Bouaké, République de Côte d’Ivoire ;

– Monsieur Hervé BAZIE, Mle 68 633 F, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Soubré, République de Côte d’Ivoire ;

– Monsieur Mohamadi KABORE, Mle 32 000 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Ouinibani KONATE, Mle 105 159 R, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du « Programme Défense des intérêts du Burkina Faso dans le monde », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des Affaires politiques et stratégiques ;

– Monsieur Sylvain Yamtiguimda YAMEOGO, Mle 104 400 P, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du « Programme pilotage et soutien », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des Etudes et des statistiques sectorielles.

 

C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Souleymane HEBIE, Mle 59 734 N, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Souleymane OUATTARA, Mle 104 824 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Ousmane TRAORE, Mle 25 787 X, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé d’études.

 

D.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

– Madame Cyrille Priscille KABORET/OUEDRAOGO, Mle 36 510 H, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles De Gaulle de Ouagadougou ;

– Monsieur Siaka OUATTARA, Mle 95 853 R, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Institut national de santé publique (INSP) ;

– Monsieur Dar Francis Albert SOME, Mle 80 524 M, Médecin de santé publique, catégorie P, échelle A, grade 1, 7ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier régional (CHR) de Gaoua ;

– Monsieur Sidzabda Christian Bernard KOMPAORE, Mle 111 398 U, Médecin de santé publique, catégorie P, échelle C, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de la santé de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Ferdinand TIENDREBEOGO, Mle 53 722 G, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Institut national de santé publique (INSP).

 

E.AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Ibrahima SANGARE, Mle 202 646 E, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques de la Komondjari ;

– Monsieur Rahmani YOUGBARE, Mle 217 493 S, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Loroum.

 

F.AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

– Monsieur Sana David COMPAORE, Mle 455, Administrateur des postes et des services financiers, 3ème catégorie, 3ème échelle, 3ème échelon, est nommé Directeur des politiques et de la règlementation du secteur des postes.

 

G.AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

– Monsieur Larba OUEDRAOGO, Mle 237 135 Z, Ingénieur géomètre, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Madame Wend-panga Augustine DIBENDE, Mle 304 104 N, Administrateur civil, 1ère classe, 1er échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Monsieur Kuilbi Jacob ZOMA, Mle 307 811 X, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la règlementation et du contrôle à la Direction générale du contrôle.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut des sciences (IDS) pour un premier mandat de trois (03) ans :

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Salifou ROUAMBA, Mle 44 506 Z, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.

Au titre du ministère de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles :

– Monsieur Boubakar BA, Mle 212 366 P, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

Au titre du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation :

– Monsieur Yamba Hermann KABORE, Mle 59 692 T, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre de l’Université Norbert ZONGO de Koudougou :

– Monsieur Mathias KYELEM, Mle 49 409 L, Maître de Conférences.

Au titre du personnel enseignant :

– Monsieur Abdoulaye Francis TARNAGDA, Mle 36 420 K, Conseiller pédagogique de l’enseignement secondaire.

Au titre du personnel Administratif, technique, ouvrier et de soutien :

– Monsieur Alain KABORE, Mle 17 699 Y, Attaché d’intendance scolaire et universitaire.

Au titre des élèves-professeurs de l’IDS :

– Monsieur Kabirou ZANFARA, Elève-professeur.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut des sciences (IDS) pour un dernier mandat de trois (03) ans :

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Abdel-Kader BEOGO, Mle 217 028 Z, Conseiller en gestion des ressources humaines ;

– Madame Lucie Héléna Carole OUEDRAOGO/KANYALA, Mle 214 802 U, Ingénieur des travaux informatiques.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Madame Bintou SESSOUMA, Mle 59 240 P, Maître de Conférences ;

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Achille KI, Mle 46 271 U, Inspecteur des impôts.

Le troisième décret nomme Madame Bintou SESSOUMA, Mle 59 240 P, Maître de Conférences, Présidente du Conseil d’administration de l’Institut des sciences (IDS), pour un mandat de trois (03) ans.

 

B. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets :

Le premier décret nomme les personnes ci-après Administrateurs représentant l’Etat au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), pour un premier mandat de trois (03) ans :

– Monsieur Jean Gabriel SERE, Mle 225 014 A, Inspecteur du trésor, en remplacement de Madame Marie Christiane BALIMA/SUMBUGMA dont il achève le mandat ;

– Monsieur Bernard BEBA, Mle 59 714 S, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Adama SORI dont il achève le mandat.

Le deuxième décret nomme Monsieur Jean Gabriel SERE, Mle 225 014 A, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret porte nomination des personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’Administration de l’Office national de sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans :

Au titre du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :

– Monsieur Mamadou COULIBALY, Officier.

Au titre des représentants des transporteurs et conducteurs routiers du Burkina :

– Monsieur Hasse-Mir OUEDRAOGO, Vice-président chargé du fret de l’OTRAF.

C.MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, membres au Conseil d’Administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF), pour un premier mandat de trois (03) ans :

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Mathias TRAORE, Mle 59 712 P, Administrateur civil.

Au titre du ministère des Ressources animale et halieutiques :

– Monsieur Koudougou KABORE, Mle 118 985 J, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du représentant du personnel de l’Ecole nationale des eaux et forêts :

– Monsieur Guesséwind-yam Moussa ZONGO, Mle 232 396 T, Comptable. 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Comment faire émerger la prochaine génération d’entrepreneurs en Afrique ?

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Philippe Le Houérou, DG d’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale

Alors que les initiatives entrepreneuriales s’accélèrent dans un grand nombre de pays en développement, démarrer une entreprise en Afrique relève toujours du parcours du combattant. Les créateurs d’entreprises font face à un manque de capitaux, à une insurmontable bureaucratie et n’ont souvent personne vers qui se tourner pour obtenir des conseils. Ce sont là quelques constats de la présente tribune de Philippe Le Houérou, directeur général d’IFC, un membre du groupe de la Banque mondiale, la  plus importante institution internationale d’aide au développement au service du secteur privé.

Philippe Le Houérou,DG d’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale

Comment faire émerger la prochaine génération d’entrepreneurs en Afrique ?

Alors que les initiatives entrepreneuriales s’accélèrent dans un grand nombre de pays en développement, démarrer une entreprise en Afrique relève toujours du parcours du combattant. Les créateurs d’entreprises font face à un manque de capitaux, à une insurmontable bureaucratie et n’ont souvent personne vers qui se tourner pour obtenir des conseils

D’après une nouvelle étude d’IFC, les jeunes pousses du continent africain n’ont recueilli que 556 millions de dollars auprès des investisseurs en 2017 (contre 7 milliards de dollars en Inde). Le nombre d’incubateurs et d’accélérateurs de startups n’y est aujourd’hui que de 440, comparativement à 314 il y a deux ans. L’étude a également révélé que cinq villes africaines – Accra, Le Caire, Le Cap, Lagos et Nairobi – attirent 84 % des fonds investis alors qu’elles n’accueillent que 22 % des startups du continent. Les startups des autres villes manquent donc cruellement d’accès aux financements.

Alors que 100 des entrepreneurs africains les plus prometteurs se réunissent ce week-end à Sharm El Sheikh en Egypte, aux côtés des gouvernements et des institutions financières du continent, la question que tous se posent est « Comment accélérer le développement de l’entreprenariat en Afrique ? »

Une partie de la responsabilité incombe aux gouvernements. Les fonctionnaires doivent soutenir le développement de ce que l’étude réalisée par IFC appelle les « sociétés expérimentales » ; c’est-à-dire des lieux qui encouragent la prise de risques et ne punissent pas l’échec. Sur le plan pratique, cela signifie qu’il faut réduire la bureaucratie et faciliter la création de jeunes structures. Qu’il faut réformer les lois sur les faillites, de sorte que si les entrepreneurs échouent, ils n’aient pas à s’endetter à vie.

Les gouvernements et le secteur privé peuvent également soutenir le financement du démarrage d’une activité en créant des fonds public-privé et en mettant au point de nouveaux instruments pour réduire les risques encourus par les nouveaux investisseurs.

Les gouvernements peuvent aider en investissant dans les infrastructures technologiques, comme l’Internet à haut débit, et en encourageant la concurrence dans des secteurs comme les télécommunications et les transports, qui ont toujours été dominés par une poignée d’entreprises.

Il est important de noter que pour développer l’esprit d’entreprise, nous devons également veiller à ce que la moitié de la population ait les mêmes chances d’entreprendre. Nous devons trouver des moyens d’encourager davantage de femmes à créer leurs entreprises. Selon la dernière édition du rapport de Global Entrepreneurship Monitor consacré aux femmes, pour plus de 75 % des femmes d’Afrique subsaharienne, ce n’est pas la peur de l’échec qui les freine à se lancer, alors qu’elles ne sont que 57 % des femmes en Europe, en Asie et dans la région MENA.

Cela signifie qu’en Afrique, elles seraient beaucoup plus nombreuses à prendre le risque de créer une entreprise, mais que de nombreux facteurs tels que les lois discriminatoires ou les pratiques culturelles les découragent.

L’Egypte est un exemple représentatif de pays qui s’efforce de développer l’esprit d’entreprise. Les autorités y ont récemment adopté la toute première loi sur l’entreprenariat qui facilite la création d’entreprise. Elle a également mis en place un réseau de bureaux où les futurs entrepreneurs peuvent obtenir des conseils gratuits.

Bien évidemment, encourager l’esprit d’entreprise n’est pas du seul ressort de l’Etat. Les entrepreneurs chevronnés doivent également partager leur réussite en agissant comme mentors et investisseurs pour les jeunes startups. Une étude récente d’Endeavor, une organisation mondiale d’entrepreneurs, a révélé que les entrepreneurs les plus performants étaient davantage réceptifs au partage de connaissances, à l’accompagnement ou aux investissements provenant d’autres entrepreneurs plus expérimentés qui ont réussi.

Les entreprises innovantes à croissance rapide créent des emplois. Elles apportent également des solutions à des problèmes de développement récurrents, en amenant l’électricité dans les foyers africains, en leur facilitant l’ouverture de comptes d’épargne et en leur assurant un meilleur accès aux soins.

Au Kenya, M-Kopa est l’exemple type d’une startup qui fait la différence. L’entreprise construit des systèmes d’énergie solaire de taille réduite conçus pour un usage résidentiel. Dans un pays où 25 millions de personnes ne sont pas connectées au réseau électrique, elle fournit de l’électricité et un accès à Internet à 600 000 foyers.

Cette semaine, nous célébrerons le rassemblement des jeunes entrepreneurs à Sharm El Sheikh. Mais le continent est rempli d’innombrables autres talents qui fourmillent d’idées. Si nous pouvons encourager un plus grand nombre d’Africains parmi les plus brillants et les plus prometteurs à créer des startups, puis les soutenir comme il se doit, nous aurons alors bien plus de succès à partager. Ces entrepreneurs créeront des marchés, des emplois et des opportunités dont les populations africaines ont tellement besoin.

Par Philippe Le Houérou,

Directeur Général d’IFC, un membre du Groupe de la Banque mondiale et plus importante institution internationale d’aide au développement au service du secteur privé.